Pythagore et la musique

Auteur
Olivera, S. d'
Publié dans
PROC WUPO 1955
Année
1957
Sujet
GENERAL
Langue
Français
Catégorie
C3 Mathématiques
Numéro d'archive
557

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Afficher le texte intégral4 pages

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. FIRST:WORLD CONGRESS oF’‘PYTHAGOREAN ORGANIZATIONS : COMMEMORATING THE Zoe ANNIVERSARY OF THE FOUNDING OF | PYTHAGORAS ‘cone. €ON SAMOS'B.C. 545—-A.D. 1955 PROCEEDINGS OF THE CONGRESS odesan’o co Less HELD IN ATHENS, SAMOS, AND BRUSSELS JULY-AUGUST 1955 Edited by D"- GEORGE SAKELLARIOU x Qlivéra, Suzanne d' = PYTHAGORE ET LA MUSIQUE In: Proceedings of the (Pythagorean World-) Congress, 1957 - De 122 - Les. ATHENS

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PYTHAGORE ET LA MUSIQUE Par SUZANNE D’OLIVÉRA Comme la valeur de ces mêmes vibrations est donnée par les différentes tensions des cordes vocales, la science musicale de Pythagore est aussi vibrante aujourd’hui que dans l’antiquité. Ainsi, on peut confirmer que la musique telle que les instruments sont accordés aujourd’hui à la gamme tempérée, où toutes les notes, à l’exception des octaves, sont dans une fausse position, soi-disant plus haut ou plus bas que leur Pythagore a été le premier à établir la génération des harmoniques par Les Nombres. On trouve fort naturel depuis des millénaires que l’on chante et l’on joue do-ré-mi-fa-sol-la-si-do ; cela sonne logiquement. Tout le monde admet également qu’il est logique que l’on puisse diviser chaque ton en deux demi-tons et chanter ou jouer par degrés chromatiques do-do dièze ré-ré dièze etc... et en descendant do, si-si b, la-la b, etc. ; et cependant il est très important de savoir que ceci est l’imagination de Pythagore. La génération de la gamme et des harmoniques par des noms de notes sont aussi des inventions plus modernes, mais ils résultent des mêmes divisions des juste situation. Ceci étant dû à l’effort de produire une musique polyphonique complexe, la musique naturelle avec ses ondes harmoniques a été de tous les temps une nourriture hamonieuse à la cohésion du corps, et Le Folklore nous charme pour la même raison qu’un bon fruit mûr nous délecte à le savourer. Toute mélodie dans les œuvres des grands compositeurs du monde entier, est empruntée directement au Folklore et c’est justement ce qui en fait leur charme, en les obligeant sans qu’il s’en rendent compte à ne pas trop s’éloigner de la pure harmonie enseignée par Pythagore ». Le grand Messie de la Musique de La Divine Symphonie des Sphères est aussi l’invention de Pythagore, et cependant depuis sa découverte l’on chante peut-être encore loin de la Terre. Trop peu d’hommes connaissent la relation interne qui existe entre la Musique et Les Forces Occultes. Cependant l’homme n’eut-il vécu qu’une heure d’enthousiasme ou d’abnégation, cette seule note pure arrachée à la gamme dissonante de sa vie terrestre se répétera dans son au-delà et l’on joue toujours dans le système chromatique, c’est-à-dire par tons et par demi-tons, du moins en Occident, les 1/4 les 1/9 de l’échelle musicale ne sont pas encore entrés dans nos mesures musicales. pur, ou les transports de la charité, ne sont que les notes égrenées d’une sym- On dira c’est de la théorie, la pratique nous paraît impossible, les instruments n’étant pas fabriqués. Les Lois de Pythagore existent en théorie depuis des siècles avant notre ère, pourquoi ne pas les appliquer en pratique. C’est comme l’ascète qui malgré l’électricité s’éclaire toujours à la chandelle. Ici nous ouvrons une parenthèse. me le Maître aimait à dire : «Pour vivre en bon état de santé morale et physique, il suffit de se conformer aux lois de la musique. La santé est un équilibre a maintenir comme la verité, comme le bon, le beau, le juste. La Musique agit temps. Par Pythagore, nous pouvons diviser chaque 1/2 ton en 9 degrés, cela est en progressions merveilleuses, en harmonies Eoliennes. Les bonheurs fugitifs que nous procurent les enchantements de la musique, les extases de l’amour phonie que nous entendons alors. Pythagore attachait une importance capitale à la musique, dont les lois étaient pour lui celles-là mêmes qui président au mouvement du Cosmos. Com- Nous sommes très heureux, chers lecteurs, de vous offrir la précieuse documentation recueillie grâce à Raymond Duncan, Président, Directeur et Fondateur de l’Académie à Paris qui porte son nom ; avec quelle érudition et dévotion mieux que les médicaments, elle débarrasse des mauvaises humeurs au printemps, lorsque le sang est sollicité par le mouvement universel des sèves ». Le Maître aimait à rassembler ses disciples qui se délectaient autour d’un il aime à reprendre la pure connaissance musicale et la mise en action d’une vie rythmique et harmonieuse. Laissons-le parler : « C’est Pythagore qui a découjoueur de lyre qui accompagnait des cantiques à Apollon ; avec délice ils accordaient leur voix au son de cet instrument si doux et glorifiaient ainsi Le Dieu vert les lois musicales et les a réduites en une science exacte, ces lois sont l’expression naturelle de tous les Folklores de tous les pays. Les modes, les gammes et les intervalles par la science des nombres, la valeur et les relations harmoniques, il les a établis, définis et démontrés par Le Monocorde. Cet instru- Pythagore employait la musique pour guérir les affections morales et il obtenait des résultats remarquables. ment se compose d’une planche de bois, sur laquelle est tendue une corde, et c’est sur cette corde qu'avec un compas, et par division, que Pythagore a trouvé les relations entre les notes par le nombre de vibrations ; et cela a été démontré scientifiquement de nos jours par les instruments de précision. et les Héros. L'idéal du Pythagoricien était de devenir «harmonieux et eurythmique dans son corps et dans son esprit ». Il avait toute une sélection de mélodies bienfaisantes, qu’il appliquait comme des remèdes spécifiques contre la mélancolie, le découragement, la colère, l’envie, contre toutes les espèces de dérangements de l’âme et de l’esprit,

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car avec quelle science approfondie et remarquable il connaît la valeur psychique de tous les modes. La basilique Pythagoricienne est un Temple des Muses. Le Chœur des Muses symbolise la vie parfaite, la communauté idéale dans laquelle l’ensemble profite de chaque partie et chaque partie profite à la fois de chacune des autres parties et de l’ensemble. C’est à ce modèle, image même du Cosmos, que se conforme La Communauté Pythagoricienne, suprême Unité qui comprend Tout ; tous les êtres, et toutes les choses fraternisant en un grandiose organisme dont la loi était L’Amitié et l'Amour qui s’expriment dans le nombre et la mesure, dans un pur esprit d’affection mutuelle. Aïnsi les frères, les sœurs de la doctrine Pythagoricienne obéissaient à des principes, à des règles strictes bienfaisantes qui maintenaient dans leurs rangs une discipline parfaite en cultivant avec amour le sens de l’harmonie de l’Unité, de la Dignité et de la Fidélité. L’autorité du Maître vénéré, son ascendant moral, son prestige intellectuel et son caractère divin, maintenaient les adeptes dans l’obéissance, car ils le suivaient comme on aurait suivi Le Dieu lui-même, attentif à toutes ses prescriptions, à ses moindres signes et paroles. « C’était lui ! C’était Lui qui l’a dit ». Car Pythagore possédait des pouvoirs merveilleux, tous les dons du Thaumaturge, la double vue du devin, les intuitions de l’inspiré. Qu'’y a-t-il de plus vrai que ce que l’âme sent en elle, et ce qu’elle réalise par sa communion divine avec d’autres âmes ? Les initiés étant les idéalistes conséquents et transcendants, ont toujours pensé que les seules choses réelles et durables de la terre sont les manifestations de La Beauté, de L'Amour et de La Vérité spirituelle. Comme l’au-delà ne peut avoir d’autre objet que cette Vérité, cette Beauté et cet Amour, pour ceux qui en ont fait l’objet de leur vie, ils sont persuadés que le Ciel sera plus vrai que la Terre. Oui, disent les initiés, lorsque l’âme aura définitivement vaincu la matière, lorsque développant toutes ses facultés spirituelles elle aura trouvé en elle-même le principe et la fin de toute chose, l’incarnation n'étant plus nécessaire, elle entrera dans l’État Dinin par son union complète avec l’Intelligence Divine. L’Apothéose de l’homme n’est pas l’immersion dans l’inconscience, mais l’activité créatrice dans la conscience suprême. En cet état, l’homme n’est plus homme, il est demi-dieu, car il réfléchit dans tout son être la lumière ineffable dont Dieu remplit l’immensité. Pour lui, savoir c’est pouvoir ; aimer c’est créer; être c’est rayonner la vérité et beauté. Pythagore jeta des torrents de lumière sur le monde, en posant sur la même ligne les idées du Vrai, du Beau, et du Bien. Les élucidant l’une par l’autre, il démontra qu’elles sont trois rayons partis du même foyer, qui en se joignant reconstituent ce foyer même, c’est-à-dire : Dieu, L’Unité. En poursuivant Le Bien, c’est-à-dire Le Juste, l’âme se purifie ; elle se prépare à connaître La Vérité Première, indispensable condition de son progrès. En poursuivant, en élargissant l’idée du Beau, elle atteint Le Beau Intellectuel, cette lumière intelligible, mère des choses, animatrice des formes, substance et organe de Dieu. En se plongeant dans l’âme du monde, l’âme humaine sent pousser ses ailes. En poursuivant l’idéal du Vrai, elle atteint la pure Essence, les principes contenus dans l'Esprit pur ; elle reconnaît son immortalité par l’identité de son principe avec le principe Divin. Perfection épiphanie de l’âme. L’idéalisme est l’affirmation hardie des vérités divines par l’âme qui s’interroge dans sa solitude et juge des réalités célestes par ses facultés intérieures et ses voix intimes. L’Initiation est la pénétration de ces mêmes vérités, par l’expérience de l’âme, par la vision directe de l’esprit, par la résurrection intérieure. Au suprême degré c’est la mise en communion de l’âme avec le monde Divin. L’Idéal est une morale, une poésie, une philosophie; l’Initiation est une action, une vision, une présence sublime; l’Initiation, ce temple des élus, en est le clair ressouvenir, la possession même. Avant Pythagore il y avait eu des physiciens, d’une part, des moralistes de l’autre. C’est lui qui fit entrer la morale, la science, et la religion, dans sa juste synthèse, et fut l’ordonnateur lumineux de ces vérités primordiales dans l’ordre scientifique. Son Système est le plan favorable le plus complet exposé de la doctrine des Mystères et de la vraie, de la pure Théosophie. Elle brille par le Soleil de Là Vérité. Une! On en trouve les rayons épars dans les philosophies et les religions ; mais leur centre est là. Pour y parvenir, il faut par dessus tout l’Intuition. Pythagore fut un adepte, un initié de premier ordre, il posséda la vue directe de l’esprit, la clef des sciences occultes et du monde spirituel. Il joignait l’observation minutieuse de la nature physique et la classification magistrale des idées par la haute raison, nul n’était mieux fait que lui pour construire l'édifice de la Science du Cosmos. Cet édifice ne fut jamais détruit ; aujourd’hui plus que jamais, rayonnant de jeunesse éternelle, il nous tend le rameau sacré des Mystères, le rameau de myrte et de cyprès, avec le narcisse, la fleur d’âme qui promet la divine renaissance dans une nouvelle Éleusis. L’étincelle divine, qui nous guide sur terre, est en nous ; elle devient flambeau dans le temple, étoile dans le ciel. Ainsi grandit la lumière de La Vérité !.. Ecoutez vibrer La Lyre aux sept cordes, la Lyre du Dieu !.… elle fait mouvoir les Mondes, écoutez bien !... que le son vous traverse, et s’ouvriront les profondeurs des cieux !.. Secours aux faibles, consolation aux souffrants, espérance à tous. Écoutez, O! écoutez en vous-mêmes et regardez dans l’infini de l’Espace et du Temps,

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là retentissent le chant des Astres, la voix des Nombres, l’'Harmonie des Sphères lee Chaque Soleil est une pensée de Dieu et chaque planète un mode de cette pensée. C’est pour connaître la pensée divine, O ! âmes que vous descendez et remontez péniblement la route des sept planètes et de leurs sept cieux. Pythagore nous dit : « Connaïis-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers ». «L’Évolution est La Loi de la Vie. Le Nombre est La Loi de l'Univers. L’Unité est La Loi de Dieu ». Par son origine, sa nature, l’homme est infiniment élevé. Pour arriver à cette élévation, à la connaissance de soi-même, vous y arriverez disait Pythagore à ses disciples, lorsque vous serez au clair lumineux avec vous-même ; vous vous trouverez alors devant une science sublime et profonde !.… O ! cette heure bénie, quand vous la connaîtrez, vos cœurs en frémiront, béniront sa clarté... Les Vers dorés de Pythagore nous enseignent clairement en suprême sagesse, Vérité, Bonté, Beauté, Amour intégral, comment atteindre à cette élévation. Heureux ceux qui vibrent à toutes les harmonies. Leur sens délicat des choses perçoit les moindres modulations de la harpe universelle, dont l’écho retentit dans la richesse de notre imagination et de notre cœur. AI TIYOATOPEIAI T'YNAIKEZ Tr ANNHE TPIANTADYAAIAOY, Ipoédpou rod Avxstou ‘ExAnvidov ME eda«67 Tv araoiv, érevilouoo vospüic Thv eyaAnv toù DiAocopou Tôv œiovov Moponv, roocspyéueda ai ai EAAnvidec, xard rhv érionuov adrhv OTLYUNV TAG rayxoouiou éroDebaosws Trou, ras xabowuEy, ka Queis, rdv Ed Jécrepov AMGaveoTdv tév duydv pacs sic rhv uvhunv rod Baurépou Towc rüv DrAocépuv, Toùs Ômolouc évrixpuoev à nvEuuaTixdG XÉOUOG LÉYU TG GALEPOV. Pevvndeic 6 xararAnxrièds adrèc Miorns xat *AvauoppoThs ouvyypévoc eis rhv Zduov, Édpaoev sic rdv Kpôrova tic ’Iratac, (Meydanc ‘EXMaoc rére), idpurhs yevôpevoc Êxet The repipnuou ZyoAñc, The Éroius Td mpdTov ka LÉYLoTov Toy DoyudTrov, LeraËd Tüv Lanrav tou, ro rù reprovuuov «AT pad. Tekerai éréxpupor xai auornproderc, Éyovour Ou, ÉAa adTat, rèv A6Yov To, ÉxdAvnrov Tv OaoxaAlav wa Tv els Toùc dtapôpous BalLods nou. H ZyoX Aro xheioth da Tobc Bebñhovc, ai D érmoxTwueEvar Yves éroxAcoruxdv xTua rüv Muorüv, «yopic Éuuoc Tù Gixaloua và ypabouv aürot, À va uetadwoouv, ÉoTw xl rpopopix@c, T4 BLÜaoxÔMEVE ». levés Oecwpeirar 6 Peueloworhe rc Mabnuouruxc Emioriuns xai «û Beorotmonc), xaTt riva Toérov, «robc dpibuobs». Oûtor, xard [ubayépav, dtérouot Ths xivhaetc Tüv &oTpwv, xavoviCouy Tobc povotxods Yyovs, Ha EbvatÀ Bios rod Ilavréc. AAA mepi adrév GAowv xopvpal Émornuovixat Hôn JL pLuHpGv Éureprorarouévos arnoxoAnOnonv. “Huës rèc yuvainac ÉvOtapéper, xoplc, bre sis Tv repiovuuov ZyoAñv tou, els rdv adornpoTarov éxeïvov «ITu60Yéperov Aeoudvy, 6 Méyac Zopds écxépün, roërtos adroc, va neptAdôn roi Luvatuus, ai énotar, duriAnpheton rotyuurt els To &xéparov rd Üboc Tv ide rov, ériunouv toù Meydhou AidaoxdAou rù ôvaux, Éxdorn uÈ Tù œpatov eldos rs ÉmÔoEDs ne, Hal énetéAconv, xui a émorenodv dk mauvréc, piav 4rxd Tùc ueyahurépac D6ËXG rod yuvauxelou pÜou dvà Tobs aivac. Maxpà Où fro N eldixn ka Aenrouephs énaoyéAnors UE iav ÉkaoTnv Èx Tv Bavuaciov adrév, rodyuart, lovarxdiv. To «ni mapéänv; ti à” ÉpsËa; ka ri pou &v déov oùx èrehéobn», (énd rà ypuot ÔvouaoBévra Érn rod IIuOæY6p0ov), dre To idiairepov rpoypauua rhc xaÜnuepiv}c Tov Cofc, À noix TpoxerTaL ÜnOderyua Ka mpérumov dv robs aidvac ik x40E yynoiav Yuvarxelav pot. Iodyuart: h Oeave, h Divruc, à Iepixruévn, à Aauo, h ’Apuyvorn, at EAAKL dxôun ÉYnAaat yuvarxetau pÜoes, Où pelvouy rà aiovix mpétura rod etdous rov, Tod ri huropet dnAadn, v& Énurenéon did Toy olxOV rnç, xl Tv xowaviay ÉtouÉ-