Volltext anzeigen2 Seiten
Seite 1
Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)Corentin Voisin, doctorant UMR 7044, archéologie grecque, Agrégé d’Histoire.
Nouvelle approche métrologique des temples paestans : autour de l’hypothèse
pythagoricienne
Depuis les observations de R. Ross Holloway, puis N Nabers et S. Ford Wiltshire sut le temple
d’Athéna à Poseidonia, l’hypothèse d’une architecture sacrée à la fin de l’époque archaïque dans la cité
grecque a émergé. L’observation et l’interprétation de rapports spécifiques, mais aussi de mesures liées
aux connaissances mathématiques grecques à la fin du VIe et au début du Ve siècle, invite à envisager
que le plan d’ensemble de certains édifices sacrés ait été conçu en suivant les préceptes scientifiques et
philosophico-religieux des pythagoriciens. Cette hypothèse réémerge régulièrement dans la littérature
scientifique au sujet d’autres monuments, comme la tholos de Delphes ou le Phare d’Alexandrie.
Néanmoins, la recherche se heurte toujours à des problèmes métrologiques qui provoquent le
scepticisme de nombreux chercheurs.
Le développement d’un arsenal mathématique moderne pour résoudre ces difficultés n’empêche
pas ces doutes d’émerger. Le cloisonnement des disciplines et le manque de formation en mathématiques
des archéologues se font souvent sentir. Au mieux, ces derniers voient l’application de calculs théoriques
et de statistiques comme un « tour de magie » impressionnant, au pire, ils n’y prêtent aucune attention.
Une présentation claire du corpus des méthodes métrologiques applicables à l’architecture grecque est
donc devenue indispensable.
Dans le cadre du programme doctoral « Interdisciplinarité et échanges », il apparaît possible de
présenter ces méthodes en les appliquant à quelques édifices paestans. Le développement du codage
informatique permet maintenant d’aboutir à des résultats satisfaisants et de comparer l’usage des
méthodes. La discussion avec des ingénieurs, menée dans le cadre d’une première étude durant mes
années de master, aboutit à la conception sur Mathlab et R de programmes statistiques cohérents (saut
matriciel par antipharèse, cosquantogramme de Kendall, méthode des moindres carrés) qui doivent être
repris et améliorés.
Dans le cadre de la communication, il sera donc proposé de faire un point sur les méthodes
mathématiques et archéologiques qui permettent de mener des réflexions métrologiques. Quelques
exemples tirés de mes travaux de mémoire seront aussi étudiés de manière à soumettre à la critique
chaque méthode. Enfin, l’exploration de l’hypothèse pythagoricienne pour le temple d’Athéna au moyen
d’outils arithmétiques et mathématiques fera l’objet d’un dernier grand axe de l’étude.
Bibliographie indicative
BOUSQUET J., 1993, « La tholos de Delphes et les mathématiques préeuclidiennes », BCH, 117, 1, p.
285-313.
DE ZWARTE R., 2004, « Pythagoras’ Inheritance at Paestum in South Italy », BABesch, 79, p. 41-50.
DE ZWARTE R., 2007, « Pythagorean harmony mathematics and building techniques: the second temple
of Hera (‘Poseidon’) at Paestum », Talanta, 38-39, p. 71-96.
GAIGNOUX D., 1999, Les Coordinations dimensionnelles dans l’architecture antique classique : VIe
siècle av. J.-C. – IIe s. ap. J.-C., 5 Vol., thèse de doctorat, Strasbourg.
Seite 2
Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)HAIRY I., 2007, « Pharos, l’Égypte et Platon », dans SAURON G., MASSA-PAIRAULT F-H. (dir.), Images
et modernités hellénistiques, appropriation et représentation du monde d’Alexandre à César, Actes du
colloque international organisé par École française de Rome, l’École française d’Athènes et l’Insitituto
italiano per gli studi filosofici, Rome, 13-15 mai 2004, Rome, p. 61-89.
NABERS N, FORD WILTSHIRE S., 1980, « The Athena Temple at Paestum and Pythagorean Theory »,
GRBS, 21, p. 207-215.
PAKKANEN J., 2007, « The Erechtheion and the length of the “Doric-Phaedonic” foot », Talanta, 38-39,
ROSS HOLLOWAY R., 1966, « Architettura sacra e matematica pitagorica a Paestum », Parola del
Passato, 106, p. 60-64.