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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Monnaies grecque
G. K. JENKINS
Conservateur du département
des Monnaies et Médailles
British Museum
Office du Livre
Pagina 2
Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)régions, comme nous l’avons déjà vu pour
Pépoque archaique, avait stimulé la production monétaire et au Ve siècle nous
pouvons constater sa continuation logique.
De plus il est intéressant d’observer ce qui
se passe pendant la période où la puissance
athénienne atteint son point culminant :
Pinterdiction des monnayages locaux devait sans doute étre entrée en vigueur, ici
comme partout ailleurs, mais il y avait aussi
de nombreuses exceptions et un certain
relachement devait étre permis dans cette
209, 210
région.
Les belles tétradrachmes d’Ainos avec
la tête d’Hermés coiffé du pétase (bonnet de
206, 207 Cnide: Protomé de lion avec patte antérieure|Téte d’ Aphrodite, 411-394 av. J.-C.
(drachmes, avers: 6,2 g, diam. 18 mm, PCG
9.33, Cahn 115 ; revers: 6,1 g, diam. 16 mm,
BM 1928, Cahn 114)
feutre) furent une des émissions importantes de cette région, antérieure au décret
athénien; leur caractére contenu et un peu
208 Rhodes: Zête d’Hélios de face, 408 av. J.-C.
solennel nous fait songer au style des
Chèvre avec un croissant de lune et une étoile
comme symboles, vers 458 av. J.-C. (tétrasculptures d’Olympie. Le revers porte une
chévre et 4 côté d’elle le symbole du magistrat monétaire. Ces monnaies, comme celles
de Cos, étaient un peu plus légéres que les
tétradrachmes attiques. Cette émission fut
interrompue en 449 av. J.-C., mais Ainos
semble avoir obtenu l’autorisation de recommencer a frapper monnaie aprés quelques années déjà, peut-être, comme on l’a
(tétradrachme, 16,77 g, diam. 25 mm, BMC
1)
209, 210 Ainos: Téte d’Hermes coiffé du petase]
drachme, 16,52 g, diam. 22x 25 mm, BM
1890, May 47)
211, 212 Mendé: Dionysos couché sur le dos d’un
ane, tenant un canthare dans la main[Cep de
vigne avec quatre grappes dans un carré, vers 430
av. J.-C. (tétradrachme, 17,28 g, diam. 26 mm,
PCG 10.12, Noe 93, provient du trésor de Kaliandra, 1913)
213, 214 Amphipolis: Zéte d’Apollon de face]
suggéré, pour contribuer au payement des
troupes athéniennes établies dans cette
Flambeau de competition dans un carre, vers 400
av. J.-C. (tétradrachme, 14,19 8, diam. 23 mm,
BM 1896)
région. Des raisons semblables ont peut-
215 Abdere: Portrait d'un homme barbu, encadré
étre provoqué la reprise relativement rapide
par le nom du magistrat monétaire Pythagoras,
vers 430-425 av. J.-C. (tétradrachme, 13,98 g,
diam. 24 mm, autrefois dans la collection Jamede la frappe dans d’autres ateliers aussi; une
grande partie de leur production remarquable appartient 4 la seconde moitié du
Ve siècle. Ainsi à Mendé, le type plus ancien
représentant l’âne de Dionysos, simplement,
213, 212 fut remplacé par un magnifique groupe
706
son 1999, May 218)
216, 217 Ligue chalcidienne: Zête d’Apollon/
Lyre a sept cordes, vers 410-400 av. J.-C.
(tétradrachme, 14,4 2, diam. 24 mm, PCG
22.13, Robinson-Clement 22)
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Bekijk in PDF(opent in een nieuw venster)Le revers de PApollon d’Olynıhos porte
une cithare; dans des phases plus tardives
du monnayage, elle est suivie du nom du
233 magistrat monétaire (comme sur les pièces
en ot).
Un dernier exemple du Nord de PEgée
mérite une attention particulière car il annonce un développement tout à fait nouveau dans Part du monnayage grec. C’est
une monnaie d’Abdère et cette série garde
pendant tout le Ve siècle, le griffon traditionnel à l’avers, mais chaque type de revers
varie selon le magistrat monétaire. Vers 425
av. J.-C. apparaît un revers qui présente à
l’intérieur du carré, habituel pour cette région, la tête d’un homme barbu avec en plus
en
215
side dans le caractère défini de portrait de |
cette tête, dans la véracité et la puissance |
de sa réalisation.
Abdère était une fondation ionienne et le |
portrait de Pythagoras peut donc être attribué à un artiste ionien. À la même date
environ, un autre grand artiste ionien,
Dexaménos de Chios, taille dans une gemme
un portrait de même envergure et de style
semblable. Cet intérêt nouveau des artistes
grecs pour la représentation de visages individualisés se manifeste encore sur une autre
pièce exceptionnelle, postérieure de quelques années; c’est également l’œuvre d’un
artiste ionien et dans ce cas il n’y a aucun
doute que nous soyons en présence du porune indication du cou, des épaules et de la
draperie; il semble s’agir indubitablement
trait d’un homme encore vivant. Le fait
d’un portrait. Le nom qui encadre cette
tête est celui d’un certain Pythagoras, ofhest un avantage car on a pu ainsi distinguer
l’occasion et le lieu de la frappc; c'était une
cier en charge de la frappe d’Abdére. Mais
qui le portrait représente-t-il? Selon une
pièce émise par le satrape Tissapherne, à
hypothèse assez intéressante, il pourrait
s’agir du fameux philosophe et mathématicien de Samos du VIe siècle, homonyme
du magistrat inconnu. Dans ce cas, ce serait
le premier exemple dans le monnayage grec
ses alliés spartiates. La splendide tête préd’un portrait voulant réellement dépeindre
les traits d’un homme célèbre d’une époque
plus ancienne, lorsque les portraits n’existaient pas. Nous trouvons une sorte de parallèle à ce phénomène dans le prétendu
portrait d’Homére, sur une monnaie du
IVe siècle de Pile de Ios. Mais d’après une
autre théoric, Pythagoras d’Abdere aurait
simple-nent fait placer son portrait sur la
pièce Il semble impossible de trancher la
question. Le point important toutefois réqu’il s’agisse d’un Perse et non d’un Grec
Milet en 411 av. J.-C., pour subventionner
sente le satrape, coiffé d’une tiare molle avec
les rebords déliés sur les côtés, mais attachée sur le devant, différente de la tiare
droite des rois de Perse (comme celle portée
par Darius sur la mosaïque d’Issos, par
exemple). Le visage digne et majestueux
dans un sens ne se distingue guère de celui
d’un dieu grec apparemment, mais en fait
les traits sont fortement individualisés. On
peut l’identifier avec le personnage dont un
autre artiste grec fit le portrait au début du
IVe siècle. Le revers de la monnaie est
façonné, il est intéressant de le noter, sur
le modéle des piéces athéniennes, le nom de
la ville étant remplacé ici par le mot Bas
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