Volledige tekst tonen10 pagina's
Pagina 1
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Résultat de la recherche | DAPHNE
pagina 1 van 1
ALAS
LEVEQue,?
Résultat abrégé de ta recherche
“As7n24 >
Afficher la notice complete Retour à la liste des résultals
Titre du document / titre
traduit :
Le DECODAGE DES LETTRES-NOMBRES
Auteur (s) :
Lévéque, Pierre.
Titre de revue / nom
d'ouvrage dépouillé:
Dialogues d'histoire ancienne
Edition :
Année millésime / date de
publication :
1991
Tomaison/Volumalson :
17 fasc, 1
Pagination :
p. 335-342
:
eenn Sabha
ISBNASSN :
Type de document :
extrait
sp— astronomie. —~ fefigton, - Aigonn — une forme. 7 tablette. —
Mots-clés :
3 — pouvoir politique — Indo-européens — erpentage
—
Pythagore. — Proche | rent — Age du bronze. — Antiquité grecque
— Antiquité
ro
Base d'origine :
Frantiq
Localisation :
ISTA bes (Cr-Per 007-17,1 }
http://www.daphne.cnrs. fr/daphne/viewNotice.html?daphnel dentifier=FRQCCI-16380... 22-1-2009
Pagina 2
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Le décodage des lettres-nombres
Résumé
Réflexions sur le décodage des lettres-nombres dans la pensée antique et moderne, à partir du livre passionnant d'Anne Machet.
Abstract
Looking upon the decoding of the numbers-letters in antique as in modern thinking, from Anne Machet's book.
Citer ce document / Cite this document :
Lévêque Pierre. Le décodage des lettres-nombres. In: Dialogues d'histoire ancienne. Vol. 17 N°1, 1991. pp. 335-342.
doi : 10.3406/dha.1991.1918
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/dha_0755-7256_1991_num_17_1_1918
Pagina 3
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)335-342
LE DECODAGE DES LETTRES-NOMBRES
Pierre LÉVÊQUE
URA 0338 du CNRS
Université de Franche-Comté
Anne Machet nous donne un livre étonnant, séduisant,
fascinant : Si la mémoire m 'était comptée. Symbolique des nombres
et mémoires artificielles de l'Antiquité à nos jours, C.N.R.S. et
Presses Universitaires de Lyon, 1987, 308 pages). Elle se laisse porter
par le vaste courant de rarithmologie/arithmomanie - si puissant
sur des millénaires et qui joue encore un tel rôle dans nos fantasmes qu'elle analyse avec science, avec rigueur, avec enthousiasme. Dotée
d'une culture incroyablement large, elle nous entraîne de l'aube
hiéroglyphique de l'humanité jusqu'à la Renaissance et même aux
temps plus récents. Elle compte, dénombre, calcule, numérise pour
comprendre. Et, compter et lire/écrire allant de pair, la vaillante
déchiffreuse (au sens littéral) découvre donc les lettres, les chiffres
et en tire la sémantique secrète, ésotérique que les Maîtres de
Mémoire - soucieux de transmettre leur message à travers siècles et
millénaires, en l'occultant pour mieux assurer la communication - ont
cachée dans les mots ou dans les images. L'essai est dominé par
l'alphabet grec (sans que d'autres systèmes de signes en soient
absents), dont les lettres sont aussi chiffres et notes de musique.
Pagina 4
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Que le nombre occupe une place de choix dans l'ensemble de la
structure mentale antique c'est ce que prouve une analyse, même très
rapide, du vocabulaire indo-européen qui montre la richesse des
connotations de arithmos et de numerus. En grec, arithmos, c'est "le
juste, l'exact", comme les mots très directement apparentés en
germanique ou en celtique : il est mesure de vérité. A la même
famille appartiennent le latin ritus, le "rite religieux", et le sanscrit
artam, "l'ordre cosmique". Ce qui permet d'insister sur la polysémie
d'une racine qui a fourni un vocabulaire riche, varié, et éminemment
signifiant. En latin, l'équivalent â'arithmos est numerus, qui a
subsisté dans presque toutes les langues romanes ; il est apparenté à
des vocables grecs importants : nemo, "distribuer, partager" ; nómos,
"la loi" (en tant que cadre de distribution des droits et devoirs à
l'intérieur de la cité), mais aussi "la mélodie", loi numérique de la
musique ; et également nomós, "l'art de faire paître le cheptel", qui
est aussi art de distribuer. Toujours en latin, putare signifie à la fois
"compter" et "penser" (peut-être aussi "purifier"), tant le calcul
apparaît comme l'activité motrice de l'esprit.
Depuis que le cerveau d'Homo a pris le développement
cortical qui fait de lui un Sapiens Sapiens, on constate le merveilleux
essor des rapprochements ou analogies qui mettent en relation
- inattendue - des secteurs différents du réel (y compris de
l'imaginaire). C'est la "pensée sauvage", surtout étudiée par les
anthropologues dans le cadre religieux des mythes qui permettent
l'insertion de l'homme dans la collectivité et de la collectivité dans
l'environnement naturel et social.
Anne Machet s'en prend, elle, aux lettres et aux nombres, à ces
abstractions élaborées par les hommes pour une meilleure
intégration, pour une prise plus directe sur leur passé et leur présent.
Les lettres permettent la comptabilité, donc la mainmise des
despotes de l'Orient sur leurs dépendants, mais aussi la glorification
et la justification de ces monarques dont les Annales chantent dans la
pierre la gloire désormais ineffaçable. Les nombres ne sont pas moins
nécessaires, qui eux aussi sont l'instrument de base de l'exploitation
des dominés, mais également du calendrier, de la mathématique, de
l'astronomie, de la musique... Ces abstractions sont parmi les
premières qu'aient élaborées les hommes.
Sujet d'autant plus important que l'histoire de l'humanité est
en grande partie celle des avancées de l'abstraction. Et ce depuis
l'élaboration primordiale, au Paléolithique, du concept de Fécondité
Pagina 5
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)qui s'incarne dans ces Déesses-Mères aux seins puissants, au ventre
généreux qui sont la figuration visualisée de la Fécondité, élan vital
porteur de tous les espoirs de l'humanité, en tant que garant de la
reproduction biologique. "Lorsque l'artiste représentait des animaux,
il s'efforçait de rendre l'apparence essentielle et la nature de chaque
espèce et il réussissait à tracer une forme d'un réalisme éclatant ;
lorsqu'il prenait pour sujet un personnage féminin, il ne voulait pas
montrer la femelle de sa race avec le même esprit de réalisme précis,
mais plutôt l'idée de la femme, source de toute fécondité"
(J. Hawkes). Déjà le concept se concrétisait de manière à produire
davantage de sens et commençaient à jouer les symboles qui
multipliaient les valences sémiotiques du concept abstrait : tels sont
bien les débuts de la genèse d'une pensée humaine à qui s'ouvraient
d'exaltantes possibilités. S'il est, au reste, évidemment peu question
ici de chiffres (encore que la Déesse enceinte de Laussel, en Dordogne,
tienne de la main droite une corne gravée de 13 signes, les treize mois
de l'année lunaire : 13 x 28 = 364, il y a, d'après les recherches de
A. Leroi-Gourhan, une morphosymbolique qui se traduit dans les
formes féminines si géométrisées de l'art pariétal occidental : seins,
abdomen, ventre sont groupés dans un cercle comme partie signifiante
du corps de la femme ; torse et tête, jambes et pieds s'amenuisent
d'autant plus qu'ils s'éloignent du centre, si bien que la figure s'inscrit
dans un losange.
Nous ne sortons pas ici de notre propos et du beau livre que nous
présentons : c'est dès le Paléolithique supérieur que se mettent en
place ces processus de pensée, ce va-et-vient entre signifié et
signifiant qui valorise le signe et multiplie les possibilités de faire
sens.
Nous allons, en quelque sorte, passer des signes géométriques
aux signes arithmétiques en nous penchant sur les systèmes de
chiffres et de lettres, fruit des expériences ultérieures de
l'humanité : les représentations abstraites et symboliques qu'élabore
le cerveau accroissent la domination sur la nature et sont l'occasion
d'avancées novatrices au sein d'une riche concomitance. Dans
l'intense période de créativité que représente le début du Bronze,
avec la mise au point d'une métallurgie complexe des alliages, avec
l'instauration des grands despotismes de l'Orient, avec la création
du calendrier (encore un ordo numérique !), avec la genèse des vastes
systèmes théologiques, fondés eux aussi sur le nombre (ennéade,
ogdoade), s'élabore un système de signes - lettres et chiffres - dans
Pagina 6
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)l'esprit des idéogrammes qui ont précédé hiéroglyphes et
cunéiformes. Il permet à l'humanité de s'engager dans une voie
féconde (et périlleuse), celle des relations qu'elle instaure entre
choses et lettres, entre choses et chiffres, entre lettres et chiffres.
C'est un domaine passionnant, d'autant qu'on est à un carrefour où
s'ouvrent bien les chemins de la connaissance, de l'action, de la
sagesse, du délire.
Dans ses Vers d'or Pythagore proclame que "les choses sont
nombres" : premier exposé lucide et rigoureux du déterminisme
scientifique qui apprend à quantifier l'univers, donc à dégager des
lois, mais ouverture aussi sur de troubles mystiques. On sait, au reste,
que, parmi ses disciples, deux groupes se constituent vite : les
mathématiciens, qui œuvrent dans le sens d'une science rationnelle,
et les acousmatiques, qui ont "entendu" le message cryptico-mystique
du maître.
La première partie du livre d'Anne Machet, ce sont les
Parcours de mémoire proposés par les Maîtres de Mémoire. On y voit
décodés, sur tant d'exemples concrets, les circuits emmêlés des
valeurs numérales et littérales. C'est un fouillis, nous dit l'auteur,
mais combien passionnant et combien fécond ! Car il faut entrer dans
ce dédale, suivre ces exemples qui nous mettent pleinement au fait de
ces étranges analogies, variées autant dans l'espace que dans le
temps.
Mémoire est au fond de tout, cette déesse des Grecs, fille de
Terre et de Ciel et qui, au cours de neuf nuits d'amour, s'unit au grand
Zeus et conçoit de lui les neuf Muses : elle domine toute la vie
humaine et se retrouve même aux Enfers, là où les hommes doivent
choisir la route qui conduit vers le bonheur éternel ou vers un malheur
sans fin. Ainsi s'exprime une tablette orphique retrouvée dans une
tombe à Pétilia en Grande-Grèce et qui est, pour le défunt, comme un
mémento de l'infernal trajet : "Tu trouveras une source, une eau
fraîche qui coule du lac de Mémoire. Des gardiens se tiennent devant
elle. Dis lui : Je suis fils de la Terre et du Ciel étoile ; mais ma race
est céleste , vous le savez, vous aussi. Mais je suis desséchée de soif et
je me meurs. Donnez-moi vite de l'eau fraîche qui coule du lac de
Pagina 7
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Mémoire. Et ils te permettront de boire à la source divine et tu
régneras alors sur les autres héros".
Mémoire étend donc ses puissances jusque sur la vie éternelle,
aux yeux des Orphiques, sur tant de points proches des
Pythagoriciens ; mais c'est elle aussi qui autorise ces mises en
relation étranges autant que vivificatrices. Il faut alors feuilleter la
première partie de l'ouvrage d'Anne Machet, sous le charme d'une
auteur qui sait aussi se montrer exigeante (p. 73 : elle nous impose de
nous pencher sur les générations prolifiques des lapins !). On y
apprend d'autant plus que les tableaux sont nombreux, clairement
commentés, qui permettent de s'initier vite, car - pour bien retrouver
non pas telle spécificité curieuse, mais un vaste mouvement de
l'esprit humain, ce qui est le but bien défini, lucidement exprimé,
d'une chercheuse qui sait tant de choses, mais veut surtout
comprendre - il faut passer sans cesse d'un cas concret à un autre. On y
voit des alphabets d'oiseaux ou d'outils, des labyrinthes, des roues
(comme les combinaisons de Lulle), des nombres qui sont racines ou des
racines qui sont nombres, des canons qui président à la création du
Beau, des îles de Délices, des temples ronds aux mystères trompeurs.
De fait, que de ruses occultatrices ! Comme il se doit, la
compréhension est le fruit d'un effort, mais aussi d'une ouverture
d'esprit, que nous acquérons peu à peu grâce à Anne Machet. Nous
circulons des documents égyptiens à la Cabale, avec un arrêt
important chez les Grecs qui ont été des maîtres dans cette équivoque
matière. Et nous devons reprendre notre marche : il est temps de
considérer les figures numériques, les séries, de sonder les cubes, les
alphabets, de nous exalter parce que "tout est mesurable".
Chacun y trouve son bien : je redécouvre avec passion la
tétractys, ce Tout qui est la somme des quatre premiers nombres (1 + 2
+ 3 + 4) dont nous avons cru pouvoir montrer, avec P. Vidal-Naquet,
qu'elle est organisatrice de la première démocratie grecque, celle que
met en place à la fin du 6e s. Clisthène pour sa patrie Athènes.
Chacun aussi peut y trouver de quoi débattre. Ainsi j'ai peine à
croire à la simplicité des instruments de pensée et de recherche des
Anciens (tout le livre le dément !) que proclame Anne Machet
(p. 70) : "Depuis des millénaires les problèmes techniques soulevés
par l'arpentage ou par le relevé des étoiles, par la mise en forme des
bruits pour en faire des sons, par la création d'une ville ou l'érection
d'un obélisque se résolvent grâce à des rapports simples, à des outils
simples".
Pagina 8
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Prenons un exemple, entre plusieurs possibles, celui de
l'arpentage romain. Certes il est directement issu des carroyages,
simples en effet, des Grecs et des Étrusques, héritiers eux-mêmes des
traditions de l'Orient immémorial. Mais, dans certains cas,
l'histoire a pu créer des situations plus complexes et on commence à se
demander si les rapports entre les réseaux cadastraux ne mettent pas
en œuvre des solutions liées aux avancées de la recherche
alexandrine, qui déboucheront sur l'œuvre d'un Diophante destinée à
tant féconder la science arabe et la Renaissance.
Nous voici formés à une méthode, à un système. Ils sont plus
longuement explicités, quand on comprend bien que, si tout est
mesurable, c'est que l'on peut travailler les mots en partant de la
considération que "l'alphabet devient un système numérique simple
et opérationnel, quand il possède 27 signes, susceptibles de
représenter, dans l'ordre, les neuf unités, les neuf dizaines, les neuf
centaines. L'hébreu, comme le grec, insère dans l'alphabet courant les
graphies nécessaires pour atteindre le chiffre fatidique de 27 signes :
5 supplémentaire en hébreu, 3 en grec. Les lettres font alors fonction
de représentation des nombres, elles tiennent le rôle de chiffres"
(p. 101). On pourra, à titre d'exemple, méditer sur le passionnant
commentaire numérique d'un merveilleux dialogue évangélique :
Heureuses les entrailles qui t'ont porté et les seins que tu a sucés...
Plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent
(p. 113).
Nous sommes à pied d'oeuvre pour la Leçon de choses de la
seconde partie, dans le voyage que nous poursuivons, avec un guide
exceptionnel, au pays des Nombres, habité et vivifié par la Parole.
Nous entrons dans le domaine des images et ici aussi le nombre
fait sens, "les images n'étant qu'un artifice, fondées entre autres sur
la parité numérique" (p. 119). L'œil de Ledoux domine le théâtre du
monde et défilent lion, caille, poussins et l'oie délicate qui dit
Caritas à Flavia, une jeune morte, et l'oiseau de feu, et le canard
irisé, qui numériquement exprime la Totalité. Toujours fascinés, nous
allons du dieu d'Israël au fol Amour, à la Bête immonde qui ignore
l'Amour.
Une contre-épreuve se révèle nécessaire, puisque "le recours à
des images créées dans des pays très différents, au sein de cultures
Pagina 9
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)multiformes, pendant un laps de temps très long risque de donner une
impression d'aléatoire et d'arbitraire" (p. 167) : affirmation qu'il
nous plaît de lire et qui montre bien qu'Anne Machet sait raison
garder. D'où la longue analyse des images qui s'offrent à la vue des
moines dans le chœur de l'abbaye d'Ainay à Lyon.
On continue à compter, on s'initie au 888, le cerf dit la mort et
la résurrection... "Le roi David (n. 15 + 84 + 38 = 137) célèbre l'amour
de Dieu (n. 7 + 28 + (54 + 48) = 137) en Celui qui vient (n. 15 + 122 =
137), Lion de Juda (N 885 + 485 = 1370)" (p. 201). La méthode est bien
claire maintenant pour le lecteur attentif, qui numérise allègrement
les mots grecs, le grec se révélant comme la langue internationale
dont les vocables font sens de sagesse et de vérité.
Nous pouvons désormais aborder le troisième mouvement : "Le
marcheur a laissé les bagages encombrants de ses certitudes et de ses
suffisances. Dépouillé, léger, il accède aux sentes convoitées, celles
des Merveilles secrètes de la lecture. Le sentier dérobé débouche sur
de larges horizons ; le trésor, le plus inimaginable est là" (p. 23).
De fait on continue à numériser. Dans le monde des bêtes, donc
dans les fables, et puis dans le Livre par excellence. Et c'est tour de
force pour le lecteur de suivre des pages entières de décomptes et de
tableaux, d'autant qu'on joue simultanément sur l'alphabet n (1-24)
et sur l'alphabet N (1-900). On ne peut analyser toute cette fin, qui
doit être décryptée, déchiffrée le stylo et la calculette à la main.
J'ai assez dit l'intérêt passionnant de ce livre où est analysé
avec tant d'acuité, et sur des millénaires, le puissant courant de
l'arithmosophie, si inquiétant du fait qu'il est en même temps
terriblement intellectualisé et terriblement sauvage (au sens de la
pensée sauvage). Je peux donc avancer un regret : l'auteur de cette
superbe étude si novatrice dédaigne quelque peu l'histoire. On
aimerait connaître les étapes de cette prodigieuse aventure. Et, dans
la mesure où l'alphabet grec domine tellement, ainsi que nous l'avons
rappelé, n'est-il pas intéressant que le système de numération avec
des lettres-chiffres ne soit guère apparu en Grèce que vers le milieu
du 5e s., et qu'auparavant on ait utilisé un système dit hérodien ou
acrophonique, assez voisin de celui des Romains auquel on l'a souvent
comparé ? Au temps de Pythagore il servait encore à noter les
nombres... La possibilité de transcrire les mots en chiffres n'est donc
Pagina 10
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)apparue qu'ultérieurement et c'est elle qui a ouvert largement la voie
aux jeux savants qui sont ici démontés.
En tous cas, honneur à la chercheuse infatigable qui nous donne
ici le bréviaire du décodage des lettres-nombres savamment codées
par les Maîtres de Mémoire !
Pierre LEVÊQUE
Résumé
Réflexions sur le décodage des lettres-nombres dans la pensée
antique et moderne, à partir du livre passionnant d'Anne Machet.
Abstract
Looking upon the decoding of the numbers-letters in antique as
in modern thinking, from Anne Machet's engrossing book.