Figures medico-astrologiques des IXe, Xe, et Xie siecles

Auteur
Wickersheimer, E.
Verschenen in
Janus
Jaar
1914
Onderwerp
ASTROLOGY
Taal
Français
Categorie
C9 Geneeskunde
Archiefnummer
3870

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EKERS AS UA E SAA FIGURES MEDICO-ASTROLOGIQUES DES IXe, Xe ET Xle SIECLES, par M. le Dr. WICKERSHEIMER (Paris). En examinant les manuscrits antérieurs au XIle siècle conservés dans les bibliothèques publiques de France, j'ai rencontré plusieurs figures médico-astrologiques qu'il m'a paru intéressant de réunir. 1. Macrocosme et microcosme. Les analogies entre le macrocosme et le microcosme dominés tous deux par quatre qualités, le chaud et le froid, le sec et l'humide, entre le monde, l'année et l'homine (quatre éléments, quatre saisons et quatre humeurs, et aussi quatre tempéraments, quatre Ages, quatre points cardinaux ‘et quatre schémas vents) ont plus ou été figurées durant tout le moyen âge par des moins ingénieux; voici ceux de ces schémas que j'ai rencontrés dans les manuscrits antérieurs au XIle siècle. Type no. 1, — Se rencontre dans le manuscrit latin 5543 de la Bibliothèque nationale qui date du IXe siècle. Au feuillet 136, cercle montrant comment les quatre éléments, les quatre saisons et les quatre humeurs sont déterminés par les quatre qualités, L’air, le printemps et le sang sont chauds et humides, le feu, l'été et la bile sont chauds et secs, 85 du et 95 etc. (Fig. no. 1.) Schéma identique aux feuillets manuscrit nouv, acq lat, 1618 de la Bibliothèque nationale, écrit au Xle siècle; ce manuscrit a été volé à la Bibliothéque y fit municipale de tracer Dijon par l'ex-libris d'un Libri qui, dans un but frauduleux, couvent de Pérouse 1), Le manuscrit lat. 12999 de la Bibliothèque Nationale, du XIle siècle, nous montre au feuillet 7 une figure analogue. ‘ 1) Léopold Delisle, Bibliothèque Nationale, Catalogue des manuscrits des Jonds Libri et Barrois, Paris, H. Champion, 1888, 80, p. 88.

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Type no. 2. — Manuscrit no. 448 de la Balto hago muniquatre cipale de Dijon, manuscrit du Xe siécle qui provient de Fang points cardinaux, les quatre élémen ts, les quatre saisons et les quatre humeurs de Saint-Bénigne de Dijon. Au feuillet 73, deux cercles; dans l’un les quatres saisons sont comparées aux quatre Ages de la vie; dans ces quatre quartiers l'autre, les quatre qualités, les quatre éléments, les quatre âges et avec l'indication de les quatre humeurs sont rapprochés (Fig. no. 2). | Type no. 3. — Dijon, même manuscrit. Au feuillet 80 figure leurs sont répartis entre qualités respectives (Fig. no. 4). Ss a 1 À a Y pp Type no. 5. — Manuscrit de la no. 62 PI E municipale de Char- = tres, 3 manuscrit siècle qui vient du du prol’abbaye Père, de Saint- 24% YS 3 al Y A cg: chapitre de la cathédrale de Chartres et non de or a J a 3 to] la n x comme il est dit dans MUNDNS x Bibliothèque Xe dueton Cd TIA le catalogue imprimé y). La figure qui occupe tout le feuillet verso 37 du rapproche les quatre points cardinaux, les quatre éléments, les quatre saisons, les quatre humeurs les âges, Elle diffère surtout des précédentes par les notes détaillées qui Fig. 1. analogue, rapprochant les quatre qualités, les quatre éléments, les quatre humeurs et les quatre Ages. ‘lout autour sont représentés les quatre vents sous la forme d’hommes barbus, ‚aus, soufflant chacun dans deux trompettes; ils ne sont pas désignés par leur et quatre couvrent ses marges et où se trouvent - énumérés les caractères et les effets x? Le des N LA nom (Fig. no. 3). en Type no. 4 — Manuscrit no. 184 de la Bibliothèque muni cipale de Poitiers, Xe ou Xle siècle. Au feuillet 68 verso cercles concentriques divisés en quatre quartiers par deux lignes ase Les croisent perpendiculairement au niveau du centre commun. vents (Fig. no. 5). > tarde 1 U. a humain, exposé trés clairement le principe bien connu de 1) Catalogue général des manuscrits des bibliothéques publiques de la France: Départements, XI (1890), 89, p. 30. a + Les signes du Zodiaque et le corps Bouché-Leclercq

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attribuée par les uns la mélothésie zodiacale, dont l'invention a été La régle „consiste à éens. Chald aux Egyptiens, par les autres aux é du Zodiadéroul cercle le sur n humai etendre pour ainsi dire le corps 1 4 Bélier gouverne donc la membres supérieurs; . le tête; le Cancer, 'Paureau, le cou; les Gémeaux, les la poitrine; le Lion, l’estomac et le baire; le Scorpion, les parties honteuses et le fondement; le Sagittaire, » les cuisses; le Capricorne, les genoux; le Verseau, les jambes: les Poissons, les pieds. Le plus expressif des schémas destinés à figurer les influences des Poitiers 194 6% 68 voue douze signes du Zodiaque suf les douze régions du corps, orne encore -.. aujourd'hui eux, n'ont pas de pieds mals comet les pieds sur les Poissons, qui, par le fait qu'ils sont deux” 1). Le pensent cette fächeuse ~ 1) A, Pp. 319. 7 Bouché-Leclercq inaptitude C'est un E | pat x . grecque, Paris, is, E Leroux, 1699, 899, 8°©, , L'astrologie E. ‘“. wet. > o: les 1) Ernest almanachs populaires des États-Unis d'Amérique 1). type bien connu, Un homme nu se tient debout, les jambes | | Wickersheimer, La médecine | astrologique dans les almanachs d'histoire de la P populaires du XXe siècle, ’ Bulletin de la Société française médecine, X (1911), p. 26—39, 2 fig.

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intact, il arrive aussi que le buste soit largement fendu, afin de décou e N ewuleftusrämerufegrard Ap dives Gh pos cali nera duré alta rich s Tama f guerremi amen qdfituue chomen bret greek gue Bar be manos te ad en fall ud bet a for l:. vanenf ri er>6A ORIENS $ | abari a A et 30Ades”,A a éeinc ge ) \ !À $LoTeamontarmall3; Fab lar ae remporacul SubflanufAuecacor quia ebfol ifaru oritur ty tn Gy Yaypesi,2 © Èi Pr a” > (a m 2 o a = 3 $E + 3ziE E È È |: a> E àa peNI$ ei % Ayedate e x) Yen, wie, the SNig mo da dr Ye,m Mey % A y < # R ta Ya i 4£ ¿a + fi È, q aes ; i sz A el Paipr yA A NI hy JE Y y .jn: dd: 7 mu" pure M dal ur Fu) ar y Snap qe sp mus nb EST gna armopl ad P:mus nung ern] anar) inn muro] mern PAT) just} rte anmyrde Aus mote A Chou 61, ft 4) + Fig. 5. vrir les organes internes. 'Pantót les signes du Zodiaque sont dessinés (ana , Pitt nod. lat JOU , {1554

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àeae sur le corps même, tantôt ils sont figurés à la marge et reliés par des traits aux parties du corps qu'ils gouvernent. Ces figures renseignent immédiatement sur l'opportunité des saignées, puisqu'il ne faut pas toucher avec le fer un membre quelconque pendant que la Lune occupe le signe correspondant: „MY aby peoplov cidipw THe Zeryung ¿xegqojogs To Cadiov 9 xupisver Tov poplov éxeivou” 1). Elles ont reçu des Allemands un nom dont il n'existe pas d'équivalent en français; elles ont été appelées ,, Aderiassmann” (homme de la saignée). Dès le XIVe siècle les Aderlassmann sont assez fréquents dans les malade, mais à savoir s'il mourra au peut servir aussi ae à prévoir non, et bientôt ou non” 1), Il l'issue d'un combat de gladiateurs, à renseigner sur les chances de rattraper un esclave fugitif, etc. S'il s'agit d'établir le pronostic d'une maladie, on additionne les lettres de l'alphabet qui forment le nom chiffres correspondant aux du malade (on se souvient que dans l'alphabet grec chaque lettre représente un chiffre), et à la somme ainsi obtenue on ajoute le chiffre correspondant au jour de la Lune où le malade a pris le lit, ce chiffre étant fourni d'ailleurs par un tableau. On divise la somme totale par manuscrits, Je ne sais si l'on en connaît de plus anciens; quoique il 29, moyenne entre les diverses façons d'estimer la durée de la révoluen soit, je n’en ai pas rencontrés dans les manuscrits des bibliothèques publiques de France antérieurs au Xlle siècle. En revanche, dans le manuscrit latin 7028 de la Bibliothèque nationale, qui a été écrit au XIe siècle, et qui a appartenu à Saint-Hilaire le Grand de Poitiers, j'ai tion lunaire, (ou cercle) partiments: weyary trouvé au feuillet 154 la jolie figure que voici. est dans Aux quatre angles, quatre personnages à mi-corps dont les attributs symbolisent les quatre saisons, Au centre le Christ à mi-corps, la main droite levée pour bénir. Autour de lui les douze signes du Zodiaque, avec leurs noms et ceux des parties du corps qu’ils gouvernent. Legende: „Secundum philosophorum deliramenta notantur duodecim signa ita, Ab ariete incipiamus, Hec omnia signa sunt corporis hominis et signa sunt solis in celo apparentis” (Fig. no. 6). sphère puis on cherche dans lequel des six compartiments de la est le chiffre équivalent au reste obtenu. La moitié supérieure de la sphère est celle de la vie; elle est divisée en trois comsil le premier est dans le Coy, second, La moitié inférieure, surviendra tôt si wien Lon, compartiment, plus pixpé Coy. Si le chiffre cherché la guérison sera rapide, plus lente lente encore s'il est dans le troisième. celle de la mort, est également divisée en trois compartiments: péyæc Oävxroc, peros Otværos, puxpèe davaros. La mort le chiffre cherché est dans le premier compartiment, elle se fera attendre s’il est dans le second, et sera plus tardive encore s'il est dans le troisième. On peut se servir de la sphère de Petosiris d'une autre façon, en opérant à part sur le nom du malade et sur le nombre de la Lune. Si Ill. Za sphère de Petosiris. L'astrologue Petosiris serait, suivant la tradition, l'auteur de cette figure qu'il aurait dédiée à Nechepso, roi d'Egypte ou d’Assyrie. Nechepso le Saite régna en effet sur l'Egypte de 677 à 671 avant Jésus-Christ, mais la sphère de Petosiris est beaucoup moins ancienne. Elle appartient au ler siècle avant Jésus-Christ d'après Ernst Riess, au Ile siècle avant Jésus-Christ d’après W, Kroll, au ler siècle après JésusChrist d'après Franz Boll. Les principaux travaux consacrés à l'étude de ses origines ont été indiqués par Karl Sudhoff au bas des pages 4—6 de ses ,,latromathematiker” 2). Comme l'a fait remarquer Bouché-Leclercq, cet „instrument de divipation parait être fait pour des gens qui ne tiennent pas à guérir un le nombre de la Lune se trouve dans l'hémisphère supérieur et le nom de l’homme dans l'hémisphère inférieur, l'homme sera en danger, mais il en réchappera, Si le nom de l’homme est dans l’hémisphère supérieur et le nombre de la June dans l'hémisphère inférieur, il arrivera des malheurs sous l'apparence de la prospérité. Si l’un et l’autre se trouvent dans l'hémisphère supérieur, bonheur; si l’un et l’autre se trouvent dans l'hémisphère inférieur, malheur. La grecs, sphère et de Petosiris a été souvent rencontrée dans les manuscrits c’est d’après des manuscrits grecs qu'elle a été publiée par Berthelot 2) et par Bouché-Leclercq 3). Une version latine de l'explication relative à la manière de se servir de la sphère a été publiée par Ernst Riess, d'après un manuscrit du 1) Bouché-Leclerq, Op. eit., p. 537. 1) Ps. Ptolémée, Centileg., 20. Bouché-Leclercq, Op. cit., p. 523. 2) Karl Sudhoff, Zatromathematiker vornehmlich im 15. und 16. Jahrhundert, Breslau, J. H. Kern, 1902 | #bkandlungen zur Geschichte der Medizin, I). 2) Berthelot, Collection des anciens alchimistes grecs, Y (Introduction), y. 87 et suiv. 3) Bouché-Leclercq, Op. cit., p. 539— 540.

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[Xe ou du Xe siècle de la Laurentienne de Florence (Cod. Laur. XXXVII 24, fo 174 vo)ı). J'en ai trouvé une seconde copie dans le manuscrit latin 17868 de la Bibliothèque nationale de Paris, manuscrit du Xe siècle, qui provient de l'ancienne bibliothèque du chapitre de Notre-Dame de Paris. Elle y est suivie de deux tableaux indiquant en chiffres la valeur des jours lunaires et celle des lettres de l'alphabet grec, ces deux tableaux manquant dans le manuscrit de Florence, En raison de sa rareté, il m'a paru intéressant de la reproduire ici: (Fol. 13) Incipit epistola Phetosiri de sphera. Phethosiris Nechepso regi salutem. De his que a me ad humane vite cautelam inventa sunt unumquodque mittem me tibi non piguit. Superest ut tu in his per inspiratam tibi divinitus prudentiam, operando laborem 167 ficat. Item est et alius modus. Si numerus lunæ fuerit in Ypogio 1) et numerus hominis in ypergio, sub specie prosperorum adversa contingent, at vero si inventus, uterque numerus, videlicet hac lunæ supra orizontem fuerit procul dubio prospera pollicentur; item si infra orizontem ambos esse constiterit, adversa omnia provenient, Explicit. Luna I, MLXXXVIIL — Luna IL, MCXVL — Luna IH, MCXVIILI. — Luna ILE, CCCXV. — Luna V, DCCCXVIIL — Luna VI, DCX XII. — Luna VI, CCCCIUL DCLI. Luna X, DXXXVIII, — Luna XI, DXCII, — Luna XII, — MCCCCXLII. — — Luna Luna MDCLXXXIIL — VIII, XII, DCCCLVI. MDCCCLXXX. — — Luna VI, Luna XIII, Luna XV, MCX. — Luna XVI, DXXXV, — Luna XVII, DCOCCXCHI. — Luna XVII, MDCXCVII, — Luna XVIIII, impendas, certus quod decumbentium, vel fugitivorum, vel monomachorum, DCXVIII. vel aliorum similium eventibus non fallacem poteris capere prescientiam. Si argumentum regulare quod huic scripture subjeci, diligenter inspexeris, consulturus igitur sic facito. Sume nomen vel decumbentis, vel de fuga Luna XXII, lapsi, vel depugnaturi, vel alterius cujuslibet de quo inquiris et collige numerum ejus. Deinde lunam considera quota fuerit ea die qua vel — eger decubuit, vel fugitivus elapsus est vel quota fu- (Fol. 13 verso) tura sit, cum monomachus depugnaturus est, et cetera hujusmodi, numerumque regularem qui ei lune adscriptus est numero nominis adjunge. Tum summam que ex his conficitur per XXVIIII divide, et numerum qui superfuerit collige, inspectaque figura quo in loco idem VL Z, VIL H, VIII, ©, VINI. 1, X. K, XX. A, XXX. M, XL. N numerus sit positus inquire. Si eum inveneris in zoe megale et de egro agitur, cito convalescet; si de fugitivo cito revertetur; si de gladiatore vincet, Si autem in mesi zoe omnia hæc diflicilius evenient. Si autem in zoe micra, licet prosperum, difficilem tamen sunt exitum habitura, Quod si in eo loco fuerit tanatos megas, inscriptus eger post longam infirmitatem morietur, fugitivus din quesitus non invenietur, gladiator, difficile tamen, superabitur. Eadem in meso thanatho celeriora fiunt et in micro thanatho celerrima. Ponatur exempli gratia pugna Hectoris et Achillis. Luna erat XVII, quee habet numerum regularem DCCXCUI, Achillei nomen habet MCCLXXVI, qui simul juneti fiunt II MCLXVIITI; hos partire per XX et VIII, et quod superfuerit, id est XXIII, quere in forma regulari et invenies illud in eo loco ubi scribitur Zoy 247e2x. Si idem de Hectore feceris invenies residuum numerum in guxpo Javede, que positio nume. rorum victorem Achillem et Hectorem victum, absque ambiguitate signi- XXIII — Luna XX, MDLXVI. — Luna XXI, IIMXXXVIII. — MDLXVI. MDCCLXI. — — Luna XXIII, MCCCCLXVIIU. Luna XXV, MCCLXIUL — — Luna Luna XXVI, MCIII. — Luna XXVII, DCCCLXXX.— Luna XXVIII, DCCCCLXVI. Luna XXVIII, MCXV, Numerus L €, litterarum LX. O, grecarum. LXX. 11, A, I. B, IL Fr, UL A, Ill. E, V. s, LXXX. G, XC. p, C. C, CC. T, CCC. [T, CCCC.] e, D. X, DC. Y, DCC. A, DCCC. 3, DCCC. ©, I. La légende explicative de la sphère de Petosiris se rencontre, sans nom d’auteur et sans titre, dans le manuscrit latin 7418 de la Bibliothèque nationale de Paris (Fos gr vo — 92) qui date du XIVe siècle, Elle est ‘ accompagnée d'une lieu de 29, sans nombres des figure rectangulaire. Le nombre diviseur est 24 au doute par suite d'une erreur du copiste et certains jours lunaires (au nombre de 30), différent de ceux qui viennent d'être donnés. IV. Ne dérive grecque 1) Le que Za sphère d’Apulte ou sphère de Pythagore. point l’on de la sphère de rencontre dans le Petosiris mais d’une autre figure papyrus V de Leyde et qui a manuscrit porte „ypergio". Cette dernière partie a été dénaturée par le copiste. Le texte publié par Riess est plus correct: „Est et alius modus. Si numerus Jun fuerit in droyeis et numerus hominis in ypergio, periclitabitur quidem homo, evadet tamen et e contra, si hominis numerus in ypogio, 1) Ernestus Riess, Nechepsonis et Petosiridis fragmenta magica, PAilologus, Suppl. VI (1891—1893), p, 382—383.° lune vero fuerit vero si uterque.. in ypergio, sub specie prosperar adversa contingent. At

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décrite adest par Bouché-Leclercq 1), d'après Berthelot 2) et Dieterich 3). Dans ce papyrus, bien que portant le nom de sphère, elle se présente sous la forme d'un rectangle qui contient les 30 jours du mois rangés en colonnes trois 12 dans la Démocrite, et pronostic require in pones en ordre mystique, 18 dans la partie supérieure, partie inférieure. rius En voici le mode d'emploi: „Sphere de de vie et de mort. Sache sous quelle dierum preliatus et vel spera, XXVII, XXV, orarum numerus si in unaquaque die vel quota ora, si quis fuerit unum congregabis et partire. in XXXma et si sursum vincit, si autem infra vincitur. Si Saturnus Solis si Jovis XIII, si Luna XVII, si Martis XV, si Mercu- XI, si Veneris XV, A, Ill. B, Ill. C, XXVIL lune le malade s’est alité et le nom de sa nativité. Ajoute le calcul de la Lune (dm nun et vois combien il y a de fois trente jours: prends le reste et cherche dans la sphère. Si le nombre tombe dans la partie supérieure, il vivra, si c'est dans la partie inférieure il mourra.” C'est l'addition de la valeur numérique du nom donné à la naissance (le prénom chez les Romains) au quantième et division par 30. Ce diviseur 30 correspond à une Lune fictive, moyenne entre de la avec Lune. On celles fre <<. les diverses façons d'estimer la durée de la révolution l'alphabet comme PUNA chercha latin; à ici mettre d'accord la sphère de Démocrite Mile les lettres ne représentant plus des nombres de l'alphabet grec, il fallut attribuer une valeur numéri- J'ai la trouvé la de Bibliothèque la Bibliothèque siècle, sphère ul” de Démocrite latinisée dans deux manuscrits tous trois antérieurs au XIIe d'Orléans; acq. par qui, Libri il XV AI Kun lat. 1616, IXe siècle. — A V un VI ANIL > PON Vin XXI" XX Ub eun ¿RA appartenu à ACI l'abbaye de Saint-Benoît sur Loire ou de Fleury puis à la Bibliothéque municipale XI DEV OK XVIe : 2° PPLAYLAVAY INT al LY i vila dd YIyay: noms d’Apulée et de Pythagore, dans le troisième elle est anonyme. nouv. Doe VI nationale de Paris et dans un manuscrit de municipale d'Orléans, nat. CUR DEN EEE wa a = = > =eITITITITTIITITIEILTITISETIETTNSN Dans les deux premiers elle porte le nom d’Apulée ou les deux 1. Bibl. AVI 111 que arbitraire aux lettres de l'alphabet latin. latins doy + tandis que les auteurs du cercle de Petosiris avaient adopté 29, avait été XX V volé dans ce dernier établissement dans un but frauduleux, avait fait inscrire au fo 14 vo cette mention ,Sancte Justine de Padua” 4) (Fig. 7). Figure et légende au verso du feuillet 7 du manuscrit: = Ratio speræ Phtagor philosophi quod Epulegus descripsit ut de quacunque et re scire volueris consulere, ut puto, de egris qua die incurrerit ea die quota secundum sit luna, addes et numerum literarum nominis ipsius numerum pronuncians. De preliantibus, sic faci: Fig, 7. amplius D, XXVI. 1) A. Bouché-Leclercq, Op. cit., p. 538. M, 2) Berthelot, Op. cit., p. 86—88, 3) Dieterich, ,Papyrus magica musei Lugd. Bat, Yihrbuck f. kl, Phil, suppl. XVI (1888), p. 813—814. 4) Léopold Delisle, SI 4 Catalogue des Paris, H. Champion, 1888, p. 78. manuscrits des fonds Libri et Barrois. E, XV, XXIII. N, F, IIL XV. O, G, VII, H, Uf. 1, XV. K, XV. L, XXI, VIILP, XVII. Q, XXI. R, XIII, S, VIII . T, VINI. V, VI. X, VI Y, HI. Z, U. On remarquera que les nombres des jours lunaires ne sont pas donnés ici, et que pour le pronostic d’un combat la manière de procéder est plus compliquée que s'agit de prédire l'issue d'une maladie; l'in-

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fluence des sept astres qui président aux sept jours de la semaine est infra adscriptum conspice, etsi supra fuerit, vitam vel victoriam, si infra alors à considérer, mortem vel casum monomachi monstrabit. x 3. Orléans 276. 2. Bibl. nat. lat, 8663. XIe siècle. — Provient de la bibliothèque de Xle siècle. — Provient de l'abbaye de Saint-Benoît sur Loire (ou de Fleury) comme le Philibert de La Mare, conseiller au Parlement de Bourgogne, mort en manuscrit nouv. acq. 1616 de lat. la Bibliothéque nationale de Paris, précédemment cité. Pas de légende explicative. Page 129 du > manuscrit (Fig. 9). Des figures plus ou moins semblables à celles qui viennent décrites d’être se rencontrent dans des manuscrits moins anciens de la Bibliotheque nationale de Spera (lat. Pytagore 12999, fo 7 vo, Xlle siècle); Spera A 1 [vr ~ Trot 19x we on peut supposer qu'il est d'origine Quiso 26,0 119 Pietagore quam Apuleius descripsit (lat. latin 7337 qui a été bien qu’en forme de 7418, fo 93, XIVe siécle). Le manuscrit écrit au XVe siécle présente (page 175 à 177) des figures analogues. Deux seulement sont circulaires; les trois autres, rectangle portent les noms de Spera Pietagore, de Spera Apulegii Platonicı et de Spera Satetici. Fig. 8. 1687; Paris: bourguignonne. Figure V. Ze Tétragone sujet. (Fig. 8) et légende au verso du feuillet 57 du manuscrit, Sphera Apulegii de egris vel monomachis. Si vis scire qua die decum- Le tétragone sujet (Tetragonus subjectus) ne diffère que fort peu de bant vel liberentur, summe nomen egri per litteras, et numerum earum ‘la sphère de Petosiris et de celle d’Apulée ou de Pythagore. Par ceradtende, et adde lunam illi diei qua eger decumbuit et feriam, et dum hoc feceris, collige totum numerum, dividens per XXX, et quod remanet tdins traits il rappelle davantage la première, par d'autres la seconde, met semble ainsi résulter d’une combinaison de ces deux figures.

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Comme son nom l'indique, c'est un quadrilatére. Il est divisé en deux moitiés, l’une supérieure, l'autre inférieure et chacune de ces moitiés est elle-même divisée en trois compartiments. Les trois compartiments supérieurs renferment chacun six jours du mois, les trois compartiments inférieurs renferment chacun quatre jours. On ajoute le chiffre de l'âge qu'avait la lune le jour où le malade s'est alité à la somme des chiffres correspondant aux lettres du nom du malade et on divise la somme totale par 30. Si le chiffre ainsi obtenu se trouve dans le compartiment du milieu de la moitié supérieure, la guérison sera prochaine; s’il se trouve dans l'un des compartiments latéraux de la même moitié, le malade guérira, mais lentement. Si le chiffre occupe le compartiment du milieu de la moitié inférieure, la mort surviendra rapidement; elle se fera attendre si le chiffre occupe l’un des compar- , de Laon. #07. 14e siècle. À appartenu au chapitre de Notre-Dame 2. Laon ; 407. (Fol, 136 vo) De tetragono subje cto. ; Sì vere wee vis de quolibet in quac umque infirmitate detentus fuerit , si debeat an mori, ita explora, Disce prius ætatem lune ipsius LE xx 1 xu AXU D timents latéraux de cette moitié. XVI J'ai trouvé le tétragone sujet avec les indications relatives 4 la manière de s'en servir et un tableau donnant la valeur en chiffres des lettres de l'alphabet latin, dans deux manuscrits antérieurs au Xlle siècle. Dans l’un diei in DEXVILII Xy : il est attribué à Pythagore, dans l’autre il est anonyme. 1. Bibl. nat. nouv. acq. lat. 1610. [Xe siècle. — Ce manuscrit contient aussi une sphère d'Apulée et j'ai parlé plus haut de sa provenance, Figure (fig. 10) et légende au feuillet 14 du manuscrit. Si nosse vis de quolibet infirmo in quacumque infirmitate detentus fuerit, si vivere debeat an mori, ita exploret. Disce prius etatem lunæ ipsius diei in qua quis decubuit, item nomen decumbentis secundum numerum literarum scribe, insuper numerum eisdem literis subpositum in alphabeto subjunge et sic in unum collige et partire per XXX, et quicquid remanserit respice in quadrano subjecto. Quod si inveneris in superiori parte in media linea eger cito convalescat, si vero in lateralibus lineis invenies tarde convalescet. Quod si in inferiori parte perspexceris et inibi inveneris in medio tramitte, eger cito peribit. Si autem in lateralibus idem in dextera aut sinistra infirmus longa egritudine afflictus morietur. Sic et de quibuslibet aliis DOCVIII POS Fig. to. qua quis discumbit. Item nome n decumbentis secu rum causis commodis sic consulere volueris reperies. Ratio Pitageræ de infirmis sive de quacunque causa volueris scire ut si infauste sive feli[ci]ter eveniat, cognuscas. Hæc est. [A la marge:] A, II, B, Ill. C, XXV. D, XXIII. E, XV. F, III, G, VIL H, VI. I, XV. K, XV. L, XX. M, XXV. N, XV. O, VII. P, XIII. Q, XXX, R, XIII. S. VIII. T, VUL V, V. X, VI. Y, HI. Z, Ul. scribe. Insuper ndum numerum litter numerum litteras eisdem subpositum in alphab subjunge et sic in unum collige et partir serit respice e per XXX, et quicquidai remaa nin quadram subjecto. Quod si inveneris in superiori in media linea, eger cito convalescet, si vero in lateralibus lineis t ina n ris, tarde _Convalescet. Quod si in inferiora parte perspexeris, et inibi inven eris in medio tramite, eger cito peribit. Si autem in Mor bo id est in dextera parte aut in sinistra inveneri8, infir -‘dine afflictus morietur, mus longa egritu-

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Sic et de quibuslibet aliis causis, commodis et incommodis si consulere ' o carcere redemption e, de redemptione resurrecti onem vite." On nte du christianisme. aeau l'emprei Figure 2. — CUCercle; è centre [A la marge:] rose, a la circonférence des cite les première{ine je cite lettres capitales dont ont Je s et les derni A, UL B, UL €, XXV. D, XXIIL E, XV. E, IL G, VII. H, VI. I, XV. K, XV. L, XX. M, XXVI. N, XV. O, VINI P, XIUL Q, XXX. R, XII. S, VINI. T, VIL Y, V. X, VL Y, If. Z, I. La figure occupe le recto du feuillet 137 du manuscrit. ères: m(Daleovsprngietsncoilrgnpio:.e On remarquera que dans les deux tableaux la valeur en chiffre des lettres de l'alphabet est donnée de façon identique, sauf pour la lettre M, erreur de transcription certaine. Beaucoup de ressemblance aussi avec le tableau qui accompagne la sphére d’Apulée ou de Pythagore, dans le manuscrit nouv. acq. lat. 1616 de la Bibliothéque nationale. nx= "eme)g Le manuscrit latin 7418 de la Bibliothèque nationale écrit au XIVe siècle contient (fo 92 vo) une explication relative à un tétragone parent des précédents et qui sy trouve attribué à Pythagore ou à Craton, »Pictagore sive Cratonis”. VI. distingue + + On dist; facilement dans cette lég volueris reperies. Les trois figures du manuscrit lat. 17868 de la Bibliothèque gbwdeCmSiublirefnaotisd miser nationale. Les figures qu'il nous reste à examiner (figure 11) sont tirées du manuscrit latin 17868 de la Bibliothèque nationale. Ce manuscrit, dont il a été question plus haut à propos de la sphère de Petosiris, date du Xe siècle et provient de la bibliothèque du chapitre de Notre-Dame de Paris. Les trois figures qui nous intéressent occupent le verso du feuillet 16 du manuscrit, où Pon voit aussi une figure astronomique; nous n'avons pas à nous occuper de celle-ci. Il m'a été impossible de déterminer leur mode d'emploi, mais comme elles ont eu, selon toutes probabilités, des applications médicales, j'ai tenu à en donner une brève description. . dans lequel sont rangés Figure 1. — Rectangle allongé verticalement, quatre par quatre, 40 cercles dont les 37 premiers portent en leur centre une lettre de l’alphabet latin P.1.S.L.L.N.... etc., les espaces laissés libres par les cercles portant également une lettre de l'alphabet. Sur le cadre les inscriptions que voici. En haut: „Hic requiescunt multitudo viventium et fortitudo gaudentium.” En bas: „Hic requiescit multitudo morientium et fortitudo dolentium.” A gauche: „Spera hec bonum malumve discernens et sicut discerpsimus incoatione secli principii, de gaudio luctu, de luctu dolore, de dolore ardore. +" A droite: »+ De ardore tremore, de tremore metu, de metu morte et carcere, de MOPOTNUSNEB MO RO MO ¿BAQVSPIRAPAXP CU TA NG E ANS ANL EOL VX. ... di Le cercle est divisée en A = capitales et où l’on 7: milo sunt 30 segments, où sont réparti lit des inscriptions du pn qui omnia continent mundi. Pore gaudio magno jocundant, — Duo . de celles i “ss — Duo sunt qui omni temsunt qui cotidie florescunt

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unus obscurat. — Duo sunt qui in suo tempore tempora non convazu lescit.”’ Figure 3. — Cercle; au centre une rose, à la circonférence deux alphabets latins dont chaque lettre est rapprochée d'un chiffre, La même valeur n'est pas attribuée aux lettres dans l’un et l’autre alphabet; dans l'une les valeurs des lettres ressemblent beaucoup à celles qui sont exprimées dans les légendes accompagnant la sphère d’Apulée et le tétragone sujet. ‚ du moine Gerbert qui, en devenant pape prit le nom de C'est à dire y ; i eci suppose avoir profité des Ma o e e ne sue Tai Le fait me parait dign e d’étre signalé: car, ayant e aminé dans les bibliothèques de France les manu scrits asian a i Alle sièc le qui présentent quelque intérét au point de vue médical, } e n'ai pu constate r d’influences arabes que dans Le cercle est divisé en douze segments correspondant aux douze signes du Zodiaque: „Aries, Taurus, Gemini, Cancer.... etc.” Chacun en trois segments de ces segments est divisé lui-même, soit en deux, soit plus petits, qui portent chacun le nom arabe de l’une des mansions de la Lune et la figure des étoiles qui déterminent cette mansion: „Alnath, Albotain, Aldarai, Aldebarai, Almisen... etc.” Il y a 28 mansions lunaires, mais la figure n’en indique que 27, la 24e ,Scaldoch” ayant été omise par le scribe qui traça les figures, Les noms des 28 mansions lunaires sont d'ailleurs répétés sous une forme presque semblable en que Pon relève dans ces‘es sché sc plusieurs endroits du manuscrit. o „(fo 5) Hee sunt nomina XXti Villto mansionum. Aries habet mansiones Alnait et Aldraia atque terciam partem Albotain... Hæc voses E LE atin 17868:t Il m ont A Ha lai da inutile Crites et d'insister comm > entées radition en .1c ac n le présent ponia de sont presque grecque. h toutes sur ce ici relévent Je fait e atins de “ Papi» is tirés la de figures qui i borneraii à paienne; c'est ainsi mt les et l’Ecriture les i nne Sphère ' Achille toutes excl d'inspiration e Lane que fai ee de Petosiris d’Hector, 5sainte, + au ont lieu L Les seules È conservé dans leurs de les remplacer traces du christiani par : mas, sont la fi i re x Zodiaque du manu scrit latin 7028 de la Bibliothèque National relé as dé XX signorum mansionibus siriace temulenta nomina sic transtulit latina sollertia... ure mots hébreux) abondent dans le „Liber Alchandrei philosophi” et dans le „Liber Regi Macedonum Alexandro Argafalai nacione Caldei”, traités astrologiques dont il serait intéressant de déterminer les auteurs et qui forment les deux parties principales du manuscrit latin 17868 de la Bibliothèque Nationale. Ce manuscrit qui provient, nous l'avons vu, de la bibliothèque du chapître de Notre-Dame de Paris, qui a dû servir | à l'enseignement dispensé dans les écoles du chapitre, n'est pas daté, mais il présente tous les caractères de Pécriture du Xe siècle, et c'est A cette époque que le fait remonter M. Léopold Delisle 1). Il est donc 1) Léopold Delisle. Zuventaire des manuscrits latins de Notre-Dame et d'autres fonds... Paris, Aug. Durand et Pedone Lauriel, 1871, 8°, p. 72. Chri st béni i i Coane 4 Ss de derniers la légende „De carcere accompagnant ard ore tremore, WN l'une des figures du tremo redemptione, de redemptione resu n'ont MRCRUES — de rrectionem mots pu être (fo 14 verso) Hæc sunt nomina XXVIII mansionum lune per quas etiam omnes planetæ cursum peragunt suntque divisa per XII signa que Sarraceni nuncupant ita...” Ce qui fait l'intérêt de cette dernière figure et du manuscrit dont elle est tirée, c’est qu’elle nous montre les traces d’une influence arabe, s'exerçant dans la science occidentale, à une époque où de pareilles traces sont rares et difficiles à relever. Les mots arabes (et aussi les du | OS cli | écrits que | INV LEGN par un chrétien I PT NAMES,