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Une mosaïque pythagoricienne à El Djem
(Planches LIV-LVI)
Le musée du Bardo possède une mosaïque découverte à El Djem
en 1923 et signalée alors dans le Bulletin Archéologique du Comité,
par MM. Poinssot et Lantier (*); c'est un tableau carré, entouré
d'une bordure de « fleurs de lys» à cinq pétales, posés téte héche,
entre deux encadrements rectilignes.
Au delà d'un nouvel encadrement semblable, une tresse à deux brins forme la bordure interne; ce cadre mesure 3m02 de coté.
Le carré ainsi délimité se
divise en un « pseudo-emblema », lui aussi carré, au centre et quatre
médaillons circulaires dans Jes angles, séparés par quatre trapèzes
aux côtés concaves.
Une guirlande de laurier continue entoure le
carré central et les, médaillons circulaires; les écoinçons subsistant
entre ces derniers et le cadre sont meublés de triangles rectangfes
subdivisés en quatre triangles de teinte différente.
Les médaillons d'angle enferment les bustes des Saisons ailées,
au milieu d’un cercle de postes. L’Hiver en bas à gauche, couronné
de roseaux est emmitoufflé dans un manteau vert. En bas à droite,
une jeune fille vétue d’une tunique agrafée aux épaules, parée
d'un collier:de perles et d'une couronne de feuillages-légers;-représente le Printemps. L’Eté a la figure nisigré, comme desséchée
par la canicule, et ses yeux noirs semblent brûler de fièvre sous les
épis qui ceignent sa chevelure; son collier est un cercle d'or et sa
draperie ne couvre que l'épaule gauche.
L’Automne, aux joues
gonflées, porte la couronne de pampres de Dionysos et un collier
de pierres rondes sur une robe largement décolletée.
Les cadres trapézoidaux,
bordes intérieurement de perles et
pirouettes, enferment chacun un cratère étroit et élancé dont les
anses s’attachent au bas de la panse. Des plantes s'en échappent,
assorties chaque fois à la saison qui se trouve immédiatement à
(1) Bull. Arch. du Comité, 1923, p. LXX-LXXI!.
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gauche du vase: olives pour l'Hiver, fleurs du Printemps, épis de
+
vigne pour l'Été et l’Automne.
+
Le tableau central qui mesure 1 m02 de côté, entouré d’un cadre
P=Dai>or,
de postes et d'une bordure rectiligne, figure la victoire d'Apollon
sur Marsyas: à droite Apollon assis, vu de trois quarts face, est
nu dans un manteau rouge qui couvre son giron et revient en
F3oAn
arrière sur l'épaule gauche. Sa main droite tient la lyre, qui devrait
reposer sur un rocher non figuré; de la gauche il se couronne.
Le
satyre imberbe, aux chairs rouges, est debout, le pied gauche posé
sur une pierre, tout le corps tendu pour échapper au dieu qui,
pour s'assurer de lui autant que pour le défier, lui marche sur le
pied gauche ; le visage de Marsyas est bouleversé par la peur;
pourtant il tient encore la double flûte.
Le Scythe, debout derrière les rivaux, tourne la tête vers Apollon
dans l'attente de ses ordres.
Il est coiffé du bonnet phrygien, vêtu
387
La bordure de fleurs de lys placées tête bêche est rare: nous
CS
n'en connaissons qu’un exemple africain, dans la maison du triomphe de Neptune, à Acholla; mais la fleur de lys isolée est un des
motifs les plus courants du « style fleuri » mis à la mode par Hadrien (1).
Postes, perles et pirouettes, passées du répertuire des
sculpteurs à celui des mosaistes, par l'intermédiaire des stuccateurs,
sont au contraire tout à fait fréquents dans les décors d’encadrement, surtout au 1* s. (*).
La guirlande de lauriers enfin n'est
guere employée, pour souligner les divisions internes d'un pavement
avant le milieu du 11° s. au plus tôt (?).
—
L'usage de représenter les Saisons par des bustes de jeunes
femmes ailées se répand, selon M. G. Hanfmann, à qui notre pavement a d'ailleurs échappé, dans le courant du n° s. ap. J.-C (4.
Les. plus anciens exemples proviennent d’Antioche (maison du
calendrier) et de la Villa Hadriana de Tibur.
Une mosaïque de
d'une tunique serrée par une ceinture ; son bras gauche, seul visible,
Zliten est peut être plus récente que les autres pavements de la
porte un bracelet. A l'extrême droite, Athena, debout elle aussi,
vient de rendre le jugement
; coiffée du casque à cimier, vêtue
d'une longue robe aux plis retroussés par le vent, elle tient une
maison dont elle fait partie, datée, avec raison croyons nous, de
lance barbelée. Au bas du tableau, quelques ombres suggèrent un
ue s. (8).
sol rocheux; deux bandes plus sombres, à peu près horizontales,
indiquent l'ombre portée de Marsyas et d’Apollon.
souvent répétés par l’art romain. Nous reviendrons ci-après sur le
l’époque flavienne par S. Aurigemma (*). Les cratères sont souvent
employés pour meubler des panneaux allongés, dès le début du
Les figures du tableau central reproduisent toutes des poncifs
Comme beaucoup de mosaïques d'époque impériale, celle-ci imite
dans sa composition le plafond qu'elle est censée refléter (1). Le
« pseudo-emblema » correspond au « ciel » de la voûte, les médaillons
type de l’Apollon assis ; l’esclave scythe est inspiré, comme l'avaient
d’angles aux arrétes qui le supportent.
des éléments de notre pavement ne se retrouve exactement que
dieu, le torse rejetté dans le prolongement de la jambe droite tendue (?). Contrairement à-la-tradition la plus courante, le satyre
sur un très petit nombre de mosaïques
; les plus prochesà
notre
_
est représenté
imberbe à-El-Djem, comme sur certainesgémines (8):
d'époque antonine (2); le cadre géométrique de notre tableau est
style; l'artiste est un « impressioniste », qui tire ses effets du jeu
remplacé ici par des rinceaux qui se développent élégamment
autour des figures d'angle et de la scène centrale. Une mosaïque
des lumières et de l'opposition de masses de couleurs très tranchées :
Cependant la disposition
connaissance ‘sont des” mosaiques “italiennes. noires.et.blanches.
encore inédite, provenant de Thuburbo Majus, comporte un emblèma carré, représentant un poète méditant et quatre médaillons
circulaires disposés en quinconque; mais ces éléments ne sont pas
contigus, et l'origine architecturale de la disposition paraît ici
oubliée,
(1) D. Livi, Antioch Mos. Pavements, I, p. 228 sqq.
(2) M. E. Brake, Roman mosaics of the 2nd cent., dans Mem. Am. Ac., XIII,
1936, pl. 39, 3-4.
noté les premiers éditeurs, par la base de Mantinee, œuvre du ıv® s.
av. J.-C., où apparaît aussi déjà un Marsyas incliné à l'opposé du
Ces siijets' bañalsretrouvent
nne certaine personnalité
grâce au
(1) D. Levi, op. L, p. 500-501.
(2) D. LEVI, op. I., p. 337 sqq.
(3) Ibid., p. 388-389.
(4) Season sarcophagus at Dumbarton Oaks, I, p. 212 sqq.
(5) Sur ce problème, voir en dernier lieu Karthago, V, p. 207.
(6) M. E. BLaxe, Pavements of Rom. buildings dans Mem. Am. Ac., VIII,
1930, p. 104.
(7) G. FouoÈnzs, B.C.H., XII, 1888, p. 109 sqq. et pl. 1.
(8) JESSEN, ap. Roscuer, Lez., s. v. Marsyas, col, 2449-2450.
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rouge sombre du corps du satyre et du mantea
u d’Apollon, blancheur
des chairs du dien. Le dessin est presque inexist
ant, pour les contours comme à l'intérieur des taches.
Les problemes de perspective
ne sont pas esquivés, et l'obliquité des person
nages par rapport au
fond suggére assez heureusement
la profondeur.
Le décor matériel
est d'ailleurs négligé délibéremment
: quelques touches d'ombre
suffisent à évoquer un sol rocheux, et la
pierre même, qui sert de
siège au dieu et d'appui à sa lyre, est totalement
omise. Malgré une
construction très géométrique, sur Jaquell
e nous
vre échappe au schématisme, par ses contra
reviendrons, l'œustes fortement accusés
de mouvement et de lumière, et par le regard
pathétique des personnages, seul vivant dans la masse
à peine ébauchée des ‘visages,
Cette manière où reparaissent, après la réaction
néoclassique hases anses avec un fragment tout récemment acquis par le Metropolitan Museum (1).
Mais l’évolution du thème dans l'art romain doit
être étudiée
surtout en fonction des sarcophages, dont le classement a été établi
déjà par K. Robert (*).
Les plus anciens sont des sarcophages
à
guirlandes, de la première moitié du 11° s., qui représentent, d'après
un prototype pictural, la découverte de la flûte et le châtiment
du satyre.
Une deuxième classe réunit les deux épisodes du concours et du supplice en un ensemble inspiré par la statuaire.
troisième groupe représente trois épisodes:
Le
Athéna rejetant la
flûte, le concours, et l'exécution. Ces derniers monuments, datables de l'époque. aurélo-commodienne (*), présentent avec notre
drianienne, les audaces de l'époque flavie
nne, caractérise l'école
commodo-sévérienne (1). La mosaïque de Thysdr
us peut donc être
datée du dernier quart du 11€ s, ; elle se trouve ainsi
contemporaine
de toute une série d'œuvres qui lui sont étroit
ement apparentées,
mosaïque les analogies les plus évidentes: les deux antagonistes
tant par le sujet que par le style.
Apollon assis; les autres le figurent appuyé seulement en arrière
Cette famille ne comporte pas, à notre
mosaïques.
connaissance, d’autres
La défaite de Marsyas n'apparaît en effet
que sur un
apparaissent tels que les a saisis le mosaïste thysdritain, les corps
croisés en V, et le dieu pose son pied sur celui du satyre vaincu
;
comme la mosaïque, le sarcophage d’Hermogenes de Sidon montre
contre le rocher.
Ii semble donc que vers 170, un artiste ait réalisé, en groupant
petit nombre de pavements beaucoup plus
des figures empruntées au répertoire, une composition sur le mythe
en Oranie, que nous daterions de l'époque
de Marsyas qui servit désormais de modèle aux sculpteurs, aux
récents : celui de St-Leu,
tétrarchique (2) ; un autre,
découvert sur la Via Appia, qui ne serait pas
antérieur au ve s.
ap. J.-C. (8).
La patère d'argent doré de Bizerte (1), a été justem
ent rapprochée de notre mosaique par MM. Poinss
ot et Lantier; considérée
comme
une
ceuvre
hellénistique
par P.
Gauckler,
doute en fait du-112 s. ap. J.-C; comme
lé prouve
—
—
date
sans
dede _..
lasimilitu
-
le
u
elle
°°
—
—
—
>
.
toreutes et, plus rarement, aux mosaïstes; mais cette création ne
répondait pas seulement aux préoccupations esthétiques du temps ;
elle était une des manifestations du grand mouvement de défense
et d'interprétation de la mythologie dont les stoiciens mystiques
et bientôt les néoplatoniciens se faisaient les champions. _
| Les.sarcophages
dont nous venons de:parler ont inspiré‘à.FCie.
sa métho-—— ‚Mont une exégèse-quiil -avait-choisie-comme.éxemple de
de (*); d'après Aristide Quintilien, (II, 19), les pythagoriciens,
dépouillant le mythe de Marsyas de sa barbarie, n'en voulaient
(1) La définition que donne M. D.
Baus semble valable déjà pour
Levi, op. l., p. 538sqq., du style
sévérien
l'époque de Commode
: la mosaïque de Cuicul
de cette période nous paraît en
effet plus anclenne d'une génération (cf. Rev.
Arch. 1950, p. 145 sqq.). Les mosaï
ques de
la maison d’Asinius Rufinus
à Acholla, sûrement datées de
184 (Karthago,
IV, p. 123 sqq.), appartiennent déjà
au style impressioniste fondé sur l’empl
oi
de + taches colorées» et Ja
négligence du dessin; compa
rer l’Hercule, ibid
pl. 2, et le Marsyas de Thysd
rus.
|
|
(2) S. ReNa
e
cH, R.P.G
e
mn
.R.,p
"n
.iz
31,1:R.
a BLANCHÈRE,
Mus. d'Oran
, pl. IV.
i
qu’il tient pour Caractéristique
retenir que la victoire de la lyre sur la flûte; or, l'harmonie de
l'heptacorde reproduisait pour eux celle des sept sphères de l’univers, tandis que les sons impurs de l'instrument à vent excitaient
les passions honteuses.
(1) Chr. ALEXANDER, Bull. Meir. Mus., nov. 1955, p. 64-67.
(2) Antiken Sarkophag Reliefs, 111, 2, N, p. 212-2677, pl, LNIVI-LNIX.
(3) La datation du sarcophage d’Hermogénès est assurée parle buste-portrait
du défunt sculpté au milieu du couvercle ; il porte la chevelure et la barbe à la
(4) P. GauckLER, Mon. Piot, II,
p.
77-94 et pl. VIII-IX.
mode de Commode.
(4) Le symbolisme funéraire des Romains, y. 18 sqq., 316 sqq.
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Bien que l'Afrique, pauvre en sarcophages, n’ait
rendu aucun de
ceux dont il est ici question, les doctrines recueill
ies par le musicographe n'y étaient sans doute pas ignorées. Jambli
que nous aple rythme «en chiasme» qui domine toute leur composition; ce
école pythagosouci d’ordonner le décor correspond bien d’ailleurs aux tendance
des écoles antonines, comme l'a montré M. G. Hamberg ().
L'emploi de tracés directeurs fondés sur le triangle équilatéral
aux membres
: Milest préconisé notamment par Vitruve et M. J. Formigé l'a décelé
prend que la Carthage punique avait déjà abrité une
ricienne et nous donne les noms de ses princip
tiade, Athèn, Hodios et Léocrite (1); peut-ê
tre leur
enseignement
par exemple au Trophée des Alpes (2). Nous l'avons retrouvé nous
otaux puniques, qui
même dans la composition d'un emblèma carré, analogue à bien
des égards à celui de Thysdrus, quoique plus ancien d'au moins
exerça-t-il une influence sur les milieux sacerd
réalisérent, dans les derniers temps de l'indé
pendance de leur patrie,
la syncrése de leur théologie avec la philosophie
cas le dieu phénicien, peut être Reshef?, qui
grecque.
En tous
un demi siècle, dans Jes thermes de Trajan à Acholla (*).
était assimilé à Apol-
Jon, apparait souvent en joueur de lyre (2), et sur
l’une de ses statues
l'enseignement pythagoricien.
Lucien nous apprend en effet
(*) que le triangle équilatéral était
tenu par les pythagoriciens pour la figure parfaite, parce qu'il
représente la fefractys: dans leur système « ponctuel » de notation
l'instrument est ornée des images de « l’Arro
tino » et de Marsyas
pendu (5). Thysdrus rendait un culte à ce
dieu (4).
Mais une interprétation valable pour des monum
ents funéraires
peut elle étre étendue 4 un pavement domest
ique? Nous n’oserions
l'affirmer si l'analyse de la composition du
tableau n'y faisait apgéométrique, il réunissait en effet dix points équidistants disposés
selon Ja série des quatre premiers nombres:
paraître une ordonnance géométrique dont
l'extrême rigueur, contrastant avec la violence du drame, nous
semble procéder directement de l'austère philosophie mathématiq
ue des pythagoriciens.
*
où le pied d’Apollon
rencontre celui de Marsyas est le sommet
d’un
extérieur de la jambe gauche du flûtiste, prolon
gé par son flanc,
triangle. L’apex:
équilatéral bâti ‘sur Je-cóté inférieur
du cade, qui determine le
tracé de la cuisse droite de Marsyas et de son
la jambe gauche d’Apollon.
bras droit, et celui de
Le mosaiste africain semble bien l’auteur dé cette
trique qu’on ne retrouve en effet ni sur
+
*
l'harmonie de la lyre divine, identique à celle des sphères cosmiques
n'est en effet elle même qu'une forme sensible de ces merveilleuses
l'axe du corps du Scythe
coïncide d'autre part avec la hauteur
du même
+
En inscrivant dans les lignes de la figure sacrée les trois acteurs
de son drame, le mosaiste avertissait donc l’initié de ne pas s'arréter
à la seule valeur morale du mythe (défaite de l’hybristés et des passions), mais de s'élever jusqu’à sa signification métaphysique :
triangle équilatéral,
dont la base est formée par le côté supér
ieur du cadre du tableau,
et dont les deux autres côtés déterminent,
celui de gauche le contour
celui de droite l'axe du torse du dieu;
Il s'agit
donc d’un procédé d'atelier; mais cette receite était fondée sur
insignes, découverte dans le temple de
Bulla Regia, la caisse de
Il est aisé en effet d'observer que le point
391
TT
(*). Cette
es
dans la tetractgs
toutes contenu
des nombres, és
propriét
signification cosmique est d'ailleurs Soulignée
par Taprésence,
aux —
angles du tableau,
des figures des Saisons. Pour la philosophie
providentialiste du 11° s., le renouvellement périodique de la nature
est l'expression la plus aisément perceptible de l'ordre et de l'hartrame géomémonie de l'univers (6). Le soleil, à qui on identifie Apollon, est le
la patère de Bizerte ni sur
guide suprême, le premier moteur de ce mouvement, dont la régularité démontre la bienveillante sagesse de la divinité.
les sarcophages ; les sculpteurs ont cependant
derniers, du croisement en V des corps antago
tiré parti, sur ces
nistes pour faire naître
(1) Studies in Roman imperiat art, p. 172 sqq.
(1) De Pythagorica vita, XXVII,
128; XXXVI, 267.
(2) A. MERLIN, Bull. Arch. du Comité,
(3) A. Menu, Le tempie d’Apollon
1912, p. 512 sqq.
à Bulla Regia, p. 16.
(4) A. MERLIN, Bull, Arch. du Comité
, 1912, p. 513.
(2) Trophée des Alpes, p. 39 sqq.
(3) Mél. Ch. Picard, 11, p. 814-815.
(4) Vita auct., 4. Ci. A. DELATTE, Études sur la littérature pythagoricienne
p. 236, et n. 1.
(5) J. Carcorino, Basil. pythagoricienne, p. 165.
(6) G. HANFMANN, op. I., p. 150 sqq.
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ants
papesage"A du die est emprunté à la tradition pythagorii
ieu assis se retrouve en effet
tique, sur les sarcophages comme sur la patére de Bizerte
a
;
mai
seule œuvre où l’on voie le dieu se couronner lui-mémEn
e, comme i
pa sur notre pavement, est celle dont l'appartenance serena
*
Penne° la moins contestable: Ie stuc de la basilique
de la
me (5 Ep représente pourtant d'autres épisodes du drai Fr
cc u “pri justement l’étroite parenté
avec l'Actius
protecteur
d’
4R:
Èg{as=dl:rE1<-29tiS;hyT|a:RÈrh39à,
er ; ; ine victoire d’Actium, qui restaur
ait l'ordre et la
nica eae re 3 comme un renouvellement de la défaite
du
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La
-
qui sa
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.
mao
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nts d'Alexandrie imitaient les mœurs
imkG, ha SS al oa religieux; la célèbre mosaïque
uicul
Cul
poe
(*), qui retrace les phases
ph
‘initiati
de l'initiation,
viatoglie reques de la villa Item, les nnt
s pin
ed
4
LS
>
ihe
de~
‘
de leur ame naiv
saient un peu les terreurs superstiticuses
aturel, et ramené vers
un monde de plus en plus dominé par Je surn
rdait-le_désintéressement
les formes de pensée primitives,_l'art_pe
temps le rationalisme hellérelatif que lui avait conféré pour un que
s
nique, et retrouvait l'efficacité magi de ses plus ancienne
manifestations.
Strasbourg.
|
G. CHARLES-PICARD.
,
Thysdrus n'est pas la seule, dans nos collections
Mauka
ioche
TENS
|" (*), suffiraient à attester que cette forme d°
Ùeaepee indigne d’exprimer, aussi bien que les La
area (5), les a et les espoirs des maitres des
ihe
ire,
ries mystiques qui pullulaient dansx l'emp
és ; le commun se conlettr
et
pieu
fois
la
à
tation à des hommes
tentait ordinairement de pavements prophylactiques (2), quie; apai
dans
ions du triumvir
mes : la propagande pythagoricienne pouvait
contrarier
ere
ment en effet celle des thiasses dionysiaques acquis
à An-
393
ppant aux Sirènes au
maison de Dougga, qui oppose Ulysse écha
Dionysos ('), présentent,
chatiment des pirates tyrrhéniens parpeut
être fortuite avec les
ainsi que la nôtre, une analogie qui nerains. Les
maisons ainsi orsculptures des sarcophages contempo
innombrables confrénées servaient peut-être aux réunions de ces ou
seulement d’habi-
Fi N
et nous croyons comme lui qu'elle
qu’ révèle les4 relations
eve
Chi
i
ion 1
UNE MOSAÏQUE PYTHAGORICIE NNE A EL DJEM
maisons
» comme les portraits d’hommes‘ de |ettres, souvent assotes à des bacchanales (6), ou comme le décor encore inédit d'une
nt, comme une illustration de la théorie plaont été expliqués par F. Cumo(ap.
1., p. 310 sqq.).
tonicienne de l’enthouslusme
ibid., p. 326
e (salut du juste). F. Cumont, homé
(1) Sur le symbolisme de ce myth
rique à
mne
s, inspiré par l'hy
sqq. Le châtiment des pirates tyrrhenien
dans
leurs
d'ail
ni
s,
le répertoire des sarcophage ation des impie
Dionysos, n'apparaît pas dans
s,
damn
la
nt
emme
sente évid
celui de la mosaïque; mais il repréurs
c'est par exernple la folie de Lycurgue
par métamorphose animale; aille
qui traduit le même thème.
(2) A. Meruin et L. PoiNssOT, Mon. Piot, XXXIV, p.
129 sqq.
= A CARCOPINO, op. l., p. 132-134, fig. 13.
ur de Marsyass'appa- - |
IduValigiieur
Le type
2) Apollon Romain, p.att 619-621. C
rente directem
stl'autel dé là gens Augusta
he!
-
si En > Lescu1,ndapest
Mon. Piot, XXXV, p. 139 tate EEE
(0) di op.+ p. 63 sqq. et Berytus, VII, 1942, p. 19 sqq.
Teigieux des fresques-romalnes, K. . ScieFOLD, Mel,
Ch, Plug» 1
11, p. 936beasqq.
i
(6) Outre}
Valla de Sousse, la mosaïque de Thuburbo Matus signaAe
us
ci-dess
lée
ot Fie). A a oe (?) récemment découvert à Sfax (CRAI, 1953, p. 323
tonino les Adler i i la mosalque mutilée interprétée par P.d’Au
Gauckler
ge par
i représente en fait le viol 5 “
. Cf, la ce pe
HéraklèsIV.“di
aría, Bull. Arch
o
rch. du Com., 1954, p. 77
et pl. s ara les thermes de Sfax, où a été retrouvé l’Ennius, le plenf
Maneati
sep de Inti
ne représentait aussi un Herakles ivre. Ces associations d’hon
s et
de bacchants, qui se retrouvent aussi sur des in
em ; cf. Archéo
Di
El
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or
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y 4 Picanu G. Cu, Unpye thmoagsaorïqi tenne à Et Diem : 19Ho23mmetacon
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ges à W. Deonna
servée au M
em en ollon sur Ma
Une mosaïque94. | Découverte à El Dj
rsyas dans un
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