Un element Pythagoricien dans le Pater

Auteur
Hemmerdinger, B.
Verschenen in
Zeitschrift fur die neutestamentlische Wissenschaft
Jaar
1972
Onderwerp
CHRISTIANITY
Taal
Français
Categorie
C12 Religie
Archiefnummer
114

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HEMMERDINGER B., Un élément Pythagoricien dans le Pater : ZNTW LAIT 1972 121. | Die Bitte um das tägliche Brot im Vaterunser geht auf cin pyliagoreisches Riitsel zurück. | | _. Miszellen a ‘ vv q GE REMMERDINSER > tay è \ Un Element Pythagoricien dans le Pater Par Bertrand Hemmerdinger (4 allée des cesisiers, 04 Thiais, Prenkreich) 5 L'influence du pythagorisme sur le judéo-christianisme est bien établie, notamment grâce aux travaux d'Isidore Lévy (1871—1959): La Légende de Pythagore, de Grèce en Palestine, Paris, 1927; Recherches Esséniennes et Pythagoriciennes, Paris, 1965. C'est dans ce contexte qu'est étudiée ici une phrase du Pater: rdv Gptov fiuéy Tóv Emovonov 5ès tly ofiuspov (Mt 6 11). Sur le sens d’ &motoos, qui en réalité signifie «de demain», il y a toute une controverse, dont on fait grâce au lecteur (bibliographie: W. Bauer, Griechisch- Deutsches Wörterbuch zu den Schriften des N. T.*, Berlin, 1949, 537—538). Le souci, humainement très raisonnable, du pain de demain, a dû sembler bien terre à terre aux exégètes, qui se sont évertués A trouver un sens plus conforme à la sublimité de l'ensemble. Mais il ressort du commentaire de J. J. Wetstein (1693—1764) que le sens est obvie et qu'il n'y a pas de problème. Origène (vers 185—253/254) se trompe (ou nous trompe) quand il écrit que le mot EÉmoúcios ne se trouve ni chez les classiques ni dans l’usage courant: TIp&rov Bè torr’ lottov, Sm À AtEis À Emotatov trap’ cúbevl rv ‘EAAñvov obte Tv aopüv Obvéuaota: obre Ev ti tev IBiorrv cuvnbele TÉrpirrret, GAA’ Eome sremAdotm Grd Tüv elayyekıoröv. (Libellus de Oratione, 27; PG 11 609 C 6—11). Pour ce qui est des classiques, on a chez Aristophane, au vers 105 des ’ExxAnordZovom, datées de 391 avant J.-C.: và Tv Emovoay fuépav. L'expression Emouga fuépa est sans mystère, grace à Pollux (floruit 178 après J.-C.): à 5” Emovoa fuépa KaAsitat aÜpiov (Onomastikon, I, 66). ‘7 En ce qui concerne le langage courant, on relève Emouoc{[wv] dans un papyrus documentaire de Hawara dans le Fayyüm (F. Preisigke, Sammelbuch Griechischer Urkunden aus Ägypten, I, Strasbourg, 1915, p. 622; d’après A. H. Sayce apud W. M. Flinders Petrie, Hawara, Biahmu and Arsinoe, London, 1889, p. 34, N° 245). La source du passage du Pater est une énigme pythagoricienne de Démétrios de Byzance (liére moitié du Lier siècle avant J.-C.) cité par Athénée (floruit vers 200 après J.-C.): Kai tà TMutayópou St alviyuara Toaurd ton, ds ono Ankfirpios è BuZé&vrios tv rerépro mepl mromuérov ... euh Kadijoter Eri yolvıras &wrl ToÙ- uh oxorrelv TÀ Ep" fuépav, AAA tiv Emobcav del mpocdtxeod. (X 452 DE). Dans le Pater, Gptov «pain» correspond à yofvixa «ration quotidienne de blé», et Emotmov à Enoucav.