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de nos Almanachs
WAAR
S\sez, |
ABLE
Pour un recueil de Mélanges offert à Emile Boisacq, il
convenait de trouver une
contribution à la science
où le
maître s’est illustré. A cet égard, une curieuse rencontre m'a
servi.
Dans nos dictionnaires français, « Almanach » suit « Almageste »,
avec
une
étymologie
traditionellement
reproduite jusque chez Hatzfeld-Darmesteter-Thomas : « Du bas
latin almanachus, bas grec àAuerayor,
appliqué par Eusébe
à des calendriers égyptiens » (1). Cette érudition provient de
Du Cange, qui fournit un peu plus de détails, et qui. même,
dans son Glossarium mediae et infimac Gruecilalis, consacre
un
article
au mot "AAuevayor: « Index astronomicus, Ephemeris ». Or il n’y a pas plus d'éÂnerayur que d' «almanachus»
à désinence latine dans les anciens textes. Ces deux vocables
doivent le jour à des élucubrations de philologues. S'inspirant de J. Scaliger, Saumaise (?)
a affirmé dans ses Prolegomena in Solinum : « Porphyrius apud Eusebium : “A dueraxóv vel 'Aduevaytor. Ita enim legendum... ’Aduavazois » ete.
Et on Va cru sur parole.
En réa'ité, au livre III, ch. 4 (p. 92 B) de la Préparation
évangélique d'Eusèbe, on trouve un extrait de l'Épiître de Porphyre à Anébon (°) où Pon a pu se figurer qu'il était ques(1) Les dictionnaires étymologiques de Dietz, Scheler, Bloch et autres ne donnent pas mieux.
(2) CLaupni SaLMasli Plinianae exercitationes etc.. in fol., t.
I,
‘Trajecti ad Rhenum. 1689, p.sees 2 verso: Veleres Arabes hunc astronomicum aivaxa proprie direrunt Almanach etc, — Cf. J.
Scaliger
(Virgilii Appendix, In Culicem, p. 302 éd. de 1573). dont l'opinion
a
déjà été réfutée par Gale, dans son éd. du De mysteriie ue Jamblique
(Oxford, 1678), p. 305.
(3) Sur cette épître, voir ma Vie de Porphyre, Gand, 1914, p.80 suiv.
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NOM ET ORIGINES DE NOS ALMANACHS
tion d’almanachs. Voici le texte d’aprés les meilleurs manuscrits. dont mon savant collègue, M. K. Mras, a bien
voulu me faire connaître les lecons:
Xarpıjuar () wer yao xai of dio id’ GAdo ti QC THY Gowperar xoauwr myvêrra, È v aoyig ¿oy tidépevor tors Aiyurriwr,
ord’ GAdovz Deodz mir tov ALAINTOY deyopérwr zul TOY cvuninpobrtar TOY ¿odiaxor xai Soot tottoig magavarésiovol, tas TE
79
photographies qui représentent les décans mentionnés chez
Porphyre, tantót d'aprés des monuments égyptiens, arabes,
indiens, japonais ou chinois, sous des traits énigmatiques ou
sinistres, et tantôt au contraire avec l'aspect riant et gracieux qu'ils
prennent
dans les miniatures de nos manuscrits astrologiques médiévaux les plus récents, ou bien dans
les fresques de la Renaissance italienne,
comme celles qui
els tods dexavods TOMAS xai TOS ÜLOTAOMOUS zul TOUS AEepouEvouc xpataiors (*) myeuôvas, dy xai Tu oropata Er tots “AA periytanoic (sic codd. AION, dueruyixoi: B,« Almenichiacis » dans
la traduction de Georges de Trébizonde) pégera:, xai Geganeiu mab@y xal ävarolai xai does zul peldóvrar ONMELÓGELS.
De ce texte, M. W. Gundel a pu rapprocher de nombreux
décorent à Ferrare le
passages parallèles, notamment des fragments d'anciennes
éphémérides, retrouvés assez récemment sur un papyrus du
Favoum, et l’on peut constater avec Boll que ces fragments
répondent au signalement donné par Porphyre, peut-être suivant son auteur Chérémon (3). Les mois y sont divisés, d’après
parle le nom d'élueviyiaxä. En effet, nous possédons le texte
Le texte de Porphyre se comprend donc fort bien tel
qu'Eusèbe l'a reproduit. Toutefois, il s’y trouve une grosse
faute, et cette faute a précisément produit le fallacieux vocable allégué dans l'étymologie courante du mot
almanach. Sûrement, Porphyre n'avait pas donné aux éphémérides dont il
d'une réponse faite à l'Épitre de Porphyre par Jamblique.
sous
le titre d' "Aßauuwvos didacxadov mou: tir Hoyguolov
mous “Avefà Emcotodijy andxo.ots, zal thy Er aùti; dnmvpyndror
avoecs (1). Dans cette
réponse, Jamblique reproche 4 Porphyre I’ étrojtesse de ses vues et, à la forme sensualiste que ce
les chronocratories, en semaines de cinq jours avec Îles sortes
de décans (*) qui y sont préposés, et la figure de chacune de
dernier avait donnée à la théologie des Egyptiens d'après le
Stoîcien Cheremon, l'apologiste des mysttres oppose une conces divinités astrales est décrite avec une précision minutieuse, ainsi que les effets multiples de son action sur la
météorologie, sur les événements, en bonne, en mauvaise
fortune surtout: guerres. catastrophes. fléaux, épidémies,
maladies, et d'ordinaire, pour ces maladies — comme Porphyre le rapporte -- on indique le remède ou le talisman.
ceplion á son avis plus exacte, celle d'un Hermétisme platonisant, qui place PIntelligence pure au dessus du monde
visible et des sphères célestes (*). Comme toujours, dans le
cours de sa refutation,
tache u
les éphémérides astrologiques avec des expressions si pareilles à celles de Porphyre (5)
Desrorss
n. 3:
p.
Realene,.
Suppl., t. V, col. $43, 50;
(i)
sur
Jamblique. ci-dessous, p. 79. n. 3. et W. Gundel, Dekane u. Dekunslernbilder. t. XIX des ¢ Studien der Bibliothek Warburg », 1936, p.
413 suiv.
(3) Ci. W. Gunnen, L cil., p.342 suiv.; The Oxyrphynchus Papyri. part III, 1903, p. 128 suiv., n° 465,« Astrological Calendar ».
avec les remarques de F. Boll, p. 127,
(4) Les décans sont les « chronocrators » des décades de jours.
Jamblique s’atrépéter les expressions mêmes dont son antagoniste
svtait servi, el, après avoir cité
(1) Fr. 5 (p. 31) de l'éd.de H.R. Schwyzer (Chairemon, Leipzig.
1922), édition dont les notes critiques relatives au passage parallèle
de Jamblique sont. bien entendu, à rectifier.
(2) Les étoiles appelées xpuraioi président à des semaines de
cinq jours dans les éphémérides astrologiques du papyrus cité a la
Kroll.
pour montrer qu'il reproduit fidelement les objections qu'il prétend détruire,
A la fin du volume de Gundel, parmi une série de trentetrois planches, on trouve, groupées fort ingénieusement, des
ef. W.
palais Schifanoja.
la
—
tour ta tradition manuscrite de ce morceau. voir mon article
In
extra du
Comimentaire de Proclus
ote..
dans les Mélanges
dua, Paris 10037, pdt suiv.. et l’élude annoncée ci-dessous.
NU,
nube 3.
(21
C'est ains. que, pour les doctrines des Mage»
conception
Storcieune
XXXVI. 42 suis...
interprelations du
reproduile
par
Dion
aussi, a
côté de
Chrvsostonte (Oral,
von à eu une autre, que l'un retrouve dans les
inylie
d'Ir el dans certuines doctrines sur les
descenles des ames de lu Voie Lauctée et sur Je moven de les affranchir
de la domination de
l'Ilcimarment vu
Nécessilé ('Avdéyxn).
(3) Jamblique, { L. VIII, 4, p. 266, 3 suiv. : 5gos «e To
Page 3
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que les deux passages parallèles peuvent se contrôler mutuellement, Jamblique appelle le contenu des éphémérides
en question ta Er toig Taipeogiriazoisg(') La leçon
zowıaxöv du Parisinus gr. 2417 (f. 112°) en cet endroit a
iota
qu'il
cazapiviaxoig du Laurentianus A n'est que la copie d'une
variante introduite par une seconde main au-dessus de la
bonne leçon dans le Vallicellianus F (f. 123"), d’après une
conjecture de Marsile Ficin (?). Quant aux autres variantes
entassées sans ordre ni méthode dans l'édition du De Mysteriis de Parthey, j'aurai bientôt l’occasion d'en montrer la prodeux
de
80
.
81
été adoptée sans preuve par M. W. Gundel. C'est avec un
convient
nos
d'écrire
le
mot,
tel que le donnent
meilleurs manuscrits, le Parisinus 2501
(f.
134") et le Laurentianus 28, 13 (f. 129%), comme j'ai pu m'en
assurer grace à des photographies, qui confirment le texte
du
Vindobonensis phil. 108 (f. 348) cité par Boll (1) —.
variante
en -oyor- provient peut-être
la racine -oyoır- tentée
afin
venance tardive et l'insignifiance complete (*). Si Porphyre
n'avait pas fait intervenir le témoignage d'éphémérides
intitulées de la sorte, Jamblique n'aurait eu aucune raison
d'en parler. Il se borne à retorquer l'argument allégué par
l'auteur à qui il s'attaque. Il n'est pas question chez lui d'une
gie dit de Néchepso-Pétosiris,
citation à rectifier (4).
l'orthographe
D'ailleurs, pour établir la forme exacte du nom du calendrier en question, nous disposons d'un tout autre témoignage
encore: celui de l'astrologue grec Héphaestion de Thèbes
(4° siècle de notre ère) qui, au l. II, ch. 18 de ses Apotélesmatiques (5), mentionne un extrait tiré par le roi Néchepso,
le maître de l'astrologie gréco-égyptienne. éx tür EaÂueoytviaxa@y BiBliwr comme il dit. La variante oa/ueomot,
une
apparence
de
La
d'une assimilation à
donner au
mot
barbare
grecque.
Héphestion empruntant sa référence au traité d’astrolosans
se rattacher à une tradition particulière 4 Jamblique et à Porphyre,
de
ces divers auteurs met hors de
un
ouÂueoyiviaxd.
juge compétent.
Sur
doute
le
l'ancienneté
sens premier
le collaborateur
Bezold, a renoncé à prendre parti (2).
la rencontre
D'autre
de
de
de
ce
Boll»
C.
part,
un savant éminemment qualifié, M. O. Neugebauer, veut bien me
faire savoir qu'un pareil mot— dont tout essai d'explication
Jui paraît fort hypothétique — ne s'est pas encore, à sa connaissance, rencontré dans les tablettes cunéiformes astrologiques ou astronomiques.
Quant à 1 « Almanachus » des étymologies courantes, il
n’a
sûrement rien de commun avec les éphémcrides men-
Tod: hevotionnées par Porphvre
; il est beaucoup moins ancien qu el-
(1) En Jes rattachant (/. 1.) aux “Eouaizal dvardzes:, mais sans dontextes des x11°-xi11® siècles. Sur ce point, je dois à mon conta: xai tov twdiaxòr to: te dexavod: zul weocxdnor: xui
pérovs xgataod; xal Hyeudra: nagadıdaugır,
ner à ce sujet aucune précision.
(2) Ficin rend le mot par « salaminiacis » dans son Jamblichus
De mysteriis Aegypliorum etc.. p. 157 de Véd. de 1570.
(3) Voir l’étude de la Tradition manuscrite du DE MySsTERHS de
Jamblique qui paraitra
prochainement.
(4) Aussi longtemps que n'a pas paru l’éd. de la Préparation évangélique d'Eusèbe préparée par notre savant collègue de Vienne
M. K. Mras, nous connaissons trop mal l'histoire du texte de cet
ouvrage pour essayer d'expliquer l'origine de la leçon dGéperrytaxd.
Faut-il y voir un essai d’assimilation du mot avec le nom des almanachs (cf. GALE. I. cil., p. 394)? Peut-être la faute n'est-elle qu'accidentelle, un des deux o consécutifs (dans toiz oa/u-) étant tombé,
et la syllabe -»ı- ayant élé déplacée à la suite d'un renvoi marginal
destiné à combler une omission?
(5) Fort mal édité par Ruelle, Catal. codd. astrol. gr., t. VIII, 2°
partie, p. 87, 1. 1 ss.; cf. la traduction de W. Gundel, ¿.1., p. 420.
les. Il est vrai, on trouve déjà le mot « Almanach » dans des
frère et ami M.
Paul Faider une abondante documentation. Il me signale la présence du mot ou plutôt du titre
dans des manuscrits latins bien avant l’Opus Majus de
Roger Bacon (1267),par exemple dans un « De compositione
(1) Cf. F. Bott, Sphaera. p. 376, n. 2.
(2) Cf. C. BezoLb et Fr. BoLL. Eine neue babylonisch-gricchische Parallele, dans « Aufsätze... E, Kuhn gewidinet ». II. 1416, p.224 : « Der...
Titel... ist wohl... aus dem Assyrischen zurechtgemacht: « Bilder
»
heisst dort salmi (sulmé) oder salmänu... wobei freilich der Rest des
Namens völlig unerklärt bleibt » (C. Bezold). — Sur l'éymologie proposée
par PIEPER (Oriental.
Litztg,
1927.
1048). cf. W.
GUNDEL,
Bursian's Jahresber., t. 243, 1934, p. 96. Pour l'origine babylonienne,
W.
KRoLL,
Realenc.,
Mi. Boisacg. — 6.
Suppl.
Y,
Page 4
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NOM ET ORIGINES DE NOS ALMANACHS
almanach» du Parisinus Latinus 7418 du xn° siècle. Mais
toujours, le mot garde une forme indéclinable « almanach »
ou « almanak » qu'il a encore dans le titre de l'opuscule
intéressant et énigmatique de Jérôme Cardan « De supplearabe (al-) par une fausse étymologie, a pu fort bien donner
naissance à la forme pseudo-arabe almanäkh » (1).
En résumé: 1) Porphyre a appelé les calendriers dont il
mento almanach », et — on peut le constater — partout aussi
dans la liste des textes réunis par M. Steinschneider, à la
fin d'une notice fort érudite« Ueber das Wort Almanach » (1).
Nulle part, il n'y a aucune apparence d’« almanachus » avant
les fantaisistes conjectures des humanistes.
Pour l’étymologie de ce mot, un Orientaliste éminent.
dont l’abnégation se multiplie généreusement au secours des
chercheurs désorientés, le P. Peeters, a bien voulu me fournir
une note que tous mes lecteurs me sauront gré de mettre à
leur disposition: «Le rapprochement qui
la locution adverbiale svriaque „was
s'impose ici est
où pasale manhai » ou « l-manhaiî », «in posterum annum ».
Cette
loention
traditionnelle est, selon toute apparence, antérieure au svriaque. Et. traditionnellement aussi, elle peut fort bien
avoir servi à désigner les tables du temps publiées, je suppose, au commencement d'une année lunaire. En tout cus,
l'origine d'almanach doit, sans doute possible, être cherchée
dans cette direction. La préposition + |- » en se muant en article
parle des Laipeoyiwiaxa, et non pas des 'AAuerıyıaxd, comme
les scribes d’Eusebe l'ont fait croire.
2) Tout aussi bien que les variantes GAuerigiaxd, cadapimaxá, caduerigiaxi et oulusoyoiviaxa, les vocables 'AAuevayov et « Almanachus » peuvent disparaître des glossaires et des répertoires de l’érudition.
3) A la place du doublet qui se perd (almanach - dAuevaxor),
on voit se produire un rapprochement nouveau: dexavo; doyen. Puisse le décanat attribué de la sorte par l'astrologie aux
puissants chefs (zgararoi ayeuovec) des milices célestes ne pas
nous intrizuer trop longtemps par une mystérieuse antiquité (?).
Enfin, pour ceux qui s'intéressent à l'histoire des choses
tout autant qu'à celle des mots, à propos des ZaZueoyriaxd et de leurs séries de dieux décans, on pourra retenir
qu'un astrologue du premier siècle après J. C., Teukros dit
de Babylone, en a dressé Ja liste en langue grecque (trois
par mois, comme trois pour chaque heure du dodékahoros)
et que ce tableau composite —où l'ibis et le crocodile d'Égvpte se rencontraient avec des monstres chaldéo-assvriens —
a servi ensuite de source
principale à l'universelle diffusion
de Vimugerie fantastique d'animaux sacrés qui décore en(1) Dans cet article (Bibliotheca mathematica, 1888.
M.
Steinschneider
cite
notamment
un
almanach
p. 15 suix ).
d'Arzachel
de
Van 1231, ete, Sur l'Almanach perpetuum de Profalius. cf, P. DCHeM.
Le systéme du monde. Paris, t. III. 1915, p. 308 suiv.
M. Faider me
signale aussi un + anemalhac aus juys + «c'est à dire un almanach à
cure actuellement les marbres, les papiers peints et les fresges, Jans Part hindou,
La
divers
sh
astrologie
l'usage des Juifs) d'après I. Delisle. Le cabinet des mss, de la Bibliothedans de
(xe
que Nationale, t. 1, 1868, pi. 12, Souhaitons que le savant éditeur de
denn
tifosi
l’Archivum mediue Latinitalis
élabore bientôt
l'article consseré
a
esrraje
ce
apparemment par l'intermédiaire
de
mot,
qui
nous
est
arrivé
l’hébreu. el que l’on a voulu rallacher par ses origines à la variante
vs manacus » de VITRUVE IN, 7,
(sic
codd,
HS,
«maneus» G)
6: « circuli
dieitur, »
menstrui... qui
manecus
—
reconsli-
Mais
une
le
arabe,
chinois,
japonais
ou mast quí fgureul d'autre part sur les monuments les plus
du
moven-ìge
chronologique
opt
une
Ta tieurs
conspilication.
duedénaire
histoire
tres
Les
européen.
dont
ces
un
pas
reconnu
toute
observations
de
F.
Cumont
et
nous permettent
kan
que qu
savant
de
dans
n'a
Kroll, à cel egard,
fart
Teukros,
Gundel,
meritoire,
N.
Da
de
M.
Hellénisés
de
de
remonter plus
interprete
des
Dekansternsue
français dérivés de
tution des cercles décrits par Vitruve, et que M. O, Neugebauer a
bien voulu me communiquer, fait voir à l'évidence que c'est le mot
e menacus a qu'il faut lire, comme Turnébe l'avait deviné.
Quant A
tobe
gro
D
pe
Popuscule de Jérôme Cardan it. V. p. 976-592 de ses opera. ed
de
ete
eh Ge
1663). je n’en sais rien de plus qu'au mument où j'en extravais
une
te
il.
donnée
Bull.
curieuse
Acad.
R.
dans
mon
Belg.,
Classe
étude sur
« Les Couleurs des planetes
des Lettres. 1935, p. 275. n. 35,
la SA
Lan tm
VT Ps
ce
carte!
rat athe
a hienas
fer
yet
de
oma
Heqent Durigine arabe, mais c'est à la
bette d'uttrituer au mol une origine
Peters;
odes
Qt Lanupent.
tenu,
Petit
déja
par LUNDEL,
Page 5
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bilder. L’astrologie chaldéenne subdivisait les mois non pas
en trois décades, mais en six semaines de cing jours, do-
Pour retrouver l'idée du Temps qui, à côté d'une carte du
ciel, présidait á la confection des anciennes éphémérides,
il faut écarter de Vesprit la notion d'une durée homogéne, abminées tour à tour par une des étoiles fixes qui, au nombre de soixante-douze, brillèrent dans une sphère dite « barbare » et qui, par conséquent, au lieu de faire régir le calendrier par 36 chronocratories, le soumettaient aux dominations successives de 72 maitres du temps. Ce nombre de
semaines devint ainsi
straction incolore 4 laquelle la philosophie moderne recourt
pour nous expliquer le fonctionnement de notre faculté
de connaître. Le redoutable maitre de l'heure dont la toutepuissance tenait compte d'un innombrable entourage de conseillers et d'assesseurs savamment hiérarchisés — ou si l'on
un nombre sacré en Babylonie et il
le resta pendant des siécles, « en particulier parmi les Sémiveut, le Destin, dont les arréts se succédaient d'apres le
roulement dans son calendrier céleste de feux et de constellations d'une mobilité aussi ondoyante que celle des
chorégraphies astrales, aprés avoir, avec le géocentrisme
de Vantique cité du monde, vu sombrer sa raison d'être,
a pris à nos veux une étrangeté paradoxale, et nous avons a
présent peine à concevoir ce qu'eut jadis de dramatique et de
vivant une personnification de la loi de causalité devenue
incompatible avec notre conception de l'univers. Il est vrai,
tes, et c'est pourquoi les traducteurs de la Bible, sous Ptolémée
Philadelphe,
auraient
été
soixante-douze
et auraient
travaillé soixante-douze jours » (').
Boll a hésité à prendre a la lettre le passage vu, caractérisant l'astrologie des Chaldéens, Diodore affirme qu'ils savaient prédire les éclipses, c'est à dire,
au
sens propre du
mot, les « défections » ou « défaillances » de la lune et du soleil,
comme les apparitions des cometes.
indépendamment des
causes réelles des occultations, mais d’une façon
purement
aussi bien que l'espace, le temps d’une astrophvsique renouempirique, d'après « les levers, les couchers et les couleurs
velee va bientôt demander, lui aussi, des exercices d’assoudes planètes »(*). Un passage de Jamblique — voisin de celui
que
nous avons
cité
ci-dessus —
est
cependant
85
plissement fort difficiles à nos imaginations. Peut-être sera-ce
presque
EP1A%a,s.
aussi formel que Diodore à cet égard: «Les signes de la
mensuration des cycles divins — c'est à dire des révolutions
des astres — sont manifestes et se montrent aux yeux, dit-il,
quand ils annoncent les éclipses de soleil et de lune (?) ».
Ce n'est pas aux calculs d'une astronomie scientifique que
l'apologiste de la théurgie fait allusion dans ce passage, en
mettant ainsi les éclipses mêmes au nombre des événements
en tenant compte du ravon de Soleil et de l'aspect souriant
prétes aujourd'hui encore par de pieuses croyances
- à la
place des sombres attributs de Saturne -- au Samedi consacré
a
Ja
Vierge-Mere,
que nous réussirons le mieux à
nous representer Ja
particulière animation du cours des
heures, des années et des siécles, tel qu'il était figuré par
Li décoration astrologique des Sajuesyrrisza et des almalus
qui ep ont recueilli la succession.
amenés par le Destin des « Salmeschiniaka ».
"ot
eFs
(1) F. Cumont, L'Éyyple des astrologues, Bruxelles, 1437, p. 14
n. 1. Cf. W. Kroll (citant F. Boll), Reulene., Suppl.. t. V. col. 545,
50 suiv., et les importantes remarques de M. A. Schott, dans «Quellen
und Studien zur Gesch. der Mathematik», Abt. B, t.
n.
11
IV. 1937, p.172,
notamment.
(2) Diodore, II, 30, 5, Cf. F. Boll, Realenc., s. v. « Finsternisse ».
col.
2338,
37
suiv.
(3) Jamblique, De Myst., IX, 4. p. 278, 2 suiv. éd. Parthey.
SA,
Bibez.