Le premier livre des georgiques poeme pythagoricien

Author
Le Grelle, G.S.J.
Published in
Les Etudes Classiques
Year
1949
Subject
VIRGIL
Language
Français
Category
C6 Language & literature
Archive number
210

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LE GRELLePSI. ia G. Le GneLLe, Le premier livre deb Géprgiques, poème pythagoricien: LEC 1946 189-235. | L'architecture du premier livre des Géorgiques est fondée sur l'harmonie des nombres, et l’on peut retrouver A x A ge tre n rer tique des éléments constitutifs de ce cadre: préétabil. A LE PREMIER LIVRE DES GÉORGIQUES POEME PYTHAGORICIEN Ce En abordant les recherches dont le présent essai expose les principaux résultats, nous n'avions pas précisément en vue la question si controversée du pythagorisme de Virgile. Cet article s’allache surtout à l'ordonnance littéraire du premier livre des Géorgiques. À une conslatation initiale touchant la structure d'ensemble et donl il importera d'abord d'établir l’objectivité, s’enchaine une série d'autres remarques. Leur convergence impose cette conclusion (chap. VI, p. 223) : imprégné d'esthétique pythagoricienne, le génie de Virgile a conçu une méthode de composition tout à fait originale : cette formule d'art rend’ compie, pour une large part. de l’harmonieuse proportions, de ton et de coloris, tant admirée unité de dans les Géorgiques. Nous comparerons, en terminant, l’architecture pythagoricienne des Premières Géorgiques à celle des Bucoliques. découverle par M. Paul Maury (chap. VII, p. 227). I. —STRUCTURE GENERALE « Proportion divine » L'exorde des Géorgiques invoque tour à tour les différentes divinités protectrices de l’agriculture. Dans ce cortège, Auguste vient en dernier lieu. A lui de guider le poète dans la vole nouvelle où il s'engage : v. 40 Da facilem cursum atque audacibus adnue coeptis, ignarosque uine mecum miseratus agrestis ingredere et wotis jam nunc assuesce uocari. Le dernier vers affecte l’allure d'un envoi. Là, sans nul doute, se termine le prélude. A l'autre extrémité du poème, en une grandiose mais8 sombre contre-partie de son brillant début, Virgile depeini le désordre et la détresse où la mort de César plongea le monde romain. L’aspect politique de ce sujet et l'atmosphère tragique de cette finale tranchent sur le caractère champétre que le poème avait conservé jusque là. En conclusion de toute une série de

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renseignements tirés de la météorologie rustique, le soleil met le laboureur en garde contre le mauvais temps, dit Virgile. mais, ajoute-t-il, cet astre infaillible prédit également désastres et guerres ! Denique, quid Vesper serus uchat. unde serenas mentus agat nubes, quid cogitel umidus Auster, v. 463 G. 1,1 G., H, 1 Solem quis dicere falsum sacpe monet fraudemque et operta tumescere bella. L'ensemble compris entre Vexorde du chant et son épilogue s'étend done du vers 42 (exclusivement) jusqu'au second hémistiche du vers 463 (exclusivement) : il comple ainsi 420 vers et demi. Ce corps des Premiéres Géorgiques se partage d'après nous en deux tronçons : les Travaur. les Jours. bien-fondé de cette division, il suffira de parcourir un des arguments analytiques qui. dans la plupart des éditions. figurent en lete du texte. On y verra le poète enseigner d'abord le rude labeur des champs. puis exalter la sainte loi du travail: premier ensemble que nous intitulons Travaux. Viennent alors des indications sur les constellations propices aux labours et aux semailles, sur les jours fastes et néfastes, sur les nuits, sur le beau et le mauvais temps. Bien différents des premiers avis. tous ces renseignements se laissent grouper sous la mention assez générale de Jours. Nulle part, il est vrai, Virgile n'use explicitement des vocables opera et dies pour désigner les thèmes généraux de ce livre. Peut-on dauler cependant que dans la répartition de la matière qui sur sa barque fait La première représente < l'hommee: qu'il relâche un moment fleuv le iter force de rames pour remor saisi par le courant. la tension de ses bras. aussitôt son esquif. effort errompu. l'entraine à la dérive ». Evocatrice d'un par les inint 00 vers cette image — amenée naiurellement 197 s.) — illust193-2 re pour y. (à noter : multo labore... uis humana, : la dernière fois lu leçon inculquée tout au Jong des Travaux .„sanclos ausus recludere fontis. Ascraeumgue cano Romana per oppida carmen. remigiis subigit. si bracchia forte la navigation. mais Empruntée. elle aussi, au domaine decomp araison inaugure re l'aut ere. contrastant avec la premi < en outre il nous pas; suff ne il trava Je : un thème nouveau iure et les jours des faut observer el la constellation d'Arcélinc elant avec autant Chevreaux ei l'apparition du Dragon a travers les mers c patri leur de soin que les piloles regagnanl les yeux vers le lever a r vateu culli orageuses... ». Invitant le Jans Fordre duit intro nous qui 204 vers le ciel étoilé, c'est bien . sujel des Jours. des phénomènes soumis à l'action des astres lail ce second formu le On se rappelle du reste comment Virgi re, G., 1, 1: uerle m ferra point de sa division: quo sidere le point après done, Voici 1. M. ou encore: sidera caeli, G. d'orgue qui mettait fin aux Trapaux, ... si bracchia forte remisit o atque illum in praeceps prono rapit slueus ami. «source sainte» qu'il se glorifiera de «faire jaillir à nouveau»1? Du reste, chaque fois qu'il formule expressément le sujet de son premier livre, le poète des Géorgigues mentionne les deux points du programme d'Hésiode, en termes équivalents et dans le mème ordre. fuinine lembuni Non aliter quam qui adnerso nix remisi t «tique iilum in praeceps prone rapit aluzus animi. à traiter il ne s’inspire des "“Epya xai juéoat d’Hesiode. cette 1, G.. II, 175 Hactenus aruorum cultus (Travaux) el sidera caeli (Jours). ion aux Travaux, la Dans ces deux cilations, après allusJours . C'est que, dans les ner mention des astres sert 4 désig ss.), l'influence 335 : 311 : 58 252-2 1. la pensée de l'auteur (G. saisons. v. 201 du uertere (Jours). images formant charnière. Le vers 463 fail en somme l'office du pivol sur lequel le plateau tourne pour nous présenter un autre décor : au pavsage champétre succéde le spectacle des cataclysmes poliliques. s'assurer sidere terram Quid faciat lactas segetes (Travaur), que | | . des corps célestes commande, en plus du ryihme des les variations atmosphériques. La démarcation entre Travaux el Jours se situe entre deux Sof tibi signa dabit. audeat ? Mle etiam caccos instare tumultus Pour 141 Pouverlure des Jours : v. 204 Praeterca tam sunt Arcturi sidera nobis | , | Haedorumque dies seruandi et lucidus Anguisra uectis. aequo per a uentos am patri quam quibus, in Pontus et ostriferi fauces templantur Abydi. et Jours, impossible Sur la limite qui sépare Travaur 203 et le suivant. Aucun d’hesiter : elle se situe entre le vers

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flottement non plus, on s'en souvient, quant au terme où s'achève l'invocation du début et où commence le développement Chacun de ces rapports a comme valeur? : des Travaux (v. 42-43), ni pour l'habile transition par où. vers la fin. on passe des Jours à l’épisode politique (v. 463). Voilà l'étendue de chacun des deux secteurs en quesiion définie de manière assez ferme pour autoriser des consideraiions qui requièrent comme fondement des données numériques solides. Nous disposons pour le moment des chiffres suivants : Corps de la pièce (v. y Travaux (v. | Jours 43-462,5) : 420,5 vers. 43-203 ) :161 vers. (x. 204-462,5) : 259,5 vers. Le tableau depliant insere dans la présente livraison permet. aulant qu'il se peul, d'apprécier visueliement ie rapper: en élendue des deux développements consacrés aux Travaux et aux Jours. Dans l'œuvre de Virgile se dessinerail-il quelque chose comme le gabarit du Parihénon? — Si cette question hasardeuse nous vint un jour à l'esprit, c'est qu'en même temps que la composition des Géorgiques nous éludiions l'eurythmie caractéristique des temples grecs. — Le rapport entre Travaux et Jours ne se rapprocherail-il pas de la proportion idéale que crée la section d'or ? L'hypothèse se trouve vérifiée à un degré surprenant, Il ne s'agit pas d’une application plus ou moins approchee de la proportion divine, mais de son exacte réalisation dans le compte des vers. Bien plus — on le montrera plus loin — cette norme régit non seulement les grandes articulations du poëme, mais encore les divisions secondaires et leurs subdivisions. elle « Nombre d'Or? >. Ce chiffre. représenté par le signe % s'app Tout __ alion De l'équ section d'or est une formule de fractionnement fort simple: elle parlage un toul en deux segments inégaux de telle manière que le rapport du toul à sa partie majeure soit identique au rapport de celle-ci à la partie mineure. On peut l'écrire : partie majeure on déduit que fn = partie majeure = Toul : 1.618. section d'or, il e Pour qu'un ensemble se parlage selon la re la done nécessaire et suffisant que son memb majeur soil meme partie de lui-méme. Ainsi, pour réaliser à coup sur dans un partage la proportion ile donnée. Etablir la divine. il suffit de diviser par 7 la quant comme, pour un section d'or esi-ce done chose si aisée 7 Tout d ingeame récl ne » it pianisie, produire Fe accord parfa d. pourvu quguère appris ait il accor niosilé. Un sourd réussira cet Créer -sol. do-mi e comm es touch trois t à frapper simultanémen cette de guùl la seelion d'or n'est rien : l'art sera d’user avec | formule. on d'or ie est la seule Autre manière de définir la secti que la définition precedente. bipartition proportionnée. Plus bref tere privilégié de Ja section cel énoncé souligne mieux le carac en deux fractions. a. pas non d'or. Lorsqu'on divise un tout es t-ce qu en Wars, en parties plus nombreuses, ne seraipour donner naissance nts. segme des s ctive dimensions respe la partie majeure par M, la 2. Représentons algebrique+men! m. par m ct donc le tout par M o Tout „ Fire mujer: rai = =nt L'équation Sortie majeure s'écrira donc La 143 M_+_m Al partie unsure (1) ace ace > Puisqu’on cherche le rapport de M àé m, on rempl i (1) devient : 1 + =1 L'équ if ation mineure y P par. M 7 i (2) =0 fed fige: ?!—r—1 implifié >= x. ou, simpli 1 Trinóme du type ar’ + br + ¢ = 0 dont la racine vaut - Jar ho 151 da re _formule e gem Appliquée 4 notre équation (2), cette derniè 1-15 1+ 15 Tout partie majeure _ partie majeure partie mineure Cette égalité de rapports reçut à la Renaissance le nom de proportion divine. = VTA et Tg racine : 7 =! 3 7, qui se dédouble en 2 1,618... r = 1,618... quent consé Par Le dernier résultat, négatif, est ici sans Min = ou M + m Af (1); done Sortie majeure 1,618 Orz= a = M confondre avec le nombre d'or qui intervient dans le 3. A ne pas calendrier.

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àca inline. ne sont pas astreintes 4 une seul e formule mettent une infinité de vari au contraire, * n'échappe pas as à à l’absence de proportions. ations. La division bipartite. j dile mme : j ce Pic se ie a partir = > = in ml 1on : oo = x s. Or rapports, une 1 IR action Bar op de la notion élémentaire ce vocable un ij "4 signifie qualre proportion termes. dans le cas d'un termes : formuler tout qui - on ne distingue réel lement que ña nis: les deux parties ne foe —e est e emploi l'ensemble ? la proposition, forc e le seul parti d'un des trois possible cominun. de Pour faire supposés me de la arypertion dens deux rapports. proportion comporiera terme — éléments > de le placer comme ter chacun des trois et se. aux quatre termes de i de deux x parties, puisque, dans cetle Fe | deux Comment en que deu ar égalité rapport suppose Autrement inevilablement Mais le seul dit. un la tier élém ent acceptable Fig, 1. — La POUr ce rôle d'intermédiaire est la partie ma : : SECTION D'or DUISQU en dim ension elle se siluera entre la reti. mineure el Proporlion ae : l'équalion 4 possible le dans 3 SE Tout” toul. la seule i e ai “arti tout biparti s'exprime par : un _ parlie majeure T Par conséquent, partie majeurs 145 celle de Chartres, de maintes peintures célèbres de la Renaissance. C'est à cette dernière époque que le moine Luca Pacioli lui consacra le Divina Proportione, traité enthousiaste. dont Leonard de Vinci dessina les épuresi. Revenant aux Géorgiques. tentons l'essai de partager en deux, selon la section d'or, le total des vers formant le corps du premier livre. Pour mesurer la fraction qui revient à la : partie majeure, il faut, on l'a .vu, appliquer la formule partie majeure = Tout : 1,618. Le dividende compte, on s'en = 259,88. souvient, 420 vers et demi (cf. p. 142). 420,5 : 1,618 Au segment majeur reviennent donc 259 vers ei une fraction, laquelle, au concret, ne peut guère représenter qu'un hémistiche: — 259,5 = 161. Mais, au segment mineur le reste, soit 420,5 on se le rappelle, 161 et 259,5 sont les dimensions respectives des Travaux (segment mineur) et des Jours (segment majeur). Le corps de la pièce est donc partagé par la section d'or. La présence de la proportion divine serait-elle, de la part de Virgile, le fait d'un choix délibéré ? A cette question, impossible pour l'instant — hátons-nous de de formuler une réponse assurée, si remarquable le dire que soit l'objet de notre constatation. C'est que, jusqu'ici, cette donnée reste isolée. Cependant, telle quelle, trouverait-elle su raison dans le hasard ? partie mineure pelle est, par définition, Ja formule de la section d'or 7 “4 ” CI a a section d'or possède donc bien 1 a propriét é de représenter a seule bipartition proportionnée. i Sans e i PE ; d'harmonie, i s init Men in rod o nt Ñ | un credi e complete es d une équilibre similitude de beauté ‘ dregrande pb ur souplesse d'une relations. totale sans C'est tout monolonie dissvmétrie san s discordance an . N een . was ae as » rigoureux de Veur L vih que deux el enébre inégales — el, dans la e. a point Move À nnan t la se £ seelion n d'or, d' pare £ e qu e la plus$ simple. + Ri plus parfaite a partant OU). pour pousserent . La tres loin l'étude des proporlions la construction géom É étri elrique de la sect i employer le terme technique, Je pari age de la i n droite Mi La secti mia : ri oe le tracé3 de nombre ux vases grecs, de e le Parthénon, mais aussi de cathédrales comme 4. Il existe une réédition de ce traité sous le titre : Fra Luca Pacioli. Divina Proportione. Die Lehre vom Goldenen Schnitt, Nach der peneztinischen Ausgabe vom Jahre 1509 herausgegeben, übersetzt und erlaütert von Constantin Winterberg, Wien, C. Graeser, 1889. Parmi les nombreuses publications contemporaines. mentionnons : Matila C. Guyka. Le Nombre d'Or. Rites et rythmes pythagoriciens dans le développement de la civilisation occidentale, 2 vol.. Paris, Gallimard. — A. DELARUELLE, De aulden Verhouding, Nova ct Vetera, 1937-1938. — E. MoesseL, Die Proportion in Antike und Mittelalter, München. 1926. — H. A. Naber, Van theorema naar sectio divina, Den Haag. — D. NEROMAN. Le nombre d'or à la portée de tous, 1947. — J. Poortenaan, De guider snede en goddelijke verhouding. Naarden. — H. J. STUTVOET, Van negenproef tof gulden snede, Amsterdam, 1948. — H. E. Timerpino, Der Goldene Schnitt, Leipzig, 1937. — A. Zeısino. Der Goldene Schnitt, Leipzig. 1884. — Alois WaLGhave, La valeur esthétique de la section dorée, Revue Néo-Scolastique, 1897. — Dr. L. D. Caskey, Geometry of the Greek Vase, Yale Univ. Pr. — Jay Hamewer. Dynamic Symmetry. The Greek Vase. The Parthenon and other Greek Temples ; their dynamic symmetry, Yale Univ. Pr.

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D'abord la simplicilé avec laquelle nous vovons se vérifier vers ou en temps de récitation, gardera de précision el d'objectivité. El ceci vaut aussi bien pour le compositeur que pour l'auditeur. Or, dans le cas des Géorgiques, les pièces en 146 ici la section d'or incline à trouver à pareille application de la formule fameuse des convenances spéciales : la proportion oblenue ne résulte pas de combinaisons compliquées : elle naît à l'occasion de la division bipartite du corps de la pièce i et cetle répartition en Travaux et Jours répond très naturellement au sujet traité, à la source dont s'inspire le poème. Ensuite, la section d'or se réalise ici non pas de façon approchée, mais en toute rigueur: Jes mesures qu’elle impose couvrent aussi exactement que possible les dimensions des deux tronçons. «Sans doute, pensera-t-on, une rencontre purement forfuite rendrait difficilement compte d'une coïncidence si opportune et si rigoureuse. Mais dans les proporti ons du Parthénon, de Ja cathédrale de Chartres. dans la composition de telle toile célèbre, se relèvent maintes applications fort heureuses et absolument exactes de la section d'or. sans qu'il faille nécessairement y reconnaitre Je fruit d'un caleul délibéré de l'architecte ou du peinire: le sens esthétique de l'artiste suffit peut-être à rendre compte de telles réussites.» Par analogie on songerait donc à faire honneur au seul instinct de Virgile du rapport traduil par l'équation : segment Jours = corps de la piece :p ? Ce serait oublier combien different les arts visuels et leurs productions spatiales d'un art audilif comme la poésie, dont l'expression est d'essence temporelle. Dans les œuvres des premiers, tout un ensemble d'éléments divers s'offre a l'œil en une perception simultanée: pour apprécier dans un édifice ou un tableau, l'harmonie des dimensions le spectateur embrasse d'un regard unique la structure enlière + il y saisit d'emblée les proportions et surtout. si elle sy rencontre, celle qui répond davantage au besoin de la vue, la plus féconde aussi, la proportion divine. Cependant l'artiste aura pu, Sans passer par les chiffres. voire sans dessein conscient, multiplier les applications de celle-ci. au jugé el avec exactitude. | Le poëme, lui, relève du temps ; la perceplion de ses divers éléments est successive, Le sentiment que l'audileur éprouve de la durée des différentes parties ne le renseigne que très approximalivement sur leur longueur reelle. De deux passages de meme élendue, déclamés devant plusieurs personnes réunies Yun pourra paraitre à celle-ci plus bref, à celle-là plus long, en fonction des dispositions subjectives de chaque individu. Plus les fragments de poésie à comparer prendront d'impor lance, moins la perception de leurs rapports, en nombre de présence sont relativement étendues. Au concrel. à raison de trois secondes par vers. la récitation des 420 vers dont il s’agit prendrait une vingtaine de minutes. Du segment Travaux soustravez un vers pour l’ajonier aux Jours, ou vice-versa : assurément, cette modification restera imperceptible au sens le plus affiné — elle correspond à quelques secondes —-; cependant on ne pourra plus parler de section d'or exacte ! Certes, le sens esthétique éprouve à un certain degré dans un poème l'harmonie de la section d'or et donc. dans sa composition, le poéte a chance de se rapprocher de cet équilibre, peut-être même d'assez pres. Mais de là à rejoindre l'exactitude mathématique, surtout dans une œuvre fort longue. il reste une marge que seul peut combler le calcul ou le hasard. Pour trancher cette dernière alternative. attendons lappoint d'autres observations. Qu'il soit permis néanmoins de poser ici une question. Si la majesté architecturale dans la composition est bien un des traits dominants de l’art de Virgile, faudrait-il s'étonner d’entrevoir, dans la disposition générale de son œuvre, un recours conscient à la technique de l'architecte? A nos esprits modernes, l'idée de transposer la section d'or du tracé d'un édifice au plan d'un poème paraitra, de prime abord, audacieuse singularité ov amusement de virtuose. Chez les anciens, elle n'aurait rien de saugrenu : la géométrie ne leur faisait-elle pas franchir la distance de l'ordre cosmique au temple, qui en est à leurs veux Ja projection réduite ? Et la mathématique, science-reine, ne levail-elle même pas les barrières entre le temps et l'espace lorsque, par Je Nombre, elle associait la musique à l'architecture ? Or musique el poésie sont proches l'une de l'autre, au point que parfois les anciens ne les distinguent guère. Encore convient-il de le noter : l'application de la section d'or aux Premières Géorgiques représenterail autre chose qu’une ornementation adventive. caprice d'esthète, manifestalion d'une idée fixe. Elle serait pour le poeme — comme elle l'est pour Ja façade du Parthénon — la condition de l'équilibre qui lui 5. Cf. A. CanTauer, L'art de Virgile dans l'Énéide, p. 45: « Une tendance fondamentale de l'esprit de Virgile (est) la tendance a l'unité. Il entendait que l'Énéide format un ensemble régulier, où Je lecteur wapercút ni beurt ni lacune et fal frappé tout d'abord par l'aspect de grandes lignes harmonieuses.

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est propre el qui conslitue un élément intrinsèque de sa beauté Grâce à elle, le temps assigné par la métrique à la récitation du segment mineur (Travaux) sera au temps réclamé par le segment majeur (Jours) dans le même rapport que cette derniére durée au temps qu'il a fallu pour dire l'ensemble des deux segments. Autrement dit, c'est dans le lemps — cet élément où se meut la forme poétique — qu'il y a équilibre parfait, e proportion divine > ; la partie Jours quoique senal. blement plus longue á réciter que la partie. Travaux, n'est cependant ni plus ni moins étendue qu'il ne le faut ; elle a par rapport aux Travaux et à l'ensemble la durée idéale | seule dimension proportionnée. ia L'emploi voulu de la seclion d'or serait done dans le domaine de la forme un enrichissement. A la loi d’égalité. norme de la strophique traditionnelle, la formule adoptée par Virgile | y substituerait cette autre génératrice d’h armonie qu'est la proportion. semuilles et ainsi rappellent la protase Travaux. Le panneau opposé (v. 252-258) montre la mécanique céleste commandant le cycle des saisons et les variations de l'atmosphère et réglant de ce fait l’activité humaine. N'est-ce pas lá le préambule de l’apodose Jours ? Nul flottement ne subsiste. on le sait, quant à la limite entre Travaux et Jours, qui marque aussi le débui du morceau central. I n'y a pas à hésiter davantage sur le ferme qui distingue de l'apodose le morceau central ou foyer astronomique: un contraste violent oppose la fin de celui-ci el le commencement de celle-là. Descendant brusquement des sublimes visions cosmiques, Virgile entreprend sur le lon le plus modeste l'énumération des menues activités auxquelles se livre le laboureur quand mauvais temps ou féles chômées lui interdisent les travaux plus importants qui font sa gloire : v. 259 D'après les observations consignées jusqu'ici, les Premiéres Géorgiques se divisent selon un plan extrémement simple : le corps du poéme, encadré d'un exorde el d'un épilogue | se compose lui-même des deux segments Travaux et Jours Pour compléter ces données et lever le doute qui subsislerail il suffit d'ajouter à notre croquis une précision. en mettant en | C'est au début du segment majeur Jours, à partir du vers 204, que se place ce morceau central (v. 204-258). Il doit son relief à l'élévation du sujet : l'astronomie. Au panneau principal (v. 231-251) Frigidus agricolam si quando continet imber... Compare à ceux qui le précédent. ce vers n‘affeete-t-il pas Nombres astrologiques relief un seul passage : le nœud du poème. 149 une allure positive à l'extrême? De son débul -— au vers 204, qui suit Je vers final de la protase — jusquà ce premier hexamétre de l’apodose (v. 239), le foyer astronomiane totalise exactement 55 vers. Décomptons ce total des 259.5 vers du segment majeur: 250.5 -- 55 = 204.5; il reste à Vapodose 204 vers et demi. N, B. — Précédant l’exorde du poème. un sommaire de quatre vers et demi annonce livre par livre la matière des Grorgignes : champs, vignes. bétail, abeilles. Logiquement cette préface doit se détacher du premier livre pour servir d'en-téte à l'œuvre entiére. C’est ce que Virgile fait d'ailleurs remarquer en termes explicites lorsqu'il dit n’entonner son chant qu'au cinquième vers: v. 5 hinc canere incipiam : Vos, o clarissima mundi... Les vers 1-4.5 ne jouant aucun rôle dans la structure du premier livre, nous ne leur faisons point place dans le tableau général ci-dessous. Et ils n'auront pas à entrer en ligne de compte dans de ce triptyque — car c'en est un — se dessine l’orbe de l'univers : en quelques traits le poète dépeint notre monde avec ses cinq zones, et comme suspendu entre la coupole étoilée et la nuil du Tartare. Point de vue qui, de sa hauteur, domine tout le chant : panorama dont l'ampleur embrasse le poème entier. | Les deux autres images du triptyque, astronomiques elles aussi, le rattachent d'une part au segment Travaux qu'on pourra nommer protase de la pièce (v. 43-203) et d'autre part à l’apodose (v. 259-463) formée par tous les vers du segment Jours qui font suite au morceau central. En effet, dans Je premier panneau (v. 204-230), les constellations marquent les époques favorables aux labours et aux le reste de cel article. Voici maintenant notre division au complet : Exorde Invocation aux dieux {segment mincur ou protase Travaux Corps {segment majeur Jours {foyer astronomique Conclusion : apodose Jours Épisode politique (v. 4,542) : 37.5 vers. iv. 43-203) : 161 vers. iv. 204-258) : 55 vers. iv. 259-462.5) : 204,5 vers. iv. 462.5-514) : 51,5 vers. Exorde, nœud, conclusion — trois morceaux auxquels. en raison de leur situation, la composition classique accorde volontiers plus de relief — tranchent ici sur le resle par l'éclat du style. Tous trois ne doivent-ils pas un air de noblesse rien

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qu'aux sujets auxquels ils s'élèvent : divinités (exorde), astronomie (foyer), république romaine (épilogue)? Aussi leur réserverons-nous la dénomination de motifs saillants. (Notre texte souligne typographiquement ces parties par l'emploi de caractères gras.) Par contre, la protase Travaux, tableau des labeurs agricoles. et l'apodose Jours, dépeignant les aspects variés de la vie rustique, apparaissent comme le tissu multicolore d'une somptueuse tapisserie, que reléverait à ses extrémités et à son point de partage l'or des motifs saillants. Ce dénivellement de la pièce se saisit plus aisément qu'il ne se décrit. Un coup d'œil jeté sur le dépliant suppléera sans doute aux insuflisances d'une comparaison. L'existence de passages faisant saillie sur des étendues en LES PREMIERES GEORGIQUES, POEME PYTHAGORICIEN 1051 lection pour ae a Autre témoignage de sa prédi ale (v. beds, ei ou e influences astrales : aprés la préface génér a «ces Hans age esse première invocation de Virgile s'adr dans le ciel le cours de éclatants du monde, qui guident l’année » : Vos, o clarissima mundi v. 5 Enfin. on l'a remarqué plus haut. le foyer de tout en consiste en un triptyque de caraclere astronomique tv. Cette discipline, dont il nous faut parler maintenani. + designait dans Vantiquite par le nom de mathematica, Virgile Ja cultiva toul particulièrement : Inter cetera TICAE studia operam inedicinae quoque ac dedit (Vitae Vergilianae, MANIME MATHEMAed. J. vele gue ce pra un le theme central avec aulant de brie231 sr du foper as (v. occupent exactement le milieu mique : nous allester la curiosité qui attachait le poéte à l'astrologie. Célébres sont les vers du second livre des Géorgiques, où. au nom de son amour pour les Muses. il supplie celles-ci de lui révéler avant toute chose la science cosmologique est regi pal le prin « L'univers parlage en zones determinces e: c astres au disque d'or, qui parcourl (chaque anné les siouz on G. 1, 475 Me nera primum dulces ante omnia Musac. quarum sacra fero ingenti pereussus amore. aceipiant eneligue uias et sidera monstrent. defectus solis uarios lunaeque labores, unde tremor ferris, qua ui maria alla tumescant obicibus ruplis rursusque in se ipsa residant, quid tantum Oceano properent se tingere soles hiberni, nel quae tardis mora noctibus obstet. Mais revenons au premier livre. Pour indiquer la répartition de sa matière. Virgile mentionne les astres. On se rappelle les deux textes : G.. 1, 1 Quid faciat laetas segetes, quo sidere terram vertere, G. 11,1 7 place d honnewi Er Fe Celte inscription, gravée à une gue de médaille, n enferme-tdu ciel. > Hactenus aruorum cultus et sidera caeli. i : elle pas la clef du poeme = aines®, c'est justement « Les douze astres du ciel ». Douze douz motifs seiliants, dont un le chiffre total des vers des trois du chant el les deux autres illumine de visions sidérales le cœur : forment l’encadrement du poème Exorde + foyer astronomique + épilogue = 87.1 7 dd ua intervalles qui me « Le soleil au disque d'or ». Dans les éten dues en a oo el, en premier lieu. « les routes suivies par les astres dans le ciel >. _ A. PER DVODENA REGIT MVNDI SOL AVBEVS ASTR A Il n'est d'ailleurs pas besoin du témoignage d'un biographe pour CERTIS DIMENSVM PARTIBSS CREM majestueuse concision d'un exer Beeaer, Teubner. 1912, p. 4:. 2 Er Me attention ene’ Deux vers de ce morceau méritent uneleur piace, Its femme en raison de leur contenu et surtoul de contre-bas ne presenie rien que de naturel, Aussi n'aurait-on pas à y insister, si ce phénomène d'une portée lilléraire si manifeste ne couvrait ici un secret qui relève de l'astrologie. i. lumina, labentem caclo quae ducitis annu ces morceaux privilégiés, les grandes s. alignent à e ph à protase Travaux el apodose Jour met de jours à pe sie solei exactement autant de vers que lelutionl i p de > pa révo e les « douze astres ». Cett l'époq et une fraction, les anciens le savaient, bien avant Virgile. Protase + apodose = 161 + 204,5 = $65.0 ions se jaa á 2 une des donze constellal fi. Ce n'est pas que chac le ae AI “4 : les étoi ou comple douze re douzmais Lor en douze éléments il fo pri doni e, nomb du ion ficat glori une it par lui-même ion de la ficat glori une est 666 ique myst re nomb le triangle (ef. note 63). comme elequ'il ele s 36. en est parc — Tétracty 4 CU i

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agio Lr au centre de l'œuvre, orbem per duodena * regit LA mundi resonances. sol aureus $ astra, s'ampliifie P do ià ns . Cependant, son expression solennelle n’a pu être dictée par l'intention de tirer de l’ombre les coincidences numériques relevées ci-dessus. Aussi bien, c’est indépendamment de l’indic maintenant reconnu aux vers 231 s. que nous avons remar: Di l'entrelacement heureux des nombres 144 et 36514 et er l'interprétation des deux chiffres ainsi associés. © a Si un tel signe n’est pas clairement prémonitoire, ne prend-il pas en revanche une valeur hautement confirmative? I} rend plus malaisé de traiter en pur caprice du hasard ce qui déjà semblait plutôt secret enveloppé par l'artiste dans le dessin de son œuvre. Hasard trop lucide, celui qui irait inserire en lettres d'or au fronton de l'édifice le sens précis des nombr sur lesquels il aurait aveuglément réglé sa construction : u Non que, d'après nous, l'auteur se soit soucié de tirer du doute le lecteur qui vieridrait à déceler ses combinaisons numériques. Il semble avoir envisagé un résultat plus immédiat ei moins problématique. Voici l'hypothèse qui vient à l'es ri quand on songe au Néo-Pythagorisme dont Virgile murali tà un adeple, a en juger par les indices déjà relevés plus haut et par d autres particularilés secrètes des Georgigues Certain wi be ous ‘Cor en cette maliere n'ont pus Loute leur re si personne. Qui aurait-il admis à pareille debian r lui-méme n'en a découverl E à = cercle de lettrés, comme lui affiliés à la secte ou parta wi son idéal esthétique et philosophique, soumis avec ui à ] impitoyable discipline de J'arcane en vigueur ches les Pyth : ri ? Le secrel pourrait avoir passé de génération en ion s ievales 'Irgile est represenie comme transmission, quelle ne Dour Tes siete ce het un mage ou un sorcier’ ? Quoi qui sol j tiation, de rencontrer, dans le texte même de Vir ile telle allusion impénétrable aux profanes el si parlante à me : ACe mest : pas tout. i l En style s 3 i direct, le poète ast strologue av ses confidents que c'est au soleil de leur donner designee. + v. 463 SOL TIBI SIGNA DABIT. i | Me si l'on ignore la présence du nombre 86514, ces mots NO 9 e . reliement amenés par le contexte, passeront pour un simple hymne 7. Cf. ne J. W. Spanco, Coe te Virgi (A the necromancer. Studies studi in Yirgilian 153 un peu plus appuyé que les avis d'ordre météorologique, auraété impressionné de précédents ; tout au plus poetet-on ne l'attention sur le ramè l'insistance avec laquelle le le chiffre secre t des Géorgiques, ant soleils. Mais l’initié connaiss dabit semble rappe ler en termes que le laconique Sol tibi signa à double tiche plaisir cet hémis si adaptés, ne trouvera pas sans vers 463 Le vers. 2 3651 série des sens tout juste à la fin de la moit l'autre pour et dose l’apo à ié appartient en effet pour une au ainsi nd espo corr tiche hémis ier à l'épisode final. Son prem s plein s es que les 365 jour complément de quelques heur d'un digne sion : préci appellent pour égaler l'année solaire el pour porter pareille il endro cet À eux. ienci consc e astronom it-il trouver formule pouva se allusion au calendrier solaire, tibi signa dabil ° Sol plus heureuse que les mots Virgile a donc entrelacé les deux nombres 144 et 36512 pour en faire le moule astronomique de sa pièce. pour les Premieres Cette conclusion amène à supposer que,ment établi d'avance reuse rigou assez me Géorgiques, un schè voilà rejointes, par commanda la composition de delail. Eltradi tion : au sujet de une voie inatiendue, les données de la que Virgil e commença pas l l'Énéide. Donat ne rapporte-t-i l'épopée y était fixée et par une ébauche? La matière de douze livres®. Ce qui vaut répartie, formatam digestamque. en ment dans le cas des de l'Énéide, on pouvait l'attendre égale Géorgiques (cf. R. PICHON, Virgile, p. 104). e dont les lignes Les elements de caractére numériqu signification, on en la précédentes ont souligné la réalité et où notre premier doute du devine l'intérêt pour la solution ant l'application touch r, lecteu le r paragraphe pouvait laisse e les choses au mettr A 147). p. (cf. e poèm de la section d'or au l'inslinet esthélique mieux, quand on n’imaginait pas encoreabsol (les chiffres assujetti aux exigences de grandeurs guère ues compte rendre à it 144 et 36542), cet instinct ne suffisa Îles dans vée obser e divin rtion de l'exactitude de la propo Virgile voit on . ailleurs par si, Premières Géorgiques. Mais calculer le nombre de vers que totalisent les diverses parties jeu de ses inspirations E de son poème et limiter d'autant lere,libre l délibéré: pour la Pour les dimensions de l'œuv e calcu déterminé. réussite ainsi cadr proportion á réaliser dans le déjà : 8. Plus haut, v. 438 s., le poète disail t in andas, SoL quoque, et exoriens el cum se conde sıcna dabil; sOLEM certissima sIGNA sequontur. 9. Vitae Vergilianae, ed. J. BRUMMER, Teubner, 1912, p.

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inconsciente ? Attendons néanmoins d'une considération nonvelle la réponse décisive à cette question. . . 9 è 4 DI . ; Ss a en cing parties — exorde, protase, foyer, apodose. cf. > strologiques 44 149) = révélatrice el permet 365%», des deux également de nombres compléter notre élude de la mise en proportion. On a déjà vu la seclion d'or partager le corps du chant deux segments harmonieusement inégaux: segment rit att Travaux (prolase) et segment majeur Jours (foyer et es is L Cependani notre premier paragraphe a délibérément exclu de ses calculs les deux pieces de l'encadrement (exorde el épilogue). C'esl que pour lors le foyer astronomique à mettre en rapport avec ces deux motifs saillants. n'avail pas pine ete distingué de l’apodose (4 laquelle le raccroche la pra nuulé du sujet Jours). A présent il importe d'introduire exorde el épilogue dans le concert mathématique du poem a d apprécier quels éléments d'harmonie ils y ajoutent °° Entre le foyer, d'une part. et. d'autre part. les deux morceaux extrémes, ses rivaux en éclat, ne souhaiterait-on pas un éq ailibr de dimensions ? Il convient que l'encadrement, avec ses de x parties disjointes. Femporte en longueur sur le molif cent al. Mais pour ordonner entre elles des grandeurs inégales rors de tel que la section d'or. Divisons pur ¢ le nombre 144. ee des vers des motifs saillants. 144 : 1.618 — 88.89 ul 2 nombres entiers 89. Donnons 89 vers au segment maje e sl à-dire à l'encadrement. Resteront pour Je foyer astron aile omique 55 vers (744 — 89) et le dosage idéal sera exactement la distribution chojsie par Virgile n oblenu. C'est Enesdrement : exorde + épilogue = 37.3 +51.5 = 80 Foyer astronomique = 55 Dans un tel dispositif, quelle place laisser au hasard ? SI la hombre 144 n’eüt pas élé imposé comme total des trois en s sajilants, Ja section d'or aurait eu peut-être quelques Sr un de résulter du hasard. Par exemple, elle se ‚erifiee ie Rev avecc exactitude exacti dans3 des agencements comme i les encadrement = 90 ; foyer = 56; tolal = 146 encadrement = 91 ; foyer = 56 ; total — 147 encadrement = 88 ; foyer = 54; total = 142 et l’on pourrait continuer la série. nts un total de graphe précédent assignent à ces motifs sailla 144 vers, ni plus ni moins. En ce cas, une seule combinaison produit la section d'or : Nombre et proportion se 4 » LES PREMIÈRES GEORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN 155 Mais les préoccupations astrologiques évoquées au para- | encadrement = 89 : foyer = 54 sions La rencontre de normes réglant à la fois les dimen il rétréc ls mutue rts rappo leurs. et considérées absolument jusqu'à l'annuler l'espace où jouerait le hasard. soumis Le corps des Premières Géorgiques, de son côté, eestveut que % un concours lout semblable d'exigences. Virgil astronoproluse el apodose totalisent 36512 vers et le foyer 3651: +55= migue 55: le corps du chant comptera done d'avoir décelé 420.5 vers. Au début de noire expose, avant il admettre pour le moule astronomique du poème. on pouvaélasti cité. Rien ne les limiles de cet ensemble une cerlaine ou de de vers ues semblait exclure qu'il comprit quelq possibilités plus de ses diver de t autan moins : pour la section d'or. corps ce les. spécia s raison des pour ue. se présenter. Mais puisq y aurail devait embrasser exactement 420.3 vers. la section d'or 161 ait compt été manquée hormis le seul cas où la protase dose 259.5 — 55vers = et le segment majeur 259.5 vers (donc l'apo 204,5:. bilités ne laisse Dans de telles conditions, le calcul des proba d'une section d'or e plus la moindre vraisemblance à hypothès d'une pure coinci. iques Géorg naissant, dans les Premières dence. la dédicace En résumé : dans ce poème, Virgile met en relief dépeignant ogue l'épil el aux dieux, le foyer astronomique douze leurs avec nts, sailla s motif l'étal du monde romain. Ces ». ciel du astres douze ¢ aux rés consac douzaines de vers, sont d'or n sectio la dans ent trouv foyer et t remen De plus, encad la formule qui harmonise leurs étendues inégales. eur dispose une première Entre ces pièces privilégiées, l'autautre qui traite des Jours. une aux. partie qui chante les Trav totalisent autant de Ces deux développements en contre-bas vers que l’année a de jours, de sorte que le soleil régit le chant re comme il domine le monde. Enfin la proportion divine mesu le rapport des Travaux aux Jours. arrive par six opérations A cette distribution Je poete dess t Ja forme idéale du mathématiques fort simples, quiprolaseinen 161 vers, foyer de 55, chant : encadrement de 89 vers,

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apodose de 204,5 vers10, Les vers 1-4,5 LES PREMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN i Géorgiques, n’entrent pas en ligne de compte. Ajo uter des retrancher un , 4,9, sommaire géné seul vers à n’import e le Il. — DETAIL DE L’ cala pirati el ji Géorgiques manife ste l'appliune ( loi esthétique, Perra .eee I À ‘ant ARCHITECTURE celle qu’ es Principe les œuvres temps, dit ce théoricien de e * les plus LIX au d’analogie». XIX sic e «Nous siéc] avons réussies | chiteclure l’ar Thl: die Ba Im orme fondamentale se répèt parties forment,‘ par leur figures semblables. L’h + 4 compososil itiion et leur pu di ll pale de ne désigner Caractéristique d'un qui terme se résulie l'œuvre (Die Proportion in der A rchi tekt Pour que dans clair possédant dans les segment majeur mineur des 50 hasarcler un néo Virgile ete, quelle Mi cal ogue) A fatima. son mes n’évoquent one dans ter à rm ux-m lc au de les de á o È . premier volume 1937-1945. En doute aussi à la connniss les OD d'hésitation regards avec signature d’une (introductio n). 161, quan autant volonté 55, 204.5 passage qui paraît le n Aedificatoria, : ce e Certissimum empruntons Rythme Corps ì de est cette Matilu humain, a naturam ainsi Ghyxa, Paris, C. été in citation mise en v vol., Le sait, par le P. Victor Pena, pri de lisant aissance aux comme Nous sur i je ecoricimementa qu'on ue Re d'analogie VEssai point particulier, persimilem, » on 5 o 37,5 la nos Mystique de chapitres symboliq ue qui se décompose selon la proportion d'or en segment mineur et segment majeur. Le partage s'effectue toujours selon une formule identique et rigoureuse. Celle-ci attribue à chaque segment un nombre entier de vers. Il faudra donc que, le total des vers de la chrysode étant divisé par 7, on arrondisse le quotient au nombre entier le plus proche (ainsi 27,19 s'arrondit en 27 et 88,89 en 89). Tel sera, sans flottement possible, le compte des vers du segmeni majeur. Le tableau de la p. 184 permettra de vérifier l’application de cetle règle aux différentes chrysodes. L'ensemble que représente une chrysode s'organise autour d'un foycr, motif dominant et même, Je plus souvent, noyau centralisateur, où se resume la protase el où s'annonce l’apodose. Prélevé sur l’un des deux segments, ce foyer tient par une de ses exirémités au point de partage assigné par la section d'or. Dans les chrysodes, normalement le segment mineur précède l’autre: mais des raisons de symétrie feront intervertir cette disposition dans certaines chrysodes, que nous appellerons inverses. Quant au foyer, il appartiendra tantôt au segment majeur, tantôt au segment mineur; dans ce dernier cas, le centre de gravité se rapprochant sensiblement d'un des bords de l'ensemble, la chrysode méritera d'être dite excentrique. La protase coincide avec le segment (mineur ou majeur) place en tête, Yapodose avec le segment (majeur ou mineur) venant en second lieu, défalcation faite des vers occupés par le foyer dans l’un ou l'autre segment. Protase el apodose constitueront comme les deux ailes de la chrysode. d erobait se sûreté ALBENTI, De rule, Ppus, littéraire et ttacile dde dissimuler. la Marqued nombres rien principe no Ad ine po&me Pareille formule appliquie au gen unité 259,5 — 455 = 204.5 par app réelle 420,5 : 9 = 259.5 y on la lient en main, er LE pride une 420,5 — 259,5 = 161 apodose revendiq modéle 365,5 + 55 = 420,5 segment ein le subdivisions 154 — 89 = 55 Comme pour une clef u subdivisi 134: 7 = 89 foyer corps so rénétit; men ainsi tout groupe de vers (par exemple, le notre livre 10. encadrement È la maniable on nous excusera de A ), Re e ivisions > el : logisme : chrysode, yovoÿ «os. con de ses ur)n. retrouvera Premières Géorai u i giques, de siti ie Harmonle 157 dont la IV la Terre, et V, 6 on i Mystique songern de la Pu sane Terre Quelques chrysodes, à commencer par le corps même des Premières Georgiques, s'enchássent dans un encadrement. Comment dénommer l'ensemble ainsi composé (la chrysode avec les deux pièces qui l'entourent) ? Faule de mieux. nous risquons le terme de chrysoide. Si l'on considère des parties assez étendues du poéme. lelles la protase Travaux et l’apodose Jours, on leur découvre une structure organique. Leurs éléments s'emboîteni par assemblages étagés, une chrysode plus grande en incluant deux plus petites, lesquelles, à leur tour, peuvent en renfermer d'autres. Pour suivre plus aisément l'inventaire de ces détails et se rendre comple visuellement de l’harmonie des lignes architecturales de notre chant, le Jecteur voudra bien se référer

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constamment à notre dépliant!?. Celui-ci reproduit le texte qu'a établi H. Goelzer pour son édition des Belles Lettres. Pour permeitre un repérage plus facile et des notations plus brèves, une lettre marginale marque le début de Pourquoi cette apostrophe ne s'intègre point dans la chrysode des Dieux, qui va nous occuper immédiatement, on sen rendra compte à la fin de ce chapitre. chaque La chrysode des Dieux BCE paragraphe nouveau’. Tout fragment composé d'un nombre entier de ces paragraphes pourra donc se désigner adéquatement par deux lettres : la lettre imprimée en regard du premier vers de ce fragment et celle qui répond au premier vers du paragraphe suivant. Exemple : le morceau v. 43-192 se notera plus brievement par le sigle ER, ce sigle désignant l’ensemble de vers qui s’étend de la lettre E (v. 43) inclusivement à ia lettre R (y. 193) exclusivement. Afin d'indiquer que ce passage est une chrysode, on intercalera entre E et R la lettre L, qui marque Je point de sectionnement déterminé par la proportion d’or. La simple mention de la chrysode ELR avertira done que ses deux segments proportionnés sont EL et LR. Un coup d'œil sur le dépliant montrera lequel de ces deux segments est mineur par rapport à l’autre. D’une façon générale et dans la mesure du possible. l'exposé ci-dessous suivra l'ordre des différentes parties du chant. Certaines questions concernant des particularités numériques et qui surgiront en cours de route, trouveront leur réponse au terme du présent chapitre, dans les corollaires mathémaliques. L’invocation aux astres L'exorde proprement dit des Premières Géorgiques s'ouvre par Ja splendide apostrophe formant exergue : v. 5 Vos, o clarissima mundi lumina, labentem caclo- quae ducitis annum. 12. Crest pour rendre notre exposé possible que nous avons reproduit le texte des Premières Georgiques en une seule colonne avec caractères différents pour les diverses parties. Ainsi les proportions, Jes reliefs et les symelrics sont isimédiatement perceptibles à fa vue. Mais dans le teste original. c'est plus que probable, la division en paragraphes n'aura pas élé marquée. De plus, les volumina de papyrus ne se déroulaient pas de haut en bas mais de gauche à droite: on y disposait Jes vers en colonnes parallèles. De In sorte les rapports qui enchainent les mesures de durée dons le poéme ne trouvaient point leur transcription spatiale. C'est que les proportions, les reliefs et les symétries de ce temple sonore ne Sadressent point à l'œil mais à louie ; ce n'est pas sur le papier mais dans l'imagination de l'auditeur qu'il leur faut s'harmoniser. Un morceau de musique ne se lit pas, il se joue, 13. Ayant besoin d’une cinquantaine de signes différents, nous avons utilisé, après les majuscules de notre alphabet, les minuscules. Aucun rapport particulier n’est à chercher entre Jes vers respectivem ent désignés par telle majuscule et la minuscule correspondante. 159 Voici. caractérisé par la régularilé de sa structure, le foyer CD, où se résume l'objet de la chrysode initiale des Géorgiques : y. 21 Dique deaeque omnes, studium quibus arua tueri, quique nouas alitis non nile semine fruges quique satis largum caclo demitlitis imbrem. Tuque adeo, quem mox quac sint habitura deorum concilia incertum est, urbisne inuisere, Caesar, terrarumque uelis curam, et te maximus orbis auctorem frugum tempestatumque potentem accipiat, cingens materna tempora Inyrto. Appel collectif à toutes les divinités agricoles. les trois premiers vers reprennent ja protase BC. où ces divinités ont | défilé une à une. C'est la protection de César qu'implorera l'apodose DE, un saluant en sa personne l'être destiné à devenir sans doute le. inferna é divinit une pas non dieu de la mer ou des cieux, et Les trois derniers vers exprimeni donc l'espoir de trouver en Auguste une puissance tulélaire de la terre ef des champste. Dans un poème géorgique. nulle attribution qui consien : Auguste figurera sous ce titre davantage á une apothéose au foyer de la chrysode des Dieux. Nos deux tercets se donnent ja réplique : comme les autres divinités agricoles, Cesar fera-l-il croire les fruits od ne (à quique nouas alilis non ullo semine fruges, v. es <p auclorem frugum. v. 27) ? Comme elles. commandera-t-i aux éléments (fempestatunique poleniem, Y. 2. reprend guique salis iargum caelo demittitis imbrem, v. 23) ° « César ira siéger dans les conseils des dieux, en quelle qualité, on ne sail. » Unissant César à tous les autres pt° milieu même du foyer relie le sujet de la protase a celui qu'es l'apodose. C'est ici, au cœur de la chrysode des Die: ux, Tuque. tracé, bien en évidence, le nom du jeune héros Caesar, v. 24 s. 36 | a gia vu La chrysode des Dieur, morceau d ouverlure, pylhagoclys vers. Trente-siz, c'est la célèbre Grande Télra

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LES PREMIERES GEORGIQUES, POEME PYTHAGORICIEN ricienne!!. Pythagore fut le premier, assure-t-on, à observer les lois mathématiques auxquelles obéissent les intervalles des tons musicaux. Dans la lyre tétracorde, si on mesure par 6 unités la longueur de la corde Ÿaär7, qui donne la note fondamentale, la corde «é07, donnant la quarte, comple 8 unités, tation : « flambeaux de Ja Tétractys », car, comme racine de la la »%7», corde de quinte, 9 unités, et Ja zapauéor, correspondant à l’octave inférieure, 12 unités. Le maitre résuma cette précieuse découverte dans Je nombre 36, appelé Tétractys parce qu'il embrasse les quatre nombres dont les rapports représentent les accords musicaux essentielsió, «La découverte de la Tétractys produisit sur tous Jes esprits, particulièrement sur les Pyihagoriciens, un effet extraordinaire que nous ne pouvons plus guère apprécier aujourd’huj16, » Cief des harmonies musicales, la Tétractys était considérée comme la source de l’harmonie universellel? et de la mystérieuse musique des sphères célestes!8, Or n'est-ce pas aux étoiles que Virgile semble assimiler les dieux invoqués tout au long de 36 vers ? L’apostrophe aux astres, qui précède la chrysode des Dieux, paraît bien, de fait. s'adresser à eux tous: v. 5 © retiendra particulièrement l'attention. Elle admet l’interpréla Tétractys. Pythagoricienne de 15. 36 accords on se réfère M. Armand DELATTE, aux Etudes sur la littérature 1915, pp. 249-268. = 6 + 8 + 9 + 12 + 1; aux quatre nombres représentant les musicaux. il faut ajouter ton (c'est l'intervalle ¿xóydoos nous dit Nicomaque de Gerasa : l'unité, c’est-à-dire l'intervalle d’un entre la quinte et la quarte : 9—8 = 1) , Kavssidev 3 xgutn reroaxris 1» rv aupgaridy ayy» Frovoa avag~avoueyny tor 5 (ori) 7 08, Úxdrys ve xaj néons xai viene rai aapauéonc Eyovoa Adyoy xai tov ixdydooy nagthauBavovoa (excerpt. ex Nicom., 7. Mus Script., Jan., p. 279) 16. DELATTE, op. cit. p. 259. OÙ, pà toy dustéog yvyà napadorıa rerpaxivy rayar Gardov púosos giloud 1 Exovoay (DELATTE, op. cit. p. 250). € Non, je le jure par celui (Pythagore) qui a transmis à notre ame la Tétractys, dans laquelle se trouvent la source et la racine de la Nature éternelle. » «Nous pouvons l’illustrer (ce texte extrait des La chrysode des Champs ELR Sur presque toule son élendue, le segment Travaux coïncide avec une grande chrysode ELR. celle des Champs. Elie débute par l'évocation de la charrue, dont le soc resplendit pour la premiere fois au contact de la terre (EF) ; elle se clôt par une description de la grange. terme des labeurs champétres (QR). Protase EA et apodose LR 1iolalisent 14% vers. C'esl également par l'addition de la prolase ES et de Vapodose Xu du produite par leur mouvement de révolution. Platon explique allégoriquement cette harmonie en supposant qu'une Sirène, placée sur chacune des sphères, fait entendre sa voix et que l'ensemble de ces voix. qui s'accordent entre elles, produit l'harmonie du monde. Il nous est permis de rapprocher cetle doctrine de la formule mystérieuse des Axarsuata d'abord à cause de l'identité du sujet. ensuite parce que le mythe de la République est d'inspiration pythagoricienne. particulièrement pour ce qui concerne la description de l'Univers... L'harmonic dont il est question dans la formule des ‘Axovozaza est done l'harmonie des sphères wu de l'origine pythagoricienne n'est pas duuteuse» (DELATTE. op. cit., p. 260). 19. «C'est pour cette raison (voir note 18 que la Tétractys est quelquefois appelée #d0u07 (Plutarque, de Iside. 75: : elle représente en » (id. ibid.). effet l'essence de Univers 20. Les longueurs respectives des quatres cordes de lo lyre s'expriment, on Fa vu, par les nombres 12 (do,), 9 (fa). 8 (sol). 6 (do). Le fa a done les 3/4 (= 9/12) de la longueur du do,, le sol les 2/3 (= 8/12: ct le do, la moitié (= 6/12); ainsi l'intervalle d’unc quarte (do-fa) s'exprime par le rapport 3/4, celui d'une quinte (du-sol) par 2/3, el colui d'une octave 18. ri ¿ars 16 dr Askpois uarretoy; sergaxtüg' Önep doriv 4 dpuovia, dy J al Fupijves. riciens, cités par Jamblique, mais aussi le produit de 36 par 4. l'Univers, doctrine dont | 17. Le serment par la Tétractys est fameux : Tout comme au nombre 36, le vocable de Tétractys s’applique, en vertu de considérations du même ordre, a 4 et à 7020. Trois fois encore, dans les mesures des Premières Géorgiques, nous rencontrerons le total 144, que nous avons remarqué déja dans la somme des motifs saillants. Les raisons de cette prédilection de Virgile ? 744 n'est pas seulement le carré de 72, Ici. Je foyer KL, en six vers. montre le cultivateur au travail sous l'œil bienveillant de Cérès. Dans la série musicale 6. 8, 9. 12 constituant la Grande Tétractys. 6 donne la nole fondamentale. Vos, o clarissima mundi lumina, labentem caelo quae ducitis annum : Liber et alma Ceres... L'expression mundi lumina, mise en relief par l'enjambement. 14. Pour nature éternelle, Ja Tétractys revendiquait le nom de Cosmos (Mundus)®. "Axovouara pythago- Vit. Pyth. 82, dont la source est Aristote) par la comparaison avec une doctrine empruntée au mythe d’Er de Platon, Rep., X, 617 b. Il est question dans ce passage de l'harmonie des sphéres, (do, -do,! par 1/2. En langage pythagoricien : les nombres 1, 2, 3, 4 produisent par leurs relations mutuelles (1/2, 2/3, 3/4) les accords essentiels. En vertu de quoi le nom de Tétractys convient à ja tétrade et aussi à la décade, somme de 1, 2, 3, 4.

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chant entier que s’obtenait un nombre mystique, 365%. Dans tous les grands groupements, les nombres privilégiés résultent = ae qui ne comprennent pas le foyer avec les deux ailes. Chacune des ailes de la chrysode des Champs abrite à son tour une chrysode excentrique, laquelle recèle une souschrysode. D’une part, c’est la chrysode de la Terre FHK dominée par le foyer GH ; dans son segment majeur HK, on discerne trois parties, qui sont respectivement la protase, le foyer et l’apodose de la sous-chrysode des Engrais HJK (foyer LES PRÉMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN 163 divise en deux Quant à la partie centrale de ce foyer, elle se signal e par la Se ge passa ce ; s égale nt bleme phrases sensi leitmotiv Beau s. puissance du style et la brutalité des image contre me l'hom de t d’une chrysode de Ja Terre, que ce comba s pierre des née race dure jour, le sol d'où lui-même a surgi un de Deucalion?! : IJ. FOYER DE LA SOUS-CHRYSODE DES ExGrais HJK v. 77 Sed tamen alternis facilis labor; arida fantum ID. D'autre part, autour du foyer OP, s'organise la chrysode des Gloires Champétres LOQ. Ici le segment initial LO est le ne saturare fimo pingui pudeat sola, neve effetos cinerem immundum iactare per gros. plus long. de sorte que la chrysode des Gloires Champétres Sie quogne mutatis requiescunt felibus arna. nec nulla interea est inaratae gratia lerrac. inverse, repond 4 celle de la Terre suivant le dispositif du e Pour achever la symétrie, LO. comme HA. apparaît ras cette dover MA vsode, celle du Travail Sacré3 LMO. constitué enLaune sous-chrysode, TS De chaque côté du foyer principal KL de la chrysode des Champs, se distinguent done un fover secondaire (GH. OP) et un foyer subordonné à ce dernier (JJ, MN). Pour vérifier leur qualité de foyers, tous ces morceaux doivent synthétiser en quelque manière la chrysode qu'ils dominent. On va les parcourir à ce point de vue ; en même temps, on remarquera la symétrie qui règle minutieusement leur disposition interne. Continuo has leges aeternaque foedera | labor, v. 79. car elle désigne autani la mots la protase des culiures ; de la sorte, elle résume en cing sément le sujet. préci ient forma ement HI. dont jachère et assol e per agros, iaclar ndum immu em ciner s L'expression effeto v. 81, souligne la vertu fertilisanie que, d'après cerlains MN. FOYER DE LA SOUS-CHRYSODE DV TRAVAIL SACRÉ LMO quo tempore primum eucalion _uacuom lapides iactauit in orbem, unde homines nati, durum genus. ||’ Ergo age, terrae pingue solum primis extemplo a tamen alternis facilis ils bien le ton. Très habile, la formule sed jachere que l'alternance engrais??. Or l’apodose JK va décrire l'acti certis imposuit natura locis, x nse Le vers médian ne saturare fimo pingui pudeat sola leconde par sol érer régén faut il : l’idée générale de notre chrysode moins re d’allu e Them dés. procé s engrais. fumures et autre noble : aussi les mots ne pudeat (point de vergogne) donnentente dans les agronomes de Pantiquite, le feu crée ouonaugm du feu sur la terre. GH, FOYER DE LA CHRYSODE DE LA TERRE FHK v. 60 hominumque boumque labores v. 118 Nec tamen, haec cum sint nihil improbus anser versando terram experti, Strymoniaeque grues et amaris intiba fibris mensibus anni forties inuerlant tauri, glaebasque puluerulenta Il s’elablil un coquat maturis parallélisme de officiunt ant umbra nocet. iacentis solibus Vrit enim lint campum seges, urit anenae, urunt Lethaeo perfusa papauera somno. aestas. fonction autant qu'un balancement numérique entre le premier vers et demi et les trois derniers hémistiches : ceux-là reprennent la protase FG consacrée à quelques éléments qui conditionnent la production (climat, situation et nature du terrain) ; ceux-ci, décrivant la jachére, préludent à Papodose HK, qui mentionne les moyens de régénérer Je sol. ent l'hexamètre placé 21. Dans le mot terrae qui termine € mphatiquem comme un résumé de la voir n peut-0 ne foyer. ce de milieu au juste iques e dans l'antiquité d'aprés les Géorg 99, Cf. R. BinLiano, L'agricultur fait-il e Virgil aussi tre Peut-ê « : 77 1928, p. chrysode ? de Virgile, Paris, de Boccard,agriculteurs transpadans, qui faisaient un tel allusion à la coutume des sa forme d'employer le fumier sousNat. cas de la cendre que, plutôtle que Hist., , (PLINE ble préala au r broile habituelle, ils préféraient immundus conviendrait fort bien a ce résidu ctif l'adje alors, Et 49). XVII, de la combustion du fumier

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Pater ipse colendi haud facilem esse uiam uoluit primusque per artem mouit agros, curis acuens mortalia corda, nec torpere graui passus sua regna ueterno. Deux phrases d'égale longueur. Evoquant l'effort que réclame la culture et l'hostilité des adversaires qui la menacent, la première exécute une variation sur le thème de la protase LM. Celle-ci vantait l’industrieuse activité du laboureur dans sa lutte contre la sécheresse ou l'excès des pluies: non content de souhaiter un temps propice, le paysan avisé organise un réseau d'irrigation et utilise par un savant drainage les réserves d'eau stagnante. La seconde phrase Pater ipse colendi... formule en termes concis la pensée que développera l'apodose NO. Clôturant l'âge d’or el suscitant les mille difficultés, les influences malfaisantes qui contrarient l'exercice de notre domaine sur la nature, c'est Jupiter lui-même qui impose le combat. Celui-ci éveillera l’ingéniosité de l’homme et lui offrira l’occasion des victoires du travail. OP, FOYER DE LA CHRYSODE DES GLOIRES CHAMPETRES LOQ v. 147 Prima Ceres ferro mortalis uertere terram instiluit, cum iam glandes atque arbuta sacrac deficerent siluae ei uictum Dodona negaret. Mox et frumentis labor additus. ut mala culmos esset rubigo segnisque horreret in aruis carduos : v. 152 intereunt segetes, subit aspera silua. lappaeque tribolique, interque nitentia culta infelix lolium et steriles dominantur avenae. Quod nisi et assiduis herbam insectabere rastris et sonitu terrebis auis et ruris opaci falce preines umbras uotisque uocaueris imbrem, heu ! magnum alterius frustra spectabis aceruom concussaque famem in siluis solabere quercu. Par une originalité sans précédent, au lieu d’exalter les délices de l'âge d'or et de regreller cette époque d'abondance gratuite, Virgile énumère avec complaisance, tout au long de sa chrysode des Gloires Champétres, les obstacles et les résistances opposées par la nature à l'exploitation du sol. Il rend grâces à la sagesse divine qui, par ce moyen, fit naître le travail, honneur des humains. Aussi le tableau central, v. 152 ss, dessine-t-il pour cette chrysode une vignette caractéristique: «les moissons périssent; à leur place se LES PREMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN 165 de dressent, äpre forêt, bardanes el iribules ; et au milieufolle la et stérile Vivraie r domine voit on es cultur brillantes | avoine. > fonction Dans Jes cing premiers vers est ramassée, Mais en nobles se : de Cérès, déesse de l’agriculture, toute la protase LO l’âge d'or, de fin et origine divine du travail des champs, apparition des difficultés à vaincre. | nt au Quant aux cinq derniers vers, qui recommande du l’aide à s herbe laboureur de faire la guerre aux mauvaises rastris, v. 155, E TABER râteau ei de la serpe. herbam INSEC ose PQ, falce PREMES umbras, v. 157, ils introduiseni l'apod à l'homme nomenclature des armes, arma, v. 166, qui confèrent la « gioire divine des champs >. Le triptyque astronomique SY PREMIER PANNEAU : LA CHRYSOIDE DES CONSTELLATIONS ST re Le passage ST se divise en cing parties. division ani ee entr s partie Trois r. Goelze H. de ion notamment par l'édit Le + formant chrysode s’inserenl entre deux qualrains. ide es chrysc comple également quatre vers. Ainsi. dans cette nt douzi = couvre foyer Constellations. Yencadrement et le mune du foyer el ement! encadr nt, en tout. Or, on s'en souvie entier totalisent douze douzaines de vers. en l'honneur du cycle des douze constellations. de Le fover de cette chrysoide montre le Taureau en . Plus 0% blancheur qui, de ses cornes d’or. ouvre l'annéeale fle cette capit e porté la gnera souli détail de une étude e. Virgil notation dans l'astronomie poétique de PANNEAU CENTRAL: LA CHRYSODE DU Cosmos TVU . 7 Nous étudierons de près cette chrysode dans le chapitre réservé à la cosmologie de Virgile. TROISIÈME PANNEAU WA dans Trop court pour former chrysode, ce passage pe des celle à ses 7 vers une construction symétrique, comparable foyers. 23. Cf. p. 148.

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LES PREMIERES GEORGIQUES, POEME PYTHAGORICIEN Hinc tempestates dubio praediscere caelo possumus, hinc messisque diem tempusque serendi, et quando infidum remis impellere marmor conneniat, quando armatas deducere classis aut tempestiuam siluis euertere pinum. Nec frustra signorum obitus speculamur et ortus temporibusque parem diuersis quattuo r annum. Les deux premiers vers, comme Jes deux dernier s, s'adressent rd paysans et aux hommes en général, tandis que les trois examètres centraux et les armateurs. concernent spécialement les nautoniers AGENCEMENT DES TROIS PANNEAUX ENTRE EUX Le triptyque astronomique SX ne constitue pas lui-même une cl "sode. Dans ce morceau, fover du livre entier, la section d'or nen Jouera pas moins son rôle, mais d'une façon adaptée à la situation unique et à la fonction privilégiée du passage On se rappelle la manière dont s'équilibrent entre eux les trois grands motifs saillants des Premières Géorg iques: le motif ceniral SX est à l'encadrement (exorde AE et épisode final uz) ce que le segment mineur d'une chrysode serait à son segment majeur (cf. p. 154). La mème relation existe entre le panneau principal TW du foyer astronomique et la somme des deux panneaux ST et WX, qui le flanquent : la partie majeure (somme des deux panneaux latéraux) encadr e la partie mineure (panneau principal), au lieu de la suivre ou de la précéder comme dans les chrysodes. L'équation suivante marque la similitude de propor tion qui us d une pari, les trois panneaux du foyer astronomique et, autre part, les trois motifs saillants des Premiéres Géorgiques: Panneau principal _ panneaux latéraux foyer astronomique encadrement du 1 poëme Se La chrysode du Temps Yor L'apodose Jours Xu se hiérarchise selon le méme principe que na proimse Travaux ES, mais avec quelq ues enrichissements de a formule, qu'on relèvera en leur temps. La chrysode du Temps Ygr occupe la plus grande partie de E ee Jours. Charrue et grange, respe ctivement symboles u ut des travaux agricoles et de leur terme, figuraient aux 167 deux extrémités (EF et QR) de la chrysode des Champs. Une double évocation, non moins adaptée, embrasse Ja chrysode du Temps : YZ et qr traitent l’un el l’autre de la lune et des dates de Junaison, dont il importe de tenir compte, soit en raison des influences qu’exerce celte planète, soit pour les pronostics à former d’après son aspect. Le lien créé par cette communauté de sujet entre les deux paragraphes apparaît d'autant plus étroit que, sauf une allusion au v. 353, la lune ne se rencontre à aucun autre endroit du poéme. Tandis que dans la chrysode des Champs, éloge du travail acharné, Je foyer KL présentait Cérés benissant ce labeur, le foyer gj de la chrysode du Temps, à la façon d'une réplique joyeuse, décrit les sacrifices offerts à la même divinité par la jeunesse paysanne en liesse. Les 18 vers de ce foyer équivalent à la moitié de la Grande Tétractys. Iis forment une petite chrysode ghj, particularité absente du foyer de la chrysode des Champs. La minuscule apodose ij prélude à la longue apodose du Temps, jr : sa fonction et son libellé sont pareils à ceux du panneau WX, dernier volet du tripiyque astronomique et préambule de l’apodose Jours Xu. Dans la chrvsode du Temps, comme dans celle des Champs, les deux ailes totalisent 144 vers. Protase Yy et apodose jr englobent chacune une chrysode excentrique: ici celle de la Vie Paysanne Zbg (foyer ab). là celle des Oiseaux jog (foyer op). Les segments majeurs bg el jo de ces deux dernières chrysodes, l’un et l’autre contigus à gj. foyer de la chrysode du Temps, peuvent à leur tour se décomposer en parties que mesure la section d'or. Seulement cette subdivision ne sera point tripartite et l'on n’aura pas affaire ici à de simples chrysodes comme en HJK et en LMO, sous-chrysodes de FHK et de LOQ. bg et jo s’artieulent chacun en cing pièces, donnant ainsi respectivement la chrysoïde des Tempétes bc-cef-fg et celle de l'Arc-en-ciel jk-kin-no. Renchérissant sur les exigences de la simple chrysode. mais, en revanche, plus favorable à la variété dans la composition, Je cadre de la chrysoide sert mieux la matière poétique particulièrement riche de chacun des deux segments symétriques bg et jo. Plus loin, après l'examen du foyer secondaire ab et avant celui de son pendant op, nous devrons revenir sur le détail remarquablement travaillé de ces chrysoides. ab, FOYER DE LA CHRYSODE DE LA VIE PAYSANNE Zbg At rubicunda Ceres medio succiditur aestu et medio tostas aestu terit area fruges.

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de, FOYER DE CETTE CHRYSOÍDE Nudus ara, sere nudus: hiems ignaua colono. Frigoribus parto agricolae plerumque fruontur mutuaque inter se laeti conuiuia curant. Inuitat genialis hiems curasque resoluit, v. 316 ceu pressae cum iam portum tetigere carinne puppibus et laeti nautae imposuere coronas. le tabl eau central (v. 299-304 eee ses scenes & la mauvaise saison hiems, laquelle or e sujet de l’apodose bg; mais il y règne l'atmosphère srisai joi quii caractérisait d'agrém si gle ent et de joie la protase Za, consacrée Aux deux premiers vers du foyer, qui fixent la moisson au plein été, répondent comme en écho les deux derniers hexametres, qui placent à l'avant-plan des occupations hivernales la cueillette des glands. des baies, des olives et des myries : deux mentions de récoltes, svmétriquemenl disposées. | LA CHRYSOIDE DES TEMPÉTES bc-cef-fq Les cing éléments de cette chrysoid À e se rangent en ordre de longueur croissante (sauf que le 3¢ et le 4: comptent le même nombre de vers) : 4 vers, 5, 6, 6, 10; c’est aussi une montée, un à crescendo d’impressions, , qu'évroquent les tableaux s succes sivement traces : a ca 7 ¢ chasseurs dans la neige » : pour l’homme, nulle menace ela part d’une nature endormie sous son épais manteau blanc : période de calmes loisirs. | cd : les changements de temps, . à l'aut omne el au printemps, i tienneni le cultivateur en alerte : quae uigilanda uiris, y. 313 de : plus que l'inquiétude : la péni la pénible surprise des moii ; i neurs, sous l'ouragan subit qui dévaste la récolte, _ - ef : rere 5 > r N 3 a déluge, ruine plus complète des espoirs du fg : dechainemeni fo: catastrophi phique des fureurs de Jupiter i lui-méme ; chez les bétes et les gens, l'épouvante, que sont id forêts et rivages. Mais, au terme de cette description es plus violents méléores et au moment d’inculquer la leçon mensts1 et sid: era serua, v. 335. : de ces lerreur s, brusque retour au calme : Hoc aruis Sacpe ego. cum flauis messorem inducearetculmo, agricola et fragili iam stringeret horde omnia uentorum concurrere proclia uidi, quae grauidam late segetem ab radicibus imis sublimem expulsam eruerent. ita turbine nigro ferret hiems eulmumque levem stipulasque uolantis. Sed tamen et quernas glandes tum siringere tempus et lauri bacas oleamque cruentaque myrta. Une réussite ide l'artiste i :y 169 metu ens caeli: e de P’Arc-en-ciel décrit Si, comme on le verra, la chrysoidaux à l'approche du vent principalement les réactions des anim que Virgile monire mme l'ho et de la pluie, dans celle-ci, c'est tout au plais ir de la chasse an en face des météores, le pays neige. inquiel aux gements quand le sol disparait sous la rasque. ruiné parchan averses des de saisons, surpris par la bour oisse sous le vacarıne du lorrentielles. le cœur serré d'ang le avec ide coinc étes Temp tonnerre. C'est que la chrysoide des de nom le e méril qui segment majeur de l'ensemble Zbg chrysode de la Vie Paysanne. oïde, reprécente une des Le tableau de, foyer de notreviechrys ps : le moment oú des scenes les plus typiques deUnla crescendo,cham lable á celui qui l'on fauche les moissons. re de la chrvssemb anime ce motif se dessine d'un bout à l'aut trois premiersoide, lle celui vers central. Le mouvement deses de la chrysoïde. Icirappe me la, com des deux premiéres parti les dans ent entr eurs sonn mois Jes : d’abord une vision de paix les orges à la tige frèle : puis un guérets dorés et coupent déjàs, les vents accourent à l'assaut. frisson de crainle : menaçani t le second tercet prélude au L'élan impétueux qui saisi violeni des dernières parties de déchainement toujours plusse fixent d'abord, nos regards sont la chrysoïde, Du sol où ils courbe vertigineuse : un souffle une entrainés au loin suivantrécol la te. ab radicibus imis, v. 319, un irrésistible déracine la dans e port l'em , v. 320, ei chasse en l'air, sublimem erueorent l. x. 320 s. ferro nigr ine turb , illon noir tourb s, symétrique des homéoléleeute On remarquera l'agencement : form la de té qui rehausse encore, dans ce foyer, la beau nidi, aruis, culmo. imis, nigro. uolanlis. La CHRYSOÎDE DE L’ARC-EN-CIEL jk-kin-no uement à la structure de lale Sa disposition répond syméstriq -ci venait en premier lieu celle chrysoide des Tempetes. Dan

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petit côté de l'encadrement (bc), puis la chrysode cef, segment majeur en tête (ce), enfin le grand côté de l’encadrement (fg). Ici on distingue d’abord Je grand côté de l’encadrement (jk), puis la chrysode kin, segment majeur en queue (In), enfin le petit côté de l’encadrement (no). Les rapports numériques entre chrysode incluse, grand côté de l’encadrement et pelit côté de celui-ci sont les mêmes dans les deux chrysoides. De part et d'autre la chrysode incluse est au grand côté de l’encadrement comme la partie majeure à la partie mineure dans un tout divisé selon la section d’or2#, Quant au rapport entre grand et petit côtés de l'encadrement dans chacune des deux chrysoïdes, voici comment on peut le formuler: prenez le grand côté, partagez-le selon la section d'or; le segment mineur résullant de ce fractionnement est égal au petit côté. Donc, dans chacune des deux chrysoides, trois applications de la section d'or: celle qui régit toute chrysode simple et les deux qu'on vient de relever. C'est dire que, si le schème gagne en complexité, il ne perd rien en rigueur. Sur ces symétries dans l'ordre du nombre s’en greffe une autre de caractère qualitatif, La chrysoide des Tempétes se déroulait en un crescendo d’impressions. A une montée, la symétrie opposera naturellement une descente. Aussi Ja chrysoide de J'Arc-en-cicl dessinera-t-elle à deux reprises la courbe d'un decrescendo. D'abord en jk. Les premières images de la bourrasque ici décrile évoquent les vagues qui gonflent la mer. le fracas que répercute Pécho des montagnes; puis Je poète ramène nos regards sur des sujets plus limités (bateaux, oiseaux de mer) et des phénomènes moins terribles (étoiles filantes) pour les arréler finalement sur un gracieux spectacle : fétus de paille 24. 17 et 10 sont dans la chrysoide des Tempetes les nombres respectifs de vers de la chrysode incluse (cf) et du grand côté de l'encadrement (fg). Aux parties homologues (kn et jk) de la chrysoide de l’Arc-en-ciel, sont assignés 23 ci 14 vers. Or c’est précisément en 17 el 10 el en 23 ct 14 que la seclion d'or partageruit des ensembles respectifs de 27 et 37 vers. Car 27:9 = 16,68, soit 17 ; et 37 :9 = 22,86, soit 23. 25. Dans la chrysoide des Tempétes, le grand cóté de l’encadrement comporti» 10 vers. Partageons 10 selon la section d'or; 10:9 = 6,18; soit 6 pour la fraction majeure et 4 (10 — 6) pour la mineure. Or, le petit côté de l’encadrement se borne à quatre vers. Méme opération pour Vencadrement de la chrysoide de l’Arc-en-ciel. Grand côté: 14 vers; 14: ¢ = 8,65, soit 9; 14—9 = 5. Dimension du petit côté de Pencadrement : cing vers. LES PREMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN 171 ra La tournoient, plumes quid'unse cu et feuilles mortes. qui e fort surface de l’eau N’est-ce pas le passage pianissimo ? ab ponti ? inuo uentii s surgentibus aul freutta de - 356 Cont jk) (déb e... scer tume ata = incipiunt agit am et frondis uolitare caducas saepe leucm pale ; n pki. miti erge nantis in aqua colludere plumas (fin de par escendo. Après l’emoi ai wete Puis, en ko, nouveau decrinon pe n g on (x. ha le tonnerre et une brusqueguam dati > rudentibus im om imp Num te, une note rassuran ; q ques quel ire à décr v. 373 s. que le poéte se mei en t e, sant apai on visi Ensuite, des animaux à la pluie (kN. (Im). Dans l'apodose mn,a er l -cie c-en l'ar de ral cent f moti hi ielani nous passons crainte a disparu: du bruit inqu escendo se HANDEL JT Pa le decr rumeurs plus sereines ; Apr ès les joyeux ébuls des a im È calme le plus complet. antes (v. 383-387), l'appel monotone mer en troupes bruy corneille et sa promenade solitaire : iam wocat improba noce v. 388 Tum cornix plena pluv atur harena. spati m et sola in sicca secu t auquel disposen! er i A la faveur du recueillemen hexamétres riches d'a i ar en de ces visuelles et auditivesmai ntenant les jeunes fileuses i,‘adi idere le lecteur conslueu r d’une lampe dont le Ce peer del n la nuit, à la ‚m em Bre ss.). 390 l'approche du mauvais temn psdu(v.ciel étoilé. avec je q introduit la contemplatio : o éclat des asires (no). res spas ceau ko et ses dernie L'ouverture du morelle issimo à fort d'un tion posi s l'op présentent bien entre piano : v. 370 v. 397 .. Al Borene de parte trucis cum fulminat et cum. tenuia nec lanae per enelum uellera ferri. lm, FOYER DE CETTE CHRYSOÏDE ews s penetralibus extulit tona v. 379 Sacpius et tectiica NS INGE bibi et iter, ns tere angustum form no ARCUS, et e pastu decedens agmine mag coruorum increpuit densis exercitus alis. i ux el mie È nomènes servant aux pronos tics, lequ ous les phé que l'arcencciel eût décoré la clef de voùte de cette chryso

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Vi Virgil e | ne multipplie-t lie-t--il pas les procédés pour en rend re I evocation plus saisissante ? Conci sion de la formule ef bibit sapete arcus, contrastant avec Pi mme ous ouvre; enjambement nsité de l'horizon qu'elle dé epi surtoul opposition Gemeinde, pi Mi ee te n sh l’absee par ee i accusé | sition, Pa ae | pe ce grandiose spectacle et la descri ni ii Ption de la i, bestiole battant son étroit sentier (4) P, v. 898 n . Li FOYER DE LA CHRYSODE DES OISEAUX >Non tepidıim ad solem pennas nnas in litore usi Thetidi alcvones, = pi ima pand non me wir t Melle sues magis jog iactare ‘iantdlon petunt campogue ine summo a seruansexerdecetculm noctua cantus. Ang Soli li site Apparet si ‘ 5 .; . i re seeal secal sethera re per aurasÈ es Nisus à magno a stridoNisus Nis ad auras, iinsequitur Nisus ; ; qua se fert e , ‘ :_» illa le uem fugiens raptim secat nethera pinnis. k oila, en trois quatrains rimés ?6, une pièce charmante qui pourrait 26. On s'intituler se intér i ieures ni ‘e trouve — voi voire Retour ici ici gi en du È présen ce temps. beau d'un de rimes ¢ léoni systeme coni nes » Ce de petit cet poème rimes — d’« holor ser imes >. 1) premier quatrain . 9 21 si d qualrain secon Méme combin ai mais an | nn re È -08 “L$ “08 “nit “stil “n -08 -us “Uses “its x: a po be premie "emi r quatrain, er la cesure est sémiquinaire av us. E roisitine déjà “unt -€5 quatrain quatra in ;: césure ] ...illa qui la porte leuem : mais semi la rime interieure nal EEN fugiens seca! aethera pinnis auras ; auras . Ce dernier quatrain est écrit en illa leuem fugi ivi »..Secul e holorimes ». La aethera pinnis premiere rime romains, par exemple chez Catulle, ar ey Alexandrins et leurs disciples Quoi dono lepidum nouum libel ium arida modo pumice expalitum ? la sourdine les développements mullipies desous un ciel limpide, où, pg, dose l’apo de tonalité toute claire considère résonne Je gai concert des oiseaux?”. Et etsi leon7° vers, 6° spécialement. au milieu de ce morceau, le d'un hexamétrequela changement de ton n’observe-t-on pas avec son appel l'autre? Là, v. 403, le hibou, oiseau de nuit, tion de teinte évoca : soir du re monolone répété dans l'omb ités du vers; sonor les ent spond corre quoi à sombre et terne, les hauteurs de l'air, ici, v. 404, vision d'un vol rapide qui fend dans un ciel transparent ; l'impression de clarté et de vivacité s’accroit de l'éclat du vocalisme?8. meas esse uliguid pulare nugts. poenas dat Seylla capillo. uacumque illa leuem fugi ugicns. accompagne en assure la transition entre la noie grave qui prota se jo, ei la Corneli, libi : namque tu solebas sublimis in acre Nisns. ct pro purpureo v. 405 recumbunt 173 un exemple qu'on connaisse dans l'antiquité Mais nous ne croyons pas dével op. ge passa du celui que oppé aussi rimes de me d'un systè comme foyer d'une quatrains sont en reliefdes Dans notre texte ces trais Wise jog que ode chrys la vrant décou ehrysode. C'est d'ailleurs en de son foyer ap. nous avons remarqué les rimes sont pas séparés les ER. ces trois quatrunainsseulneparag Dans l'édition GoELZinclus raphe tt. 393-4231. en bloc dans uns des autres, mais editions. A notre connaissance. aucun N en va de même dans les autresularit é qui caractérise ces douze vers. partic la e relév ne e ntair comme son chapitre sur la rime latino, gue ? Dans Aurait-elle done passé inaper appliquee au mention (Traité de stylistique M. Manovzrat n'en fait pas silenc de Virgile, rimes Les cu, Henes M. e chez Latin. 1935. pp. 53 ss.). Meme 61-60. pp. 1947, nne, Lisho , Letras de dade Facul Revista da les déjà du bean temps pour en citer 27. La fin de la protase jo parle 393, v. imbri, er e: encor dure pluie signes avant-coureurs, Mais la le ciel est rasséréné: imbribus aclis, Dans Papodose pg. au contraire. v. 413. raphe : 308 commence un nouveam parag 28. Dans notre texte. le vers sépar par que 348 vers du 397 vers ent le cependant tous les éditeurs ne le dont rimés ins quatra trois des jour an mise La e. un poini-virgul : on divisi notre ier justif à ibue contr étre hexam vers 498 forme le premier op. foyer du rie à hloquer no avec op on briserait la symét nait Ja fin naturelle. fois séparé de op. on y recon D'autre part, no une iment de l'Arr-en-riel tof, oide ehrys la de douce la derniére nole infin étroitement à op plus cher ratta le p. 171) : un nouveau motif de ne pas qu'à mn. lien très intime el mn s'unissent par le que A y regarder de plus pres,n no les filenses meme «De : e riqu homé dune délicate comparaiso aissent appar e l'autr à terme D'un (v. 390 ss.) ..., ainsi, nec minus (no)... 2 lampe qui (ef. p. 193) entre lala lune qui ts tout virgiliens arden de ces rapprochemenrusti te, v. 391, et ... testa que, éclaire l'intérieur nec fratri entre s radiis obnoxia surgere Luna, v.par396,l'huil répand sa lumière, e, ntée alime e flamm la pagne accom qui t le scintillemen v. 392, et celui des étoiles, negue tum stellis acies scintillare oleum, qui suit obtusa uidetur, v. 395. Ne faut-il pas rapprocher encore le trait

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L’ensemble médian LG Descendant de degré en degré, , on a | j a jusqu'ici iné les dessiné ramifications de la grande chrysode des Champs et de son homologue, celle du Temps. Le dernier mot n’est pas dit sur Ja nn organique du corps des Premiéres Géorgiques. e lecteur s'est demandé sans$ doute pourquoi quoi la chrvsode des Champs ELR ne recouvre pas toule la protase Travaur ES et pour quelle raison elle laisse le passage RS entre sa limite dans l'un et l’autre texte : les champignons s è el ‚putris concrescere fungos, v. 392, a lee die etnie = i l'air, tenuia nec lanue per caelum uellera ferri. y. 397 2 Si en entre no et verra pas op on situe l'articulation que nous proposons. on wen moins dans le premier passage une préparation de l'autre auquel l'accrochent des rapports logiques et même grammaticaux ('anapeo peg nec... nec... non... non... Y. 395-399), .s mémes principes qui imposent — un alinea au ve rd > n rares, où notre texte s’écarte Pat i nn tue mney ionnons surprend 1. - Notre division les deux endroits où la divergence el er a les éditeurs se contentent d'un point-virgule a Fr a a ees te i so isole les vers 307-310 de 6 et be ne forment qu'un paragraphe, la chrysoide des Tempétes bg n'a lus son début naturel. Avant les autres elements, vent, pluie foudre. be évoque la neige et la glace, première note, toute calme d'un es qui culmine dans les éclats du tonnerre (cf. p. 168). Par ailleurs > eg à ab, be romprait l'équilibre symétrique du foyer ab (ef, p. 168) oe pid a “i = ni a pe RE relie pourtant à lui par an: no & op. Analogie de relations qui ajoute aux Birmania de sedie den vs ss wee LU 5, 307, 308), e observés entre la chrysoide des Tempetes bg et celle de l’Arc-en-ciel jo di — Chez les éditeurs, rien qu’un point-virgule entre les vers 66 et 67. À après notre plan ie vers 67 commence un nouveau paragraphe. Autrement o pap sì on ne place qu’au vers 71 le début du paragraphe. il manque si “À he gro De plus normale. Pour cette humble At si non fuerit tellus fecunda, v. 67 ? Surat ins hn ys but plus appropri "ssi du ns Fi 70, illic officiant Lartıs ne frugibus herbae et hie sterilem exiguus ne et umor harenam, ne voit-on 2 ger unde prius LAETUM pas répondre à l’une Palternance des quassante legumen... campum, eresustuleris siligua e situ duresc à ui et à l'autre la jachère, ef segnem patier + 72? S'il est allongé des vers 67-70, GH, foyer de la chrysode de la Terr \ ne perd pas seulement sa symétrie cf. p. 162) mais encore son unité de tea fl n'est que de remarquer comme le petit air didactique des vers 67 s. Al, si non fuerit tellus fecunda, sub ipsum Arcturum tenui sat erit suspendere sulco. tranche sur les effets descriptifs des hexamètres précédents ' glaebasque iacentis puluerulenta coquat maturis solibus aestas. LES PREMIERES GÉORGIQUES, POEME PYTHAGORICIEN 175 extréme et le foyer astronomique SX. Méme question au sujet de la chrysode du Temps Ygr et de la piéce intercalaire XY. La réponse ne sera complète qu'à la fin de ce chapitre. Mais des maintenant nous allons voir les deux brefs morceaux RS et X) jouer leur rôle dans un ensemble qui chevauche sur les deux grandes chrysodes où eux-mêmes n'ont pas élé intégrés. Considérons les étendues qui, à partir du foyer astronomique SX s'allongent, l'une vers le haut, jusqu'au foyer principal AL de la chrysode des Champs. l'autre vers le bas, jusqu'au foyer gj. qui domine la chrysode du Temps. Ces deux élendues, LS et Xg. se répondent. comme on le verra en détail dans le se chapitre traitant des correspondances symétriques; elles les comme tuer consti à facon de complètent mutuellement deux ailes d'un ensemble avec le foyer astronomique SX comme élément central. re Dans tout cet ensemble médian Lg. l'homme tient la premiè les it chanta LOQ étres Champ s Gloire des place. La chrysade sans vieloires du laboureur. le caractère sacré de sa tâche:: c'est re dégénè le travail humain. ni uis humana. v. 198, tout l'axiome que proclame le passage inlercalaire RS. La chrysode ienne, de la Vie Paysanne Zbg reproduira l'existence quotid mais lon. meme Je dans : ?? luttes de et joies humble tissu de XY laire inierca e passag le uée, accent arité famili une avec de temps par leur aura déjà montré à quoi s'occupe le cultiva pluie ou les jours de fétes. ei celui Le foyer KL de la chrysode des Champs. d'une part,table aux deux e: l'autr de . (gj) de la chrysode du Temps . médian ble l'ensem dans entrer sans complémentaires qui, t remen encad un me l'hom de nt traita au morce donnent à ce , travail adapté: la première image présente le laboureurs au fête. d'une ssance l'autre la jeunesse paysanne tout aux réjoui tion du En dehors des limites de Aj, au contraire, l'attenchrys ode : eurs inféri règnes poète se porte davanlage sur les de la Terre FHK, chrysode des Oiseaux jog. sible qu'il L'ensemble médian n'est pas une chrysode : impos Join. En plus trera démon Je on e comm vérifie cette formule, du ailes e les revanche, ses deux parties latérales — comm et ps Cham des odes chant entier, comme aussi celles des chrys -fg. On Va la chrysoïde des Tempelesdebe-cef 29. Cette chrysode inclutla différ n-ciel jo l’Arc-e ide chryso la de ence à 169), vu plus haut (p. tes Tempe des oide chrys la que me l'hom consacrée au règne animal, c'est montre en face des météores.

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LES PREMIERES GÉORGIQUES, POÉME PYTHAGORICIEN du Temps — totali sent un nombre my stique : ici. le no mbre 783, 36514. moitié arrondie de Plutarque nous pythagoricienne de instruit amplement sur ce nombre : l'interprétation « Le nombre des mondes n’est pas infini ; il n’y ni cing, mais 183. a pas qu'un seul Leur ensemble s’o monde, rdo nne en une dont chaque cöt figure triang e porie soixante ulaire, mo ndes: des trois chacun occupe un mondes restants, Sommet du triang le. sans interrupt ion de Jeur cha ine, et comme celle d’un chœur de danse, triangle est leu r foyer commun Ils se tiennent les uns les autres leur evolution La plaine S'accomplil située à posément l'inté rieur du à lous; elle se nomme Pluine de Vérité et contient les idées, Jes types et les exemplaires de l'existence et de tou tout ce qui a reçu t ce qui la recevra. De VEternite, qui ent idéales, le Temps, oure ces f ormes comme une emanat ion. s'écoule dan Ce spectacle n'es s les mondes. t offert aux reg ards et à la Con humaines qu'une templation des ant fois en dix mille es ans , pou rvu qu'elles aient et les plus nobles bien vécu. iniliations que Pracur nous ne ent figurent que comme en Jes mystéres cél ébrés parmi rève cette vis ion-là et cett Et i] ajoutait que e initiation, Pétude de la philos ophie n'a duutre but cette beanté, aut que d'atreindre rement elle est peine perdueat 5 ‘De defeciu ora 22). culoru m. On se rappelle co mment. au dernie r hémistiche de des 36514 vers, Vir la série gile soulignait dis crètement le sens nombré solaire, de ce La portée d'indi ces tels que Sol tibi signa dabit a élé précisée plu s haut (pp. 152 s.). Ici. l'auteur use du Procédé, mais ave même c plus d’insistance à la fin de l’ensembl v. 335 e en question. in orbis. véhémente ticularilé qui ren d plus remarquab l'allusion à ces dernie ie rs : dans les Quatre livres des Géorgique s, l’orientalisme, est (de Plutarque, ces soucieux spéculations) Phanias d’Erése gui siciliennes d'Hipp ys de Rhégiuin de contre défendre les et Femonte Vascendance envahissemen lui-même se référe ts de aux méditations à Pétrôn d'Himé Sicilien, un des re, autre Pythagoriciens de la Première gén Le secret de Virgil ération» (P. Mau e et l'architecture ry, des Buc oliques, Letires III, 1944, p. 117) d'Humanité, . | oilà fn signalés tout spécialement a EN ere ou auditeur pythagoricien qui serait déjà averti ri de 183 vers se ciòöturant ici. d'une série de l'e Quelles divinités plus qualifiées que Saturne et Mercure pour personnifier le double sens du nombre 183° u VA Les théogonies ayant largement exploité l'étymo DE R. inal laire de Kronos (Saturne)3i, le dieu bi ge aoe a ¿str i > ay itié arrondie de 36312) avec sure la mesure d , ns de Cylléne, lui, est en relation toute pagana cag rand triangle de 183 mondes; c'est lui que, dans come chi retorne, poète. mathémaiicien el géographe, n er à travers les sphères célestes et qu'il montre en a en P Da devant l'ordre de Vunivers32, Virgile s inspire de gii le passage 231-239, placé au cœur du premier livre da as i l'en ression quos ignis caelo Cyllenius erret in or “ae wl littéralement rendue par « dans quels cercles erre au pr : Pie de Cyllene », ne fait-elle pas songer à la course du dieu s les espaces planétaires ? "7 Fort habile, cette expression, car elle amène “a dr série 183, symbole des 183 univers pythagoriciens, le mu : quos... in orbis. , nous J'avons déjà noté (p. 175), ne des éléments déc Pour élever nos hainés veux vers deux planétes. Saturn e el Mercure, et cela sans aulre transition que deu x mots, Hoc met assez factice uens, lien entre les ima ges discordan tes de l'orage deux astres, Autre et des par de . i = risa pee ha fin de l’apodose Jours. Après les Brauner Ces trois derniers hexamétres de l'e nsemble médian nou arrachent à la s description source è L'ensemble César-Soleil rz Hoc meluens cael i mensis et sid era hellénique i ue également quos ignis caelo Cyllenins erret 30. «La dont le premier abonde en So ee u uve qu'ici la mention de plane es. Vi . L'indice se sit serus : frigida Saturni sese quo stella rec cptel. purement 177 de } N lane dont l'énumération forme le bord er fai | ch de du Temps Ygr, viennent vingt-cing vers ( 4 eee ine t aux Jours et qui traitent des prédictions solaires. nera tuetiee ainsi à part de tous les autres les Pronnslns tee ie ae ° Ne serait-ce pas que Virgile accorde à cet astre Les mages el le ton des vers 438-463 sonl d'un ae iculier ? i | rait tenté de juger affecté, quand on les ar | Li fac on doni l'auteur, l'instant d'avant, parlait de a end = à Pesos de deux vers (428 s.) : annonce d’averses p . v. Kronos, P. W., XI, 1986 et 2 cn Dea de| x cage ou per l'Hermès 1, de4 Cylléne (Danemsena-Sa , S. rn ch Diogène Laërce, VIII, ar Jaun, Die Quellen und Muster des ersten Buchs der Georgica 5 Vergils, Rhein. Mus., 1903, p. 214.

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LES PREMIERES GEORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN champs et pour la mer. tout respirait la douceur. La moitié du passage, à peu près, énumérait des signes du beau temps (v. 432-437). Il n'était pas jusqu'aux présages de vent qui ne fussent mentionnés en termes empreints de délicatesse : « si la lune répand sur sa face une rougeur virginale, il y aura du vent ; le vent fait toujours rougir Ja blonde Phoebé » (v. 430 s.). Ici, par contre, sauf une éclaircie fugitive (v. 458 ss. : trois vers sur une trentaine), tout ce que prédil le soleil s’exprime comme péril et menace, dans un style mouvementé : e attends-toi à des pluies ; car venant de la haute mer menace le Notus, fléau des arbres, des blés et du bétail (v. 443 s.)... ; ah! le pampre défendra mal ses grappes déjà müres : tant est violente l’averse de grêle qui crépitante rebondit sur les toits (v. 448 s.) !... mais si des taches commencent à se mêler à ce feu ardent. on verra alors toute la nature agitée par le vent et les nuages de pluie : personne, par une nuit pareille, ne me déciderait à me risquer sur Ja haute mer ni à détacher le câble de la terre (v. 454-457).» Si la différence est sensible entre cette atmosphère d'anxiété el l'air de sérénité qui caractérise la fin de la chrysode du Temps, une sympathie profonde ne relie-t-elle pas les sombres présages solaires aux terreurs qui obscurcissent l'épisode final uz ° ses feux. Ne voit-on pas se nouer ici la relation qui rattache intimement entre eux l'épisode politique uz. où sont relatés les cataclysmes signalant la mort de Jules César puis l'apparition du nouveau César, et le passage précédent, ru. consacré au Soleil levant et au Soleil couchant, ainsi qu'aux dévastations qu'il Cet épisode apparlient aux motifs saillanis du livre: il se distingue de la grande apodose Jours par son caractére politique (cf. pp. 139 s., 149 s.). Pour se placer ainsi à un niveau surélevé, mérite-t-il de passer pour un hors-d’ceuvre, annexé au corps du chant par Je seul lien des vers 461-465. transition assez artificielle encore qu’élégante ? Virgile, dont le grand art est d’harmoniser les contrastes et de découvrir des analogies entre réalités d'ordres divers. ne réunirait-il point par voie de symbolisme les présages du Soleil ru et l'épisode politique uz. si étrangers l'un à l'autre par Ja nature propre de leurs sujets, mais qui, dans sa composition, s’apparentent manifestement par leur aspect tragique ? Poser la question, c'est la résoudre, car elle a appelé notre attention sur deux vers qui associent dans le méme sort les héros respectifs des deux passages, César et le Soleil : v. 466 Wie (Sol) etiam extincto miseratus Caesare Romam, cum capul obscura nitidum ferrugine texit... « Prenant Rome en pitié, quand César se fut éteint, le Soleil se couvrit la téte brillante d'une couche de sombre rouille, » Ainsi, César éteint (on note l'image extincto), le Soleil voile presage ? Dans les Premiéres Georgiques, Virgile use meihodiquement du procédé des correspondances symétriques (cf. chapitre III). L'ensemble César-Soleil rz en fournit un exemple typique. Voici en effet l'ordre des paragraphes, le tout premier correspondant au dernier, le second au pénultième, le troisième servant de transition entre les peintures de paysages el les grandes scènes d'histoire ! ; at tr Soleil couchant transition 78 Soleil levant ui vu César mort César ressuscité De telles svmétries mettent dans tout son jour le symbolisme qui nuance le tableau des présages solaires. Ce symbolisme rend compte de l'insistance étrange avec laquelle le poète inculque au lecteur le souci d'interpréter les manifestations du soleil. Par une redite alourdie de répétitions verbales, Virgile appuie sur le rôle augural de l’astre comme sur la distinction à établir entre les signes qui accompagnent son lever et ceux qu’il donne à son coucher : v. 438 Sol quoqne. et eroriens et cum se condet in undas. signa dabit; solem certissima signa sequontur, et quac mane refert et quae surgentibus astris. « Le soleil aussi, et lorsqu'il se lève et lorsqu'il se cachera dans les ondes, donnera des signes ; car le soleil s’accompagne de signes infaillibles et i] les produit soit le matin soit au lever | des éloiles. > Un rapprochement plus parlant mérite une mention spéciale. Au troisième livre des Géorgiques, Virgile se promet de « porter si haut le nom de César que la renommée le perpétuera autant d’années qu’il s’en est écoulé entre César et Tithon, origine première de sa race » : G., HI, 46 Mox tamen ardentis accingar dicerc pugnas Caesaris el nomen fama tot ferre per annos, Tithoni prima quot abest ab origine Caesar.

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Or Tithon, fils de Laomédon, avait épousé l’Aurore. Ce lien LE FOYER rv 180 d’affinité autorise le poète à resserrer l'analogie entre le jeune César et les premiers rayons du soleil : dans notre chant, le passage relatif au soleil levant montre l’Aurore quittant, toute pâle, la couche dorée de Tithon (v. 447%). Et, à l'endroit symétrique, où Auguste est appelé au secours du monde, Virgile rappelle le nom de Laomédon, père de Tithon, Luomedonteae... Troiae, v. 502. C'est ici le seul texte, parmi les quatre livres des Géorgiques, où paraisse Laomedon: Tithon ne figure qu'ici. en relation avec l'Aurore, et au troisième livre, associé, comme on l'a vu, aux origines lointaines de César. Assurément, Tithon, époux de l’Aurore, n'est qu'un parent éloigné de César et non point son ancêtre direct. Mais Virgile choisit ses expressions de manière à créer un parallélisme de mouvements : pour lui César s'éloigne d'un point d’origine où se situe Tilhon, abest ab origine ; l'Aurore, à son lever. « quitte la couche de Tithon >. César et l’Aurore, double rayonnement à partir d'un même foyer. | Ni l’ensemble César-Soleil rz ni l'épisode final uz, pris isolément, ne constituent une chrysode. Après avoir mesuré par la section d'or les dernières ramifications des Travaux et des Jours, l'artiste renoncerait-il à intégrer le groupe des vers 438-514 dans son concert de proportions ? Par on ne sait quelle inconsequence, les exigences de son esthétique du Nombre se relacheraient-elles à la fin de sa composition ? A moins de supposer que celle-ci n'ait pas alleint son plein achèvement, il faut que nous ait échappé jusqu'ici quelque rapport particulier. Or nous venons de reconnaitre combien étroitement l'épisode final uz avec ses visions apocalyptiques se soude au morceau précédent ru, celui des pronostics solaires. D'autres pronoslics vccupaient déjà le segment majeur gr de la chrysode du Temps, Joignons ces trois pieces (gr. ru. uz), qui semblent un tel raccordement, et voici apparaître, pour la quatrième fois, Je nombre 144; voici que s’harmonisent les appeler La chrysoide des Présages gj-jrw-wz: Nos observations porteront successivement sur le foyer rv de cette chrysoïde, sur ses deux ailes jr el vw et sur son encadrement gj et wz. littéralement, Én. IV, 585 . C'est, naturellement. l’évocation du soleil, si riche de symbolisme, qui formera le foyer. Il sétendra jusque dans l'épisode final, dont les premiers vers, on se le rappelle, qualifient le soleil d'annonciateur infaillible des guerres et des troubles politiques. On connait le début de ce foyer, avec Sol en tète du premier vers el un signa dabit mis en évidence par l’enjambement : v. 438 Sol quoqne. et exoriens et cum sv condet in undas, signa dabit. Ces mots nous orientent pour la fixation de la limite inférieure du foyer: ce terme est marqué d'un signa dabant : y. 469 Tempore quamguam illo tellus quoque et aequora ponti obscenaeque canes importunaegue noluere» signa dahit. Signa dabit — signa dabant: deux locutions camplémentaires, assez indiquées pour délimiter les contours du fover d'une chrysoide des Présages. Aussi bien les vers 469 s.. de par leur contenu, conviennent adéquatement à la fin du foyer : «la terre et les plaines de la mer ainsi que les chiennes de mauvais augure et les oiseaux sinistres donnèrent des présages» : cette formule générale englobe tous les signes dont l'énuméralion remplira l’apodose viv. Encore une applicalion de la section d'or : le foyer solaire rp de la chrysoide des Présages gj-jrw-wz, comme celui (gi) de la chrysode du Temps Ygr, forme lui-même une chrysode rtv. Le fover st de celle-ci — donc l'élément le plus intime de la ehrysoide des Présages — offre le spectacle grandiose el haat en couleur du soleil couchant et se termine dans les fureurs nocturnes des vents et des ondées. Le foyer de la chrysoide des Présages comple 33 vers. Nombre myslique ? On ne peut s'empêcher de le soupçonner. Nous pensons devoir le mettre en rapport avec le chiffre de Cesar, le proportions et les syinelries d'une chrysoide nouvelle : croceum linquens Au rora 34. Le v. 447, Tithoni et IX, 460, quens 181 4 cubile, cst repris mystérieux 333 dont on fera plus loin la connaissance. Le rapprochement se recommande ici du fait que le soleil symbolise César. De part et d'autre de ce foyer rv, la chrysoide aligne 144 vers, somme des deux ailes (jr + viv =100) el des deux pièces d'encadrement (gj + wz = 44).

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haul (p. 167) et maintenant mieux explicable. formait le Layer de la chrysode du Temps Ygr. L'autre piece d'encadrement ser: LES DEUX AILES jr ET pw Qu'on se rappelle le double rôle d’Yg : protase de la chrysode du Temps Yor, ce passage appartient aussi à l'ensemble médian Lg (ef. p. 175). Maintenant, c'est l'apodose jr de la même chrysode du Temps qui sert de prolase à la chrysoide des Présages gj-jrw-wz. Exigence d'unité et de cohésion , qui triomphe dans l'ordonnance qu’on peut à présent considérer de suite: dans la chrysode des Champs ELR s’unissaient en qualité d'ailes symétriques EK et LR : l'ensemble médian Lg trouve son premier élément latéral dans LR el son autre aile en Yy ;¥g, à son tour, constitue la protase de la chrysode du Temps Ygr, quia jr comme apodose : jr enfin, d'une part, et vu. de l'autre, soni les ailes de la chrysoide des Presages. Ainsi, depuis le début des Travaux jusqu'à Vextréme fin du chant. les groupements chevaucheni sans interruption. La chrysode des Présages jrw (la chrysoïde moins son encadrement) est inverse el excentrique. comme la chrysode des Gloires Champétres LOG et celle des Oiseaux jog. De méme que dans toute chrysode excentrique. une des deux ailes s'allonge notablement plus que l'autre. Ici la disparité est accenluée à l'extrême. Pourquoi ? C'est encore un point à réserver pour la fin de ce chapitre. On voit sans peine comment, quant à leur contenu, Jes deux ailes jr et pw se répondent et se complètent: la protase jr, la chrysode d'Auguste wyz. leur Ces deux chrysodes s'apparcilleraient rien que par Bir ni (hi deux dispositif: leur segment majeur it toutes os au d en ; ent enserr avoisine la grande chrysode jrw qu elles te Augus celle e, normal est ghj termes, la chrysode de Cérés wyz inverse, d'où symétrie de chiasme. ode d Ze gd nu: (ef. chapitre 111), le foyer xy de la chrys neur de Cérès. jet s'harmonise à son homologue hi. En l'hon n nous dans ce passage hi. trois fois la victime à Baue son de un accomplit le tour des moissons nouvelles el les rae : leur na cortège invitent à grands cris la déesse dans pal: fea ion la xy. en . répond A ces clameurs propiliatoires en ¢ 1 resse monde du s secour au César qui appelie le jeune Es (u Que les dieux accordent cette grace en CdA v. > 7 u | hostia romain versé à titre expiatoire! A la felix ” re ine sangu le eux. correspond. sacrifice autrement préci Eag on xy. et hi fovers deux du v. 501. En comparant les part n. encore le chiasme des correspondances E d'une e mention de la vietime et puis des prières ; de l'autr cote (zyı. invocation suivie de l'allusion au sacrifice. foyer de la chrysode de Céres : v. 335 mauvais augure qui annoncérent au monde la mort de César. En tant qu'il commémore la disparition tragique du dictateur, ce dernier passage vw répondait, dans l'ensemble César-Soleil rz, a st, celui qui dépeint le coucher de l’astre (ef. p. 179) : mais comme nomenclature de signes auguraux. le même morceau vu fuit pendant, dans la chrysoide des Présages. aux divers tout occupé qu'il est d'événements politiques, il se rattache par deux relations d'analogie au corps des Premières Géorgiques, poème agricole. u w Ne fait-il pas un digne vis-à-vis de Cérès. ce diga Ange ure u are | de e célest appelé dès l'exorde au rang de protecteur (v. 26 s.) ? Suivant le procédé des correspondances sy m NE incluant chrysode des Oiseaux joq el pronostics lunaires gr. décrit les présages des événements atmosphériques: en vis-à-vis. l'apodose viv détaille en couleurs effrayantes les signes de pronostics que fournit la nature (jr). Ainsi. Terque nouas vircum felix ent hostia fruges... et Cererem clamore nocent in tecta. foner de la chrysode d'A uguste : v. 498 Di patrii. Indigetes ct Romule Vestaque mater... re Saeed recl ’cnrre erc m succnrr È i hune saltem ewerso iuuene ne prohibele : Satis iain pridem sanguine nostro Laomedonlene luimus periuria Troiae. Le sujet de l'épisode final uz donne donc lieu à un double : jeu de symétries L'ENCADREMENT gj ET wz La premiere pièce de l'encadrement 183 consiste celles de l'ensemble Cesar-Soleil — dans cette chrysode de Cérés ghj, qui, par une singularité remarquée plus celles de la chrysoide des Présages g9J-Jriw-W%.

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proprement dite, avail arréié les dimensions respectives de Les voici résumées synoptiquement : Ensemble Cesar-Soleil | I | gi jr rg al tr tie uz Jerés, Cerés SALES Présages Soleil Sole?!! Transii Cesar > mort : Auguste anbelé au par les paÀ S riques désastres elfroi y e... __———_—————€—- présages terribles ib} secours du monde en invoquée atmosphe- levant: cuuchant: tion | | 185 Foyer solaire detresse l'encadrement, de la protase Travaux. du foyer astronomique et de l’apodose Jours. Devant la rigueur mathématique qui caractérise également la structure interne de ces parties, force nous esi de concevoir le plan préalable comme poussé davantage dans le détail. Ce tracé numérique ne pouvait se limiter 4 l'ordonnance des masses principales; il déterminait soigneusement la place des éléments 4 combiner et leurs rapports mutuels. Remettant à plus tard les réflexions d'ordre littéraire que suscite pareille constatalion. atlachons-nous ici au cóté purement arithmétique de la réalisation. Dans cette structure, telle est Vinterdépendance mathémitique des éléments constitutifs, que sans grande peine on retrouve la chaine des caleuls définissant leurs dimensions et Chrysoide des Presages * * + Application de la section d'or aux différentes chrysodes Li TOTAL DES QUOTIENT DE CHRYSODE VERS DE La LA | NOMBRE DE DIVISION VERS DU SEG- MENT MAS BCE CHRYSODE 36 PAR Y des Champs ELR 150 92,70 93 de la Terre des Engrais du Travail Sacré FHE HIE LMO 44 27 47 27,19 16.68 29,04 27 17 29 des Dienx des Gloires Champétres LOQ 22,24 22 we 76 46,97 des Constellations (x. 208-226)35 du Cosmos TVW 19 11,74 12 du Temps Ygr 162 100,12 100 de la Vie Paysunne des Tempetes35 de Cérès Zbg cef ghi 51 17 18 31.52 10,50 11,12 3136 11 11 de VAre-en-cie!3i kin 23 14,2] 14 des Qisemer 21 Joq 47 12,97 13 des Présaues3s du Solei! jrw re 133 38 68 42,02 42 d'Angnste wy: 26 16.06 16 82,20 20,39 x9 20 > + + Corollaires mathématiques En conclusion supposer que à notre Virgile, premier avant chapitre, d'entreprendre nous la devions composition 35. Il s’agit ici de la chrysode incluse dans la chrysoîde du même nom. 36. À remarquer que le nombre entier le plus proche de 31,52 est 32 et i La, : c'est Puniqne et combien légère dérogation à la règle formulée 2 és leurs rapports. On repère ainsi les étapes logiques du travail de Virgile architecte. Est-il besoin de nous excuser de l'aspect aride qu'un resume de ce genre eúl malaisément évité * 1. — La première condition à laquelle doit satisfaire l'édifice enter. astroc'est que l'encadrement compte 89 vers, la protase 161. le foyer 743 et nomique 55 ct Vapodose 204,5 — moyennani quoi des nombres 365 1/2 s'entrelaceront et la section d'or équilibrera le corps du chant non moins que les trois motifs saillants (ef. p. 155». Voilà fixée Ja distribution generale à laquelle devront se subordonner tous les autres nombres ets longneur rapports. Si le chiffre total de l'encadrement est arrété (8%, les qu'au seront le ne épilogne. et exorde pièces, deux ses de es respectiv nt concerna de incertitu une a subsister JA Jusque ns. terme de nos opératio non pas la dimension des morceaux à ctudier successivement. mais l'endroit où chacun commence et où il finit. Ce flottement interdit l'usage des sigles renvoyant à tel on fel vers du texte. elle2 — Avec ses 161 vers. la protase est assez longue pour contenir eront 144. méme une chrysode dont les denx niles ensemble en comport de la protease Ces niles afteindront-elles exactement les exiremites laisseraient 17 elles nt, en’oure qu'elles foyer au cas, ce Dans Travaux ? admettre une sans signification mystique. Comment vers (161 — 144, chiffre aient par bypalhése chrysode où les ailes, parties moins notables, réaliserrefuser ce privilège * verrait sc se maîtres piece la dont et un total parfait le nombre élit Virgile Champs, des e chrysed Pour le foyer de la future ys 36. La chrysode mystique 6, note fondamentale et racine de la Tétractdivision de ce total La pe comprendra en tout que 150 vers (144 + 61 ailleurs, Par 93. quotient le majeur segment au par le nombre d'or assigne laisse 31 des 161 vers de la protase Travaux, la ehrysode des Champs disponibles (161 — 150). Ceux-ci frouveront place entre cette chrysode el le foyer astronomique. de ce dernier. dans l'apodose Jours. se casera une 3. — De l’autre côté — 18 est la moitié grande chrysade, celle du Temps : un foyer de 18 vers groupant 144 vers. La de la Tétractys 36 — dominera une paire +d'ailes en un segment majeur section d’or partagera la somine 162 (145 se 18: (204,5 vers; voir 1) Jours L’apodo de 160 unités et un mineur

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laisse encore de la marge. + EnEn laissant au moins LES PREMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN — laquelle? la suite en décidera — entre la chrysode du Fes at it une part de ce s foyer astronomique, on donne un pendant au passage de 11 vers inséré entre ledit foyer et la chrysode des-Champs (voir 2). 4. — Pour cimenter davantage l'unité du poème, ri , le dernier segment de la chrysode des Cloro au pi È eve n du Temps, dans le systéme d’un ensemble médian ; ce bloc englohera 187 8. — Dans Ja chrysoide des Présages, la première pièce d'encadrement, coincidant avec je foyer de la chrysade du Temps, prend 18 vers. La protase de la chrysade des Présages en comptera donc 82. puisqu'elle coincide avec J'apodose de la chrysode du Temps (second segment diminué du foyer. 100 — 18 = &2; voir 3). Ce chiffre de 82 représente le segment majeur soit d'une chrvsode de 132 vers (132 : Y? = 81,58) soil d'une deux petits passages = 82,20), Pour la chrysode des Préxages, c'est ce dernier total qui emporte la préférence, car une chrysode de 133 vers. à l'intérieur d'une chrysoide qui doit en rassembler 177 (144433 ; de la chrysode des Champs à celle de la chrysod e du Temps. Afin de se voir 6 ci 7). laisse à l'encadrement 44 vers (177 — 133) et pur là les entre ces deux segments, le foyer astronomique et les gui le flanguent. L'ensemble médian s'étendr a done de la ligne de section trouver l'un et l’autre en bordure externe de cet ensemble et de lui servir de cadie, les foyers respectifs des deux chrysodes se placeront. le premier avant la frontière supérieure, l'autre après sa limite inférieure, Voilà excentr excentri ique. que tandis i ne In en En Champs, avec son foyer prélevé sur le Segment negat ‘ur.iqui Pour des ini vient normale rica ment en deux éléments premier i latéraux de lieu, i est "st l'ensemble médian. Virgile une somme de 183 vers. Souhait réalisable ? La première aile voit dimensions fixées par les exigences antérieures : sa longueur veut ses seri foreément de 104 vers puisque, des deux pièces qui la composent, Func Vapodose de la chrysode des Champs, compte 93 vers, l’autre le passage intercalaire. 1) (voir 21. La seconde aile devra done se horner à 79 vers (183 = 104). Or la protase de la chrysode du Temps, parlie terminale de cette aile, se réservait 6% vers (voir 3). Pour arriver au chiffre requis de 19, il suflit d'un complément de 17 vers. Rien encore n'avait determine la grandeur de Vespace a ménager entre le foper astronomique et la ehrysode du Temps. Qu'il mesure 17 vers el l'ensemb le médian présentere dans ses deux ailes Ja somme désirée de 183 vers, ‚ Ainsi condilionné. l'ensemble meédian n'est pas une réaliser cc type, il aurait falln sacrifier le nombre 483, 5. — En dehors des 17 vers I intercalnir s es : venant $ à Èa chrysode; pour i astronomigue et des 162 vers de la chrysode du Temps, que ne sulte du foyer ge l’apudose Jours ? Nécessairement 25.5 vers, puisque, d'après les exigences e podase en comporte 204,5 en tout (204,—5 primordiales (voir 1), cette apodnse 17— 162 = 95,5). 6. — Ces 25.5 vers vont être affectés à la description du soleil, laquelle ocenpera le foyer d'une grande chrysnide des Présages. Mais, afin d'honorer César par allusion à son chiffre 333, ce foyer devrait embrasser 33 vers, au lieu de 25,5, nombre fractionnaire et sans valeur significative ; E lui faut done mordre sur l'épisode final Ja valeur de 7,5 vers (33 — 20.0 = 1,5). Get empiélement ne rencontre pas content de présager les variations atmospheriques, les bouleversements politiques. de difficulté, car. non le soleil signado aussi | | | 7. — La grande chrysoide des Présages ira de la ligne de sectionn de la chrysode du Tenips (terme de l'ensemble a ae Tan Mende vers du livre. Il convient que, de part et d'autre de son foyer, elle totalise e réclame donc 44 à la suite de son foyer. Au 7,5 vers qu'il doit d'abord (en ailes et encadrement) 144 vers. Avant son foyer, elle en compte 100 (exactement le segment majeur de la chrysode du Temps; voir 3); elle ournir à ce foyer (voir 6), l'épilogue en ajoutera done 44, ce qui porte son étendue à 51,5 vers. On aura à revenir sur ce chiffre. chrysode de 133 vers (133 : Y motifs saillants de Ja chrvsoîde des Présages. foyer et encadrement, totaliseront Je nombre privilégié de 77. (On se rappelle que, parcillement, ‘addition des trois motifs saillants de lu vaste chrysoide que constitue le chant entier, amenait un nombre mystique : 144, 9, — Au segment mineur — foyer et apodose réunis — de la chrysode des Présages reviennent 51 vers (chrysede moins segment majeur = — 82 = 515. Le foyer. porté au chiffre mystérieux de 33, ne laisse 182 que 18 vers à Papodose (51 — 33), Celle-ci sera done extrémement breve en regard de la protase qui aligne 82 vers. 10. — L'épisode final devait compter 51.5 vers (voir 7). Or Vencadrement des Premières Géorgiques. exorde et Epilogue additionnés. cu — 51.5 = exigeait 89 (voir 1». N revient done à l'exorde 37.5 vers (8H 37,5), Heureux abontissement de toutes les opérations prercdentes, car il permet, à conditian de détacher un vers et demi pour renforcer l'éclat d'une invocation générale. de poser au frontispice de Pauvre une chrysode initiale de 36 vers. La Jongueur de Uexorde enfin fixée, on peut maintenant repérer exastement le début des Trananx ci des auires groupements. Assurément, Virgile n'aura pas conçu d'un seul coup un tel système; notre exposé ne peut gue schématiser les démarches de son esprit. Quelle idée se former des reprises par lesquelles il parvint à-tisser le réseau de nombres mystiques qui vient se tendre si parfaitement dans Je cadre général défini par les séries 144 et 365 1/2? On pourrait se demander, notamment, pourquoi, pour le foyer de la chrysode des Champs, il préfera te nombre 6 à tout autre (voir 2), à 12 par exemple. C'est que ce choix exerce ses répereussions jusque dans lexorde du chant, el que. du nombre 12 ¿ventucllement adopté pour le passage en question, resulterait une structure differente, pent-étre moins réussie que Vordonnance actuelle. Autre exemple : l'adoption particulièrement judicieuse de 78. moitié de 36, pour Je foyer de la ehrysode du Temps (voir 4 : ajouté aux 144 vers que le poète atlribue aux deux ailes. ce nombre donne un total de 162 et. en vertu de la seclian d'or. assure au segment majeur de cette chrysode : g = 100; dès lors, si l'on fait suivre ce exactement 100 vers (162 segment de morceaux comptant respectivement 38 et 44 vers, on crée, en méme temps qu'un ensemble César-Soleil de 77 vers (33 + 44), chiffre privilégié, une chrysoide des Présages dont les parties latérales (niles et encadrement) renouvellent le nombre 184 et où le foyer reproduit le , deux ailes de la chrysode du aux nombre 33. Que si, tout en mainienant Temps leur total de 144, on étendait le foyer de cette chrysode en le portant, par exemple, à 24 vers, en }’honneur des 24 heures du jour ct de la nuit (v. 208), il s’ensuivrait pour la fin du chant une disposition moins heureuse : la chrysade du Temps étant allongée (144 +24 = 168, au lieu

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LES ETUDES CLASSIQUES 162), son segment r s’augmenterait l'appareil de la chrysoïdemajeu des Présages serait Le plusieurs unités degré, les deux ailes de la chrysode, on aboutira aux passages qui forment les deux extrémités (YZ et gr). Dans les passages et ainsi considérés par couples, par exemple fg et jk ou ef et kl, nous respecterons encore la symétrie en cas de subdivision, uleversé. Pig seni des se soie des E, nsemble médian Lg et Champs ELR et du Temps Yor de la chrysoide A jrw-wz une fois tracées, notre architecte des ine est pas systèmes. En l'application de la proportion liée à de nouveaux nombres nla de particulières marqueront les ah i c Fo Champétres LOQ, ete. ue ‚ee mystiques. rysodes de la Terre FHK, des Engra is HJK, | UneAfois sa saisie la formul e-clef i d'une ge sy l'agire comment ne pas about des Gloires architecture à ir uma teen e plan de la construction entière ? Notre recherche i c'est-à-dire que nous comparerons d'abord entre eux les vers ; fait alefiient james = ie d'or dans les comp artiments de ces e >sdk = 04 oe de la structure, Pr, E. é autrement difficile et ses résultats sujets a caution si artiste avait apporté moins de rigue ur à son épure. III. — CORRESPONDANCES SYM ETRIQUES M?Ea—PepT0cE"MSgRe+.ItPvrA>UmcEHTeSaNFTynOIhealsFd „Ss Si on s'est appliqué à faire ressortir les dissonances d l'Enéide, dit A. Cartault (L'art de Virgile dans l'Énéi de p “45), on Na pas assez remarqué qu'elle offre beauco up de passages qui concordent entre eux. qui sont des rappels les uns des autres et qui sont destinés à produire Ja sensation de l'unité. , Dans le premier livre des Géorgiques. Virgil e souligne les symétries archilecturales de la chrysode du Temps Ygr et de l'ensemble médian Lg par le jeu délicat de multiples concordances : associations d'images, rappels d'idées . voire redites verbales, Divisé comme il l'est, notre texte permet un relevé méthodique de ces correspondances. On s’elonnera peut-être de l'abondance avec laquelle Virgile use d'un procédé qui lui est cher : on admirera certainement les inaliendues que revétent ces répélitions : formes exquises et on ne nous en voudra is i de souligner la rigoureuse symél poini Rei ; Ymetrie disposition. Correspondances symétriques entre les deux À î, leur qui règle ailes EK et LR de la chrysode du Temps Comp arons i deux à| deux‚ 1 Aes passages symétriques ewe de fg et jk plus proches du foyer gj. soit 334 avec 359, ensuite ceux qui s’en éloignent davantage, comme 330 avec 361, puis 328 avec 365. PREMIER COUPLE DE PASSAGES SYMÉTRIQUES: fg ET JR Voici, rapprochés l'un de l'autre, le quatrième vers avant le foyer gj et le quatrième vers après ce même foyer : v. 334 v. 359 Nune nemora ingenti vento, nunc litora plangunt. Litora misceri et nemorum increbrescere murmur. On remarque la présence simultanée de nemus et de litora dans chacun de ces deux vers; mais dans le second. l'ordre des deux termes esl renversé (chiasme). De part et d'autre il s'agit du bruit causé par le vent. Au degré suivant du même couple, c'est la terre, d'une part. et la mer, de l’autre, qui se répondent. D'un côté. tremblement de terre : terra tremit. v. 330 ; de l’autre, en réplique, incertitude des flots : male temperat unda carinis. v. 360. Là-bas, fuite de la faune des bois : fugere ferae, v. 330 : ici, fuite des oiseaux marins : celeres reuolant ex aequore mergi... nolasque paludes deserit... ardea, v. 361-364. Plus loin, toujours dans le méme couple de passages correspondants. un double effet de lumière: deux sortes de lueurs fugitives, mais ici le flamboiement brutal de l'éclair: in nocte corusca fulmina molitur dextra, v. 328 s., la le doux éclat des étoiles filantes : stellas... praecipites caelo labi noctisque per umbram flammarum longos a tergo albescere tractus, v. 365 ss. SECOND COUPLE DE PASSAGES SYMÉTRIQUES: ef ET ki Pour décrire les effets des averses diluviennes. le même trait de part et d’autre ; à implentur fossae, v. 326, répond presque dans les mêmes termes: omnia plenis rura natant fossis, v. 371 s. De part et d’autre encore, une allusion au bétail : boumque de la mp fs de Temps, a partir de ceux qui avoisinent de part autre 189 le foyer gj. Descendant simullanément, degré par labores diluit, v. 325 s.; aut bucula caelum suspiciens patulis captauit naribus auras, v. 375 s. Bien entendu, des corresp

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dances du genre de celle-ci ne mériteraient pas d’être remar- Correspondances symétriques entre les deux ailes LS et Xg 190 quées. si elles ne faisaient partie de tout un svstème . TROISIÈME COUPLE DE PASSAGES SYMÉTRIQUES : de de l'ensemble médian ET lm Ces foyers des chrysoïdes des Tempétes et de l’Arc-en-ciel nous réservent la surprise d'une charmante analogie vir ilieni entre moissonneurs et fourmis : les moissonneurs se a ssi en e de la récolte, quand survient Pere cia 1); à l’approche de l'orage, l’industrieuse fourmi aire au transport de ses œufs (v, 379-38 2). On peut noter le début de Y v. 379. AUTRE . ‘; un et de l'autre passage : Saepe, v. 316 ; Saepius, COUPLE DE PASSAGES SYMÉTRIQUES : Za ET pq ES cera reg idylliques: dans la paix et une veillée iver,> devant l’at re, pr chante pour charmer son labeur (v. la femme du 291-296) : Vorage Y |” 5 $ Bi ae les a i chantent « la joie de retrouver leur doux nid eu r DE frego >. L’analogie d’atmosphere psychologique x > passages est | soulignée p | répétiti ne de ie mols à sonorité chaude et danas duicis À | par a la folits, ar la dominance, de pari et d’ autre, répétition de la voyelle PRE i ee ES musti Volcano decoqu it umorem et FOLiis ; am tre pidi despumai aeni, v. 295 s.; inter se in FOLiis pin mms 5 et aclis progeniem paruam DULCISQUE sere un a Am pe nidos, dos, v. 413 s. Si On Paura à remarqué : pm le strepitant du vers correspondant a 413) e d'un délibérément sentiment solat A a laborem, y. DERNIER frepidi ng entre le chant de la paysanne ements d oiseaux pression au joyeux : 293; > hinc hinc COUPLE DE ille i Interea auium 1 à de la un chrysode du ŸZ et les concert longum CONCENTUS PASSAGES SYMÉTRIQUES : Occupant les extrémité s È, assimilés du CANTU in ET agris. qr Tem i rig a ee ere. an passages traitent de la lune et dee date: son dont 1) importe de tenir comp t i i des influencesq que cette plané planéte exerce ces jourstedla : PE (YZent er PA ge peà: “ris d'après son aspect (gr) he pmi primum colligit ignis, v. 427, “#705 Luna reuertentis cum ordine Luna, y. : 4 Fidèle A la méthode adoplée pour l'étude des parallélismes de la chrysode du Temps, nous parcourrons dans J'ordre les curieuses concordances de forme qui jalonnent les ailes LS (A explorer en remontant) et Ag de l'ensemble médian et manifestent la cohésion intime de cet ensemble. PREMIER COUPLE DE PASSAGES SYMÉTRIQUES : RS yr XY De l'un à l'autre, plusieurs répliques de détail: barque (lembum, v. 201 ; lintris, v. 262 ; ces mots se placent chacun en fin de vers), opérations de sélection et de marquage (maxima quaegne manu legeret. v. 199 ; aut pecori signum aut numeros impressit aceruis, v. 263), emploi du feu (quamuis igni exiguo properaia maderent {fetus\. +. 196: nunc torrete igni fruges, v. 267), allusion à l'huile (amurca. v. 194 : oleo. v. 273) et à la teinte noirätre du marc d'huile ei de la paix (nigra. perfundere amurca. v. 194; atrae massam picis urbe reportat v. 275). SECOND COUPLE DE PASSAGES SYMETRIQUES : QR ET YZ D'un côté, les pronostics demandés à l’amandier sur la qualité des récoltes (v. 187-192). de l'autre les présages de la lune (v. 276 s.). Passons au degré suivant du méme couple. Dans la chrysode du Temps un rapprochement s’imposail entre les moissonneurs ements au travail et l'affairement de la fourmi, entre les piaill un dans e résonn qui chant le et joyeux d’une nichée d'oiseaux cher rappro à aime e Virgil en combi sait intérieur paysan. On ence des scènes susceptibles de s'appareiller malgré la lesdiffér foudre d'échelle. « Quand les Cyclopes se hatent de forger dit-il aus de Jupiter avec les masses de métal malleables, des quatrième livre des Géorgiques (x. 170-178), les uns, avecuent, reslit le et l'air eni regoiv ux, soufflels de peau de taurea e qui siffle; leur d'autres plongent dans un bassin le bronzeux lèvent de toute ; caverne gemit sous le poids des enclumes bras cadence, et en leur force et laissent retomber leurs le serre qui le tenail la avec tournent et retournent le métal permis est s’il ps, Cécro de es abeill les .. étroitement; ainsi. licet de comparer les petites choses aux grandes — si parua

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! pique magnis — avec la passion innée ! mol typique ponere magnis, componere qu'elles ont pour amasser, s'acquittenl avec zèle chacune de son oflice. » De méme dans les deux passages symétriques qui nous occupent, Virgile place l’un vis-à-vis de l’autre deux tableau» présentant des analogies audacieuses et inattendues — si oo licet componere magnis — : ici l'activité souterraine des bestioles acharnées au pillage d'un « immense tas de blé » lì l'entreprise iemeraire des Titans à l'assaut du ciel; san défendre ses réserves contre les petits ravageurs, il sui au cultivateur d’égaliser à l’aide d'un « formidable cylindre » le sui de l'aire ; Jupiter, ruinant sous les coups de sa foudre le travail des sacrilèges, remet à leur place les monts amoncelés. Du drame minuscule à la lutte gigantesque, est minutieusement observé. A la fin de la mita eee a le li Virgile met en scène l’audace du charançon — le plus petit de tous les insectes ! — et de la fourmi, « ces monstres que produit la terre > : el quae plurima terrae monstra ferunt, populatque ingentem farris aceruom curculio atque inopi metuens formica senectac. v. 184 ss. Er regard, au début de l'autre scene (chiasme), la lentative criminelle des Titans, que « la Terre mit au monde dans un enfanlement abominable > : tum partu Terra nefando Coeumque lapetumque creat saeuomque Typhoea et coniuratos caelum de chacun des différents rescindere fratres, v. 278 ss. Au milieu deux tableaux, les travaux d'approche des agresseurs : {um uariae inludant pestes: saepe exiguus mus sub terris posuitque domos atque horrea fecit, aut oculis capti fodere cubilia talpae, inuentusque cauis bufo v. 181-184; Ter sunt conati imponere Pelio Ossam scilicet atque Ossae frondosum inuoluere Olympum, v. 281 s. Enfin, aux extrémités symétriques des deux phrases, la défaite des assaillants: Area cum primis ingenti aequanda cylindro et uertenda manu et creta solidanda tenaci, v. 178 s. ; ter Pater exstructos disiecit fulmine montis, v. 283. | Passons au dernier degré du couple symétrique QR et YZ : les deux vers par quoi commence QR font appel à l'autorité des anciens : Possum multa tibi ueterum praecepta referre, ni refugis tenuisque piget cognoscere curas, v. 176 s. ; on s'étonne moins de lire pareille déclaration á cet endroit précis, quand on trouve au point symétrique, énoncés dans le style concis des sentences, quelques-uns de ces avis qui ne peuvent tirer leur valeur que de traditions immémoriales: Septima post decimam felix et ponere uitem el prensos domitare boues el licia telae addere ; nona fugae melior, contraria furtis, v. 284 ss. LES PREMIERES GEORGIQUES, POEME PYTHAGORICIEN 193 TROISIEME COUPLE DE PASSAGES SYMETRIQUES : PQ ET Za Ce couple-ci rapproche des images relatives au feu et au travail du bois: ef suspensa focis explorat robora fumus, v. 175; Et quidam seros hiberni ad luminis ignis peruigilat ferroque faces inspicat acuto, v. 291 s. QUATRIEME COUPLE DE PASSAGES SYMETRIQUES : OP ET ab OP est le foyer de la chrysode des Gloires Champétres, une ab celui de la Vie Paysanne. De l'un à l'autre on relève la à nt penda fait disette La s. suite d'antithéses systématique a frustr us alteri um magn ! heu : e récolt belle splendeur d’une , quercu spectabis aceruom concussaque famem in siluis solabere v. 158 s. : At rubicunda Ceres medio succiditur aestu el medio tostas aesiu terit area fruges. v. 297 s. ises Désolante stérilité due aux plantes parasiles et aux mauva ien quolid pain le herbes, efforts assidus dans la lutie pour t produi du e festoi qui n (v. 150-157) ; en regard, la joie du paysa de ses récoltes (v. 299-304). s et arbousiers D'un côté. le poète rappelle l'époque où chèneet où il fallut fruits leurs sion cessèrent de donner à profu : cum iam re cultu la de stade au ette cueill la passer de l’âge de . v. 148 s.: de glandes atque arbuta sacrae deficerent siluae qui n'est plus ce l'autre, il marque le moment de recueillir el quernas qu'un modeste appoint de la moisson : Sed lamen que cruenoleam bacas lauri el s glandes tum stringere tempu endroits tague myrta, v. 305 s. On aura remarqué à ceset 305) et symétriques la répétition du mot glandes (vx.e 148 (v. 148) trois comment aux arbousiers de la foret r.sacré et le myrte ier l'oliv laurie plantes nobles font pendant : le (v. 306). CINQUIEME COUPLE DE PASSAGES SYMETRIQUES : NO ET bd deux à la Des deux passages rapprochés ici et relatifstretous laqueis {um : l’au de chasse, l’un semble un pur écho us canib os magn ef ntum inue capitare feras et fallere uisco ral uerbe iam a fund m latu alius e circumdare saltus; atqu gruibus pedicas ef amnem... tum... tum..., v. 139 ss.; Tum es, tum figere dammas retia ponere ceruis auritosque sequi lepor ae, v. 307 ss. A noter stuppea torquentem Balearis uerbera fund passages et surtout la deux Yanaphore du tum dans : les répétilion presque littérale funda... uerberat, v. 141 ; uerb6 fundae, v. 309 (chiasme).

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DERNIER COUPLE DE PASSAGES SYMÉTR IQUES : LM ET eg Ces deux pièces se répondent mutuellement ;: toutes deux sont consacrées à l’eau : d’abord il s’agit d’irrigati y fois de pluies diluviennes. e NES E | Même idée de part et d'autre : l’eau envahi t tout 195 symétrique. Puis, les liens sensibles qu'il établit entre membres homologues de la chrysode resserrent la cohésion de celle-ci. Grâce aux échos et aux reflets qu'une aile renvoie à l'autre, le poéme entier joint à l'équilibre numérique l’harmonie qualitative de ton et de coloris. : Praeseriim incertis si mensibus amnis abundans || exit et obducto late tenet omnia limo, unde cauae tepido sudani umore lacunae Y. 115 ss.; et pluuia ingenti sata laeta boumque labores N diluit ; implentur fossae et caua flumina crescu nt, v. 325 s A noter specialement les deux enjambements : exit, (v. 116 et 326), et la répétition : cauae 1 diluit , uae lacunae, caua flumina (v. 117 et 326). Plus loin, toujours dans Je méme couple symétr ique, derech deux enjambements emphatiques qui se font écho en cette tot, avec des sonorités toutes semblables : ecce supercilio cliuosi tramitis undam || elicit, v. 108 s. : aut Athon aut Rhodopen aut alta Ceraunia telo || deicit, v. 332 s. Les trois derniers vers de l’ensemble médian, portant nos regards au ciel, recommandent l’observation des planétes Saturne et Mercure ; plus haut (pp. 176 s.) on a remarqué l'air délibérément insolite que prend cette finale, allusion au nombre 183. En regard, les tout premiers vers du même ensembl e conseillent pareillement un recours aux puissances supraterrestres : Vmida solstitia atque hiemes orate serenas, agricolae, v. 100 s. De même que sa contre-partie, cette péricope sort de la ligne normale du développement. Elle tranche telleme nt sur le contexte que, seule dans toutes les Premiéres Georgiques, et malgré Je témoignage unanime des manuscrits, elle a vu contester son authenticité3’. Ainsi leur commun caractère de ressaut intensifie la résonance de ces deux passages et accuse les contours de l’ensemble médian. | Comme on le voit, le procédé de correspondance, dont on vient de relever une série d’applications, représe nte tout autre chose qu’un vain raffinement ; il augmente Ja richesse du poéme et renforce son unité. En effet, sous les formes variées qu'il emprunte, il ajoute á la valeur suggestive de chaque tableau en évoquant à son occasion les impressions — notamment les images visuelles 37. cf. uersus et auditives l’apparat critique de interpolatos censet Ludouicus — l'édition créées des Havet, par Belles Rev. le panneau Lettres : Phil. VIII D. 126 || 100-103 uersus a Vergilio additos esse coniecit Ribbeck. 100-101 (1885), IV. — ASTRONOME ET POETE Une hypothèse explicative, une fois qu'elle s'avère conforme au réel, a chance de voir s'étendre sa fécondité au delà des limites du probleme qui l’a suscitée, On se rappelle la filière de nos recherches: au point de départ. notion de la division du corps des Premières Géorgiques en Travaux et en Jours; puis sentiment d'un rapport particulièrement harmonieux entre ces deux parties considérées encore en gros : vérification de cet équilibre par le recours aux chiffres et mise à jour d'une section d’or exacte; accolé à la ligne de partage, le triptyque central se détache en relief, comme un foyer d’unification. Le plan du livre, où se discernent cinq parties, trahit maintenant l'application de deux normes distinctes : un principe mathématique d'ordre et de proportion et la loi qu’imposent des chiffres empruntés à l'astronomie. Grace au premier — le principe de la chrysode — on a pu débrouiller la délicate contexture du poème : des chrysodes de grandeur ; décroissante se dessinent les unes à l'intérieur des autres dégagent s paragraphe de ne cinquantai une compte, de en fin ainsi leurs contours, apparaissant comme les unités élémentaires de l'organisme, comme autant de monades .indivises. Tel est l’aboutissement des deux premiers chapitres de notre étude. Mais, nous l'observions dès le début, les ensembles que la section d'or vient harmoniser, reçoivent leurs mesures des nombres secrets 744 et 365%, : ainsi se détermine le tracé du vase où le poète a voulu enclore la précieuse liqueur de son chant, pour la consacrer, au milieu d’un cercle d'initiés, aux ¢ flambeaux éclatants du monde, qui guident dans le ciel le cours de l’année» (v. 5 s.). Pareille inspiration n’aurait-elle pas dicté à Virgile d’autres formules encore ? Son culte secret pour l'astronomie s’exprimerait-il uniquement par l'emploi des nombres que l'on sait? Questions qui se posent fort naturellement et qui ouvrent une enquete nouvelle, à mener en deux directions. Suivant la première, nous allons immédia-

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tement étudier le rôle dévolu aux étoiles dans notre un autre chapitre devra traiter du Cosmos virgilien. Interprétation gratuite ? Jl ne semble pas, quand on compare les deux passages en cause; de telles correspondances les unissent que Virgile n’a pu en rédiger l'un sans songer 4 : pee l’autre. Ces similitudes pouvaient d'autant moins échapper à l'écrivain que les textes mis par nous en parallele durent être l'objet d'un travail particulièrement soigné. en raison de leur situation: début de la protase, foyer de la chrysoïde des Constellations (an des panneaux du triptyque central). Vere novo, ainsi commence le premier (v. 43); Vere (au printemps) sera le premier mot de l'autre (v. 215). Le poeme L'ouverture d'une année Déjà, dans l'hémist 3 nemis iche (v. 7 463) quìqui correspond, comme on = vu, aux dernières heures de l’année solaire — car c'est bien e cycle annuel que le nombre 365% fait figurer au tissu du si chant — on a reconnu dans les mots Solol t tibi i ibi signa dabit un ’ net pour les initiés. seit très indice Il ne faut pas un instinct de symétrie extrémem entier ne renferme pas de troisième péricope qu'introduirail si porter le regard intrigué du lecteur à l’autre bent de pa série le terme uere ou simplement l'idée du printemps: voilà qui souligne la valeur d'écho que les vers 215-218 prennent par rapport aux vers 43-49, Cependant. une autre ressemblance mérile plus d'attention: à incipiat... laurus, Y. 45, répond aperit... Taurus. v. 217 s. Ici le parallélisme semble tenir moins encore à la nature des choses: en effet. pour creer la des 365% vers, avec l’espoir de déceler de ce côté quelqu'indication également parlante. Les vers qui font ainsi l’objet de notre curiosité (v. 43-49) vibrent de l'élan du renouveau : c'est le printemps ; tirant la charrue de tout son effort le taureau ouvre le premier sillon et le soc resplendit au frottement de la glèbe. On voudrait être sûr que. dans son calendrier, Virgile place le début de l'année non point au premier janvier mais au consonance. il a fallu. d'un côté. deroger aux usages de la langue et, de l'autre. prendre quelque liberté avec la carte du ciel. Au v. 45. taurus est au singulier. grace a quoi 1 devient grammalicalement aple à couvrir une évocation de la constelprintemps. Dans ce cas, la phrase en question ferait pleinement onneur au nombre 36514, les premières unités du mystérieux lation de même dénomination. Mais ce singulier. si opportutotal étant fournies par la description des tout premiers jours nément adopté selon notre supposilion. parailrait. en dehors d'elle. fort étrange: son emploi esl extremement rare, quand il s'agit de désigner collectivement les deux bêtes dont se de l'année. Or voici qui comble un tel souhait : en un autre endroit (v. 215-218), mer to l'auteur réserve le ea ea y année ne de ses éclatant de à la constellation blancheur, le du privilege c ornes d'or ‘or — aperii ] annum, ce composait toujours l’attelage d'une charrue. C'est au pluriel cation que Virgile recourt réguliérement pour cetle signifi{auros , sont ; (solum... fortes-innerlant tanri. Y. 64 s.: exercete, uiri, v. 210, Quant à Vassertion des v. 217 5. aperit... annum Taurus. elle implique. il faut le dire. une décision assez arbitraire de l'auteur. En effet, sauf erreur de notre part. pour Le taureau des champs et le Taureau du ciel Mais quoi ? A confronter de plus près ces deux passages signe les Romains d'alors. le soleil différait san entrée danse ledans le avancé assez date avril. 21 le du Taureau jusque vers début d'année. relatifs au printemps, on éprouve le sentiment que le premier (v. 43-49) possède pour inaugurer l’année des titres d’abord printemps el décidément bien tardive pour un circonstances partiDifficilement explicable, en l'absence depour sa précision en culiéres, chez un écrivain renommé qui fit mettre celle e comm matière lechnique88, cette licence, insoupgonnes. Dans le ciel printanier, le Taureau donne le branle à l'année nouvelle (v. 215-218). Mais, sur terre, à la même saison, l’auteur ne montrait-il pas justement aussi le taureau, un taureau commençant sa tâche de son côté : e au singulier le taurus du v. 45, ne se justifie-t-elle pas comm incipiat... taurus aratro ingemere, v. 45 s. ? Charge de marquer le début de l’année, non seulement parce que le premier il S attaque aux labeurs du printemps. mais aussi, de façon plus mystérieuse, parce qu'il occupe la scène au lever de rideau d'un acte de 36514 vers, ce taureau de chair n'a-t-il pas encore mission d'évoquer son analogue de e la-haut, 158] figure initi initiale du li défilé annuel des constellations ? 197 SIEGESNURESE Virgile. 2° éd., p. 31: «Les anciens 38. Cf. Satnre-Beuve, Etudee sur une exactitude et une fidélité exemplaires reconnaissaient dans sa poési à Macrobe, cherchantquià eur; ce qui a fait diregiqu de savant et d’observatastro es: €... Virgile, Géor des ue nomiq expliquer un passage > ce. scien de en matiè ne commet jamais d'erreur

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LES ÉTUDES CLASSIQUES audace de maitre, si elle q s ? ique ciel poét onytmedesduplus homemen sonroch etrapp vise et réussit a créer à Rome quand «de ses cornes d'or, le Taureau éclatant de blancheur ouvre l'année ». Cette région privilégiée du ciel, le cliché 2 (p. 202) la reproduit avec les étoiles dont Virgile se plaît à Ja garnir. A l'occident, Je Taureau s’en va se baigner dans les rayons du soleil déjà couché (v. 217 s.). A plusieurs reprises, un entre le taureau des champs Un choix de constellations Des associations comme celle dont la le poëte ramène nos regards à cette constellation. Au Taureau se relie le Cocher, constellation où se détachent les deux étoiles appelées Chevreaux (v. 205) ; au Taureau appartiennent les présen s'imposer ici, sont loin d’être étrangères au pe de Viene amas stellaires des Hyades (v. 138) et des Pléiades (v. 138) ou filles d'Atlas (v. 221), parmi lesquelles Maia (v. 225) brille N’a-t-il pas été jusqu’à prendre prétexte d'un débat entre astronomes pour adresser à Auguste un hommage des plus bardis ? Longtemps les Grecs n’avaient connu que onze constellations zodiacales; dans Jeur carte du ciel, les étoiles qui formeront plus tard la Balance. s’agrégeaient au Scorpion et figuraient ses pinces. Mais les astronomes chaldéens, désireux d'un plus vif éclat. Virgile ne met pas moins d'insistance à nous rappeler le Bouvier, qui, au printemps. paraît du côté de l’orient : retournez la terre. nous dit-il, au lever d'Arcture (v. 67 s.) — étoile principale du Bouvier — ; ne semez pas de céréales avant que la constellation de Gnosse ne se retire avec son ardente couronne (v. 222) — autres éléments du Bouvier — ; observez la constellation d’Arcture (v. 204), tel est l'avis que donnendut les premiers vers du foyer astronomique ; le coucher Bouvier vous fournira de claires indications, lisons-nous d'attribuer une constellation à chacune des douze parties de trente degrés qu'on appelait signes du zodiaque, se déclarèrent pour la constitution d’une douziéme constellation, qui serait la Balance, a former aux dépens des pinces du Scorpion. Leur théorie paraissant destinée au succès, notre poëte tire de l'occasion un parti magnifique. Pour faire place à Auguste dans le ciel, dit-il, le Scorpion retire ses pinces. Le nouveau dieu ne encore un peu plus bas (v. 229). D'où viendrait cette prédilection si accusée pour le Taureau et le Bouvier? Ne serait-ce pas du symbolisme attaché à ces va-t-il pas devenir là-haut une constellation nouvelle ? Que, s’identifiant avec la Balance, signe de l'équité, il s'établisse deux constellations? Déjà on a cru découvrir une secrètele affinité entre le Taureau du ciel et celui des champs. Dans ne même ordre d'idées, le Bouvier, si fréquemment cité, entre Érigone et le Scorpion, symbole bien connu de la guerre ; il protégera contre ce fléau la Vierge porteuse de J'épi de blé en laquelle la littérature astrologique s’accordait à contempler ? figurerait-il pas Vantitype céleste du laboureur une figure de paix et de prospérité. Quelle richesse d’allusions en l’espace étroit de quatre hexamètres ! Ce qu’on Entre le Taureau et le Bouvier, Virgile ne manque pas de fois, repérer les constellations arctiques (nommées par deux dans ce s'enfon mineur ire septéna le dont v. 138 et v. 245 s.), jes replis du Dragon (double mention, v. 205 et v. 244). vient d expliciter se trouve suggéré dans la brève péricope (v. 32-35) dont voici une traduction: « Ou bien iras-tu, astre nouveau, te ranger à la suite des mois lents dans leur marche, à la place qui s'étend entre Érigone et les pinces du Scorpion qui la poursuit ? Déjà de lui-même il les ramène à lui, l’ardent Scorpion, et voici que dans Je ciel il t'a laissé un espace plus La charrue de Virgile grand que de juste > (irad. GOELZER)3®, A part cette triade Vierge-Balance-Scorpion, de quelles constellations les Premiéres Géorgiques parlent-elles encore ° dési Parmi celles de l’hémisphère sud, elles ne Chien (v. 218). s ne désignent que le Toutes les autres. qu'il citera, le poète les a choisies dans une moitié de l’hémisphère boréal, justement la portion visible 39, Cf. J. Bayer, ; L'immortalité astrale d'Auguste ou Manilius commenli fateur de Virgile, Rev. Et. Lat., 1939, pp. 141-171. 199 EfOT>eEARr N adi me w72antqí»u he yrs dans les nuits Devant l’aspect offert par ce groupe centralqui explique le corps, prend de printemps, une association parti-pris son et s étoile les parmi choix opere par Virgile mémes. les urs toujo ions, ellat const ues d’insister sur quelq e une béte de trait et le A supposer que le Taureau figur qui les sépare ne dessineraitBouvier un laboureur, l’ensemble char rue attaquant le sillon ? une il pas aux yeux du poète déplo t un immense tableau ierai Ainsi le ciel printanier champêtre : Taureau-Charrue-Laboureur.

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LES PREMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN Pour doser les chances d’authenticité de cette association nouvelle, rien de plus indiqué que de se référer au croquis que l'auteur lui-même trace de la charrue (v. 169-175 ). De les deux Ourses: leur configuration générale reproduit assez fidèlement la forme caractéristique de l'antique instrument romain — très fidèlement même, à en juger par la ressemblance dont se contentaient les anciens pour reconnaître notamment dans la constellation du Bouvier l'homme qu’elle est censée Réciproquement, et le trait est encore plus significa tif, pas une de leurs étoiles qui ne puisse représenter tel ou tel détail explicitement désigné de l’araire virgilien. « Araire virgilien », nous faut-il écrire, car la charrue des v. 169-175, à prendre le texte tel quel. ne s'identi fie à aucun représenter. L'aire du rectangle allongé dont les étoiles e#’y’d l'instrument décrit en cet endroit, pas une pièce qui ne trouve sa réplique dans Je dessin formé par les deux Ourses des types connus notamment par les monuments de la numismatique et de Ja sculpture. Son modéle parait propre aux Géorgiques. Il présente un assemblage hybride : engin primitif essentiellement formé d’une seule pièce (correspondant latin de |’ avroyvor d’Hesiode), à quoi s'ajoutent des éléments caractéristiques de la charrue composée — celle où age et timon s'ajustaient l’un à l'autre, au lieu de faire corps comme dans la charrue simple. Cet éclectisme apparemment fantaisis te s'explique si. dans sa description, Virgile est dominé par le souci d’évoquer les constellations ot: il voit l'image céleste de la charrue. En effet, pour les lignes générales. l'ensemble des deux Ourses répond à la charrue simple ; mais quelques-unes de leurs étoiles ne trouvent de correspondant que dans certains accessoires de Ja charrue composée. Comme il n'est point loisible au poète d’accommoder Ja disposition des astres au schéme courant de l'instrument aratoire, c'est le croquis de celui-ci qui sera retouché de façon à pouvoir apparaître comme projeté dans le ciel. De fait, les v. 169-175 nous montrent d'abord un obiet rudimentaire, consistant en une seule pièce de bois! : un ormeau dont on a plié une branche en forme de timon!! : cette branche complera huit pieds de long à partir du tronc de l’arbre@2. Cette description peut rappeler mais également l'ancêtre de la l’aëréyvor d’Hesiode, charrue romaine, l'araire étrusque de Ja figure 3: tronc vertical destiné à fendre la terre, branche horizontale servant de timon (à moins que, dans la charrue de notre cliché, le timon ne soit le prolongement du tronc, qu'on aurait incurvé — détail qui n'imporle aucunement au problème present). Par deux traits idéaux ef’ et ¢’, relions 40. ef curui formam accipit ulmus aratri. v. 170. 41. Continuo in siluis magna ni fleta domatur in burim (= timon)... ulmus, v. 169 s. 42. Huic a STIRPE pedes temo protentus in octo, v. 171. 201 marquent les sommets, fait songer au tronc vertical (sfirps) TEWAvCietReTrWalDEsaN.laeHL:,APR#HarUeSi:nTEOS a at M, és LA) RES ai tr MES TIE A è MTES245 teresxPeftey a HORS Le et la courbe fyde (Grande Ourse) rappelle la forme du timon. Au v. 171, Virgile abandonne l'appellation technique buris (timon, v. 170)43 pour le terme plus général temo. Or Temo (le Timon) se trouve être précisément un des noms de la Grande Ourse#. A cette charrue d'un seul tenant, l’auteur annexe des éléments accessoires, lesquels, d’aprés nos connaissances archéologiques, sont propres aux instruments moins primitifs. Que ces pièces soient taillées dans le tronc même de Yormean* ou qu'on doive les assujettir à la partie inférieure de ce tronc comme des appendices rapportés, peu importe. Toujours est-il que Virgile mentionne deux oreilles. binae aures, v. 1724, et un sep a double revers, duplici... dentalia dorso. v. 172. Dans la Charrue céleste, deux étoiles, # et 7. marqueraient les deur oreilles et deux autres, ¢ et 7, le double revers du sep. (La signification technique précise du terme duplici dorso cause un certain embarras aux commentateurs ; il n'en est pas moins intéressant à notre point de vue de remarquer comme Virgile parvient, à propos du sep. à introduire le terme duplex.) du soc : les étoiles ¿0 représentent Le sep doit porter la lame la courbe de celui-ci et 4 (la polaire). sa pointe extrême. Le poète a nommé Je soc un peu plus haut, uomis et inflexi..., v. 162, mais il ne le désigne point explicitement dans notre passage 169-175, qui detaille uniquement les parties en bois de la charrue. Le corps de la charrue étant confectionné d’un ormeau, les Géorgiques conseillent d’employer une branche de tilleul pour 43. Voici comment Varron, /. L, 19, définit le terme buris: qui quast temo est inter boues, bura a bubus ; alii hoc a curuo uruom appellant. Ce passage a été mal transcrit par Servius (ef. Dracnmann, s. v. Pflug, P. W., XIX, 1465). 44. D’après Varron, I. !., 7, 4, 9, Ennius désigne ainsi la Grande Ourse. Cf. FREUND, s. v. temo. 45. Interpretation de DnacHmann, s. v. Pflug, P. W., XIX, 1465 ; aptantur, v. 172, se prend alors au sens large. 46. Comme on en trouve par exemple dans la charrue de Magnésie. Cf. DAREMBERG-SAGLIO, S. v. aratrum, fig. 435.

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le joug qu'on fixera à l’extrémité du timon (v. 173) ; la ligne Ba correspond à ce joug. Reste une étoile, 7, en arrière du tronc ; 7% représente Je manche de hêtre, qui doit servir à diriger l'instrument (v. 174). La mention de ce manche, stiua, termine l’enumeration des pièces de la charrue. Mais comme pour souligner, aux yeux de qui connaitrait la scéne céleste Taureau-Charrue-Laboureur, le rôle évocateur de cette description de la charrue, réplique paysanne de Ja configuration des deux Ourses, Virgile introduit dans son énoncé des termes susceptibles d'une acception astronomique. Plus haut nous relevions l'expression temo (x. 171) ; il faut insister davantage sur le mot placé à la fin de la nomenclature: currus... imos. Le mot currus désigne toujours un char rapide, soit de course (currere — currus). soil de combat. C'est aussi — comme Temo — un nom de la Grande Ourse. A l'époque où celle-ci présente ses étoiles By au-dessous des autres. sa forme rappelle assez bien celle d’un char de course*, (L'appellation française Chariot ne rend pas Currus mais Plaustrum, autre nom de chacune des deux Ourses, et qui évoque une autre image. Pour éviter des confusions, on traduira donc de préférence Currus par le Char de course.) Fiz. 2 — Panvir sony ur cit. pr Reus Par analogie, la Petite Ourse, dont la figure ressemble beaucoup à celle de la Grande, porte aussi chez les Latins le litre de Currus. L'ensemble des deux constellations se désignera donc par le pluriel Currus, les Chars (de course). Si la charrue doit évoquer les deux constellations, quoi d'étonnant qu'elle emprunte leur nom? Or, aux termes mêmes du v. 174, le manche de hêtre dirige « le bas des Chars de course », stiuaque quae CVRRVS a tergo torqueat IMOS. L'expression n’a-t-elle pas la valeur d'un signe confirmatif, comme les mots Sol tibi signa dabit, v. 463, clóturant la série privilégiée de 36514 vers, et les termes in orbis, v. 337, à la fin de la suite mystérieuse de 183 hexamètres ? La portée allégorique de currus imos s’éclaire d'un jour d’autant plus vif que cette appellation serait impropre a désigrier le bas du train d’une charrue considérée telle quelle. Si dans la formule « les parties inférieures des chars (rapides) » faire usage de la on voulait voir une simple métaphore, il faudrait se demander charrue sim ple, formée d'une de bois crochue, » (DANEMBERG-SAGLIO, S. Y, ig A vor > quelle note le poète, généralement mieux avisé, aurait empruntée aux véhicules de course ou de combat pour qualifier le bas de cet instrument lent et dépourvu de roues qu'est la 47. Cf. Manilius, 5, 20 : Heniochusque memor CVRRYS Plaustrique Bootes. Stace, Théb., 10, 328 : Fugit cvarv maiore Bootes.

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charrue des Géorgiques. Le caractère déroutant de l’appellation est le « surnom de Bacchus, considéré comme frère de Ceres. Pendant la procession qui partait du Céramique, à Athènes, pour Éleusis, on portait, comme symbole de purification. le 204 currus imos est attesté notamment par l’étrangeté de la supposition 4 laquelle un Servius se trouve réduit pour en rendre compte. Il s'agirait, d’après lui, du plaustraratrum, charrue à roues, modèle d’invention récente à l’époque, employé en Rhétie, et dont Virgile pouvait ne pas ignorer l'existence. Mais cette hypothèse, peut-être assez apte à expliquer l'emploi éventuel d'un terme comme plaustrum, ne justifie pas de même l’usage de currus. Puis elle ne cadre pas avec l'ensemble de la description des Géorgiques (v. 169-175), et pour ce motif elle est rejetée par la plupart des commentateurs. Enfin, comment admettre que, chantant l’agriculture comme une gloire du peuple romain, le poète préfère à la charrue de type traditionnel une nouveauté adoptée dans une province el à peine connue ? Mais comment tenir rigueur à Servius de sa tentative infructueuse, devant la très sérieuse difficulté que présente l'expression currus imos en dehors d'une inierprétation symbolique ? Après ces mots, qui semblent donc bien destinés à faire voir d'un même regard l'instrument aratoire et Ja Charrue du ciel, ne trouvera-t-on pas un nouveau signe dans le v. 175 : et suspensa focis explorat robora fumus, « on suspend toutes ces pièces au-dessus du foyer el la fumée éprouve la résistance du bois » ? Certes, le contexte amène naturellement pareille finale — on sait du reste la discrétion qui s’impose aux indices de ce genre, plus faits pour confirmer un secret connu d'avance que pour le révéler aux non-iniliés —: mais ici encore. on l'avouera, la formule, dans son extréme briéveié, convient parfaitement pour unir dans une méme vision la charrue de bois et la Charrue astrale : elle invite à regarder l'instrument non point sur le sol, mais suspendu dans l'espace, suspensa — tout comme son image constellée au-dessus de nos téles —. accrochant ca et là de brillanis reflets du feu, focis. mais plus ou moins enveloppé de fumée. fumus, landis que la Charrue céleste se repère par des points lumineux dont parfois le scintillement semble s’eteindre dans des flocons de nuages. Les vers 160-168, qui précèdent immédiatement la description de la charrue, rappellent l’origine sacrée des instruments araloires, armes qui assureront au cultivateur « la gloire divine des champs», diuini gloria ruris. Sur ce passage plane le souvenir d’Eleusis: Virgile consacre à Célée, père de Triptolème, les paniers et corbeilles, uirgea praeterea Celei uilisque supellez, v. 165, et le van à lacchus, mystica nannus lacchi, v. 166. lacchus van consacré à Bacchus » (GOELZER, notes, p. 163). Mais entre tous ces instruments, le plus vénérable est la charrue, « d'une utilité telle que les anciens en faisaient remonter aux dieux l'origine: pour les Égyptiens, Osiris en était l'inventeur, et Jes Grecs, suivis par Jes Romains, proclamaient que Déméter (ou Cérès) en avait révélé usage a Triptoleme » (GOELZER, notice, p. 9). S'appuyant sur cette tradition, l'exorde des Premières Géorgiques invoque Triptoléme comme « l’enfani qui nous montra l’araire en forme de croc », uncigue puer monstrator aratri, v. 19. Le foyer de la chrysode des Gloires Champétres rappelle le rôle de Cérès dans Vorigine de la charrue: Ja déesse fut la premiére a enseigner aux moriels (et, parmi eux. à Triptoléme) à relourner la terre avec le fer (x. 147). Revenons aux vers 160-168, qui chantent les armes sacrées du laboureur. Si. au v. 163, plaustra ne doit désigner que de simples chariots. on s’etonnera de l'anomalie suivante: la charrue est bien mentionnée en tète de l'énumération par Yhendiadys du v. 162, mais sans la moindre allusion à ses origines divines ! et la Mère Eleusinienne. à qui cependant le plus noble des instruments ful toujours spécialement consacré, réserve son patronage aux lombereaux qui raménent les récoltes (v. 163). Mais dans plaustra — tout comme dans temo (v. 171) et curras (v. 174) — on peut reconnaitre une appellation des Ourses#, l'équivalent latin de "Anaÿat nom que les Grecs, notamment Aratos, donnaient à ces constellations. Du coup, un peu comme dans le cas du surprenant currus imos, l’étrangeté même du texte invite à une interprétation symbolique. Alors, dans le v. 163, on voit le troisième membre d'une périphrase tont entière occupée de la charrue: «soc, bois pesant de l'araire cintré, Chariots de la Mère d’Eleusis, qui retournent Jentement la terre ». Voluentia prend maintenant un sens actif et tout à fait propre, d’aulant plus indiqué que plaustra, pas plus que currus, ne doit suggérer une charrue à roues. Dans un contexte si auguste, le poète pouvuit-il ne point évoquer le type stellaire de Ja charrue ? Sans doule, la version 48. Cf. Ovide, Met... X, 446 : Tempus erat quo cuncta silent interque Triones flexerat obliquo rLavstrvm lemone Bootes.

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courante, « le soc et le bois pesant de l’araire cintré, puis les chariots Jents à rouler de la Mère Éleusinienne », répond-elle à ce que l’exégèse virgilienne qualifierait de « sens littéral ». Mais celui-ci est comme Ja façade qui couvre Je secret de l’auteur, et Je caractère déconcertant de telle ou telle expression confirme la présence d’un sens plus profond. lei, l'adoption du terme plaustra permet par surcroît de chariots où, lors des fêtes d’Eleusis, on promenait la statue de la déesse. Que l'assimilation des deux Chars célestes à une charrue rendit adéquatement raison du choix d'étoiles auquel Virgile se limite et de sa surprenante insistance à revenir toujours aux mêmes constellations, c'était déjà notable. Cependani, on vient de le voir, il est d’autres particularités qui, à la lumière de ce symbolisme, perdent leur air de bizarrerie pour revêtir une signification très parlante : tel le caractère hybride de la charrue virgilienne, tel l'emploi de la locution currus imos. Enfin, ce rapport mystérieux restitue à la charrue, dans la nomenclature des instruments sacrés de l'agriculture, ses prérogatives divines: le titre de «Chariots de Demeter » rappelle et sa consécration à la déesse et l'éclat de son analogue astral. Ciel politique et ciel champêtre Toutes les étoiles mentionnées au premier livre des Géorgiques se répartissent donc en deux groupes allégoriques : 1° un groupe politique : Paix-Équité-Guerre (Vierge-Balance- 198), illuminant l’exorde. Pour la Balance, ses éloïles soni indiquées en cet endroit (v. 33 ss.), mais son nom y est tu, vraisemblablement pour laisser au lecteur la satisfaction de Je deviner. Disciple de Virgile, Dante usera de procédés analogues. En revanche, Ja Balance, signe de César, illustre Ja chrysoïde des Constellations (v. 208), sans y être accompagnée de la Vierge ni du Scorpion. 2° un groupe champêtre : Taureau-Charrue et Sillon-BouvierChien (car au pittoresque tableau ne peut manquer ce fidèle compagnon de l’homme). Les étoiles appartenant à ce groupe parsèment le foyer astronomique. De plus, dans les Travaux, le v. 68 rappelle le Bouvier et le v. 138 le Taureau et la Charrue. Les autres concernent renseignements point des étoiles astronomiques fixes, mais 147 207 Saturne et Mercure (v. 335 ss.), dont on a remarqué plus haut (p. 177) la signification symbolique, soit le soleil et la lune. SUTFE Mise en scène des étoiles champétres € 4, PORRESEITYA oue Ses= rapprocher la charrue, don par excellence de Déméter, de ces Scorpion; cf. p. PTPNAELAEPN>T‘Ax LES PREMIERES GEORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN du soit poème les ne planètes 5 sn MELO:Sr Avec une virtuosité qui n’a d’egale que leur sobriété, quatre vers (32-35) réussissent à sertir toute la richesse de symbolisme de la triade politique (ef. p. 198) : l’auteur aurait-il renoncé à mettre également en scène son autre trouvaille astronomique, celle qui dessine dans un groupe de constellations une image des travaux rustiques ? Cette dernière association convient mieux encore que l’autre au sujet du poème ; elle ne se prête pas moins à des développements poétiques; à ceux-ci Virgile peut se livrer sans le moindre risque de profaner son secret (car le double sens de vocables comme taurus, agricola, currus, temo, plaustrum permet de designer le second groupe de constellations sans nommer ouvertement une seule étoile) et avec l’assurance de combier d'une joie admirative ceux qui connaîtraient le mystère de son ciel champétre. L'aspect du ciel dont il s'agit ici, répélons-le. est celui qui s'offre aux regards quand s'ouvre l'année. Or les vers 43-49 doivent commencer Ja série secrète de 365% vers. En choisissant cet endroit pour décrire la scène, que le ciel présente pendant la saison correspondante de l’arinée, le poète n’harmoniserait-i] pas deux secrets: Je nombre (365 12) et l’image astronomique ? Et puis, où placer mieux qu’au seuil de la partie Travaux Vallégorie céleste des labeurs des champs ? Au début de ce chapitre de notre essai (pp. 197 s.), antérieurement à toute notion détaillée du ciel de Virgile, des correspondances de forme nous faisaient déjà entrevoir un lien entre le début de la protase (v. 43-49) et le foyer de la chrysoide des Constellations (ot: brille le groupe du Taureau ouvrant de ses cornes d'or la marche de l'année, v. 217 s.). Maintenant qu'on sait la perspective astronomique où se situe Je chant, comment douter que l’astronome ait songé au décor de son ciel lorsqu’au début de ses 365% vers, il montre le taureau attelé à la charrue ? Et comment ne pas s'attendre à voir le poète déployer toutes ses ressources dans la mise en valeur ? de sa trouvaille Aussi ne saurail-on étudier avec trop de soin les sept vers (43-49) qui forment Ja bordure en relief de la chrysode des Champs.

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LES ETUDES CLASSIQUES a 7 LES PREMIERES GÉORGIQUES, POÉME PYTHAGORICIEN 209 Le Y, A lire les Premières Géorgiques, serait-ce pour la dixième fois, on reste frappé du naturel, de la fraicheur de ton, de la parfaite aisance avec lesquels l'auteur chante, comme en se jouant, les différents aspects de la vie paysanne. L'émerveillement qu'inspire cet air de spontanéité redouble quand on sait que la section d’or mesure, secrétement mais rigoureusement, toutes les dimensions du poème, et l'on se prend à gàh, INR OuanNAdD hj . Li ur‚srnite io) FA DBaEpeisLe aR, répéter le mot d'un autre maitre du naturel et de l'apparente improvisation: «Je fais difficilement des vers faciles» (La éclat métallique au milieu de nos sept vers, ne rappelle-t-elle point heureusement le scintillement de cet astre autour duquel pivote la voûte du ciel ? De même que je Char inférieur semble s'engager dans la courbe du Dragon, ainsi le bas de la charrue s'enfonce profondément, depresso... aratro, v. 45, dans le sillon, sulco, v. 46. La forme sinueuse du Dragon (Maximus hic flexu sinuoso elabitur Anguis, v. 244), comme aussi sa présence daris le voisinage immédiat des Chars, le destinaient à servir de sillon dans le schème de Virgile. Réciproquement, le terme sulcus lui-même convient particulierement à l'évocation d'un trace lumineux qui sillonne le ciel. Au lucidus Anguis, v. 205, Fontaine)49. C'est cette impression que causera au plus haut degré la lecture des sept vers bien connus dans lesquels Virgile condense son secrel astrologique. Pour Ja clarté de l'exposé, on divisera n'appliquerait-on pas littéralement l'image qu'emploie l’Eneide ce passage en trois parlies. dont les deux premières affecteni (Il, 697 s.) pour montrer le sillage de lumière laissé par un une allure plutôt descriptive el météore : tum longo limite sulcus dat lucem ° la iroisieme prend un tour didactique : A la lecture des v. 45-46, l'imagination s'éclaire désormais de la vision du Taureau éclatant de blancheur qui, de ses cornes 19 y. 43-44 L'hiver se retire, 20 v. 45-46 Le taureau et la charrue. 30 v. 47-49 Les conditions d'une riche récolte. Notre d'or, ouvre l’année, et qui traine à sa suite la Charrue céleste, dont le fer étincelant plonge dans un sillon étoilé. Mais si la description est menée de façon à faire rebondir jusqu'aux astres la signification de ses termes, son objet immédiat reste néanmoins une scène terrestre ; l'impératif incipiat. v. 45, en fait foi, qui s'adresse bien à un taureau de chair. De même, examen s'attachera d'abord à la partie principale, celle du milieu ; nous aborderons ensuite la troisième et enfin la première. On verra bientôt les raisons qui déterminent cel ordre. la charrue décrite aux v. 169-175 était bien une charrue de bois. Cependant, là comme ici, chacune des notes mâles et rustiques de la composition s'accompagne secrètement comme d'un son harmonique plus élevé. v. 45-46 LE TAUREAU ET LA CHARRUE Depresso incipiat iam tum mihi taurus aratro ingemere, et sulco attritus splendescere uomer. v. 47-49 LES CONDITIONS D’UNE RICHE RECOLTE Plus haut (p. 197), les termes incipiat iam tum (c'est-à-dire Illa seges demum uotis respondet auari agricolae bis quae solem, bis frigora sensit ; illius tmmensae ruperunt horrea messes. uere nouo) taurus ont été rapprochés des mots aperit... annum Taurus, x. 217 s., qui figurent au foyer de Ja chrysoide des Constellations. L'étrange mais indispensable singulier taurus a déjà fait l'objet d'une remarque. Inutile de redire ce que, dans un pareil contexte, doit évoquer aratro juxtaposé à taurus. Quant à uomer, v. 46, les étoiles du Char inférieur représentent, on s'en souvient, un soc de charrue, lame dont l'étoile polaire (a). la plus brillante de sa constellation, indique la pointe extrême. L'expression splendescere uomer, v. 46, qui jelle son 49. Cf. GoeLzen, Intr., p. XXII: «La simplicité même, qui est une des qualités de son style dans les Georgiques. on sait bien qu'elle n'est EDTAarTe Ar souvent le prix que de longs efforts : faire difficilement des vers faciles, « La terre arable ne répond vraiment aux vœux du laboureur avide que si elle a senti deux fois le soleil et deux fois les frimas ; celle-là produit toujours des moissons dont le poids fait rompre les greniers.» (trad. GOELZER). A l'avis inculqué dans ce passage — utilité de la jachere et des assolements — le poète consacre un peu plus Join un paragraphe entier (v. 67-76), où il lui donne plus de développement. Pour remédier à l’infécondité d'une terre, dira-t-il en cet endroit, il faut d’abord la soulever en y traçant un mince sillon; le temps favorable à cette opération est signalé par c’est le propre d’une conscience vraiment artistique. > ATEN

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l'apparition d'un astre: le Bouvier (v. 68), dont le lever se place au cœur de l'hiver (début février). Ensuite, durant la premiére année, on laissera la terre sans parure — procédé de la jachére — ou bien on l’ensemencera de légumineuses ou bement tend à l'isoler du mot auari. Pour donner quelqu'idée de l’effet produit par cette construction sur une oreille latine, 210 d'autres végétaux peu épuisants — méthode des assolements. Quand, parti de orient, le Bouvier se sera couché à l'occident, mulato sidere, v. 735, c'est-à-dire aux premiers jours de novembre, on pourra semer pour l'année suivante l’épeautre doré. Dans la chrysode de la Terre, Virgile ne mentionne pas d’autre constellation que le Bouvier; et le mouvement de celui-ci doit régler précisément les labours et l’ensemencement d'une terre dont on n’attendra le plein rendement que pour la seconde année d'un cycle biennal. En ce sens, on pourra donc dire que «la terre arable ne répond vraiment aux vœux avides que si elle a senti deux fois la chaleur et deux fois les frimas du Bouvier ». v. 48 on peut tenter un essai sur cet équivalent francais : « La terre arable, si elle a senti deux fois la chaleur et deux fois les frimas, du laboureur comblera les vœux avides. » Placée après frimas, la virgule détourne Je lecteur de soupconner une allusion astronomique. Mais qu'on la reporte après laboureur : « La terre arable, sj elle a senti deux fois la chaleur et deux fois les frimas du Laboureur (Bouvier), comblera les veux avides.> On a maintenant affaire 4 un renseignement astronomique; de plus, la phrase apparait mieux bâtie que dans première forme, quoiqu'elle reste défectueuse — c'est sa merveille qu'un jeu de mots se traduise parfaitement — : Pinversion « du laboureur comblera les vœux avides » présentait quelque chose d’étrange (comme, en latin, l'enjambement auari|| agricolae). Mais, encore un coup, 4 qui ignorerait que laboureur évoque une constellation, l'idée ne viendrait jamais de déplacer la virgule. agricolae bis quae solem, bis frigora sensit. Par le jeu des correspondances liant le tableau céleste de Virgile et les réalités qu'il figure, le mot agricolae du v. 48 évoque naturellement l’image du Bouvier. Il suffit de rattacher grammaticalement agricolae à solem et à frigora, comme on vient de le faire, pour souligner l'intervention du Bouvier dans C'est simplement en raison de leur forme que les constellations du Taureau, de la Charrue el du Sillon étaient évoquées dans les vers 43-46 : au Bouvier Virgile reconnaît un titre de plus à paraître ici : Ja nécessité de tenir compte des indications de cet astre pour l'exploitation d’un terrain à traiter par la jachére ou les assolements. la culture. Bien entendu, en langage clair Virgile parle du paysan avide, auari agricolae, et non pas du Bouvier ; mais il a bâti sa phrase ei ses vers de telle sorte qu'il suffise d'un changement dans les coupes (en graphie moderne, d’un déplacement de virgule) pour enrichir le texte d’une donnée astronomique. L’auditeur ou le lecteur averti de l'influence du Bouvier sur la végétation ainsi que de l'assimilation d’Agricola à Bootes et, par surcroit. attentif à ne rien perdre des richesses de ce passage (v. 43-49). ne pourra pas ne point percevoir le sens second ainsi suggéré. Il le saisira d'autant plus sûrement que, rejeté au début du v. 48, Je génitif agricolae se rattache avec une v. 43-44 L'HIVER SE RETIRE Une seule des constellations recensées dans les Premières Géorgiques et qu’on s'attendrait à rencontrer ici. manque encore à l'appel : il s'agit du Chien (cf. p. 198). A cette constellation Virgile semble pourtant attacher une particulière importance, car, au foyer mème de la chrysoide des Constellations, i) la place en regard du Taureau : v. 217 aisance particulière à la suite de cet hexamètre, tandis que l'enjam50. Le texte suivant (v. 219-222) montre bien que telle est Vinterprétation correcte de seres mutato sidere farra, v. 73: « Mais si c'est uniquement en vue d'une imoisson... de robuste épeautre (robustaque farra, y. 219) que tu travailles la terre... laisse la constellation de Gnosse se retirer avec son ardente covronne.> La constellation de Gnosse se rattache au Bouvier. 21] Candidus auratis aperit cum cornibus annum Taurus et aduerso cedens Canis occidit astro. Chose étrange, bien qu'en réalité Taureau et Chien se couchent simultanément, l’un à l'ouest. l'autre au sud-ouest, auteur s'ingénie à marquer entre eux un contraste: le Taureau ouvre glorieusement l'année, tandis que Je Chien parait comme cédant le terrain, cedens, à un rival plus fort que lui, aduerso... occidit astro (on ne saurail dire si astro désigne le soleil couchant ou le Taureau, tous deux disparaissant au

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ORICIEN même endroit ; la question est ici sans intérêt). Le caractère original et assez arbitraire de cette mise en scène mérite de 213 de canus, ni aucune forme de cet adjectif pris comme épithéte de montagnes.) retenir notre attention. Le règne du Chien, qui s'achève quand le Taureau ouvre l'année, c'est celui de l’hiver, car c'est au plus froid de cette saison (début janvier) que Je Chien fit son apparition dans le ciel nocturne5!. Ainsi, dans les sept vers qui nous occupent, avant de montrer le taureau s’attaquant aux labours, Virgile a-t-il soin de rappeler que le froid se retire. Comment attirer nos regards sur le Chien ? Pour les autres constellations, il se trouvait des termes analogiques: taurus, v. 45, évoque le Taureau, aratrum, v. 45, les Chars, sulcus, v. 46, le Dragon, agricola, v. 48, Je Bouvier. Pour le Chien, en dehors d'une désignation dépourvue de toute ambiguité et qui divulguerait la signification ésotérique du texte, il n'est de recours que dans l’homonymie. Cánis ne possède ‚point d’homonyme parfait, mais on lui en trouve un presque adéquat, ne différant de lui que par la quantité de l a : cánis, datif ou ablatif pluriel de cänus (blanc)5?. Comme il s'agit du froid qui cède devant le printemps, l'épithéte canus sera d'un emploi aisé : elle n'aura qu’à designer, par exemple, la blancheur de cimes neigeuses. Il suffira des lors de construire la phrase de telle sorte que canis qualifie un substantif pluriel au datif ou à l’ablatif et signifiant montagnes, et que ce même canis puisse également être perçu comme génitif de Cänis, Chien (moyennant allongement de J'á de ce nom, pour permettre le jeu de mots) j ce genitif serait censement le complement determinatif d’un Vere nouo, gelidus canis cum montibus umor liquitur et Zephyro putris se glaeba resolnit... On traduira : « Au premier printemps, lorsque la glace fond et coule des montagnes encore blanches de neige el que la glébe se résout en poussière au souffle du Zéphyr ...> Mais voilà qu’on sait Virgile préoccupé de décrire son ciel champêtre dans Ce passage-ci, qui ouvre les Travaux: on se rappelle qu'une des constellations de ce ciel, le Chien, se retire avec l'hiver devant la gloire naissante du Taureau. (L'idée de chute, soulignée au v. 48 s. par Venjambemeni umor |} liguitur, correspond au cedens... occidit du v. 218 : les deux passages, on l’a observé plus baut, p. 197. ont dû être compos és l'un en fonction de l'autre.) Comment ne pas percevoir, à côlé de la signification littérale du texte, l'insinuation d’un objet plus élevé? L'allongement inévitable de la voyelle a dans canis empécherait-il une oreille aux aguets (c'est le cas de l'auditeur initié, spécialement pour le vers qui commence la série secrète des 36512 vers) de saisir l'accompagnement aslron omique de cet hexamétre ? D'après Cicéron. le mot Cauneas (prononcé cawneas), cri d'un marchand de figues de Caunes, avait chance, à l'audition, d'être pris pour l'avertissement caue ne eas, pronon cé à peu près came)n(e)eas53, De Cauneas à cane ne eas, l'écart phonétique est-il moins marqué que de cánis à Canis ? mot équivalant & froid. Toutes ces conditions, requises pour La proposition gelidus canis cum montibus umor liquitur peut done se construire de deux façons simultanément perceptibles à une oreille latine : endroit de Virgile — Bucoliques, Géorgiques, Enéide — on le cum gelidus umor || liquitur montibus canis : quand la glace fond et coule des montagnes blanches : réaliser au mieux Je calembour voulu, se trouvent vérifiées dans le v. 43, Je tout premier de la protase. (En nul autre notera, ne se rencontre la forme canis, datif ou ablatif pluriel cum gelidus umor Canis (génitif de Cänis, avec allongem ent de l'a réclamé par le sens premier du texte) || liquitur montibus: e, les chaleurs dites de la canicule (Canis aestifer, G.. 11, 353) où le Chien se lève le matin en méme i Mi l'époque le premier livre des Géorgiques, Virgile ne <p de le soleil. Mais dans que le lever et le coucher acronyctiques des astres (ceux qui ont uo e soir). Une fois il parle du coucher héliaque (matinal) d’une constellat on, mais alors il le dit expressément: Eoae (à l'aurore) Allantides gua dantur, v. 221. Cf. P. D'HénouviLiE, L'astronomie de Virgile, Les Belles Yi n'importe pas, l’î de cánis (chien) pouvant, par iy long comme l'est celui de cánis (chenus). position, devenir quand la glace du Chien (c'est-à-dire celle qui s'est formée à Pépoque de cetie constellation) fond et coule des montagnes. Dans le cas présent, impossible de forger une version f rançaise qui parlage avec le latin cette ambivalance. I) est chez Virgile d'autres jeux de mots qui défient Ja traduction. Citons en deux ; ils suffisent à montrer que notre poéte ne dédaigne point le 53. De divinatione, 11, 84. Cf. J. Marouzear, Le Latin, p. 51.

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calembour et qu'il excelle à le tourner. Dans la III* églogue, Damoetas pose à Ménalcas l’énigme suivante : différente. à moins de livrer son arrière-pensée au premier venu, ce qui devait lui répugner souverainement. 214 B., 111, 104 Dic quibus in terris, et eris mihi magnus Apollo, tris pateat caeli spatium non amplius ulnas. Génitif de caelum, caeli peut être aussi génitif du nom propre Caelius. Or Mantoue connaissait un prodigue de ce nom et qui, de tout son domaine, n'avail conservé que trois coudées de terre, emplacement de sa sépulture. Force nous est de traduire : « Dis sur quelles terres — et à mes veux tu seras le grand Apollon — l'espace du ciel ne s'étend pas sur plus de trois coudées> (trad. GOELZER). Autrement. au lieu de l'énigme, c'est la réponse qui serait rendue en français. Autre calembour, mis comme le précédent sur les lèvres d'un berger des Bucoliques. mais sans aucun avertissement concernant le double sens à percer : réchauffé par une bonne flambée, Thyrsis déclare s'inquiéter du froid de Borée « comme le loup du nombre (des brebis). comme les torrents de leurs rives » (trad. GOELZER). B.. VII, 52 Hic tantum Boreae curamus frigora. quantum aut numerum Lvpvs aut torrentia flumina ripas. La traduction ne peut que dissimuler complètement le trait que, dans l'original, Thyrsis décoche au poète Lupus comme à un contempteur du rythme. Pour auloriser un équivalent français du calembour de Thyrsis, il faudrait que notre littérature compte un poéte ou versificateur du nom de Loup : jouant sur l'équivoque de ce vocable el du terme nombre (qui peut signifier tantôt quantité tantôt rythme), comme Virgile exploite l'ambiguïté de Lupus et de numerus, on dirait « autant 215 Malgré tout, supposons qu'une coincidence merveilleuse ait amené sous le stylet de Virgile les termes du v. 43, appropriés comme ils le sont à l’évocation du plan astronomique. Eùt-il fallu longtemps au subtil écrivain pour s’aviser d'une telle réussite? Il a fait place au Chien dans sa representation céleste des labeurs champétres; seule, il le sait, l'absence de cetie constellation empécherait le passage 43-49 d'évoquer complétement sa splendide trouvaille; or il cherche à faire torrespondre entre eux ce début de la prolase ES et le foyer de la chrysoide des Constellations, où figure le Chien (v. 218) : de plus le vers 43 fait de sa part l’objet d'une attention spéciale. puisque, de son « année » de 365 vers el demi, il est le tout premier hexamètre. Conclusion : Ainsi le tableau printanier qui ouvre l'année ryihmique des Premières Georgiques, si ses termes entendus litléralement mettent sous nos veux une scène terrestre. fail surgir dans l'imagination la figure de la constellation du Taureau, suivie de celle de la Charrue engagée dans le Sillon. L'hiver se retire. car le Chien se cache devant lastre qui lui fait face. S'il souhaile d’abondantes moissons, que le laboureur de nos champs observe celui-la qui, dans le ciel, guide la Charrue. De mème que les v. 32-35 mettent en scène la triade Vierge-Balance-Scorpion. ainsi l'autre groupe stellaire du ciel virgilien est rappelé au complet dans ce passage 43-49, mais sous forme voilée, car Virgile n'a point révélé au grand public son allégorie de la scene champetre, alors qu'il avait clairement exprimé son que LOUP du NOMBRE ». apothéose d'Auguste. Le jeu de mots du v. 43 serait-il fruit du hasard ? Notre exposé a tenté de retracer, de façon forcément schématique, N'éprouve-t-on pas une satisfaction particulière à le constater : évoluant dans un cercle d'initiés, milieu aisément enclin comment, à partir de la vision évoquée au foyer (v. 215-218) de la chrysoïde des Constellations, Virgile aurait été conduit à donner au premier vers de la série des 365144 la forme que l'on connait. Reconstitution aisée, en somme, car, si le poëte aux raffinements conventionnels, Virgile garde la fraicheur et la simplicité du vrai poète. Loin de se livrer à des tours bizarres, tels que le moyen âge a pu lui en prêter. sa baguette magique dessine à larges traits dans le ciel, pour des yeux attentifs, un tableau de beauté naïve, image scintillante de la plus familière des scènes rustiques, vignette originale d'une œuvre consacrée aux gloires de l’agriculture. voulait adapter le début des Travaux à l'idée astronomique en question, il ne pouvait guére aboulir à une rédaction tres 54. Cf. L. Herrmann, Notules sur les Bucoliques virgiliennes. dans Les

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V. — COSMOLOGIE VIRGILIENNESS des oppositions choisies le contraste entre les deux extrémes : escarpement altier, arduos... consurgit, v. 240 s., étalement de plaines en déclivité, premitur deuexus, v. 24158, Puisque les astres sont censés accomplir toute Jeur évolution au-dessus du niveau de la terre, au-dessous de celle-ci doivent régner des ténèbres sans fin (v. 243), 216 Le foyer UV de la chrysode du Cosmos : image globale du monde v. 240 MVNDVS, VT AD SCYTHIAM RIPHAEASQVE ARDVOS ARCIS CONSVRGIT, PREMITVR LIBYAE DEVEXVS IN AVSTROS. HIC VERTEX NOBIS SEMPER SVBLIMIS ; AT ILLVM SVB PEDIBVS STYX ATRA VIDET MANESQVE PROFVNDI. « Le monde, du cóté de la Scythie et des sommets Riphéens, s'éleve en pente escarpée, tandis qu'il s'abaisse et forme dépression vers les autans de Libye. Voici un des póles, toujours au-dessus de nos têtes ; mais l’autre est sous nos pieds, visible au noir Styx et au profond séjour des Mánes. > Ce foyer décrit le monde tel que le concevaient les « météorologues ancjens >. D'après eux, le soleil et les étoiles ne passent pas au-dessous de la terre: l’ensemble des astres, « à la façon d'une calotte qui pivoterait sur notre tête >, gravite au-dessus de nous. Pour expliquer la nuit, ils invoquent l’altitude des monts Riphées, écran dressé par la mythologie sous le Septentrion et derrière lequel le soleil disparait chaque soir. A partir de cette créte qui la borde au nord, la surface de la terre s’abaisse en direction du midi5’?, Virgile souligne par 55. Cf. pp. 150, 165 et 195. 56. Cf. Kressuine, s. v. Piraca don, dans Pauiy-Wissowa, L A, col. 846-916, exposé des conceptions des météorologues anciens en rapport avec les monts Riphées. G., I, 240 s. x est fréquemment cité. A ce long article nous empruntons quelques citations illusirant l'antique théorie : Diets, Fragin. der Vorsokr., 3 A, 7 (Anaximène) : ed xiwsioda: dì inò yñr sa dorpa héyes, xadwe Eregoı breiinpnow, alia xsoi yiv, oxrpri meoi sv riueteoar xepalyr arpéçgerai to sdiov (petit bonnet, calotte)” xpuxreoÿai re tor Alıor odx 020 yijy yevdusvoy, dll’ Uno roy rc ys byydoréowy psow@y oxexdusvow nai dià 1» mieiora Nur avro yevouévny drdoraciy, Aristote, Afétéor., II, 1, 15: mepi di zo ta mods doxroy civas ris ye Hynde onusior re xui tó modlots acobdiva: Tür dpyaiwy persopoldymy tov ijliov ¿en giosada: Úxó yîjv, alla aegi yv xai zo» rémor robror, dwarlleoda: dì xai nori stxta ded 10 byginy sivas pos doxtoy thy yür. 217 Concis et mesurés comme un oracle, ces quatre vers, véritable « saint des saints®® » du premier livre des Géorgiques, recélent le grand secret de celui-ci. C'est le chant lui-même qu'évoque ce croquis du monde ; les grandes divisions du poème — Travaux, Jours, invocation initiale, épisode final — avec leurs tonalités propres, permettent de voir dans l’ensemble du chant une transposition de l'architecture du monde el comme une vivante image du Cosmos. Ainsi, ébauchant à grands traits la surface de Ja terre, la première moitié du foyer UV caractérise le corps du chant : Travaux et Jours; tableau du ciel et des enfers, la seconde moitié se rapporte à l'encadrement de la pièce: exorde et épilogue. 58. À cet égard les seuls termes de Scythia et Libya sont riches d'évocation: au troisième livre, v. 339-383, Virgile oppose violemment l'Apreté de la Seythie glaciale aux immenses plaines que parcourent les nomades libyens. G.. 111, 339 Quid tibi pastores Lipyar, quid pascua nersu prosequar et raris habitata mapalia tectis ? Saepe diem noctemque et totum ex ordine mensem pascitur itque pecus longa in deserta sine ullis hospitiis: TANTUM CAMPI JACET | G., 111, 349 At non, qua SCYTHIAE gentes Maeotiaque unda turbidus et torquens flauentis Hister harenas quaque redit medium Rhodope porrecta sub axem. Tlic CLAUSA TENENT STABULIS ARMENTA, neque ullae aut herbae campo apparent aut arbore frondes. 59. Les vers 242 s. semblent bien une réminiscence d’Aratos, Phaen., v. 25-28 (cf. P. Jann, Die Quellen und Muster des ersten Buchs der Georgica Vergits, Rhein. Mus., 1903, p. 415) : xai pay xegaivoves dvw molo duporévwÿer all’ $ piv oúx éxiomtos, 60'avrios x Bopsuo Upoder Mxsdvoto. Aristote, Météor,, 1, 13, 20: Ún' avrmr di tay doxrov vaio sic koyams Znvôias (ad Scythiam, G., 1, 240) al xalovuevas "Pina: xepi Gr 105 psyébovc Virgile, on s'en apercevra, a traité son emprunt avec une juste liberté : à 6 mir oùx énlontos répond af illum sub pedibus Styx atra uidet Rav eloiv ol Asyopevor Adyoı pvPadsic. Manesque profundi, v. 242 s. 57. Aristote, Météor., 11, 1, 14: donıp oby xai xara péipos dx ty dynióy of norauoi palvorsa: déovtsc, obro xai se Sine yüs En ri Uynloripor tay apes Goxrov vo Sena yíveras 16 xdsioro», 60. On se trouve ici .au foyer du panneau principal du triptyque astronomique (cf. p. 148 et p. 165). Le chiffre 4, inscrit au cœur du poème, n’est-il pas un hommage à la Tétractys (cf. note 20) ?

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1) TRAVAUX : v. 240 Mundus, ut ad Scythiam Riphaeasque arduos arcis consurgit... Le segment Travaux ES apparaît mystérieusement dominé, du côté des monts Riphées, par le Septentrion, cette Charrue céleste dont les étoiles sont secrètement évoquées dans le tableau initial EF, au milieu duquel le soc de l’araire jette des feux étincelants (cf. p. 215). On se rappelle l’austérité dont toute la partie Travaux ES est empreinte : le foyer KL de la chrysode des Champs ELR rend tout spécialement cette impression. D'un bout à l’autre les Travaux dessinent le profil d'une pente abrupte; qu'on parcoure, à commencer par le dernier, les quatre foyers de chrysodes secondaires qui s'échelonnent sur ce segment — car les foyers résument chacun le sujet de leur chrysode — : on verra successivement évoqués, comme en une montée, la résistance opposée par le sol à l'exploitation agricole (OP), d'autres ennemis de la culture (MN), puis les industries à mettre en œuvre contre l’appauvrissement du sol, avec une allusion à aspect humiliant de certaines besognes (JJ, ne pudeat, v. 80), enfin l’äprete de la race née des pierres de Deucalion et appelée à travailler la glebe (GH ; durum genus. v. 63)61. 219 que les médaillons d’une tapisserie riche de dessin et haute en couleur, les autres foyers de chrysode présentent une suite de tableaux où le sentiment se fait de plus en plus radieux : charmes de l’hiver (ab), fêtes et réjouissances en l'honneur de Cérès (gj, foyer principal de la chrysode du Temps), arc-en-ciel (Im), retour du beau temps (op)®. 3) EXORDE : v. 242 Hic uertex nobis semper sublimis... C’est bien les hauteurs du ciel que la prière du poète. au début de son chant, invite à comtempler : v. 5 Vos, o clarissima mundi lumina, labentem caelo quac ducitis annum. On l'a vu (p. 160) : cet appel assimile aux astres toutes les divinités de la chrysode des Dieux, et c'est à la Grande Tétractys 36, source de la musique des sphères celesies, que la chrysode des Dieux emprunte le chiffre de ses vers. Autani de titres qui font de l’exorde une coupole éloilée suspendue sur le poème entier. 4) EPISODE FINAL: 2) Jours : v. 241 v. 242 ... premitur Libyae deuexus in Austros. De ce côté, jusqu'à la région extrême (ru) où les autans se donnent carrière, in Austros, le chant s'en va comme en une pente douce. Les vents chargés de pluie répandent leur souffle dans une partie de Ja chrysode du Temps Ygr: le foyer de de la chrysoide des Tempétes bg décrit leur déchainement. Ainsi ... at illum sub pedibus Styx atra uidet Manesque profundi. A Pantipode des sereines clartés de l’exorde, l'épilogue évoque des images de mort et spécialement, « à l'adresse des générations impies, la menace d’une nuit éternelle » : v. 466 Ille (Sol) etiam extincto miseratus Caesare Romam, cum caput obscura nitidum ferrugine texit impiaque aeternam timuerunt saecula noctem. 61. Dans les Travaux, Ja note dominante, celle que donnent les foyers. est âpre ; même dans la chrysode, naturellement plus sereine, des Gloires Champétres, le foyer offre le spectacle d’un champ envahi par les mauvaises herbes (v. 152 ss.; cf. p. 164). Certes, Virgile, qui redoute la monotonie, fait entendre de-ci de-la dans les Travaux une note plus joyeuse : v. 55-59, 73-76, 82 s. ; d'ailleurs chacun de ces passages souligne par contraste rencontre un la dureté du morceau procédé analogue aux v. qui le 458 ss., sorte suit immédiatement d’éclaircie (on fugitive au milieu de l’effroi que suggère l’ensemble César-Soleil ; cf. p. 178). Enfin. le beau passage QR décrit une lutte contre les parasites, uariae... pestes. v. 181, et s’achéve sur la perspective d'une déception (v. 191 s.). spots ve — 62. L'introduction de chrysoides (bg et jo ; cf. pp. 168-172) avec crescendo et decrescendo ajoute à Vexubérante variété des Jours. (Celle-ci trouve un repoussoir dans la monotonie de lignes qu'accuse la chrysode de la Terre FHK: FG = 10; GH = 7; Hi = 10; H = 7; JK = 10.) Les rimes des vers op (cf. p. 172) rehaussent la décoration de ce segment, et la chrysode du Temps Ygr ahonde, on s’en souvient, en correspondances virgiliennes : la protase de cette chrysode se reflète dans son apodose et répond elle-même à l’apodose de la chrysode des Champs (cf. chap. HI). Par contre, presque pas de résonance entre les deux ailes de la chrysode des Champs.

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L'apodose VW de la chrysode du Cosmos : le ciel et jes L’apodose VW reprend, assurément pour Jui donner La protase TU de la chrysode du Cosmos: enfers +. 233 quelque développement, le raccourci des vers 242 s.; rien d'étonna nt dès lors si elle se rapporte également aux deux pièces de décrit d’abord les astres du uertex Puis il revient aux enfers; dans le tableau qu'il en trace, apparait clairement le caractére mixte de la descript ion du D'avance on peut s’attendre que cette protase traitera le sujet condensé au début du foyer (v. 240 s.) et correspondra donc à l’ensemble Travauz et Jours (cf. p. 217). nuit silencieuse et profonde au sein des ténèbres, voile épais de la nuit » (v. 247 s.). C’est la conception des météorologues anciens, dont Je foyer de notre chrysode vient d'illustrer la vision du Elle décrit la configuration de la terre d’après le système des cing zones : à ces zones répondent Jes grandes parties du corps des Premières Géorgiques. monde : pour eux, ni soleil ni étoiles en-dessous de la terre. « Ou bien, ajoute le poète, c'est de chez nous que l’Aurore leur revient ramenant le jour » (v. 249). Telle serait l'opinio n des astronomes plus récents, qui faisaient tourner le soleil autour du globe terrestre et, comme nous, divisaient celui-ci en cing zones. Ce dernier système, Virgile l’expose a. ZONA SOLE RUBENS — foyer astronomique SX, que domine e le soleil au disque d’or » (v. 232) et où brille la chrysoide des Constellations ST (cf. p. 165) rappelée ici par le dernier vers de cette protase : obliquos qua se signorum uerteret ordo, v. 239. Dans ce contexte signorum désigne évidemment les signes du zodiaque ; si la chrysoide des Constellations apparaît comme une chrysoide des signes, elle le doit aux pronostics à lirer des étoiles : haud obscura cadens mittet tibi signa Bootes, v. 229. un peu plus haut, dans la protase TU de notre chrysode, comme nous le verrons à l'instant. Quand nous confrontons cette figuration composite des enfers avec la tonalité de l'épisod e final, chargé de ténèbres parmi lesquelles poindra une lueur d'espoir , nous saisissons la richesse de symboles que permettait et que visait un pareil éclectisme scientifique. On s'en est déjà rendu compte en étudiant la description de la charrue (cf. p. 206) : chez Virgile une bizarrerie apparente se révèle à la réflexio n une audace dictée par des raisons poétiques supérieures. Si, dans son abrégé cosmologique, le poète ne se résout pas à opter b. ZONES EXTREMES — On a vu (p. 215) comment le début (EF) des Travaux évoque le Chien, le Taureau, la Charrue céleste, le Sillon (Dragon), le Bouvier: sauf le Chien, ces constellations se situent toutes dans la partie boréale du ciel. Dans l’allégorie, la pointe du soc représente l'étoile polaire : Virgile en fait resplendir l'éclat exactement au milieu du passage EF appelé à représenter la zone boréale: et sulco entre deux théories divergentes pour figurer la condition des enfers, il se ménage par là, pour sa finale, le jeu d'une double virtualité : v. 247 lic, ut perhibent, aut intempesta silet nox semper et obtenta densentur nocte tenebrac, aut redit a nobis Aurora diemque reducit. En termes ramassés et insistants (nox... nocte tenebrae ), cette alternative traduit l'angoisse que respire tout l'épilogue, région infernale, d’où l’on appelle, sans trop oser l'espérer, le lever d'un nouveau soleil, le jeune Auguste : aut redit... Aurora. L'étude de l’ensemble César-Soleil a souligné Je parallé lisme ie Pp. , ia César de l’Aurore quittant la couche de Tithon Quinque tenent caelum zonae : quarum una corusco semper sole rubens et torrida semper ab igni ; quam circum extremae dextra laeuaque trahuntur has inter mediamque duae mortalibus aegris munere concessae diuom, et uia secta per ambas, obliquos qua se signorum uerteret ordo. sublimis Cosmos. « Sous l’autre pôle, dit Virgile, règne toujours une les zones terrestres caerulcae glacie concretae atque imbribus atris ; l'encadrement du poème : invocation du début et épilogue. Le poète (v. 244 ss.). 221 intre, deDe attritus splendescere uomer (v. 46 ; cf. pp. 208 s.). Dans la zone australe, ru, le soleil, visible à l'horizon, et exoriens et cum se condet in undas, v. 438, semble n'avoir à prédire qu'autans sinistres, pluies, gréles et noires tempêtes : imbribus atris, v. 236. Atmosphère toute comparable à celle de la zone polaire décrite G., III, 356-359 : Semper hiems, semper spirantes frigora Cauri. Tum sol patientis haud umquam discutit umbras, nec cum inuectus equis altum petit aethera, nec cum praecipitem Oceani rubro lauit aequore currum. Les zones extrêmes sont qualifiées de caeruleae, v. 236. A remarquer que cette épithéte riche d'évocation ne reparait

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qu’une fois dans le chant, précisément dans sa zone australe, et encore pour désigner le soleil: caeruleus (sol) pluuiam denuntiat, v. 453. s’aplanissani vers les autans ; il reflète les cing zones qui se partagent la terre. Parmi celles-ci, l'ensemble des deux régions tempérées (FS et Ar) ou terre habilable apparait comme consacré à César par le nombre 333. c. ZONES TEMPEREES — Les parties FS et Xr se situent entre la zone torride SX et les deux zones extrémes EF et ru. Elles correspondent donc a cette terra habitabilis, que sont les deux zones tempérées. L’espace qu’elles occupent compte TROIS CENT TRENTE-TROIS vers (154 + 179). Moitié du nombre merveilleux 666 (triangle de la Grande Tétractys 363), le nombre 333 n'est autre que le chiffre de Cesar®t. Ce rapprochement met en lumière la richesse de sens des vers 25-28, qui dominent la chrysode des Dieux BCE ; il montre comme inscrits au filigrane du poème la domination universelle et le rôle de providence divine offerts à César. «+ CAESAR. TERRARVMQVE VELIS CVRAM. TE 223 L'exorde AE élève nos regards vers la coupole céleste suspendue au-dessus de la terre. L'épisode final uz évoque les régions souterraines du Tartare et ses ténèbres éiernelles où l’on aspire 4 la lumière du soleil. Les anciens voyaient dans leurs temples des raccourcis de l'univers. En soumettant son poème à des exigences architectoniques, Virgile ambitionne plus que la réussite d’un simple tour de force esthétique et mathématique. Sa composition ne naît pas d'une formule arbitrairement élue : elle obéit à des vues cosmiques. L'organisation de son œuvre ne réussit pas simplement à incarner l'harmonie de rapports numériques ; elle remplira la mission sacrée de tracer en symboles le plan du monde. ET MAXIMVS ORBIS AVCTOREM FRVGVM (Travaux) TEMPESTATVMOVE POTENTEM (Jours) VI. — UNE CONCEPTION NOUVELLE DE LA COMPOSITION ACCIPIAT Conclusion : de Le corps Eu du premier livre des Géorgigues offre une image notre monde, au relief escarpé du còté du Septentrion, 63. 10 est triangle de 4 ( = j è j .. ) parce qu'il totalise Jes quatre premiers nombres. Ainsi 666 est triangle de la Grande Tétractys 36 parce que 1+2+3+....+ 35 + 36 = 666. (Cf. Théon de Smyrne, Connaissances mathématiques utiles pour la lecture de Platon. XIX. où il décrit la génération indéfinie des triangulaires.) « Un siècle après Virgile, l’Apocalyse, par un étrange renversement des valeurs, fréquent dans l’histoire des croyances, marquait la e Bête» du nombre 666, retenant du moins et consacrant encore son mystérieux caractère » (P. Maury, Le secret de Virgile et l'architecture des Bucoliques, Lettres d’Humanite, III, 1944, p. 115). Apoc. XIII, 18 : "26s 7 copia dotiv d Ezev voiv wnqiodrw vor dprduóv rod Onolov" 'APIOMOZ yao "ANOPQITOY four. nai $ agOuôç avrod itaxdoro: dénnovra EE, 64. 333 forme, comme 666, un dpiduò; dvvedvzov : l’accusatif KAÏZAPA (en usage dans les inscriptions honoraires) = 333, x’ + a + 4 + 0° + a +e +a = 333. L’addition des lettres du nom propre sert à désigner l'homme et constitue son chiffre. Pareille opération relève de la gématric (terme pris à l'hébreu) ou isopséphie (pour les Grecs); sous d’arithmancie cette science formait une branche de Cf. P. Maury, op. cit. le chiffre de César, pp. 133-144. la le nom divination. Si déconcertant à première vue, le plan du premier livre des Géorgiques diffère tout à fait d'une simple juxtaposition de scènes dont le groupement serait commandé par l'ordre matériel des sujets ou se justifierait par des transitions logiques. Il ne s'agit ni d'un traité systématique ni d'un calendrier ; l'analogie à évoquer ici est celle d’un véritable tableau. C'est une formule esthétique qui ordonne Jes éléments, et l’équilibre de l'ensemble est avant tout affaire de proportion ; il tient au jeu de l'éclairage et du coloris. Lumière divine du début, ténébres infernales de la fin, austère ápreté des Travaux, richesse et variété des Jours, tous ces contrastes de ton et de couleur s’harmonisent dans une seule vision : la terre s’etalani entre le ciel et les enfers. Les Premières Géorgiques s'offrent done à notre imagination comme une peinture qu’on embrasserail d'un seul coup d’ceil® ; 65. Sainte-Beuve, Etude sur Virgile, % éd. p. 102: «Mais je n'aurais pas dit ce qui est surtout à remarquer ct ce qui donne à ce génie de Virgile, comme à un degré un peu moindre, je le crois, à celui de Racine. — comme, dans un autre ordre de productions, au génie de Raphaël. — son principal caractére ef sa perfection, si je n'insistais dés a présent sur cette qualité souveraine qui embrasse en elle et unil toutes les autres,

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à notre oreille elles se déroulent à la façon d'une symphonie dont je thème unique est contenu dans ces quatre vers centraux: v. 240 Mundus, ut ad Scythiam Riphaeasque arduos arcis consurgit, premitur Libaye deuexus in Austros. Hic uertex nobis semper sublimis: at illum sub pedibus Styx atra uidet Manesque profundi. Comme le Grand Cosmos, ce Cosmos en raccourci obéit à la loi du Nombreff. Partout la Tétractys, « source et fondement de la nature éternelle »#. Aux 183 univers enchainés entre eux dans leur évolution autour de Ja « Plaine de Vérité», correspondent autant d’hexamètres groupés de part et d'autre de la zone lumineuse du chant68, Le nombre 333 consacre à César la terre habitable. Enfin deux nombres ceignent tout le poème : par leur total de 144 vers, foyer (SX) et encadrement (AE et uz) évoquent la ronde des douze constellations; et les intervalles entre ces motifs saillants égalent par la somme de leurs vers la somme des jours compris dans l'année solaire. Ainsi « divisé en parts bien déterminées », ce Cosmos est régi par le soleil et les douze constellations : v. 231 et que de CERTIS DIMENSVM PARTIBVS ORBEM PER DVODENA REGIT MVNDI SOL AVREVS ASTRA. nos jours on est trop tenté d'oublier et de méconnaître : je veux parler de l'unité de ton et de couleur, de l'harmonie et de la convenance des parties entre elles de la proportion. » 66. Le Dieu Ordonnateur, x*ooporoös Sess, bAtit également le monde xaza agıdudr. Cf. Nicomaque de Gerasa, Intr. Arithm., 1, 6, 1 : Ilávsara xasá sezvingy debbodor Und púcros dr rq dou diatstaypéva xata pépos ss xui Sha paíveras: xatà ap:Üuôr Uno tic apovoías xai rod rà Sha SypsovpyHoartos vod Siaxexplodas ze xai xexooujodaı.... fra npòs absöv ds Adyoy rzyvixòv dor tà obpxavea sara, yodvos, xivnoiz, evpavds, Goroa, ¿Esliyuoi zarroloı, Dans son Timée, Platon montre le divin Ordonnateur faconnant le monde à la manière d’un géométre. 67. La chrysode d'ouverture, celle des Dieux, compte 36 vers (cf. p. 159). Dans les chrysodes des Champs et du Temps, les foyers comptent l'un 6 vers (note fondamentale et racine de la Grande Tétractys; cf. p. 161), l'autre 18 vers, moitié de 36. Le nombre 144, quatre fois 36,-chiffre les parties latérales de ces deux grandes chrysodes et de la chrysoide des Présages; c'est avant tout le total des motifs saillants {exorde, foyer, épilogue; cf. p. 151) de notre chant. Enfin, le nombre 333 est la moitié de 666, triangle de la Grande Tétractys. 68. La notion de la « Plaine de Vérité », où résident les exemplaires de toutes choses (cf. p. 176), peut s'appliquer à la chrysode du i inclut l’idée-mère de tout le chant bry: e Cosmos, qui 225 La matière du poème se ramifie organiquement, grâce au développement par chrysodes. Est-il besoin d’insister sur l'originalité de ce dispositif ? De temps immémorial la poésie a connu les strophes : généralement les strophes se répondent mutuellement comme des unités de longueur égale juxtaposées les unes aux autres. Les différentes chrysodes de notre poème constituent autant d’unités® : i] ne s’en trouve pas deux qui présentent les mêmes dimensions, mais la même proportion régit leur structure à toutes; au lieu de se juxpatoser les unes aux autres, elles s’emboitent les unes dans les autres (par exemple Ja chrysode des Engrais HJK dans celle de la Terre FHK, et celle-ci dans celle des Champs ELR). Agencement de type organique plus accusé : les unités d'un degré reproduisent la structure réalisée à l'échelon supérieur ; la proportion divine, norme de l'ensemble, mesure chaque partie aux différents niveaux. Egalité de proportions, souplesse et variété de forme. unité organique : la chrysode permet de réaliser en poésie Ja beauté architecturale. Cette acquisition nouvelle, Virgile la met au service d'une inspiration également originale. Certes la matière à traiter ne perdra pas son caractère agronomique; mais, Pythagoricien dévol autant que fils pieux de Rome, il disposera son œuvre aux resonances que l’exemplarisme établit entre les plus humbles réalités et l'ordre universel et il fera de son poème une glorification de la patrie, maitresse, surtout par la puissance de Cesar, de Vorbis terrarum. Exploitant la formule de la chrysode, l'ordonnance de son chant donnera corps à une «idée» (idea, au sens originel) du Cosmos; la variété d'aspect des grandes régions du monde, projetant ses reflets sur le livre. y commandera la distribution des zones. A partir du centre d'équilibre, la pensée générale se développe en deux directions mailresses : l'une présentant Je relief abrupt des Travaux, l’autre la face plus attrayante des Jours. Puis une bifurcation secondaire donne naissance, sur la branche des Travaux, à la chrysode de Ja Terre et à celle des Gloires Champétres, et, sur celle des Jours, à deux autres formations, el ainsi de suite pour toute la ramure. 69. Comme on a pu le voir, dans chaque chrysode une fonction unificatrice toute spéciale revient au foyer. Si la chrysode est longue, des correspondances entre points homologues de ses ailes viennent renforcer sa cohésion (cf. chap. III).

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Au terme de ce développement Je plan de Virgile se trouve achevé ; le poème est fait, l’artiste n’a plus qu'à l'écrire. nombre très réduit d’hexameires, mais parfaitement « léchés >», selon le mot du poéte lui-même : Aeneida prosa prius oratione formatam digestamque in XII libros particulatim componere instituit, prout libere! Cum Georgica scriberet, traditur cotidie meditatos mone plurimos uersus dictare solitus ac per totum diem retractando ad paucissimos redigere, non absurde carmen quidque, et nihil in ordinem arripiens?0, se more ursae parcre dicens et lambendo demum effingere71. Pour l’Eneide, le poète traça d’abord en prose un plan ou canevas. Sans doute Ja longueur de l’épopée réclamait-elle que cet avant-projet fùt couché par écrit, exigence dont, quand il s’agit des Premières Géorgiques, la briéveté relative de l’œuvre pouvait dispenser son auteur. Cela fait, Virgile se mit à en composer les vers, prenant les divers passages à traiter « sans autre ordre que celui de son inspiration ». Pourquoi n’aurait-il pas usé d’une même liberté dans le travail de versification des Géorgiques? Parmi les petites scènes qui attendent le pinceau du maitre — une cinquantaine environ —, il s’applique à celle qui pour l'instant l’attire davantage. Peutêtre dessine-t-il d’abord les deux ailes d'une petite chrysode pour former ensuite le foyer qui doit la résumer en la dominant. Ou bien encore travaille-t-il en même temps deux passages destinés a se faire pendant, les mettant au diapason l'un de l’autre par les correspondances de tonalité et de coloris étudiées plus haut (chapitre III). Chaque matin, Virgile dictait une grande quantilé de vers composés de tête ; le jour se passait à travailler ces matériaux de premier jet. Retouches et eliminalions aboulissaient à un 70. Vitae Vergilianae, ed. J. BRUMMER. Teubner, 1912, p. 6. (Selon toute vraisemblance, la vie de Virgile atiribuée à Donat est l'œuvre de Suétone : Donat n'aurait fait que la retoucher. Cf. REIFFERSCHEID, Suetoni reliquiae, Leipzig, 1860, p. 401.) L'auteur poursuit : de ne quid impetum moraretur, quaedam inperfecia transmisit, alia leuissimis uersibus VELYTI FVLSIT, QVOS per iocum pro 227 Comme Virgile sait le rôle dévolu à tel detail dans l'ensemble de son Cosmos, qu'il en connaît le pendant, les tenants et aboutissants, qu'il a prévu le ton, Ja couleur, Je relief & jui donner — car son plan n'était pas un scheme abstrail mais une ébauche artistique, et toute l'inspiration du peintre n’estelle pas en germe dans son ébauche? — jl peul, sans risquer de dissonances, le traiter selon son individualité propre? et lui donner son achévement, un peu comme un poéte moderne tournerait un sonnet. Mais la structure du sonnet est compliquée; ici, par contre, une exigence fort modesle quant 4 la forme: la miniature, œuvre d'un jour. devra compiler un nombre de vers délerminé d'avance. dix, treize, huit, un peu plus ou un peu moins: c'esl à cette grandeur définitive que l'artiste la réduira: ac per totum diem retractando ad paucissimos (uersus) redigere. Ainsi, grâce à sa conception originale de li composition. Virgile a réalisé et Ja majesté architecturale de l'ensemble et le fini de la décoration, celui-ci rehaussani de sa perfection l'éclat de celle-là. «11 m'a toujours semblé, disail Montaigne. qu'en la poésie Virgile, Lucréce, Catulle et Horace lienneni de bien loin le premier rang, et signamment Virgile en ses Géorgiques, que j'estime le plus accompli ouvrage de la poésie 3 (Essais, L. IT. ch. X, Des livres). VII. — MÉSODE ET CHRYSODE TIBICINIBVS INTERPONI AIEBAT AD SVSTINENDVM OPVS, DONEC SOLIDAE COLVMNAE Il y a quelques années, M. Paul Maury découvrait dans les ADVENIRENT. — ¢ Pour ne point perdre son élan, il laissait certains passages à l’état d’ébauche; pour d'autres il se contentait provisoirement de vers moins soignés et jouant Je rôle d'étais; c'étaient, disait-il en plaisantant, comme des piliers de bois glissés là pour porter la construction en cours en attendant la pose des colonnes définitives.» Le procédé décrit ici Bucoliques une architecture, dont nous nous permetions de résumer d’après lui les lignes principales”. s'indiquait dans le cas d'une épopée de longue haleine telle que l'Énéide, beaucoup mieux que pour un poème didactique d’étendue limitée, comme les Géorgiques; rien cependant ne prouve qu'il n’ait pu être employé dans la préparation de cette œuvre. — Nous soulignons la comparaison tirée de l'architecture — et donc bien suggestive à nos yeux — que l'auteur attribuc à Virgile en personne. 71. ld., ibid. 72. Cf. A. CanTauLr, L'art de Virgile dans l'Enéide, 1, pp. 45 5. : e D'après Suét.-Don., Virgile a écrit PEnéide par fragments el ceci est confirmé par l'examen du poème ; il est, comme les Géorgiques du reste, un assemblage de morceaux formant un tout. ayant chucun leur inspiration. leur couleur, leur individualité. » 73. Le secret de Virgile et d'Humanité, III, 1944, pp. 71-147. l'architecture Bucoliques, Lettres

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Les neuf premières églogues s’agencent en mésode (chant centralisé). La cinquième domine toutes les autres à l’instar de nos foyers de chrysode : le poète y chante le deuil du monde à la mort de Daphnis, image de César. Sur la tombe du divin 229 Dans toutes les autres bucoliques (sauf la X°), on ne voit que des profils perdus d'amoureux et d’amoureuses, des Galatées qui fuient sous les saules. Ici, au contraire, le problème est abordé de face. Des traits vifs et touchants marquent les amours, malheureux toujours, toujours non partagés, furieux cependani comme les instincts de la lionne et du loup... pasteur on lit cette épitaphe : L'HOMME B., V, 43 Daphnis ego in siluis hinc usque ad sidera notus X formosi pecoris custos formosior ipse. 77 Puis dans un débordement de joie admirative, c’est la gloire de l’apothéose : B., V, 56 lan LA mol Candidus insuetum miratur Jimen Olympi sub pedibusque uidet nubes el sidera Daphnis... Ipsi laetitia uoces ad sidera iactant intonsi montes; ipsae iam carmina rupes. ipsa sonant arbusta : « Deus, deus ille, Menalca ! »... Vt Baccho Cererique, tibi sic uota quotannis agricolae facient: damnabis tu quoque uotis. Les églogues 1, 11, III, IV, nous dirions la protase de la mésode, dessinent une montée depuis les abimes des servitudes terrestres jusqu'aux sublimites des révélations mystiques (IVe églogue) ; après l’églogue-foyer Daphnis (V), point culminant, autant de degrés s’échelonnent dans l'apodose (VI, VII, VIII, IX), mais en courbe descendante. Cette disposition relie entre elles par la symétrie les bucoliques I et IX, Il et VIII, etc. On s’en souvient : cette ordonnance de chiasme réglait le jeu des analogies de notre ensemble CésarSoleil et de la chrysoide des Présages (cf. p. 184), ainsi que le système délicat de correspondances d'une aile à l'autre dans la chrysode du Temps et dans l'ensemble médian (cf. chapitre II). Fig. 4. — 'FaBLE:AUV D'ENSEMBLE DE LA DÉCADE BUCOLIQUE «Les églogues symétriques 1 et IX (épreuves de la terre), dit P. Maury, se complètent sans se répéter. Dans la Ire se croisent douloureusement la voix du bonheur un peu égoïste et satisfait de celui dont le foyer ne sera pas troublé, parce que le Prince lui assure sa terre et sa liberté, et celle du malheureux exproprié qui s’éloigne dans le crépuscule pour l'exil] injuste et des contrées inconnues. La IX* églogue évoque la même catastrophe, prophétisée, 14 (I, 18) par un coup de foudre dans les chênes, ici (IX, 15) par le cri de la corneille, à gauche, au creux d’une yeuse. Méme Je crime apparaît ici sans contre-partie, et l’émotion est plus âpre et plus concentrée. L’étranger est installé sur le petit domaine du maître, le poète Ménalcas... «L'amour est l’argument des deux églogues symétriques 11 et VIII (épreuves de l'amour). L'amour est une autre épreuve, une autre fatalité de la vie terrestre, qu'il n'est pas facile d'apprivoiser. Mais à quoi bon la paix du monde, l’ordre de la cité, la justice, sans la paix du cœur ? (P. Maunvy. op. dand., p. 1321. Les fléches indiquent le chemin et le sens des différentes du chiffre central. emanations € Les bucoliques 111 ct VII (musiques humaines), continue M. P. Maury, m’apparurent bien vite situées dans un plan tout différent de celui que je venais de quitter: celui de la pure musique. Par delà les épreuves de la terre, par delà les épreuves de l’amour, je pénétrais, me semblait-il, dans un plus calme empire, sous un ciel rasséréné, dans un âge d’or... où les seules rivalités désormais sont les compétitions de talent, où la vertu de l'homme musicien se mesure à la vertu de son chant, où il retrouve son bonheur perdu et sa vraie vocation dans l’humble instrument

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qu'il a façonné d'un peu de cire et de quelques roseaux... L'homogénéité des deux églogues frappe d'emblée par leur dispositif même. De tout le recueil elles sont les seules à contenir des chants ameebées, au sens strict du mot, et les 48 vers du chant de la IIle idylle équilibrent les 48 vers du chant de la VIF... « La VIe bucolique, comme la IVe (musiques divines), est une «Théologie» selon l'expression de Servius, appelée de ce chef à figurer sur le registre le plus élevé de l’ascension philosophique... La Sibylle annonce l’imminence de la fin des temps et le prochain rétablissement du règne de Saturne. Le nouvel Eon naît, le sauveur74, et, à mesure qu'il grandira, s’effaceront les vestiges de la malice titanique qui souille le cœur de l’homme : l'humanité remonte peu à peu la pente vertigineuse et voit luire le nouvel âge d'or au terme de la conversion cosmique... Le « discours sacré > du Silène (VI)... dévide la lente et laboricuse genèse qui, du chaos, fit sortir le cosmos où s’établit la première royauté de Saturne, le premier Age d'or. Puis, par un mouvement inverse, il évoque la procession inexorable de l'un au multiple, les désintégrations, les métamorphoses, les fureurs aberrantes de l’amour entraînant les âmes dans le tourbillon des apparences. » il Après l’enneade formant mésode, vient une dixième églogue : fallait ce nombre, la décade étant la sainte Tétractys (cf. note 20). La bucolique finale forme le pendant tragique de l’eglogue-foyer (V): Daphnis était mort au milieu de la nature compatissante, mais pour ressusciter glorieusement. Un amour indigne conduit Gallus 4 sa perte : indigno... Gallus LES PREMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN 231 Dans les Bucoliques, pas de section d'or?5, La loi d'égalité y fera régner l'harmonie. Pour y découvrir les nombres mystiques, il faudra respecter la distinction entre églogues majeures et églogues mineures. Dans les Premières Géorgiques, suivant une règle analogue, nous dressions séparément le compte des motifs saillants ef celui des étendues en contre-bas. ° Les églogues majeures, Daphnis et Gallus, comptent a elles deux 167 vers (90 + 77), moitié arrondie du nombre de César 333 (cf. note 64). Quant aux églogues mineures, chacune de leurs deux séries, montée (I, II, III, IV) et descente (VI, VII, VIII, IX), aligne 333 vers. Les deux ailes totalisent donc 666 vers, triangle de la Grande Tétractys 36 (cf. note 63). Le nombre 333 carattérise d’autres groupements encore. Dans l’ascension spirituelle vers le sommet que représente la Ve églogue, les deux couples FIX et II-VIII occupent l’étage inférieur, celui des épreuves de la terre et de l'amour. La somme de ces quatre bucoliques extrêmes égale 333. Même total pour les deux paires du palier supérieur, celui de la musique libératrice et des révélations surnaturelles, 111-VH et IV-VI. amore peribat, X, 10; la nature souffre avec lui, mais tel est Parmi toutes les autres symétries numériques dont la fig. 4 donne un aperçu synoptique, relevons, en raison de son le désespoir du malheureux que Ja poésie et les bois eux-mémes lui font horreur : nec carmina nobis ipsa placent ; ipsae rursus concedite, siluae, X, 62 s. L'épilogue des Géorgiques figure les importance particulière, celle-ci : des deux côtés de la limite idéale qui sépare la région plus sombre du niveau plus noble, présence du même nombre 183, celui des univers dont le ténébres du Tartare ; détresse semblable a la fin des églogues : = vaste triangle entoure la « Plaine de Vérité» : Il + VIII umbra, umbra, umbrae retentissent aux derniéres notes : 183 = HI + VII. B., X, 75 Surgamus : solet esse grauis cantantibus umbra, iuniperi grauis umbra; nocent et frugibus umbrae. Ite domum saturae, nenit Hesperus, ite, capellae. 333. 183. deux nombres rencontrés dans les Premiéres Géorgiques: le premier consacrant à César les deux zones tempérées de la terre, le second chiffrant le total des vers qu'occupent les ailes de l'ensemble médian (cf. p. 222 et p. 176)76, Comme éléments de structure, les églogues Daphnis et Gallus correspondent à nos motifs saillants. M. P. Maury les appelle, par rapport aux autres idylles, églogues majeures. 75. M. P. Maury parle de nombre d'or, mais sous sa plume ce terme ne s’entend pas au sens technique. Il signifie simplement nombre mystique, nombre merveilleux (par exemple 666). 74. Nous citons tel quel le texte de M. P. Maury; ce faisant, nous n’entendons formuler aucune profession de foi dans la façon dont l’auteur qualifie l'enfant mystérieux, interprétation discutée, comme chacun sait, et sans grande portée, nous semble-t-il, quant au rôle de la IVe églogue dans l'architecture des Bucoligues. 76. Pourquoi, se demande M. P. Maury, Virgile a-t-il par deux fois partagé 333 en 156 et 157 (voir fig. 4). Ne serait-ce point parce que 156 = 144 + 12 el que 177 = 144:+ 33 (notre chrysoide des Presages compte également 144 + 33 vers; cf. p. 181) ? A noter que le dernier grand numbre des Bucoliques est 145 (IX + X). La dernière églogue compte 77 vers, comme notre ensemble final César-Soleil rs.

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Cette architecture, M. P. Maury se la représente sous l’aspect d'un petit sanctuaire pythagoricien : alignées en deux colonnades, les églogues parallèles de la mésode se font vis-à-vis dans la nef, au centre de laquelle brille le nombre mystique 666. Dans l’abside du temple règne Daphnis (Cesar). On n'approche du dieu qu'après avoir subi successivement les épreuves de la terre et celles de l'amour, et s'étre purifié par la musique et les révélations surnaturelles. Repassant en sens inverse par les mêmes degrés, on tombe à la sortie de l'édifice sur le malheureux Gallus, réplique humaine du divin Daphnis. Dans l’élégante et suggestive découverte de M. P. Maury, un point risquait de prêter à contestation et aura desservi chez les critiques la thèse de l’auteur: pour reconstituer dans ses harmonieuses proportions l’édicule où s’assemblent les églogues il a fallu retoucher légèrement ‚le texte des manuscrits. Aucun changement n’y a été apporté pour le palier des épreuves de la terre et de l'amour. Des nombres que fournissent ces quatre églogues additionnées deux à deux, sont très voisins ceux qui résultent des mêmes opérations accomplies, au palier supérieur, sur le texte reçu des Bucoliques. C’est cette proximité confinant à l'égalité qui fit pressentir à M. P. Maury une architecture pythagoricienne dont les symétries auraient été faussées par des erreurs de copiste. L’écart à réduire pour redresser l'architecture du petit sanctuaire revenait, d'après un calcul assez simple, à une lacune de trois vers dans la Ille églogue, à une autre d'un vers dans la VIe et à une interpolation d'un vers dans la Vile. Argument appréciable en faveur de la thèse : ces retouches appelées par la mathématique coïncident avec celles qu'avait préconisées plus d'un philologue pour des raisons de pure critique textuelle. C’est même ainsi que les deux lacunes et l’interpolation postulées par le calcul trouvent où se situer exactement. Dans la conception architecturale des Premières Géorgiques, Virgile manifeste tout autre chose que du dédain à l'endroit de la mystique des nombres: de ce fait la découverte de M. P Maury reçoit l’appoint d’une confirmation qui pouvait lui manquer aux yeux de certains critiques. Comment naquit et prit sa forme définitive l'œuvre pastorale dont la structure vient d’être esquissée? Question fort complexe ; nous laissons à de plus expérimentés le soin d'y répondre. Néanmoins, tout porte à se représenter cette genèse comme essentiellement différente de celle des Premières Géorgiqu es. LES PREMIÈRES GÉORGIQUES, POÈME PYTHAGORICIEN 233 La comparaison des deux architectures fournit à elle seule ‘quelques indications. Ici, suivie d'une églogue finale (X), une seule mésode : à partir des extrémités (I et IX) de celle-ci. une montée ininterrompue vers un foyer unique (V). Disposition extrêmement simple; rien de l'organisation complexe des Premières Géorgiques, où les chrysodes, unifiées chacune par son foyer, se hiérarchisent en s’encasirant Jes unes dans les autres, où la section d'or fixe les limites des plus petits paragraphes. Une dizaine de vers, lelle est dans ce poéme la dimension moyenne des éléments derniers de la structure ; dans le sanctuaire pastoral, les masses composantes. les églogues, comptent chacune en moyenne quatre-vingts vers. Aussi, dans l’état actuel des recherches. rien ne prouve que, comme pour Je premier livre des Géorgiques, la composition des églogues ait été précédée d'une épure complète et poussée jusqu'au detail de leur structure interne. Certes, à un moment donné, Virgile aura dû dresser un pian général de son petit temple pythagoricien. Peut-être assuma-t-il dans son projet telle ou telle pastorale composée antérieurement”. Peut-être, sans qu'aucune vue architecturale ait commandé l'élaboration d'une seule piece, nos dix églogues préexistérent-elles à Fidée d’une combinaison numériquement organisée: mais un beau jour. désireux d'édiler un recueil harmonisé, le poète aurait choisi. parmi un nombre plus considérable de pastorales, une décade pouvant former mésode, quitte à équarrir ces bucoliques élues pour les soumettre à un système de symétries numériques. Ce disant on ne suggère qu'un ou deux types d'hypothèses parmi les suppositions fort multiples auxquelles le problème peut donner lieu. En les énoncant. on tient surtoui à mettre en garde contre des assimilations trop poussées entre Bucoliques et Géorgiques. Les analogies régnant entre les deux constructions n’induiront pas à chercher dans l'agencement des églogues ia conception originale de la composition que trahit le premier livre des Géorgiques el qui a fait l’objet du chapitre précédent. Quand la proportion divine nous apparut dans les Géorgiques, nous n'avions pas encore l'avantage de soupgonner la découverte ‘77. Nous songeons plus volontiers 4 la IV" églogue qui, selon la thèse magistrale de M. Jérôme Carcopino. aurait été composée en 40 à l'occasion de la paix de Brindes. Peut-être les autres idylles furent-clles choisies ou rédigées en fonction de celle-là.

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de M. Paul Maury et nous ne nous étions pas e l'étude de la mystique des nombres chez les tung oa suite, « l'architecture des Bucoliques » nous fut d'un très grand secours: grâce à elle notre attention se porta sur le foyer astronomique du premier livre des Georgiques, cette piece centrale jouant un rôle comparable à celui de la Ve églogue : elle aussi nous fit connaître la Grande Tétractys ainsi que les nombres mystiques 183 et 333. UNE ÉNIGME DES BUCOLIQUES?8 Au cours de cette étude (p. 214), on a rappelé telle des devinettes échangées par Menalque et Damete dans leur tournoi de la Ile églogue. Avant cet assaut d’esprit, les deux bergers avaient convenu des enjeux, non sans rivaliser déjà d’insinu ante finesse. Par manière d’épilogue, on revient volontiers à l'énigme posée dès lors au lecteur : MEn. — Verum, id quod multo tute ipse fatebere maius, 35 (insanire libet quoniam tibi) pocula ponam fagina, caelatum diuini opus Alcimedontis : lenta quibus torno facili superaddita uitis diffusos hedera vestit pallente corymbos. IN MEDIO DVO SIGNA, CONON, ET... QVIS FVIT ALTER. 40 DESCRIPSIT RADIO TOTVM QVI GENTIBVS ORBEM. TEMPORA QVAE MESSOR, QVAE CVRVOS ARATOR HABERET > Necdum illis labra admoui, sed condita serno. Dam. — El Orpheaque in medio posuit, siluasque sequentis. Necdum illis labra admoui, sed condita seruo. Il paraît mis sur pied d'égalité avec Conon, astronome et mathématicien célèbre (v. 40). Serait-ce Archiméde, l’illustre ami de ce Conon ? ou Aratos ? ou Eudoxe de Cnide (comme le pense Servius) ? ou peut-être Nigidius Figulus, car « en pendant du Samjen Conon devait se trouver un Romain, disciple comme lui de Pythagore?? » ? Menalque et Daméte, eux, le couvrent de préférence du nom d’Alcimédon (v. 37 et 44). Ainsi Vémule de Conon, le savant anonyme, capable d'associer à des leçons d'agronomie toute une synthèse cosmique, se travestit en artiste ciselant, a la gloire de la terre, quatre chefs-d'œuvre assortis®; les deux coupes de Ménalque, ornées « d'une vigne souple, doni les pampres revétent les grappes de lierre qui s'épanchent hors du feuillage vert pâle» (v. 38 s.), et celles de Daméte, aux anses entourées d’une acanthe flexible (v. 45). Alcimédon, nos deux pasteurs le connaissent bien, car euxmêmes lui doivent le jour. N'est-ce pas Jui qui parle en eux ? même reparait dans le leur (AAK/MEJONTA rassemble en anagramme les lettres de MENAAKAN et Son nom AAMOITAN). Conon. le « divin Alcimédon >»... et qui figure sur les coupes de Daméte ? — « Orphée » (v. 4681) ! Namur. fevrier 1949 Guy LE GRELLE. S. J. | nobis idem Alcimedon duo pocula fecit, et molli circum est ansas amplexus acantho : 235 45 Quel esi le mystérieux personnage « qui à l’aide du compas dessina l'orbe du monde comprenant tous les peuples, et marqua les époques qui conviennent au semeur et au laboureur courbé sur sa charrue » (v. 40 ss.) ? 79. Cf. Leon Hennmann, Nolules sur les Bucoliques virgiliennes. dans Les Études Classiques, oct. 1948, p. 371. 38. Les Bucoliques parurent en 37. A cette date le premier livre des Gévrgiques était terminé, Voici à ce sujet la conclusion de M. Jean Bayer dans son congul article sur d'abord les Les Premières Géorgiques sous la Géorgiques de forme d'un poéme de dimensions Virgile: ¢ Virgile rele que représente pour nous le premier chant (moins son prélude : ve 1-42 de l'édition définitive ; il écrivit ces Premières Géorgiques entre les années 39 el 37, et, lorsqu'il les intégra dans son poème fort élargi, di vi tint à leur conserver la couleu (Revue de Phitot., 1930, p. 188), 0 - IN = AUN NS DA € avalt originellement donnée » ve D ee tnt View a à: 80. On peut croire que les trois derniéres Géorgiques existaient déjà en 37 sous forme d'ébauche. Comme les premières, elles atlendront pour paraître sept ans encore : les coupes sont soigneusement tenues en réserve par les deux pasteurs. sed condita seruo (v. 43 et 47). N n'y aurait sans doute pas à s'étonner si leur facture laissait apparaitre la marque pythagoricienne décelée au premier livre. 81. « Orphée est le pseudonyme sous lequel les Pythagoriciens, faussaires édifiants, avaient depuis Jongtemps contracté l'habitude, frauduleuse et dévote, d’abriter leurs propres croyances» (Jérôme Cancivino, Virgile et le mystère de la IVe églogue. p. 54).