Hippodamos de Milet et les problemes de la cite democratique

Auteur
Petre, Z.
Verschenen in
Studii Clasice
Jaar
1970
Onderwerp
HIPPODAMOS
Taal
Français
Categorie
C15 Politiek
Archiefnummer
2307

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Las nd PETRE,Z . HIPPODAMOS DE MILET ET LES PROBLÈMES DE LA CITE DÉMOCRATIQUE * PAR ZOE PETRE Personnage des plus intéressants de l’Athenes perieleenne, Hippodamos de Milet n'a pas manqué de susciter l'attention des auteurs antiques aussi bien que des modernes !. Mais, bien que, à la suite des affirmations catégoriques d'Aristote, il soit nécessairement situé parmi les théoriciens politiques du V* siècle comme un représentant typique de l'Aufklärung athenien *. ses thèses font d'habitude Pabjet d'un examen plutôt rapide, et sa renommée d'architecte et d'urbaniste dépasse sensiblement celle du philosophe ?. C'était pourtant ainsi qu'il essavait de se définir soi-même, puisqu'il se voulait Aoyws... meet 7%» Gayyv ober ni, Il ne s'agit pas précisément de savoir si c'est en appliquant ses théories qu'il aura tracé le plan du Pirée 5, ou bien si c’est son expérience d’architecte qui lui aura suggéré son projet de constitution idéale €, mais plutôt d'apprécier la formation de sa pensée en envisageant l'unité de la polis en tant que réalité matérielle et en tant que concept *, et ne point opérer des distinctions qui ne semblent guère avoir été trop nettes à cette époque?. * Nous remercions vivement Pierre Vidal-Naquet, qui a bien voulu aider par ses remarques sagaces à l'amélioration de cette étude. 3 Sources chez H. Diels, Fragmente der Vorsokratiker, Y, 39 (27) (Arist. Pol. IL 7, 1266 a 36; 1267 b 20: 1267 b 22: VII. 11. 1330 b 21; Hesych. s. u. ‘Irrodauns viuno:si Harpokr., s.u. ‘Inmodauela: Strabo, NIV, 654; Diod. XII, 75; Schal. ad. Aristoph. Egu.. 327). Bibliographie moderne chez Fabricius, s. u. Hippodamas (3), RE. VIII col. 1731-1733 el plus récemment chez R. Martin, Recherches sur U Agora grecque, Paris. 1951 ct surtout L'Urbanisme dans le monde grec, Yaris, 1956. 2 A. Lesky, Gesch. der Gr. Lilleralur?, 1963, p. 488. ® Y, Fabricius, loc. cit.; cf, cependant les judieieuses remarqnes de P, Levèque et P. Vidal-Naquet, Clisthéne l'Athénien, Paris 1964, p. 124. 4 Arist., Pol., II, 5, 1267 b 28 sq. 5 F, Hirschfeld, Berichte des Sachs. Ges., 1878; K. Milchhófer, dans Curtius et Kaupert, Karten von Allica, 1, p. 29, € Fabricius. loc. cit. ? Y, Levéque et Vidal-Naquet, loc. laud. * Thueydide. I, 10, 1—2, insiste pour distinguer l'aspect extérieur d'une polis de sa force polilique reelle: la manière très appuyée dont il qu'il exprime une opinion très personnelle. SU, NII, 1970, p. 33-33 è — n 82 Bucuresti souligne son idée nous fait penser

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Il est vrai que les sources, à l'origine desquelles se trouve le passage adéja cité de la Politique, nous transmettent une image bien sommaire de l'excentrique et frileux ami de Périclés. Mais il est vrai aussi que, étant donné le but d'Aristote — de passer en revue ses devanciers — le résumé des théories juridiques et constitutionnelles du Milésien nous permet d'essayer une interprétation plus approfondie de sa pensée. Il apparaît tout d’abord qu'Hippodamos, de même que ses prédécesseurs et ses contemporains, considérait la philosophie politique comme étant le corollaire d’une théorie de la nature. Quels pouvaient être les coordonnées, les éléments distinctifs et personnels de cette philosophie meet chy ödyv ouoiv nous semble bien difficile à savoir; la division tripartite des terres de la cité — terre sacrée, publique et privée — pourrait suggérer, en dehors de l'obsession du chiffre trois, la vision d'un xéopos fondé sur l'harmonie du divin et de l’individuel obtenue par l'entremise de la cité, tandis que sa théorie, toujours triple, du jugement semble explorer, entre l'existant et le non-existant, le domaine du possible et du doute. Comme il nous semble impossible d'aller de l’avant dans ces suppositions et de reconstituer les rapports — qui devaient néanmoins exister — entre l'ensemble de la philosophie et les théories constitutionnelles du Milésien, nous nous bornerons à réexaminer ses idées politiques. Le texte, bien connu d'ailleurs, du résumé aristotélicien mentionne quelques idées fondamentales d’Hippodamos sur la cité idéale, à savoir: 1° — Limitation du nombre des citoyens à dix mille *. 2° — Division des citoyens en trois classes, selon leurs occupations (artisans, agriculteurs et guerriers). 3 — Division tripartite du territoire de la cité : terre sacrée (lep&), terre publique (ôruociæ) et terre privée (1dia)?, 4° — Gouvernement de la cité par des magistrats élus par l'assemblée comprenant les membres des trois classes. 5° — Division tripartite des matières juridiques (outrage, dommage et homicide). 6° — Création d'un tribunal supréme des anciens — trois possibilités de réponse du jury (dans les procés en première instance) : coupable, non coupable, partiellement conpable. Aristote trouve ce système critiquable sous presque tous ses aspects, mais les objections du Stagirite ne nous intéressent pas en elles-mêmes, puisque nous ne comptons nullement démontrer que la constitution proposée par Hippodamos aurait été viable. C'était, sans aucun doute, une utopie, bien qu’elle empruntàt certains traits à la réalité politique qui lui était contemporaine; la seule question qui se pose est de savoir quel était son sens par rapport à ces réalités, quelle attitude politique était PArist.. Pol. 1267 b31 sqq. V. les remarques sq. sur l'application pratique de cette thèse de R. Martin, L'urbanisme dans le tracé des enceintes. ... p. 121 K. Marx soulignail que l'effort de limitation des cadres de la polis. manifeste dans la théorie et la pratique des cités, correspondait à une incapacité objective d'extension de la cité, derivant, en dernière analyse, des particularités des rapports sociaux qui leur étaient propres. 10 R, Martin, op. cit.. p. 99 sq. souligne que le trait essentiel de cette division sur le plan urbanistique est la prépondérance absolue des fonctions rapport aux aspects privés de la vie des villes. publiques de Ja cité par à Yorigine des projets constitutionnels de l'architecte milésien. Or, la plupart des auteurs modernes, tout en signalant éventuellement les échos postérieurs de la pensée d’Hippodamos, l’isolent en fait de ses contemporains; en dehors de quelques constatations de principe sur ses rapports avec Périclès, sa pensée n'est presque jamais intégrée à celle de son AS E19-A3ClBa 4, époque Il n’en est pas toujours ainsi; nous pensons d'abord à une étude de L. Gernet 1° qui, en essayant de démontrer que le chapitre de la Constitution Athénienne concernant les dix archontes de 581 av.n.è. cachait un projet constitutionnel de la fin du V* ou du début du IV° siècle, interpolé dans le texte d’Aristote, est amené à discuter le sens des theories d’Hippodamos, inspirateur — à son avis — de l'auteur du chapitre incriminé. Ses conclusions à ce sujet sont catégoriques: la théorie hippodamienne était conservatrice, réactionnaire même, préfigurant les essais oligarchiques de la fin du V°siècle qui opposaient les ¿zx rasegiuevor aux autres citoyens 15. Les arguments de L. Gernet s’appnient surtout sur le rôle assigné aux hoplites #, sorte de nouvelle aristocratie ®, dans les projets constitutionnels des oligarques de la fin du V* siécle, ainsi que dans l'œuvre de Platon!®; il en déduit que les théories hippodamiennes, point de départ de ces thèses sur le rôle des « guerriers », étaient tout aussi peu démocratiques, Ceci n'est sans doute pas vrai en soi, puisque le point de départ d'une théorie constitutionnelle n'est pas obligatoirement orienté dans la méme direction que cette théorie, surtout quand il y a une distance d'au moins une génération — et une guerre — entre les deux. La thèse de Gernet pourrait être vraie s'il s'agissait, dans les deux cas, d'une revendication identique en son essence méme et formulée dans des couditions semblables; en d'autres termes, si Hippodamos avait demandé, comme condition fondamentale de ses projets, le monopole Au pouvoir politique conféré aux seuls hoplites, et ceci dans un cadre social qui opposerait les órla Tapeyóúpevo, aux autres citoyens. En ce qui concerne ce dernier aspect, nous ne croyons pas qu'avant la crise provoquée par la guerre, durant les années de la politique péricléenne d'équilibre social, il y aurait eu à Athènes quelque possibilité, même virtuelle, d'opposer les hoplites aux citoyens plus pauvres. 21 Hippodamos nous semble avoir été, encore plus que cerluins autres de ses contemporains, la viclime d'une méthode de pensée. à vrai dire tres répandue. qui réduit latimosphère intellectuelle et le débat politique d'une époque à une juxtaposition de points de vue isolés et non interprétés; nous nous bornons à rappeler, à litre d'exemple. T. A. Sinclair, History of the Greek Political Thought. Routledge & Kegan [1959]. p. 63 sq. Or, il nous semble évident que l'intérêt d'une recherche de ce genre réside, surtout à celle étape de nos connaissances, non pas dans un inventaire des opinions. maintes fois rédigé. mais dans un effort de cerner Ja problématique d’une époque historique. ainsi que les attiludes des contemporains par rapport à celle-ci. 12 L, Gernet, Les dix archontes de 581, Rev. phil.. 1938. p. 216 sqq. 13 Id., ibid., p. 226 sq. Gernet écrit (p. 226) + Inutile de souligner que dans celle conception (celle d'Hippodamos), il y a un parti pris réactionnaire; mais le politique" est réactionnaire par vocation ». W Wilamowitz-Moellendorf, Aristoteles und Athen, 11. p. 217 sq. 16 L. Gernet, op, cil., p. 227. 18 Surtout dans Crilias (Gernet. op. cit. p. 226). ainsi que dans le IV® livre de la République (W. Nestle, Vom Mythos zum Logos. Stuttgart, 1940, p. 492).

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En ce qui concerne les projets hippodamiens en soi, Gernet pense qu'ils avaient eux aussi le sens d'un monopole du droit complet de cité détenu par les hoplites; il arrive à cette conclusion à partir des chapitres 5—8 (1268 a--b) du II° livre de la Politique. Mais ces chapitres ne comprennent pas la suite de l'exposé des théories hippodamiennes, mais leur critique : Aristote déduit Imi-méme les difficultés, les conséquences logiques et vraisemblables d'une éventuelle application des projets du Milésien, en mettant en évidence leurs contradictions 17. La plus importante parmi celles-ci est l'incompatibilité entre l'égalité politique des trois classes hippodamiennes et la division spécialisée préconisée par l'architecte ; Aristote veut dire que, conçue idéalement comme une démocratie, la constitution hippodamienne aboutissait en fait à la domination des &+2œ raséyovres. La démonstration d'Aristote a pour proposition initiale le resume de la doctrine hippodamienne: «les artisans, les agriculteurs et les guerriers participent tous au gouvernement » (ot se vis ssyvizar xxl at yewpryol xal of 13 Omar ÉVOUTES xewwrvedo, 7%: modimela: navees) et ont un droit souverain dans l'appointement des magistrats (xvstovs zlva 572 av asyovrmy varaciceme). C’est Aristote et non Hippodamos qui voit les difficultés auxquelles cette hypothèse donnerait lieu en ce qui concerne la participation des artisans et des agriculteurs aux magistratures ou même au contrôle et à l'élection des magistrats 1%, [] s'ensuit, à notre avis, que la constitution hippodamienne, dont l'auteur n'avait saisi aucune des difficultés soulevées par Aristote, voulait créer une démocratie complète tout en respectant et en codifiant la spécialisation des participants au gouvernement. Mais, s'il en est ainsi, pourquoi compliquer les choses, pourquoi préconiser, au moment même où une démocratie tout auxsi complète s'instaurait à Athènes et dans mainte cité grecque, une constitution par27 La transition du résumé à la critique est assez marquée. il texte: Ta pèv odv masiota mai 7d pora Afıchoye 775 ‘Inxodayoy nous semble, dans le idos 2907 darin. 'Anughosz Sav Tie nero pèv Thy Siaipeorv 200 nous Thy monte. OF co vas Tey Ta... “77... (Voici da plupart et les plus dignes d’interet parmi les opinions d'Hippodamos. Mais a des doutes d'abord en ce qui concerne la division de la masse des cilovens. Car les on artisans ..., ete.) 18 Arist.. loc. cit., zovwsoler Ths noptteizg mates. ol uèv Yawsyoi nun Éyovrec Gr. al dì seyvitat clive Av ot: Gn22. Dore Ylvuvrat oyedéy Soins thy cà Gra “exty neve, Mereyerv pèv chy mxo sav ru@v détvaros... My, poréyovias de <7s moziretac nos clés TE quis Eyery wpa thy roheszian; “AMAR Bet upelscevg elvar 7% RAR ye KEXTRUÉVOUS La , duporépov Tv uepiv. Tato Sci gahtov pi, modos dbvrac et Sì rubo’ dotar, -i EL TONS Knaus: petéyew Tre mudizsias al xuploue elvar 776 Tüv dpyivrwv tratures... Mais, n’ayant la pas de part au gouvernement. comment seraient-ils bienveillants constitution? Il est alors nécessaire que ceux ayant des armes soient plus forts que les autres classes. Ceci n'est point facile. s'ils ne sont pas nombreux. Mais en est ainsi. pourquoi les autres aussi devraient-ils participer au gouvernement et s'il avoir un contröle souverain sur l'élection des magistrats?). P. Levéque el Y. Vidal-Naquet observent justement, mais sans trop argumenter, qu’ fl n’apparait pas qu’une de ces classes jouisse d'une prééminence quelconque... + (op. laud., p. 125). V. aussi T. A. Sinclair. op. cit., p. 64. Dans un sens tris proche à notre pensée J. P. Vernant, Espace el lique en Grèce pp. ancienne, 159--181 et surtout Mythe el pensée chez les 177 sq. Nous remercions ce passage, des plus décisifs à notre avis. Grecs, Pierre 2-e éd. organisation Maspéro. Vidal-Naquet de Ja pensée hippodamienne serait-elle suffisante pour expliquer cet essai? Nous ne le pensons pas, sans doute, Mais si nous envisageons comme pro: hieme central de la doctrine hippodamienne la possibilité de coexistence d'une différenciation résultant des qualifications professionnelle: et de l'égalité politique, le sens de son projet constitutionnel s'éclaire et est mieux placé dans l'ensemble des débats politiques de son époque. Il paraît, en effet, que, après l'instauration de la démocratie complète, l'une des objections théoriques les plus souvent soulevées contre le « nouveau régime » était le manque de capacités égales de ceux dont la démoeratie faisait des égaux du point de vue politique. L'égalité absolue des citoyens en ce qui concerne leurs droits politiques était mise en contraste avec leur inégalité de capacités individuelles, surtout en partant de leur spécialisation professionnelle de plus en plus marquée. Rappelons-nous Socrate, qui demandait pourquoi seul l'art de gouverner la cité ne reconnaissait pas de spécialiste, et pourquoi «l'architecte et le forgeron, le cordonnier, le marchand et le marin, riche ou pauvre, noble au roturier,..., suns avoir rien appris par eux-mêmes, sans avoir jamais eu de maitre, se mélent quand même au conseil »**, Et il nons semble digne d'intérét de souligner Je fait que c'est précisément Protagoras qui est, dans le dialogue platonicien, l'adversaire du point de vue cité: Protagoras, contemporain d'Hippodameos. Le sophiste répondait à la même objection anti-démocratique, et d'une manière pas trop différente de celle d'Hippodamos : tandis que celui-ci essavait d'imaginer une démocratie complète fondée sur la diversité de qualification de ses citoyens, VAbdérite annulait la même contradiction en séparant explicitement le plan des capacités individuelles - nécessairement inegales — de celui des «sentiments politiques », xd: et bixy, également répartis et perfectibles par l'éducation. D'être ainsi englobée dans le débat qui lui était contemporain Y, la pensée du Milésien gagne surtout en ce qui concerne la compréhension de son attitude vis-à-vis des problèmes politiques les plus actuels soulevés par Ja démocratie en fonction. Car si la théorie hippodamienne ne voulait pas instaurer le monopole des hoplites, et si elle essayait de renverser un des arguments — à vrai dire des plus efficaces — des adversaires de la démocratie, il résnlie nécessairement qu'Hippodamos était lui-même un démocrate, et que sa contribution à l'édification de YAthenes nouvelle ne s'est pas exercée uniquement sur le plan concret. En dépit de xataordozez. (Ils purticipent tous également au gouvernement. bien que les agriculteurs n’aient pas d’armes, et Jes artisans, ni terres, ni armes, ce qui les fait êlre presque des esclaves de ceux qui ont des armes, Il leur est done [en fail) impossible de participer à toutes les magisà l'égard de tant non seulement des principes de l'égalité politique des citoyens, mais aussi d'une division par métiers, disons de ceux-ci? L'obsession tripartite Paris. poli1969, de nous avoir signalé 1° Plat, Profag., 318 d; ef. Nen., Mem.. 111, 7, 5, sq. # Plal., Protug, 322 c-d. 'Egwra obv ‘Eguñs Alfa, siva obs pone duty, Ben val sido Ardo miregov di al Tézvxr veviunat. odtw vai cazas veluw: Neviprrat dè ode" = Eywy larger morsa lira. vai of not Syysovpyot ai dixnv BI, ai zido 070 HG by mote dvipemzori. Y ext Tévrzas veiuo: "Eni mivia:, Éor, È Zeus, xa miti: pereyiviove OF Yas Av Yivurzo mins, el Galyor alri uetizosev Gores div LLPALIER 2 Si Pon acceplail la dalation haute pour les Atsodì 24%, datation récemment proposee pur S. Mazzarino, If pensiero storico classico, I, Bari, Laterza, 1966, pp. 288-294. on pourrail ajouter un troisième lémoignage de la même manière de peser des problèmes, et vers la méme époque, En effet. l'auteur des Arsooì Ayo discute dans les mêmes termes de spécialisation des méliers de probleme du tirage au sort des magistrats: bien qu'il ne reprenne pas la discussion à faquelle participaient Protagoras ou Hippodamos, il se sert du méime type d'arguments.

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ZOE PETRE à o. ses inconséquences, l'image idéale de la cité hippodamienne voulait répondre, par tous ses aspects, aux besoins de la démocratie : le philosophe. architecte collaborateur de Thémistocle, l'urbaniste de Thourioi, l'ami de Périclès se rejoignent ainsi pour nous dans l'image unitaire d'une personnalité cohérente intéressant au plus haut degré l'histoire idéologique de la pentékontaétie. « Classique » et florissante, cette étape décisive dans l'évolution de la pensée démocrate en Grèce ne nous est, cependant, pas connue dans tous ses détails, aussi la possibilité de reconstituer au moins un des aspects du débat théorique concernant la démocratie agissante nous semble-t-elle digne de retenir notre attention **. 4p 4 Hippodamus Milesius. — Perne Z., Hippodamos de Milet et les problèmes de la cilé démocratique : StudClas XII 1970 33-38. | Sur la base du résumé d’Aristote, Pol. 11,5,1267b28 sqq., essai de reconstitution de la pensée d’Hippo: damos qui se révèle favorable à la démocratie, ve 5keds, LeA SIC Bue cu rest; 5 oh Se ci suli VB 743 que nous venons de soumettre à l'attention du lecteur n'est qu'une enquéle préliminaire. et 22 Il apparaît avec évidence que la modeste contribulion qu’il y aurait intérèt à l’approfondir, notamment en ce qui concerne les voies de formation de la conception hippodamienne de la cité et de ses particularités assez marquées. Il nous a semblé néanmoins, qu'une telle recherche touchait à des matières trop nombreuses et diverses pour être entreprise d'emblée, et qu’elle gagnait donc à être suivie par étapes. Nous n'avons pu connaltre qu'après la rédaction de ce court mémoire le recueil Prohlômes de lu guerre en Grèce ancienne. dirigé par «I. Vernant. les problèmes qui y sont mis en discussion — notamment par P. Vidal - Naquet et Ci. Mossé — ainsi que les méthodes à partir desquelles on les a envisagés auraient sans toute beaucoup contribué à élargir les perspretives de notre modeste recherche.