Un mosaique pythagoricienne a El Djem

Auteur
Picard, G.C.
Verschenen in
Hommages a Waldemar Deonna
Jaar
1957
Onderwerp
EL DJEM
Taal
Français
Categorie
C8 Geschiedenis en archeologie
Archiefnummer
330

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+ Une mosaïque pythagoricienne à El Djem (Planches LIV-LVI) Le musée du Bardo possède une mosaïque découverte à El Djem en 1923 et signalée alors dans le Bulletin Archéologique du Comité, par MM. Poinssot et Lantier (*); c'est un tableau carré, entouré d'une bordure de « fleurs de lys» à cinq pétales, posés téte héche, entre deux encadrements rectilignes. Au delà d'un nouvel encadrement semblable, une tresse à deux brins forme la bordure interne; ce cadre mesure 3m02 de coté. Le carré ainsi délimité se divise en un « pseudo-emblema », lui aussi carré, au centre et quatre médaillons circulaires dans Jes angles, séparés par quatre trapèzes aux côtés concaves. Une guirlande de laurier continue entoure le carré central et les, médaillons circulaires; les écoinçons subsistant entre ces derniers et le cadre sont meublés de triangles rectangfes subdivisés en quatre triangles de teinte différente. Les médaillons d'angle enferment les bustes des Saisons ailées, au milieu d’un cercle de postes. L’Hiver en bas à gauche, couronné de roseaux est emmitoufflé dans un manteau vert. En bas à droite, une jeune fille vétue d’une tunique agrafée aux épaules, parée d'un collier:de perles et d'une couronne de feuillages-légers;-représente le Printemps. L’Eté a la figure nisigré, comme desséchée par la canicule, et ses yeux noirs semblent brûler de fièvre sous les épis qui ceignent sa chevelure; son collier est un cercle d'or et sa draperie ne couvre que l'épaule gauche. L’Automne, aux joues gonflées, porte la couronne de pampres de Dionysos et un collier de pierres rondes sur une robe largement décolletée. Les cadres trapézoidaux, bordes intérieurement de perles et pirouettes, enferment chacun un cratère étroit et élancé dont les anses s’attachent au bas de la panse. Des plantes s'en échappent, assorties chaque fois à la saison qui se trouve immédiatement à (1) Bull. Arch. du Comité, 1923, p. LXX-LXXI!.

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UNE MOSAÏQUE PYTHAGORICIENNE A EL DJEM gauche du vase: olives pour l'Hiver, fleurs du Printemps, épis de + vigne pour l'Été et l’Automne. + Le tableau central qui mesure 1 m02 de côté, entouré d’un cadre P=Dai>or, de postes et d'une bordure rectiligne, figure la victoire d'Apollon sur Marsyas: à droite Apollon assis, vu de trois quarts face, est nu dans un manteau rouge qui couvre son giron et revient en F3oAn arrière sur l'épaule gauche. Sa main droite tient la lyre, qui devrait reposer sur un rocher non figuré; de la gauche il se couronne. Le satyre imberbe, aux chairs rouges, est debout, le pied gauche posé sur une pierre, tout le corps tendu pour échapper au dieu qui, pour s'assurer de lui autant que pour le défier, lui marche sur le pied gauche ; le visage de Marsyas est bouleversé par la peur; pourtant il tient encore la double flûte. Le Scythe, debout derrière les rivaux, tourne la tête vers Apollon dans l'attente de ses ordres. Il est coiffé du bonnet phrygien, vêtu 387 La bordure de fleurs de lys placées tête bêche est rare: nous CS n'en connaissons qu’un exemple africain, dans la maison du triomphe de Neptune, à Acholla; mais la fleur de lys isolée est un des motifs les plus courants du « style fleuri » mis à la mode par Hadrien (1). Postes, perles et pirouettes, passées du répertuire des sculpteurs à celui des mosaistes, par l'intermédiaire des stuccateurs, sont au contraire tout à fait fréquents dans les décors d’encadrement, surtout au 1* s. (*). La guirlande de lauriers enfin n'est guere employée, pour souligner les divisions internes d'un pavement avant le milieu du 11° s. au plus tôt (?). — L'usage de représenter les Saisons par des bustes de jeunes femmes ailées se répand, selon M. G. Hanfmann, à qui notre pavement a d'ailleurs échappé, dans le courant du n° s. ap. J.-C (4. Les. plus anciens exemples proviennent d’Antioche (maison du calendrier) et de la Villa Hadriana de Tibur. Une mosaïque de d'une tunique serrée par une ceinture ; son bras gauche, seul visible, Zliten est peut être plus récente que les autres pavements de la porte un bracelet. A l'extrême droite, Athena, debout elle aussi, vient de rendre le jugement ; coiffée du casque à cimier, vêtue d'une longue robe aux plis retroussés par le vent, elle tient une maison dont elle fait partie, datée, avec raison croyons nous, de lance barbelée. Au bas du tableau, quelques ombres suggèrent un ue s. (8). sol rocheux; deux bandes plus sombres, à peu près horizontales, indiquent l'ombre portée de Marsyas et d’Apollon. souvent répétés par l’art romain. Nous reviendrons ci-après sur le l’époque flavienne par S. Aurigemma (*). Les cratères sont souvent employés pour meubler des panneaux allongés, dès le début du Les figures du tableau central reproduisent toutes des poncifs Comme beaucoup de mosaïques d'époque impériale, celle-ci imite dans sa composition le plafond qu'elle est censée refléter (1). Le « pseudo-emblema » correspond au « ciel » de la voûte, les médaillons type de l’Apollon assis ; l’esclave scythe est inspiré, comme l'avaient d’angles aux arrétes qui le supportent. des éléments de notre pavement ne se retrouve exactement que dieu, le torse rejetté dans le prolongement de la jambe droite tendue (?). Contrairement à-la-tradition la plus courante, le satyre sur un très petit nombre de mosaïques ; les plus prochesà notre _ est représenté imberbe à-El-Djem, comme sur certainesgémines (8): d'époque antonine (2); le cadre géométrique de notre tableau est style; l'artiste est un « impressioniste », qui tire ses effets du jeu remplacé ici par des rinceaux qui se développent élégamment autour des figures d'angle et de la scène centrale. Une mosaïque des lumières et de l'opposition de masses de couleurs très tranchées : Cependant la disposition connaissance ‘sont des” mosaiques “italiennes. noires.et.blanches. encore inédite, provenant de Thuburbo Majus, comporte un emblèma carré, représentant un poète méditant et quatre médaillons circulaires disposés en quinconque; mais ces éléments ne sont pas contigus, et l'origine architecturale de la disposition paraît ici oubliée, (1) D. Livi, Antioch Mos. Pavements, I, p. 228 sqq. (2) M. E. Brake, Roman mosaics of the 2nd cent., dans Mem. Am. Ac., XIII, 1936, pl. 39, 3-4. noté les premiers éditeurs, par la base de Mantinee, œuvre du ıv® s. av. J.-C., où apparaît aussi déjà un Marsyas incliné à l'opposé du Ces siijets' bañalsretrouvent nne certaine personnalité grâce au (1) D. Levi, op. L, p. 500-501. (2) D. LEVI, op. I., p. 337 sqq. (3) Ibid., p. 388-389. (4) Season sarcophagus at Dumbarton Oaks, I, p. 212 sqq. (5) Sur ce problème, voir en dernier lieu Karthago, V, p. 207. (6) M. E. BLaxe, Pavements of Rom. buildings dans Mem. Am. Ac., VIII, 1930, p. 104. (7) G. FouoÈnzs, B.C.H., XII, 1888, p. 109 sqq. et pl. 1. (8) JESSEN, ap. Roscuer, Lez., s. v. Marsyas, col, 2449-2450.

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UNE MOSAIQUE PYTHAGORICIENNE A EL DJEM 389 rouge sombre du corps du satyre et du mantea u d’Apollon, blancheur des chairs du dien. Le dessin est presque inexist ant, pour les contours comme à l'intérieur des taches. Les problemes de perspective ne sont pas esquivés, et l'obliquité des person nages par rapport au fond suggére assez heureusement la profondeur. Le décor matériel est d'ailleurs négligé délibéremment : quelques touches d'ombre suffisent à évoquer un sol rocheux, et la pierre même, qui sert de siège au dieu et d'appui à sa lyre, est totalement omise. Malgré une construction très géométrique, sur Jaquell e nous vre échappe au schématisme, par ses contra reviendrons, l'œustes fortement accusés de mouvement et de lumière, et par le regard pathétique des personnages, seul vivant dans la masse à peine ébauchée des ‘visages, Cette manière où reparaissent, après la réaction néoclassique hases anses avec un fragment tout récemment acquis par le Metropolitan Museum (1). Mais l’évolution du thème dans l'art romain doit être étudiée surtout en fonction des sarcophages, dont le classement a été établi déjà par K. Robert (*). Les plus anciens sont des sarcophages à guirlandes, de la première moitié du 11° s., qui représentent, d'après un prototype pictural, la découverte de la flûte et le châtiment du satyre. Une deuxième classe réunit les deux épisodes du concours et du supplice en un ensemble inspiré par la statuaire. troisième groupe représente trois épisodes: Le Athéna rejetant la flûte, le concours, et l'exécution. Ces derniers monuments, datables de l'époque. aurélo-commodienne (*), présentent avec notre drianienne, les audaces de l'époque flavie nne, caractérise l'école commodo-sévérienne (1). La mosaïque de Thysdr us peut donc être datée du dernier quart du 11€ s, ; elle se trouve ainsi contemporaine de toute une série d'œuvres qui lui sont étroit ement apparentées, mosaïque les analogies les plus évidentes: les deux antagonistes tant par le sujet que par le style. Apollon assis; les autres le figurent appuyé seulement en arrière Cette famille ne comporte pas, à notre mosaïques. connaissance, d’autres La défaite de Marsyas n'apparaît en effet que sur un apparaissent tels que les a saisis le mosaïste thysdritain, les corps croisés en V, et le dieu pose son pied sur celui du satyre vaincu ; comme la mosaïque, le sarcophage d’Hermogenes de Sidon montre contre le rocher. Ii semble donc que vers 170, un artiste ait réalisé, en groupant petit nombre de pavements beaucoup plus des figures empruntées au répertoire, une composition sur le mythe en Oranie, que nous daterions de l'époque de Marsyas qui servit désormais de modèle aux sculpteurs, aux récents : celui de St-Leu, tétrarchique (2) ; un autre, découvert sur la Via Appia, qui ne serait pas antérieur au ve s. ap. J.-C. (8). La patère d'argent doré de Bizerte (1), a été justem ent rapprochée de notre mosaique par MM. Poinss ot et Lantier; considérée comme une ceuvre hellénistique par P. Gauckler, doute en fait du-112 s. ap. J.-C; comme lé prouve — — date sans dede _.. lasimilitu - le u elle °° — — — > . toreutes et, plus rarement, aux mosaïstes; mais cette création ne répondait pas seulement aux préoccupations esthétiques du temps ; elle était une des manifestations du grand mouvement de défense et d'interprétation de la mythologie dont les stoiciens mystiques et bientôt les néoplatoniciens se faisaient les champions. _ | Les.sarcophages dont nous venons de:parler ont inspiré‘à.FCie. sa métho-—— ‚Mont une exégèse-quiil -avait-choisie-comme.éxemple de de (*); d'après Aristide Quintilien, (II, 19), les pythagoriciens, dépouillant le mythe de Marsyas de sa barbarie, n'en voulaient (1) La définition que donne M. D. Baus semble valable déjà pour Levi, op. l., p. 538sqq., du style sévérien l'époque de Commode : la mosaïque de Cuicul de cette période nous paraît en effet plus anclenne d'une génération (cf. Rev. Arch. 1950, p. 145 sqq.). Les mosaï ques de la maison d’Asinius Rufinus à Acholla, sûrement datées de 184 (Karthago, IV, p. 123 sqq.), appartiennent déjà au style impressioniste fondé sur l’empl oi de + taches colorées» et Ja négligence du dessin; compa rer l’Hercule, ibid pl. 2, et le Marsyas de Thysd rus. | | (2) S. ReNa e cH, R.P.G e mn .R.,p "n .iz 31,1:R. a BLANCHÈRE, Mus. d'Oran , pl. IV. i qu’il tient pour Caractéristique retenir que la victoire de la lyre sur la flûte; or, l'harmonie de l'heptacorde reproduisait pour eux celle des sept sphères de l’univers, tandis que les sons impurs de l'instrument à vent excitaient les passions honteuses. (1) Chr. ALEXANDER, Bull. Meir. Mus., nov. 1955, p. 64-67. (2) Antiken Sarkophag Reliefs, 111, 2, N, p. 212-2677, pl, LNIVI-LNIX. (3) La datation du sarcophage d’Hermogénès est assurée parle buste-portrait du défunt sculpté au milieu du couvercle ; il porte la chevelure et la barbe à la (4) P. GauckLER, Mon. Piot, II, p. 77-94 et pl. VIII-IX. mode de Commode. (4) Le symbolisme funéraire des Romains, y. 18 sqq., 316 sqq.

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UNE MOSAIQUE PYTHAGORICIENNE A EL DJEM Bien que l'Afrique, pauvre en sarcophages, n’ait rendu aucun de ceux dont il est ici question, les doctrines recueill ies par le musicographe n'y étaient sans doute pas ignorées. Jambli que nous aple rythme «en chiasme» qui domine toute leur composition; ce école pythagosouci d’ordonner le décor correspond bien d’ailleurs aux tendance des écoles antonines, comme l'a montré M. G. Hamberg (). L'emploi de tracés directeurs fondés sur le triangle équilatéral aux membres : Milest préconisé notamment par Vitruve et M. J. Formigé l'a décelé prend que la Carthage punique avait déjà abrité une ricienne et nous donne les noms de ses princip tiade, Athèn, Hodios et Léocrite (1); peut-ê tre leur enseignement par exemple au Trophée des Alpes (2). Nous l'avons retrouvé nous otaux puniques, qui même dans la composition d'un emblèma carré, analogue à bien des égards à celui de Thysdrus, quoique plus ancien d'au moins exerça-t-il une influence sur les milieux sacerd réalisérent, dans les derniers temps de l'indé pendance de leur patrie, la syncrése de leur théologie avec la philosophie cas le dieu phénicien, peut être Reshef?, qui grecque. En tous un demi siècle, dans Jes thermes de Trajan à Acholla (*). était assimilé à Apol- Jon, apparait souvent en joueur de lyre (2), et sur l’une de ses statues l'enseignement pythagoricien. Lucien nous apprend en effet (*) que le triangle équilatéral était tenu par les pythagoriciens pour la figure parfaite, parce qu'il représente la fefractys: dans leur système « ponctuel » de notation l'instrument est ornée des images de « l’Arro tino » et de Marsyas pendu (5). Thysdrus rendait un culte à ce dieu (4). Mais une interprétation valable pour des monum ents funéraires peut elle étre étendue 4 un pavement domest ique? Nous n’oserions l'affirmer si l'analyse de la composition du tableau n'y faisait apgéométrique, il réunissait en effet dix points équidistants disposés selon Ja série des quatre premiers nombres: paraître une ordonnance géométrique dont l'extrême rigueur, contrastant avec la violence du drame, nous semble procéder directement de l'austère philosophie mathématiq ue des pythagoriciens. * où le pied d’Apollon rencontre celui de Marsyas est le sommet d’un extérieur de la jambe gauche du flûtiste, prolon gé par son flanc, triangle. L’apex: équilatéral bâti ‘sur Je-cóté inférieur du cade, qui determine le tracé de la cuisse droite de Marsyas et de son la jambe gauche d’Apollon. bras droit, et celui de Le mosaiste africain semble bien l’auteur dé cette trique qu’on ne retrouve en effet ni sur + * l'harmonie de la lyre divine, identique à celle des sphères cosmiques n'est en effet elle même qu'une forme sensible de ces merveilleuses l'axe du corps du Scythe coïncide d'autre part avec la hauteur du même + En inscrivant dans les lignes de la figure sacrée les trois acteurs de son drame, le mosaiste avertissait donc l’initié de ne pas s'arréter à la seule valeur morale du mythe (défaite de l’hybristés et des passions), mais de s'élever jusqu’à sa signification métaphysique : triangle équilatéral, dont la base est formée par le côté supér ieur du cadre du tableau, et dont les deux autres côtés déterminent, celui de gauche le contour celui de droite l'axe du torse du dieu; Il s'agit donc d’un procédé d'atelier; mais cette receite était fondée sur insignes, découverte dans le temple de Bulla Regia, la caisse de Il est aisé en effet d'observer que le point 391 TT (*). Cette es dans la tetractgs toutes contenu des nombres, és propriét signification cosmique est d'ailleurs Soulignée par Taprésence, aux — angles du tableau, des figures des Saisons. Pour la philosophie providentialiste du 11° s., le renouvellement périodique de la nature est l'expression la plus aisément perceptible de l'ordre et de l'hartrame géomémonie de l'univers (6). Le soleil, à qui on identifie Apollon, est le la patère de Bizerte ni sur guide suprême, le premier moteur de ce mouvement, dont la régularité démontre la bienveillante sagesse de la divinité. les sarcophages ; les sculpteurs ont cependant derniers, du croisement en V des corps antago tiré parti, sur ces nistes pour faire naître (1) Studies in Roman imperiat art, p. 172 sqq. (1) De Pythagorica vita, XXVII, 128; XXXVI, 267. (2) A. MERLIN, Bull. Arch. du Comité, (3) A. Menu, Le tempie d’Apollon 1912, p. 512 sqq. à Bulla Regia, p. 16. (4) A. MERLIN, Bull, Arch. du Comité , 1912, p. 513. (2) Trophée des Alpes, p. 39 sqq. (3) Mél. Ch. Picard, 11, p. 814-815. (4) Vita auct., 4. Ci. A. DELATTE, Études sur la littérature pythagoricienne p. 236, et n. 1. (5) J. Carcorino, Basil. pythagoricienne, p. 165. (6) G. HANFMANN, op. I., p. 150 sqq.

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rALARL ants papesage"A du die est emprunté à la tradition pythagorii ieu assis se retrouve en effet tique, sur les sarcophages comme sur la patére de Bizerte a ; mai seule œuvre où l’on voie le dieu se couronner lui-mémEn e, comme i pa sur notre pavement, est celle dont l'appartenance serena * Penne° la moins contestable: Ie stuc de la basilique de la me (5 Ep représente pourtant d'autres épisodes du drai Fr cc u “pri justement l’étroite parenté avec l'Actius protecteur d’ 4R: Èg{as=dl:rE1<-29tiS;hyT|a:RÈrh39à, er ; ; ine victoire d’Actium, qui restaur ait l'ordre et la nica eae re 3 comme un renouvellement de la défaite du cia 4 accha La - qui sa > . mao ‘ nts d'Alexandrie imitaient les mœurs imkG, ha SS al oa religieux; la célèbre mosaïque uicul Cul poe (*), qui retrace les phases ph ‘initiati de l'initiation, viatoglie reques de la villa Item, les nnt s pin ed 4 LS > ihe de~ ‘ de leur ame naiv saient un peu les terreurs superstiticuses aturel, et ramené vers un monde de plus en plus dominé par Je surn rdait-le_désintéressement les formes de pensée primitives,_l'art_pe temps le rationalisme hellérelatif que lui avait conféré pour un que s nique, et retrouvait l'efficacité magi de ses plus ancienne manifestations. Strasbourg. | G. CHARLES-PICARD. , Thysdrus n'est pas la seule, dans nos collections Mauka ioche TENS |" (*), suffiraient à attester que cette forme d° Ùeaepee indigne d’exprimer, aussi bien que les La area (5), les a et les espoirs des maitres des ihe ire, ries mystiques qui pullulaient dansx l'emp és ; le commun se conlettr et pieu fois la à tation à des hommes tentait ordinairement de pavements prophylactiques (2), quie; apai dans ions du triumvir mes : la propagande pythagoricienne pouvait contrarier ere ment en effet celle des thiasses dionysiaques acquis à An- 393 ppant aux Sirènes au maison de Dougga, qui oppose Ulysse écha Dionysos ('), présentent, chatiment des pirates tyrrhéniens parpeut être fortuite avec les ainsi que la nôtre, une analogie qui nerains. Les maisons ainsi orsculptures des sarcophages contempo innombrables confrénées servaient peut-être aux réunions de ces ou seulement d’habi- Fi N et nous croyons comme lui qu'elle qu’ révèle les4 relations eve Chi i ion 1 UNE MOSAÏQUE PYTHAGORICIE NNE A EL DJEM maisons » comme les portraits d’hommes‘ de |ettres, souvent assotes à des bacchanales (6), ou comme le décor encore inédit d'une nt, comme une illustration de la théorie plaont été expliqués par F. Cumo(ap. 1., p. 310 sqq.). tonicienne de l’enthouslusme ibid., p. 326 e (salut du juste). F. Cumont, homé (1) Sur le symbolisme de ce myth rique à mne s, inspiré par l'hy sqq. Le châtiment des pirates tyrrhenien dans leurs d'ail ni s, le répertoire des sarcophage ation des impie Dionysos, n'apparaît pas dans s, damn la nt emme sente évid celui de la mosaïque; mais il repréurs c'est par exernple la folie de Lycurgue par métamorphose animale; aille qui traduit le même thème. (2) A. Meruin et L. PoiNssOT, Mon. Piot, XXXIV, p. 129 sqq. = A CARCOPINO, op. l., p. 132-134, fig. 13. ur de Marsyass'appa- - | IduValigiieur Le type 2) Apollon Romain, p.att 619-621. C rente directem stl'autel dé là gens Augusta he! - si En > Lescu1,ndapest Mon. Piot, XXXV, p. 139 tate EEE (0) di op.+ p. 63 sqq. et Berytus, VII, 1942, p. 19 sqq. Teigieux des fresques-romalnes, K. . ScieFOLD, Mel, Ch, Plug» 1 11, p. 936beasqq. i (6) Outre} Valla de Sousse, la mosaïque de Thuburbo Matus signaAe us ci-dess lée ot Fie). A a oe (?) récemment découvert à Sfax (CRAI, 1953, p. 323 tonino les Adler i i la mosalque mutilée interprétée par P.d’Au Gauckler ge par i représente en fait le viol 5 “ . Cf, la ce pe HéraklèsIV.“di aría, Bull. Arch o rch. du Com., 1954, p. 77 et pl. s ara les thermes de Sfax, où a été retrouvé l’Ennius, le plenf Maneati sep de Inti ne représentait aussi un Herakles ivre. Ces associations d’hon s et de bacchants, qui se retrouvent aussi sur des in em ; cf. Archéo Di El à e nt ie ic or ag th pu ue y 4 Picanu G. Cu, Unpye thmoagsaorïqi tenne à Et Diem : 19Ho23mmetacon logie ges à W. Deonna servée au M em en ollon sur Ma Une mosaïque94. | Découverte à El Dj rsyas dans un P(cf.EMélan ges) 385-3 te de triomphe d'Ap isons ail aine. Sa d' ue représen des ine les encepora co pes ns ilio méda des s dan mon la o, Bard ee tableau ce J.C. CSO te sujet et yor a wy siècle ap. lui sont du n° par d'un modèle , irer Ent date dela fin insp turalesles 4quism ent vemophes d'œuvres surtout sculp s cette ŒUVTE aral i u q Appartientt au grand mou hilos „er P eux, ées, ©smequireligi ment apparentvmb oli | mené par les p pap nie d'interprétation de la mythologieXXV s-Be493rche BruxVelle HIXXX 94m es 4 s. : À 1957 s omu ns etmagmyst Lat pateHom Coll. REL | : B. mna Fr. 1000 pl. 69 yes ique p. 61 Av. Laure

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