L'isopsephie "reduite" a cain Fattir et l'Herodion (eglise-nord): une hypothese verifiee

Auteur
Verhelst, S.
Publié dans
Revue Biblique
Année
1997
Sujet
BIBLE
Langue
Français
Catégorie
C12 Religion
Numéro d'archive
6229

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RB. 1997 - T. 104-2 (pp. 223-236). L'ISOPSÉPHIE « RÉDUITE » À CAÏN FATTIR ET L’HÉRODION (ÉGLISE-NORD) : UNE HYPOTHÈSE VÉRIFIÉE Sommaire Cet article relit l'interprétation gnostico-cabali ste qui a été proposée par Di Segni pour une inscription de l’Hérodion avec la clef de lecture proposée par Strus pour une inscription de ‘Aïn Fattir (RB 1995). 1] ajoute certaines indications sur le milieu d'app arition possible de cette clef dans le christianisme palestinien, via le néo-pythagorisme de l'époque 2e romaine, et peut-être déjà dans le judaïsme hellénistique. SUMMARY This article links the gnostico-cabalisti e interpretation which has been proposed by Di Segui for an inscription of the Herodion to the reading proposed by Sirus for an inscription of ‘Aïn Fattir (RB 1995). It adds some indications to the possible conte xt in which this cluc appeared in Christian Palestine, via the neo-pythag orism of the Roman period, and perhaps already, in Hellenistic Judaism. Deux inscriptions difliciles ont réce mment donné lieu à de hautes considérations symboliques, qu'il serait trop simple d'écarter sous prétexte d'hermétisme. Ces considérat ions étant apparemment étrangères l'une x à l’autre 1! nous voudrions d'abord proposer un lien Je note que Di Segni n'est Pas pour rien dans la lecture de mnli lattir : À Srnus, «1 pséphie des inseriptions byzantines : une solution pour une iseription de Kh. ‘Aïn Faire RB 102 (1995), pp. 242-254, n. 4 p.243 et n.

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possible dans leur lecture. et, de cette manière, éprouver la vraisemblance de l'une et de l’autre. Mais une fois admis le sens proposé, 225 l’hésitation sur YE que l'on pourrait résoudre aussi bien par V16ç3 ont pu imprimer dans des églises des Vi siècles les marques que par ‘Inooüct la lecture est donc claire et il faut admettre ue le mosaïste a formulé une prière adressée au Christ assimilé à l'archange Michaël (ou inversement). Quoi qu'on penseN des ramifical'origine documentation grecque peu connue, qui intéresse à la lois envisagées par Di Segni 5, l'hypothèse judéo-chrétienne est incontourd'un symbolisme aussi insolite. Or il existe sur ce point une de la guématrie juive et la question de l'isopséphie dans les inscriptions chrétiennes. Bien qu'il serait plus simple. d'une certaine manière. de s’en tenir à cette dernière question, il naus à semblé difficile. comme on le verra dans la seconde partie de l'exposé, de négliger l'hypothèse d'une influence juive sur les mosaïstes palestiniens. 1) Commençons par rappeler brièvement les inscriptions et leurs interprétations. Dans ’église-nord de lHérodium ?. nous avons trois inscriptions, consistant en trois demandes. La première est adressée à KEYEXSKEATIEMXAHA (c'est celle qui l'ait difficulté) et continue: «reçois (npoëeËe) l'olfrande de tes serviteurs: Îles enfants de loulesa, les frères Saphrica et Anaël et les leurs; et Salaeos et ses enfants; et Abraham et ses enfants: el Zanas et Nonas; et Zana, la jeune lille de Nonas ». La seconde est adressée à ATIEMIXAHA et continue de la même manière («reçois l'offrande de ton serviteur Anaël et de ses proches Saprica et Mamas»). La troisième est adressée à KEYEXY, reprenant donc exactement le début de la première invocation, et continue en formulant une demande pour les mêmes Anaël et Saprica (« souviens-toi de tes serviteurs Anaël et Saprica »). Les mots KEYÈEXE sont fortement mis en évidence par des trails supérieurs horizontaux et par leur répétition avec la même faute (accord d'un vocatil et de deux nominatils). Le deuxième KE dans la première inscription peut évidemment être lu comme KAÏ où l'on comprendrait: « Seigneur Fils Christ et saint Michaël ». Mais le verbe qui suit est au singulier. Nonobstant lion». Christian ô e The By 2 Rapport de fouille : E. Nerzer, + Archacology in the Holy Land. New Discoucries (Stud. Bibl. Frane. Col Maior 36), Jérusalem, 1900. pp. 165-176. : L. D Secnt «The Greek Inseriptions in 5 bit, pp. 177-198. Netzer proposer the Northern ant deux premières inseriplions. de dater es églises des vis. Phol pr. 178-182. Photo #1 pr. 169.177 et 170.183-184 Interpri ion, pp. 182-E83. commentaire de la tr tions gnostiques et «cabalistes» de la formule Yid6 Xp(ehotéc 3 La lettre upsilon a-t-elle eu la valeur 6. et peut-on l'assimiler à le épisèmon » des arcosiens (Saint Irénée de Lyon. Contre les Hérésies, | 15. 1-3: 16, L: IL 24, 1-2} ou la doctrine du Waw qui transparait dans une amulette gnostique? Si un lien réel vraisemblance (voir étude mystique des lettres en général et de celle du * Waw” en p: rien n'est moins sûr pour upsilon. La lettre de Pachôme traduite par Je semble que le upsilon ait une valeur symbolique (la cro ? et peut-étre un 6. delta donnant un iota…, v. PL 23, v 87 B}. est en combinaison avec du grec, qui lui-même était traduit du copte, Or. un manuscrit grec du 1° : retrou nsi que des fragments coptes (CPG 2355; 1. Quecke, Die Briefe l'achoms. Griechischer Text der Handschrift 145 der Chester Beaty Library eingeleitet und herausgegeben, Regensburg, 1975). où il apparait que les lttres symboliques bel et bien eoptes. Cela veut dire qu'elles ne représentaient pas des ÉA 1 reste encore à se demander pourquoi des auteurs d'inscriptions étaient nombres (comparer l'analyse minutieuse de Quecke, pp. 18-40, et l'article « Gryptography- de J. Doness, The Coptie Encylopedia, vol, 8, pp. 68-69). Cela étant dit, il reste possible que Jérôme ait mélé dans sa version ce qu'il savait des spéeulations sur le Waw-épisèmon avec re qu'il savait du symbole Ÿ utilisé par les eereles pythagoriciens puis chrétiens à Rome. {v. M. Guanuuccr, À graffiti sotte la confessione di San Pietro in Vaticane, vol. |, ure non plus l'équation Y = 400 = Vatican, 1958, pp. 347-357). On ne doit pi hubet cople {rt eee serait également taw (voir note 7). Je note enfin au sujet de à approfondir) qu'il contient en plus des 24 lettres reprises à l'alphabet gree, 6 letres le plus important); à côté de l'hypothèse cabaliste (voir propres {en sahidique, Le dialecte se + Ainsi déjà Y. E Momus, Sacred Names, Saints, Martyrs and Church Offirials in the Greek Inscriptions and Papyri pertaining to the Christian Chureh of Palestine, Athènes, 1986, p. 12 se référant à la photo publiée par G. Forrsren (Encyclopedia of Archaelogical Excavations in the Holy Land, v 1976, p. 509) et S. Lon Lucerne bizantine in Terra Santa con Iscrisioni in Greco (Stud. Bibl. Frane, Coll. Maior 35), Jérusalem, 1989, p. 82. Loffreda site l'inscription pour expliquer les cas où l'on a un upsilon seul {types D 2.16, D 7.1, D 72, représentant 8 lampes) ou insér* dans une formule (types À 14, À 4,5, D 7.3, représenatant 3 lampes: les types € 6.5, C 6.6, C Gba sont moins clairs; sur D 7.3 voir ci-dessous note 26), renversé (A 14) un appellativo FESDFY que cel Ÿ est où non (A 4,5), L'auteur affirme, avec certi cristolagico+ {jp 82). marcosienne de cette formule, 5 Di Segni à lu suite de Stroumsa rapproche l'exé Merkavah Shelemah, d'un passage du Shiur Goma sur Métatron : Sh. Muswuorr, Jérusalem, 1921 (Shiur Qoma -. pp. 32u-d3a), p. 39b cité par GC. Srnounsa, « Forms of God : Same Notes on Metatron and Christ», {TR 76 (1983), pp. 260-288, p. 281 en français duns Savoir et salut, col, Patrimoines. Paris, 1902), Sur (l'article est repris atation du Lure du Shiur Qomu, voir en outre. récemment, ©. Morsik, » | (RIDEN Qomah d'aprés on texte néotestamentaire » fer, Sr Ref, 68 (1904 {ur pétpov AK dun< ph. 4. 14).

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insolite « Filsnable 6. Il est d'ailleurs possible que l'expression ?. s Christ» ait laissé d'autres traces épigraphique qui se L'autre inscription bizarre est celle de ‘Aïn Fattir 8, termine 227 © mots étant déjà inscrits dans la phrase précédente. La lecture d'Alpi, la plus immédiate, est donc celle d'une date : 1€ H(nvdc) M(apriov). Les objections de Strus à cette lecture ne sont pas absolument ss il ne pourrait s'agir par les trois lettres IeM. dans un contexte où pertinentes. Reconnaissons qu'un tréma sur | n'indique pas nécessairement une date. Mais qu’en est-il de la position du chiffre par précède, les Claudien et Imannouel, IeM). Dans la phrase qui (« décoré age l'ouvr mosaïstes ont indiqué le mois et l'indiction de que cela sans . on indicti 14° la de mosaïques au mois de mars de e est de l'églis si de certitu avec iner déterm permette d'ailleurs de sur tréma Le ®. date autre d'une même ou 536. de 461. de 476, rapport au mois? |! existe en lait au moins un autre cas où le » 4, Deux autres quantième précède l'abréviation du mot : mois objections lt tombent si l’on voit que le M renverrait a deux mots à la fois, et que. par conséquent, le mosaïste ne voulail pas préciser » l?, les deux renverrait ici à la fois au nom « mois» let «mars et il est exact que la mention du quantième avant celle de pnvôs ] de d'une abréviation pour «Jérusalem» («ouvrage [ynoëeotat e (IA). le L'indiquerait un chiffre, comme dans le chiffre 14 qui précèd n 10, viatio d’abré e marqu une avec t Et le M isolé, attesté normalemen auquel des mots (unvôs où Mapriov) la lettre renvoyait. La difficulté de la formule demeure, On ne mentionne aucun parallèle où une seule lettre serait utilisée pour indiquer deux mots, démons de Fair dans la judéo-chrétienne ». Rech. Se. rel. 45 (1958) pp. 1-4b «Les pp. 136-147, Théologie ou du nom du mois est irrégulière, Aussi l'hypothèse de Strus, qui propose de lire [EM comme un cryptogramme, mérite-telle l’attention. On pourrait en ellet y lire les initiales d’une formule, par exemple une invocation, et par exemple ‘Inooû EVAOYNTE l'auteur inclut aussi le _matériel matériel épigraphique palestinien lié aux anges 144, Cette première conjecture de Strus n’est pas incompatible avec la lecture d'Alpi, et l'une et l’autre nous paraissent également recevaclassique Christos, Angeles Le 6 Sur l'angélolugie dite « judéo-chrétienne », voir, vutre dans la théologie Bonn, 1941, J. Danézou, «Trinité et angélologie de JL Banau. 1956, Vie d'Antoine» (Studia anselmiana 38), Rome, sur Michaël PP. 171-177. Sur les Judéo-christianisme, Tournai, 1958, en particulier 580-615 (bibliographi }. Pour le anges en général, voir TRE, « Engele, vol. 9, pp. tiré nie) : Muimaus, p. Ltldes papyri de Nessana ainsi que des inscriptions de T ransjorda s le deux ee du Latine des hes catasum des on inscripti une 7 Dans D dans l'arbele + Epigri et YX (ou seulement le second, selon Guarduceï | p. 839) du mot EYTYXIANOT ancien, nisme Christia du ue elopédiq es te er, pp. 351-353 et Fig. 180) ; (e pape Eutychianus, À 283) sont mis en évidence (Guanouc ! Jérusalem, 1962. p. 353 (transcription P. Ë. Tesra, { Simbolismo dei Ciudeo-Cristiani, rapprocher l'oceutrence de YT d'un de essaie 6) n° 39, tuble : fig, 149, p. 365: photo (N Like ne mais il laisse sceptique couvercle d'ossuuire du Dominus-llrvit {n° 47), T. Muur. Gli Seavi B, Bacarn signalait rien de particulier à propos du n" 47: P. + pp. 63 ss). Pour en par del < Dominus flevit + (Coll, Maior 13), Jérusalem, 1958, inattendus : Ev OVOHOTT Tov YX, on pourrait citer deux autres exemples tout aussi Cnécomr, Recueil des h riptions npEO TOÙ VX GO TOU ŒYLOU AVG. üu vu" s. {IL p. 79 n° 233 te) et une_inscripion grecques rhrétiennes d'Asie Mineure, fase, 1 1902, vx pour {p. xx n. 4}, où Fon a d'Hermontis qui est peut-être de da lin du iv s. ons grecques-chrétiennes d Egypte, “mooù Xpiotoû (C. Lireuvre, Recueil des inscripti és de M. Avi-Yonan, Abbreviations Le Caire, 1907, n° 491). Ces deux exemples sont ! 1100), ODAP, Suppl. to vel. IX. AD. B.G. 200 East, Near (The ons laseripti Creek in | 107. . 94 ». RB 99 a Pneon - A. Sraus. « Une installation agricole byzantine à “Ain Fattir ons de l'église de ‘Ain Fattir. RB 99 {1992}, pp. 425-435, FE. Aure < Les inscripti 47 date à Sruus. v. note 1. La XVUL) pl. eupie, et (photo (1992), pp. 435-439 porté à privilégier 476 serait on Strus, e d èse l'hypoth t acceptan 9 Aurt pe 438. En (Srnus. pp. 253-254). nan, pp. 82.85 {ou Ds Secnt. Ww Au sens du «1 is; voir les exemples d'Avi-Yo | LL pp. 269 et 383). Avi-Yonau. p. 82 bréviation pour «+ mois » HW Deux cas de M sans marqt atom pour + Mars» de M saus marque dal à UE Un vas (très vri RB 1905. p. 602. Mynoëu li. bles. Pour Strus néanmoins, la symbolique du cryptogramme — nous arrivons ainsi à l'objet de cet article — ne s'arrêterait pas là. Il imagine en ellel un système de calcul où la valeur de chaque lettre représentant une dizaine où une centaine serail réduite à l'unité correspondante. Ainsi, la formule décryptée proposée par Strus, ’Insoû EdAoyntë Mvno0mu, ne ferait pas 688 + 821 + 625, traditionnelle 17, ni même comme dans l'isopséphie (< guématrie ») 22 + 38 + 40, mais bien à (= 2 + 2) + 2 (= 3 + 8) + 4 = 10. qui est le résultat cherché (ieu° = 1 + 5 + 4 = 10). G Inscription d'un endroit proche de ( publiée par Genmen-Dunann, 8H 1893, 2-srael e, p.203 (= L. Roru-Genson. «The Greek Inseriptions from the Synagogues in Jérusalem, 1087, n° 23. pp. 101-104 [hél.f}. 1 Sraus. p. 243. 15 On peut signaler comme. autre exemple d'acrostiche (+ notarikon +} dans Pépigraphie palestinienne, IXOYE (Memaus, cinq cas pp. 70-71) où XMT (ci-après note 26). INBI est astucieux, mais non attesté (Meimanis. pp. 47-49). «notarikon*- et de me semble qu'il vaut nieux garder les deux mots 6 -pnématrie - pour des exemples qui seraient tirés du corpus biblique. 1 Voir des exemples dans E. Lrrrmann - D, Mae - D, R. Sruarr, Syrim… Princeton, du HE laiden 1921, p. 155: DACL. « Chiffre de la bêtes, HE, col. 1343-1345; VIL « Inseriptions grecques chrétiennes », col. 620-631: P. Pennrizer, « Isopséphie (1904). pp. 350-360 (en particulier p. 357 sur unr inse Choziba où @he = 535 = KÜpue}: Avi-Yonar, p. 42. rarges-de-

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L'auteur relit avec cetie clef d'autres cryptogrammes que l'on Le cryptogramme se déchiffrerait de la manière suivante : trois 228 croyait jusqu'à présent déchiffrés. Comme nous allons le voir, les exemples qu’il donne p. 247 sont purement tautologiques, puisqu'ils mettent en jeu une règle élémentaire de l'arithmétique. Plus loin toutefois. il propose un nouveau décryptage du «chilfre de la bête » 18 et l’élucidation suggestive de plusieurs correspondances numériques (aux valeurs réduites) entre des acrostiches connus {comme 148vG) et les noms qu'ils représentent. On pourrait ajouter trois exemples d'inscriptions difficiles qui s'éclaireraient par cette méthode l. Je n'insiste pas sur les deux premiers, glanés dans le recueil d'Avi-Yonah. La lecture de [HXY par FE. Renan 2 «sur une pierre … maintenant au Khan de Saïda. très fruste en certaines places» (p. 542) n'est vraiment sûre que pour les deux dernières lettres. Nous aurions donc 18 (= 9) et 1000 (= 1}. soit 10 (= 1). On arrive au même résultat en caleulant toutes les lettres des deux mots ‘Inooù Xpiotoÿ) 688 (= 4) et 1680 (= 6), soit 10 (= 1). Dans une inscription de Kélabsheh en Égypte, la forme bizarre MN qui ne peut vouloir dire que « Gp, pourrait s'expliquer si l'on remarque que MN = 90 = 9 et ounv = 99 = 18 = 921. Mais notre exemple principal est tiré de l'église-nord de l’Hérodion. En effet, les deux articles une fois rapprochés l'un de l’autre, ce devient un jeu d'enfant d'ajouter aux spéculations de Di Segni et de Strus. celle-ci. L'inscription de l'Hérodion ne donne-t-elle pas: a) - KE = 20 x 5 = 100(0) 22 b) +2 = 14 4+2 +6 - YECXC= c) KE ATIE MIXAHA = 25 (ou 7) + 19 (ou 1) + 687 (ou 3) = {pour obtenir 24, 24, 24). et additionner ensuite Les unités de chaque nombre ainsi ubtenu, 1 Notons aussi que. dans Particle utilisé par Stus. trois des chiffres énigmatiques font, en valeurs réduites, 7 (T. Denpa, « Insériptions with the Formula 6e0û yapis KképôoçG on Late Roman Amphoræ», Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik 94 (1992). pp. 135-151. p. 142 et p. 149 : apÂB (1132 = 7), vrô (484 = 7) et Ony (583 = 7). 2 Mission de Phénicie, Paris, 1864, p. 543. 2 Lereuvre (cité note 7), n° 623. Avi-Yonan l'explique cependant eomme une »). p. 21. contraction régulière («encor two middle letters standing for the whole word . cas signalé plus haut {nuw 17) on peul ajouter une EI (= 25) difficilement lisible à droite d'une isopséphique de + Seisneur» : le sigle en 646). correspondant croix sur un linteau d'une maison de Sameh (Hauran KE qui y figure clairement à gauehe (Lrrrmann - Macie + Sruaur, p. 46), Le mot KkVpte. plus qu'aueun autre, se prétait done à un caleul aussi inattendu que celui que nous faisons ct. #% Dans la troisième inscription ATIEMIXAHA ne donne pas de sens arithmologique satisfaisant. 2t Pour un développement sur «trois personnes. deux natures + en Palestine vers mème “puque, voir par exemple l'exposé de l'orthodoxie d'Euthyme (t 473} par Cyrille de Seythopolis. Vie de saint Euthyme, 28. . 24 Vair note 6. 2% Voir les conjectures de Smirnolf et de Krall citées par Perviizer. pp. 458-359. Avi-Yonan, p. 118, cite d'autres combinaisons signiliantes équivalant à 643 (pour lu Palestine, on peut citer une bibliographie récente, v. Denba, p. 136 n. 6). Pour la inscription d'Ei-Kérak en Transjordani, de Bélah en Samarie et deux cas dans les papyri de Nessana (Meimais, p. 53). à quoi l'on peut ajouter le sigle YTM sur uns lampe de Césarér maritime (type D 7.3. Lorrneba, p. 166). à rapprocher sans doute d'une inscription de Syrie (DACL, VIL col. 630-631) où l'on à BYTM {= 24H43 "mooûc à Xpetotôs; on aurait dans l'équation BY = X ls même calcul pour iriver 13, comme ci-après note 27). L'exemple palestinien avancé dans DACL, 1, « Amphores », col, 1693-1694 n, 4 relève en fait du Hauran. qui est, à époque byzantine, en Arabie. 27 Avr-Yonau, p. 1IL cite également l'équivalence XMF = ‘hd proposée par L J. Ssunnor, « XMP +, Berliner Philologische W'ochensehrift 26 (1906). col. 1082-1088. col. 10851088 à partir de deux observations pertinentes : la récurrence de l'inscription el Oebs Œ DL 64) sur des linteaux de porte ( Di 6.9): et l'inseription 2660. (porte intérieure d'un tombeuux taillé dans le roc, daté par une inseription de 377 de notre ère et situé à Has, près d'Apamée) de WE. Wanmneron. + Inscriptions grecques et latines de la M Dans vepôv Kkkadäoc oefactôs. il faudrait d'abord additionner les habituelles de chaque lettre {pour obtenir 1005. 735 et 978) ou les valeurs réduites 22 Au certains 26 ont d'ailleurs lu aussi comme un cas d'isopséphie ??. E- Y(C)X(C) = 400 (+ 200) + 600 (+ 200) = 1000 personnes (3 X 7) en deux natures (2 x 1000); (et) «saint» (1) est le « Seigneur Michaël » (7 + 3 = 10 = 1) 23, Tout en accueillant le récent concile de Chalcédoïine ?!, la communauté d'Anaël, le donateur qui à fait figurer son nom dans les trois inscriptions de l'église, marquerait ainsi son attachement à une christologie de type angélo— logique 5. L’invocation en «isopséphie réduite- KEYY-X2ZKEATIE MHXAHA se révélerait à cet égard, en Palestine, comme un cas assez comparable à l’acrostiche XMF (Christ, Michaël, Gabriel), que troisième larme », Paris, 1870, où nous avons explicitement : Et @edç XMT hévoc (p. 616; du livre, p. 607). Bref, il est remarquable que reproduction dans la deuxième pa nous ayons XMP = 8 = 13. Smirnoff observe que la forme méme des lettres grecqurs lues eomeme dans un miroir rappelle celle des trois lettres sémitiques. surtout. en ce smayrénienne. na outre, il est qui concerne N, si l'on s'appuie sur l'épigraphie remarquable que Smirnolf renvoie au commentaire de Proclus sur le Timée, et précisément au passage que nous allons citer plus loin, mais en insistant non pas sur avec les valeurs réduites (qu'il semble ignorer) mais sur la question de l'Un le calcul discutée par Théodore d'Asiné. Sraus indépendamment de Smirnoff est arrivé au méme résultat (XMF = 13), pp. 248-249, Enfin, il est difficile d'imaginer que le premier exemple (?) atteslé dans la tradition juive et qui arrive au même nombre 13 (ci-dessous note 55), soit le fruit d'une pure coïncidence. Voir aussi note 17 (Kküpte).

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2) L'intérêt de celte interprétation n'est pas tant le résultat dans une série donnée), mais nullement celui de réduction des centaines ou dizaines à l'unité correspondante. Tannery commente 230 immédiat qu'une vérilication de la elel isopséphique particulière imaginée par Strus. Cet auteur n'a pas remarqué que le calcul qu'il met en jeu, la réduction de la valeur des lettres à l'unité correspondante, est relativement bien attesté dans les sources grecques. S’il a puisé seulement dans son intuition naturelle, le résultat n'en esl que plus remarquable, mais il est nécessaire, pour se faire une idée exacte du problème, de rappeler que le lexique grec dispose d'un terme précis pour traduire le concept en question. Cest le sens technique du mot nveuv #. Sambursky l'a déjà mis en évidence dans un bref article sur l’origine et le sens du mot « guématrie », où il met le doigt sur un texte de Proclus Diadoque {v s. ap. J-C)% citant des auteurs proches du courant néo-pythagoricien des n'-1v° s. de notre ère (Nouménios, Amélios, Jamblique, Théodore d'Asiné) 3. Contrairement à l'opinion de Heath3l, le concept de « basic number, or the base of the number (nveuAv) > #? ne semble nullement pythagoricien à l’origine, ear il apparaît pour la première lois à Alexandrie dans les travaux d’Apollonius de Perge (deuxième moitié du ui s. av. J.-C.), cités par Pappus d'Alexandrie (rs. ap. J.-C.) 33. Si la citation est exacte, il y a tout lieu de considérer le raisonnement d'Apollonius comme le lieu originel où le terme rvôUAV à trouvé son sens technique. En dehors de ce raisonnement et des écrits néo-pythagoriciens, il a bien un sens arithmétique (premier nombre 2% Comme de relève justement Baursx, se, 2 S, Sasnunskv, « On the Origin and Signilieance 68 the Term Gematria (1978). pp. 35-38. S. Lirvrusan, que Sambairsky mue cite pus. avait JS 29 déjà sugaëré l'étymologie yeoutpia (Hellenism in Jewish Palestine, New York. 1962, n. 173 p. 69). Pour le texte de Proclus : E Diet, Proeli Diadochi x Platonis Timaeun conumentaria (leubnen. Leipzig. 3 vol. 1903-1006. vol. 2. pp. 274-278: traduction par A. J. Fesr Gène, Prockes, Commentaire sur le Timée, 5 val. Paris. 1966-1968, vol. 3. p. 318(v. note 6 p. 319). Festugière traduit RUOUAV par < nombre fondamental». La source immédiate de Sambursky est T. Hrarn, À History of Greek Mathematies, 2 vol. Oxford, 1021, vol. L pp. 305-308, [leath traduit : «limit ». A1 Sraus, p. 246 évoque déjà li piste néo-pythagoricienne, mais dans un sens assez vague, Voir aussi n. 3 {ur upsilon). . 8 Feawn, pe 116. Pour une vue d'ensemble sur l'Arihmétique pythagoricienne, l'exposé de P. Tanvenv, Pour l'histoire de la science hellène. De Thalès à Empédocle, Paris, 1887. Appendice I pp. 369-301, apporte cneore de bons points de repère, 42 SamaunskY, p. 37. % Le raisonnement où intervient le concept de Tv0pAv est expliqué par P. Tanneny. < L'arithmétique des Crees dans Pappus Mém, de la Soc. des Se. phys. et nat, de Bordeaux 3 (1880), pp. 1-21 pp. 46 et Hearn, pp. 55-57. Je n'ai pas disposé du texte (F, Huursen. Synagage, Berlin, 1875-78, 1l. p. 2-28). 231 par exemple un texte de Speusippe (neveu de Platon) cité dans les Théologoumènes #, où il écrit: <… pour les nombres supérieurs (à 10), on peut rencontrer (cette égalité), comme 12 et quelques autres; mais 10 est leur fondement (xv8pAv), le premier qui ait cette propriété, le plus petit de ceux qui la possèdent … » %. Inversement, si la citation d'Apollonius est interpolée, il est peu probable que Pappus ait introduit le sens que le mot aurait eu pour le pythagorisme classique. [1 aura plutôt introduit dans sa citation le terme technique qui avait cours dans les milieux néopythagoriciens contemporains, ainsi que l'atteste la citation de Proclus au v° s. ét au moins un autre témoin: l'auteur de la Kéfutation de toutes les hérésies, IV, c. 14%, Le commentaire de Jamblique (première moitié du 1v° s.) sur l'introduction à l’Arithmétique de Nicomaque de Gérasa #7 atteste également du lait que la clef utilisée par les mathématiciens d'Alexandrie à l'époque hellénistique était bien connue des cercles néo-pythagoriciens 38 I faut voir d’ailleurs que la méthode de Strus met en jeu une règle élémentaire de l’arithmétique: la preuve par neuf. « Dans le cas d’une addition, si a, b et e sont 3 nombres tels que à + b = e, si l'on appelle r(a), r(b) et rc) les restes respectifs des divisions euclidiennes (dé x, b et c) par 9. alors on doit avoir rc) = r{a) + r(b) » 39, Ceci vaut bien sûr pour un système décimal, mais peut OV De Farco-V, Keax, flamblichi] Theologoumene arithmeticar (Veubner), 1975, p. 83, 18. 4 Tanneur (cité note 31), p. 387. Voir de contexte, Le commentaire et li nou 5 p. 8389. Ce sens arithmétique neutre se trouve ailleurs dans les Théologoumènes {voir l'index de l'édition De Farco-Kuin), tout cumme dans le Commentaire de l'introduction à Petrithmétique de Nicomaque (édition de LL Pisreuu - V, Ken, fonbliehi ln Nicemachi rithmetiean introductionem liber fTeubuer], 1975) et l'éntroduetion à Prihmétique cle-méme (R. Hocuk, Micomachi Ceraseni Pythagorei lntroduetionis arithmetiene libri 1 [Teubnerl, 1866). 4 Wenniann, CCS 26, pp. 45-48: commentaire de Learn, pp. 18-116, Je suis ba pensée de P, Nautin (Dictionnaire cacyvelopédique du Christianisme ancien, « Hippolyte +) pour qui ee traité (CPC Jostphe: ep. CPG 1870). 1899) date d'environ 240 (et Mot écrit par un certain 4 Han, pp. PUIS citant Pisestis-Kacur, pp. 101, 12-104 18 (et plus partieutitrement 108, 10-104 13) où cependant le mot rvOpnv n'est pas employé, 8 Dans ce passage, Jamblique fait révllement uvre de mathématicien, ve qui n'est pas Le eas dans le passage auquel nous allons faire allusion, et qui d'ailleurs n'est peut-être pas de Jamblique lui-mêine, %° Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, 1984, «Neuf», Je remercie le 1. Nodet de m'avoir rappelé la chose, et de m'avoir suggéré un lien possible aveu Part d'écrire, où plutñt de transmettre, lai Bible (voir note 52). Héare pense que + the method of

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s'appliquer aussi, par exemple, à un système sexagésimal (comme le système babylonien}, avec, dans ce cas, 5 comme diviseur. de la «théorie des congruences modulo un entier». Or, il semble du nom d'une divinité à un nombre compris dans la décade ##, TÉHVEV, QGbEWV, par conséquent, évoquent les jeux sur les lettres, comme le xpetotoc des Marcosiens, mais peut-être aussi ce qu'on pourrait appeler — risquons le terme — la « pythménologie » #5, sous une [orme intuitive, dans un passage des Lois de Platon (737e-738a et 77la-c). cité et commenté par J. tard #, qui considérer que, quelle que soit l’origine de l'acception du mot rvOuNV dans son sens technique, le concept comme tel n’a certaine- 232 L'encyclopédie précise que nous avons ici l'application particulière bien que ec soit cette théorie qui est mise en œuvre, tout au moins 233 Bref. et c'est pour notre propos le point essentiel, nous pouvons conclut : « Les propriétés élémentaires sur Les diviseurs d'un nombre, ment pas son origine dans la symbolique arithmo-mythologique des cercles néo-pythagoriciens. La question qui doit nous retenir est l'étaient certainement encore beaucoup plus tôt, mais les lois générales attendront nos xvi° et xvii® siècles pour être explicitement celle-ci : Les mosaïstes palestino-byzantins ont-ils subi l'influence de l'arithmologie néo-pythagoricienne où ceux-ci ne répétaient-ils que des formules qu'ils ne comprenaient plus 6 et dont la source remonterait en définitive aux mathématiciens d'Alexandrie (ou d’ailleurs) ? bien connues au 1v° siècle comme nous le montre cet exemple, établies et utilisées ». Avant de revenir à l'inscription de l'Hérodion, citons encore un texte pythagoricien 11 où Photius résume un ouvrage qu'il attribue à Nicomaque de Gérasa (vers 100 ap. J.-C.) ©: La seconde solution n'est pas exclusive de la première, et l'idée d'une influence de lArithmétique véhiculée dans les écoles du monde grec permettrait en particulier d'expliquer le caractère juil #7 de l'inscription de l'Hérodion. En effet, Stroumsa, dans l’article cité « Dans son désir de considérer les nombres comme des dieux et des déesses et de leur attribuer cette qualité en raison de la seule quantité propre et déterminée de chacun, (Nicomaque) ne laisse pas celte quantité intacte quand il transfère les nombres dans le monde des dieux, mais, comme nous l’avons dit auparavant, il retranche, ajoute (téuvov, abdEwV), de « Métatron » 18, étymologie qui est — me semble-t-il — lort bien à les adorer comme des divinités, en allérant la quantité première pour grecs pour une opération à peu près équivalente à ce que nous malmène de toute façon, et c'est ainsi qu'il arrive la plupart du temps que, grâce à elle, le nombre soit une divinité, et en dépouillant ensuite au début de ce travail, propose de trouver dans HÉtpov l'étymologie argumentée. Or, HÉTPOV est le concept utilisé par les géomètres le dieu de cette quantité #. » Comme tous les exemples donnés ensuite pur Photius se rapportent à des nombres inférieurs à 10, on voit que Nicomaque, où plutôt la tradition néo-pythagoricienne, s’eflorçait de ramener le nombre verification by < casting out nines- came Lo us from due Arabs. who may. as Avicenna and Maximus Planudes tell us. have got it from the Indians.. + {p. 117). Mais. comme | | | on l'a vu. il penche plutôt pour une origine pythagoricienne, W Les livres arithmétiques d'Euclide, Paris. 1961 pp. 68-60: voir aussi de début lu livre VIE des Éléments (lb. pp. 83-85). Voir enfin, peut-être. République, 516 B-D cité on | par Sammunsky. p. 38. Le texte résumé et critiqué par Photius est probablement le même que celui qui a été transmis sous le titre t@ Oeokoyodueva tic apiépnrnixns : De Fazco-KLEiN {ité note 34). Son auribulion à Jamblique n'est pas non plus authentique, mais | Le | l'ouvrage pourait fort bien émanrr de son érole, , 2 Rien ne permet de penser que Nicomaque ait vécu ailleurs qu'à Gérasa même, Sur el auteur, on ne peul guère renvoyer qu'à quelques notices dispersées : l introduetiun de Hocnr {eité note 35). l'eneyelopédie Pauty-Wissorca, vol 17. 1936. col. 463-4604, où R. Denuv. Photius, Bibliothèque (es Belles Lettres). 1 HI. Paris. 1962. pp. 40-48. 45 [lenev. p. 41. H C'est exactement ce que nous avons dans l'ouvrage attribué à Jamblique (De Fauco-KLeiN) : un commentaire arithmo-mythologique des dix premiers nombres, #5 Si malgré tout l'ouvrage cité par Fhodus était de Nicomaque de Gérasa, le rapprochement en serait d'autant ples intéressant, car Gérasa lait une ville hellénisée où il existait une communauté juive dès le [siècle av, J.-C. (Guerre juive, LA 8: 118, 1.53 IV 9, L3: Antiquités juives, NUL 393}, où l'on à retrouvé les restes d'une synagogue du v°s. (avec notamment l'inscription des deux noms grecs «Sem et + Japhets en vis-à-vis: voir en dernier lieu. Rori-Ge£ason, pp. 46-50) et où l'on a un intéressant émoignage chrélien sur le eulte des anges (MIXAHA, H AFIA MAPIA, FABPIHA, Mermanis, p. 143). # Notre hypathèse + chalcédoniennes ne va pas dans ce sens, pas plus que l'explication des eryptogrammes qui font intervenir Marie comme Génitrice do Christ (Srnus, pp. 248-251), allusion possible aux controverses qui ont précédé et suivi Le convile d'Éphèse, Je ne dis pas « judéo-chrétien », qui est un mot piégé. L'insériplion a un caractère juif dans le fait d'une christologie angélologique, ainsi que dans l'onomastique qui, tout au moins, n'est pas grecque, 18 Srnoumsa (cité note 5), pp. 285-288: autres étymologies : M. Back, «The Origin ul the Name Melatron». FT 1 (1951), pp. 217-219: 8. Lacsenaian, « Metatron, the Meaoing of His Name and His Functions- (L Gruenwain, Apocalyptie and Merkavah Mysticism, Leiden, 1980, pp. 235-241}. L'ouvrage de Crünwall éonstitue um: excellente introduction générale aux problèmes et aux éerits de la cabale ancienne, et nou: ÿ renvoyons en particulier, après Mopsik (nole 5), pour la datation de ves évrits.

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» 1, et c'est, en tout état de cause, le mot appelons la « division qui est utilisé pour l'opération consistant à trouver un « diviseur commun » 5. Dans ces conditions, l'existence du terme « métatron » pourrait être, avant même loute élaboration angélologique précise, une allusion à une méthode de vérification arithmétique, la preuve | par neuf5l, utilisée par les seribes hébreux 52. Dès lors. à s'en tenir seulement à l'inscription de l'Hérodion ‘à où le caractère juil est indubitable, on pourrait considérer que l'usage de la méthode qui est bien attestée par les néo-pythagoriciens de l'époque, vient en fait, directement ou non, d'un enseignement transmis dans la corporation des mosaïstes 51 via les copistes de la 235 Bible hébraïque. On sait d'ailleurs que la « preuve par neuf», sous le nom de « nombre petit », « réapparaîtra » dans le judaïsme. autant qu'on puisse le dire, au xiv° s. (Tigouné Zohar, 26, p. 71 a) 55. Et cela même rappelle, dans le monde grec, le passage que nous avons essayé d'établir d'un concept purement arithmétique à des spéculations arithmologiques secondaires (chronologiquement parlant). Pour que les choses soient claires, l'association d'idées que nous envisageons est la suivante : de HÉTPOV à « métatron », de métatron à l'ange Métatron, de celui-ci à l'ange Michaël 56 et de l'ange Michaël au Christ5% Cet enchaînement soulève de nombreuses questions qu'il n'était pas dans notre intention d'aborder, en particuher la question du rapport entre le HÉTtpov des géomètres grecs et M Dans Euelide, nous n'avons pas encore: le substantit. mais il ya le verbe. Ainsi par exemple dans les Éléments, VIL définition 14: Ebvbetos apôu6ç tonv Ô pi nn petpodpevos (1 L. Heuners Euctidis Elementa Teubner]. vol, TH. 1884 p. 186 P« arithmétique biblique ». Ce n'est malheureusement pas par un calcul aussi simple que la preuve par neuf que ce rapport pourra se vérilier. Sous cette réserve, la conclusion à laquelle nous aboutislautres références dans LibpeLi-Scorr, « netpéo ». LL2.b]) L'origine de eur nomentlature doit sans doute être trouvée en ce que l'on faisait les calculs. comme Eudlide, en représentant les nombres par des lignes. + mesurées+ entre elles. On trouvera un commentaire mathématique détaillé et relativement acressible dans C. M. Taissak. Division and Logos. À Theory of Equivalent Couples and Sets of Integers propoundecl by Euelit in the strithmetiral Books of the Elements, Odense. 1971 en particulier sur | la division. eh. 3. pp. 17-23. M Liouea-Scorr. + pétpov* (lb) où Baux. ibid. Voir par exemple Le texte of rivalisierende Tkonogruphie : Jüdisehe und Christliche Kunst in Galiläa vom 4-7. Jahrhundert . OC 79 (1995). pp. 197-223. 5 Cust.le passage auquel renvoie Moïse Cordovére dans sa présentation de neul . . 113: Houue p. 29, 51 Sans trop vouloir arengager sur un Lerroin où je ne suis pas préparé. il est facile de voir que le rapport entre la preuve par neuf et la division est qu. dans la preuve 70 Nicomaque cite lui-même Ératosthèône (276-196 av. J.-C) : Introduction à l'Arithmétique. par neuf (et done dans lt « pythménolngie ». si l'on admet les observations qui ent été faites sur l'origine du terme nvôuv). on recherche un diriseur commun {et donc. | | pour parler grec, un <mesureur» commun). 3 On se réfère par exemple aux seribes hébreux qui ont pensé les caleuls envisagés par F. Lancraser. < Arithmétique des seribes el lexte consonantique, Gen 46. 1-7 et LU Sam 17. 1-54 AB 97 (1990). pp. 379-409: « note complémentaire « de E, Nover, pp. 409-413. Pour la partiripalion de ces seribes au enrsuts scolaire hellénistique, cententons-nous d'observer que dans Le gymnase construit par Jason à côté de lesplinade du Temple {2 Mac, 4, 12) les prètres ne se limitaient peut-être pas à < prendre part. Gbid.. HN dès l'appel du gond. à la distribution de l'huile (..) dans la palestre Ajoutens quand même que EL 1 Mannou. Histoire de l'éducation dans l'ntiquité, l'aris. 1948. p. 258. ne pense pas que l'enseignement des mathématiques était lors poussé dans les gymnases, Lu 5 Le nom <Imannuele dans l'inscription de “Aïn Fattir est également sémitique {peut-être en milieu christo-palestinien ». Azer, p 434). mais le caractère symbolique . de linseription nous semble linalement moins sûr qu'à l'Hérodion. H Sue ectle «corporation» voir Roni-GErsan (cité note 13). p. 164. notamment à propos d'une inseription de li synagogue de Beil Alpha où deux «Texviton » le pire et de fils. ont inscrit leur nom. Avi-Yonah éerit dans Eret:-srael 6 (1961). p. 94 : «… à l'époque byzantine les mémes ateliers d'artisans servaient des clients autant juits ». et il revient sur cette observation dans frers-lsrael 12 (1975), pp. 191€ que «chrétiens 193. Dans un sens un peu différent : G. Künnez < Gemeinsamene Kunstsprache und sons est que l'invocation christologique de l'inseription de l'Hérodion régles guématriques partieulières (Pardess Rimonim, 30. $S 8: sur cet auteur et son œuvre : CG Morsik, Le palmier de Débora, Verdier, Lagrasse, 1985, Introduction. Le Pardess Rimonim se date de 1548), Les Tigounim se réfèrent à un traité divisé en commentaires sur bréyt (pour une vue d'ensemble de ki littérature eabaliste médiévale : €. Morsik, « Le corpus zoharique, ses titres et ses amplificalions », pp. 94-95 + (M. Tanseu, La formation des canons seripturaires, eoll. Patrimoines, Paris. 1993. pp. 75-105). Au début du chapitre 26, le mot brévs est interprété en caleulant par valeurs réduites, soit 013 = 13, et ce système du «compte petit» (hSbn 27) est attribué à Hénoch. L'auteur des Tiqounim voit une correspondanee entre ce résultat et le nombre de 13 mots qu'il ÿ a entre les deux premières oceurrenees de + Dieus en Gn. L (ainsi dans l'explication du ff hsulm sur ée pussage, dans l'édition, Or ha-Guenouz, Jérusalem, 1988, p. 35). Cordovéro, qui aüribue le système à Métatron. reprend une équivalence opérés dès lt eabale ancienne (v. M. lues « Hénoch c'est Métatron », in €. Morsik, Le livre hébreu d'Hénoch ou livre des Palais, Verdier, Lagrasse, 1949, 381-406). 56 Cette équation Métaron-Michaël peut s'appuyer sur des sources juives bien antérieures au vs. (loeu p. 386, n. 15). #7 Cette étape elle-même n'est pas aberrante dans le judaïsme, puisqu'il existe d'intéressants documents médiévaux. partiellement conservés aujourd'hui, où + Jésus» occupe la première place, avant l'ange Métatron (voir Y. Lirses, «The Angels of de Sholar and Yeshua. Sur ha-Panim +. Jerusalem Studies in Jewish Thought 6, 1987, pee 174-195 Théb.. en particulier pp. 176-180; cité par loee. p. 384 n. 10), Quai qu'il en soit, le contexte est ici «tout à fait» chrétien, ce qui est évident même si l'en refuse notre interprétation chalcédonienne de la formule, Pour le dire autrement, il n'y à aueune raison de penser à la suite de Di Segni. que la communauté d'Anaël était schismatique,

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vérilie assurément le point de vue de Strus pour l'inscription de ‘Aïn l'attir et quelques autres cas 'isopséphie, dont la liste est désormais ouverte. Sainte-Anne BP 19079 - 91190 Jérusalem Stéphane VERHELST. Addenda. — Nous pouvons déjà ajouter le calcul du monogramme du Christ dans un court traité dont l’attribution à saint Jérôme est discutée {PL suppl. 2, 287-291: v. Encyclopedia of the Early Church [A. Di Berardino éd.; l'édition française omet cet article], « De Monogramma Christi », vol. , p. 228) : La combinaison de % (600), 6 (6), 1 (10) serait pour l'auteur le nom que PAntichrist d'Ap. 13, 18 usurpe (+ usurpat »). Une allusion à ‘isopséphie réduite de XMT (v. note 27) serait assez bien dans le style plutôt obscur de cet opuscule. — La liste des compositions poétiques de David alléguée en 11 QPs", 27, 4-11 pourrait supposer l'usage du système de base neuf dans un milieu proche de celui où nous envisageons l'origine du nom + métatron » : les psaumes du cycle quotidien (3600 [= 400 x 9 = 9]). la somme des psaumes du cycle festil (364 + 52 + 30 + 4 [= 50 x 9 = 9}) ct bien sûr le total des deux (4050 [= 450 x 9 = 9}) sont des multipes de neuf, exactement comme dans LR. 5, 12 (3000 + 1005 [= 4005 = 445 x 9 = 9). Cela même nous renvoie à l'usage, où au rejet, du « calendrier sacerdotal» (voir les commentaires de 1 Hénoch 75, 1). — Peut-on inviter les lecteurs intrépides à observer que les lignes de 43 lettres «en moycanc» (RB 1990, p. 381) et les « séquences adéquates » de lettres donnant 4201 ou 4200) dans Gn. 46 et | Sm. 17, nous conduisent virtuellement, par isopséphie réduite, aux mêmes résultats? ges — L'étymologie gematria-yemnetpia (note 29) était déjà la pensée de Jacob Reuchlin (De arte cabalistiva, sl. 1517 réimpr. Stutigart, 1964], traduit par F. Secner, Jacob Reuchlin, La Kabbale [coll. Pardès, AubierMontaigne], 1973, p. 258), auteur qui — on peut le noter — fail un usage laborieux mais non moins subtil, de la guëmatrie réduite (ibid., p. 241-246 : les valeurs réduites des versets de psaumes cilés correspondent aux ‘ 72 «anges» d'Ex. 14, 19-21, cités p. 227-228). — « Cela veut dire qu'elles ne représentaient pas des nombres» (note 3) est une conclusion prématurée. Dans les manuserits coptes médiévaux, les lettres-chiffres sont normalement utilisés pour représenter des nombres. féanmoins cela est rarement attesté en sahidique (v. « Numerical System, Coptic», Coptice Enc. 6, p. 1822 et Revue copte 24 [1994]). Pour Y et saint Jérôme, voir aussi ses Lettres 66 et 107 (PL 22, col. 645 et 873).