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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Elena Cagnoli Fiecconi
Harmonia, Melos, and Rhythmos: Aristotle on Musical
Education
Ancient Philosophy 36 (2016) p 409 - 424
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a Cameron, Alan, "Isidore of Miletus and Hypatia: On the Editing of Mathematical
Texts", Greek,
Vai Roman, and Byzantine Studies, 31, 1990, p.103-127
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447
Cuvelier, Graham
La maison de Pythagore devenue temple de Déméter
Scientific conference (2016, April 21)
ÑA
Wolfgang Fauth,
su
CI?
OZ
ZUR KOMPOSITORISCHEN ANLAGE UND ZUR TYPIK
DER APISTA DES ANTONIUS DIOGENES
Hermes 106, 1978, 220 — 241
Aryeh Finkelberg
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In:
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Samuel Galson
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5. Heraclitus, the Rival of Pythagoras
p 147 - 163
Doctrine and Doxography. Studies on Heraclitus and Pythagoras, edited by
David Sider and Dirk Obbink. Berlin/ Boston: De Gruyter, 2013)
Unfolding Pythagoras: Leibniz, Myth, and Mathesis*
IZ p 395 - 407
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In: Pythagorean Knowledge from the Ancient to the Modern World: Askesis,
Religion, Science 2016
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Owen Goldin PORPHYRY, NATURE, AND COMMUNITY
p 353 - 372
History of Philosophy Quarterly, 18, Number 4, October 2001
¿A
YN?
THE TRADITION OF MATHEMATICAL LEARNING IN MAGNA GRAECIA
Jean De Groot
16 p
ali Under submission to Proceedings of the First Interdisciplinary Conference on the
Hellenic Heritage of Magna Graecia, held in Syracuse, Sicily, May, 2015
Hardie, Alex: The Camenae in Cult, History, and Song.
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SSA in: Classical Antiquity. Bd. 35. Heft: 1. 45-85. (2016)
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Humm, M. Numa and Pythagoras: The Life and Death of a Myth p 35 - 52
In: Oxford Readings in Classical Studies. The Roman Historical Tradition. Regal and
VA Republican Rome 2014
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Pythagore, Déméter et les Muses à Métaponte
1.) Cicéron, Des limites des biens et des maux, V, 2, 4 :
Scis enim me quodam tempore Metapontum uenisse tecum neque ad hospitem ante deuertisse quam Pythagorae ipsum illum
locum, ubi uitam ediderat, sedemque uiderim.
Tu sais bien qu’à l’époque où je suis venu à Métaponte avec toi, je ne suis pas allé chez notre hôte avant d’avoir vu le lieu
même où Pythagore avait rendu l’âme et où il y avait son siège.
2.) Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VIII, 15 = Favorin (AMATO, f. 78) :
Μεταποντῖνοί γε μὴν τὴν μὲν οἰκίαν αὐτοῦ Δήμητρος ἱερὸν ἐκάλουν, τὸν στενωπὸν δὲ μουσεῖον, ὥς φησι Φαβωρῖνος ἐν
Παντοδαπαῖς ἱστορίαις.
Les Métapontins appelaient sa maison sanctuaire de Déméter et sa ruelle sanctuaire des Muses, comme le dit Favorin dans ses
Histoires de toute sorte.
3.) Jamblique, Vie de Pythagore, 170 :
Φασὶ (…) τοὺς δὲ Μεταποντίνους, διὰ μνήμης ἔχοντας ἔτι τὸν Πυθαγόραν καὶ μετὰ τοὺς αὐτοῦ χρόνους, τὴν μὲν οἰκίαν αὐτοῦ
Δήμητρος ἱερὸν τελέσαι, τὸν στενωπὸν δὲ μουσεῖον.
On dit que (…) les Métapontins, qui avaient encore le souvenir de Pythagore, même après son époque, ont transformé sa
maison en sanctuaire de Déméter et sa ruelle en sanctuaire des Muses.
4.) Justin, Abrégé des Histoires Philippiques de Trogue Pompée, XX, 4, 17-18 :
Pythagoras autem cum annos XX Crotone egisset, Metapontum emigrauit ibique decessit; cuius tanta admiratio fuit, ut ex
domo eius templum facerent eumque pro deo colerent.
Alors qu’il avait vécu vingt ans à Crotone, Pythagore a émigré à Métaponte, où il décéda ; il suscita une telle admiration que
de sa maison on fit un temple et que lui-même, on l’honora tel un dieu.
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Ve s. A.C.N.
IVe s. A.C.N.
IIIe s. A.C.N.
IIe s. A.C.N.
Ie s. A.C.N.
- Cicéron, de Finibus, V, 2, 4
- Trogue Pompée résumé par Justin
- maison de Pythagore comme lieu « touristique »
- maison transformée en temple et honoré tel un dieu
Ie s. P.C.N.
IIe s. P.C.N.
- Favorin (AMATO f. 78)
IIIe s. P.C.N.
- Diogène Laërce, Vitae, VIII, 15
- maison appelée sanctuaire de Déméter
et ruelle appelée sanctuaire des Muses
IVe s. P.C.N.
- Jamblique, VP, 170
- Justin, Epit. Hist. Phil., XX, 4, 17-18
- maison transformée en sanctuaire de Déméter
et ruelle en sanctuaire des Muses
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Pythagore, Déméter et les Muses à Crotone
5.) Valère Maxime, Faits et dits mémorables, VIII, 15, ext. 1 :
Opulentissimaque ciuitas tam frequenter uenerati post mortem domum Cereris sacrarium fecit ; quantumque illa urbs
uiguit, et dea in hominis memoria et homo in deae religione cultus est.
Cette très riche cité (Crotone) qui l’avait tant vénéré, après sa mort, fit de sa maison un sanctuaire de Déméter ; aussi
longtemps que cette ville fut florissante, la déesse fut honorée en souvenir de cet homme et lui fut honoré à travers le culte
de la déesse.
6.) Porphyre, Vie de Pythagore, 4 = Timée (FGrH 566 F 131) :
Τίμαιος δ’ ἱστορεῖ (…) τὴν δ’ οἰκίαν Δήμητρος ἱερὸν ποιῆσαι τοὺς Kροτωνιάτας, τὸν δὲ στενωπὸν καλεῖν μουσεῖον.
Timée raconte que (…) les Crotoniates ont fait de sa maison un sanctuaire Déméter et qu’ils appelaient sa ruelle
sanctuaire des Muses.
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Ve s. A.C.N.
IVe s. A.C.N.
- Timée (FGrH 566 F 131)
IIIe s. A.C.N.
IIe s. A.C.N.
Ie s. A.C.N.
Ie s. P.C.N.
- Valère Maxime, VIII, 15, ext. 1
- maison transformée en sanctuaire de Déméter
et « culte conjoint » à celui de la déesse
- Porphyre, VP, 4
- maison transformée en sanctuaire de Déméter
et ruelle appelée sanctuaire des Muses
IIe s. P.C.N.
IIIe s. P.C.N.
IVe s. P.C.N.
Pagina 7
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Crotone
Ve s. A.C.N.
IVe s. A.C.N.
- Timée (FGrH 566 F 131)
IIIe s. A.C.N.
IIe s. A.C.N.
Ie s. A.C.N.
- Cicéron, de Finibus, V, 2, 4
- Trogue Pompée résumé par Justin
Ie s. P.C.N.
- Valère Maxime, VIII, 15, ext. 1
IIe s. P.C.N.
- Favorin (AMATO f. 78)
IIIe s. P.C.N.
- Diogène Laërce, Vitae, VIII, 15
IVe s. P.C.N.
- Jamblique, VP, 170
- Justin, Epit. Hist. Phil., XX, 4, 17-18
- Porphyre, VP, 4
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Porphyre, Vie de Pythagore
- 18-22 : Pythagore quitte Samos car la tyrannie de Polycrate lui déplaît ; départ pour l’Italie ; arrivée à Crotone où il reçoit un
accueil enthousiaste ; développement de foyers pythagoriciens à travers toute la Grande Grèce et la Sicile.
- 54-58 : conjuration de Kylôn de Crotone durant l’absence de Pythagore à Délos ; incendie de la maison de Milon ; massacre des
pythagoriciens de Crotone ; fuite de Pythagore à Métaponte ; jeûne de quarante jours et décès dans le sanctuaire des Muses.
Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VIII
- 3 : Pythagore revient à Samos qu’il trouve opprimée par Polycrate et part alors pour Crotone.
- 39 : Pythagore se trouve chez Milon lorsque ses opposants incendient la maison. Il parvient à fuir mais refuse de traverser un
champ de fèves. Il est rattrapé et égorgé.
- 40 : version de Dicéarque et d’Héraclide : Pythagore revient de Délos et s’installe à Métaponte où il meurt dans le sanctuaire des
Muses. Version d’Hermippos : Pythagore meurt durant un combat entre les Agrigentins et les Syracusains.
Jamblique, Vie de Pythagore
- 28-35 : Pythagore pressent la tournure que va prendre la tyrannie de Polycrate et décide de quitter Samos pour l’Italie ; arrivée à
Crotone où il connaît vite le succès et sa doctrine se répand à travers toute la Grande Grèce et la Sicile.
- 248-253 : conjuration de Kylôn de Crotone durant l’absence de Pythagore à Délos ; fuite de Pythagore à Métaponte ;
révolte anti-pythagoricienne et incendie de la maison de Milon.
Diodore de Sicile, Bibliothèque historique
- X, 11 : conjuration de Kylôn de Crotone durant l’absence de Pythagore à Délos ; révolte anti-pythagoricienne.
- XII, 9-10 : avec l’appui du peuple, Télys pousse à l’exil toute l’aristocratie de Sybaris qui se réfugie à Crotone ; Télys exige de
Crotone l’extradition de ces réfugiés et la menace de lui déclarer la guerre ; Pythagore conseille à l’aristocratie de Crotone de
soutenir les réfugiés ; Crotone, menée par Milon, détruit Sybaris et massacre ses habitants.
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ca 570 : naissance de Pythagore à Samos
ca 550-530 : voyages initiatiques de Pythagore (Délos, Eleusis, Delphes, Thrace, Egypte, Phénicie, Chaldée, Inde, …)
ca 540-520 : tyrannie de Polycrate à Samos qui déplaît à Pythagore
ca 530 : arrivée de Pythagore à Crotone où il est accueilli par Milon
construction du sanctuaire des Muses de Crotone (=> sanctuaire antérieur à la mort de Pythagore)
la maison de Milon devient le siège des pythagoriciens
diffusion du pythagorisme (Sybaris, Métaponte, Locres, Tarente, Rhegion, Syracuse, Tauromenion, Agrigente, …)
ca 510 : révolte de Télys à Sybaris et campagne militaire de Crotone contre Sybaris menée par Milon
ca 500 : révolte de Kylôn à Crotone, incendie de la maison de Milon (déjà mort ?)
exil de Pythagore à Métaponte, dans le sanctuaire des Muses (=> sanctuaire antérieur à la mort de Pythagore)
ca 480 : mort de Pythagore à Métaponte (dans le sanctuaire des Muses ?)
survivance des pythagoriciens essentiellement à Tarente, Locres et Rhegion
ca 470-430 : Empédocle enseigne la doctrine pythagoricienne à Agrigente
ca 450-400 : Philolaos à la tête de l’école pythagoricienne de Crotone
ca 450-410 : révoltes « démocratiques » anti-pythagoriciennes à travers toute l’Italie méridionale
réunion des derniers pythagoriciens « anciens » à Tarente
ca 430-350 : Archytas de Tarente, le dernier pythagoricien « ancien », ami de Platon
Christoph RIEDWEG, Pythagoras. His Life, Teaching and Influence, Ithaca 2008, pp. 5-20, 135-137
(= Pythagoras: Leben, Lehre, Nachwirkung. Eine Einführung, München 2002).
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Itinéraire de Pythagore :
Samos - Crotone (ca 530)
Crotone [et/ou Délos] - Métaponte (ca 500)
Tarente
Sybaris
Crotone
Locres
Agrigente
Syracuse
Principaux centres pythagoriciens :
Crotone, Sybaris, Métaponte, Tarente, Locres,
Rhegion, Syracuse, Agrigente
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Métaponte ou Crotone ?
Confusion entre Métaponte et Crotone chez Valère Maxime, chez Porphyre et chez leur(s) source(s) ?
- FGrH III-Kommentar, p. 589 (Timée 566 F 131)
- Pierre BOYANCÉ, Le culte des Muses chez les philosophes grecs, Paris 1937, pp. 233-247.
(Ne mentionne pas le passage de Valère Maxime !)
- George VALLET, « Le stenopos des Muses à Métaponte » in Mélanges de philosophie, de littérature et d'histoire ancienne
offerts à Pierre Boyancé, Roma 1974, pp. 749-759.
- Leonid ZHMUD, Pythagoras and the Early Pythagoreans, Oxford 2012³ (1994), p. 145.
Quid des rapports entre Pythagore et Déméter ?
Aucune vestige archéologique de bâtiment lié au culte de Déméter n’a été découvert ni à Crotone, ni à Métaponte
Mais la présence de Déméter à Métaponte est bien attestée (cfr infra), elle est plus floue à Crotone
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Pythagore et les Muses
7.) Platon, Timée, 47d :
Ἡ δὲ ἁρμονία, συγγενεῖς ἔχουσα φορὰς ταῖς ἐν ἡμῖν τῆς ψυχῆς περιόδοις, τῷ μετὰ νοῦ προσχρωμένῳ Μούσαις οὐκ
ἐφ᾽ ἡδονὴν ἄλογον καθάπερ νῦν εἶναι δοκεῖ χρήσιμος, ἀλλ’ ἐπὶ τὴν γεγονυῖαν ἐν ἡμῖν ἀνάρμοστον ψυχῆς περίοδον
κατακόσμησιν συμφωνίαν ἑαυτῇ σύμμαχος ὑπὸ Μουσῶν δέδοται.
L’harmonie, dont les mouvements sont apparentés aux révolutions de l’âme qui est en nous, a été donnée par les Muses à
celui qui a affaire à ces Muses grâce à l’esprit, non pas pour en retirer un plaisir dépourvu de sens comme cela semble
maintenant en être l’utilité, mais pour y trouver de l’aide à la remise en ordre et à l’auto-harmonisation de la révolution
discordante de l’âme qui est en nous.
8.) Porphyre, Vie de Pythagore, 31 :
Τὰ δ’ οὖν τῶν ἐπτὰ ἀστέρων φθέγματα καὶ τῆς τῶν ἀπλανῶν ἔτι τε ταύτης τῆς ὑπὲρ ἡμᾶς λεγομένης δὲ κατ’ αὐτοὺς
ἀντίχθονος τὰς ἐννέα Μούσας εἶναι διαβεβαιοτοῦ.
Et donc les voix des sept planètes, celle de la planète des choses fixes (la Terre) et encore celle de la planète au-delà de la
nôtre, celle qu’on appelle l’« antiterre », il affirmait qu’elles étaient les neuf Muses.
9.) Jamblique, Vie de Pythagore, 45 :
Ὃ δὲ πρῶτον μὲν αὐτοῖς συνεβούλευεν ἱδρύσασθαι μουσῶν ἱερὸν, ἵνα τηρῶσι τὴν ὑπάρχουσαν ὁμόνοιαν. Ταύτας γάρ τὰς
θεὰς καὶ τὴν προσηγορίαν τὴν αὐτὴν ἁπάσας ἔχειν καὶ μετ’ ἀλλήλων παραδεδόσθαι καὶ ταῖς κοιναῖς τιμαῖς μάλιστα
χαίρειν, καὶ τὸ σύνολον ἕνα καὶ τὸν αὐτὸν ἀεὶ χορὸν εἶναι τῶν Μουσῶν, ἔτι δὲ συμφωνίαν, ἁρμονίαν, ῥυθμόν, ἅπαντα
περιειληφέναι τὰ παρασκευάζοντα ὁμόνοιαν.
Ce qu’il leur (aux Crotoniates) conseilla en premier lieu, ce fut de construire un sanctuaire aux Muses, de sorte qu’elles
entretiennent la concorde qui régnait déjà entre eux. En effet, ces divinités ont toutes le même nom, elles sont
traditionnellement associées et elles se réjouissent au plus haut point des honneurs qu’elles reçoivent en commun.
Le chœur des Muses forme toujours un ensemble unique et complet. De plus, elles embrassent l’harmonie, le rythme et
tout ce qui produit la concorde.
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Pythagore et Apollon Génétôr
10.) Plutarque, Des oracles de la Pythie, 16 (p. 402 A) :
Ἐγὼ δὲ καὶ Μυριναίους ἐπαινῶ καὶ Ἀπολλωνίατας θέρη χρυσᾶ δεῦρω πέμψαντας, ἔτι δὲ μᾶλλον Ἐρετριεῖς καὶ Μάγνητας
ἀνθρώπων ἀπαρχαῖς δωρησαμένους τὸν θεόν, ὡς καρπῶν δωτῆρα καὶ πατρῷον καὶ γενέσιον καὶ φιλάνθρωπον.
Moi, j’approuve les habitants de Myrina et ceux d’Apollonie qui ont envoyé ici (à Delphes), des moissons en or ;
j’approuve encore plus ceux d’Erétrie et de Magnésie qui ont offert les prémices de leur peuple au dieu, comme
dispensateur de fruits, comme dieu père, comme « producteur » et comme ami des hommes.
11.) Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VIII, 13 :
Ἀμέλει καὶ βωμὸν προσκυνῆσαι μόνον ἐν Δήλῳ τὸν Ἀπόλλωνος τοῦ γενέτορος, ὅς ἐστιν ὄπισθεν τοῦ Κερατίνου,
διὰ πυροὺς καὶ κριθὰς καὶ πόπανα μόνα τίθεσθαι ἐπ' αὐτοῦ ἄνευ πυρός, ἱερεῖον δὲ μηδέν, ὡς φησιν Ἀριστοτέλης ἐν
Δηλίων πολιτείᾳ.
Quoi qu’il en soit, il ne se prosternait que devant l’autel d’Apollon Génétôr, celui qui est derrière l’Autel de Cornes, parce
qu’on y déposait uniquement du froment, de l’orge et des gâteaux, sans utiliser de feu et sans sacrifier de victimes, comme
le dit Aristote dans la Constitution de Délos.
12.) Jamblique, Vie de Pythagore, 25 :
Λέγεται δὲ περὶ τὸν χρόνον θαυμασθῆσαι αὐτὸν περὶ τὴν Δῆλον προσελθόντα αὐτὸν πρὸς τὸν ἀναίμακτον λεγόμενον καὶ
τοῦ Γενέτορος Ἀπόλλωνος βωμὸν καὶ τοῦτον θεραπεύσαντα.
On dit qu’à la même époque (celle des voyages précédant son retour à Samos), il suscita l’admiration à Délos pour s’être
rendu à l’autel, réputé immaculé de sang, d’Apollon Génétôr et qu’il avait honoré ce dieu.
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Le régime alimentaire pythagoricien
13.) Ovide, Métamorphoses, XV, 75-93 :
Parcite, mortales, dapibus temerare nefandis corpora. Sunt fruges, sunt deducentia ramos pondere poma suo tumidaeque in
uitibus uuae ; sunt herbae dulces, sunt quae mitescere flamma mollirique queant (…) prodiga diuitas alimentaque mitia
tellus suggerit atque epulas sine caede et sanguine praebet (…) Scilicet in tantis opibus, quas optima matrum terra parit,
nil te nisi tristia mandere saeuo uulnera dente iuuat ritusque referre Cyclopum ?
Evitez, mortels, de souiller vos corps par des aliments nuisibles. Il y a des céréales, il y a des fruits dont le poids fait
ployer les branches et des raisins juteux dans les vignes. Il y a des légumes délicieux, il y en a qui deviennent doux et
tendres à la cuisson (…) Prodigue de richesses, la terre fournit des aliments savoureux et offre des repas sans meurtre et
sans sang (…) Est-il possible que, parmi tant de richesses que procure la terre, la meilleure des mères, rien d’autre ne te
réjouisse que de mâcher d’une dent cruelle de pauvres chairs meurtries et d’en revenir aux manières des Cyclopes ?
14.) Plutarque, Banquet des Sept Sages, 14 (p. 157 D) :
Ἀγαθὴ μὲν γὰρ ἡ μαλάχη βρωθῆναι, γλυκὺς δ’ ὁ ἀνθέρικος· τὰ δ’ ἄλιμα ταῦτα καὶ ἄδιψα φάρμακα μᾶλλον ἢ σιτία
πυνθάνομαι καὶ μέλι καὶ τυρόν τινα βαρβαρικὸν δέχεσθαι καὶ σπέρματα πάμπολλα τῶν οὐκ εὐπορίστων.
En effet, la mauve est bonne à manger et la tige (d’asphodèle) est douce. Je crois savoir que ces « coupe-faim » et ces
« coupe-soif » sont davantage des remèdes que des nourritures ; elles contiennent du miel, un certain fromage étranger et
une grande quantité de graines difficiles à se procurer.
15.) Porphyre, Vie de Pythagore, 34-35 :
Τὰ γε μὴν πλεῖστα ὁπότε θεῶν ἀδύτοις ἐγκαταδύσεσθαι μέλλοι καὶ ἐνταῦθα χρόνον τινὸς ἐνδιατρίψειν, ἀλίμοις ἐχρῆτο καὶ
ἀδίψοις τροφαῖς (…) Ταῦτα δ’ Ἡρακλέα παρὰ Δήμητρος ἔφασκε μαθεῖν στελλόμενον εἰς τὴν Λιβύην τὴν ἄνυδρον.
Très souvent, quand il pénétrait dans des sanctuaires de dieux et qu’il comptait y séjourner un certain temps,
il consommait des aliments « coupe-faim » et « coupe-soif » (ingrédients des ἄλιμα : graines de pavot, sésame, écorce de
scille, tige d’asphodèle, feuilles de mauve, orge ; ingrédients des ἄδιψα : concombre, raisin, coriandre, mauve, fromage,
farine de blé, lait et miel). Il disait que ces recettes, Héraklès les avait apprises de Déméter alors qu’il se préparait à
traverser le désert de Libye.
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Le régime alimentaire pythagoricien et les animaux sacrifiés
16.) Ovide, Métamorphoses, XV, 111-115 :
Longius inde nefas abiit et prima putatur hostia sus meruisse mori, quia semina pando eruerit rostro spemque interceperit
anni. Uite caper morsa Bacchi mactatus ad aras dicitur ultoris ; nocuit sua culpa duobus.
À partir de là, le sacrilège est allé plus loin et la première victime qu’on estima mériter de mourir fut le porc parce qu’il
avait déterré des semences de son groin retroussé et avait ruiné l’espoir d’une année. On raconte que le bouc, pour avoir
mangé la vigne, fut sacrifié sur l’autel de Bacchus qui réclamait vengeance. Tous deux se sont rendus nuisibles par leur
faute.
Episode d’Ikarios sacrifiant le bouc qui a mangé la vigne dont Dionysos vient de lui faire don :
Varron, De l’agriculture, I, 2, 19 ; Virgile, Géorgiques, II, 379-380 ; Hygin, Fable 130 ; Porphyre, De l’abstinence, II, 10.
17.) Hygin, Fable 277, 4 :
Ceres boues domare et alumno suo Triptolemo fruges serere demonstrauit ; qui cum seuisset et sus, id est porcus, quod
seuerat effodisset, suem comprehendit et duxit ad aram Cereris, et frugibus super caput eius posistis eidem Cereri
immolauit. Inde primum inuentum est super hostias molam salsam imponere.
Déméter a montré comment dompter les bœufs et à Triptolème, son protégé, elle a enseigné comment semer les céréales.
Alors qu’il venait de semer et qu’un porc avait déterré ce qu’il avait semé, il a attrapé ce porc, l’a conduit à l’autel de
Déméter et après avoir déposé les grains sur sa tête, il l’a sacrifié à Déméter. C’est de là que vient la pratique de déposer
la mola salsa sur la tête des victimes.
18.) Plutarque, Propos de table, VIII, 8 (Pourquoi les pythagoriciens ne mangent pas de poisson), 3 (p. 730 B) :
Οὔτε γὰρ τρίγλαν ἔστιν δήπου ‘ληιβότειραν’ οὔτε σκάρον ‘τρυγηφάγον’ οὔτε κεστρεῖς τινας ἢ λάβρακας ‘σπερμολόγους’
προσειπεῖν, ὡς τὰ χερσαῖα κατηγοροῦντες ὀνομάζομεν.
Car, à ce qu’il me semble, on ne dit pas d’un rouget qu’il est un « brouteur de moisson », ni d’un scare qu’il est un
« mangeur de récolte », ni des mulets ou des loups de mer qu’ils sont des « piqueurs de grains », comme nous appelons les
animaux terrestres de manière accusatrice.
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19.) Porphyre, Vie de Pythagore, 36 :
Θύων τε θεοῖς ἀνεπαχθὴς ἦν, ἀλφίτοις τε καὶ ποπάνῳ καὶ λιβανωτῳ καὶ μυρρίνῃ τοὺς θεοὺς ἐξιλασκόμενος, ἐμψύχοις
δ' ἥκιστα, πλὴν εἰ μή ποτε ἀλεκτορίσιν καὶ τῶν χοίρων τοῖς ἁπαλωτάτοις. Ἐβουθύτησεν δέ ποτε σταίτινον, ὡς φασὶ βοῦν οἱ
ἀκριβέστεροι, ἐξευρὼν τοῦ ὀρθογωνίου τὴν ὑποτείνουσαν ἴσον δυναμένην ταῖς περιεχούσαις.
Lorsqu’il accomplissait un sacrifice, il n’irritait pas les dieux ; il se les rendait propices en leur offrant de la farine, des
galettes, de l’encens, des couronnes de myrte mais jamais d’êtres vivants, sauf si, à quelques occasions, il leur offrait des
poules et de tout jeunes porcelets. Il sacrifia un jour un bœuf en pâte de farine, comme le disent les auteurs les plus précis,
quand il a découvert que le carré de l’hypoténuse d’un triangle rectangle est égal à la somme de (ceux de) ses côtés.
20.) Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VIII, 12 :
Φησὶ δ’ Ἀπολλόδωρος ὁ λογιστικὸς ἑκατόμβην θῦσαι αὐτόν, εὑρόντα ὅτι τοῦ τριγώνου ὀρθογωνίου ἡ ὑποτείνουσα πλευρὰ
ἴσον δύναται ταῖς περιεχούσαις.
Apollodore le logicien raconte qu’il a offert une hécatombe lorsqu’il a découvert que (le carré de) l’hypoténuse du triangle
rectangle est égal à la somme (de ceux) de ses côtés.
21.) Plutarque, Propos de table, VIII, 8 (Pourquoi les pythagoriciens ne mangent pas de poisson), 1 (p. 728 D) :
Kαὶ γὰρ ἱστορεῖται τοῦτο περὶ τῶν παλαιῶν Πυθαγορικῶν, καὶ τοῦ καθ’ ἡμᾶς Ἀλεξικράτους ἐνέτυχον μαθηταῖς ἄλλα μὲν
ἔμψυχ’ ἔστιν ὅτε μετρίως προσφερομένοις καὶ νὴ Δία θύουσιν.
C’est ce qu’on raconte à propos des anciens pythagoriciens et parmi les disciples d’Alexicratès, notre contemporain, il y en a
qui mangent d’autres êtres vivants avec modération et, par Zeus, il y en a même qui en sacrifient.
22.) Jamblique, Vie de Pythagore, 98 :
Χρῆσθαι καὶ οἴνῳ καὶ μάζῃ καὶ ἄρτῳ καὶ ὄψῳ καὶ λαχάνοις ἑφθοῖς τε καὶ ὠμοῖς. Παρατίθεσθαι δὲ κρέα ζῴων θυσίμων ἱερείων.
Ils buvaient du vin et mangeaient des galettes, du pain et son assaisonnement, des légumes, bouillis ou crus. On leur présentait
aussi de la viande de victimes propres aux sacrifices.
Marcel DETIENNE, La cuisine de Pythagore, Archives des sciences sociales des religions 29 (1970), pp. 141-162.
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)La descente aux Enfers de Pythagore
23.) Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VIII, 41 = Hermippos (FGrH 1026 F 24) :
Καὶ ἄλλο τι περὶ Πυθαγόρου φησὶν ὁ Ἕρμιππος. Λέγει γὰρ ὡς γενόμενος ἐν Ἰταλίᾳ κατὰ γῆς οἰκίσκον ποιήσαι καὶ τῇ μητρὶ
ἐντείλαιτο τὰ γινόμενα εἰς δέλτον γράφειν σημειουμένην καὶ τὸν χρόνον, ἔπειτα καθιέναι αὐτῷ ἔστ’ ἂν ἀνέλθῃ. Τοῦτο ποιῆσαι
τὴν μητέρα. Τὸν δὲ Πυθαγόραν μετὰ χρόνον ἀνελθεῖν ἰσχνὸν καὶ κατεσκελετευμένον· εἰσελθόντα τ’ εἰς τὴν ἐκκλησίαν φάσκειν
ὡς ἀφῖκται ἐξ ᾅδου· καὶ δὴ καὶ ἀνεγίνωσκεν αὐτοῖς τὰ συμβεβηκότα. Οἱ δὲ σαινόμενοι τοῖς λεγομένοις ἐδάκρυόν τε καὶ
ᾤμωζον καὶ ἐπίστευον εἶναι τὸν Πυθαγόραν θεῖον τινα.
Hermippos raconte une autre anecdote à propos de Pythagore. Il dit que lorsqu’il était en Italie, il s’était fabriqué un abri sous
terre et il avait demandé à sa mère d’écrire sur une tablette tout ce qui se passerait, en détails et avec des dates, puis de la lui
confier une fois qu’il remonterait. Sa mère s’exécuta. Pythagore remonta après quelques temps, amaigri et squelettique. Il se
présenta à l’assemblée et déclara qu’il revenait de l’Hadès. Il leur lut alors ce qui était arrivé. Troublés par ce qu’il disait, les
spectateurs se mirent à pleurer et ils étaient convaincus que Pythagore était une sorte de dieu.
Walter BURKERT, Weisheit und Wissenschaft. Studien zu Pythagoras, Philolaos und Platon, Nürnberg 1962, p. 139 :
« Pythagoras muβ über Todesfälle Nachricht erhalten, damit er die entsprechenden Hadesszenen glaubhaft ausmalen kann;
doch wieso die >Mutter< als Mitwisserin und Helferin? Daβ Pythagoras seine Mutter nach Kroton mitgenommen hätte, ist ein
ganz unwahrscheinlicher Gedanke und auch nie überliefert. Offenbar liegt Rationalisierung von etwas ganz anderem vor:
Pythagoras bringt, Aufträge der >Mutter<, aus dem Hades mit – Botschaft von der göttlichen Mutter Demeter268; denn Timaios
bezeugt, daβ das Haus des Pythagoras in ein Demeterheiligtum verwandelt wurde. »
24.) Andocide, Sur les Mystères, 124 :
Γαμεῖ μὲν Ἰσχομάχου θυγατέρα· ταύτῃ δὲ συνοικήσας οὐδ’ ἐνιαυτὸν, τὴν μητέρα αὐτῆς ἔλαβε, καὶ συνῴκει ὁ πάντων
σχετλιώτατος ἀνθρώπων τῇ μητρὶ καὶ τῇ θυγατρί, ἱερεὺς ὢν τῆς μητρὸς καὶ τῆς θυγατρός, καὶ εἶχεν ἐν τῇ οἰκίᾳ ἀμφοτέρας.
Callias est marié à la fille d'Ischomachos. Il n’avait pas encore vécu une année avec elle qu’il a pris sous son toit la mère de
sa femme et il habite, le plus misérable des hommes, avec et la mère et la fille, lui, prêtre de la mère (Déméter) et de la fille
(Koré), et les garde toutes deux dans sa maison.
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Leonid ZHMUD, Pythagoras and the Early Pythagoreans, Oxford 2012³ (1994), p. 218 :
« Burkert’s reconstruction in which Pythagoras’ mother, μήτηρ, is turned into Δημήτηρ, and Pythagoras himself into a
‘hierophant in the cult of Demeter’, is as unconvincing as it is superfluous. One could equally well show Pythagoras to be
the hierophant in a chthonic cult in the bases of Aristophon’s comic verse; his Pythagorists, after all, take part in a feast
(no doubt a ritual feast) with non other than Pluto! »
25.) Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VIII, 38
= Aristophon, Le Pythagoricien (Poetae Comici Graeci IV Aristophon f. 12) :
Ἀριστοφῶν Πυθαγοριστῇ· Ἔφη καταβὰς εἰς τὴν δίαιταν τῶν κάτω ἰδεῖν ἑκάστους, διαφέρειν δὲ πάμπολυ τοὺς
Πυθαγοριστὰς τῶν νεκρῶν· μόνοισι γὰρ τούτοισι τὸν Πλούτωνα συσσιτεῖν ἔφη δι' εὐσέβειαν.
Aristophon, dans le Pythagoricien, raconte qu’il (Pythagore) disait être descendu aux Enfers observer la manière de vivre
de chacun de ses résidents et que celle des pythagoriciens différait beaucoup de celle des autres morts ; il disait que
Ploutôn ne partageait sa table qu’avec eux du fait de leur piété.
26.) Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, VIII, 21
= Hiéronymos de Rhodes (WEHRLI f. 42) :
Φησὶ δ’ Ἱερώνυμος κατελθόντα αὐτὸν εἰς ᾅδου τὴν μὲν Ἡσιόδου ψυχὴν ἰδεῖν πρὸς κίονι χαλκῷ δεδεμένην καὶ τρίζουσαν,
τὴν δὲ Ὁμήρου κρεμαμένην ἀπὸ δένδρου καὶ ὄφεις περὶ αὐτὴν ἀνθ’ ὧν εἶπον περὶ θεῶν.
Hiéronymos raconte qu’il (Pythagore) était descendu dans l’Hadès et qu’il y a vu l’âme d’Hésiode, se lamentant, attachée
à une colonnette de bronze ainsi que celle d’Homère, pendue à un arbre, entourée de serpents, punies pour ce qu’ils
avaient dit au sujet des dieux.
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27.) Polybe, Histoires, II, 39 :
Kαθ’ οὓς γὰρ καιροὺς ἐν τοῖς κατὰ τὴν Ἰταλίαν τόποις κατὰ τὴν Μεγάλην Ἑλλάδα τότε προσαγορευομένην ἐνεπρήσθη τὰ
συνέδρια τῶν Πυθαγορείων, μετὰ ταῦτα γενομένου κινήματος ὁλοσχεροῦς περὶ τὰς πολιτείας, ὅπερ εἰκός, ὡς ἂν τῶν
πρώτων ἀνδρῶν ἐξ ἑκάστης πόλεως οὕτω παραλόγως διαφθαρέντων, συνέβη τὰς κατ’ ἐκείνους τοὺς τόπους Ἑλληνικὰς
πόλεις ἀναπλησθῆναι φόνου καὶ στάσεως καὶ παντοδαπῆς ταραχῆς (…) Ὑπὸ δὲ τῆς Διονυσίου Συρακοσίου δυναστείας,
ἔτι δὲ τῆς τῶν περιοικούντων βαρβάρων ἐπικρατείας ἐμποδισθέντες οὐχ ἑκουσίως ἀλλὰ κατ’ ἀνάγκην αὐτῶν ἀπέστησαν.
Au moment où, dans la partie de l'Italie qu'on appelait alors la Grande Grèce, les collèges des pythagoriciens furent
incendiés, ce qui provoqua une agitation générale de l’ordre public puisque, dans la foulée, les premiers citoyens de
chaque cité avaient péri de manière imprévue, les cités grecques de chaque région étaient remplies de meurtres, de
révoltes et de troubles en tout genre (…) Ils (les Achéens) y ont renoncé (aux institutions achéennes qui avaient permis de
sortir de cette période de crise), non par choix mais par contrainte, à cause de la domination de Denys de Syracuse et
aussi à cause du développement du pouvoir des populations barbares qui les entouraient.
ca 510 : révolte de Télys à Sybaris et campagne militaire de Crotone contre Sybaris menée par Milon
ca 500 : révolte de Kylôn à Crotone, incendie de la maison de Milon (déjà mort ?)
exil de Pythagore à Métaponte
ca 480 : mort de Pythagore à Métaponte, dans le sanctuaire des Muses
survivance des pythagoriciens essentiellement à Tarente, Locres et Rhegion
ca 450-410 : révoltes démocratiques anti-pythagoriciennes à travers toute l’Italie méridionale
réunion des derniers pythagoriciens « anciens » à Tarente
ca 430-350 : Archytas de Tarente, le dernier pythagoricien « ancien », ami de Platon
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Hélène PIERRE, Le culte de Déméter en Italie du Sud, thèse inédite, Toulouse 2007, vol. II, pp. 605-606 :
« Le message véhiculé par la légende de la transformation de la maison de Pythagore en temple de Déméter est assez
confus. Il pourrait être compris comme une sorte d’hommage rendu à Déméter, déesse qui aurait été proche des
conceptions religieuses et politiques des pythagoriciens. À moins qu’il ne s’agisse, au contraire, d’une façon d’évoquer la
chute de l’oligarchie pythagoricienne et le début d’un nouveau régime, démocratique celui-ci, avec Déméter comme
divinité représentative.
Le monnayage de Métaponte nous éclaire particulièrement sur ce point. Le visage de Déméter y apparaît vers 430 av. J.-C.
Son apparition se manifeste de deux manières : d’une part, Déméter se substitue à Apollon, largement figuré sur le revers
des monnaies depuis 480 av. J.-C. ; d’autre part, alors que l’épi se trouvait sur l’avers et Apollon sur le revers,
l’introduction de Déméter coïncide avec le passage de l’épi au revers et de la divinité sur l’avers, là où était solidement
ancré le symbole de la cité depuis le milieu du VIe siècle (…).
À Métaponte, la position politique de Pythagore, favorable à l’ordre et à la hiérarchie, lui valut le soutien des aristocraties
locales mais, comme précédemment à Crotone, les révolutions démocratiques du milieu du Ve siècle achevèrent de
détruire le groupe pythagoricien, chassant les derniers disciples vers Tarente. Les démocrates ont alors proposé une
alternative de pouvoir aux classes pauvres. Ainsi, face à Apollon, garant de l’ordre et de l’harmonie sociale, divinité
conservatrice des aristocrates et des pythagoriciens, la figure de Déméter aurait émergé et pris de l’importance (…).
La transformation de la demeure de Pythagore en temple de Déméter est surtout révélatrice d’un changement profond des
mentalités. »
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Le monnayage de Métaponte
Phase I : milieu du VIe siècle - milieu du Ve siècle A.C.N. :
Monnaies incuses avec épi de blé comme symbole de la cité
=> avers = face en relief / revers = l’autre face
Phase II : seconde moitié du Ve siècle A.C.N. :
Monnaie à double relief
Avers : l’épi, symbole de la cité
Revers : figure en pied d’Acheloos, d’Apollon ou d’Héraklès
Phase III : première moitié du IVe siècle A.C.N. :
Monnaie à double relief
Avers : tête de Déméter, d’Apollon, de Dionysos, de Zeus ou d’Héraklès
Revers : l’épi, symbole de la cité
Pythagore aurait joué un rôle dans l’introduction de la monnaie dans les cités achéennes (Crotone, Métaponte, Sybaris)
On lui attribue l’invention de la monnaie incuse (qui cesse d’être produite autour de 450-440)
Barclay V. HEAD, Historia Numorum. A Manual of Greek Numismatics, Oxford 1967² (1911), pp. 75-80.
Sylloge Nummorum Graecorum, Lucania, New York, 1972, pl. 4-16, n° 158-603.
Attilio STAZIO, Osservazioni sulla monetazione di Metaponto, Atti di Taranto XIII (1973), Napoli 1974, pp. 67-106.
Sydney P. NOE & Ann JOHNSTON, The Coinage of Metapontum, 3 vol., New York 1984-1990.
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Statère d’argent, incuse, ca 540-510 A.C.N.
Statère d’argent, incuse, ca 500-470 A.C.N.
Statère d’argent, double relief : épi / Acheloos
ca 440 A.C.N.
Statère d’argent, double relief : épi / Apollon
ca 440 A.C.N.
Statère d’argent, double relief : épi / Héraklès
ca 440 A.C.N.
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Statère d’argent, double relief : Héraklès / épi
ca 350-340 A.C.N.
Statère d’argent, double relief : Dionysos / épi
ca 350-340 A.C.N.
Statère d’argent, double relief : Zeus / épi
ca 350-340 A.C.N.
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28.) Pausanias, Périégèse, IX, 16, 5 :
Τὸ δὲ τῆς Δήμητρος ἱερὸν τῆς Θεσμοφόρου Κάδμου καὶ τῶν ἀπογόνων οἰκίαν ποτὲ εἶναι λέγουσι· Δήμητρος δὲ ἄγαλμα
ὅσον ἐς στέρνα ἐστὶν ἐν τῷ φανερῷ.
On dit que le sanctuaire de Déméter Thesmophore fut un jour la maison de Cadmos et de ses descendants. On y trouve
une statue de Déméter visible jusqu’à la poitrine.