Le Gnomon de l'idiologue et son importance historique

Auteur
Carcopino, J.
Publié dans
Revue des Etudes Anciennes
Année
1922
Sujet
GNOMON
Langue
Français
Catégorie
C3 Mathématiques
Numéro d'archive
4175

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Afficher le texte intégral18 pages

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l'École. des Hautes Études; "ts1 théodoré Hetjaëh, Un Code seed de l'égypté àromaine, te Gnomon de l'idiologue „(extrait de lä Nouvelle Revue de droit françois et étranger), 1 tol, de 187 pages, in-8°, : Paris; igst, Be le Notes à l'égard des peuples à qui elle imposa le bienfait de i’atrive pas à la taille d'Aristote. Mais, d'une part, la politique fogue, ce haut fonctiontiaire légué par les’ Lagides à l'Empire, ‚uvec le. développement de la démocratie athénienne, et Vidiolive qü'elle soità tant d'égards, ne gaurail rivaliser en intérêt © Asstitémenit, organisation de l'Égypte romaine, si instruc- “= dats sa tenetit substantielle, le « gnomon » de U «‘idiologue »- M Théodore Reinach vient de nous tendre; en nous révélant, ‘dest un service de méme ordre; et aussi considérablé, que “äppropiiër- les priticipales. et neuves richesses. Aujourd'hui, „tout dé suite en mestre de l’aborder; de lecompréndre, dé s'en aväiéñt commericé de s'inilier, sous la direction de. M. Haussoüllier, à l'énorme importance du document, se trouvèrent fis ritaitres, Hos étudiatits, qui,à où les tiuänces les plus delicales étaient respectées ‘et saisies, effort qui n'avait. rien esquivé,à la perfection d'un travail uñ rdpidité de cette tentative, àila vigueur et à la sineérité de iest table; que des volutnés de “dissertations. Grâce: à semaines après ja divulgalion dü papyrus du British Museum, EN traduction: diss! fidèle qu élégante qu'il s'était empressé ston francaleë dé ia Constilution d’Alhönes d Aristote: Quelques LE“GNOMON DE L'IDIOLOGUE Dad Re weDes esn Raga Ee NV ; Cakes wo=

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LEGNOMONDELIDIOLOGUE: | ErSON IMPORTANCE HISTORIQUE * es 4 ta oe dean Lesquier, oO | mM y.a trente ans, M. Théodore Reinach-pbliait ane ver | sion française.de la Constitution d'Athènesd'Aristote. Quelques _ semaines dprès la.divulgation da papyrus du British: Museum, - Ja’ traduction -aussi fidèle qu'élégante. qu'il s'était empressé | d'éditer faisait. plus, ‚pour la diffusion en. France de ce texte. : inestimable, que des ‘volumes de. dissertations. Grâce à la | ‘rapidité dé cette tentative, ala vigueur et à la: sincérité d'un 2 effort quin'avait tien: esquivé, à la perfection d'un travail. … … où les. nuänces les plus:défoses étaient respectées et saisies, nos maîtres, nor.étudiants, qui, à l'Éoole des Hautes Études, avaient commencé de s'initier, sous la direction de M. Haussoullier, à l'énorme importance du, document, se trouvèrent |: tout de suite en mesure de l’aborder, de lecomprendre, de s'en - appropriet les principales et neuves richesses. Aujourd hui, — “c'est un service de même ordre, et aussi considérable, que M. Théodore Reinach vient de nous rendre, en nous révélant, : | dens sa teneur substantielle, le « ghomon » de le idiologue »- Assurément, l'organisation de l'Égypte romaine, si instractive qu'ellë soit à lant d'égards, ne saurait rivaliser en intérêt: avec te développement de la démocratie athénienne, et Fidio- __togue, ce haut fonctionnaire légué par les Lagides à l'Empire, | warrivé pas à la taille d’Aristote. Mais, d’une part, la politique de Rome àVégard des peuples è qui elle imposa le bienfait de — te Théodore Reinach, Ua Gode fiscal de 'épote romaine, le Gnomon de Midlologue one de la Nouvelle Revue de droit franca et étranger}, 1 vol, de 18) pages, in-8°, | .

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a FRE u Be . fl “REVUE ‘bes ÉTUDES AxCIESRÉS sa paix souveraine n'offre jamais un enseignement plus fécond : que dans Jes pay#ot elle s ’apptiquatt & des races multiples, Obs ‘accommodait à leurs traditions dispatalés; et, d'autre part, _ &ifest vrai qu'il n'y ait rien, dans: l'histoire, qui tienne une .: place aussi grande que le droit romain dont dev ait sortir le rom et la réalité de notre. civilisation, c'est au croisefnenit de: toutes les grandes ‘voles. qu’y traça la logique persévérante des jurisconsultes que, par fanature de ses fonctions et la complezité de sa täche, était placé I idiologue d'Alexandrie. Suivant l'analysé que Strabon nous a laissée de sacompé_tence, le directéur du cowipte particulier, l'E nde vi isto Nye, _ l'édiologas des inscriptions latines, procurateur impérial du rang des dutenarli et n'ayant au-dessus de lui, en sa province, | que le préfet, est une’ sorte de procureur général du iso romatúen Egypte. N est ehärgéde rechercher les biens sans. maitres, les biens caducs, les biens confiscables et d'en pour- En suivre la devolution au profit de César, par toss les tnoyens _ légitimes dont ii dispose. En outre, et par une’conséquente naturelle dé la divinité de César, maître et dieu de ses sujets égyptiens, l'idiologue, qui la représente au milieu d'eux,a la . haute main sur: les ‘temples et les cultes indigènes quelle a hérités des Ptolémées, comme celle des Lagides les avaient et il porle, par sureroit, le titre de grandreçus des Pharaons; prêtre d’Alexandrie et de l'Egypte. tout entière : ik "Arsiavigelas val Alyiaıı TAMS. u : On conçoit, dans ces conditions, que les chevaliers romains investis de ces pouvoirs divers et complexes n'auraient pu les hien exercer s'ils n'avaient pas eu, pour les guidér. dans la pratique quotidienne, comme un code, dont la rédaction première, contemporaine de ‚la conquête, remontait: à Auguste (préambule, p. 11), une équerre, un u gnomon >, _ c'est-à-dire une « règle » qui posait les principes de leur auto_rité, déterminait ta forme et les limites de leurs interventions. A mesure, d'aitleurs, que des espèces nouvelles apparaisshient en Egypte, et que le droit se modifiait à Rome; le « gnomon » | était revu et augmenté, et des résumés du nouveau règlement étaient envoyés, dans chaque nome, aux fouctionnaires des

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te GNOMON DE L'INLOGUE En 103 divers ordres: administratif; judiciaire, financier, ' dont le | concours élait indispensable à son application. Ceux-i, pour | en retenir les dispositions principales, en exécutaient, a mieux pour learcompte, des copies qu'ils gardalent. par devers eux et: qui, dans les cas:douteux, leut servaient de référence et Waide-mémoire. oo Comme M.- Th. ‚Reinach mé¢ parait l'avoir“démontré contre Schubart (p.. 63), c'est une « copie» de ce genre que Îles . - conservaleurs du Musée de Berlin ont-acquise à Batn Hart (autrefois Théadelphie) en 1912, et qui à été déchiffrée au verso ._ d'un papyrus long de.2“o5, haut de.o”21, sur le recto duquel . figurent les comptes dressés ‘par les sitologues de Bernikis, village voisin de Théadelphie, pour l'année 12 du règne d'Antonin le Pieux (150 ap. §.-C;), Elle n‘a ‘donc aucun caractre d'authenticité officielle; et entre leghomon d'Alexändrie, | rédigé èn. latin, plutôt retouché et tenu à jour que refondu à chaque changement de la jurisprudence, et le document que 1apublication de M. Schubart a mis entre nos mains,s'inters posait l'expédition, évourtée et em grec, qu'avait établie ta chancellerie de l'idiotogue. D'où les défauts de notre ezemplaire, l'obscurité de certains de ses passages, le désordre de sa composition, la tournure elliptique de la plapart de ses articles. Lerédacteur auquel nous les devons ne travaillait pas pour la postérité; il prenait des notes pour son usagé personnel, et il s'est, le plus souvent, dispensé de joindre à la règle essentielle, et comme brutale, dont il fallait qu'il se souvint, a tea précisions, les réserves, les atténuations, les exceptions ». | (p. 63) que ce bref énoncé ne peut plus représenter à notre ignorance, mais qu'il évoquait, jadis, dans les esprits mieux informés. Mais toutes ces difficultés dont M. Th. Reinach s'est — tiré à son honneur ne rendent que plus sensible le rare mérite - d’un travail qui comporte à la fois une édition sûre, une traduction loyale ef un commentaire approfondi. - | & + D'abord, le texte qui nous est ici présenté réalise un progrès tangible sur celui des éditions allemandes. M, Th, Reinach a pu

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avon |pas Érooes inciesnes | confronter avec l'éditionprincepsde Schukart (Berlin,1919). celle que Paul M. Meyer a insérée dans sesJuristische Papyri. en (Berlin, 1920); et non seulement il a retenu les plus’ satietai- “ -santes de leurs fectures, mais, en maints passages, if lesa eee, _notäblement amöliorées. Sans doute, il ne peut sagir. encore 7 Wun texte définitif; sur.quelques points, taleçon véritable reste: : 2 à découvrir,et cé ne sera pas trop de te collaboration de nom--. breux érudits, juristes, historiens, philologues pour Vamener au plus haut point de perfection que comportent 508. lacunes u et ses fautesr. Mais il convient de signaler quelques-unes des: | tof | rectifications heureuses que renferme la prenuiire des éditions _ | - françaises. ı ‘modifient pas | Certaines-donnéntaux phrases,ıdont elles ne | sensihlement la signification, Péquitibre où Ja correction qui L 152 : La ésapsér; leur manquait : 1. 19, cobs ix Pere Kn Le à .* | ligne 234: iver, ete. D'autres vont plus loin, changent oùéargissent noiré inter. .. prétation. Ainsi, à L 9%, M. Th. Reinach à eu tout à tait raison . ° de rejeter la séparation fortuite que Schubart avait respecide | et qui coupe, de manière à le rendre inintelligible, le mot wongannava, évidente transcription du tatin coemptionem, sans lequel l'article 33, déjà difficile à « réaliser», poserait à la sagacilé des interprètes une énigmé indéchiffrable. Le principe qu'il n'est pas permis à un Romain de.tester au delà de la _egempiio prêle assurément à la controvérse. Mais il ne paraît pas possible de la développer sur une autre base. u L'article 23 da règlement, qui confirme dans sa première’ e Romain et sa sceur phrase l'interdiction de mariage entrun ou sa tante et, dans sa seconde, l'autorisation de mariage entre un Romain et sa nièce — adehgüv Buyaripag asyäsyasrran —— | se termine par celte proposition irrecevable, quoi qu'en ait dit. t. Voir, ich méme, la corecction a palmaire» dueà Pierre Roussel, de anxpiipre en xonptapre à la ligne 310, et les remarques péndtrantes qu'elles a suggérées . A, 1932, p. 88 et suiv.}, Je me demande si, à la ligne 190, au et E. à M. Perdriz(B, licu de !'emendalio bes. quo Schubart a substitués à la leçon barbare du manuscrit Yes ct que conserve M, Th. Reinach, on ne doit pas lire simplement Rai, « à amiable » ?

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|. LE ontwor De L'IMOLOOUE OB Schubert, sous la forme dont le manusorit l'a revétué :‘Tagtáhag dyer Bego endEy «2 Snap 15152 PE32 A. suivre le papyrus, ce Pardalas qui est, säns;aucun doute,Tidiologuede-ıaa-r23 -: ap Je.‚ m'avait fait. qu obéir à la règle, ‘et. Yornne peutgom- | | prendre. ni Je paves: qui lui Oppose |son initiative,’‘puisqu'il a: _- appliqué la-vògte en confisquant lesbiens: des frères.etcours _ + incestaeux, ni même:la conception de sx‘jurisprudence, puis; . . que cette jurisprudence: est simplement conforme à la règle, : a ingénieusement sùpposé .qu' une. baploM. Th. Reinach graphie, due au voisinage de Vacousatif Ouyartpa, à la ligne SE . ‘avait fait sauter,- à ta ligne72, efavant oventiveny, le datif ‘Guyatpact qui. suffit; en effet, à justifier la conduite de Pardalas, ~ et à rendre: à l’article enquestion. la cohésion qui lui faisait défaut: Jusqu'à Claude, les mariages entre oncles et nièces ont. été prôhibés. Claude, désireux d'épouser Agrippine, a fait admittre la légitimité deves unions dans I6 seul cas qui l'inté- - | _‘ressait.et où lé‘nièce était fille de. frère. Celle attlorisation - u ‘impériale’ a-tellë &s rapportée, de son chef, pat l'idiologüe? Où bien, en Egypte, et au contact des ‘unions contractécs par. | les indigènes de ce pays, a-t-elle été étendue aux nièces filles . de sœurs, et Pardalas est-il revenu à Tobservation stricte du | sériatue-consulte du: règne de Claude? Ou bien, hypothése plus | subtile que pourraient. suggérer la ‘concision habituelle de u la - notre document et la teneur probablede son modèle latin, Joi n'a-t-ellejamais ratifié, en Égypte comme à Rome,.que les _ unions entre: onclès et nièces consanguines — horn Guyatéons, frairumfilias, — et Pardalas s'est-il borné, dans un intérêtfiscal, à substituer cornme sanction dés unions prohibées entre oncles et nièces utérines,Bergs [Buyargin], sororam filiabus, la | pénalité de l'inceste naturel (confiscation totale)à la pénalité de l'inceste purement civil auquel elles étaient assimilées (confiscation de la. moitié)? Toujours est-il que la fin de l'article 23 n’a pu viser, comme l'a vu M. Th. Reinach, que - jes mariages entre oncles et nièces, et qu'elle doit être interprétée. comme il l'a eu rétablir : …Bgör Ovyatépas ouynegupyext. Itaphihag dizer Herpen TEN: nv tk u Una Ze auinaben.' Bland. 0% D Be

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REVUE DES TUNES ANCIENNES— +. + + | | Comme calle de r Allan mike, la traduction duggnomon u oo - òst-d'úne rigoureuse probité, M: Th. “Reinach n'a pas cru. - : devoir s'emprisanner dans une.littérélité qu'il reproche juste: . ment à M: Schubert, parce qu'elle n’aboutit -le plus souvent : | qu'à épaissir les obscurités du texto. Il a voulu d'abord être clair, Lil y a pléinément réussi: les articles se suivent, dans ‘aa version, sans aucune peine; et un juriste, qui n’est pas | helléniste, pourra, sans récourir au texte, acquérir, grâce - a elle, une notion trés nette des prescriptions qu'il renferme, : pénétrer l'espritdu document et jusqu'à Ja manière du rede . - teur, cursive et condensée,. mais rigoureuse et frappante. _ Simple et naturelle, ellese laisse lire comme ün code contein- ¢ pleine Fumière porain. Le droit qu ee énonce entré ainsi en a ét n'en est que plus aisé à interpréter. | Peut-être, toutefois,M. Th. Reinach s'est-il laissé enträfner u trop loin par son-désir, non de inoderniser sen auteur, mais de le rendre plus accessible et plus vivant; et en donnant à dee termes qui avaient, dans l'Égypte ancienne, commeune valeur — spécifique des équivalents qui prennent aujourd'hui, dans notre langue, une signification différente, il risqued’induire en : erreur les non-initiés. ‘Systématiquement, il écrit« bourgeois.9 pour asi passim); «classes pour cays et rahe (aft. 55 et ra); «de la même classe o pour éxépuiss (art. 34, 112). Or, notre _ « bourgeoisie », nos «classes » actuelles sont dés divisions de | l'ordre social, tandis que tes divisions de l'Égypte romaine étaient à la fois de l'ordre social et de l'ordre national, ét,dans la majorilédes cas, de ce dernier exclusivement. Plutôt que par le mot « bourgeois » qui ne peutconvenir ici.que ramené à son élymologie: et préalablement hellénisé, j'aurais, ou” transorit le terme grec tel quel, ou traduit .le vocable kavel, qui définit la condition des Grecs d'Égypte hobitant des agglomérations sans «sirceia, par la périphrase.e les Grecs | r pas préjager leur véritable. des boutgsn ou mème, poune il n'y aurait situation, par les « Grecs citadins ». Pareillement,

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bk Grows De L'IDIOLQQCE qu‘avantage “à remplacer partout « classe > par l6.terme … a catégorié » susceptible d'être plié aux deux sens. possibles : ' + dé-rhypa el de +456, le sens large, enveloppant à la lois la “condition sociale. et l'origine ethnique, comme la. té … gôrle ou wah-des affrmèhis alexandrins(art. 16),:le éens … étroit, restreint à: la nationalits, qui fait, par exemple, de: 8 > de catégorie égyptieñne de l'art. 55 3 Aiyéent shy an a simple: synonyme.du :vives. mentionné aux articles. 35, 39, 46, u 99,67. - Mais si ce sont là des.apparences d'inoxaotituies, elles né - touchent qu'à la forme et laissent intact le fond des chôses, “sur quoi M. Th,’ Reinach sait parfaitement à quoi s'en tenir. la peut-être, délibérément, forcé certaines éxpréssions. I n'a - N nl faassé ni-dissimuld la réalité. Au contraire, il a toujours _ tâché de la rendre avec la plus grande précision, sans jamais — chércher à mettre sa. responsabilité à ouvert gous des amphi- . hologids cülculées; et, s'il est vrai qu'il n'y a rien comme la peur maladive des contresens pour en faite commettre, velie franchise non. seulement l'en a préservé, mais elle procure | à ses lécténrs cette sécurilé continuellequi est Fe charme d'une “traduction, D'ailleurs, une habile disposition typographique, que faciliteit la division par articles, au moins jusqu'à | l'article 80, de l'original, permet à chaque instant le contrôle — des plus exigeants, en meltant en face l’une de l'autre ta règle grecque (pages paires) el sa version française (pages impaires). En outre, dans tous les passages où M. Th. Reinach n'est pas arrivé à une certitude, il a pris soin de nous prémunir contre ane adhésion trop rapide par des points d'interrogation, Enfin, pour ceux où sa ‘conviction ést assise, mais qui, ou bien ont soulevé déjà des discussions, ou bien pouvent laisser chez d'autres subsister un doute, ila eu soin d'inscrire à côté du | numéro de l'article, et entre parentheses, le paragraphe de son commentaire où ils sont amplement examinés ct débattus. Les travailleurs ne pouvaient souhaiter un instrument plus commode et plus sûr; ét c'est à peine si, sur un texte qui - comprend 260 lignes et 115 articles, j'ai été deux fois tenté de me söparer du traducteur, aux articles 34 et 44.

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AEVUB DES ÉTUDES ANCIBNNES aan! Gn o De Particle 4,; M. Th, Reinach unous proposeta transcription : — ie mm co s fil , son it écr par e lar déc qai en pti Egy Un Ye té an iv gu " s se de e ièm six du ion cat fis con ta de ni pu est e hèb “ép n cie _ân _ on s.s Den i.’ veen auda dvah : peey sina 36 wv : e rt po te tex Le » ns. bie |. | © : commentaire; M. Th. Reinach explique qu'il s’est rallié tel à l'explicationde. Schubart:. le -quart des deux tiers, en _ | àautres termes, le sixième ip. 73). Fort. à propos,il ajoute, a = Tet cette réserve excuse 1a mienne: « Mais pourquoi. n'avoir … “= pas écrit simplement 3 Ierv? ». Cette tournure compliquée est, et effet, d'autant plus suiprenahte, et, à monavis, d'autänt ‘moins acceptable, que, partout ailleurs, te rédacteur de notre = gnomon s’est montré plutèt avare de ses paroles, Mats nous ° . | ‚avons ung raison intrinsèquede chercher à entendre autrement. * ce passage, une raison tirée du fond des choses et de l'irnpos-— u sibilité où.noùs sommes d'admettreque la faute la plus faible. ait été réprimée par la peine la plus forte. Câr nous lisons. à l’article 42: «Toute personne qui sattribue dans [une affaire] = | un nom ne correspondant pas à sa {eatégorie] est punie dé la — LA confiscation du quart de ses biens. H en est de même de ceux qui ont connu le délit et s'en sont rendus complices ». Le | législateur n'a pu vouloir frapper d’une confiscation inférieure au quart une usurpation d'état civil durable, permanente, dont les ellets se feront sentir toute la vie, quand i} a frappé d'une | confiscation du quart une simple usurpation momentanée, peut-être exceptionnelle et restreinte à une signature dans | | un contrat privé. _ Je crois donc qu'il faut interpréter l'article th poranalogie, non seulement avec cetarticle 4a qui englobe dansla punition — tous les complices, mais avec l'article 43 qui dépouille- d’un quart de leurs biens tous les enfants égyptiens d'un père faussement déclaré par eux, lors de son décès, comme citoyen — romain, et les unit dans les conséquences d'une fraude dont iis cussent, en cas d'impunité, partagé le bénéfice. L'enfant égyptien indâment inscrit sur les registres de l’ephebie n'a pu

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te aomos-ne, 1.INIOLOGUR |es. ee l'être que hat le mensonge de son pire; mais i est:‘juste, en toutehypothise, que la mére, qui peut: se présenter aussi lors, à 5 “dane: déclaration denalssánee {article fi7h ‘soit tenue pour | rire ent soi ns: bie s se e qu et se mi ïn co on ati arp lus : solidaire.de. nr ‘conflequés également: züv 8: adangPaiquiinsu, amborum ou De ~. duorum quarid pars bonorim: fübliculür: ya saisie du quart… des bieris des deux;c'esf-h-dite du: père égyplien, conpablé, of “- . dé indre, complice. L'usurpation de-calégorie éslune faule. - _ devient une faute familiale;et si la proportion. d'après laquelle : l'amende est prononcée ne ‘varie pas, son chiffré, comm. ~ Individuelle, quand elle n'est pas constante. Habituelle, elle : Texige le simple bon sens, s'en trouve tout de méme augmenté. : nia L'article 34porle; tt; iv stpatelaan asd starr ds ouvneytie hashartalı] zat. wk" Pozauis va ‘Akgs Aratos Koi:an oa le Boshovenvis, M. Th. Reinach écrit en regard: « Les 7 . militaires en expédition eu quien reviennent ont été autorisés Be A tester'sous forme de testament romain ou grec et à employer les expressions qu'ils vouläiént » ; et, dans son commentaire, … il défend. avec énergie son interprétation contre Jean Lesquier _ qui, se reférant au. même passage,s’étatt exprimé ainsi dans son. Armée romaine d'Égyple (p. 222) : « Les sotdals purent à leur gréfaire un testament de droit grec ou un testament dè droit civil et user dés noms qu'ils préféraient. » "Jusqu'à plus ample informé, je préfère comprendre comme Jean Lesquier. En grec, le motorsaraix, comme le mot essai, | du reste, et aussi comme le mot latin militia, a les deux actep- tions de service militaire et d'expédition guerrière. Entre les - deux, nous devons choisir, d'après le sens général du contexte et ia togique de la-situation. Or, 1° dans l'interprétation de M. Th. Reinach, la locution iv orparelg ou iv orpanä aurait dé se suffire à.elle-même, un soldat en campagne ou retour de campagne étant,sous l'un et l'autre de ces aspects, un soldat | sous les drapeaux; 2° au second siècle, entre 114, année où elle a détaché des vexillationes contre les Parthes (Lesquier, op. eit, p. a4).et 171-172, année où la legio II. Traiana fortis agté probablement appelée à combatire les Marcomans (Lesquier, ibid., p. 26), il ya une armée d'Égy pie il n'ya ni

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cité REVUE"bis Éronts ASCIENSES | expéditions d'Égypte, ni catnpagnès ‘de l'armée d'Égypte. Par a son. rôle, comme ‘par son recrutement, l'armée d'Égypte 7 a de, gar de le sör e un e mm co e, od ri pé ’ tte ‘ca ns da | apparait, En | = nationale, et à de être traitée eirvonséqaence, L'article 62 spécifie que ‘ct by Ut LT 4 neseront ss . | inquiétés pour manquenientà-la: déclaration du recensement _bligatoîre tous Tes quatorze ans et hébilité Teurs femmes Öl leurs enfants à s°y-soumettre à leur place. Le mot oresanequi des … y est employé me semble. viser, tout eu plus, la présence milltaires- égyptiens ‘dans descamps qui peuvent être fort - u éloignés de leurs résidences, mais où ils ne courent. pas, _ à proprèment parler, de dangers. de guerre; de Même, c'est. cette position particulière de l'armée d'Égypte qui, à. mon. avis, rend compie des conditions, spéciales et assurément . : ‘restrictives où l'artiele 34 lui accorde le privilège |du tesla . mentum thilitare. César, temborairèment (Dig. XXIX, 5, 1}; oo Auguste, :‚une fois pour. toutes: (Instilutes, I, 19), l'avaient ~ concédé aux soldats en campagne. Trajan, conséquent avec sa politique belliqueuse, l'avait étendu non militantibus et accra par la dispense de toute rédaction: quod el sine scriplura fieri potest (Dig., XXIX, 1, 24). Hadrien, reñchérissant sur son prédécesseur, en avait fait bénéficier kes vétérans (Inslitules, * If, 12) pendant un an, à dater de leur honesta missio (Afticanus, au Dig.,XXIX, 1, a1; cl. Cod. Fust, VE, ar, 5). Après Antonin (Dig., XXIX, 1, 15), les codes n'enregistrent plus que _ des restrictions de la factio testamenil militaris; ot Ga racalla réserve le testament oral aux militaires en campagne (Cod. lust, VI, ar, 1), en attendant que Justinien ramène tous les autres au droit commun (Cod. Iust., VI, at, 19). . Devant ces fluctuations, et l'esprit qu'elles manifestent, pourquoi ne pas suivre à la lettre notre rédaction en constatant qu'il Vinspire et qu'elle l'adapte au régime local de’ l'armée d'Égypte? Ce n'est plas alors tne. armée combattante: le bénéfice du testamentunt sine scriptura lui est naturellement refusé. C'est uno armée reerutée sur place Lesquier, op. cit., p. 203 et suiv.), dont les éléments sont théoriquement empruntés aux couches helléniques de la popu

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18 GhOMON DE tro vr En LL . rs leu ns da vié ron e ell qu' us érâ vét e; Jes at ci “ ation provin _ foyers sont, en fait, des Romains de-fratche date et des Grecs ‘de. plus ou: minis viellld souche.. Tis auront donc jafaculté d'opter entre la forme romaine ef la forme grecque du droit - | de ‘tester; et leurs testainents seront. valables sous fes deux ‘formes, . à. quelque date, avant.au aprés leur libération, à rs auront établis, de quelques signalaquelle lés-testaleules tures, romaines ou grecques, qu'ils lès auront souscrits, sous _ quelques Zvóusra, grecs ou romains, qu'ils: auront désigné . leurs légataires. Ainsi interprété, l'artiolé 34 ge -bornerait à “ annuler en faveur “des militaires les effets de Yartiele 8 qui révóquë tous tes legs faits par un Romain d'Égypte dans la e testament gree; et, en vérité, le résultat est mines, formdu tl est logique; et si, en .épparencé, Ik ‘constitue une mais :. ré8 en e, eur dem il sol, en e ain rom on ati isl lég la à ion except lité, conforme à l'idée qu'on pouvait se faire à priori de la DO | | . pte Égy en e ain rom on ati ist Vég _ On peut apprécier, à la longueur de cette discussion sur . deux lignes du ghomon, lasomme de recherches et d'érudition que M. Th. Reinach a dépensés dans les 130 pages du | commentaire qu’it consacre, pas à pas, aux 115 articles de _ . t ave ons aig par com es, iqu tor his ns tio nta fro Con . mon gno notre ns,c les papyri dont sa maîtrise embrasse la les Inscriptioave vaste Htiérature, avec les jurisconsultes, les Codes et le Digeste qui lui sont également familiers, rapprochements à longue portée avec les législations modernes, comme dans ces pages (138 et sutv.) où il a su tirer un si. heureux parti des capitulaires carolingiens, du Code Michaud, et du décret du 23 Messidor an HI pour l'intelligence de l’article 104, M. Th. Reinach s, oin rec es ndr moi ses en er, lor exp ux mie r pou é lig nég n rie n'a e, fair et t, tou -àche lou ent lem règ n d'u que idi jur rré fou s pai Y’& sur toutes les parties de cet ensemble, étouffantà force de richesse, l'ordre et la lumière. On ne peut songer à le suivre en ses développements, rapides et nourris coïnme le gnomon lui-même. Je dols mie Borner, d'une part, à souligner, après Jut, les principales vérités qu'il en a fait sortir, et qui sont, grâce & aa clairvoyatee, dès maintenant acquises à l'histoire,

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REVUE. nes érunss ANCHENNES : | d'autre part, à signaler tes problèmes qui Pont ars, éuxquels u il.a donné ane. solution toujours golgneusément motivée-et ……- © “dont des rechérchés ultérieures ne. triompheront; même si: . = €est d'autrematière, ‘qu'en suivant la voie.qu'il a Frayseet : . cen partant des textes qu‘ita réunis et élaborés. | Examinons d ‘bordenquoi le:-_gnomon.‘ajoute à notte | connaissance dé l'Égypte romaine, _ in Noussavons déjà qu'en succédant aux Lagides les empe- u. roursavaient entendu aesuperposéren conquérants à la popu© lation vonquise, mais que, dans leur province égyptienne, ile - distinguaient entré les éléments grecs, introduits dans le pays ~ ok, par la conquête macédonienne, et les éléments indigènes qui,” deux foix vaincus, et tenus pour déditices, étaient placés dans - . unesituation inférienre. Le gnomon tonfirme de témoignages . 7 mr JENE m „ hiérarchie savante et rigide des racés sa domination en Égypte. on “La caisse de Fidiologue se remplit de toutes les amendes qu'y font affluer les confusions de nationalité. Sa tâche essentielle consiste à les pourchasser partout oi elles.peuvent se produire.ou s'amoreer. Ilsévit contre les usurpateurs d'état civil et les auteurs de mariages mixtes; A n'est pas jusqu'aux legs. 1 "nombreux. et formels Iimportance de ces distirictions. soit de le parcourir pour reconnattre que Rome a fondé sur une. | lorsqu'il fut passé outre à son, velo; et son activité, toujours _en éveil, a contribué, plus que toute autee, A maintenir entre les diverses couches de la population les cloisons impénétrables dont elles étaient séparées depuis la fin du ave siècle | _ NE qu'il n’interdise d'une nationalitéà l'autre et n'évoque.à lui "avant J.-C. Aussi bien semblent-elles, dans son gnomon, plus nom- | breuses qu'on ne le pensait auparavant, Au-dessous de la. Romanilas; entre les Grecs et les ‚indigenes du hade, il compte les gens de Paractoniam qui atteignent presque à la condition | i des premiers (art. 57); les gens des tes qui tendent à se confondre avec les seconds (art. 48). Entre les indigènes et les

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LE äxonós DE ‘Vimroroste. | ‘allogènes, ilplace les gensde Krènè, ‘sortes:d'étréngers à l'in- | __ tériear (act. a1 et #2). Si- l'opposition” qu'il marqne entre u 7 | | Romains et. Grecs (art. 834), entreRomains et Egyptiens (art Ces 43.08.53), entre Grecs ot.Égyptiens (art, 44)est hettement tran. … + ghée;.les différences dont il determine les Grecs entre eux | | | sont assez floues. Notre document nommé. les Akties Ov - … … Alexandvins (art. 5,6, 40, 49, 59); les inet (art. gy-23,°14, 1B, - © 38,-etc.), les éphèbes (art. 44); mais, comme son auteur vivait u | ven contact perpétuel avec eux tous, il n'avait. nul besoin. et s'est bien. gardé de définir les uns par rapport aux autres. C'est à nous à les reconnaître entre les lignes; et c'est là que. - commerce notre embarras. . Dans tes éphèbest, M. Th: Reineoh voit une élite de laà pope FT lation’ hellénique, ‘ce: que nous pourrions appeler saboûr-.‘ - | | geoisié (p. 72); au contraire, M. Jouguet fait passer tous les _ Grecs, sans excéption, par le Gymnase (Vie Municipale, p. 160 et suiv.);3 et, àvrai. dire, l'antithèse que pose notte gnomon _ ‘entre l'Égybtien et PigySeineds ne secomprend bien que si appar- — tenir à l'éphébie et acquérir la qualité ‘dé Grec, c'est tout. un; ‘d'où il suit que l'entrée officielleau gymnaseçonditionne toutes les formes dela grécité, comme le minimum à la fois’ indis- _ pensable à son acquisition.et commun à toutes ses sous- catégories, - | | Coinbien. $taient-elles au regard de l'idiologue? i serait téméraire de vouloir en décider ici; et ilest à souhaiter que ‘M. Jouguet nous donne, à l'aide des documents municipaux de J'Égypté romaine qu'il-a reloufnés en tous sens, un avis particulièrement qualifié sur la façon dont te gnomon #insére au milieu d'eux et la mesure suivant laquelle il cadre ‘avec les conclusions qu'ils autorisent. Mais,dès l'abord, et sans sortir de notre document, quelques | remarques s'imposent: 1° L'idiologue qui, ailleurs, et dans d'autres ordres d'idées, parle tantôt des art et tantôt des Alexandrins, n'envisage en fait que deux usurpations de la condition hellénique: l'usurpation de la qualité d’Alexandrin t. Lo gnomon n'élabtit aucune ditférence entre tes éphébes ct les ofAnd yuavanlov - qul rig seraient bas éphèbes. Sur co point disculé, cf. Jouguet, Vie Municipale, p, 83.

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Teef | qui n'est. pas de sù compétence (ait. 40); J'usurpatton de la en | qaalité d'éphèbe qu'il châtie: par ‘la confiscation du quart Aart. 44). Or, nulle part; fl ne songe, en apparefice,à protéger: — Ja qualité d’anss. C'est doué qu'elle se‘confond, shit aver la “+ condition alexanideine dol,t avèc-éelle d'éphèbe; maid te premier terme de cette alternative me semble formellentent exel — | par-‘notre ‘texte. Ss bornant, on effet, À. réglementer; seloti- -- l'esprit du droit romain, là caducité de certains legs fallàe des Alexandrins (art. 6), J'idiologue n'a, nulle part:, teaité dé = _- Jeurs mariages et de leurs hérédiiés propres, alors qu'il a. -: „consaeré toute une série d'artieles aux mariages et aux héré dités des inci; et cette disproportion n'implique pas, mais .. écarte l'assimilation des seconds aux premiers,- puiiqu'elle .. peut et doit s'expliquer, très simplement, soit par. existence : . d'un côde aléxandrin, valable poulers Axa ot ion pour tes &stot, qui, malheurensemont, à dieparu, ‘mais qué. Pidio- … … logue tenait en moins ct où fl fui était lolsible de puiser, pour | _ chaque espèce, des décisions appropriéésoi s,t par la soustrac. tton au tribunal de l'idlologué de tous tea litiges relatifs à ‚ette qualité d'Alexändrin, dont l'apprétintion n'appartenalt "qu'au préfet. 3° | | Cr y a ane contradiction flagrante entre d'article 49 — _ Vaffranchi d'un Alexandrin, — et, par conséquentel a fortiori, an Alexandrin — n'a pas le droit d'épouser une Egyptienne — et les articles 45, 46, 48, 5o qui, tout en leur appliquant un régime défavorable, valident les untons contractées entre dete: et Egyptlennés; ét cette contradiction né peut disparaître que si Pastés n'est pas un Alexandrin. 3° Considérons un instant cothme démontrée l'identité, dans le gnomon, des zoz! aux Atezandrins. Nous n'aurons plus Je choix pour les éphèbes que concerne l'arttole 44 : ou Île ze vonfondent avec eux, ou, en face d'eux, Hs forment, à eux seuls, l'autre catégorie des Grecs d'Égypte. Cette dernière hypothöse | ts Ma's a ps, en cÜet, à meltro en ligne de compte l'articlo 4g dont it es “ques Hon pou après. Il est, solan mol, destins à terminer une controverse qui, analogue à celte que pouvait soutever ta condition romaine ou faline des effranchis romains, s'était élevés sur be point de savoir st fesalfranchis etestandrins devatetit dérés commend Alcsandtine ou comme deto:, être consi

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EnLE soor vr L'IDIOLOGUE ge heurie, sans rémission, ‘au fait qu'il n'est pas question une | „seule fois ailleurs des éphibes, et à l'impossibilité d'admettre que cette eatégorie indépendante, si elle’ avait jamais existé _ 5 comme'telle, n'ait pasété grevée, elle aussi, de prohibitions - | Ee dontla violatfon ‘eût alimenté la caisse. de l'idiologée et dont “il n'ya pias trace dans son aide-mémoire. Quant a la prémiére, = elle noits ramène, par un. chemin détoarnd, à une répariition 8a deux catégories: des Grecs d' Egypte +— tes Alexandrina, ov kerst, et les éphdbes — à laquelle nous sommes directement . conduits par la distinction contraire, et plausible, des Alexanet vraisetnblable, Le drins et-des435: et l'assimilation, corrélative des exit et dés anciens éphèbes. Ake lire bonnement, les choses ont donc lair de se passer dans.le gnomon comme si la population hellénique d'Égypte _necomportatt qu'une division. en deux. L'idiologue groupe . en tête les Grecs qui, ayant. la wedstelz (art. 47) plus ou moins complète: d'Alexündrié, la ring (art. foo et 102). par excellence ‘ de la province, sont euglobés, qu'ils aient ou non, leut domivite à Alexandrie, dans la dénomination. commune d’Alexandrins, If range à un degré plus bas tes. Grecs qui, n'habitant qu'un Herv. BANS zodra at mêlés au Axis des” métropoles st de la zzz, n obtiennent quedans le Gymnase — et par Péphébie — isrfeuxs — la consécration de leur statut | privilégié dossi. | | E En | Si les sous-ontendus du ghomon doivent, en cette matière épineuse, réveiller d'anciennes polémiques ou en susciter de nouvelles, il est d'autres aspects de la vie de l'Égypte romaine qu'il fait revivre devant nous, en pleineclarté: | a) Nous avions déjà Vimpression que les empereurs veitlèrent constamment à isoler le pays du reste de l'Empire, Notre document ta fortifie singulièrement par les prohibitions dont il frappe la sortie. de ta province (art. 64, 66, 68), les exportations d'esclaves (art, 65, 67, 69) et par la rigueur qu'il 1. Sar la norırela tlenandrine et tes deus classés do citoyens qu'elle comprenalt à l'époque Plolémaïque, ef, U. Glote, Le droit alezandria, dans to Journdt des Savants; 916, pe 2193,

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_” RRVOS DES ÉTUDES ANCIENNES - © _— déploie contre les cohtrevenani ques la confiscation d'un tiers_ de leur forlane panidet s'être embasa rnsqpau ssé eps ort," - 6) Nous connaiasions Is prol : : «la setiönnisme jaloux qui montält | gurde autour de cerlaine monopo créésle par les s Plolémées: ‘+ el cons parer les vé Romains s, notamment, ‘somblé-til, de ta” :: 7 Fabrication et de ta vedent F'huie le, L'articlé 102, qui; en pas “Sant, démoni Ja phrva lité des Gymnasesalexandrina (Reinach, … … re En . _. P. 176), nous en fournit ane preuve imprévus jusque dans ~ i les exceptions qu'il. golère 2 Si les Gymaisièrques dé la nbhag at est permis d'en importer du dehors dans la province , à condi. : | — tion de vendre l'excédent au prix du jour. : autrement, l'h uile | __ batco nflequée et ils paÿent und amende dé-s0 talents(120 .0 5: drachmes) » . 00° ©) Nous étions au fait de lasubordination étroite des provin- = » claux d'Égyple eux fonctionnaires de l'empereur, mois moins + dese exigences à l'égard de ses agents, dont une honnêteté d'autant plus stricte était re quise qu'ils détenaient une plus “ grande autorité, Nons app E renons de l'idiologue par qu elles k … Tègles sévères le Prince les préservait des abus de pouvoir et. _ des tentations. L'article 99 leur interdit de tüettre la force … armée au service des intérêts privés. Les:articles 70, 10 9, tio; 111 les empêchent, sous peine d’amendes considérables paydes. . | par eux et leurs prête-ziotns, d'y participér de près ou de loi n: nites fenctionnaires civils, ni les militaires, ni leurs ani” > liaires, ‘affeanchis ou esclaves, ne peuvent ni acheter de la. terre ni prêter de l'argent dans les lieux où ils exerce nt leurs fonctions, D'où qu'elle vienne, l'usure est cruellement châtiée, _ Le créancier qui a dépassé te taux légal de 12 °/, est punt de la confiscation de la moitié de sa fortune, Vemprunteur de la confiscation du quart (art. 105). Des dispositions de détail rassurent la faiblesse des fellahs qui, préssés par le.besoin, pouvaient se laisser exploiter et aliënerà vil prix leur s récoltes surpied. L'article 104, qui prohibe ln vente des Yev hsata barons | | est certainement spécial à l'Égypte, car, ainsi que M. Th . Reinach le fait justement observer, le droit romain qui consid érait les fruils encore pendarits comme des immeubles (Gai us, Dig.,

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nn EB onouox oy Liniooëue en ty | = vi, NiA) légistaaais éxpréssément in vente des bids en herbe; firumenla que in herbia erant,; cum vendidisées (Labéon, Dig: ‘5 XVIH, 1, 78). ‘On péut dès lors se demander stle caractère” ‘exorbitant despérialités portées par. l'idiologue, nolamment:: ‘ ns , cénire l'usure, avecune rigueur dont on chercherait en vain . F Vanalogue. dans: les Codes, n'était pas. auissi quelque -chose’ - DE _ d'exclüsivement égyptien‘fen ce sens, ét-avec ralson,, M.Th, _ Reinach, p. 139). Mais if est d'autres dispositions sur, les| quelles‘le‘ doute.nest guère permis: elles ont une| portés “générale; elles corrigent ou -complètent, en plus d'un chapitre . det histoire romaine, les opinions qui étaient le. plus couram- _ ment:répanduesetqu'il convient maintenant de réajuster aux. snvelgmomente du‚gnomon.: “ De ms ren 5 pen ERRCOPINO. suivre) |