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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)DE GRANDE GRECE DU VI AU IV“ SIECLE AV. J.-C.
ESSAI DE QUANTIFICATION COMPAREE
Les ateliers monétaires grecs peuvent parfois donner l’impression de frappes
continues et réguliéres. Or, la réalité est toute différente. Les rythmes de productions obéissent à des paramètres qui la plupart du temps nous échappent : soit la
quantité de monnaies produites et la cadence de praduction.' De plus, les raisons
qui motivent les Emissions, cl en particulier leurs volumes, nous sont généralement inconnues. En outre, la production monétaire dans les ateliers monétaires
grecs n’est pas régulière.” Est-il alors possible d'entrevoir des changements dans
les rythmes de production des ateliers ?
I] est possible d'apprécier certaines fluctuations dans les quantités émises par
un atelier lorsque l’on procède à une étude de coins. Nous tenterons donc, en s’appuyant sur les études de coins existantes, de mettre en perspective les différents
monnayages afin d'observer les variations dans les quantités mises en circulation
par les cités d'Italie du Sud. Les études sur les ateliers de Grande Grèce sont en
assez grand nombre pour qu'il soit intéressant de mettre en parallèle les productions
des différentes cités.
Depuis, la toute première étude de coins, celle que Regling consacra à Terina il
y a plus d'un siècle, les données se sont considérablement enrichies. Néanmoins,
certains ateliers n'ont toujours pas fait l’objet d'une étude approfondie, ou encore
leurs résultats sont demeurés inédits,‘ et parmi ceux-ci figurent les importants monnayages de Sybaris, de Crotone et de Thourioi. Concernant, cette dernière cité, il
' Hackens 1987. 1
? Hackens 1987, 5, qui souligne également qu'une émission peut durer un mois ou une semaine
et alimenter la circulation pendant des années. Voir aussi Hackens 1975, 193,
*C’esi le cas pour les statères incus de Crotone qui ont fait l'objet d'une thèse de doctorat non publige en Australie + R. Williams. The inense Staters of Kroion, PhD. Monash Universtity, 1983.
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)Pragmateiai
QUANTIFYING
MONETARY SUPPLIES
IN GRECO-ROMAN TIMES
François de Callataÿ (ed.)
OFF PRINT
Bari 2011
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)CONTENTS
François de Callataÿ
Quantifying monetary production in GrecoRoman times: a general frame
Elio Lo Cascio
La quantificazione dell’offerta di moneta a
Roma: il ruolo del credito
Warren W. Esty
The geometric model for estimating the number of dies
Clive Stannard
Evaluating the monetary supply: were dies reproduced mechanically in Antiquity?
Benedetto Carroccio
Parallel striking reconstruction and chronological numismatic interpretation
Theodore V. Buttrey
Quantification of ancient coin production: the
third element
Thomas Faucher
Productivité des coins et taux de survie du
monnayage grec
Peter G. van Alfen
Hatching owls: Athenian public finance and
the regulation of coin production
Koray Konuk
War tokens for silver? Quantifying the early
bronze issues of Ionia
Louis Brousseau
Les productions monétaires des ateliers grecs
de Grande Grèce du VIe au IVe siècle av. J.-C.
Essai de quantification comparée
Mariangela Puglisi
Coin circulation data as a source for quantifying monetary supplies
Maria Caccamo Caltabiano
The importance of an iconic program in ancient coin production
Panagiotis P. Iossif
Seleucid religion through coins: is it possible
to quantify “iconography” and “religion”?
Oliver D. Hoover
Time is money? A second look at production
quantification and chronology in the late Seleucid period
Haim Gitler
Different aspects of the quantification of Persian period coinages of Palestine
Olivier Picard
Types monétaires et trésors : le cas de Thasos
Michel Amandry
La production monétaire des cités pontiques
à l’époque impériale : synchronismes et quantification
Johan van Heesch
Quantifying Roman imperial coinage
Edipuglia srl, via Dalmazia 22/b - 70127 Bari-S. Spirito
tel. 0805333056-5333057 (fax) - http://www.edipuglia.it - e-mail: edipuglia@gmail.com
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)FOREWORD
The 18 papers published in this book form the proceedings of the Third
Francqui Conference, hosted in Rome both by the Academia Belgica and the
Istituto Italiano di Numismatica on the theme “Quantifying monetary supplies in
Greco-Roman times” (September 2008, 29th-30th). It is a consequence of the
Francqui Prize attributed in 2007 to François de Callataÿ.
The editor wishes to express his gratitude to the institutions which made this
conference possible: first and foremost, the Francqui Foundation, and especially
its president Vicount Eyskens, former Prime-Minister of Belgium, who opened the
conference (the day the largest Belgian bank was destroyed), the Academia
Belgica, its director, M. Walter Geerts and all his dedicated staff, the Istituto
italiano di Numismatica, and its director, Professoressa Sara Sorda, who welcomed
the participants in the illustrious Palazzo Barberini, the Royal Library of Belgium
as well as the Belgian Science Policy which provided great support to this event.
More personally our warm thanks go also to Cécile Arnould who carried out
brilliantly as the secretary of the conference and to Valentina Natali who, along
with the editors, took on the publishing of the proceedings.
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)DE GRANDE GRÈCE DU VIe AU IVe SIÈCLE AV. J.-C.
ESSAI DE QUANTIFICATION COMPARÉE
Les ateliers monétaires grecs peuvent parfois donner l’impression de frappes
continues et régulières. Or, la réalité est toute différente. Les rythmes de productions obéissent à des paramètres qui la plupart du temps nous échappent : soit la
quantité de monnaies produites et la cadence de production. 1 De plus, les raisons
qui motivent les émissions, et en particulier leurs volumes, nous sont généralement inconnues. En outre, la production monétaire dans les ateliers monétaires
grecs n’est pas régulière. 2 Est-il alors possible d’entrevoir des changements dans
les rythmes de production des ateliers ?
Il est possible d’apprécier certaines fluctuations dans les quantités émises par
un atelier lorsque l’on procède à une étude de coins. Nous tenterons donc, en s’appuyant sur les études de coins existantes, de mettre en perspective les différents
monnayages afin d’observer les variations dans les quantités mises en circulation
par les cités d’Italie du Sud. Les études sur les ateliers de Grande Grèce sont en
assez grand nombre pour qu’il soit intéressant de mettre en parallèle les productions
des différentes cités.
Depuis, la toute première étude de coins, celle que Regling consacra à Terina il
y a plus d’un siècle, les données se sont considérablement enrichies. Néanmoins,
certains ateliers n’ont toujours pas fait l’objet d’une étude approfondie, ou encore
leurs résultats sont demeurés inédits, 3 et parmi ceux-ci figurent les importants monnayages de Sybaris, de Crotone et de Thourioi. Concernant, cette dernière cité, il
1
Hackens 1987, 1
Hackens 1987, 5, qui souligne également qu’une émission peut durer un mois ou une semaine
et alimenter la circulation pendant des années. Voir aussi Hackens 1975, 193.
3
C’est le cas pour les statères incus de Crotone qui ont fait l’objet d’une thèse de doctorat non publiée en Australie : R. Williams, The incuse Staters of Kroton, PhD. Monash Universtity, 1983.
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)nous a paru préférable de ne pas inclure l’étude de Noe sur les distatères puisque,
sans le reste du monnayage, les données n’auraient pas été significatives. Cependant, après sa fondation en 444, Thourioi devint l’un des ateliers les plus importants. Quant à Sybaris, 4 les résultats préliminaires de Stazio et Spagnoli ont révélé
plus de 130 paires de coins pour les statères et plus de 68 paires de coins pour les
drachmes pour la période 530-510. 5 Malheureusement les droits ne sont pas comptés et les chiffres ne peuvent pas être utilisés pour évaluer la production sybarite. 6
Malgré toutes ces lacunes, les volumes de nombreux ateliers peuvent être exprimés
en nombre de droit et peuvent être ordonnés chronologiquement pour être comparés les uns aux autres.
1. La méthode
La méthode utilisée s’inspire de celle qu’utilisa Holloway dans son article « The
coinage production of the Sicilian Greek Mints of the Sixth and fifth centuries
B.C. ». 7 Afin d’être en mesure de comparer les nombres de coins de droits utilisés
par les différents ateliers, il faut trouver une base de comparaison. Notre choix
s’est porté sur le statère achéen d’environ 8 g qui fut largement utilisé en Grande
Grèce. Les monnayages frappés sous un autre étalon sont donc convertis en statères
achéens de même que les drachmes (dans l’étalon achéen 3 coins de drachmes =
1 coin de statère). Cette solution permet d’obtenir des productions exprimées en
nombre de coins qui correspondent pour tous les ateliers à la même réalité. Nous
avons ensuite mesuré la production des différentes cités en intervalles de 10 ans.
Cette fourchette s’est avérée plus réaliste que l’intervalle de 5 ans, 8 en regard des
chronologies des monnayages utilisés, dont plusieurs séries sont justement datées
à des intervalles de 10 ans, et plus utile, en raison de la longue période considérée.
Il n’est cependant pas inutile d’insister sur le fait que les intervalles utilisés ne correspondent pas parfaitement aux chronologies des différents monnayages. Pour les
monnayages dont les séries possèdent à l’heure actuelle une chronologie dépassant la décennie, le nombre de coins est divisé et réparti également entre le nombre d’intervalles concernés. Par exemple : 60 coins pour une série dont la datation
4
E. Spagnoli consacre une thèse de doctorat sur Sybaris et a annoncé qu’elle achevait un corpus
par coins.
5
Spagnoli & Stazio 1993, 607.
6
Cependant, en guise de comparaison, et avec toutes les précautions que cela comporte, nous
avons recensé pour la période incuse à Poseidonia 94 paires de coins pour les statères incus et 67 pour
les drachmes.
7
Holloway 1987, 12-13.
Holloway 1987, avait utilisé des intervalles de 5 ans.
Page 7
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)s’étale sur 30 ans donne 20 coins par intervalle de dix ans. Dans un tel cas, la production peut donner l’impression d’une régularité, mais il ne s’agit que d’une
moyenne sur la période donnée et cela doit être gardé en mémoire. Néanmoins, la
frappe de monnaies dans l’Antiquité grecque, à quelques exceptions près, fut intermittente. C’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire de considérer la frappe sur une
longue période, frapper un grand nombre de monnaies peut se faire sur une durée
relativement courte. D’après les expérimentations que nous avons menées à Melle
avec notre collègue Th. Faucher, 9 nous avons calculé qu’une équipe de quatre personnes pouvait frapper aisément jusqu’à 36 000 monnaies par mois, ce qui doit
correspondre à environ deux coins de droit par mois. Il devient alors aisément possible d’imaginer que l’utilisation de, par exemple, 10 coins sur une décennie ne
s’étale pas forcément sur toute la durée. 10 Les dix coins ont pu être utilisés sur une
période comprise entre 5 mois et dix ans… Cette méthode, avec les incertitudes
qu’elle comporte, permet malgré tout de faire ressortir certaines fluctuations dans
la production des ateliers sur une longue durée.
Mais comme l’a déjà exprimé Holloway, cette mesure demeure malgré tout relative. 11 Par ailleurs, on doit bien entendu garder à l’esprit que, bien que l’on parle
de production moyenne par coin, chacun possède une durée de vie qui lui est propre. Certains se brisent rapidement et d’autres peuvent avoir une longévité hors
norme. 12 De plus, il est possible que nous ne connaissions pas tous les coins qui
ont été utilisés (cependant, un coup d’œil aux deux Recueils quantitatifs des émissions monétaires compilés par Fr. de Callataÿ 13 montre que pour un grand nombre
des monnayages recensés le nombre de coin originels, ou le pourcentage de coins
originels, est très élevé, en particulier pour Tarente où pour plusieurs émissions il
semble que nous connaissions tous les coins). De plus, on pourrait objecter que
les résultats sont imprécis, mais comme Fr. de Callataÿ l’a souvent montré, obtenir des ordres de grandeur est intéressant en soi puisqu’il permet de procéder à des
comparaisons qui ne peuvent être réalisées autrement. L’absence d’ateliers majeurs tels que Sybaris, Crotone et Thourioi n’est pas un obstacle à la confrontation
des autres ateliers les uns avec les autres (ils pourront éventuellement être comparés ultérieurement).
Malgré toutes ces réserves la méthode a l’avantage de pouvoir réunir les infor9
Th. Faucher et al. 2009.
Sans compter que parfois deux ou plusieurs coins étaient utilisés simultanément multipliant la
productivité par le nombre de coins en service.
11
Holloway 1987, 13.
12
Il semble que la courbe illustrant la durée de vie moyenne des coins donne une courbe qui suit
la distribution gamma (voir le graphique illustré dans Carter 1983 : 198, fig. 1). Voir également Faucher, Productivité des coins et taux de survie dans l’Antiquité grecque (dans ce volume). Il est dès
lors plus juste de rechercher le nombre moyen de monnaies que peut frapper un coin.
13
de Callataÿ 1997 et 2003.
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)mations sous un
dénominateur
commun et pour la
première fois, permettre une comparaison sur la
longue durée entre
les différents ateliers étudiés de
Grande Grèce et
ainsi, de mettre en
relief les fluctuations dans les proFig. 1. - Production monétaire à Métaponte.
ductions et de
confronter les estimations des volumes émis par les cités de l’Italie du sud.
2. Les productions monétaires
Les productions des ateliers monétaires, exprimées en nombre de coins de droits
et rapportées sur une trame chronologique s’étalant de 530 à 270, ont été étudiées
séparément afin d’obtenir un meilleur aperçu des productions individuelles. Nous
analyserons d’abord les monnayages qui débutèrent au VIe s.
La mise en perspective de la production monétaire permet d’observer pour Métaponte deux périodes de frappes plus intensives clairement définies. Entre 530510, période qui correspond au début du monnayage, incarné par les statères incus
à flans larges, 113,67 coins de droits furent utilisés soit une moyenne de 5,68 droits
/ année. Le second pic s’observe pour la décennie 340-330, et correspond à la période mouvementée des condottieri, et en particulier à l’époque d’Alexandre le
Molosse, où une moyenne de 7,3 coins de droit / années furent utilisés. Ce pic dans
la production pourrait trouver un début d’explication dans le rôle accru de Métaponte dans l’alliance avec Alexandre le Molosse suite au transfert du siège de la
ligue italiote, d’Héraclée, dans le territoire de Tarente qui retira son support à ce
moment, à Thourioi. 14 C’est aussi à cette époque que Métaponte émet des di-statères au type de Leukippos en relation avec les statères au même type. Considérant
l’ampleur de la production de cette décennie, A. Johnston suggère une production
continue (qui semble confirmée par les nombreuses liaisons de coins) et une utilisation maximale des coins jusqu’à la cassure. Pour le reste du monnayage, le
Noe & Jonhston 1990, 2 et 57. Cf. Strabon, VI, 3, 4.
Page 9
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)rythme des émissions
semble
assez stable et
beaucoup moins
important donnant
l’impression de
frappes discontinues, en particulier vers 440-430,
période où le
monnayage
de
Métaponte subit
des transformaFig. 2. - Production monétaire à Poseidonia.
tions : la frappe de
monnaies incuses est abandonnée et remplacée par des émissions de monnaies à
double relief.
À Poseidonia, les émissions débutent également par la frappe de monnaies incuses et l’équivalent de 72 coins de droits achéens sont utilisés pour ces émissions
de statères et de drachmes frappés selon l’étalon poseidoniate 15. Les nombreuses
différences iconographico-stylistiques que l’on retrouve dans l’ensemble du monnayage incus donne l’impression de frappes intermittentes. 16 On peut ensuite observer un hiatus dans la production, probablement d’une quinzaine d’années, 17
suite à quoi les émissions de statères reprennent avec un nouvel étalon et un abandon des drachmes. 18 Il est tentant de mettre cette interruption monétaire en relation
avec d’une part les bouleversements politiques internes attestés par la création de
l’ekklesiasterion, 19 et d’autre part ceux qui suivirent la destruction de Sybaris. On
peut ensuite observer une forte croissance de la production avec les nouveaux statères à double relief utilisant le nouvel étalon achéen jusqu’aux années 430-420,
Poseidonia étant même l’atelier le plus productif des années 440-420 parmi les
ateliers considérés dans cette étude. 20 On observe une nouvelle projection vers le
sud, attestée par le changement d’étalon et par le nombre de trésors du sud de la
péninsule, en particulier dans la région de Tarente, qui contiennent des exemplaires
15
Brousseau 2007.
Taliercio-Mensitieri 1988, 137.
17
Les statères incus semblent être produits jusque dans la première décennie du Ve siècle, et la
frappe des statères ne reprend que vers 475 comme en témoignent les trésors de Tarente 1929 (IGCH
1888) et de Strongoli (IGCH 1885).
18
Celles-ci seront refrappées plus tard (vers 440-420), le temps d’une émission.
19
Taliercio-Mensitieri 1988, 161 n. 137.
20
Il serait intéressant de procéder à une comparaison avec la production de Thourioi qui débuta
son monnayage peu après sa fondation en 444.
Page 10
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)poseidoniates.
L’importance du
monnayage décroit ensuite à partir de 410-400,
dates qui coïncident avec la
conquête de la cité
par les Lucaniens.
Néanmoins, l’occupation ne met
pas un terme au
monnayage, les
Fig. 3. - Production monétaire à Velia.
émissions se poursuivent modestement jusque vers 370, après quoi Poseidonia n’émet plus que du
bronze, à l’exception d’une émission isolée d’argent vers 340-330.
À Velia, le rythme de production semble assez stable et de faible importance pendant environ deux siècles. La chronologie des périodes, étendue parfois sur plusieurs
décennies, permet difficilement de déceler des pics dans la production. 21 Du début
des émissions jusque vers 465 la plus grosse dénomination émise est la drachme.
Des didrachmes sont ensuite frappés, parallèlement aux drachmes pendant la période III, et à partir de la période IV les drachmes sont abandonnées. Pour R. Williams, une grande partie des émissions de la période IV (400-365) a été frappée pour
financer les opérations contre Denys de Syracuse et les Lucaniens. 22 Or, il est surprenant de constater que les volumes émis n’augmentent pas. Par ailleurs, il observe
pour la période V (365-350/340) que les cassures de coins sont plus fréquentes, que
le nombre de surfrappes s’est accru et que le style évolue peu. 23 Il en déduit que
les frappes ont du s’effectuer dans un court laps de temps. Ce n’est que dans la période VI (350/340-320/310), en particulier vers 340-330, toujours à l’époque des
condottieri, que le volume mis en circulation augmente d’une manière significative. Pour R. Williams, la plus grosse partie de ce groupe doit appartenir à la période 335-330. 24 Un dernier pic s’observe après quelques fluctuations, et atteint une
21
Une datation plus précise aurait peut-être permis de déceler des pics de productions intensives
qui auraient pu être comparés avec ceux de Poseidonia. Cela permettrait peut-être de trouver une
correspondance qui permettrait à son tour de suggérer une date pour le conflit entre les deux cités attesté par Strabon, VI, I, 3 et dont la date nous est inconnue.
22
Williams 1992, 50.
23
Ibidem, 62. Il suggère même que l’ensemble des coins du groupe furent gravés par seulement
deux graveurs.
Ibidem, 79.
Page 11
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)moyenne de 3,4
coins de droit / année pour la décennie 290-280.
À Caulonia, la
production est relativement modeste et l’on doit attendre 430-420
pour obtenir un ratio supérieur à 1
droit / année. C’est pendant cette
Fig. 4. - La production monétaire à Caulonia.
décennie qu’est
crée la ligue Italiote par une alliance entre Sybaris, Crotone et
Caulonia, 25 pour
contrer la menaces
des Lucaniens et
plus tard celle de
Denys de Syracuse. 26 On observe également
une diminution de
la production dans
Fig. 5. - La production monétaire à Tarente.
la décennie où a
lieu le passage des incuses aux monnaies à double relief. Selon N. K. Rutter, l’utilisation fréquente des coins jusqu’à une usure avancée et la discontinuité des
frappes suggèrent des frappes intermittentes. 27 Cependant, l’usage de coins usés
n’atteste pas nécessairement des frappes intermittentes. Au contraire, lorsqu’il est
nécessaire de produire une grande quantité de numéraire rapidement, il arrive,
comme c’est le cas à Hyria, que les coins sont utilisés à l’extrême (voir infra) et à
Métaponte (voir supra). Les émissions s’arrêtent brusquement lorsque la cité est
détruite par Denys de Syracuse en 389.
25
Polybe, II, 39. Voir également, Thucydide, V, 82, 1 et Xénophon, Hell., VII, I, 43.
Diodore de Sicile, XIV, 90, 3.
27
Rutter 1997, 52.
Page 12
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)À Tarente, le
nombre de droits
utilisés montre
une série de pics
qui dénotent une
production irrégulière mais abondante. Les séries
de guerres qu’elle
mena contre les
communautés locales ou contre les
Grecs sont peutFig. 6. La production monétaire à Héraclée.
être à mettre en relation avec ces
augmentations de
productions. Entre
390-380, période
où Denys de Syracuse guerroie en
Italie, la production augmente à
3,6 coins en
moyenne par année. La production
maximale est atteinte dans la déFig. 7. - La production monétaire à Terina.
cennie 340-330
avec 4,5 coins de droit en moyenne par année. Période qui correspond à la venue
d’Archidamos et d’Alexandre le Molosse. 28 La décennie suivante voit la production diminuer et peut-être pouvons-nous associer cette diminution au fait que Tarente soit sortie de l’alliance avec Alexandre le Molosse, suite au transfert du siège
de la ligue Italiote, et qu’elle ait cessé d’apporter son support au Roi épirote, réduisant par le fait même son besoin en nouveau numéraire.
À Héraclée, le monnayage débute vers 430 et demeure modeste avec des ratios
sous les 3,5 coins de droit par décennie, les frappes ne s’intensifieront qu’à
l’époque de Pyrrhus. Alors qu’à Terina, la production ne semble pas dépasser 1 coin
28
À cette période est aussi émis un monnayage d’or à Tarente composé de statères, hémistatères,
sixième, douzième et vingtième de statère.
Page 13
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)de droit / année.
Cependant,
l’étude de coin de
Regling est plus
que centenaire, et
il est fort possible
qu’un nombre supplémentaires de
coins soient apparus depuis. Le monnayage est néanmoins modeste
par rapport aux
Fig. 8. - La production monétaire à Rhégion.
ateliers tels que
Métaponte et Tarente.
À Rhégion, on
observe également
une production irrégulière, mais relativement importante avec un
sommet à 33,97
coins pour la décennie 470-460
avec les tétradrachmes émis sous
Fig. 9. - La production monétaire à Cumes.
la tyrannie d’Anaxilas. Au milieu
du Ve siècle, un changement de gouvernement s’opère et coïncide avec une baisse
dans la production monétaire.
En Campanie, les monnayages furent étudiés par Rutter jusqu’en 380. 29 Il
manque donc principalement les séries napolitaines d’après 350. À Cumes on remarque une production importante dans la décennie 470-460 suivie par un second
pic débutant vers 420. Ces deux périodes coïncident avec des temps troublés. 30 La
première est contemporaine des préparatifs de guerre et de l’appel à Syracuse qui
aboutira à la victoire sur les Étrusques lors de la bataille de Cumes. La seconde cor-
29
30
Rutter 1979.
Ibidem, 15.
Page 14
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)Fig. 10. - La production monétaire à Naples.
Fig. 11. - La production monétaire d’Hyria.
Fig. 12. - La production monétaire de Nola.
respond à la lutte contre les indigènes qui cette fois se terminera par la prise de la
cité par les Samnites. Plusieurs habitants trouvent refuge à Naples, dont le monnayage a commencé vers 450, et dont on peut constater une augmentation de la production à partir de 420 jusqu’à 400. Les monnayages d’Hyria et de Nola 31 sont de
courte durée et sont d’une importance relative. Hyria atteint une production d’une
moyenne de 2,8 coins de droit / ans pour la décennie 410-400. Le corpus établi par
Rutter a montré que les coins étaient utilisé parfois jusqu’à une usure très avancée.
C’est le cas par exemple du coin HO 32 qui est lié à 15 revers différents et dont
l’Athéna du droit est pratiquement défigurée sur la dernière combinaison de
coins. 32 On peut alors être tenté de comprendre qu’un grand nombre de numéraire
était nécessaire rapidement, attestant ainsi un rythme de production élevé.
31
Il ne s’agit pas de monnayages grecs, mais nous les avons ajoutés puisque d’une part leurs coins
ont été dénombrés, et d’autre part parce que Hyria fournit des renseignements intéressants sur le
rythme de production.
Rutter 1979, pl. 23-24.
Page 15
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)La production
monétaire à Laos
est de faible importance et intermittente. Un seul
coin de droit fut
utilisé pour l’émission de statères
incus et 1 également pour les
drachmes. Entre
480 et 460, 5
droits furent mis
Fig. 13. - La production monétaire à Laos.
en service fournissant un ratio de
2,5 coins par décennie.
Il va s’en dire
que le survol effectué ici n’est pas
complet en l’absence des importants monnayages
de Sybaris, Crotone et Thourioi.
Néanmoins, on
peut
rapporter
Fig. 14. - Les productions monétaires du sud de la péninsule.
quelques observations. Les quantités de monnaies produites sont relativement peu élevées même pour les plus gros
ateliers. Métaponte qui, lors de la décennie 340-330 atteint sa production maximale,
n’utilise qu’en moyenne 7,3 coins / années, la plus haute valeur suivante est encore
Métaponte avec les statères incus à flans larges frappés en moyenne 5,68 coins /
année. En comparaison, le monnayage de masse de Syracuse, évalué par R. R. Holloway à 49 tétradrachmes par période de 5 ans, 33 convertit en statère achéen et rapporté sur une décennie fournit une échelle de grandeur comparative : 208 coins par
période de 10 ans, soit plus de vingt coins par année. Ce qui correspond à environ
trois fois la moyenne la plus élevée observée à Métaponte. Par ailleurs, d’autres ob-
Holloway 1987, 14.
Page 16
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)servations intéressantes ressortent
des graphiques. Il
est
intéressant
d’observer que
Poseidonia
est
l’atelier le plus
productif des décennies 440-420
et semble plus important que ce que
l’on croyait. Il est
aussi intéressant
Fig. 15. - Les productions monétaires de la région tyrrhénienne.
de noter que lors
du passage des monnaies incuses à celles à double relief, les ateliers de Métaponte
et Caulonia semblent attester d’une baisse dans leur production, alors qu’à Poseidonia on assiste à une interruption des émissions.
On remarque également qu’il n’y a pas de régularité des émissions, et que le
rythme en est souvent affecté par des événements politiques, en particulier par les
guerres. R. R. Holloway arrivait à la même conclusion considérant que la guerre
est sans aucun doute la cause individuelle la plus importante d’un monnayage intensif. 34 De fait, plusieurs pics observés dans les différentes productions peuvent
être associés avec des conflits assez bien datés. La quantité de métal mis en circulation est selon R. R. Holloway le vrai indicateur du rythme des monnayages. Ces
pics semblent donc être des révélateurs des changements dans les rythmes de production. Quant à la cadence elle est tributaire du degré précision des datations des
monnayages. Plus les chronologies seront précises, plus l’estimation du rythme
sera juste. Dans l’état actuel de la documentation il n’est possible que d’avoir une
tendance générale du rythme des émissions.
Bibliographie
A. Bresson 2008, L’économie de la Grèce des cités. II. Les espaces de l’échange, Paris.
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(éds.), Liber Amicorum Tony Hackens, Louvain-la-Neuve, 47-56.
34
Holloway 1987, 11. Pour Bresson 2008, 62, le premier poste des dépenses des cités était la
guerre. D’ailleurs, le cas du monnayage de Mithridate fournit un bon exemple car son monnayage daté
au mois près montre des augmentations dans la production lors des préparatifs de guerre. Cf. Callataÿ 1997b.
Page 17
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)M. Caccamo-Caltabiano 1993, La monetazione di Messana con le emissioni di Rhegion
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Page 18
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)Annexe : Les monnayages étudiés
Poseidonia
530-490 : (étalon poseidoniate)
Statères : 53 droits (n/d : 5,70)
Drachmes : 45 droits (n/d : 5,78)
Soit l’équivalent de 72 droits.
475-440 : (étalon achéen)
Statères : 87 droits (n/d : 8,80)
440-420 :
Statères : 83 droits (n/d : 4,12)
Drachmes : 3 (n/d : 3,33)
Soit : 84 droits
420-410 :
Statères : 20 droits (n/d : 11,85)
510-470 :
(classes IX et Xa : 62 droits)
Statères : IX : 53 ; Xa : 9
Drachmes : 0
470-440 :
(classes Xb – XII : 38 droits)
Statères : Xb : 12 ; XI : 22 ; XII : 4 = 38
Drachmes : 0
440-430 :
(Noe 310-319 : 4,5 droits)
Statères : 4 : (2 droits réutilisés non comptabilisés)
Demi-statère : 1
410-350 :
Statères : 14 droits (n/d : 14,57)
430-400 :
(Noe 322-332; 334-344; 366-403 ; 428431)
Statères : 41 droits pour 9 émissions
c. 340-330 :
Statères : 1 droit (n/d : 11)
400-340 :
Statères : 60 droits pour 39 émissions
Héraclée
432-420 :
Statères : 1 droit
420-390 :
Statères : 8 droits
390-340 :
Statères : 16 droits
340-330 :
Distatères : 3 droits
Statères : 67 droits pour 20 émissions
Soit 73 statères
330-290 :
Statères : 75 droits
290-280 :
Statères : 31 droits
Campanie : Cumes
330-début troisième :
Statères : 18 droits
Métaponte
* chronologie basée sur HNI *
475-470 :
(Période I) : 2 droits
Drachme chalcidienne : 1 coin
Drachme attique : 1 coin
Didrachme phocéen : 1 coin
540 (?) / 530-510
(Classes I – IX : 113,66 droits)
Statères : I : 29 ; II : 8 ; III : 12 ; IV : 13 ;
V : 4 ; VI : 22 ; VII : 9 ; VIII : 9
Drachmes : I : 6 ; II : 5 ; III : 6 ; IV : 1 ; V :
4 ; VI : 0 ; VII : 0 ; VIII : 1
Soit l’équivalent de 113,66 droits.
470-460/55 (Période II) :
Didrachmes (gr. I et II) : 7 coins
Didrachmes attiques (gr. III) : 2
Didrachmes phocéens (gr III, 24 et IV) : 2
Didrachmes attiques (gr V) : 3
Didrachmes phocéens (gr VI) : 9
Soit 21,52 droits
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)460-430 (Période III) :
gr. VII-IX : 11 droits
430-420 :
gr. X : 8 droits
420-385 (Période V) :
Didrachmes (gr. XI) : 3 droits
Didrachmes (grs. XII – XIII, XVI – XVIII) :
48 droits
Didrachmes (gr. XIV) : 5 droits
Didrachmes (gr. XV) : 3 droits
Interruption des émissions
325-300 (Période VI) :
Didrachmes (gr XIX) : 1 droit.
Tarente
510-500 (gr. 1) :
Nomoi : 6 droits
500-490 (gr. 2) :
Nomoi : 23 droits
490-480 (gr. 3) :
Nomoi : 23 droits
480-470 (gr. 4) :
Nomoi : 18 droits
470-465 (gr. 5 et 6) :
Nomoi : 6 droits
Naples
465-455 (gr. 7) :
Nomoi : 8 droits
450-420 :
Didrachmes (gr. I, III – VIII) : 10 droits
455-450 (gr. 8-9) :
Nomoi : 7 droits
420-400 :
Didrachmes (gr. IX-XVIII) : 51 droits
450-440 (gr. 10-14) :
Nomoi : 31 droits
395-385 :
Didrachmes (groupes XIX-XX) : 20 droits
440-425 (gr. 15-17) :
Nomoi : 24 droits
350-325 :
Données non disponibles
425-415 (gr. 18) :
Nomoi : 4 droits
320-300 :
Données non disponibles.
415-405 (gr. 19-21) :
Nomoi : 8 droits
Hyria
405-400 (gr. 22) :
Nomoi : 6 droits
(405-400) Phase I :
Didrachmes (5 gr.) : 30 droits
(400-395) Phase II :
Didrachmes (3 gr.) : 14 droits
(395-385) Phase III :
Didrachmes (5 gr.) : 13 droits
Nola
400-385 :
Didrachmes : 32 droits
35
177
400-390 (gr. 23-26) :
Nomoi : 23 droits
390-385 (gr. 27-30) :
Nomoi : 28 droits35
385-380 (gr. 31) :
Nomoi : 8 droits
380-370 (gr. 32-33) :
Nomoi : 16 droits
RQEMAC recense 33 droits pour gr. 27-31 (31b a été omis).
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)370-365 (gr. 34-35) :
Nomoi : 5 droits
Statères : 12 droits
Drachmes : 1 droit (Noe 216)
365-355 (gr. 36-41) :
Nomoi : 18 droits
420-410 (Noe H.118-125 ; H.130-138 ;
J.168-175) :
Statères : 14 droits
Drachmes : 3 droits
355-350 (gr. 42) :
Nomoi : 2 droits
350-345 (gr. 43-44) :
Nomoi : 4 droits
345-340 (gr. 45-49) :
Nomoi : 12 droits
340-335 (gr. 50-54) :
Nomoi : 7 droits
335-330 (gr. 55-61) :
Nomoi : 38 droits
330-325 (gr. 62) :
Nomoi : 4 droits
325-315 (gr. 63-66) :
Nomoi : 9 droits
315-302 (gr. 67-74) :
Nomoi : 49 droits
400-389 (Noe J.176-181 ; H.140) :
Statères : 6 droits
Drachmes : 1 (HNI 2064 = Oxford 1442
(absent dans Noe)
Velia
535-465 (période I) :
Drachmes : 52 droits qui se répartissent en
deux périodes :
I.1-2 : (535-510) : 22 droits = 11 didrachmes I.3-5 : (510-465) : 30 droits = 15
didrachmes
465-440 (période II) :
Didrachmes : 5 droits
Drachmes : 30 droits
302-290 (gr. 75-77) :
Nomoi : 31 droits
440-400 (période III) :
Didrachmes : 19 droits
Drachmes : 21 droits
290-281 (gr. 82) :
Nomoi : 26 droits
400-365 (période IV) HNI dit 400-340 :
Didrachmes : 20 droits
Caulonia
365-340 (période V) HNI dit 340-334 :
Didrachmes : 17 droits
525-500 (Noe A (15) – B (5)) :
Statères : 20 droits
500-480 (Noe C (1) – D (9)) :
Statères : 10 droits
Drachmes : 5 droits
475-470 (Noe D 59-61) :
Statères : 3 droits
475-425 (Noe 62-117; 127-129; 157-167) :
Statères : 41 droits
Drachmes : 7 droits (Noe 208-209, 211-215)
425-420 (Noe H139, I.141-156) :
340-320/310 (période VI) HNI dit 334300 :
Didrachmes : 28 droits
305-290 (période VII) HNI dit 300-280 :
Didrachmes : 54 droits
290-275 (périodes VIII (13) et IX (17))
HNI dit c. 280 :
Didrachmes : 18 droits
c. 300 (période X) HNI dit pareil :
Didrachmes : 5 droits
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)Laus
Statères incus : 1 droit
Drachmes : 1 droit
c. 500 :
Statères Sybaris-Laus : 1 droit
480-460 :
Statères : 5 droits
Après 453 :
Drachmes : 1 coin
179
480-462 euboïco-attique (17,20g) :
Tétradrachmes : 27
466-415 :
Tétradrachmes : 19 droits
Drachmes : 16 droits
420-387 :
Tétradrachmes : 27 droits
Drachmes : 8 droits
Terina
460-440 :
Statères : (Regling 1-4) : 4 droits
Rhégion
440-425 :
Statères (R. 5-24) : 12 droits
c. 510 :
Drachmes incuses
425-420 :
Statères (R. 25-35) : 2 droits
494/3-487/6 :
Drachmes chalcidiennes : 24 droits
420-400 :
Statères (R. 36-74) : 17 droits
485/3-481 (période 1)(tridrachmes) :
Statères : 3 droits
Statères (R. 760-84) 5 droits