Ambroise de Milan "professeur de philosophie"

Autor
Courcelle, P.
Erschienen in
Reveue de l'histoire des religions
Jahr
1972
Thema
AMBROSIUS
Sprache
Français
Kategorie
C12 Religion
Archivnummer
6371

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Volltext anzeigen11 Seiten

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Gen ACENLS | Persée http://www.persee.fr Ambroise de Milan "professeur de philosophie" Pierre Courcelle Revue de l'histoire des religions, Année 1972, Volume 181, Numero 2 p. 147 - 155 Voir l'article en ligne Lorsque Paulin de Milan assure qu'Ambroise, pour échapper a l'épiscopat, « philosophiam profiteri uoluit », il suggère qu'il prit contact avec des philosophes de la lignée pythagorico-platonicienne. Car Pythagore, selon la tradition, refusait de se dire « sage » et faisait profession d'être un simple « ami de Ja sagesse ». Avertissement L'éditeur du site « PERSEE » — le Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, Direction de l'enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation — détient la propriété intellectuelle et les droits d'exploitation. A ce titre il est titulaire des droits d'auteur et du droit sui generis du producteur de bases de données sur ce site conformément à la loi n°98-536 du 1er juillet 1998 relative aux bases de données. Les oeuvres reproduites sur le site « PERSEE » sont protégées par les dispositions générales du Code de la propriété intellectuelle. Droits et devoirs des utilisateurs Pour un usage strictement privé, la simple reproduction du contenu de ce site est libre. Pour un usage scientifique ou pédagogique, a des fins de recherches, d’enseignement ou de communication excluant toute exploitation commerciale, la reproduction et la communication au public du contenu de ce site sont autorisées, sous réserve que celles-ci servent d'illustration, ne soient pas substantielles et ne soient pas expressément limitées (plans ou photographies). La mention Le Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, Direction de l'enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation sur chaque reproduction tirée du site est obligatoire ainsi que le nom de la revue et- lorsqu'ils sont indiqués - le nom de l'auteur et la référence du document reproduit. Toute autre reproduction ou communication au public, intégrale ou substantielle du contenu de ce site, par quelque procédé que ce soit, de l'éditeur original de l'oeuvre, de l'auteur et de ses ayants droit. La reproduction et l'exploitation des photographies et des plans, y compris à des fins commerciales, doivent être autorisés par l'éditeur du site, Le Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, Direction de l'enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation (voir http://www.sup.adc.education.fr/bib/ ). La source et les crédits devront toujours être mentionnés.

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Persée http://www.persee.fr Pierre Courcelle Revue de l'histoire des religions, Année 1972, Volume 181, Numéro 2 p. 147 - 155 Voir l'article en ligne Lorsque Paulin de Milan assure qu'Ambroise, pour échapper à l'épiscopat, « philosophiam profiteri uoluit », il suggère qu'il prit contact avec des philosophes de la lignée pythagorico-platonicienne. Car Pythagore, selon la tradition, refusait de se dire « sage » et faisait profession d'être un simple « ami de la sagesse ». Avertissement L'éditeur du site « PERSEE » – le Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche, Direction de l'enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation – détient la propriété intellectuelle et les droits d’exploitation. A ce titre il est titulaire des droits d'auteur et du droit sui generis du producteur de bases de données sur ce site conformément à la loi n°98-536 du 1er juillet 1998 relative aux bases de données. Les oeuvres reproduites sur le site « PERSEE » sont protégées par les dispositions générales du Code de la propriété intellectuelle. Droits et devoirs des utilisateurs Pour un usage strictement privé, la simple reproduction du contenu de ce site est libre. Pour un usage scientifique ou pédagogique, à des fins de recherches, d'enseignement ou de communication excluant toute exploitation commerciale, la reproduction et la communication au public du contenu de ce site sont autorisées, sous réserve que celles-ci servent d'illustration, ne soient pas substantielles et ne soient pas expressément limitées (plans ou photographies). La mention Le Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation sur chaque reproduction tirée du site est obligatoire ainsi que le nom de la revue et- lorsqu'ils sont indiqués - le nom de l'auteur et la référence du document reproduit. Toute autre reproduction ou communication au public, intégrale ou substantielle du contenu de ce site, par quelque procédé que ce soit, de l'éditeur original de l'oeuvre, de l'auteur et de ses ayants droit. La reproduction et l'exploitation des photographies et des plans, y compris à des fins commerciales, doivent être autorisés par l'éditeur du site, Le Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation (voir http://www.sup.adc.education.fr/bib/ ). La source et les crédits devront toujours être mentionnés.

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Ambroise de Milan Lorsque Paulin de Milan assure qu’ Ambroise, pour échapper à Pépiscopal, « philosophiam profiteri uoluit », il suggère qu'il prit contact avec des philosophes de la lignée pythagorico-platonicienne. Car Pythagore, selon la tradition, refusait de se dire « sage » et faisait profession d’éire un simple « ami de la sagesse ». Au moment ot Ambroise, jusque-la gouverneur de Ligurie et d’Emilie, est soumis aux plus fortes pressions de la part du peuple chrétien milanais pour qu'il consente à remplacer l’évêque arien Auxence qui venait de mourir, il se dérobe!. Au dire de son biographe Paulin de Milan, il recourut, pour faire avorter ce projet, à cing procédés successifs : Au tribunal, il se montra particulièrement sévère et employa la torture ; puis, dans le privé, « philosophiam profileri uoluit »; puis il fit entrer chez lui, au su de tous, des femmes de mauvaises mœurs — apparemment pour laisser accroire qu'il n'était pas apte à la vie continente d’évéque ; puis il tenta de s’évader de Milan; enfin, il se cacha dans une propriété de son ami Leontius?, clarissime inconnu par ailleurs. 1} Etant donné le texte cité ci-après, je vois mal comment Mgr A. PAREDI, S. Ambrogio e la sua età, 2° éd., Milano, 1960, p. 164, peut écrire : « Alla chiamata di Dio rispose con generosità. » Cela n'est vrai que pour une phase ultérieure. Sur l'omen par voix d'enfant, selon Paulin de Milan, cf. P. COURCELLE, Les « Confessions » de saint Augustin dans la tradition litiéraire, antécédents et postérité, Paris, 1963, p. 141 et 148. 2) PAuLIN DE MILAN, Vita Ambrosii, 7-9, éd. M. PELLEGRINO, Roma, 1961, p. 58-62 : « Quo ille cognito, egressus ecclesiam tribunal sibi parari fecit : quippe mox futurus episcopus altiora conscendit; tunc contra consuetudinem suam tormenta personis iussit adhiberi... Tunc ille turbatus reuertens domum Philosophiam profiteri uoluit, futurus sed uerus philosophus Christi, quicontemptis saecularibus pompis piscatorum secuturus esset uestigia, qui Christo populos congregarunt non fucis uerborum, sed simplici sermone et uerae fidei ratione, Missi sine pera, sine uirga, etiam ipsos philosophos conuerterunt... Quod ubi ne faceret reuocatus est, publicas mulieres publice ad se ingredi fecit, ad hoc

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REVUE DE L’HISTOIRE DES RELIGIONS Dira-t-on avec Mgr Paredi qu’il s’agit la d’une présentation hagiographique destinée à mettre en valeur l'absence d’ambition! ? J’en doute, car dans les autres cas qu'il allégue de personnages qui cherchérent à éviter d'être ordonnés prêtres ou évêques, il ne s’agit pas chaque fois de « cliché » hagiographique?. De plus, les motifs d’une telle attitude ne sont ni si nombreux, ni si précis, ni les mêmes que pour Ambroise. Enfin et surtout, Ambroise lui-même est le premier à confirmer, dans plusieurs de ses œuvres, qu'il a tout fait pour éviter d’être ordonné et sacré4. Le seul objet de la présente recherche sera tantum, ut uisis his populi intentio reuocaretur... At ille cum uideret nihil intentionem suam posse proficere, fugam parauit; egressus noctis medio ciuitatem, cum Ticinum se pergere putaret, mane ad portam ciuitatis Mediolanensis, quae Romana dicitur, inuenitur. Deus enim, qui Ecclesiae suae catholicae murum parabat aduersus inimicos suos et turrem erigebat Dauid contra faciem Damasci, hoc est contra perfidiam haereticorum, fugam illius inpediuit. Qui inuentus cum custodiretur a populo, missa relatio est ad clementissimum imperatorem tunc Valentinianum, qui summo gaudio accepit quod iudices a se directi ad sacerdotium peterentur... Pendente itaque relatione iterum fugam parauit atque in possessione cuiusdam Leontii clarissimi uiri aliquandiu delituit... Proditus itaque et adductus Mediolanium, cum intellegeret circa se Dei uoluntatem nec se diutius posse resistere, postulauit non se nisi a catholico episcopo debere baptizari. » Ces chapitres ne semblent avoir été commentés ni par P. de LABRIOLLE, Saini Ambroise, Paris, 1908, ni par J.-R. PALANQUE, La « Vita Ambrosii » de Paulin. Etude critique, dans Revue des Sciences religieuses, t. IV, 1924, p. 26-42 et 401-420. 1) PAREDI, op. cit., p. 164 : « Il rifiuto, mediante la fuga, ad accettare una dignità è un motivo tradizionale nell’agiografia non solo dei vescovi » (avec les exemples de Cyprien de Carthage en 248, du pape Corneille en 251, de saint Martin en 371, de saint Augustin en 391). Cf., par exemple, Pontius, Vita Cypriani, 5, CSEL, t. III, 3, p. xcv, 16 : « Humiliter ille secessit. » 2) Cf. Aucustin, Conf., X, 43, 70, 1, éd. LABRIOLLE, p. 292 : « Conterritus peccatis meis et mole miseriae meae agitaueram corde meditatusque fueram fugam in solitudinem, sed prohibuisti me et confirmasti me dicens : « Ideo « Christus pro omnibus mortuus est, ut qui uiuunt iam non sibi uiuant, sed « ei qui pro ipsis mortuus est » (JJ Cor., V, 5). » Témoignage autobiographique et non « cliché » hagiographique. On notera qu’Ambroise, lui aussi, « fugam parauit ». 3) L'on pourrait alléguer encore, entre cent autres, le cas d'Hilaire d'Arles, décrit dans sa Vita, c. 9, éd. S. CAVALLIN, Lund, 1952, p. 88, 11 : alors qu'il regagne son ermitage, des soldats s’emparent de lui et le ramènent de force. Sur ce sujet, voir l’article fort bien documenté de Y.-M.-J. Concar, Ordinations « invictus », des Sciences « coactus », philosophiques et de l'Eglise théologiques, antique au Canon, 214, Revue 50, 1966, p. 169-197; A. et C. GUILLAUMONT, Evagre le Pontique, Traité pratique (SC, 171, Paris, 1971), p. 529-531 ; P.-H. LAFONTAINE, Les conditions positives de Paccession aux ordres dans la première législation ecclésiastique (300-492), Ottawa, 1963, p. 71-102. 4) AMBROISE, Episi. ad Vercellensem Ecclesiam, LXIIL, 65, PL, t. XVI, 1206 C (1258 A) : « Quam resistebam, ne ordinarer! Postremo cum cogerer, saltem ordinatio protelaretur! Sed non ualuit praescriptio, praeualuit impres-

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le second motif : Que signifie au juste, dans la pensée de Paulin de Milan, l’expression : « Philosophiam profileri uoluit » ? La plupart des biographes modernes ont entendu qu’il s’agissait ici de « philosophie chrétienne »! : Ambroise aurait recherché un mode de vie ascétique dans la solitude?. Dom Mesot suppose, au contraire, qu’il voulut devenir professeur de philosophie pour pouvoir convertir les paiens*. Mgr Pellegrino pense qu'il voulut seulement s’adonner à la philosophie4. Comment opter entre ces hypothèses contradictoires ? Observons d’abord — d’après le contexte de Paulin — qu'il s’agit pour lui de mettre en valeur, par contraste, le rôle missionnaire tenu plus tard par Ambroise évêque, à limitation des Apôtres qui, selon le précepte du Christ, sio. Tamen ordinationem meam occidentales episcopi iudicio, orientales etiam exemplo probarunt » ; De paenitentia, II, 8, 72, CSEL, t. LXXIII, p. 192, 52 (= éd. R. Gryson, dans Sources chrétiennes, t. CLX XIX, p. 178, 58) : « Dicetur enim : « Ecce ille non in ecclesiis nutritus sinu, non edomatus a puero, sed « raptus de tribunalibus, abductus uanitatibus saeculi huius, ... in sacerdotio « manet non uirtute sua, sed Christi gratia... » »; De officiis ministrorum, I, 1, 3-4, PL, t. XVI, 24B (27 B) : « Unus enim uerus magister est, qui solus non didicit quod omnes doceret : homines autem discunt prius quod doceant et ab illo accipiunt quod aliis tradant. Quod ne ipsum quidem mihi accidit. Ego enim raptus de tribunalibus atque administrationis infulis ad sacerdotium, docere uos coepi, quod ipse non didici. Itaque factum est, ut prius docere inciperem quam discere. » 1) Sur les sens de philosophia, cf. G. BarDY, « Philosophie » et « philosophe » dans le vocabulaire chrétien des premiers siècles, dans Revue d’ Ascétique et de Mystique, t. XXV, 1949, p. 97-108; G. Penco, La vita ascetica come « filosofia » nell’antica tradizione monastica, dans Siudia monastica, t. II, 1960, p. 79-93 ; A.-M. MALINGREY, « Philosophia ». Etude d’un groupe de mots dans la littérature grecque, des Présocratiques au quatriéme siècle après J.-C., Paris, 1961; J. Lecrerco, Etudes sur le vocabulaire monastique du Moyen Age, dans Studia Anselmiana, t. 2) LENAIN XLVIII, Rome, 1961, p. 39-64. DE TILLEMONT, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siécles, t. X, Paris, 1705, p. 91 : « Il voulait faire profession de philosophie, c'est-à-dire apparemment de la vie monastique » ; abbé BAUNARD, Histoire de saint Ambroise, 2e éd., Paris, 1872, p. 38; A, de BROGLIE, Saint Ambroise, Paris, 1899, p. 14 (à propos de la vie religieuse) : « Ce fut ce dernier parti qu’un biographe contemporain appelle « profession de philosophie » »; R. THAMIN, Saint Ambroise ei la morale chrétienne, Paris, 1895, p. 6; J.-R. PALANQUE, Saint Ambroise el l'Empire romain, Paris, 1933, p. 29 et n. 8 : « Il se propose d'abord de faire « profession de philosophie », c’est-à-dire d'érémitisme méditatif. » Cf. F. H. Dunpen, The Life and Times of St Ambrose, t. 1, Oxford, 1935, p. 67. 3) J. Mesor, Die Heidenbekehrung bei Ambrosius von Mailand, SchöneckBeckenried, 1958, p. 1, n. 1, traduit philosophiam profiteri : Philosophie dozieren ; cf. sa p. 3. 4) M. PELLEGRINO, éd. de PAULIN DE MILAN, Vita Ambrosii, p. 59, n. 4.

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REVUE DE L’HISTOIRE DES RELIGIONS doivent se mettre en chemin sans besace ni baton}, donc plus démunis que ne furent les philosophes les plus populaires : les Cyniques?. Il ne s’ensuit pas, pour autant, que Paulin dénigre Ambroise d’avoir voulu philosophiam profiteri, ni que la philosophie 4 laquelle il songea dans ces circonstances ait été celle des Cyniques. Il parait invraisemblable que cet homme de la plus haute noblesse, ce gouverneur de deux provinces, ait souhaité devenir « professeur de philosophie » au sens de « fonctionnaire rétribué par l'Etat », même si un tel sens est concevable, contrairement à ce que dit Mgr Pellegrino, puisqu'il apparaît dans les textes juridiques de l’époque‘. Il est invraisemblable aussi, comme l’a bien vu Mgr Pellegrino, que Paulin veuille par ces mots désigner l'intention qu’aurait eue Ambroise d’embrasser la philosophie chrétienne des ascètes : cénobites ou anachorétes®. Car c'est seulement au titre du quatrième 1) La phrase de Paulin de Milan : « missi sine pera, sine uirga » est une référence à l'évangile selon MatTHIEU, X, 10 : « Nolite possidere aurum neque argentum neque pecuniam in zonis uestris : non peram in uia neque duas tunicas neque calceamenta neque uirgam. » 2) Cf. AruL£e, Apol., XXII, 1-2, éd. P. VALLETTE, p. 27 : « Proinde gratum habui, cum ad contumeliam diceretis rem familiarem mihi peram et baculum fuisse. Quod utinam tantus animi forem, ut praeter eam supellectilem nihil quicquam requirerem, sed eundem ornatum digne gestarem, quem Crates ultro diuitiis abiectis appetiuit. Crates, inquam, ... arbores plurimas et frugiferas pro uno baculo spreuit, uillas ornatissimas una perula mutauit »; XXV, 1, p. 30 : « At non contraria accusastis ? Peram et baculum ob auctoritatem, carmina et speculum ob hilaritatem ? »; ManTiaz, Epigr., IV, 53, 3, éd. H.-J. Izaac, p. 133 (contre le Cynique Cosmus) : « cum baculo peraque senem » ; AUSONE, Epigr., XLIX (53), 1, dans MGH, Auet. ani., t. V, p. 209, 1 (à propos des Cyniques) : Pera polenta tribon baculus scyphus, arta supelex ista fuit Cynici. 3) PELLEGRINO, éd, cil., p. 59, n. 4. 4) CELSE, De medicina, praef., éd. C. DAREMBERG, Leipzig, 1859, p. 2, 12: « Multos ex sapientiae professoribus peritos eius (= medicinae) fuisse accepimus ; clarissimos uero ex iis Pythagoram et Empedoclem et Democritum »; Cod. Theod., XIII, 3, 16, éd. Th. Mommsen, Berlin, 1962 (réimpr.), p. 744 (30 novembre 414, édit de Théodose II et Honorius : De medicis et professoribus) : « Grammaticos, oratores adque philosophiae praeceptores nec non etiam medicos... frui hac praerogatiua praecipimus... Haec etiam professoribus memoratis eorumque liberis deferenda mandamus. » Il est précisé que tous regoivent des deniers publics. 5) PELLEGRINO, éd. cil., p. 59, n. 4 : « Ma qui Paolino non allude ancora alla fuga, di cui parlerà solo dopo. »

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motif que Paulin nous montre Ambroise s’efforçant clandestinement de quitter Milan en pleine nuit (fugam) de Pavie!, peut-être par la porte seulement pour gagner le monastère extra muros si ce monastère existait déjà?. Nul n’a remarqué que l'expression philosophiam profiteri ou philosophum profiteri s'oppose normalement, en à profiteri. l'expression sapienliam profileri ou sapientem latin, Tandis que les sept plus anciens penseurs de Grèce étaient dénommés Sages et qu'Epicure?, puis divers philosophes paiens* eurent le front — à ce que prétendent leurs adversaires — de se proclamer eux-mêmes Sages, les penseurs de la lignée pythagorico-platonicienne assuraient que Dieu seul est sage et se qualifiaient plus modestement « amis de la sagesse ». En ce sens précis, Pythagore — aux témoignages de par 1) Sosicrate, puis Diogéne Laérce®, d’Héraclide Clément le Pontique, d'Alexandrie, suivis Lactance et PAULIN DE MILAN, op. cit., VIII, 2, p. 60, ci-dessus, p. 147, n. 2. 2) Cf. Aucustin, Conf., VIII, 6, 15, 3, éd. LABRIOLLE, p. 188 (à propos de ses souvenirs de l'an 386) : « Et erat monasterium Mediolanii plenum bonis fratribus extra urbis moenia sub Ambrosio nutritore, et non noueramus. » Nutritor semble indiquer qu’Ambroise n'en est pas le fondateur. 3) Cıc£ron, De finibus, II, 3, 7, éd. J. MARTHA, Paris, 1961, p. 58 (ironiquement à propos d’Epicure) : « Nec est quod te pudeat sapienti assentiri, qui se unus, quod sciam, sapientem profiteri sit ausus. Nam Metrodorum non puto esse professum, sed, cum appellaretur ab Epicuro, repudiare tantum beneficium noluisse; septem autem illi non suo, sed populorum suffragio omnium nominati sunt »; De seneciute, XIII, 43, éd. P. WUILLEUMIER?, Paris, 1955, p. 156 : «.... audisset a Thessalo esse quendam Athenis qui se sapientem profiteretur eumque dicere omnia, quae faceremus, ad uoluptatem esse referenda. » 4) Lacrance, Insi., 11, 3, 18, CSEL, t. XIX, p. 106, 15 : « lis uero non potest (uenia concedi), qui sapientiam professi stultitiam potius exhibent »; IV, 3, 4, p. 278, 20 : « Alii sunt professores sapientiae, per quos utique ad deos non aditur, alii religionis antistites, per quos sapere non discitur »; IV, 4, 6, p. 283, 1 : « Deum uero esse patrem eundemque dominum utrique ignorauerunt, tam cultores deorum quam ipsi sapientiae professores »; VI, 11, 10, p. 521, 1 {contre Cicéron auteur du De officiis) : « Videlicet professor sapientiae refrenat homines ab humanitate monetque ut rem familiarem diligenter custodiant malintque arcam quam iustitiam conseruare ! » 5) DiogEne LAËRCE, Vilae philosophorum, prooem., VIII, 12, éd. CoBET, p. 3 : Oidocopíay SÌ proc avéuace Tudayópas xal Éaurèv procópov, Ev Ziwévi Stareyduevos Akovrı TH Lixvwviav tupdwa À Drtactov, xadd pao “HpaxkelBne è Iovtixdc dv tH mepl the Énvou * undiva yee elvat copdv arr’ À Oedv. Oürrov Bb Exadeiro copla xal copds è tabtyy Exayyedddpevos. VIII, 1,6, 7, p. 206 = éd. A. DELATTE, p. 109, 5 : ZmwawpdTng 3 ev Aradoyats proiv adróv épudéyra bd Aéovroc rod Ddtaclav tupdwov Tic ely, peAdcopos, elretv. La même anecdote relative à l’entretien entre Pythagore et Léon est longuement

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REVUE DE L’HISTOIRE DES RELIGIONS Jamblique! — fut le premier à « faire profession d’être ami de la sagesse » (pihosopíav ¿mayyéMecdor = philosophum profiteri). Macrobe applique la même expression, avec le même sens, à toute la tradition qui mène de Platon à Plotin?. Cicéron va jusqu’à dénier à l’épicurien Philodeme de Gadara, ami de Pison, le droit de se proclamer non seulement sage, mais même simplement « ami de la sagesse »9. Doutera-t-on que Paulin de Milan, qui écrit à Hippone en l’an 4224, ait pu connaître encore, à date si tardive, ce sens précis de philosophiam profileri ? Mais Diodore de Sicile, Plutarque, Quintilien, Apulée, Lactance, Jamblique, Ambroise narrée par CICÉRON, Tusc., V, 2-3, 7-10, éd. G. FonLEN, p. 110, et VALEREMAxIME, Facla el dicta memorabilia, VIII, 7, exi., 2, éd. C.KEMPF, p. 388, 2, mais sans l’expression précise philosophiam pro fiieri. C’est à tort, à mon avis, que M. TESTARD, Saint Augustin et Cicéron, t. II, Paris, 1958, p.53, et H. HAGENDAHL, Augustine and the Latin Classics, Göteborg, 1967, p. 153, n° 323, voient en ce passage des Tusculanes la source d’Ausustın, Civ. Dei, VIII, 2. L'expression gthocoplav EmayyelMópevos reparaît notamment chez PLATON, Gorgias, 447 c, éd. A. Croiser et L. Bonin, Paris, 1923, p. 109 : Bovdopar yap ubtota map’ abtod tig Sivapis tHe Téyvnc TOU dvBpéc, xal th dotw è exayyédretal te xal Nödoxer; ORIGENE, Contra Celsum, VII, 47, 3, dans Sources chrétiennes, t. CL, p. 126 (á propos des doctrines quocopelv énayyehAduevot, paiennes) : OÙ 1) CLÉMENT D'ALEXANDRIE, Sirom., I, 14, 61, 4, xatà tà Sóypata tabro GCS, t. XV, p. 39, 12: Ilvdayöpas... prddcopov davtóv mpótos dvmyöpevoev. LAGTANCE, Inst., III, 2, 6, p. 180, 19 (à propos de Pythagore) : « Cum ab eo quaereretur, quemnam profileretur, respondit philosophum, id est quaesitorem sapientiae »; Jam- BLIQUE, De uila Pythagorica, XII, 58, éd. L. DEUBNER, p. 31, 20 : Aéyetat Se Uudayópas roëros PıRdaopov dautóv mpocayopeücat, ob xawvod udvov dvéuatos Ürépéac, darà xal mpàyua olxciov tpoexdiddoxcv yonotuwc. Cf. A. DELATTE, Essai sur la littérature pythagoricienne, dans Bibliothèque de l'Ecole des Hautes Etudes, sciences historiques el philologiques, t. CCXVII, Paris, 1915, p. 284; La « Vie de Pythagore » par Diogéne Laërce, Bruxelles, 1922, p. 166; A.-J. FEs- TUGIERE, Contemplation el vie contemplative selon Platon, Paris, 19502, p. 18-44; R. Joy, Le thème philosophique des genres de vie dans l'Antiquité classique, dans Mémoires de ! Académie royale de Belgique, classe des Leitres el des Sciences morales ei politiques, t. LI, 3, Bruxelles, 1956, p. 21-52; A.-M. MALINGREY, op. cil., p. 29-32. 2) MACROBE, In somn. Scip., I, 8, 5, p. 37, 22 : « Plotinus inter philosophiae professores cum Platone princeps. » i 3) Cickron, In Pisonem, XXIX, 71, éd. P. Grima, Paris, 1966, p. 136 : « Sed eum casus in hanc consuetudinem scribendi induxit philosopho ualde indignam, si quidem philosophia, ut fertur, uirtutis continet et officii et bene uiuendi disciplinam ; quam qui profitetur grauissimam mihi sustinere personam uidetur. Sed idem casus illum ignarum quid profiteretur, cum se philosophum esse diceret, istius impurissimae atque intemperantissimae pecudis caeno et sordibus inquinauit. » 4) Cf. M. PELLEGRINO, éd. cit., p. 6, n. 3.

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et bien d’autres connaissent toujours la tradition relative à Pythagore inventeur du mot philosophel. Surtout, cette Vila Ambrosii est écrite dans l'entourage immédiat et sur la demande expresse de saint Augustin. Or celui-ci, au Livre VIII de sa Cilé de Dieu où il décrit l’histoire des débuts de la philosophie, ne manque pas d’insister sur la tradition selon laquelle Pythagore fit profession d’étre non un Sage, ce qui lui paraissait un titre arrogant, mais un simple « ami de la sagesse »; 1) DIODORE DE SiciLe, Bibliotheca historica, X, 10, éd. F. VocEL, p. 202, 18: [IvOayépac prrcaoptav AA où coplav éxcrer thy iStav alpeoıv. PLUTARQUE, De placitis philosophorum, 1,3, 14, 876 E, éd. Dinor, p. 1066, 45 : Ilufaybpac... & mpatog priocoplay tobtm TÁ Phpari npoowyopetoac. QUINTILIEN, Inst, or., XII, 1, 19, éd. L. RADERMACHER, p. 370, 7 : « Pythagoras non sapientem, ut qui ante eum fuerunt, sed studiosum sapientiae uocari uoluit n; CLEMENT D’ALEXANDRIE, Strom., IV, 3, 9, GCS, t. XV, p. 252, 3: "H pot doxel xa è Tludayópas copòv uèv elvaı tov Gedy Agyew pdvov..., davtov SE Sid quAlav Thy mods tov Oedv piddcopov. APULEE, Florid., 15, éd. R. Heim, p. 22, 20 : « Primus philosophiae nuncupator et conditor »; LACTANCE, Inst, III, 14, 5, p. 216, 20 (après citation de Lucréce) : « Vnde apparet aut Pythagoram uoluisse laudare, qui se primus, ut dixi, philosophum nominauit... »; Epitome, XXXI, 7, p. 707, 6 : « Primus est philosophus nominatus »; JAMBLIQUE, In Nicom. arithm., praef., éd. H. PisTELLI, p. 5, 27 : Draocoplav Iluôxyépac avépace moë&roc. De uita Pythagorica, XXIX, 159, p. 89, 23 : Drdocoglav iv obv np@rog aôrèc dvéuace. AMBROISE, De Abraham, II, 7, 37, CSEL, t. XXXII, 1, p.593, 6 : « Quanto prior ipse pater philosophiae Plato uel ejus inuentor nominis Pythagoras! » ; Augustin, Civ. Dei, XVIII, 37, 3, CC, t. XLVIII, p. 632 : « Multo magis post eos fuerunt philosophi gentium, qui hoc etiam nomine uocarentur, quod coepit a Samio Pythagora »; Conira Julianum opus imperfectum, V, 1, PL, t. XLIV, 1432 : « Nam ipse Pythagoras, a quo philosophiae nomen exortum est, dixisse fertur, illum fuisse sapientissimum, qui uocabula primus indidit rebus » ; Bokce, Inst. mus., II, 1, 2, éd. G. FRIEDLEIN, p. 227, 2: « Primus omnium Pythagoras sapientiae studium philosophiam nuncupauit » ; ISIDORE DE SEVILLE, Eiym., XIV, 6, 31, PL, t. LXXXII, 517 C: « Pythagoras Samius, a quo philosophiae nomen inuentum est. » 2) AucusTIN, Civ. Dei, VIII, 1, 7, CC, t. XLVII, p. 216 : « Sed cum philosophis est habenda conlatie; quorum ipsum nomen si Latine interpretemur, amorem sapientiae profitelur »; VIII, 2, 5, p. 217 : « Italicum genus auctorem habuit Pythagoram Samium, a quo etiam ferunt ipsum philosophiae nomen exortum. Nam cum antea sapientes appellarentur, qui modo quodam laudabilis uitae aliis praestare uidebantur, iste interrogatus quid profiteretur, philosophum se esse respondit, id est studiosum uel amatorem sapientiae; quoniam sapieniem profiteri arrogantissimum uideretur »; XVIII, 37, 16, CC, p. 632 : «... antequam Pythagoras philosophum primus profileretur » ; cf. Conira Acad., 11, 3, 7, CSEL, t. LXIII, p. 28, 3 : « Quid est enim philosophia ? Amor sapientiae »; De moribus Ecclesiae, XXI, 38, PL, t. XXXII, 1327 : « Philosophia est amor studiumque sapientiae »; Episi. ad Paulinum, CLXIX, 2, CSEL, t. XLIV, p. 376, 8 : « Quid est philosophia Latine nisi studium sapientiae ? »; ISIDORE DE SÉviLLE, Efym., VIII, 6, 2, PL, t. LXXXII, 305 B : « Nomen philosophorum primum a Pythagora fertur exortum, Nam dum antea Graeci ueteres sophistas, id est sapientes aut doctores sapientiae, semetipsos iactantius nominarent, iste interrogatus quid profiteretur, uerecundo

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REVUE DE L’HISTOIRE DES RELIGIONS il revient longuement sur ce point dans le De Trinitatel. Il résulte de cette petite recherche critique qu’au cours de l’année précédant son sacre épiscopal Ambroise, pour éviter d’être élu évêque, s’afficha philosophe de la lignée de Pythagore, Platon et Plotin, autrement dit néo-platonicien. Il espérait par là rebuter la masse de ses partisans chrétiens, se rendre suspect à leurs yeux, en un temps où les descendants spirituels de Porphyre — à commencer par Symmaque ou Marius Victorinus avant sa conversion? — travaillaient à remettre en honneur les mythes païens et à ruiner la doctrine chrétienne. Si l’on donne tout son sens à la phrase de Paulin de Milan, Ambroise prit alors contact avec des néo-platonisants de cette ville et même les accueillit chez lui (domum). Bien entendu Ambroise, une fois évêque, ne cessera dans ses œuvres soit de lutter contre les néo-platoniciens païens tels que Symmaque, soit d’affirmer la supériorité des doctrines chrétiennes, soit — au cas où ces doctrines peuvent s’accorder avec les néo-platoniciennes — de faire valoir l’antériorité des Ecritures judaiques®. Mais l’on ne doit pas s’étonner de le voir aussi, dans le De Isaac el anima, dans le De bono mortis, dans le De Iacob el uita beaia* et dans la Lettre XI nomine philosophum, id est amatorem sapientiae, se esse respondit, quoniam sapientem profiteri arrogantissimum uidebatur. » 1) Aucustin, De Trinitate, XIV, 1, 31, CC, t. LA, p. 422 : « Numquidnam profileri audebimus sapieniiam, ne sit nostra de illa impudens disputatio ? Nonne terrebimur exemplo Pythagorae qui, cum ausus non fuisset sapientem profiteri, philosophum potius, id est amatorem sapientiae, se esse respondit; a quo id nomen exortum ita deinceps posteris placuit, ut quantalibet de rebus ad sapientiam pertinentibus doctrina quisque uel sibi uel aliis uideretur excellere non nisi philosophus uocaretur ? An ideo sapientem profiteri talium hominum nullus audebat, quia sine ullo peccato putabant esse sapientem ?... Sed ego nec sic quidem sapieniem me audeo profiteri. Satis est mihi quod etiam ipsi negare non possunt, esse etiam philosophi, id est amatoris sapientiae, de sapientia disputare. Non enim hoc illi facere destiterunt, qui se amatores sapientiae potius quam sapientes esse professi sunt. » 2) AuGusTIN, Conf., VIII, 2, 3, 23, éd. LABRIOLLE, p. 178 : « Usque ad illam aetatem uenerator idolorum sacrorumque sacrilegorum particeps, ... quae iste senex Victorinus tot annos ore terricrepo defensitauerat, » 3) Cf. mes Recherches sur les « Confessions » de saint Augustin, 2e éd., Paris, 1968, p. 174, 266, 354-382. 4) Cf. P. CourcELLE, Plotin et saint Ambroise, dans Revue de Philologie, t. LXXVI, 1950, p. 29-56 ; Nouveaux aspects du platonisme chez saint Ambroise, dans Revue des Etudes latines, t. XXXIV, 1956, p. 220-239; P. Hapot, Pla-

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à Irénéel, reprendre à son compte, sans le dire, des pages entières de Plotin?, de même que dans le De excessu fratris il utilise longuement le traité d’Apulée sur la doctrine de Platon’. Pierre COURCELLE. ton et Plotin dans trois Sermons de saint Ambroise, ibid., p. 202-220; A. SoLıGNAC, Nouveaux parallèles entre saint Ambroise et Plotin. Le « De lacob et vita beata » et le Ilepl eùSatuoviac (Ennéade I, 4), dans Archives de philosophie, t. XIX, 1956, p. 148-156. 1) Amsroıse, Episi. ad Irenaeum, XI (29), p. 79-90, avec les renvois d’O. Faller à Plotin. CSEL, t. LXXXII, 1968, 2) La présente recherche confirme qu'il est purement imaginaire de croire à Porphyre ou à un Père grec comme intermédiaire entre Plotin et Ambroise ; celui-ci a lu au moins les traités plotiniens : De l'animal, Du bonheur, Du Beau, Du premier Bien, De l'amour (Enn. I, 1, 4, 6, 7, 8; III, 5). J'essaierai de montrer, dans mon article : Ambroise de Milan et Calcidius (à paraître dans les Mélanges en l'honneur de J.-H. Waszink), que Calcidius est l’un des néo-platoniciens fréquentés par Ambroise à Milan. Même chrétiens ou clercs, des hommes de ce type devaient, à pareille date, scandaliser par l’audace de leurs lectures ou de leur pensée. 3) Cf. P. CouncELLE, De Platon à saint Ambroise par Apulée. Parallèles textuels entre le « De excessu fratris » et le « De Platone », dans Revue de Philologie, t. LXXXVII, 1961, p. 15-28.