Si Pythagore et Platon, ont eu connaissance des Livres de Moyse et de ceux des Prophetes

Auteur
Lenfant, M.
Publié dans
Bibliotheque Germanique
Année
1720
Sujet
MOSES
Langue
Français
Catégorie
C12 Religion
Numéro d'archive
531

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M.NLETNA, In: Bibliothéque Germanique ou histoire litteraire de l'Allemagne et des pays du Nord, II - 1720 - p. 124-146 SE 124 BIBLIOTHEQUE 5231 vy2Lo GERMANIQUE | ng | que Platon ait eu connoiffance des Liam, vres des Hébreux, ni par les Epyptiens, ARTICLE 4 Y. Differtation de M. LENFANT fur cette Queftion : Si PITHAGORE ÉS à | Moyfe, avec les fentimens de ce qu'il y PLATON, ont en conmiflance des Li- 4 Es vres de MovYseE ni par aucun autre moyen; If parle fculement de la conformité des Loix de seu de plus fage dans l'ancienne Grece, Fofephe crait un homune de tropbon fens, pour s’imaginer que les Prétres ExypM ticuis fulfent d'humeur de communiquer 3 Platon les Livres des Hébreux, füpde ceux det PROPNETES. eus. C’eft ce qui > red M. D,ACIER dit, que des Prétres 3 pofé qu'ils les euffent fait réflexion für Pun fi tout, für paroîtra 3 PLAfirent connoître à igyptiens p. =68, | rai n , — dans fa i; Hiftorie meme du paffage © È ceux ES Moyse de TON, da Il: dii Livre premier. des PROPHETES. ly aici deus faits IE Réponte a Appior, )»'ont jamais ph n: di pion, L 1, qui me paroiflent aufi infoßtenables l'un que l’autre. Le premier, c’eft que Ple (les Egyptiens am dre, ES encore moins fe leer perfnader© 9. Po ae ¿E de“ l'excellence de notreÀ Thdolo- 9Divine 4 c'eft qu'il les avoit vos “à je BE gie, ES? ont fupporté fi impatiemment que l'autre, moyen des Egyptiens. M: Dacier avan- "ap plufienrs l'appronvoient, qu ils ont paffé ton avoit vu les Livres de Moye; ce ces deux faits, avec la même con 4 pufqgud cette extravagance de contredire fiance, que s'ils étoient de notorieté pu- “Y (rs anciens Auteurs. Fofephe parle wat Dans le même Livrefujet blique; fans en alleguer, ni raifon ni ka 1 de Pytha- sis. ment fur le torité. TAchons de faire ce qu'il n'apas SH plus pofitive i gere, car il dit que ce Philofophe n’a fait, & examinons, des leur origine, 4 des Loix eu connolffancea fuivies pas feulement on.le branle “BE opini cette de mens lesLefonde en les qu'il mais x, Hébreu des ¿$ premier qui y a donné eft apparemment JosePHE, qui dit om plufieurs chofes. 11 eft vrai que ce qu'il r ce fait eft un pur elit, dans fon fecond Livre contre Aprion: 228 avancequ'ilpoury aprouve de certain c’eft qu'il ne Sn ig Ce ron perfonnage (Platon) a aufii- “am galimatias auquel on he comptend rien. nt expreffément IM: = c. 8, dela”iéé Moyfe, enlaordunna Verlion atx Citoyens de République, dontiil a if it point que ce foit en Epypte que connoifíance des vi Pythagore acquit cette tré PR d plus Il feroit en effet 49% Loix desdeHébreux. Où donne. ewe it tg la" foin pi Equ: = pele l’auroit qu'il croire, nature! 3 r que Fofepbe ne dit point Arad ormé l'image, il faut remarque

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Mi -Phenicie fon Pais, où Jamblique dits GERMANIQUE fot en Egypte. 127 Fe connois, dit-il, vos P. 46, rag. €, 3. qu'il frequenta familierement des Prophetes defcendus de Mofehus; dont M, «+ Maîtres nonobflant le foin que vous pre- Dac Vie Dacier auroit bien voulu faire Mey e, de ph Pe Fuftin Martyr a étendu la peníce de n Fofephes & nu lieu de dire fimplement la Geometrie des Egyptiens , ES 0 Afironomie des Babyloniens; Vous avez reçu des Thraces le véritable art des enchantecomine ce dernier, que Platon a imité; Moyfe, il dit que ce Philofophe avoit sp« pris en Egypte la doétrine de Moyfe €, ments. (rcétas & fanas incantationes ) Les Ajjyriens de méme vous ont exfergut. des autres Prophetcs. Platon, dit-il, 4 Poy > vrai-femblablement appris la doétrine Green, p. Moyfe ES des autres 18, op. d'un fenl Dien, Prophetes fui le fa pendant fon féjour en Edit, Co- gypte. Mais redontant ux fort femblabl ì celiii de Soctate ES craignant que, com: me ce dernier: il ne tronvat nn Anfo tus on x Melitus . qui Vacenfafert auprès des Atheniens d'être injurieux Dieux, amateur de nouveartez , anx: à ne vorloir pas recevoir les Dieux que la Ville avoit reçus, il a varié fonvent , tg. sa parlé des Dieux qu'avec déguifement, Sur quoi il faut remarquer que Fafliz à cet égard plus circonfpeét que M to Dacier, n'avance d’abord ce fait que: pag, 20,23. comme une conjecture, quoique dans. 24. 25.26. la fuite il batiffe dellis comme fur une: felon fa maniere ordinaire dé; 373% vérité, 92. re. taïfonner peu exacte & peu uniforme. Fu Clement d'Alexandrie, fuivant les tras, messe ces de Faftix, 302. 342. fuppofe auffi par tout. que Platon avoit eu connoiffance des.+ Livres Sacrez. 11 paroît pourtant quili Opp. Edit $60. $25. Colon, "ne prétend pas, comme Faflın, we: | mez de me les cacher. gue plufieurs chofes: ‘ vos Vous apprenez Mais à l'égard de Lotx, toutes celles qui font safes Ey raifonnables , vous font venues des Id | brenx, anffi bien que la droite opinion touchant la Divinité. Il s'explique plus clairement ailleurs fur lx maniere, dont Platon pouvoit avoir eu communication des Livres de Moyfe & des Prophetes, fuppofant, für la foi d'Ariftobule, qu'il y avoit eu une Traduétion Grecque . des Livres Hébreux avant le temps d'A- If. lexandre le Grand, & même avant 5... ” l'Empire des Perfes ; & que Platon avoit vu cette verfion. On pourra vair dans la fuite quel cas on doit faire de ce témoignage d’Ariflobule. Origene a aufli trouvé un grand rap- couniteTM port entre Moyfe & Platon, mais il cv, paroit fort chancelant fur la maniere iv. p. 157, dont ce dernier peut avoir eu commu- 24%. & nication de la doétrine de Moyfe & des pen, fs Prophetes. dl y a fujet de douter, dit- M. Bente: . il, fi ef par un effet du hazard, quer Platon bef ainft rencontré avec Moyic; on ft, comme po nes-uns croyent, aiant torni: , dans fon Voyage d'Egypte,

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erfonnes infiruites dans les Myfteres des q : 129 Cyrille d'Alexandrie et dans la même ue teintare $ penis la-deffus que les Peres Grecs, qui Ea Ey en aïant pris quelq certaines € avec elles, il en a retenu fes, ES il a déguifé les autres; de pear Ay, ‘ont précédé, comme il paroît par di- Vers endroits de fes Livres contre Fs s s'il fe für entiere * ‘ter, SoLon, i de choquer les Grec LON, ditil dit-il, 4 le Legi, Legiflatenr 4 Orill. fop ie d'un Pen- À. & des Atheniens ES PLATON, = four gan ment attaché à la Philo le mondepe la fingaple, fi décrié dans larité de fes Loix,-€ÿ par la forme particuliere de fon Gouvernement. Enfebe a de même re ardé comme un fait conflant, que Platon avoit eu C. Julian. t féjournd en Egypte, afin d'y ac- 1. I. p.15. à E E cell gnerirddes connoiffances N plus étendues; He Edit, cites des autres Philofophes, y ont un ES hal Mm admird les Ecrits de Moyje. Et ailleu ure 08 E? rs, ? 169 6, fol, on ne gee Spare rhe oo des antres, 414. tid rréte principalement aux opi«® 47 communication de la do&rine de MoyE: it avo les il nions de ce Philofopbe, qu' je lui accorderai LA de , tes phe Pro fefuivi&s des dans fes Ouvrages. Mais il n'eft BE, Iontiers, que Platon ES de 1e ont en | at fujet de la Divinité ES de P Origine da pas bien uniforme fur la maniere dont y | Platon eft parvenu a ce bonheur., Car Eufeb, Prap. Ewang. L. IX. c. 6. Edit. Colon, XL e 8. Clee après avoir allégué l’autorité de d’4on Verfi ndué préte la ment touchant riftobule, il femble qu'il foit incertain far la maniere de cette cornmunication. Il paroit évidemment, dit-il, par les Dis cours de Platon lut-nséme, que dans lefyfseme, qu'il a donné des chofes fpirituele les Ed degagdes du corps, par legnel il Poila attiré l'admiration publique, il a fuivi edoctrine de Moyfe ES des autres Propb A Sige des fentimens un peu plus raifonna- : i p am foit, Dien lui eht fait conmoitre ces 2 ¿Ses , y" Egyptiens ; la bouche; ES qui fe conformoient & fa dorCYRILLE elt démenti par Fo- ; Sephe fur ce dernier Article. Tbesdoret: parle un peu moins politi: TRede‘ vement que tous les autres la-deffus, 2" 2" A ANAXAGORAS, dit-il, ES PY Ta gis ase | GORE étant allez en Egypte a Y ont cone Ea,it, Pasi Pasis. i verfé avec les Sages du pars ES ‘avec ceux 194»! , foit en- «fi il file parvenu a ces eu autre maniere que ce gf fin que,de quelque Summerce qu'ils eurent avec les E time. pour la feconde fois de leurs pats, tirerent ce , ut avoient fouvent le nom de Moyfe dans en Etes, foit qu'il en ait entendu parler chaffe z pte, où il étoit, lorsque les Beit ule s'y ree Pontes la dominapartionfadespropr wants fous; foit e méditation que les que le refte des Philfophes: mais, È. gu'ils en difotent, ils l'avoient appris par le te i des Hébreux : ES c'efl d'enx qu'ils ons x Pris la connoilfance d'un Dien. Platon enPreprit dans la fuite le même voyage ainfi que le témoignent Platon dans [es Parallelis, ES Xenophon dansfa Lettrea Æs| Chines ,* difeiple de Socrate:..,. Ce deri Tom. Il. o. nier

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THEQUE la 130 BIBLIO oit extrdmement ñttoi goofi GERMANIQUE. sae dit que Platon br'ienls onx, tlesèñliddes esanqfa? je pota5s dnigmatierquHé es qu n oient de pruneitéquesce-uttnse opdeins ioPenredes Las PetirenssavGrecs,e em Y Archhas parlanprimti edeavec * enre s'ex ditritu hi eam: §, Ambroi. feL'Ec Diasle dan e rat Soc ue io : o de ic Platon Pirtrodni m ; o 4 | PR,1é. And. E- de grace la-def}us 2 mi me oe o jures de M ent ins. tr e ta memde cenx (a) quidinlesnavoi : o ledbure ore n o nft Aug S. le ca a Augot. Lig de Civ. Dei. Lasi fur la foi de S. Ambroife ete Fé è roph Ms in tre, que Pier Ab” D. i Auguft ened > reconnoi eux», voit aviloir \ les Liivres desreH€br Rerrat4.t.$+L, oucé tra” è é ét co qu' en s oient pa s n'av che Ainfi il fe tetran its en uetreo, rE is pr ap Opp. Edin.t. du "Eggy|| Platon aiant dire , Beneditli cei tte Lan Gree 2,T.,1, PA tien, fe tes faifoit expliquer en que fur plufieurs autres, comme il leroit ait. da Ie. On peut réduire toutes ces autoritez à celle de Ja/lin Martyr, qui a été copié par les autres, fur ce fait, aufli bien aifé de le vérifier. 11 faut donc voir fur . Quel fondement Fe/fiz a pu avancer ce , Plil ats’eonn eftn culquérypte rot Sant mieuxffcal e t an dans fon voy +» Jon voyage d'Egypte, n'a pa ni voir Jérémie, qui dtvit mort tant de tems auparavant, ni lire les Ecritures, qui n'étrient point encom re traduites en Grec; à moins qu'on ne venille dire qu'il avoit appris le contenu de cos Ecritures, comme il avoit fait a l'égard des Livres Epyptions; non en les faifant traduire par écrit ; mais en fe les fatfant interpreter de vive voix, ES en converfafron. or Car sa So- Oia Ingue où meme on Platon 9 ipar la 3 diflin crate In ndre ces chofesl‚or Egypte ont pa, ap, ve y e par j 13€ gue. Cre pourquoi, dit-il, Platon, dans gue 1. Faftien’a pu croire que Platon ait Id les Livres de Aloyfe en Grec, puis yup, Mart. qu'il ne recounoît point lui-même de p. 13. Verfion Grecque de ces Livres plus ancienne, que celle qui fut faite, à ce won prétend, par ordre de Prolemée ; Philadelphe, Et quand même ce feroit | par ordre de Prolemee fils de Lagus, | Platon n’auroit pas pu voir cette, Vertion puifque ce Philofophe mourut en ’Olym‘ piade 108 ou 109. & que Lagus ne com; menga à regner en Egypte que dans l’Olympiade 114. C'elt ce que S. Auguflin P: à in Pfalm, CXVIIL T. Thpar le1043, Civ, Dei, n ta) Ambrol.dans : dife puifé 4 n Plato le ‚ a reconnu. Depuis le temps de fa mort(de Vil. 11. laquel 60 ir avo Y t pon pte Egy en é all Ed + nite* érairentde Moyle, des Oracles de la LoiÀ» 8. Platon) jafqu'ax temps que Ptuleméc Roi i, d'Egypte demanda anx Fuift un exemplaire etre puni an dela & è at y entendit la confolati Sadrentffée dee àPIceEpeudeplePr » qui paroiffe fon crimes j J $e dela Loi, ES qu'il lafit tradnire

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ent le Grec, tous entendoi LXX. Juisfs,de qui | 60. ans. il y a pre e difficulté en Clement s'elt tiré detobucett qu'il y avoit le Arif s fuppofant aprè la Bible aeu une Verfion Grecque dele Grand, & vant le temps d' Alexandre Perfes. tion des, même de la DominaLivr e I. 4PhilomeAaobule dit-i 4 jan «Cle . p.m. 4,if Strom on a fuivs es. serm ces em e 342. Edit. tor parl x, ES a témoPlat r une igné Colon anffi cos Loifité pour en connoitreavoi la fubfgrande curio s d'Alexandre tance. Car avant le temp on avoit traes Perf des on to? la dominati ypte &c. d'Eg e forti la de oive Lift [ duit n rea le téchof é mêm la fap Enfebet ditClement. ll n'ye fur t peravoi de ge gna la moi un le téfur r pte com ns moi 4.6% fonne qui dat iflobule à cet égard, que pain EE moignage d’Arexan , puis qu’il rapporClem, Clement d'Al l'endrie ien que Solon eut atret me -mé Jui © Stomp. te Egy r ificateu ptien, qui re35% vee un Sacr aux Grecs qu'ils étoient tous des prochoit « 3 principale étude, ES qui vouloient fatre paffer pour anciennes, des opinions ndes depuis quelques jours. Il eft vrai que Solon vivoit environ Cinquante ansavant la fondation de la Monarchie des Perfes, & que pendant ce temps-là on pouvoit avoir tradüit les Livres de Moyfe en Grec Mais, comme l'a fort bien remarqué Mr. LE C LERC, en favenr de qui auroit-on traduit en Grec quelques endroits de Moyfe avant Empire des Perfes? Les Grees avoiens très-pen de curiofité avant le re- HI de Crœfus; & à moins que quelque eh comme Thales fe fut fait traduire les Livres de Moyfe, il ny avoit gueres d'autres perfonnes qui le puffent faire, Ce font les paroles de Mr. Le Clerc; à quoi j'ajoute, 1. Que Thalès & Solon € Plutartoient contemporains, & qu'ils avoient 957 eu grand commerce enfemble avant que ae ce dernier allät en Egypte. Or fi l'un de moenfans, & qu'ils n’avoient aucuns SOLON, ces deux Sages avoit eu une Traduction recque des Livres de Moyfe , Solon n'aurine vende enfans, vons n'avez AHCHHEtraddoct ition, ES il re fa Nation contre les reproches da Prêtre Egyptien , auffi bien que 74anumens anciens. O SOLerON,êtes toujours lui dit-il, vont autres Gre roit pas manqué de s’en prévaloir pour la s qui, au rapport de Clement, avoit eu rable par l'antiquité de ens . de grande conferences avec les Prophe- Alex. grandes en n’y a point de gens anci parmi Vous mentaire: tes d'Egypte. 2. Il auroit fallu qu'une re à quoi Clément ajoûte ce Com des vieillards, br: i mon avis, ll appelle, à ens monti ceux qui connoiffoient les ancires comme itu mens, c'elt-à-dire, mos Ecr yatta; choi ent il nomme enfans ceux quis faifoiens leur A aux nouveautez dont les Grec . prin pareille Verfion eût ét faite par les Juifs È it Cae qui n'avoient alors aucun commerce a-!TM ie i Grecs, & qui ne pouvoient enendre leurs Langues, les uns ayant été tranfportez chez les Medes, les autres

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& quelques-uns quelques lo auparavant en Egypte par Nechao, qui apparemment nc fit pas faire une Verfion Grecque de la Bible, 3. D'ailleurs on fait affez qu'avant le'teinps d’Aug 1 Tacit. e F7 27. GERMANIQUE Vetere è Babylone, 135 Dale contre le meme Arifiée Chap. XXVIII. Et le faux Ariflobule aura pri du faux Arifide cette fable d'une erfion anterieure à celle des LXX. ar voici comme ce dernier fait parler EMETRIUS: J'ai out dire que Theos lexandre le Grand la Nation Judaïquene a gig p. ure : faifoit aucune & n'étoit point ‘ge Pompe ayant vouln inferer dans fon Hifloi- 330. ap. faifoit figure, allez connuë en Grece,a pour infpirerN 4 re quelques endroits de cette Loi, qui alors Van Duke. #'avoit pas encore été bien traduite, cn perà perfonne le defir d’avoir une Traduc tion de leurs Loix , quand même elle È: dit l’effrit pendant trente joursEt: qu'ayant eût été poffible. Affez long-temps de- È puis leur retour de la captivité, les ,$ Juifs ne furent pas non plus fort con- , a écrit depuis 3 qui fiderables; Herodote Je retour de la captivité, n’en a point E parlé, ou s’il l’a fait, c’eft d’une ma niere fi confufe , qu'on peut aifément 4 enfuite prié Dien, dans lo bons intervalles e fa maladie, qu'il lui fit connoitre , de quelle maniere sl s'étoit attiré ce mal , si pica en fonge que c’étoit pour avoir en le effein de divulgner les chefes Divines, ES en donner la connoiffance d tous les hommes, juger qu'il ne les connoilloit pas. lg heopompe averti de la canfe de fon mal, abandonna le deffein qu'il avoit cough , ES des Syriens de ln Paleffine, Emais 4 Mars- 4 bam a montré qu'il ne s'agit point des po Juifs dans cet endroit, mais des Syriens. Gi let ici des remarques qu'a fait M. Van Dale fur cet endroit, je remarquera i feulement une chofe, qui me femble lui avoir échappé, c’eil que Pinperisıen fe, d'Andily, On peut conclure de tout cela que cet- 4 rapporte beaucoup plus naturellem ent à Jofith. ‘eft vrai que Fofephe a prétendu, qu’He 3 LL. rudote a parlé es Juifs fous le nom & Ic. s. P 336. Marsh, te Verfion Grecque de Ja Bible avant E Com v£- Je temps d’Alexandre le Grand & de & tto," 150, Empire des Perfes eft un conte fait à ig plaifir. par le faux Ariflobnle, qui eft 5 apparemment un Auteur fuppofé, peut- 4 être, dans le fecond fiècle, nu moins 4 depuis le faux Ari/fde, depuis Philon, o È depuis Foféphe qui n’auroient pas manqué 5 on dit qu'ainfi si fut guéri, Mais fans parmporiwogeiv QU'À mponppenvoninen , & que mgorpivevorivor, peut fignitier, quel tras duite a préjent, Comme il vonloit inferer dans fon Hifioire nelgnes endroits de cette Loi, qui ef { prefent traduite. Il faut que Fofeph l'ait ainli*entendu, puis Joféph, qu’alléguant ce même paflage d’Ariflde, Aes + il ne parle point de cette prétendué 457 ha Verlion anterieure à celle des LXX. & dela vest d'en parler. Sur quoi Pon peut voir, le A Dr. Hody contr. Arift. Cap. X. & Van à qui étoit faite du tens de Thespompe Pers Dale 3

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qui vivoit plus de 1co ans avant Dee sactrins Phalerews. Puifque Platon & les autres Philofophes n'ont pú avoir connoiffance des Loix & de la do@rine de Moyfe par aucune Verfion de la Bible, il refte qu'ils l'ayent acquife par le commerce des Juifs eux-mêmes, vu par celui des Egyptiens, foit que les uns ou les autres traduififlent de vive voix à ces Philofophes quelques endroits des Livres facrez, foit qu'ils leur en diflent la fubftance dans leurs converfations, A l'égard des Juifs, je ne repeterai point ce que j'ai déja dit de l’obfcurité de cette Nation avant le temps d'4lexandre le Grand & de fes Succefleurs. J'y ajoûterai feulement un paffage de Fo oe qui avoué la dette, & qui rend Jofaph. raifon du filence des Grecs fur le chacont, App L. Le 4. Pitre des Juifs. Comme le pays que mons p. 116. 317. babitons, eft dloigné de la mer, nous nenons appliguons point au commerce, ES n'a vons point de communication avec les antres nations. Nous noms contentons de cul. tiver nos terres qui font trés-fertiles . Cas... Ces raifons ajotitées à ce que j'ai dit, ES à cette maniere de vie qui nous eff particulicre font voir que dans les fiecles pallez nous n'avons point en de communication avec les Grecs, comme ont eu les | Egyptiens ES les Pheniciens. Ce pallage de Jofephe répond à l’étonnement où Lactance paroît de.ce que Pyshagore & Platon n’avoient pas été trouver les Juifs pour 137 Laftant. pour apprendre d’eux la vérité. pre Druin, Ine tonne, que Pythagore ES après lui qui tons deux | Platon, fit. p. ponffezfig le défir de con- 314. Edit. voitre la Veritd, ont dd jufan'en Egypte, Oxon. chez les Mages ES les Pa pour aie: 1684. in 8 dre les soñtumes En les céremonies facrees de ce Peuple, ne foient point parvenus aux Juifs. Mais quand les hit auroient été affez connus pour donner A Platon la curiofité de les entretenir, quel eût été le fuccès d'une entrevuë entre des gens qui ne favoient point la Langue les uns des autres. Les Juifs de retour depuis peu de la captivité, ne favoient point de Grec, n'ayant eu encore aucun commerce avec les Grecs. Pour Platon, autant qu'on en peut juger‘par fa vie & par fes voyages, il n’avoit pù apprendre ni l’Hébreu, ni ’Aflyrien , qui étoient les deux feules Langues que puffent parler les Juifs, puis gue les guerres d’Afie l’avoient empêché d'aller en Affyrie, comme il fe 1'étoit propofé, ainfi que le rapportent Diogene Lam. p. Laerce & Apulte FF 6 ses Edi. Il refte donc à voir quelles lumieres 5.777 Platon pdt acquerir Jà-deflus parmi les p. 569. Ed. Egyptiens. Lorfque l'on confidere le in Utum caractere de l’une & de-l'autre Nation il eft affez malaifé de fe perfuader qu’elles fe communiquaffent l'uneà l'autre leurs fentimens fur la Religion, & beaucoup moins leurs monumens & leurs Lire. Abraham , preff par, la famine, alla faire elpb,

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Bıs LIoOTmEQvE faire un voyage en Egypte. Mais outre qu'il n’étoit initié que depuis peu dans la connoiffance du vrai Dieu, apparemment il ne demeura pas long-temps dans ce pays, puifque fa premiere avanture’ obligea Pharaon à lui donner fon congé avec précipitation. D'ailleurs de l'humeur dont étoient les Egyptiens, il n'eft pas aifé de fe perfuader, qu’ils fufHeed, 1, fent difpofez à rien apprendred’Abraham, It. p. 134. fur le fujet de la Religion, Herodote de la Ver- nous apprend que les Egyptiens ne veuon Fran tent point recevoir les coûtumes des au- ..;j oife p: dl Du a+ tres Peuples, & que cela eft inviolableEdit, Pa- ment obfervé dans toute l'Egypte. Portai 15% phyre dit que quand Pythagore alla en Eel 9. 0 D . Porph. p, Bypte pour s'inftruire de la do&rine des 11. 12. Prétres & desProphetes de ce pays-1a, ils Viede Je firent pafler par mille rudes épreuPre, ves, efperant qu’il s’en rebuteroit & qu'il $1.23. renonceroit plutôt à leurs Sciences, que de fe réfoudre à leurs aulteritez. Ces deux piffages nous découvrent des gens, qui ne vouloient rien recevoir des étrangers, ni leur rien communiquer en matiere de Religion, & il y a beaucoup d’apparence que fi Abraham: avoit voulu entrer nvec eux dans cette forte de commerce, ils ne l’en auroient pas quitté à meilleur marché que Pythagore. Tout ce que put donc faire Abraham, ce fut peut-être de parler en termes fort généraux aux Egyptiens de l’unité d'un Dieu y & de leur raconter, de quelle maniere ce Dieu Pa| | , voit 139 ‘voit tiré defon pays, & lui avoit promis la terre de Canaan. Encore n’eit-ce 1a qu’une conjeéture trés-incertaine. Il faut dire la même chofe de Fofeph, qui n'étoit qu'un jeune homme de 17. ans quand il alla en Egypte, où il ne paroît pas qu'il fe foit mêlé d’autre chofe que d'Oeconomie & de Politique, à la referve de quelques fonges qu'il expliqua, comine de la part de Dieu. Ger. XLI. 16. Depuis ce temps-là les Ifraëlites tombez en efclavage , & n'ayant point encore de Loi, ni aucun Corps de Religion, bien loin d’enfeigner la leur aux Égyptiens, s’accoûtumerent à celle de ces derniers, comme cela paroit par di» vers endroits de l’Ecriture, & par tou- TEENS, te leur conduite après leur fortic d'E- Sur” gypte. Jufqu’ici il ne paroit done pas que les Egyptiens ayent pu rien favoir que fort confufément de la Réligion des Hébreux, S'ils avoient quelque connoiffance de l’u + nité d’un Dieu, elle leur venoit d'une tradition plus ancienne, comme a Del. chifedee & à d'autres, & peut-être leur venoit-elle de Cham, fuppoié que leur Roi Menès fût Cham, felon la conjcótn> Marsh, re de quelques Savans. Depuis le retour P- 31.32. de la captivité les Juifs devinrent aufli incommunicatifs qu'aucune Nation barbare, comme Apollonius Molon le leurre- ‘Jef. proche dan: Fofephe, qui ne s'en défend Ce" qu’en difant que cela leur étoit commun Ps 391, avec

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BısLıoTNEQUE avec beaucoup d'autres Peuples. Prince temps Prà Regne de Salomon, & il put Ayant - &té élevez dans cet efprit parmi les Epyptiens, ils n’avoient pas de peine d'oeir aux ordres de Dieu à cet égard. Ré gardant leur Loi comme un héritage, Deut XXXIII, 4. Qui leur étoit particulier, ils n’avoient garde de la profaner en. la communi- 4 y attirer quantité de Juifs, qui penferent plus fans doute à idolâtrer en ce | pays, qu’à y enfeigner la vraye Religion. Voyez le caraétere des Juifs de ce tempsla, 1. Rois XI. 33. dis m'ont laiffé, ES ils fe font proflernez devant Afloreth. Ke. Cependant M. Dacier fait grand fond quant a des étrangers. Ils ne vouloient pas méme chanter leurs Cantiques dans une terre Mar ais comme cela paroit par le .Pf. CXXXVI. 4. D'ailleurs l’oppreffion que les Ifraélites fouffroient de la part ¡des Egyptiens, & la maniere terrible dont elle fut vangée forma entre fe, ligion, . Chran, qu'il ne paroiffe pas qu'il emmenät au- * 4 XI. cun prifonnier , s'étant contenté de pil- Jer le Temple & le Palais Royal; cela - put encore arriver du temps e Nechao IT. Rei xx” qui emmena Foachas prifonnier en Egypte ; Ou par une revolte criminelle e quelques particuliers qui , bien loin de porter leur Religion en Egypte, n'y alloient. que-pour Rei: , XI,1.„ac fe plonger tout à leur aife dans l’Idolatrie. C'elt ce qui put bien arrivet du temps de Fersen ; Ce rince ad Dac. fur de Barur & des autres pris. reftes des Juifs, pour appuier le fentiment où il eft, que les Egyptiens avoient une grande connoiffance de "Hi toire des Juifs, & de leur Religion, & que ce fut par cette voye que Pythagore & Platon en furent inftruits: Sur quoi il y a bien des reflexions è faire. It paroit par divers endroits de .VEcriture, que c'étoit un crime aux If raëlites de retourner en Egypte; & fi cela arrivolt quelquefois, c'étoit ou par ‘force, c’eft ce qui put arriver du temps I. Rois XIV. 26.2, de Sefac, qui conquit la Judée, quoi- - fur: la captivité de Foachas, & für le fé fusa jour de ‘Jeremie, ces deux peuples une haine irreconciliable, qui les éloigna encore plus les uns des autres que la différence de leur ReXXX. 2, 14 GERMANIQUE paffa en Egypte prefque tout le 1. La premiere, qu’il ne faut pas s'i- | maginer Feremie & Barne comme des Prédicateurs, qui avoient pleine liberté de dogmatifer en Egypte. Ils y furent entrainéz par la violence de ces Juifs rebelles, qui y allerent contre l’ordre de Dieu, & inalgré les avertiffements de fes Prophetes. Jeremie fut lapidé par eux, &!Baruch s'en alla à Babylone. 2. Pour ce qui regarde ces Juifs-131, c'é» & des profanes , qui, toient des mutins loin d'être animez d’aucun Zele de Religion , avoient déja violé la leur en mil- ‘le manieres dans leur pays, & avoient même ofé tuer Feremie en Egypte. 3. Enfin ils n’y firent pas grand fejour, puisque

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BtRLIOTHEQUE que Nabuchonodofor peu de temps après Joteph, pilla l'Egypte, en tua le Roi, € emmena prifonniers en.Babylone tout ce qu'il y trouva de Juifs, felon les prédiétions des Prophetes side forte que quand Pythagore alla en Egypte, environ 80. ais a- Am. Judo près, il n'y avoit peut-être pas la moindre trace des Juifs. Ce qui détruit la conjecture de Mr. Dacier, qui dit que © Platon put voir les petits-fils & mème Jes fils de ceux qui avoient vécu avecces fugitifs qui s’y étoient rètirez avec ces Prophetes. Ces fils-là auroient eu plus de cent cinquante ans, puifque cette expedition de Nabnchodonofor en Egypte,at| riva en l'Olympiade 48. & que Platon, qui náquit en la 88. Olympiade, devoit avoirtrenteans pallez, lors qu'il alla en Egypte, puis qu'il en avoit 28. lors qu'il allaà Megare , où il donna fans doute quelque tems à entendre Enclide. De-la à Cyrene & en Italie, d'où il alla en Egypte. Cette même réflexion répondra à une autre conjecture de M. Dacier, oil 5: > ‘© Our avoir oublié leur 143 ls l’oublierent pendant ta eapeivitero Langue , c e abylone, puifqu'au retour il fallu t leur expliquer leurs Loi x en Chaldden. Et J'aurois peine à croi re que Platon, qui, commeil paroît par I'Hiltoire de fa vie, ne put faire que très -peu de (jour en -Bypte, eût voulu perdre fon temps à sentretenir avec un miferable relle de gens ‚ dont il n’avoit jama is oui parler qui ne pouvoient être que fort obfcurs & fort méprifez en Egypte, fuppofé même qu'il yen eft alor s, ce qui, en on l’a dit, n'eft nullement vrai ; einblable. Ce qu’ ajoûte M. Dacier eft pas plus, ne C'eft que cs Egyptiens avoient des exemplaires de Id Loi, parce gre C’étoit un Peuple trèr-curienx aerer , Si M. avoit dit que les Egyptiens étotent fort foigneux d'éc rire & de conferver leur propre Hiltoire , il auroit eu dans Herodote & dans Jofephe de bons garants de ce fait. Mais il n'a pas pu q. vancer, fans les cont redire, que les Equi dit, que peut-être même ne feroit-on pas mal fondé à croire qu'ii force de Pene gyptiens étoient un Peup le fort curieux tretenir avec eux, il avoit affez appris leur Langue pour lire lui-même ces Originanx, dont les Egypriens, Peuple très-curienx ‚pouvoient avoir des copies. On feroit afluréà la croire puisque ment très-mal fondé quand même Platos auroit trouvé: là pes que ces mêmes Aute Vuelques miferables reltes de ces Juifs, il y avoit aflez de temps qu’ils y étoient pour es Coûtumes & des Loix des Etra ngers, urs donnent aux Byptiens un Caraétere tout oppofé, comme je l’ai montré ci-de ffus, Et fi Platon re des Juifs que par i avoit appris l’Hiftoi es Égyptiens, il Ei auroit pas tant de conformité entre Moyfe & Platon, que + Dacier en imaginé, puis qu’il paroît Par les paflages que Jofepbe nous a confer-

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_ même il y auroit eu des gens aller profanes parmi les Juifs pour prottituer leurs Livres, comme cela pouvait arriver, ce n’auroit pas été en Egypte qu’ils Pauroient fait, où ils auroient très-mal fait leur cour de motitrer un fi bel dioge de cette Nation. Suppofons pourtant deus Apella, non ego, Si de cette confideration nous paflons à celle des Juifs,, Y Marsh, P. 152. prétendu Verfion des LXX, combien ils étoiént éloignez de cette communication. JEJUNIUM, féripta eff Lex Grace diebus Prolemzi Reges. Tenebre triduo per totum orbem. Car quand même ce "Jeúne feroit une fable, comme le prép.220. tend le Do&eur /dody, cette tradition ne laiffe pas de faire connoître l’efprit de Ja Nation à cet égard. Or s'ils regar- [ETÀ - daïent une Traduétion de leurs Livres, faite par leur propre Nation, comme une grande calamité, peut-on fe perlunder qu'ils euflent voulu mettre l'original | même 145 duit, mais à être falfifñié, corrompu, &: profané en mille manieres. Et quand & fi mortifiante pour eux. Credat Fu, à. je fuis bien perfuadé qu’ils auroient regardé comme un grand crime de communiquer leurs Loix à des Etrangers. Il paroît par le Calendrier des Juifs, où il y a un Jeûne marqué à caufe de la RMANIQUE. Même entre les mains des Egyptiens, & Vexpofer non feulement à tre trafervez de quelques Hiftoriens Egyptiens, qu’ils ne débitoient ‚für le fujet des Juifs, que des fables toutes contraires aux Livres de Maye. D'ailleurs fuppofons . qu'il fat tombé par quelque grand hazard quelque exemplaire des Livres de Mosfe entre les mains des Egyptiens, croira-ton qu'ils auroient été fort foigneux de garder un Livre, ‘où ils étoient traitez. de tyrans, de perfecuteurs, d’idolatres abominables, & où ils voyoient l'Hif toire de leur confufion & de leur défaite écrite d'une maniere fi honteufe que les Juifs euffent été d’humeur de communiquer leurs Livres aux Egyptiens, il falloit pour cela qu'ils en fifient des copies. Mais M. Dacier n’a pas penfé combien les exemplaires de la Loi étoient rares parmi le Peuple Juif. C’eft di ‘ ce que Van Dale a montré dans le chap, XII. de fa Differtation , qu’il eft bon de a _ ‘lire pour finit cette difcuffion. Il ne refte plus qu’à faire voir que tous i les paffages de Moyfe & de Platon, que Juftin & les autres après lui ont mis en parallele , pour prouver que ce dernier avoit vi les Livres du premier, fone tout propres a prouver le contraite. C’eit ce qu'ont fait fort heureufement M. Le . MM “i Clerc dans fa VII. Lettre Critique, & M. Van Dale dans le chap. XXVII. de fa Diflertation. A quoi je n'ajoûterai que deux exemples par curiofité. N'y a-t-il pas, par excmple, un beau rapport Juin. p. entre le plan wapadeıyue, TUG que Dieu ?*- 49: donna à Mayfe, pour lui bâtir un Taber- Tom, Il. nacle,

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nacle, & la doétrine de Platon fur les idées. C'elt comme fi l’on s’avifoit d’accufer Des Cartes de plagiat, comme q XXV. $ dansleque ayant pris fa Metaphyfi p30. ARTICLE hapitre de l'Exode fans en faire hon- à VI. Worenm Franciscr privat neurà Moyfe. Fufin dit ailleurs, que > M.DITA icoe TheologMeTIONFS c'eft du I. Livre des Rois , Ch. XIX. Y. agY : Philolo gico-Philofophico-Critice, Liplie 11. que Platon a pris que Dieu eft dans Platon avoit ¿Y (iis une fubftance de feu. Ma 14 l'Ecriture Sainte, il auroit dit, que ¿4 Dieu eft dans une fubftance d’air fort «7 fubtil, puifque c’eft là que Dieu fe trou 2 Ey Lubbene 1716 & 1718. C'eft à-dire, | va, felon ce paffage, où il eft dit pofiti- SB Meditations fur der fujets de Théologie , vement, que Dieu n'étoit pasdanslefeu. :%4 - de Philofopbie, de Litterature, && de Si quelcun avoit la patience d’expoferen ¿Ah Critique, par Mr. WOKEN, Profefdétail, les conformitez imaginaires, que ‘a.’ fenr à Stettin. 4. 2 Tomes 315. pp. fans les Prefaces & les Indices. les Peres out trouvées entre Moyje & “BE Platon, ou pidrdt leurs bévuës groffie af Lact. Divin. ng contiennent cinres, & leur entétement ridicule à cet :£ CEs deux Volurhesons, tant fut des Differtati quante +2 le égard, il feroit afluré de bien divertir Sainte, l'Ecriture de difficiles paflages “¿A fur affez En.voilà dépens. leurs à Public cette matiere pour conclure que Platos ; que fur des maticres de Théologie & avoit puifé dans d'autres fources & pour :£ de Philofophie. L'Auteur avertit dans dire avec Ladances PLATON, il di “la Preface que, quoiqu’il ne foit pas vrai, a parlé beanconp d'un feul Dieu, (ag fervile adoratcur des Théologiens qui ; il n'y aura pourtant rien Vi pi ac. qui a cred le Monde; mais il n'a rien dit va.E l'ont précédé sil Edit. 0- du Culte qu'on doit rendre à cet Etre far “Si dans fes Meditations qui tende à s’écar¿nflit. L est cela parce qu'il n'avoit fait que ¿q fer tant foit peu de la route ordinaire, 11 xo. 1654 prime, ES ° Pentrevoir, comme en fonge, fans en avoir “SB ef aifé de fe convaincre qu'il a très ex3 actement tenu parole. On trouve ici de connoiffance claire ES diflinde. «i quantité de Grammatications Hebraï‘fm ques, & l'autorité des accens elt d’uri ¿3 grand poids chez Mr. Woken , comme 38 chez la plüpart des, piega d’Al9