Pythagore et les Haricots 5

Auteur
Baudouin, M.
Publié dans
Chronique Medicale
Année
1927
Sujet
BEANS
Langue
Français
Catégorie
C9 Médecine
Numéro d'archive
4823

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CHRONIQUE MEDICALE Ban Dec 6 89 CHRONIQUE MÉDICALE Réponses. Haricot de Pythagore n'est qu'une Fève ; mais, à unt o La fustigation, moyen mnémolechnique (XXXII, 326), — L'article sur « la fustigalion, moyen mnémotechnique » (Chronique méd., nov. 1925) m'a rappelé un conte de Pauu Arte, dont je vous transcris une page, que vous trouverez ci-jointe (1). Des commentaires seraient, sans doute, superflus et n'apprendraient rien de nouveau à vos lecteurs. Je me borne donc a mettre sous vos yeux ce modeste document, que peut-être vous ne connaissez pas et qui, à défaut d'autre mérite, montre que cette ancienne coutume existait encore dans le Midi, sous le second Empire — puisque P. Arène est né en 1843. Dr Daoser. mant donné on a confondu la vraie Fêve, la légumineuse classique (Vicia Faba, L.), avecla Fève da Sanglier, c.-à-d. la Jusquiame (Hyoscyamus niger). Cette confusion de mot s explique aisément, par substitution de plante tolem; 30 Cette association d'une plante avec un animal n'est qu'un reste d’une doctrine totémique, relative au culte stello-solaire préhisto; igine du totémisme. i en reprisenté Pote, du culte du ela résulte de l'association l'espèce par la Grande Ourse-Suidé (on sait que la Gran e arse, en Grèce, a été le Sanglier d'Erymanthe), et de Banane au tomne (Type du culte de Baccaus et Vénus), zohytomorp aisé alor par une plante, la Fève, puis la Jusquiame en l'espèce ; Il s'agissait de poser une borne entre deux parts d'héritage, et nous allions, Firmin et moi, servir de témoins. Une joie subite gonfla mon cœur, mélée d'amour. D'abord l'école buissonnière s'effagait. Mon père ne pourrait rien dire..... Puis j'étais fier de faire œuvre d'homme, et heureux que la belle Mio Olympe me vit. Cependant les deux paysans avaient cassé leur brique en deux morceaux. ls on échangèrent un, que chacun garda, mirent les deux autres au fond du trou, et plantèrent par-dessus la grosse pierre. Je suivais avec intérêt ce cérémonial étran ge. — Avez-vous vu ? demande l’estimable M. Paloque. — Nous avons vu, — Alors vous vous rappellerez| En même temps, deux gifles formidables, deux gifles à nous renverser, tombaient sur la joue de Pirmin et sur la mienne. Firmin hurlait ; et. certes, jamais de la vie la belle Mie Olympe, — è désespoir, elle riail t — n'avait ou l'occasion de me voir aussi rouge, Triste fin d'une heureuse journée ! On eut beau m’assurer qu'il n'y avait point là déshonneur et que c’était. un usage ancien excellent, pour graver certains faits importants dans la. mémoire, je gardai une rancune, une rancune qui dure encoro, à Vestimablo M, Paloque, et pendant longtemps, amoureux quand même de la belle Mie Olympe, je faisais de grands détours, dans mes promena des, pour éviter la pierre, la maudite pierre qui m'avait vu, en sa présence, si durement humilié. Pythagore et les haricots (XXV, 116 ; XXVII, 244: XXXII, 185), — I n'est pas douteux que le Dt L. Liver a trouvé la solution juste : 1° Pyr#acons n'a jamais connu le haricot, pour la bonne raison que le haricot est américain et n'a été importé en Europe qu'après 1492; (2) Page extraito de la nouvelle, « Une heureuse journée », pur Paut Autre (Now veaux Contes de Noël, pp. gg et suiv, Paris, v, d,, Flammarion édit.). 49 J'ai cité de nombreux faits de cette sorte, dont j'ai déjà parlé dans l'Inter médiaire des Chercheurs et Curieux, relatifs à l'Europe el à l'Amérique centrale, dans mon livre, Le Tolémisme, par es Etoiles ; et je ne puis y insister davantage ict. C'est là un fai universel ou mondial, au demeurant, qu'on retrouve dans nom re de circonstances, dont j’ai relaté quelques-unes dans le journa assez récemment. . , Nes il faudrait savoir, quoi qu'en pense le Dr Livet, que le totémisme n'est pas la forme la plus ancienne des mythes religienr, car il n'est qu'un dérivé par. zoomorphisation, ou _Phytomophiisa ion du Culte des Etoiles et du Soleil, qui remonte à | époque che fenne, c.-à-d. à 100,000 ans avant liste Oane comme je l'ai établi dans um ivre : La Préhistoire par les Etoiles. lesanglier a été holen ot cela dès le Maydalénien (33.000 ans avant Jésus-Christ). Les fresques d'Altamira le prouvent et tout cela est bien antérieur aux Egypliens, aux Phéniciens, aux Grecs, aux IS. ou la Fave a été Totem également, et tabou par conséquent ; qui plus est. les deux Fèves citées l'ont été :la fève ordinaire, d'abord ; la Jusquiame elle-même ensuite, d'où son nom. ent | Il ne faut pas oublicr, d'ailleurs, que la Jusquiame est l'Iferbe de Sainte-Apolline, laquelle sainte n’est que la christianisation de l'Equinoxe, tout comme des saints sont la christianisation d’Arorron, le soleil del’Equinoxe. Cela n'a rien d'étonnant, puisque les Romains l’appelaient Appollonia ! D'autre part, Juaguiame et Hyoscyamus (1) sont bien deux mols dérivés du grec (dog, sang ieri xudios, fève) ; et Les Hyades, constellation de | Equinoxe avant es Oléiades, dérivent elles-mêmes de toc, car leurs cinq étoiles étaient | » ! tits «cochonnels jadis ci breien iles Py anepsies (c'est-à-dire les fêtes de Fèves cuites) ont (1) Ge terms s'ex ilique, parce que cotte plante (alors non dénommée) était totem d'équinoxe, marchant avec le totem polaire Sanylier, ot non pas par co fait que los sangliers mangeat ces fruits ; ce qui n'est pas.

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CHRONIQUE MEDI CALE done élé, au début, des fêtes de début d'année (réglées par le pôle), puisqu'elles se célébraient en octobre (par suite d'un décalage précessionnel de deux mois, (1) ; mais alors, il s’agissait de vraies Faves. (Vicia Faba). Il n'est pas douteux que les « Fèves des Morts » de l'époque romaine ne sont pas autre chose qu’une survivance de ces Pyanepsies des Pythagoriciens. D'ailleurs, notre Föve du Gâteau du Roi (Vraie Fève) est une affaire de même ordre. Mais cette fève est en rapports avec l'Équinoxe de printemps (avec un décalage précessionnel de deux mois. également 2), puisqu'elle correspond à notre Fête des Rois : 6 janvier) (3). Un tel décalage correspond à 2.000 ans avant Jésus-Christ. Toutes ces coutumes ont donc au moins 4 000 ans, (Cf, mes calculs: détaillés dansla Préhistoire par les Etoiles.] Manca Bauoovıs. Pythagore et les Haricots (XXV, 116 ; XXVII. 244, XXXIII ; 184). — Puisque la question « Pythagore ct les haricots » paraît intéresser quelques lecteurs de la Chronique et nous a valu dans le dernier numéro une remarquable communication de notre confrère le Dr Liver, me sera-t-il permis de revenir sur ce même sujet, pour signaler un chapitre d’Autu-Getie, dans ses Nuits Attiques? C'est le chapitre xr du livre IV, dont voici le titre : Renseignements que nous fournit Aristoxéne sur le régime de Pythagore: et qui semblent plus vrais que la tradition ordinaire, Témoignage analogue de Plutarque sur le même sujel. Me rappelant d'autre part que la couleur des yeux de Minerve, ou plutôt l'interprétation du mot “Azuxönız, avait fait l’objet d'une curieuse discussion dans ce journal, j'indiquerai également, pour ceux que le problème intéresse, le chapitre xxvı, livre II, des mêmes Nuits Alliques : « Entretiens de Fronton et de Favorinus sur différentes espèces de couleurs ». . J'aime à croire qu'on voudra bien ne pas m'accuser de découvrir: Aulu-Gelle, si je signale aux curieux de la Chronique cet amusant compilateur ; c'est parce que j imagine qu'on n'accorde pas aux Nuits tout l'intérêt qu'elles méritent, car on trouve bien des choses à glaner dans les pages. érudites et variées, de ce vieil auteur. Dr A. Lepraurin, (Moisdon-la- Rivière). (1) Alors l'année commençait au solstice d'hiver. (2) Alors l'année gait à [qui de printemps, cu effet, (3) Qui dit début dit fin d'année forcément, d’oit Féle des Moris.