Signification augurale de la droite et de la gauche

Author
Cuillandre, J.
Published in
La droite et la gauche dans les poemes homeriques
Year
1943
Subject
RIGHT;LEFT
Language
Français
Category
C7 Philosophy
Archive number
3371

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CON u ARE Van 3 CHAPITRE V Signification augurale de la droite et de la gauche Parmi la grande variété de pratiques de l’art divinatoire (1), y seules entrent dans le cadre de la présente étude la divination par le vol des oiseaux et la divination par les signes célestes, i’ éclairs et tonnerre, car seules elles comportent un caractère en rapport avec la droite et la gauche. Encore ne peut-il s'agir ici de faire une étude complète et approtondie de ces genres de la mantique ancienne (2), mais seulement de (1) On distinguait généralement cinq espèces différentes de signes auguraux. « Quinque genera signorum observant augures : ex caclo, ex avibus, ex tripudiis, ex quadrupedibus, ex diris » (FEstus, de Verbor. signif., éd. Mueller, 260 a). (2) Sur les augures et l’art augural, voir : Th. Mommskx, Hand. buch der Rim, Alterthümer , Römisches Staatsrecht, t. T, p. 1-41 (Leipzig, 1871); t. II, 1 sqq. (Leipzig, 1574); L. Laxce, Römische ‚Ilterthümer, 12, $ 50, Berlin, 1863; BECKER-MARQUARDT, Handbuch der Rim. Alterthümer, 111 (1849), p. 68 sqq., IV (1856), p. 345-301; MEZGER, art. divinatio, dans la Regl-Encyclopacdie de Pauly-Wissowa, Stuttgart, 1842; REIx, art. augures, dans la Real Encyclop., 1866; ROUCHÉ-LECLERCO, Ilistoire de la divination dans l'antiquité (1879), particulièrement t. IV passim, et art. augures, dans le Dict. des Antig. de DAREMBERG et SacLto; THULIN, Die Etrusk. Disciplin. (Gotebbrgs Hogskol. Arsskrift, 1905 et 1906); MATERNUS mount ri BUE von Cırano, Römische Alterthümer, Il, p 221 sqq.; FiscnennacH, De auguriis veterum (Piss. Acad., pp. 551 sqq.), Mascov, De jure auspicii apud Romanos, Tipsiae, 1721; Moris, Des augures (Fist. de l'Acad, des Inscr., 1, pp. 291-293); MaxuTus, De auspiciis, dans le Thesaurus antig. Roman. de SALLENGRE,

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dégager la signification augurale, attribuée dans les pot homériques à la droite et à la gauche, à l’occasion “prin ex avibus et des caelestia auguria. Nous aurons lo È examiner le fondement de cette signification augurale et ; nous demander de quelle norme naturelle la droite et la gauche tiennent la valeur bonne ou mauvaise qui Jen ho conférée : question ardue, que notre sujet nous impose \ > ehercher à résoudre. D * ++ Qu'il y ait eu, chez les Grecs de l’époque homérique, une science augurale bien établie et faisant autorité, règles traditionnelles relatives à l'observation avec des et à l'interpré. tation des signes naturels qui constituaient les auspices, cela est hors de doute. À maintes reprises, Homèr e nous parle de la science, becxpcrin ou becrpémev (1), qui a pour objet de révéler aux hommes ies arrêts divins; et dans le nombre de ces interprètes des dieux, lissapéra (2), figurent avec un rôle important les augures, cimvetai (3) ou cimvertiz (4), inspirés d’Apollon (5), « dont le cœur connaît le sens exact des présages et à qui les peuples obéissent ». (//. XII, 228-229}. Nous connaissons méme les noms de plusieur s de ces hommes, bien versés dans leur art (Vd. II, 170), accrédités d'une façon quasi officielle et jouissant d'une grande considération auprès de la foule. Tel est le Geoxpéxse otmviosrs Calchas, fils de Thestor (/. XIII, 70), « de beaucoup le meil‚eur des devins, qui connaît le présent, le futur, le passé, et qui a su conduire les nefs des Achéens jusques à Ilion, par I, pp. 805-810; BULLENGERUS, De sortibus, auguriis, ominibus, dan: le Thesaurus antig. Roman. de GRAEVIUS, V, NIPHUS, De auguriis, ibid., V, Pp. 324-360. p. 362 sqq.; A n (1) Il. 1, 85, 87, 385; VI, 438; XI, 794; XVI, 50; Od. I, 45; II, 201. V. BOUCHÉ-LECLERCQ, op. cif., I, 275; 11, 10; III, (2) M. XII, 228; XIII, 70. (3) U. cit., I, 1, 558; XIII, 70; 107 XVII, 218. V. BOUcHÉ-LEcLERCO 126, 127 sqq. (4) de fl.ie 1,69; VI, 76; 7 cf, Od. XV, , 225 225 et et 252, 252 Lite (5) I. 1, 72; Od. XVI, 252. 246. 7 op. 327 "art divinatoire qu'il doit à Phoebos Apollon » (12. I, 69-72); | avait prédit le nombre d’années que devait durer la guerre “ide Troie (/4 Il, 322) et c'est lui qui révéla la cause de "SP Epidémie qui ravagcait l’armée des Achéens (11. I, 92 sqq.). el est encore le vieil Halitherse, fils de Mastor, « qui exceliseaux et à prédire l’avenir » (Od. LI, 158-159). Dans l'assemblée du peuple, à Ithaque, il siège parmi les gérontes (id. 14) et nous le voyons se lever pour interpréter avec "autorité un presage qui vient d'apparaître au-dessus de la y foule (ibid. 161 sqq.). Déjà, à l’époque du départ pour + Troie, il avait prédit les « erreurs » d'Ulysse et Son retour ‘- à Ithaque au bout de vingt ans (¿bid. 174-176). — Un illustre % devin, le plus ancien dont il soit fait mention, est Mélampos (Od. XV, 25). Originaire de Pylos, établi ensuite à Argos, il devint l'ancêtre des Mélampides (1), race de devins qui se transmettaient de père en fils les secrets de la divination et parmi lesquels on compte Amphiaraos (ibid. 253) et Théoclymène (id2d. 225). En débarquant à Ithaque, Théoclyméne interprète fort pertinemment un vol d'oiseau, favorable à Télémaque (Od. XV, 529-534); le lendemain, dans le palais, il révèle à Pénélope le retour d'Ulysse (Od. XVII, 151) et annonce aux prétendants leur mort imminente (Od. XX, 350). Du côté des Troyens, le chef mysien Ennomos est présenté comme étant un cious: (12, II, 858; XVII, 218), et le fils de Priam, Hélénos, est considéré comme de beaucoup le meilleur des augures (//. VI, 76). Vus à l'œuvre dans la pratique de leur art, ces experts de la tradition augurale pouvaient nous fournir des renseignements d’une authenticité précieuse sur la question qui nous intéresse. Malheureusement ils ne nous sont jamais montrés dans l'exercice de leur fonction, en des cérémonies officielles, par exemple Calchas, lors du départ de l’armée achéenne pour Troie (//. 1, 69-72); ou, s'ils interviennent Sous nos | où où l'anetite est es Vaugure aqua - —— (1) Voir Boucué-Lecrercg, op. cit., 1, 12, 112, 118, ete; 11, 13 sqy.; IV, 129.

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yeux, c'est chaque fois à titre privé et dans des circonstances tout à fait fortuites, comme Théoclyméne en Od. XV, 205 sqq. et Halytherse en Od. II, 157 sqq. Maintes fois, les phénomènes sont interprétés par des augures privés, tout occasionnels et sans connaissances spéciales en la matière : ainsi, par Polydamas, en //. XII, 210 sqq.; par Amphinomos, un des prétendants, en Od. XX, 244; par Hélène, en Od. XV, 171; par Epéritos, personna ge imaginaire, en Od, XXIV, 305-306. Le plus souvent merne, le présage n’est suivi d’aucune interpretation d’augur e public ou privé, ct pourtant la signification qu'il comporte est immédiatement et nettement comprise de ceux qui en. sont témoins, voire de foules entières, peuple ou armée: c'est le cas en Il. 1, 353: IX, 236; X, 277; XIII, 822; XXIV, 321; Od. XV, 165; XX, 104, 120. Il est vrai que la plupart des présages mentionnés dans les poèmes homériques se présentent sous forme de signa eblativa (1) et constituent des avertissements subits, ayant le caractère d’encouragement, plus souvent de menace, inattendus de ceux à qui ils sont destinés. L'absence d'augure s'explique en de tels cas, et ainsi, l'absence d'une interprétation autorisée, Il y a cependant des exemples où le présage est formelle ment sollicité, soit pour connaître la volonté du dieu, soit pour lui demander aide et protection, et dans ces cas la signification du présage ne laisse aucun doute du fait même que l’impetrant a précisé d'avance la nature du signe qu'il attend, par une formule qui correspond à la legum dictio des Latins (2). Au nombre de ces auguria impetrativa (ou impetrita), il laut ranger les signes envoyés, sur leur demande, à Priam en 11. XXIV, 290, 308 sqq.; à Ulysse en Od. XX, 98-101; aux Achéens se préparant à faire la traversée 320 DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE SIGNIFICATION AUGURALE du retour, en (1) Sur les auspicia oblativa et impetrita, voir ROUCHÉ-LECLER: Q. op. cit., IV, 185; cf. 145. (2) CE Servius, in En, 111, Sy; NIL, 176; Stack, Théb, 11T, 406 sqq.; T, LIVE, I, 18; Symaague, Ep. JUL, 44. yd. 1 I, 173-175; et probablement aussi à ces mêmes Achéens, Fors de leur départ pour Troie, en Zt. Il, 350-353. LE Bien qu’on pit s’y attendre, en ces cas du moins où les ugures sont formellement demandés, ni les pratiques fituelles, ni le formulaire particulier de la cérémonie d’auspication ne se trouvent spécilés. C'est par une simple allusion ¿qu'il est parlé des cérémonies qui durent se dérouler pour a consultation des dieux à l'aller et au retour des Achéens, ans leur expédition contre Troie. Quand Ulysse se décide présenter à Zeus sa demande d’assentiment, nous le voyons ‘quitter la couche au il reposait, lever les mains au ciel et yprier l'Olympien de lui envoyer un double signe, à l'inté‘ rieur et à Pextéricur du palais (Od. XX, 95-101); les signes demandés se manifestent : une bonne parole prononcée par È" une servante, un coup de tonnerre provenant de l'Olympe. Nous ne sommes pas autrement renseignés. L'exemple de l'augurium sollicité par Priam comporte des indications plus précises sur les circonstances de l’auspication. Le vieillard, après s’être purifié les mains avec de l’eau claire (Il. XXIV, 303-304), se place dehout au milieu de la cour du palais, près de l'autel de Zeus Hercios (67d. 306), reçoit une coupe pleine de vin qu’ Hécube lui tend de la main droite (ibid. 284), fait la libation rituelle (¿bid. 306), lève les yeux au ciel et adresse sa prière à Zeus-Père qui règne sur l'Ida (zBid. 307-308), en spécifiant l’objet de son vœu (did. 309; cf. 287-288) et le signe favorable qu’il attend en sanction de ce vœu (ibid. 310-313). Le dieu entend la prière et fait connaître son approbation par un présage qui se manifeste tel que Priam l’avait souhaité (did. 314-320). Nous verrons dans un instant la nature ct la qualité de ce signe. Dans l'attitude des personnages de cette scène, certains détails sont de nature a nous intéresser. Le geste d’Hecube tendant à Priam, de la main droite, la coupe des libations (1), fait penser au geste de l’échanson qui, procédant de (1) Heraclite, au rapport de Cicérox (de divinat, 1, 23), assure que la mère de Phalaris avait vu en songe Mercure — où plutôt une statue de Mercure — répandre du sang d’une coupe qu'il

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gauche à droite, tend toujours sa droite vers les convives pou leur verser à boire, et rappelle aussi la coutume que les Er ves avaient, dans le symposton, de se passer l’un à l’autre ;4 coupe de gauche à droite. | Pour interpeller le dieu qui règne sur l'Ida (ibid. zus Priam dut se tourner lace à la région méridionale, et ss. avons déjà tiré de ce fait la déduction qu'il convenait, Au rapport de Tite-Live, le roi Numa, pendant la cérémonie inaugurale de son intronisation, était tourné aussi face à la région méridionale ; « ab augure.., deductus in arcem, in lapide ad meridiem versus consedit » (1. Live, I, 18); mais ce fut sans doute pour une autre raison et la concordance des deux attitudes peut n’étre que fortuite, Notons toutefais, à propos de cette cérémome, que !'augure latin, à côté du roi, tenait rituellement le Z/uus (1) de la main droite, comme Hécube, à côté de Priam, tenait la coupe de libation : « dextra manu baculum... tenens quem htuum appellarunt » (T. Live, 7. ei£.). En outre, dans la cérémonie grecque comme dans la cérémonie latine, une désignation identique est préalablement faite des signes que l'on demande au dieu de manifester, et l'envoi des signes demandés est semblablement tenu pour être la manifestation de l'assentiment divin mitti quibus vellet; + « Tum inissis, peregit verbis auspicia quac est rex Numa...» declaratus CT. Live, 2. cit.) (2). Mais voici, dans la pratique de l’auspication, une autre concordance entre les traditions grecque et latine, sur un point pour nous capital. A la suite d’un présage qui venait à l’encontre de ses desseins, Hector déclare que, des oiseaux d’augure, il n’a aucunement souci, « qu'ils aillent à droite, vers tenait de la main -droite : « Mercurium e patera, quam dextra manu tencret, sanguinem visum esse fundere. » At) Sur le lituus, bâton augural, et son usage pour délimiter les régions de l’espace, cf. Cic. de divinat. 1, 17. V. Bouchk-Lrenercn, op. cit., IV, 19, 58, 104, 282, 294. (2) Cf. auguria, Servius, certa ad se pertinere. sibi in -En., sputia VI, Ñ 191 : moris designarent, quibus. erat ut volébant captantes videnda 33! ‘l'aurore et le soleil, ou à gauche, vers l'ombre brumeuse » "wu. XII, 237, 239-240). C'est un passage que nous avons déjà étudié et qui nous a mené à une conclusion importante. Il nous suffira de rappeler ici certaines indications que nous en ‘avons déduites, pour voir se dégager une conclusion nouvelle. Hector ne fait pas une déclaration qui le concerne seulement, dans la position où il se trouve en personne, par rapport au présage survenu; mais il exprime son avis personnel sur l'observation et l'interprétation des augures d'une façon | générale, tels qu'il les voit observés et interprétés cominuné ‘+ ment autour de lui. Or +1 se trouve qu'en exprimant sor dédain pour l'art augural, Hector nous fait connaître le principe fondamental qui règle la pratique de cet art. Il n'est pas douteux en effet que les deux directions « vers l’aurore et le soleil » d'une part, « vers l'ombre brumeuse » d'autre part, indiquent des directions diamétralement opposées d’une seule et mème ligne idéale passant par l’observa teur et constituant. pour lui un axe d'orientation en vue de observation des signes auguraux; et il n'est pas douteux non plus que ces mêmes directions, l'une à gauche, l’autre à droite, ne définissent pas seulement, par des points de repère, le champ de l'observation augurale, mais déterminent aussi l'interprétation favorable ou défavorable qu’il convient d’assigner aux présages observés. C'est véritablement le templum qui se trouve ainsi délimité, comme il l'était par le baton de l’augure, dans l'étendue de la voûte céleste et dans la surface terrestre qui lui correspond, avec la ligne principale ou cardo qui le divisait, déterminant la région de droite et celle de gauche. Quant aux régions de devant ét d'arrière, elles se déterminent ensuite d'elles-mêmes par le tracé d’une ligne idéale, le decumanus, perpendiculaire à la première. Et dès lors se trouvent constituées les quatre directions augurales, chez les Grecs comme chez les Latins (1). { (1) Festus, p. 157 : Templum est locus... ut... angulos 11] adfixos habeat ad terram: Servius, in ¿En,, Il, 512 : Varro locum quattuor angulis conclnsum acdem docet vocari debere; v. VARRON, de L. lat., VII, 6, 7, 8; A--GELLE, NIV, 7, 7.

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Mais vers quelles directions DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE de l'espace était en fait orien té la ligne principale ou cardo (1) Epostica ad occasum, sinistra ad septentrionem, dextra ad dans le temple augural iL meridiem réponse a cette question nous est d’ores et déjà connue: de nous a été fournie par un exam en antérieur du texte n ame qui nous occupe ici : dans la tradition homérique, l'oriente. pv ylvetar ta et le Sud à sa droite: l'a du temple augural était ainsi const (1) » ; chez les Grecs, par Denys pis thy Rputov imospigovra pépn, Segue D <ù wees empbpiav gépcvta (Denys d'Halic., Antig. rom., II, 5). Les oints de vue sont donc en parfaite concordance dans la itué par une ligne idéale Nord-Sud qui Coupait perpendi culairement, au centre d'a servation cu decussis, la ligne limit e du spectans "Halicarnasse : 20éìpax pév tom nat stasis apiocy av cleovets ¡pavisvopávo» % Brérousx mpi: avarchà:. ¿lev vico 7 avaocpai fvovrar nat cehivas... * sot: SE mois avarchas fAsazuon, apiorepa lion se pratiquait face au Levant; l'observateur homé rx di avait donc le Nord à sa gauche 333 ‘tradition homérique et dans la tradition grecque et latine champ dotati. n ipostérieure. ou decumanus, orientée, elle, par conséquent, de l'Est % l'Ouest. Or telle était exactement, Par rapport aux quat < » On constate, il est vrai, chez les Latins, un usage primitif points cardinaux, la disposition du temp lum romain d'a “ le rite augural dont Tite-Live nous a trans mis la description preci ‘qui paraît avoir été de diriger l’axe du temple ou cardo Pompilins f°. voit généralement dans cette pratique une influence des idées i. %trusques qui plaçaient au Nord le siège des dieux. Nous se, à propos de l'intronisation Voici en effet, selon l’historie n latin Prospectu a le champ d'observation in urbem regiones ab oriente ad oe Numa , comment l'augure tree le litres en main, détermin ubi, de partes, agrumque occasum laevas elio I, suivant le méridien, de façon que l’observateur, tourné vers le Sud, eût à sa gauche l'Orient, à sa droite l'Occident, et Pon ad capto, deos determinavit ; septentrionein : à Inde dextras en , | lisons en effet dans Varron (de 7. lat. VII, 7) : « Calum.. * dictum templum...; ejus templi partes quattuor dicuntur niet . d sinistra ab oriente, dextra ab occasu, antica ad meridiem, | postica ad septentrionem »; dans Festus (de verb. sientf., Ep. p. 220) : « Ea caeli pars quae sole illustratur ad meridiem dixıt ” RD. L'usage rapporté par o Tite-Live | est enco re ement attesté par divers auteurs; ainsi chez les Lati ns par Servius i « Simistras partes septentr ionales esse augur disciplina censentit » (2); par pos designatus ad orientem Gicebatur; cujus partes Isidore de Séville : « Saat a contemplatione templum quattuor erant : antica ad an cst une ligne transversale tracé e du Nord pale i i da - AA sores AULUS et cx opposée FESTO, | au 62, decimanus 25, éd. qui va de ortum , l'Est à Müller {ou decumanusy, voir les interprétations diffé Sur le cardo et le decumanus. rents dom. (éd. v. Lachmann, Ro nil a divination dans l'antiquité, IV, pe ee ci-dessus, p. 325, note 2. (2) SERVIUS, in Ain, Il, 693 au p. 367), dividuntur in duas partes, orientem et ‘occidentem »; dans 5 Cicéron (de divinat., 1, 17) — il s'agit d'un certain Attus x: Navius accomplissant rituellement son vœu — : « Sue inventa, ad meridiem spectans, in vinea media dicitur constitisse... ». Mais on n'a pas assez pris garde que, dans le texte méme, au Sul 1839 : « Deci a nes appellatur limes qui fit ab ortu solis ad occasum alten ex Posse currens appellatur cardo. ». — Pour le sens du ot ( e = - pa a at a veteres antica nominatur, quae ad septentrionem postica; rursumque :". par Paur. med ve Beer, « e Leep DA: : cité plus haut, de Tite-Live qui rapporte un rite authentique d’auspication et qui atteste une orientation préliminaire face au Levant, il est dit aussi que l’on se tourne face au Midi; mais le personnage qui se tourne face à cette direction, ce n'est pas l’augure définissant le ¿em plum, c'est Numa, l’auspiciant, que l’augure ,assiste en qualité d’interprète autorisé des ‘dieux : « Ab augure... deductus in arcem, in lapide ad meridiem versus consedit. Augur ad laevam ejus, capite (1) IstborE DE SÉVILLE, Origin., XV, 4, 7; cf. VARR., 1. cit,

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"335 DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE | ns, les Celtes et les Grecs N De la méme manière que lesEtLatipour tant les Celtes qui, A | LE velato, sedem cepit » (T. Live I, 18). Plutar que est d'accord avec Tite-Live sur ce point : Evr200x rüv pavtémy E né EPT 'orientaient face au Levant. du dieu de la de leur Pèrea ur séjo le d Nor au ort, situaient cux aussi nt issus | émoigna ge de César, se prétendaie no” (Numa) piv si: peompbpiav tpida: Irnenaduppevev, asie mapacta: 2Sémushcv, wth. (Plut., Numa, 7). Si donc, dans les cérémonies rituelles d’auspi cation, D Vaffirme Varron, l'auspiciant regarde du Nord, considéri: comme le siège des dieux, vers le Midi, « Varro libro V E pis. tulicarum quaestionum ait : a deorum sede cum in meridiem spectes, ad sinistram sunt partes mundi exorientes, ad dex. tram occidentes » (Festus, éd. Mueller, p. 339), il s'ensuit que Numa, roi de droit divin, est placé dans la position sym‘bolique des dieux, dont il est le représentant aux yeux du peuple. De méme, assistés des augures, siégèrent les magistrats (1), héritiers des rois. Attus Navius, t bens = aint (1). Au Nord, dans la region hasse et divini og er t leurs y pos, les Grecs eux-mêmes reléguaien comme le des er N ales, Japet, Cronos, les Titans, et le peup s, Vau re - È x Milesquels, avec Perséphoné, régnait Hadètradi tions gr pri : | “Zeus parayhévss (Ul. IX, 457) (2). Les 2 nr hd in atine concordent par pana Ni : ‘l’orientation en matière augurale. 4 ment où, de prime abord, elles paraissent a la gaue rôle attribué respectivement à la droite el dans l’anecdote {l'interprétation des présages. de Cicéron, prenait, semble-t-il aussi, la pose rituelle des dieux, face au Midi, puisque c’était en leur nom et è leur es place qu'il opérait pour choisir la grappe de raisin qu'il leu: egles Dans le champ d'observation auguralenawine Laanpoa » avait promise : avec lui et par lui, les dieux surent bien choisir, car, ajoute Cicéron (de divinat. |, 17), « mirabili magnitudine uvam, ut scriptum est, invenit. » S'il en est ainsi, il n’y a donc pas, dans la pratique augurale, antinomie entre l'orientation tace au Levant, qui est celle de l’angure au moment où il détermine le templum, et l'orientation face au Midi, qui est celle de l’auspiciant, sie. geant en la place fictive des dieux. Ce ne sont pas là deux rites différents, mais seulement deux aspects distincts d'un seul et même rite. Ce rite, d'ores et déjà, et avant même que nous en donnions une explication rationnelle, apparaît de la sorte assez cohérent dans son ensemble, pour qu'il ne soit pas nécessaire d’en considérer l’un des aspects comme un emprunt fait tout spécialement aux Etrusques, qui plaçaient Nous un ido ie SA in sur d’autres points encore, sursi = Mes « signes parlants » envoyés par a uri fa c = Sanzio. geil de leur nature même, soit de o©gnn y ertaine mesure, tenir leur ctère . 4 diverses dont leur apparition s'accompagne njeci = nécessaire, pour préciser nettement ef sans con fusio la Mt Ja signification augurale de la droite et de lo, gane o deant dégager des autres éléments d'appréciation qui, s'y o le impliqués, peuvent contribuer à conférer aux signes | benny oe sens propre de103-10 célestes, dans(3).le En 4 TT cs es 4, cui XX, Od. re tonner le ir et ig ité bonne ou mauvaise. sont l'écla tonne, s6pévrqczv, du haut de l'Olympe. Ce grand coup àe tonnerre (ibid. 113), par un ciel serein (ibid. 114), est tout leurs dieux au Nord. (1) Voir plus haut chap, IMI, p. 202, (1) a On a voulu, dit CICÉRON (de divinat, IT, 35), pour l'intérêt de la République, que, dans les assemblées où les citoyens sont juges, législateurs on électeurs, les principaux de l'Etat seuls interprètes (des signes auguraux). » fussent S, at <ant| tonat » (FESTUsi auguria vocant quum fulmivivat tia g i rsaeles ve? al, fulgur l'art Sur — r). E, 8, &l.I, Muelle dock wantin’, op. cié.. 199; IV, 32 sqq. Boucni-Iaciercy

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LE DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE fait favorable, car auss itôt Ulysse ge réjouit proie interprète, elle aussi, ral mek fi det Nous ne savons pas ili; an cial La Pd 4 exp i ome ai FA La si Ni —na - n ria tion unique ment serein ? de bon par le C'étai t, 3; eur excell ence, ion Cass., expéditio n ‚aravelsu,, N. II, aus mi fait nous le contre qu'il Savons se a donné Achéens en lanca des signes tav vo o.. vers la eipu Lag u n e leur Sì E n, Ces t Pendant toute une nuit , Zeu s fait entendre d’effr cou À me ps de ton de nerni re s ae > tl: ‘ - VII, pigra en 47 des 479). des Il météores ‚en cette circon stance n'est : mais d' sett Acheens, s'agit dont il évidem ment Pas medite ici d'un expressém ent indi ite i | 3Ñ Pet a pen es ser qu’i 1ls se produisirent vers | gaushe la che , n ema in, ; i tandis que la bataille rei E l pda fait ent + as pris = LA omede -eus, il i fait suite rage, du « réci Zeus, vers l’armée des Ach chéens. de stupeur et, XIII, ne bronche pas; en 75-77). montre mé du d êche une + se la endre un fracas terrible et dép amboyante a après tous, dépit de me plus hardii Ceux-ci | une terreur livi de les L'armée s’en fuit, en déroute. Seul l’ave de qu’aup aravant. Mais rai er in = ok ee: l'a vu: il tonne alors de terrible a Di gta Ge VI il N pe le sol devant le crdre aussi menaçant et fer È RI N, Pree segale a vit pes les railleries d’H gant B re n ector, à trois reprises D pour li sa Tables aux faire front avaotot ys riya, ¿bid. 176), toutes ces manifestations tonifuantes du dieu sont, par contre, favorables aux Troyens, à ui elles présagent leur revanche et une victoire glorieuse id. 171, 176). Or, le soir méme, Ulysse, évoquant les vénements de la journée, nous apprend que les présages nanifestés par la foudre, Zeus les fait paraître à droite pour es Troyens (cp. <Teussew>... evdebia styata saivev/aotedntet. IX, 236-237), et donc à gauche pour les Achéens. Zeus manifestaient éclairs se sont pride que come serein, La seule rai son qu 1 mati n 13). Troie, v) qui constituaien t rings a E picinm XXVIII, 350) aux a éclairs (aerpéntw Pr ne favo. p a ide 104), et la dans quelle direct io significa ique-t-e lle un (¿bid le phénomène cu me 337 . “La discrimination du caractère favorable ou détavorable e se fait pas ici sans doute en considération de la nature u phénomène, car éclairs et coups de tonnerre, déchainés fr au-dessus de la mêlée, se présentent par nature comme étant également redoutables pour les deux armées aux prises, et la menace de la foudre reste continuellement suspendue sur ‘l'une autant que sur l’autre armée, en admettant même'que, “de fait et chaque fois, comme cela est spécifié pour Diomede, les coups atteignent les Achéens. I! est vrai qu'il convient ici encore de faire sa part au merveilleux, et Zeus, dès le début, manifeste clairement auquel des deux partis il en veut. Toutefois, il n’en reste pas moins que le caractère favorable ou défavorable se présente formellement marqué par la direction du météore : favorable, quand il va à droite; défavorable, quand il va à gauche. Chez les Latins, c’est la foudre de gauche qui est de bon, voire d’excellent augure; en effet, dit Ciceron, « bulmen sinistrum auspicium optimum habemus ad omnes res, practerquam ad comitia ». (Cic. de divinat. Il, 35; cf. II, 18). Si incompatibles qu'ils paraissent — car ce n'est qu'une apparence — les idées des Grecs et celles des Latins se concilient sans peine, ainsi que nous le verrons bientôt. En ce qui concerne les signes fournis par les oiscaux, la question est plus complexe, en raison des éléments de toute Cep end an de nouveau foudre pour l'en empéch er Grecs, qui sont mis à : mals (ibid. une trois sorte qui, outre la direction du vol, servent à l’interprétation. fois Il semble que tous ‘les oiseaux indifféremment pouvaient Défa donner des signes fortuits, comme chez les Latins (cf. Servius, épreuve in En. 1, 398 : « posse quamlibet avem auspicium attestari 170). rude iqué

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Rain quia non poscatur ») (1). Mais il est probable qu'il y avait des espèces déterminées d’oiscaux sica an augurales aves (cf. Servius, /. cit.; Marc € elt N 26; Amm. Marc. XV, 7, 8), les seuls dont on tir apparition, comme fit Priam au XXIV" chant de 1 ltiad Telle est du moins la conclusion que suggère la sini . suivante a Ilya beaucoup d'oiseaux sous les ra ons du soleil, mais tous ne présagent pas l'avenir. » (Od TI 18 i 182). Dans l’interprétation des signa ex avibus père jte 2 A donc tenu de l’espèce, et la valeur du signe sia dig h y quent avec l’importance attribuée à l'espèce. C'est = fait © que nous constatons. Le heron, !zmärd: (I. X, 274) le va. SOME ou faucon, ziex:: (Od. XV, 526) sont spiciñiós ls i étant des <twvci dont la valeur augurale ne fait aucun doute. Mais, entre tous, l’aigle noir (Z4 XXIV, 316) est considéré comme le plus parfait des oiseaux de présage, le plus des à Zeus et celui dont la force est la plus grande (14 XXIV, 293, 311, 315). Oiseau augural par excellence, c'est l'ail que nous voyons le plus fréquemment chargé de missior (Il. XII, 201; XII, 822; XXIV, 316; Od. II, 146; KV, 161 ; XX, 243). — Toutefois, si l'espèce peut confina sn signe une importance plus ou moins grande, elle ne lui confèr pas sa qualité de bon ou mauvais augure. Nous voyons = effet des oiseaux appartenant à la même espèce se mei. fester tantöt comme favorables, tantôt comme ditelo, ainsi l'aigle apparait favorable, en /2. XXIV, 316 sqq. et ei Bd. EN, 101 506, défavorable an A, XII dui sa . et Od. II, 154 sqq., XX, 243 sqa. _ bebe espèce d’oiseaux, aimée ou redoutée (2), n’a-t-elle pas de ce fait un caractère al le hier se autres | ire Urs 2 abi 3 servent nn étant consacrée à une divinité peuples, dit Cicéron de presque toutes les les espèces es 5; nous, d'un très petit nom! ed >, 5 (de divinat ‘oi ; d'oiseaux ni ape voir BOUCHE-LECLERCO, op. cit., IV a “Qu Pi $ ‘ “iu in Æn., V, 517 3 y G, d' singulae aves re. a — Sur les er pour auspici: nità ve Nulla enim avis caret consecranuminibus sunt consecratae. ». En., IV, 462; OVIDE, Melam., 550; PLIND,y X, 12“15. 13 | “¿dy — Cl n 339 ropice ou funeste a priori ? Il est évident qu'une divinité ‘bienveillante envoie généralement un signe propice a ceux ‘qu'elle favorise. Ainsi Athéné dépêche un héron de bon “augure (11. N, 274) à Ulysse et à Diomède, dont elle s’est faite la protectrice (ibid. 279-280, 285-286); de mêmeOd.il est tout à fait normal que les aigles envoyés par ZeusparenApolloII, n, ‘146, XV, 161, XX, 241, et le faucon envoyé pour ux heure ges présa des t ituen const len Od. XV, 525, s. Mais ‘Ulysse et Télémaque, fächeux pour les prétendant ‘il s'en faut que ce soit une règle absolue, toujours suivie. de | Depuis l'engagement solennel qu'il a pris surns.la prière pourEt Thétis, Zeus protége manifestement les Troye tant l'aigle qu'il dépêche en Il. XII, 201 sqq. leur est défadieu vorable, et en 71 XIII, 822 sqq. aussi. C'est que le qu'il s même ceux e tantôt approuve ct tantôt désapprouv protège, et s’il leur envoie volontiers des encouragements, sil n'hésite pas à leur envoyer aussi, à l’occasion, des avertiau uée attrib le augura é qualit La sements et des menaces. signe ne réside donc pas nécessairement dans la personnalité du ‘dieu dont il provient. Réside-t-elle dans la personnalité nt de ceux à qui le signe est destiné, certains oiseaux n'ayanes certai de valeur augurale que dans certains cas el pour 393: VI, personnes (cf. Pline, X, 8, 21; Servius, in ¿En. I, n 193) ? Sans doute, l’auspice, avec son caractère d'approbatio ou de menace, survient généralement en des conjonctures graves et critiques, dont telle ou telle issue est probable et d'avance attendue: mais, heureuse ou malheureuse, l'issuee est considérée non pas comme étant le dénouement logiqu de la crise même, mais plutôt comme résultant d’une interven? tion divine, dispensatrice du bonheur et du malheur. Quant aux personnages intéressés, souvent le même mesroi sager divin les visite, et ils sont fort divers cependant :monarmée (11. XXIV, 315), peuple assemblé (Od. II, 150), X, tant à l’assaut (72. MIL, 201), guerriers en embuscade (71. Son de quête en 274) ou en pleine bataille (11, XIII, 822), fils père (04. XV, 160), voyageur errant (Od. XXIV, 310). Ce ne sont pas EUX, bien stir, qui conftrent au signe sa valeur

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URALE bonne ou mauvaise; ‘Puisque la circonstance se trouve à maintes sgh ils ne font que l’a dme ttre de bon ou de mauvais gré. Il leur est loisible, à leurs risques et périls, de récuser un pré sage qui leur est contraire : ainsi fit Hector en fl, XII, 237-243 (1) ; ainsi firent les pré tendants en 0%. Il, 178 sqq.; mais ind épendamment d'e ux et en dépit de leur obstination, les évé nements suivent leur cours, tels qu'ils leur ont été Quand signifiés par l'envoyé se trouvent en des groupes dont les et les Troyens dans l’Iltade, Ulysse ou Tél émaque et les prétendan ts dans l'Odys intérêts sont contraire s, comme les Grecs sée, tout présage favorable aux uns est naturellement défavorable aux l'opposition autres: à l'antagon isme des intérêts correspond du caractère toujours la divinité qui augural des Signes, mais départit aux uns autres le malheu r. Il ne peut y avoir dou te parfois que sur le i encore, le bonheur, c'est aux destinataire, non 171 sqq.). du moins Pour la catégorie des me que réside l’é lément essentiel qui du bon et du mauvai s aug ure. (1) En réalité Hec tor dénie toute valeur aux prés vol des oiseaux, ages tirés du dont il n’a, com me il dit, cure ni les Latins, les souci. — Chez signes observés, pou r être valables, dev acceptés ou du aient être moins reconn us comme des tinés à soi par l'obserPrine, H, N., XXV III, 17 + « neq ue dira neque ulla pertinere ad cos, quienmque... obs ervare se ea neg rint o»; SERVIUS, in aveÆn., XII, 260 : 4 in oblativis aug uriis in potestate videntis est, utrum id ad se pertinere velit an refutet et abominetur »; CAT vateur; cf. auspicia ON ap. FEST, p. 234 : « Quod ego non sens mihi vitium faci t ». i, nullun: (2) « Marcellus disa it que, s’il méd itail quelque expé ne pas être dét dition, pour ourné par les auspic es » il allait en litière fermée, » (Cre. de divinat., IT, 36). « Mais, ajcmite Cicéron, emp pice ou refuser de êcher Pausle voir qu'est-ce autr e chos pas être averti par Jupiter? » au Anal st favorable en /2. XII, 822 et XXIV, 320, mais ee rable en Z/. XII, 201, en Od. Il, 147 et e | pat donc pas en raison de la hauteur qu'un vo si or = comme étant de bon ou de mauva's augure. Es Ua. En , , et Pisi où se trouvent Télémaque et le fils de Nestor, a y ds son essor á droite en passant devant les È i = Hi y a là en présence deux groupes de personnes, oe reise nettement auquel des deux a Di ip en ine Hélène, sa par èdre (did. sert à la discrimin ation de l'espace. En fait, nous constatons que, volant 5 ‘ se olu le privilége de faire une interp rétation autorisée du signe apparu, et, à div Ce ne peut donc être , ais d'un vol vers la région du haut ou vers vo ped tela : Télémaque qui prend congé de ses Aal et ps e de famille qu’est dev elites, que dans le vol mê = aves inferae, volant en bas (2). Toutefois nous verrons p ne sont-ce pas dans ce cas, décider, mais le rep résentant qualifié du dieu. Ainsi, en Od. XV, 167-168, c'est à Ménélas en sa son défaut, à la n'est probablement pas indifférent que one na vole bas. Nous savons qu’en fonction ae a he Ñ e ba ‚atins distinguaient les aves praepeles, volant en hast ( i du dieu (2). présence 341 DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE e que de ne vouloir qui l'accompagne, d'une part; Ménélas et Héiène, ue art. =; È en cette circ onst "il i est présenté Le vol, tel qu’i de Pisistrate (did. tion i destine, et la question DER. 167-1lues but : écision f 1 par le vol bas n’avait pas d'a fournie ue la précision " Le Lawine des aigles au-dessus de l'assemblée “es oe en Od. II, 151, a probahlement aussi une ur cation particulière que le contexte éclaire : pani u es i ils i les coupables igles désignaient sur toutes les tétes, les aig enfermaient dans un cercle 2a fatal (152) (4). i ao qu 3 vise “qui a ol » : « Praepetes aves dicuntur quac se 4a rmologiqueinent i vo ea ferunt, Nam l'expression pressi €lésigne des oiseaux pracpetere dicebant pro anteire. J a «q sc "e — Ce senstourna primitif s'explique aisément : po AL a 244, ie; ) ices on se it vers le Sud ct la région gue Top ain a han! soi était celle du haut dans l'espace. Ñ i a aft pe rest de noter que les aves praepetes sont toujours opposées VI, 6;; *SERVIUS, Ín 3 Cicéron, de divinat., 1, 48; A.-GELLE, a) CLciGx reste $ Æn. 111, 361. (3) Voir p. 422. (4) Servius, in Æn., 1, 397.

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venaient en oiseaux «d’autres détails, Quand on vou, funestes, cela, dans les airs, ils le marquaient |. per des oiseaux auguraux y. battre et se déchirer mutuellement (Od. Il, 153); lutter soupe un énorme serpent qui se défend désespérément et oblige Je rapace à lâcher prise (//. XII, 202 sqq.); emporter dans leurs serres une colombe trembiante (ud. AA, 243) qu'ils déchirent en éparpillant ses plumes (Od. XV, 526-527), ou une gross volaille après laquelle les gens courent avec de grands sl (04. XV, 161-163), on ne peut douter que ces circonstances contribuent a donner au vol augural qu'elles accompagnent ine signification fâcheuse ou, pour le moins, assez troublante. Mais en réalité ce ne sont ia que des indications accessoires destinées à rendre l'interprétation plus claire, Peer plus net et plus catégorique. Indications accessoires, en effet, puisqu'elles se réièrent à un aspect particulier, distinct ct tout different de celui sous lequel l’auspice se présente dans son ensemble. Ainsi i’aigle dépéché à Hector, en /2 XII, 200 sqq., constitue pour lui et pour les Troyens un présage incontestablement défavorable : le sentiment exprimé par Polydamas et l'attitude de l'armée le prouvent. Or l'éner gique ct victorieuse défense du serpent contre l'aigle ravisseur constitue au contraire un signe qui est en soi favorable aux adversaires, c'est-à-dire aux Achéens. — En Od. XV 533-534, Théoclymène dégage du vol augural qui vient de se manifester, un heureux présage pour Télémaque et les siens; et pourtant l'épisode de la colombe écorchée dont les plumes tombent à terre laissent une impression pénible : c’est que cet épisode, signe de malheur, se rapporte sans doin: non a Télémaque, mais aux prétendants. — En 04. II, 154. un vol à droite est formellement rapporté à Télémaque ave une signification favorable (did. 146). Or dans l'attitude des deux aigles qui se battent ct se déchirent l'un l’autre, il y a un signe menaçant, défavorable par conséquent, mais c'est pour les ennemis de Télémaque. De la même façon s'explique, accompagnant un présage dont le sens général est propice, l'épisode fächeux Od. XV, 160-163. de de la l; volaille* enlevé enlevée d par un aigle, i we 343 [I reste donc, en dernière analyse, que c'est la direction ‘du vol qui, dans la catégorie des alites, confère au présage son caractère essentiel de bon ou de mauvais augure. Nous avons vu plus haut (1) qu'il n’y a pas lieu de ranger dans la y catégoric toute spéciale des oscines (2) le héron qu'Ulysse et Dioméde entendirent crier dans la nuit et qui leur donna un présage favorable (ll. X, 274-276). Le poète en effet dit expressément que la direction suivie par l'oiseau fut repérée à droite (¿bid. 274). Mais comme elle ne pouvait être repérée par la vue, elle dut l'être par le son. Le cri du héron, en cette nce, doit donc être considéré comme un indice de ‘circonsta . , repérage non d'auguration, et c'est la direction du vol, ici encore, qui sert A déterminer la qualité et la valeur du signe. Le rôle de la droite et de la gauche s'avère ainsi d’une importance capitale dans l'interprétation des auspices. Reste à déterminer la valeur respective qui s'attache à l’une et à l’autre direction, Pour cela, nous allons passer en revue tous les passages dans lesquels une signification augurale est attribuée respectivement à la droite et à la gauche. En Il. II, 353, des éclairs ayant lui à droite ont paru favorables aux Argiens (2cospámiwv imèéit, ivaicua céuara gaivey). Par ces signes, Zeus leur a donné une assurance {zazavedcat, ibid. 350) évoquée par Ulysse, en un jour de désarroi, comme une promesse qui ne Saurait mentir (ibid. 349). C'était en même temps un présage sinistre pour les Troyens, à qui les Argiens allaient porter le massacre et le trépas (¿bid. 352). En A. IX, 236, Zeus envoie aux Troyens des signes favorables, en faisant luire des éclairs à leur droite (ivoéeux chuazz): en homme qui s’assure en Zeus (rtsvvs: Au, ibid. 238), Hector sévit furiensement. Mais du coup c’est une terrible menace pour les Achéens, qui risquent de périr loin de leur patrie (¿bid. 244-246). (1) Voir chap. LI, pp. 129-130. (2) Voir Varros, de L. lat.. VI, 76; Cıc., de nat. deor, 11, 64; de divinat. 1, 53; PLIN. X, 19, 43; SERV., în En. I, 303, 398; ITI, 246, 361; IV, 462; FEST. Pp. 197; ÍSID., Orig. NU, 7.

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345 Sur la droite d'Ulysse et de Diomède, Pallas-Ath énd dépêche un heron (Il. X, 274); Ulysse aussitôt de se ron heureux du présage (ibid. 277). cent Lui assurant aide et prot ection de la part de Zeus, u aigle apparaît à la droite de Priam dl. XXIV, 320) si qu'il l'avait souhaité (idid. 312; ) cf. 294); à cette vue fer gresse est générale (7024. 320-321) et Priam va se rendre par confiance au camp des Grecs (ibid. 295, 313). nn Un aigle a pris son essor à la el l’armée achéenne le salue droite d'Ajax (44 XIII, 831; d'un cri, enhardie par le thse, È (ibid. 822); par contre, c'est pour l'ennemi l’annonce de 1 déroute prochaine (ibid. 81 7-820). u Au-dessus de l'assemblée des Ithaciens, deux aigles sont apparus ; il volent vers Ia droite, Ze: (04. II, 154). [ eur attitude est si menagante que le peuple en est sent un malheur (ibid. 156). La direction troublé ei pros, vers la serait-elle donc fácheuse, en l’occu rrence ? Nullement. en acquiescement à la prière de Télémaque, c'est intention (ws gaze T'anépayss , si Pater... 222. ibid. ("ec à son 146) que destiné : Télémaque vient d'exp rimer le souhait que soient enfin châtiés ceux qui sans vergo gne pillent sa maison (ibid, 143-145). La menace qui, signif iée par l'attitude des oiseaux plane sur la tête des prétendants (ibid. 163) est conforme sai souhait de Télémaque. Ce vol à droite présente donc aussi un caractére favorable, puisque, destiné à Télémaque, il lui est propice. Une autre fois, Télémaque ayant exprimé le vœu que Zeus fasse enfin luire le jour du malheur pour les prétendants (04. XV, 523-524), un oiseau augural (ibid, 532) s'envole à sa droite (ibid. 525) : signe interprété par Tifo. mène, qui s’y connaît, comme étant tout en faveur de la race d'Ulysse (ibid. 533-534), et par là même en défaveur de ses ennemis. Ce méme Télémaque, un jour, revena nt à Ithaque, farmnle de trouver son père de retour en son vers la droite (2bid. 312). droite Zeus a dépêché les deux aigles. C’est donc par rapport h Télémaque qu'il faut considérer le présage, puisqu'il lui est encore le vœu È äugural, en l’absence d’aucune autre indication, même Féconcernant l'espèce des oiseaux observés, est présenté comme favorable (ibid. 311), uniquement en raison de sa direction palais Voilà pour ce qui est de la droite. x Voyons maintenánt les indications sur la valeur attribuée à la gauche. Sur ce point, les indications sont moins nom-. Fy breuses, mais ellés sont aussi nettes et. aussi catégoriques. Pleines d'ardeur, les troupes troyennes, Hector à leur tête, g’élancent à l'assaut du rempart qui protège le camp des * Grecs, lorsque survient un aigle volant haut sur leur gauche, Ex aptorepé (Il. XII, 200-201). Dès l'apparition de l'oiseau, on voit les troupes s’arrêter, hésitantes, sur le vord du fossé È (ibid. 199); iminédiatement leur ardeur est tombée, leur élan refoulé (Aaèv tépycov, ibid. 201). Par sa seule direction, le vol à gauche est donc apparu comme de mauvais augure, déjà, avant même que soit observée la lutte dramatique du serpent contre son ravisseur. Au reste, cette lutte ne fait que confirmer, ‘en la précisant, la ‘signification qui, tout de suite et à premiere . vue, s’est imposée à la foule : « Jes Troyens frissonnent en voyant à terre au milieu d’eux le serpent qui se tord, présage et Polydamas, interprétant de Zeus Porte-Egide » (208-209) le signe, y voit l'annonce, pour Hector et les siens, d'une ‘déroute sanglante (225-227). Défavorable aux Troyens, à qui l'avertissement est destiné, le présage est favorable aux Achéens, leurs adversaires (227). contre

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SIGNIFICATION AUGURALE Les prétendants trament un complot pour mettre à mon Télémaque. Or voici qu'un aigle vient vers eux, en volant à leur gauche (Od. XX, 242). Ils ne se méprennent pas sur le caractère nettement défavorable pour eux, =:imv. de ce vol à gauche. « Amis, déclare Amphinomos, notre projet de faire périr Télémaque ne réussira point » (245-246). Ainsi, tous les passages sans exception, avec une concordance frappante, mènent à une seule et même conclusion : dans les poèmes homériques, qu'il s'agisse de signes célestes ou du vol des oiseaux, la direction à droite est toujours de bon augure ct la direction à gauche, toujours de mauvais augure. Comme dans la tradition homérique, la droite a constamà-dire en présentant le côté droit à l’autel. — Chez les Irlandais du Moyen-Age, ainsi que nous l'avons vu (1), le tour "3 droite ou dessel assurait une heureuse chance (2). — Pour adorer leurs dieux, les Gaulois se tournaient à droite (3). Parmi les divinités gauloises, il y en avait une Dexsiva ou Dexivia dea (4), déesse, protectrice des Dexivates, qui habi taient les bords de la Durance (5). Quant à la gaucne, les peuples celtiques sont tous d'accord avec Homère pour la considérer comme le côté fâcheux et de mauvais augure (6). En Irlandais, ‘wath, outre le sens « à gauche » ou « au Nord » qui a été signalé plus haut, a dans les composés le sens de « sinistre, défavorable, méchant », par exemple tuaith-chleas, traduit par Whitley Stokes (7) outre mesure. Rappelons seulement quelques exemples signi- « awkward prank or. trick ». Le mot a aussi le sens de « magique, magicien » comme dans l'expression tuaith-cherd, « l'art magique (8) ». Ban-tuath signifie « magicienne, Sorficatifs. cière (9) ». ment été, dans toutes les traditions aryennes (1), le côté de bon augure, favorable; heureux. Il serait oiseux d’y insister En sanscrit däksinah veut dire « qui est à droite, méri- Dans ses Contributions à l'étude des Romans de la Table dional, habile ». En latin dexzer a, comme le grec 22:43. le sens de « ‘favorable, de bon augure ». « Les auspices vers Ronde (10), J. Loth, identifiant ful avec /ualk, donne au saluez les dieux, mon avis, déclare Plaute, est que ce soit nom de Morgan Tui le sens de Morgan « le magicien » et ‘néme le sens de. « bon magicien ». M. Vendryes, cité par J. Loth (11), a établi en effet que le premier sens de tuath est à droite (3) ». « Que la divinité vienne bienveillante par la: « bon, favorable ». La contradiction ne serait qu’apparente la droite sont favorables (2) », assure P. Festus. « Si vous droite (4) », lisons-nous dans Quintilien. Et ceci rappelle la prière adressée par les Saliens à Hercule, dans Virgile (5) : suivant J. Loth : la gauche est bien le côté sinistre, détavorable; mais, par crainte de mauvais présages, c'était le côté « Viens, par lá droite, d'un pied favorable, vers nous et vers tes offrandes sacrées ». — Chez les Latins, dans le mariage religieux par confarréation, pour obtenir une heureuse union, les époux faisaient le tour de l'autel de gauche à droite, c'est(1) Voir J. Grimm, Geschichte d, D. Sprache, pp. 980-986; 0. SCHRADER, Prehistoric antiquities of the aryan peoples, pp. 254-257. (2) « Dextra auspicia, prospera. » (P. FEstUs, 65, 6). (3) « Si deos salutas, dextroversum censeo. 1, 1, 70; Rud., 1, 2,87; 2, 3, 38). (4) « Dextrum ac volens assit <numen>. procem.) » (PLAUTE, IL (Quint. » Pist. 4, (Vir, «Pa. P (2) Voir p’ARBOIS DE Junarxvinie, La civilisation des Celtes et celle de l'épopée homérique, pp. 143 et 155. (3) Posfinonios ap. ATHENER, IV, 36. {4) ORELLI, 1988. (5) V.J. LOTH, Chrestom., p. 24; DOTTIN, Manuel..., pp. 315, 328. (6) V. Mélanges bret. et celt. offerts à J. Loth, pp. 268-272. (7) Wh, STORES, Lives of Saints from the book of Lismorc, 180, p. 402. » (5) « Et nos ct tua dexter adi pede sacra secundo. VIII, 302.) Cure., {r) Voir p. 287-288. (8) Wh. STOKES, È. cit. (9) V. Revue celtique, XH, 113; NV, 310, 402. (10) V. Revue celtique, XXV, 249 sqq., surtout 254-255. (11) V. Rev. celt., 1. cit.

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qu'il ne fallait pas nommer ou que l’on nommait par ; phrase. Semblablement, les Grecs donnaient aux Erynies tc nom d'Euménides, « les Bienveillantes ». De même pome de © _gner la gauche, à côté des anciens termes a: et Aa: con. servés en poésie avec un sens défavorable, les écrivains voce employaient couramment les expressions Agıszegt:, Elan si « le meilleur còté », « le bien nommé », dont la vale phrastique est évidente. nti. “a De même aussi, correspondant au grec mau; (pour *zxal'i:) et hard; ‚(pour * hal‘é:), les Latins avaient scaevu s et Boone qui signifiaient également « à gauche » et « funeste ». Ainsi dans P. Festus (438, 8) : « Scaeva res dicitur mala quasi sinistra, cxatéy enim graece sinistrum dicitur »; dans Valérius Flaccus (6, 70), « laevum omen » signifie un présage de mal. heur; dans Stace (7éb. 1, 634), “ laevus ignis », c'est la peste. « Le divin Auguste nous a appris, dit Pline plaisamment (H. N., 5, 24), qu’il avait chaussé son pied mets laevum calcem, avant le droit, le jour où il faillit être cine d'une sédition militaire ». D'un radical identique à l’irlandais cé, gall. cledd, corn cleth, breton cleiz signifiant « gauche », le latin empleyail clivius dans Vexpression « clivium <auspicium> -», avec le sens d'auspice annongant des malheurs : « clivia auspicia dicebant quae aliquid fieri prohibebant; omnia enim ditficilia clivia vocabant. » (Festus, 56, 19). — « Cliviam avem hibitoriam » (Pline, to, 14, 17). ; T° ro- Quant à l'adjectif sxister, on le trouve employé avec son veins originel « à gauche », d’où « exposé au Nord »r dans l'expression de Columelle « (solum) sinistrum soli » (1, 5, a med.), puis avec le Sens de « funeste, contraire, défavorable », dans Virgile: « arboribus satisque Notus pace sinister ». (Géorg. 1, 444); dans Ovide: « Si qua <matrona> est studiosa sinistri », « portée, adonnée au mal » (Zrist. 1 257); « Di, precor, a nobis omen removite sinistrum » (H Er F i 49); « avibus sinistris », « sous de fâcheux auspices » (ibid >, I 14); dans Properce: « sinistra pugna Cannensis » (3 39); dans Tacite : « Sinistri sermones de Tiberio », « bruits Seder 349 « Sinistris sur Tibère » (Ann. I, 74); dans Valére-Maxime : profic iscı » pede ro sinist © : e Apulé auspiciis » (7, 2); dans « à-dire sous Met. 1, 2, 104), « partir du pied gauche », c'estde facheux auspices ». Toutefois, à côté de ce sens défavorable, c'est u n fait bien ntent 'établi qu’en latin les adj. scaevus, laevus et sinister prése présa ‘aussi un sens favorable : « bona scaeva », « bon a, idgeest» (Plaute, Stich. 461, 472 ; Pseud. 113); « scaev imantur » sinistra, quod quae sinistra sunt bona auspicia existimant ur » exist era prosp (Varron, de L. 1. VII, 97); « laeva » mum opti cium auspi (Pline, 2, 142); « fulmen sinistrum (Cic. de divinat. 2, 35, 74; cf. ibid. 2, 39. 82). créer chez les Cette dualité d'interprétation a fini par exem ple sinister par e trouv l’on Latins une telle confusion que on dans le Cicér par sens deux employé à la fois dans les 39). II, et 16 I, t. même ouvrage (de divina idées et On a imputé cette confusion à une influenceux des le côté était de la langue des Grecs, chez qui le côté heure Il est toutedroit (1). Le fait paraît difficilement contestable. rvateur conse t fois surprenant qu'un peuple aussi notoiremen de la ait n romai e dans ses observances rituelles que Ir peupl voir de re maniè sa sorte abandonné, sur un point essentiel, ire. Si traditionnelle pour en adopter une autre toute contra es formé con sion, expres les vues des Latins se sont, dans leur nant celles des Grecs au point que la locution grecque concer fm» '.. la gauche a fini par prévaloir en latin (2), ne serait-ce pas que ces vues n'étaient divergentes qu'en apparence, mais non foncièrement opposées ? N'oublions pas qu'en effet, dans la pratique augurale, les Latins, comme les Grecs, conservaient l'orientation traditionnelle face au Levant : les témoignages de Tite-Live et de Servius, cités plus haut, sont formels à ce sujet. I] est constant aussi, qu'en ce qui concerne la droite, la tradition des‘ Latins n’a jamais varié et qu'elle se trouvait conforme à celle des Grecs, à preuve Vauspicium maximum, (1) Voir Th. Berex, Griech..Literaturgesch. 1, p. 386. (2) Cf. VIRGILE, Egl. IX, 15; SUÉTONE, Vitell. 9, etc...

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favorable oe de ae gauche à 3 droite, i Jéfav orable n °. désaccord à Propos de la gauche ne peut L dans le tendx' parceze.queMailes signe Edu Nord, a deorum sede;pì;le HaGrec, tous deu s'fMév Fipar l'Est vers le Sud, reconnaître qu'il va de gauche à droite. sens Misont d'accord pour ateur tourné vers le Sud, Supposons maintenant l'observlors de la cérémonie rituelle, s donc proveni q . une simple difference de points de vue dans une int comme l'était l’auspiciant latinest à sa droite. Un oiseau de et l'Ou Hi avec l'Est à sa gauche est. t et, par le Sud, tend vers l'Ou l'Es à raît présage appa te, droi la vers vole Pour l’:iwrstf; homérique, l'oiseau e par conséquent; pour n pet ation identique de la réalité, Rien de plus suggestif à ai ee ur Ha de Cicéron, se plaisant d’abord à poter 1 accord des Latins, , pour qui la uche est favorab Ñ i l “ a des Grecs, pour qui c’ h i n cet ass . Favorabl De Er? eked, c'est un deliri: Boisest réputé favorable aussi, appaseau l'oi , latin N l’auspiciant différente: parce qu'il vient de qui c'est la droite, out puis reconna alssa i nt aussit i ôt que ce que les Latins disent étre de gauche peut aussi bien étre dit & droite : « Ita nobis sinistra videntur, Gratis baris dextra meliora. Quanquam haud ignoro, È" remment pour une raisonsinistra sunt, bona auspicia existigauche et « quod quae raison identique : parce et bar. : quae bo sint, sinistra nos dicere, eliamsi dertra sint: ni bon în Sisto nominaverunt externique dexirum, quia erre mantur » (1); en réalité, pourilune va de gauche à droite, car qu’allant de l'Est à l'Ouest, m Quae stionum ait : a deorum caru « Varro libro V Epistuli stram sunt partes mundi cede cum in meridiem spectes, adessini ent que y exorientes, ad dextram occident » (2). — Il est evid i “i“à os scene (2) D. — On le voit, de l'aveu même de = ct Bde mes en soi contradictoires que sont la gauche la droite peuvent se trouver appliqués, par un m&me ot, ob un seu] et méme phénoméne et comporter la même signification augurale. Il est évident : 1 contradiction de la gauche et de la defini ne oilre au’ ii apparence et que c'est d'une seule et même mii ‘ oil s agit. Pour voir comment se concilient des points de vu qui paraissent inconciliables, il n’est que de considérer les faits auguraux possibles, dans des conditions authenti js ne soient valables à la fois pour la tradition grecque et De à tradition latine, puis de confronter l'interprétation que onnent de ces faits l’une et l’autre tradition. Le Nord tant i gauche et le Sud la droite pour les a come i sp les Grecs, supposons l’observateur tourné à im vien de présage apparaît qui, venu du | est, l'oiseau continuait son vol N si, au lieu de s'arrêter à l'Ou restent valables et le vol, f vers le Nord, les memes raisàonsdroit e, garde la même Signiayant méme sens, de gauche È 3 — a agé Pun € bon augure comme l’autre : le Latin, (1) CH Servius, in An. 1, 693; is CICÉRON, de divina!.,t., 1 IT, 35;; VIRGILE, VI I : ? 23 DET (2) CICÉRON, de divinat., II, 39. le considérera parce que le Dioy Cass., comme signe vient XXXVII, fication favorable. un vol qui s'effecObservé dans des conditions identiques,doute une significatuerait en sens opposé comporterait sans ion rituelle, pour tion augurale contraire. Dans l'auspicattés face au Sud, si >; = J'ohowsrés grec et pour Vaugure latin orienà l'Ouest et tendait it un oiseau venu du Nord, appart aissa de droite à gauche, vol un serai par le Sud vers l'Est, ce eur ervateur grec et pour l’observat q défavorable; pour l'obsLevan nt t, si l'oiseau apparaissa au i latin orientés face au estat, tend par l'Est vers le Sud. Un Latin dira du si x Il est « de gauche », sinister: un Grec dira qu'il est cà a 3 a Sud, tendait par l'Est vers le Nord, .ce serait encore un vol de droite à gauche, défavorable aussi respectives des Grecs et De cette confrontation des vues ques ides Latins sur les ‘mêmes faits, quel remarques se dédu sent logiquement, qu’il importe de souligner. 13: En, TI, 692; DENYS n’Hansc., 351 ‘A (1) Varios, de L. 1.. VII, 07. (2) FRSTUS, P. 339.

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’ TE ne = oo qu'à l'épreuve Grecs et Latin ase, fen ci en contradiction pour ce qui concerne Fi rn ern hs ils ne le sont pour ce qui concerne la différemment les quahtés de Fi= eg gauche etTone de lal'o fs ber en tant que region s opposées è > dae de paroles de Cicé I n bres et de mort, l’autre de lumière onvient-il probablement d'entendre les iceron : « Nobis sinistra barbar E is dextra “xt meliora » (de divin vi at. videntur, Graiis et S, dans le repérage du vol augural, la gauche telleci que e la conçoive nt les Latins et la droite tell e que la de se contredire et de s’exclu ‚Xclure, | concoivent |] ; pur désigner ensemble une méme réalit sae dence eae enn eae es so mouvement. atins, un feel s accordent vol à et se joig nent é objective : la direc. Un vol droite, de gauche DR de gauche à droite les Latins le considér ent dans son ae$ uche, DS his i au point d'où ‘atlas wi d porel rel oat le n ue pere, I va. re a vient: en le disant des notions de qu’elles comp ortent mouvement observé entre la droite essentielledeux points dont l’un est le point d'où le mobile part, celin vers lequel il tend , tous : le même cement di s i a l’autre ‘4 deux ins deux inséparablemnt liés dans Au reste, les textes he confirme:nt des signes auguraux de à dans son aboutissemen t, Pa L'analyse montré cun il Sens va dans favorable, as rmal, la gauche était bien envisagée >, l'interprétation c’est-à-dire 5 c'està-dir S par B e comme une origine, non un terme du mouvement les Latins » ! qu'il et nt, , e : daie atent les adjectifs sinister, lievus ou sense Ment de gauche » (2) et non « qui'va à (1) QUINT QUINTILIEN TL (Insti tt. orator., eee « en wus au sens gauche », Servius 1 aa Fe tro °‘ (en» pt le4 mouvement a Stnis di 1 a4 isting ae’), p e wh pr 11 an Sinistrum « (en allant) vers la Pe ne un Moi ra in = m, par e divimat., II, les Etrnsques, du templum en 18) accorde qu'il leur était er « de quelle direction provenait À È .. st formel à ce sujet, pour les signes célestes, éclairs et tonrum discierre : « Sinistras partes septentrionales esse augu esse fulora icanti signif lina consentit, et ideo ex ipsa parte pas moins ina ». (Serv. in din. II, 693). Cicéron n'est se formel, en ce qui concerne les signz ex avibus, qu'il s’agis t canan parte ra sinist a tum , dextra des oscines : u Tum a Cur « : alites des ou (1) 53) 1, t. oscines » (Cic. de divina ‘autem aliis a laeva, aliis a dextra datum est avibus, ut ratum auspicium facere possint » (did. 11, 38) (2). Pline également, , ;. pour tout signe en général : « Larva prospera existimantur 142). quoniam laeva parte mundi ortus est » (Plin. A. N. 2, Il n'est pas sans intérét de noter que tel était aussi le point (de vue concernant la gauche dans le rite augural ombrien, vanté par Cicéron (de divinat. I, 42) et dont on a signalé les comme disent lx È i pag fn seul et méme vol ahi 353 16 ote la fonde “fal. € », . er : IUlè £ E e méme, Cicéron men qua ex parte venisset. — Or, dans le context imum auspicium, détermine la direction de la foudre, en tant qu’opt m auspicium bakepar l'adjectif sinistrum : « fulmen.. optimu fulmen sinistrum, dans pus, si sinistrum fuit ». — L'expression : ex sinistra parte. sens au ndre s'ente donc doit , Cicéron de l’idée dit encore Cictron (de divinat., 1, 17), cesse (1) « Que Carnéade, s, si Jupiter a ordonné done de demander, comme le faisait Panétiu corbeau, de droite »,... an et gauche de r chante de le corneil la à canere jussisset. dextra a corvum laeva, a em cornic Jupiterne prodige que Tarquin un te (2) Cicéron {de divinat., 1, 22) rappor d’Accıus : le soleil tus le-Bru s d'aprè songe, en vu aurait e Superb le dextrorsum : droite, la vers cours son de on directi la ant change / Radiatuns eum flamm orbem rsum dextro , « Mirifieum facinus fut intersonge le nt comme voici Or — » solis liquier cursu novo. tout prochain allait se proprété par les devins : un changement très favorable, puisque le duire pour le peuple; le signe à était , « ...haec bene verruncent droite e gauch de aller paru soleil avait cursum ab laeva signum cepit | am dextcr ad quod populo, nam rem rumanam summam est, atum augur rrime praepotens ; pulche dans les deux pas sions expres des e fore. » — Notons l'&quivalenc ment est dite vers sages : dans le premier, la direction:,duellemouve inée à partir déterm est second le dans rsugn; dextro droite, la direction, même et seule qu'une n'est Ce Jacva. ab , de la gauche elle lequel vers terme le dans là ine, d’orig point définie ici en son le ct quo a print le e, passag ème deuxi le tend. Au reste, dans terme ad quem se trouvent expressément formulés ensemble : abe ion du mouvement est réputé laeva... ad dexteram, et cette direct elle Vest par les Grecs. favorable par les Latins, comme

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analogies le rit avec Les Tab € romain (1) ables Eu È nilns instructions rituella es qui caver certaia nes en: effetpene att exstia ites EN sur la borne, dis à l’auspiciant n 2 énoncent e . È N . ri leà pic à hall3 o ne:» l'épervier à droite, la corneille à dro Ite, |à me, la pie à gauche, , les oi!seaux: volants de pane ‘ ; et les ois Pauspicianta pr cantones de gauche étant Tate Que - on 5 stipule ainsi :: Je> 1les observe (vé la 7 a Cpervier, . t neille, ur chant les oiseaux volants de gauche et les ois au. a ari € gauche étant favorables pour moi ’ 3 ehde ur e déterming » (Tab, VI dan ve templantiguio a Cana italic. LerindEee€ A inscripl. ris aevi... de Fabre ° n, 1867; cf. Bréal, Les Tables Eugubines, 1875) Ainsi, bien que l'expression par laque lle il soit différente, ie eaeon et Lati ie ae inte d'arts n kan ae caus ie a se de r essentiellement oh as est ee re une — an autre leur et Pic différente. remarque Interpre tation le Di à o ent i en men ns n’ont pas, sur le signe augural, Principe cette est Quant qui des identique faits aussi Voici, favorabl e, fa s’impose, mémes interprétation. epee est à s’il se eN nıa nidéfavorable s’il se mani leste e droite à gauche. Le principe qui règle la discriminati joe oe pates augure réside donc, oi a a Ouvement am nn rig de Bes ar | i irection le ce nest les ni péres, c'est le mobile même. . pe st Ñ au rs se en dei observé est dans l'espace, déterminée cadre du miss he n. tourné face au Sud, le signe dE : au rega BoucHkÉen ECLER co,» & Y = Augures, Sag] 10, et dans son H 2stoi r e de ta di vinglig IV, p. 69 i, s sqq, où ù l'aut Fog l eur étudi li udie le ÀP pre i rd de ne = pd par consequent étre dit & gauche, s’il di \ p | nn rituelle, l'au gure déclare que la gauc ord et la droite, au Sud: mais Voir la les Mais l'objet mouvement ni t { I) et d'aprés points cardinau x, le agire mouvement. est mobile que sont » du 1 i est au Nord Darember > H dans vA ntiquité t i ritue l augural t d’Iguvium 355 que le signe Yenu du Nord, s'il apparait à l'Ouest, c'est alors s'il apparaît ra dit à gauche, tandis que, venu du Nord, auspi , méme du l'Est, il sera dit à droite. Au regard non à droite,ctant le et face, n signe qui apparait au Sud est en Sud vers l'Ouest Sud pourtant est la droite; c'est allant du lant du Sud vers qu'al s tandi que le signe sera dit à droite, VEst, il sera dit à gauche. Dans l’auspication occasionnelle, un signe fortuit peut cette apparaître dans n'importe quelle direction de l'étendue; Nord le que ion direct direction peut donc être toute autre quel que ou le Sud, gauche et droite de l'espace. En outre,son appadès repère le an lequel soit à l'horizon le point sur , rition, le signe pourra éventuellement être dit soit à droite sur soit à gauche, et cela ne dépend nullement du point ion, lequel il est repéré, mais seulement du sens de son évolut de gauche à droite ou de droite à gauche. En A. X, 274-276, Ulysse et Dioméde purent, au premier cri qu'ils perçurent, repérer le héron d'Athéné devant eux, au Sud, ou méme sur leur gauche, à l'Est; il est dit « à droite » cependant, 22ct2v (274) : c'est qu’Athéné l'envoie, fzev, de gauche à droite, et tel est en effet le sens de son vol, s’il est vrai qu'il va de l'Est par le Sud en direction de l'Ouest. — L'aigle dont l'envoi est à l'intention d’Ajax en /2. XII, 821-822, vient probablement d'entre Est et Sud, c'est-à-dire d'une région qui est à la gauche d’Ajax; mais son vol est dit à droite, inéntaro ei: : allant vraisemblablement du Sud-Est par le _ Sud et par l'Ouest en direction du Nord-Ouest, il va aussi avait qu'il e de gauche à droite. — Priam dut voir l'aigl est demandé apparaître au Sud ou au Sud-Est; le vol ant évolu , encore 2etré: (72. XXIV, 320), de gauche à droite du Sud ou du Sud-Est par l'Ouest en direction du Nord ou Zeus du Nord-Ouest. — Si le coup de foudre, lancé, ilpar provient en 72. II, 353, provient du Nord ou du Nord-Ouest a, de gauche pour les Argiens; mais Zeus l'ayant lancé imit Sud le coup de foudre tend du Nord ou du Nord-Quest audroite . à e gauch ainsi ou au Sud-Est par l'Est : il tend

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oluant en sens inverse, | ' dépéché ent at Sad ee: Est, u leur droite, allant nen Et voici quelques signes évol allait de" Asma To l'Est vers le Nord-Ouest Pots — En e foudre ue eAP de he. le coup gauc a Vitene formidab Tera soÈa sm vii, sele cd din © es Achéens, tournés face à da trajectoire du "i a ud-Est, du côté de leur aile droi po précédent, va Pe hee le vol de l'aigle dans le ca le; la Vedia da rater st par l'Est vers le Nord-Ouest, a: Ten die ca gauche, au regard des Achéens. Mais en pipa ont orientés en sens opposé, face à l'Ouest, le Nord Cia panda du Sud-Est par l'Ouest vere oia 357 DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 35 6 ' Sa direction se présente de cette fa nt pour eux de gauche à droite, ¿v3é¿ta (12. IX 230), a * 1 A! a Li téristique essentbieieln oudesenbonmals ,ausaurait donc son fondement ct en s leur conformité ou leur non „sa raisonmed’êidetrealedan . a la nor Il serait pour le moins té mérair -conformite ne de prétendre que l’ordo pure e sans doute que de laaucun ance du rite augural ne procèdles réalités naturelles, c r ‘fantaisie et ne comporte, ave ré. Nous venons de voi ent rapport qui puisse être démont ns l'apparence d’uuran lfoestndemconsi: qu'elle se présentere,avel'icnteaurprmoi du fait aug le caracobjectif. En out xpression d'uétanetiovoln ont ine, avec dérée comme l'e ent impératif d’une loié div naturelle qui s’impoporset {dre catégoriquempar conséquent sous la for me d'un « rap à l’homme et choses » (1). nécessaire qui dérive desoilaentnattrourempédes yant à l'existence Que les Anciens se et intime entsreen lecrofait augural et la . “+ s un mouvement quide, entiellement danapp orme idéale résVoidebseess it évoluant rvateur terrestre, ara aux yeux de ) que ns ciel; et nous avolyse,vul'a(p.spect354car “gauche à droitemen, tdanausssi,le en dernière ana eur des sigac"1 est exacte nes pices. La val ite d'une relation étro naient pour norme, peuleurimpconortcepe;tioil nsuffdesit don lu: réalité qu’ils : c'est seulement de ; tion de l'observateur et que le ‘ch am : aussi| le champ de luttes SA Bee RANE dre mine é i . cons an Par dies u dans l'auspication rituelle, l'augure qui ale cale a E rémonie, déclare que la fagauche ce de estlui audereMe led nsé avoir àen | | ciel, | un ek; e r€ éala4gappa.cerais sant Est, et | y u’avce È a: il définit ensuite dea l'Est à l'Ouest t mig par le limi ca les limites s dan ce spa l’e te ésen repr uct censé est il duquel vole re mobile decires. de son : en le mobile régulateur et par le processus mé King di ion entre le point où il apparaît et celui SR ti LeiséE. tant en qui, mais le, temp du on ituti const r ment n o di aux to ante, impose son tri o! consetitureférant vale‘urur exaugurale een N ne norme idéale se révèle qui ne préside as au temple. Par le ie € , 2 qu'ils y aient cru lement leur façon de voir que choses qu'il s’agit ici, c'est seu étrant nous cherchons à préciser en pén plus avant dans leur ander Sur Sans raison, de se demaug Il y a donc lieu, et non ural, se fait le oncée par quelle réalité, implicniteancmenient nedénqui vement mou le s dan voyait fondait la conceptio e son omm l’h à nt osa la manifestation d'un ordre divin imps la droite ou la gauche pensée. malheureux, etou danmauvais, en définitive le destin heureuxceou qui bon le critère de ou du est mal. vement ple qu'est observé ledramou Puisque c'est dans ledrotem bord d’a it ite €t la gauche, il fau critère du bien savoir exactement quelles régions de l'espace et que sont repérées la (1) MONTESQUIEU, De L'esprit des Lois étaient repré-

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sentées par ce temple (1), acception extrémement pourquoi et com ment. dans une large, il peut, au témoignage Varron, se concev oir Sous un triple aspect et s'étendr ciel, sou de s le rapport de la nature; à la terre, du fall de l’auspication, et mê me aux régions ur infern ales, Par analogie « Templum tribus . medis dicitur, ab natura, ab ausNc iendo, ab similitudi(ab ne; ) natura in caelo, ab auspiciis in ter ra, ab similitudine sub terr a » (Varr., de l. tat, 7: 6) (2), S'il est vrai que, dan s son acception signifiait pour les observé », ou propre, le mot tem ple Anciens « un esp ace défini (3) bien « d'où Pon peut 359 DE. LA DROITE ET DE LA GAUCHE qui peut être observer — il ait désigné le ciel visible, l'hémisp hère —je in l'horizon, par la voûte azu rée (1). Mais po dessus ce r analogie, alors qu'elles sont invisibles, le al | a endet par aux régions infe es (2), dr ag E ’hemisphöre inférieur? Pourquoi rnal fe et comment, même visi côtés bars rain us ; l'hémisphère supérieur, le temple célestee visible ete regar age a fau-dessus de l’horizon se bi re, limité limité (3) àala la seuledencia, région er n on N vateur terrestre, L'art ypuisqu'en fait c'est la région située « va I pication (4), et que c'est elle que l’auspiciant cons DN JS ee wean ’ 11 ? du point de vue recueillir les presages 5 | a ar : Mais il faudrait en même temps, puisque FE ende (1) Sur le temple Qugural, voir dan s le Thesaurus anti de GRAEVIUS, V, P. g. Roman. 541-591 le mobile qui, régulateur authentique du temp al o hai côtés » (4), on s'expl ique aisément que , auguralis (Tolos., 1637); : P. LE Bet, Diatri NISSEN, de tous ba de partibus templi Das Templum, Berlin, 1869; H, USENER, Templum, dans Jahrb, ). Phil ol,, 1878; Ottfr. Etrusk., 11, PP. Munnkr, 128-164; C. O, THU LIN, Die Etrusk. (Goteborgs Hogsko Disciplin. l. Arsskrift., 1905 et 1906 ; J. VALETON, /% modis auspicand i Romano rum dans Mné mos, XVII (188 594, 418 sqq.; 9), pp. XVIII, 208 54d, 35 À 406 sqq.; NIX , 75 SYQ., 229 405 sqd., ete. syq., ; "BOUCHK-LECL ERCQ, Hist. de la divination, Sqq.; article IV, P: 17 de Weinstock dans Mitteilun gen des de utschen chäol. Instit., Rom ar. . Abt. 47 (1932), p. 95. (2) VARRON cite des exemples de ce triple aspect, des œuvres archaî empruntes 4 ques. Ainsi le tem ple est le ciel étoi passage d'Hécu lé d’après ce be : « O magna templa caclitum / Commixta stel Splendidis, » — lis I est rapporté à la terre, d'après cette citation de Péribée : « Scrupe a saxa, Bacchi / Templa, Prope asgr Par similitude, il elitur, n — se dit de l’espace qui s'étend sous la vers d'Androma terre, en ce que : « Acherusia fera. » (ap. Varr., loc. cit.). (3) ERNOUT-MEILLEr templa alta Orci, salvete, in- (Dict. étvm. de la 1. lat., s. v. tem prochent le gre plum) rape répevos « enclos divin », cest-d-dire ave racine du grec c ja Timm a je coupe ». De fait, l'idée d'une portion de territoire, découp ée et réservée, dist inct e de toutes autres, appa raft très nettement dans l'évocation faite par Homère nos » que les du x téméLyciens assigner ent à Belléroph on : of Avzese Téuov Enver GA TUE UNS (ft. VI, 194). Dan s les gl. galloise s d'Oxford (XXe s.), nom (var. de nem) glose templa; or le dérivé (vieux-celtique nem nemeth eto-n } désignait, en Irlande paîenne, un sacré, à découver espace t, ayant pou r voûte le ciel et délimité par des menbirs, (V. J. Lor n, Fanum et simu lacrum.,., P. 4.) (4) VARR., Op. cit., 7%: 4 Quaqua intuitus erat oculi, primum templum a tuendo dictum... » ef 7, 9 : « Intra eas regi ones qua ; définit le champ de l'observation, identilier am ui triple aspect, in ue doit évoluer dans l'hémisphère ei mp o ’hémisphère ce inféricu ; r aussi,i et dont l’évolution, mi \ j au. ak par analogie au-dessous de l'horizon, mer n de s de l’horizon, dans le ciel où naturellement : e ” essus i | aus manifeste, cette particularité de n'être observée que d . . , 3 , région méridionale, de l’Est à l'Oues t. . uli conspiciant, id est tueamur, a quo temream tool ich est un plare , » — Cf, Festus, P. F., 34, 9 Mer p uo omnis pars que lo, i e. loco j 1 et conab uiomni parte aspici, Pa it. : sg otest quemquiantiq templum nominaban Vann. i cit). — 0 por qua attuimur dictum ap US atra Top VARR., i ee ‘HemiaA phacelur ubi ~~ ie par panei date + CW.) è I)" A : li i . n « Caeli cacrula temp am. -Di ei t). nn me tea ubi concha — La leçon — i D Er stat » e eon > ur Templa alta Orci infera » (ap. VARR., I. ct apli causa E « In 3) * k o i ’ SI terris dictum templum locus rn aut du. ei VARR., op. cil., 7, 5). ma st. aus , a ) dl caeli pars quae sole illustratur ad meridiem ¢ 1. cit,). — « Es pena nominatur » (FESTUS, op. Cit., p. 220). Pe , TARQUEà (Nunta, (Nunta, ! 7) joy t FY wév (il Toy yey O montevory thy cond doi s’agit Y TONTEUR Y sepa Thy ue àà Thy Nous... n.patin divinat., — CICÉRON (de» div 1, 17) 17 dé Numa) Navius) als uernpholes vpiyuse.. Me ctans, in vinea media dieitur ad meridiem spectans, (Attus constitisse, »

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360 4 SIGNIFICATION AUGURALE Tel est le problème qui se pose. Si complexe qu'il soit d l'avoir posé avec netteté, c'est déjà l'avoir un peu éclaire, Pour résoudre ce problème objectivement, du point de ie tout particulier qui est le nôtre dans cette étude, peu nom. breux sont les documents que nous puissions Elena utiliser. Quelques minces fragments épars, sans cohésion et d'authenticité parfois douteuse, de simples indicati ons sèche. ment fournies par des polygraphes et des compilateurs ne sauraient suffire ni même comporter une valeur démonstr ative que sous réserve de confrontation avec des réalités antiques dûment établies. Mais nous avons la bonne fortune de disposer d'un texte d'une authenticité indiscutable, explicite à souhait, où la question qui nous intéresse se trouve posée précisément comme elle se pose pour nous, puisqu’il y s’agit de la déter mination de la droite et de la gauche, en considération du mouvement dans le ciel. Ce texte est d'Aristote; il tient son importance documentaire, pour nous capitale, de l'autorité du grand philosophe, non point tant par ce que « le Maître dit » que par ce qu'il contredit, car les vues qu'il combat se révèlent, à l'examen, aussi exactes, voire plus objectives que les siennes et, de l'opposition même de ces vues, la lumière jaillit où régnait la confusion. La vraie pensée d’Aristote nous est garantie et précisée par les commentaires de Simpli. cius, rédigés à Athènes au VI° siècle de notre ère, qui, bien loin de n’étre qu'un simple délayage, constituent une mine de renseignements fort utiles (1). Plus compréhensif en cela que le Stagirite, Platon, dans le Timée et dans la République notamment, s’est fait avec complaisance l'écho fidèle de cette doctrine, mystérieuse par ses origines et remarquable à tant d’égards, (1) dont Aristote « SIMPLICIUS résume ou cite textuellement une foule d'ouvrages aujourd’hui perdus. T’exactitude de ces résumés et de ces citations est garantie par la très grande valeur intellectuelle du Commentateur. » (P. Dune, Le système doctr bres co -smolog Ù de Platon a Co p PrHIE rnic note 2.) | du monde. Hist. I aris 1i 91 3 ] > des È > © | nn DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 361 "nous permet de connaître les vues en les réfutant, Le témoignage de Platon sera donc pour nous précieux à recueillir et à mettre en valeur. Toutefois — et l'an ne saurait nous en faire le reproche — nous ne pouvons songer à rendre compte, par une explication détaillée, des grandes réalités qui se drapent ‘dans le voile du mythe platonicien (1). De telles autorités, à elles seules, par leur documentation ‘cet par leur garantie, sulfisent pour notre information; aussi bien, elles sont de nature à authentifier d'autres témoignages moins autorisés, mais concordants avec le leur. Ce sont la des guides sous la ‘direction desquels il nous est permis de pousser plus avant notre enquéte, avec assurance. Devant nous va se dresser, dès l’abord, un obstacle, en apparence insurmontable, constitué qu’il est par une contradiction formelle entre les expréssions de droite, de gauche, et la réalité qu'elles expriment. Ce n’est pas tout. Nous allons faire des constatations qui semblent ruiner de fond en comble le système des divisions de l'espace, tel qu'il nous est apparu dans la tradition homérique, en conformité avec la tradition des Celtes. Ni cette impossibilité, ni ce risque ne doivent nous (1) Comme l'a lumineusement montré M. À. Rivaud (Le problème du Devenir ‚et de la matière dans la philosophie grecque depuis les origines jusqu'à Théophraste, Paris, 1906, p. 10-11), « pat sa nature même, le mythe cosmogonique ou physique est d'ordre rationnel, Les images qu'il combine ne relèvent pas de la fantaisie seule. Une part considérable d'entre elles provient directement de l'expérience... » — « Si merveilleux que soit le mythe, c'est la réalité observée qui en fournit les premiers éléments » (p. 65) — « Nous avons perdu aujourd’hui ce don-de vision directe qui appartenait aux plus anciens des hommes. La légende qui a recueilli leurs visions est vénérable, non seulement comme les choses très vieilles, mais parce qu’une sorte de révélation s’y est fixée » (p. 280). — « Les conceptions astronomiques... montrent combien la doctrine ‚(de Platon dans le mythe) touche à l’expérience » (p. 338). M. Rivaud refute, comme vraiment trop simpliste et inadéquate (op. cil., p. 281), la formule d’Olympiodore : « Un mythe est un discours faux qui figure une réalité. » — Voir aussi Brocuaro, Le mythe dans la philosophie de Platon, dans l'Année philos., 1901, p. 1 $44.

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DE LA DROITE ET rebuter. Bien au contraire. Nous ne cherchons que la vérité, ct ıl est heureux qu’une occasion se présente à nous pour DE LA GAUCHE 363 est d'essence divine (1) et affecte à nos yeux une torme parfaitement sphérique (2), doué d'un mouvement circulaire continu (3). À s'en tenir aux apparences d'un univers limite, mettre nos déductions précédentes à l'épreuve. {ait connaitre certaines données d'un système cosmologique — et c'est ce que font la plupart (4) -- la ‘lerre, mere et nourricière des êtres vivants, est étendue Immovile au milieu dans lequel ie ciel, conçu en fonction du mouvement qui de la sphere céleste (5). Dans son traité De carla, Aristote, en les discutant, nous l'anime, est représenté comme un immense corps, avant une droite et ‘une gauche; telle était la conception des Pythagoriciens (I) : wivéz story ct easy sivzi ct Zeziiv mat aptocipov vob « A A » ” . oa ‘ . ~ Bien qu'elle en soit distincte, la Terre immobile est hee nécessairement, en qualité de partie intégrante, au ciel en mouvement, puisqu'elle se présente conıme le centre même — cosasd. uxbants ci nancipever Ilubavrsssı. Zusivov yag 2072: [an un centre fixe — de Ja révolution céleste {6;. Ainsi, en raison nes: istiv (Arist. De caelo, I, 2, 284 db). précisément de son immobilité au centre, la Terre est le lieu Afin de peuvoir mieux préciser les données en discussion, degageons brièvement quelques points tondamentaux sur lesquels Aristote se trouve d'accord avec ses adversaires et qui, du reste, étaient alors assez communément admis. Le Cosmos, forme ordonnée de l'univers (72 av) est constitué par l’ensemble de deux parties essentielles, le ciel et la terre, avec les réalités que chacune de ces deux parties comporte dans son ambiance (2). Ces deux parties du grand Tout sont absolument distinctes l'une de l'autre (3). Véritables corps animés (4), Ciel d'une part, Terre d'autre part se présentent comme des organismes différents par nature comme par position. Le corps du Ciel, 723 sugaves soya (5), (1) Sur Pythagore et les Pythagoriciens, voir E. ZELLER, La philosophic des Grecs (Die philosophie der Griechen...) considérce dans son développement historique, trad. F. Boutroux. — SCHMExeL, Philosophie der mittleren Stoa (1892). — DELATTE, Etudes sur la littérature fivthagoricienne (1915). — G. MÉéauTis, Recherches sur le Pythagorisme, Neufohâtel (1922). — Sur la distinction des Pythagoriciens Mathématiciens et Acousmatiques, voir note 3, page 364. (2) héguos pes ds invi cucenua ii odoovel ral is vat Tov Ev TOUTOLS naturel par rapport auquel peut étre repéré je mouvement du ciel dans les diverses udirections (7;. Encore ımporte-t-ıl d'observer que non seulement le mouvement est dans le ciel, mais que le mouvement même des astres, c'est cela essentiellement qui,est le ciel mouvant, et la sphère céleste n'est que la, forme fde leur mouvement circulaire, Y, sigaviz :5:5::2 ropaté: tom epaugındv Eysves: sy%yx (Simplic. 287 a) (8). Tous les astres, op. cit. Il, étoiles fixes et planètes, 4, sont (1) © oveavis torito: did > cou on ze hzins (ARIST. de caelo, II, 3. 286 a). Cf. SIMPLIC., op. cit., IT, 3, 2S6 n : Kunde au sineiy Fee 4 wupavng Heus * © votobros Gels bios omud inte. (2) Syiua d'éviyen spatooedis exer rin avervi (ARIST. de caelo, Il, 4. 286 D}. Tpurpormes suo tè avivo +0) xvvcez VARIST., 285 a; cf. SIMPLIC., op. cit., 11.4, 287 a et 301 b). ibid., Il, >, (3) Ovsuvös 7%p tergo: drá tad Aourrotinoss hartas... ZURIMPOGLAOY Tux (SIMPLIC., op. cit., Î, 1. Prowmium, Heiberg, p. 1. — ‘Ev dé +5 beim coute (4) ORI Gyre zul KINKY nervous (SIMPLIC., Of. cit., II, 2, 285 b). Or tov hoy odgaviy FEREDATUAEINY stvut pare (ARIST. de caelo, 11, 13, 293 a). (5) Terne di T0 niv péoa» dxtuntay re zul Duales vv, à ganéd Ses lx e yi, revendorivo Com» toria ve ara rel wenn (ARIST. de mundo, II, 391 b). — Nepi uév ody Serene... thy Restos ini 202 mére rela de caelo, Il, yoo Ts (ARIST. 13, 293 a). repuegomivai guaiwy (ARIST, de mundo, éd. W. L. Lorimer, II, 391 Db). (3) ‘N 337% vod 2iapav wigos ti Fazi. 03 pivror tos uvpevov (SIMPLIC., in (6) Ovx fate rod odpavod aéoos Y Pry zato. TOD xtyavutro ween “soos Elvas foúkeras ta pásos à ciò air (SIMPLIC., Op. cit., II, 3, 286 a). op. cit., 11, 1, 284 a. (7) Voir DUHEM, Le système du monde, 1, pp. 203 et 223. (8) Kuzkopopixòv oun, Gmep xai Écyuror ovgavi» (= le ciel des fixes) DE xke <'Aprorortàn:> (SIMPLIC., op. cit., 1, 1, Proamium). — Aristot. de caclo Comment. 11, 3, 286 a, éd. Heiberg). (4) 0 S'nspevüg Eufuyos (ARIST. de caelo, 11, 2, 285 b; cf. SIMPLIC., . (5) SimpLic., op. cit., 1, 3, 286 a. Avazcutyns xai lai: a Tis FEpigoody tiv EEUT AT THs pis vee TOY Wann

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entraines d’un seul et unique DE LA DROJTE ET DE LA GAUCHE mouvement d'ensemble (1), A la lumière de ces données qui dominent la discussion, dans une direction toujours la même qui, dans chaque hémiexaminons sphère, va de l'Orient à l'Occident (2). doctrine pvthagoricienne. Aristote, ainsi que Plaion, reconnaissaient aussi avec les commune. à tous les astres, une révoiution annuelle en sens inverse, de l'Occident à l'Orient (4). les critiques formulées par concernant Aristote contre la l'espace et le mouvement dans l’espace. Mathématiciens » de l'école de Pythagore (3) que les pianètes — avec le soleil — effectuent, outre la révolution diurne 305 Les Pythagoriciens parlent d'une droite et d'une gauche du ciel, et ils en font les éléments primordiaux de détermination du mouvement céleste. Le ciel étant de forme spherique et par conséquent semblable en toutes ses parties, comment pourrait-il comporter une droite et une gauche, non (Stobée, Eclov, 1, 23, 1. cd. Wachsmuth, p. 200). — "Avakwiuns mí plus qu'un haut et un bas, un avant et un arrière, toutes Reoiveoyy Tas tithe Torino sr notions 42, ar > USER. Quaesi evang., XV. 1,93: h). - iii bbs JUS à MY RAGES Tig ERDAS ist Rous 74 Rode um uditi: zussuusve introduisent une différenciation par les rapports de fonction qu’elles repre sentent ? Im: yas comprado: à e IC ry) Ù . » è wy 5 oupaviz val operspecys Ti Teiniv Eyer nat 72 Agromigio Y 22 RTT OU (SIMPLE, op. cit., 11, 12, 292 b). IL) AR guetontiy Ge im er véperbus EL wur ans ius (StoB.. Felog., 1, 24, 1 0). —- Avakoyoous, pr Meiidaline um Guosoàd®y int ati val sì nage 7 ci Eungesfley val ti Inicdey vai coli syfipani zav Bragiczue icsuhivzov (1); — Au reste les choses mani- 1, mées n’ontet ne peuvent, par nature, avoir droite ni gauche, Mubnuvrizoi désigne sans doute l'ensemble des haut nf bas, avant ni arrière; si ces déterminations leur sont duzuns ptcrróm ravrus tods dotipas (EUSEB., Praep. ev., XV, 47, $47 a). fz) « Le nom de qui Pythagoriciens qui se sont oceupés spécialement de mathématiques, d’astronomie et de sciences naturelles. Ce sont les philosophes qu'Aristote désigne... par les mots of x20duzvce Muberyöpese (Métaph., A. 5, 985 b; A. 8. 989 b. Cf de caelo, B, 2, 284 hb). La citation du de cacto, B . 13, 293 a, est particuliérement typique: ni meee The Irene xd uo Hobeyiazior.» (DELATTE, Etudes sur la litappliquées, ce n’est que « selon leur position relativement à nous : mais leur position est seulement objet de pensée sans réalité objective Opec ya apıszzga. THY my sv rois riti yet Fen at M3 pévov adz@v voeichen civ Désiv, slaEycvix bse tér. pvthagoric.. p. 308; cf. ibid., p. 271-272). — A cóté de cette T00TwY fnart:v (2). secte de « savants », 11 y avait une autre secte, celle des Acous- Le ciel. il est vrai, se présente comme un corps anıme, matiques qui, d'après la Vie pvthagoricienne de JAMBLIQUE, semble avoir été plus attachée à la vieille tradition pythagoricienne, puisqu'il a en lui le mouvement, et il v a, ainsi que nous particulitrement 4 sa morale très élevée, qu'aux études scientifil'avons vu (3), un lieu par rapport auquel ce mouvement peu! ques. Voir à ce sujet DELATTE, op. cit., pp. 308-312. (4) Tav uobnurrizio sets uds dis Móros vuoi»... Tous dé rhavitos vols driaéqus ira sous ie devorar inzıpiperhen (STOR., Eclog.. I, 24. 2 b). être repéré à tout moment et défini dans toute direction. Les diverses déterminations sont donc évidemment applicables "Alruaiav xvi of nahnnarızoi tous mhavitas Tuis Amhuvéty ¿vuytiovs * &rù au ciel, 5 S’oöpavs; Eubuysz- nat Ey: druviceu: apynv, Roy in Eyes ap durar Ir avarohus a nat 7) Ava. rai tó natw nat To Deloy nat tó apuozspés (4). Mais de (EusEB., Praep. ev., 47, 2, 847 a). Avtepepousvae <rh> rovri civ zocd wives (en longitude) er» kryouevrs aa (THÉON DE SMYRNE, Il, tr, éd. Dupuis, p. 220). — Hoppupiav toutes façons, elles se reférent toujours au corps central qui iz voù Ilagi AAMT. Kal 5 Anus... uvtis And duspdy ext Tag Avararag constitue le lieu, à nous par conséquent qui, situés dans ce esonivos (PORPH. ap. Stor., Eclog., I, 25, 2). STORÉE (Ecl.. 1, 23, 3) rapporte que « Pythagore fut le premier à concevoir lobliquité de l'écliptique à travers le zodiaque, conception qu (Enopide de Chios s’appropria comme sienne propre ». Sur la découverte astronomique de Pythagore et son importance, voir Louis Roucier, L'origine astronomique de la crovance pythagoricienne a l'immortalità des-ämes (1933). P. 20 sqy. (1) Simpric., of. cit., Il, 2, 285 a. (2) ARISTOTE, Phys., IV, 208 (3) Voir plus haut, page 363. (4) ARISTOTE, de caelo, Il, 2, 285 a.

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367 - heu, définissons le mouvement du ciel, nivapiv Tl ava val nato val ci dai 34% lv piv <eScets Aussi est-il assez étrange que, de tous les principes de détermination (1), les Pythagoriciens ne fassent cas expressíval 3 inavagicoviz: (1). Encore rent de s’entendre sur la facon dont on ment que de deux seulement, la drotte et la gauche, et passent sous silence les autres (2), à savoir le haut et le bas, l’avant envisage cette relativité. Car on peut en parler en sc placant et l’arrière, dont l'importance pourtant n'est pas momdre, a un triple point de vue : au point de vue de l’observateur, Rio nat div Ilubaysssiov av cts haymassıev Ta Ido va causa: comme dans la pratique augurale, où la droite, par exemple. du mouvement observé est définie par notre droite, 4 nous qui observons, $ ve 32x Mivipev 2% zacà ck pizza sita, erp si pidvists (2); ou bien au point de vue de l'objet observé, auquel par analogie nous prétons, comme à une statue, en le personnifiant, une droite et une gauche, # 20" una col: Kaszisstz, apya: Mov. ci 225154 7.2! agri Ess“y, =2: 25 TET TAPAS RATIOS > ». n° 2 I (1) Les principes de détermination sont au nombre de six, opposés deux par deux, suivant les trois dimensions : en longucur tuñxos), le haut et le bas; en largeur 1224555). la droite et la gauche; en profondeur (Batir). l'avant et l'arrière (ARIST., de ¿acta MITE <a 355 xviguaves: {3}; ou enfin à un point de vue où se trouvent opposés de front à la fois l'observa- 11, 284 bj. — Cf. Arıst., P’hvs., 200 a, 5 : MOTIVOS ui 03) EJ EL TZ. uns voi mocos vai Bons. ots holkerzı Ton min. ‘eur et l'objet observé, telle notre image et nous, tace à tace, dans un iniroir, auquel cas la droite de l'objet correspond à faisaient état des principes de détermination en longueur (haut et notre gauche et sa gauche èa notre droite, È +2 ivavziw: fyovra largeur ;| (droite vi» ‘= = » Th hier, Saltiv wiv 73 nacà 73 a i aprozsgiv. dcrotegdv Sì cè 2272 ti ; LÉTEC2Y Talviv. [val mister =:22772 si muéticsv Yurooshev] (4) OZ AVTRESCORA Tousi uv stem. mo Ev cei: natizzzot; (5). Tous ces points de vue sont possibles, indifféremment, et Pon s'expose, avec la droite et la gauche, a de regrettables confusions, car si, au lieu d'un point de vue, on se place au point de vue opposé, toutes les déterminations changent de nom : la droite devient la gauche, le haut devient le bas, l'avant devient l'arrière, ou réciproquement, Ev adrot: 23coder: rn. . véepiav Epúper Stagepav Cmok x 4 ~ - 1 4 3 ~ © lav vas avarantv otpap%, 7 tà , Evavriz copsy cite zal apustepa nai Ava uxt uam nat Zpnoosbey zat x . , ’ “ ace, (1) ARISTOTE, de caelo, (2) ARIST., toc. cit. — auuboloy deftov ottm Aeyopsy Il, 2, 285 a. Koi yun nekrav Hpvin tay ty this Debtoie VfL xt (SimpLic., Comment. ad loc.). - (3) ARIST., I. cit, — De Ext tiv Außnekuram delta Xsipa hégouss nai apotepís, (SIMPLIC., Comment. ad. loc.). (4) ARIST., 1. cit. (5) SrmpLic., Comment. ad loc. (6) ARIST., 1. cit. A j (2) Aristote lui-même reconnaît ailleurs que les Pythagoriciens bas) et en profondeur (avant et arrière) et non „pas seulement en et gauche) : Tí, 7oùv Gebeoy nat am zwi Eurcorhe ui æyabov sions. to CEApertegdv Rai RUT nat nre rat xoxov ÈEhzyov, ws eros "Apeotoréhus igzépnosy dy 7% zo Tluboynostrs ADAN ST cuya" per (SIMPLIC., In Aristot. de caclo comment., 11, 284 b, 6). Comment expliquer cette incerfinde d'Aristote touchant les dunnées pythagoriciennes du probléme? A s’en tenir a la déclaration du De caelo, les Pythagoriciens paraissent avoir, dans la définition du mouvement céleste, attribué à la droite et à la gauche, avec une valeur absolue, une importance de, tout premier ordre, tandis qu'ils n'auraient accordé aux autres principes de détermination (haut et bas, avant et arrière) qu'un rôle secondaire, avec une valeur toute relative, variable selon les lieux. — Mais de voir qu'Aristote est obligé de chercher à déduire de la définition de la droite et de la gauche ce que peuvent être les autres principes de détermination, Ara tov dele) rai zu) Aperze009 76 Yon roi vecio UNO y ros (SımpLic., op. cit., II, 285 b, 28), lv fait ne laisse pas d'être troublant et atteste qu’Aristote ne connaissait pas bien exactement la théorie qu'il avait entrepris de discuter. L’ignorance d’Aristote sur ce point n’a rien qui puisse surprendre. On sait que « l'enseiguement des Pythagoriciens était ésotérique » et que « la divulgation des doctrines religieuses ct scientifiques était sévèrement défendue » (DELATTE, Etudes sur la littérature pythagoricienne, p. 266). Le secret pythagoricien portait sur des théories, non pas tant sur des rites, et. « les doctrines mathématiques n’en étaient pas moins l’objet que la religion et la philosophie » (DELATTE, op. cit. . 94). JAMBLIQUE (Vit. Pyth., 88 et 247) raconte que le pythagoricien Hippase fut condamné par les dieux à périr dans un nanfrage pour avoir publié l’inscription du dodécaèdre dans la sphère.

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cúbzv Frzcv xvpiz: sbras (1). — Ces principes laissés comme En ce qui concerne notamment la priorité - de la droite 369 flottants et variables par les Pythagoriciens, sont méme, au par rapport à la gauche, Simplicius dire d'Aristote, antérieurs logiquement à la d’Aristote en précisant que c'est en la droite, singulièrement, gauche dans le processus de la détermination, le haut notamque réside la puissance d’agir et que c'est de la droite par ment qui est tout à fait à l'origine et dont tout nutze derive, conséquent que procède le mouvement quand la puissance comme, dans la filiation, du père procède le fils, zpézepcv av sty, 32 Av 759 Seitcd nave ¿veo (2)... En effet, de la position se réalise en acte (1) : observation importante qui s'inspire de la tête et. de la face dépend celle de la droite et de la qui montre déjà posé le troublant problème de la droiterie gauche; mais une fois déterminée la position de la téte et et de la gaucherie (2). à la droite et de la face, anssitöt et par le fait même se trouve déterminée la pensée sans doute directement de la doctrine pythagoricienne et Or le Cosmos se manifeste à nous avec une organisation parfaitement aussi celle de la droite et de Ja gauche. commente ordonnéc. Les principes logiques que nous De méme, dans chaque catégorie, il y a logiquement un venons de dégager. comme postulats de la conception prthaordre de process'on, et donc une prééminence nécessaire entre goricienne, doivent donc, si cette conception est réellement les principes opposés deux par deux : en longueur, le haut fondée, se révéler conformes à la réalité objective du moua la prionté de concept sur le bas; en largeur, la droite a vement qui la priorité sur la gauche, et en profondeur, l’avant a la priorité sur l’arrière. D'oú il suit que les principes de déterminal’ordre qui préside à ce mouvement. C'est ce que nous allons parait animer l'Univers et rendre compte de voir (3), gn nous souvenant qu’ il ne s'agit. dans l'idée d'Aristote, qué du mouvement relatif, d’un mouvement par consétion du mouvement sont par excellence le haut en longueur, la droite en largeur et l'avant en profondeur, ist. 3: =: wiv ave quent rapporté à son lieu naturel de repérage qui est la terre, "sù "ici Ash 35 et repéré par nous qui, sur terre, l’observons de l’hémisphère Se dele Lol RAAISUZ. T3 Ci mpiobew toi Pabsvs. "Es: PA: tà tà; ee, "asyaz vas cabeza: héro3She» LOY 3 IVT | boréal (4). Etant réputée là d’où part le mouvement, =: î:îèv 22° :7 Apuros a pures sol: Fysucew (3). Cette prc du haut, de la droite et de l'avant ou du (n réviac}) (5), ou plus exactement — car pour Aristote ıl en fait : en effet, c'est d'en haut que le mouvement s’accroit; s'agit d'un mouvement relatif — lá où le mouvement commence à être perçu, la droite du ciel, pour notre hémisphère, c'est de la droite qu'il procede selon le lieu ; c'est de devant se situe à l'Orient où les astres apparaissent sur l'horizon, devant n'est pas fondée seulement en raison, elle l'est aussi qu'il est perg et qu'il devient objet de connaissance, ton 3 ant piv ted av 1 abEnors. and DE cav de Y rara térov, amd dE civ Eurpooev Yzara thy aishqow " Eurpschev vag Dé yen ¿9 6 ai aishoers (4). (1) Voici comment s'exprime SIMPLICIUS commentant ce passage d'ARISTOTE ( IL, 2, 284 b) : dele xeio xui dprotspo, rai iO: Gusiws ovdtv navy ar tx axñuero. Stagé porte TH duvaust uovov Juapépouat " ztip wey yap delia: ths haras ippwpevsotice, TA si woomy È uv duros Rous To ornoizerGat (1) Arıst., de caelo, 1, cit. — Cf. SIMPLIC., ad loc.-: ‘Atémmç-oùy To Delio zu dgratepàv ropolabavtes 70 Gram Kal Th vet tupi)aroy (oi Nvbayeoecor). (2) ARIST., de caelo, 1. cit, — Cf. SimpLic., ad. loc.: Ai to unxous Age Gpyoi. THUTETTE TH divw vai xro THY TOU TAATOUE Apr Tou re eb ıoö xml TAU dprotepo) mpore i sict Th quat... ° ws rachp vibo;, TÚ avon, gnei, TOU - deko) xara yéveres Zu sin roûrecov. (3) ARISTOTE, de caelo, I. cit. (4) ARIST., Op. cit., 11, 2, 284 db. — Pour ce qui est de la droite, cf. encore : deze yJap iraatou yours. Ce 7; 207%The 2UTÁ TOTOV FLVÉTENS (11, 2, 285 b). Moy érerderor, 44 de delie mobs Tú 17200 xivigso;, XUL Toy Muay úuoims È py hurtos mposro dyBopopriv, è de Askıös npòs To xevetabue imimideros. (2) Voir plus loin, page 461 et suiv. (3) Exerréoy TÔTEPOY Tobrav yee toy tparoy ms Exsivar (les Pythagoriciens) Meyouery, fi uaddov erépws, simeo Jet mpockrvery tH to mavots adore terra; Tac dpyie (ARIST., op. eil,. Tl, a 2 285 dI. (4) “AXA” Ev wey TOÚTOLS Meyouev To Ava mul it» rail To Decoy zui dprotspiy mods riu iravapionvrır (ARIST., Op. cit., II, 2, 285 a). (5) ArRist., op. cit., U, 2, 285 a:

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371 et la gauche, par suite, à l'Occident où ils disparaissent sous Ite pane: udvever nine Tiger A 4 yAA! Tui ren Ep upivyr THASAS, sécu iv tHe to pra SLI Vhorizon, 725 î'obpaveiaeyyy ei; mipeposki <lMivopevD. ¿lev ai ey an, Tes. aan ren , =. À ~ YAGO LI ws N +, ~ arras, wore ~ + 20s » Av “ hs DI shy, Ne Ssäev, e ob Cal Goes. (1). observable, Éyrpsshev vag Klum io 2 xl aishnoss. Eurgoshey fi var atomo. le devant du ciel est la partie de la celeste, l'horizon vis'hle au-dessus l'hémisphère boréal de de la terre; en et qui sens fait inverse, voûte face à l'arrière la partie de la voûte celeste, invisible au-dessous de l'honzon, et qui fait face à |’ hémisphère austral, agyopivi a mins" 20 ick Tono arm sagem > 4 = A wy 2 vonsamen Imelsurmevnv sbbiatav. fiv tive: 2gev2 vaio unos tote. 308 in. ar pis ya ia via weed Consistant dans l’espace où la trajectoire du mouvement est 4 vivai im tx piloto vivisa. s ACA vas ant av tery CA Sot # Rei s TS ay SO VES Rest ina #3 dì One i Solow LT BE Oba mr ep (I) Au reste, du moment que l'on pose la ligne Est-Oues! comme axe d’une première coordonnée en largeur 1722:::1. de droite a gauche, une deuxième coordonnée se trouve du . . i , : , A ‘même coup nécessairement posée, avec une ligne Sud-Nord, pour la longueur (u#2::). de haut en bas: car, conjugué avec l'équateur, il n’y a pas, sur Je plan de la sphère céleste, de diamètre du cercle autre que celui aui passant par le centre, aboutit aux pôles (2). dent, si d'autre part le devant est placé face à nous qui Les pôles seraient donc l'un le haut, l’autre le bas nai tv rido civ piv vo, thy DE varo (3). Et donc aussi, le pôle Sud, qui pourtant se trouve au-dessous de notre horizon, nous le haut, tandis que le pôle Nord, qui se trouve serait pour au-dessus de notre horizon, serait pour nous le bas, «@v è: l'observons de l'hémisphère boréal, il s'ensuit nécessairement xénov È wiv bris us gawiysves 2 uate piece eotiv. 1 Trav que, par rapport à nous, le haut se trouve du côté du Sud et Finto: 73 Zvo (4). Quant au haut et au has, en raison du silence des Pythagoriciens a leur sujet, on ne peut que les déduire des autres déterminations, particulierement de la droite et de la gauche. Mais si l’on situe la droite à l'Orient et la gauche à l’Occide bas du côté du Nord, Par le fait, dans notre hémisphère Etrange conclusion, à première vue, et cependant logiqueboréal, la montée des astres se faisant vers le Sud et leur ment déduite. Jugez-en plutôt: La droite étant à l'Est et descente vers le sur la gauche à l'Ouest, s’il est vrai que le mouvement commence l'horizon peut donc être considérée comme étant celle du Nord, la direction du Sud repérée Or cette ligne Nord-Sud correspond précisément à la ligne des à partir de la droite et accomplit sa révolution de gauche à droite, ¿mi 7x Jeux. il faut bien que la tête ou le haut soit le pôle Sud, invisible pour nous; car si la tête ou le haut pôles laquelle, avec ses deux extrémités immobiles, constitue était le pôle Nord, c'est la gauche qui serait à l'Est et la l’axe de rotation de la sphère céleste autour de la terre consirévolution céleste se ferait de droite à gauche, ix haut, et la direction du Nord comme étant celle du bas. — , 2p15:5fp3, dérée comme centre, ft. pévror d vómios mhAce toriv ¿To ave tod cbpavct.. ua 5 Boeeres so nato... detavusw 2% ted delibv wév elvas tè dvarchuniv. apiorsphv 22 76 Curuxtv (3). — Tod & Lente oupaved se nat vospov sompredsDsLycos nat mveupeveu... Evdekeyos. Cso di Avayunz anlvera tor onpela, xataveinph AAA Oy, raBdrep (1) ARISTOTE, de mundo, uy, 391 b. (2) Ady» de pñxos piv outod vo vara sods many devaenuz (ARISTOTE, de caelo, II, 2, 285 bi. — Mixos 1% dy mame Tols Tuuyee hiyerze To mpress ty autnic Gragrous * el ouy uSpratov, Ey ayri Th 2074 tiv Sezuerooy i ary 788 peyiren Ta i avr evGaady * „Areipous © 5Dtsuitpeus Buvetuu Vee È en apaipy, Thy mpLsusuny Anmtioy * Spera de “ 1020. Thy Love rasen pa panos lt} ARIST... OP. ci, IL, 2, 285 b. (2) SIMPLIC., ey ad loc. (Il, 2, 285 Db). (3) SimpLic., loc. cit. toi oussvov. Toi dé prixous za ripara i div “ai ch rm tly. Wan: TOU merous Ti dz nai 75 2peoteoós (SIMPLIC., ad. loc., 11,2, 285 b). (3) ARIST., de caelo, II, 2, 285 b. (4) ARIST., 1. cit,

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ce qui est contraire à l'affirmation posée en principe, ll est être en bas ct à gauche : 24/40 7%: wiv Zeutépas mesuscos. ev ot: donc évident que le péle Sud, invisible au-dess ous de l'horizon, doit être tenu pour le haut, st sv Apyazor ant civ desuiiv uxt exh ce Shia nepiofestar, avévur = vo siva tov aay4 TOY TAAVG TOY. finto piu dv mp ny mo IV * . . «ye. ap Tema EIER E tere I gavesci. ie Em } > © apirtiza Inn; YT, ©ci 2 Enzo: pauzv * dfinov scfvuv Sar i apar: nile: inci cè Evo (1). ae * als Gi st Sa . » 373 , = = = vets Fw nat wots Jerez gowsv. Eusiver i ? pa © LU . v . DI n en =* Ey coli KATO val tele Aapiotepsts " avemanw yap Tebscız Y devi cr: nivicews Bort Sia co évaveias silva cis 92025. wrote cupeaivery yun: wiv Elva, mess TH ay. Encivsus 22 mpéz cw sénat (1). — Et a ce propos encore, les Pythagoriciens n’ont évidemment pu dire Et voilà encore une autre étrangeté : comment concevoir que tout le contraire. qu'un mouvement circulaire parti de droite puisse être dit S’il en est ainsi, la doctrine pythagoricienne, loin, comme évoluant de gauche a droite, et qu’un mouvement parti de il se doit, de « sauver les apparences » (2), se révéle, a en gauche puisse être dit évoluant de droite à gauche ? Mais juger d'aprés- le principe même qu’eile pose, en contradiction n’insistons pas, pour le moment, et passons outre pour suivre flagrante avec la réalité et reçoit des faits qu'elle prétend Aristote dans san argumentation. interpréter un démenti formel. Etant admis d'une part qu'au Sud est le haut, au Nord le bas, et d'autre part que le Nord se trouve à notre gauche, de montrer. Mais aussi, selon lui, vice de méthode, Aristete le Sud à notre droite, lorsque nous reperons le mouvement céleste dès son apparition à l'Orient, il s'ensui t, eu égard à ce mouvement, que nous, dans l'hémisphère boréal, nous nous trouvons être en bas et à gauche, tandis que, dans ‘’hémisphère austral, on se trouve être en haut et à droite. Or les Pythagoriciens disent tout le contraire : c’est nous, affirment-ils, qui sommes en haut et à droite, tandis que, dans l'hémisphère austral on est en bas et à gauche 6 agavhz mile: dott + Ayo. Kai ci viv otnotvtes Ev th Ayo zloty Hpssparpien war mp; voli Belicti. muet: BE iv 10 note ai mpis ste apiotepcts, ivavilo; f 6: ubariosis Agyouow " ixcivo: yap Anz: dives rasen nai Ev ma Zehn wesen, sodi Dixel ud nal Ev ta apirzepó. Nupbalvar di cobvaveicy (2). En ce qui concerne la révolution planétaire annuell elle se fait en sens inverse de la révolution être, dans notre hémsphère boréal, en (1) ARIST., ibid. Pythagoriciens dans leur interprétation de la réalité. « Ce qu’ils affir ent, dit-il, ils n'y parviennent pas en cherchant comme il convient de le faire, les raisons et les causes des phénomènes; mais au contraire ils sollicitent les phénomènes dans le sens de certaines opinions et raisons qui leur sont propres; ts s’efforcent de les adapter à ces opinions, ce qui est inconvenant au plus haut degré (3) +. Tout imbus de pythagorisme, les Platoniciens se sont attiré de la part d’Aristote le même reproche de ne pas déduire la certitude, en physique, de l’observation des phénomènes, mais de l'extraire plutôt de leurs raisonnements, 12 mı772v sur ix Tov gawoudvor afipolriv. FARA nancy Ex sv Kéyev. Ceux-là, e, comme ajoute-t-il, à.combiner des raisonnements en vue des apparences sensibles; de haut et à droite, tandis que dans l’hémisphère austral on se trouve (2) ARIST., ibid. a en effet jugé sévérement la méthode employée par les diurne l'ensemble des astres, c'est-à-dire de l’Quest à l'Est, avec montée vers le Nord et descente vers le Sud, étant face à l'Ouest eu égard au mouvement à son début, nous nous trouvons Erreur de principe, au dire d'Aristote : c'est ce qu'il vient ne cherchent pas a découvrir les causes et (1) ARIST., ibid. . (2) Ziatew 72 poriueva, c'était Vadage cn houneur chez les anciens philosophes naturalistes, particulièrement ceux qui s'occupaient d'astronomie; il témoigne chez eux d'un réel souci d’objectivité. (3) SIMPLIC., op. cit., 11, 13, 293 b, éd. Heiberg, p. 512. — Dans ce passage, Simplicius rapporte ia pensée d'Aristote, en se référant à son ouvrage « Sur les doctrines de: Pythagoriciens », qui ne nous est pas parvenu.

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mais tls tirent a eux ces apparences, dans le sens des opinions proche donnent à penser que la condamnation formulée par ci des raisonnements qui leur sont propres; ils s’efforcent de lui contre eux est les accommoder à ces opinions et à ces raısonnements » (1). l'interprétation de leur pensée (1°. 374 — Aussi qu'advient-il ? « Lorsqu'ils discourent de ce qui 375 fondée seulement sur une méprise dans Cette pensée pythagoricienne, essayons de la saisir et, si apparait aux sens, il leur arrive de dire des choses qui ne possible, de la restituer sous sa forme véritable, s'accordent nullement avec ce que l'on constate » (2). confronter à notre tour avec les apparences, suivant les prin- Quelle valeur scientifique accorder à une doctrine dont les spéculations dédaignent ainsi l'examen objectif des taits pour la cipes logiques qui lui sont appliqués par Aristote et qui s'imposent à elle nécessairement. qu'elles prétendent expliquer et n'hésitent pas, pour main- De quoi s'agit-il ? Il s'agit, en se basant sur l'observation tenir des principes antérieurs à l'expérience, à delormer la directe des phénomènes, de rendre compte, d'une maniere réalité, au lieu de s’y conformer ? Le reproche d’Aristote est adéquate et intelligible, du mouvement dont le ciel parait grave. animé. Or de EOS Mais est-il fondé : A peine semble-t-il possible que nous cn doutions, à voir la logique implacable avec laquelle Aristote a ruiné jusqu'en son principe la conception pythagoricienne de l’espace et du mouvement dans l'espace. Et pourtant n'est-1l pas surprenant aussi que le point de vue pythagoricien, si vraiment ıl était ıllogıque en principe et démenti en lait par les réalités apparentes, ait pu être Cosmos par des savants réputés parmi les plus éminents de dont le souci constant était précisémeni de « sauver les apparences », et par le gémal Platon lui-méme, qui fut le maitre d’Aristote ? Que la logique d'Aristote ait porté à faux, sans atteindre la doctrine qu'il attaque, l'hvpothèse peut à priori sembler invraisemblable; pourtant, elle n'est pas impossible. Car si Aristote les taxe’ d’absurdité, il se peut que ce soit pour n'être pas entre comme il convenait dans les vues de ceux qu’il réfute, pour avoir envisagé les choses d'un point de vue différent du leur, voire même opposé au leur. Et précisément les absurdités qu'il prête à ses adversaires, les trop évidentes contradictions qu’il leur re_ , tr) Arıst., de cuela, TI, 13, 203 b :«... . Ov mps ti parvopeya Toys nus zul Tap airing Envira, DAR Tm pos Teves doyous nai dokas uvriov rd GYLIOUEYG TROTENAUITES 20: FEL GGMLEVOL OU YAUT LEY. (2) ARIST., op. cit., MI, 7. » éléments l'observation en pareil cas se compose essentiellement ? Il y a d'abord l'objet de la perception, qui n’est autre que le mouvement céleste; puis le sujet qui perçoit le mouvement et qui est représenté par l'observateur terrestre; enfin le repère immobile constitué sur terre par le plan de l'horizon, auquel l'observateur rapporte le mouvemeht céleste. d d'emblée adopté et soutenu, voire érigé en système d'explication du l'antiquité, quells (1) E. ZELLER (La philosophie des Grecs cansidirie dans son développement historique, trad. E. Boutroux, 1877, t. I. pp. 417418) a cherché d'après un texte, du reste fort mutilé, de PHILO LAOS (ap. STOBEE, Ecl., 1, 360), à interpréter la conception pythagoricienne du Cosmos, avec une droite et une gauche, un haut ct un bas. J'avoue, a m2 confusion, n’avoir rien compris aux explications du savant allemand, pas même dans la traduction française d’E. Boutroux. Critiquant les vues de ScHaarschMmipr (Die angebliche Schriftstellerei des Philolaiis, 1864), E. Zeller lui reproche d'avoir prétendu que « le texte de STORÉE, Ecl., 1, 360, est en contradiction avec le texte d’ARISTOTE de caclo, 1, 2, 285 a, suivant ‘lequel les -Pythagoriciens n'ont admis dans le monde qu'une droite et une gauche, et n’ont pas admis de haut et de bas, de devant et de derrière (op. cit., p. 32 sqq.). Les Pythagoriciens, dit E. Zeller, n’ont pas admis le haut et le bas dans le sens ordinaire et propre des mots, parce qu'ils identifiaient le haut avec la droite, le bas : avec la gauche. Nous verrons plus loin pourquoi et dans quelle mesure les Pythagoriciens ne faisaient pas état du haut et du bas, comme ils faisaient de la droite et de la gauche. Mais il est faux de dire qu'ils identifiaient haut et droite, bas et gauche ils les associaient seulement dans un rapport étroit, d’après les constatations mêmes de la réalité.

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DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 377 Entre ces divers éléments, et en raison de la complexité suivant un grand cercle HH’, en deux parties égales, dont inhérente à la»notion du mouvement relatif, plusieurs contul'une, celle où se trouve le zénith est l'hémisphère superieur ou sions sont possibles, qu'il importe d'éviter ciel proprement dit, et J'autre, celle où se trouve le nadir, l'hémisphère inférieur. L'horizon marque donc la limite de : contusion de i'observateur toujours censé, où qu'il se trouve, debout au centre du plan de l'horizon terrestre, avec le plan couché de ce même horizon aux confins duquel il fait le repérage du séparation de deux régions, celle du haut et celle du bas: ainsi un point quelconque de la voûte céleste du même cóté mouvement céleste; contusion du point de vue de l’obserde l'horizon que le zénith vateur, sujet qui perçoit, avec le point de vue du mouvement, haut et un point quelconque du méme côté que objet de la perception, alors que tous deux doivent se est considéré comme étant en le nadn est réputé comme étant en bas. concevoir directement opposés l’un à l’autre; contusion, plus Cette conception du haut et du bas est conforme à la insidieuse et d’autant plus à craindre, du concept du mouvement observé dans le ciel avec le concept de ce même mouvement rapporté a la terre, celui-là représentant le mouvement pensée homérique, car, à n’en pas douter, c'est au zénith et dans sa réalité objective, celui-ci n'en étant que la réplique figurée sur le plan de l'horizon terrestre, aux fins de repérage, réplique, il est vrai, exactement à l'image de l'original, mais ne se contondant pas plus avec lui que la terre ne se contond avec le ciel, ni le repère avec le mouvement repéré. Voyons comment, en fait, se présente le mouvement diurne pour un observateur que nous supposerons — c'était le cas de l’ancien observateur grec — situé dans l’hémisphère boréal. Soit un lieu O, d'où se fait l’observation (fig. 48). La verticale ou direction de la pesanteur en ce lieu, par laquelle est définie la direction du haut et du au nadir qu'il est fait allusion dans le vers : 12372 tusst "Algew ico sôgavis ies ari yates ill. VIII, 16). Et Aristote, lui aussi l'admet, du moins pour ce qui est du haut : =: È par E “sig AR A ER 20... CUpave: Wvipastar (Arist., de mundo, Il, 391 b). Quant ay bas, Aristote le place au centre de la terre, point — commufì à tous lieux — vers lequel tendent naturellement les corps lourds.: ewes... 75 Si Sapo si mate, Ti piev Res: 77 pisiv negro mega: vato Esti, vat alti +: pésov (Phys. IV, 212 a). Mais cette conception du bas n'entre certamement pas dans les vues pythagoriciennes que-nous cherchons a. discerner dans la figuration de l’Univers sous forme d'un grand corps, si la téte qui est le haut du corps représente le zénith dans bas, perce la sphère céleste en deux points diamétralement opposés, l'ur la Z appelé le zénith, exactement auy représentent en sens inverse le nadir, la main droite et la dessus ct dans le prolongement de la tete de l'observateur, l'autre Z' appelé le nadir, exactement au-dessous et dans le prolongement de ses pieds. Par rappori à un observateur situé dans un lieu O, le zénith Z est donc le haut du ciel, et ie voûte du ciel, il saute aux yeux, par une raison bien simple de symétrie, que les pieds qui sont le bas du corps main gauche se trouvant respectivement aux points où l’horizon coupe la sphère céleste en deux hémispheres, à l'Orient et à l'Occident. . A supposer méme, comme le veut Aristote, que la téte ou le haut du grand corps corresponde à l'un des pôles, il est rig. 48 nadir Zen est le bas. D’autre part. le plan mené par ©. perpendiculairement à la verticale ZZ’, c'est-à-dire le plan de l'horizon, coupe la sphère celeste, évident que les pieds ou le bas correspondraient au pôle de nom contraire, à l'autre extrémité de l'axe du monde. De toutes façons, dans cette figuration pythagoricienne de l'Univers, le centre de la terre n'est et ne peut être que le milieu du corps, è car, ainsi que reconnait Simolicius,

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DE LA d'après Aristote lui-même : > péscv. pts 2 % papa teh; Eyes pages um ag 20 tots woes yap don cb many too andycy Or venons à DROITE ET l'observation DE LA GAUCHE 379 du mouvement céleste. Pour étudier le mouvement des astres, il faut pouvoir determiner 153 !syarcu (Simplic., ln Arist. de caelo, IV, 4. 311 Db): et, avec précision leur position sur la sphère céleste. comme l’affirme avec force Platon : « Le ciel tout entier étant sphérique, celles de ses parties qui sont à égale distance du centre en constituent au même titre les extrémités, et ce quelconque A (fig. 48, centre, qui est également distant des extrémités, il taut admettre qu'il est à l'opposite d'elles toutes également... Le lieu qui, dans le monde, est au milieu, il n’est pas exact de l'appeler « haut » ou « bas » naturel : il est simplement au indiquée par un système de coordonnées, dont l'une est l'arc milieu » (Platon, Timée, 62 D). aiguilles d'une montre, et l’autre, l'arc ZA qui représente la D'après les 1lées anciennes, et par analogie avec le corps humain, le centre de la terre, au dire de Varron, était représenté comme son nombril ou ombilic, et le centre du monde était locahsé aux environs de ce nombril terrestre, mais un peu au-dessous (1), dans la partie du corps où se distinguent les deux sexes. où la vie prend naissance en son milieu naturel, et cette figuration était appelée d'un nom assez Un astre p. 376) aura pour vertical le deniigrand cercle ZAZ'. Si A’ est l'intersection du vertical de A avec horizon HH’, la position de l'astre sur la sphère sera HA’ ou azimut. compté à partir d'un point d'origine H que l’on sera convenu de prendre, dans le sens que les astronomes appellent rétrograde, celui ou du mouvement des distance zénithale de l’astre, ou bien l'arc AA’ qui représente la hauteur de l'astre au-dessus de l'horizon. li suffit de convenir que ie point du lever de tel ou tel astre {1}, du soleil par exemple, à l’equinoxe (2), soit, sur l'horizon, le point a partir duquel on comptera l'azimut; que ce point d’origine, on l'appellera la droite (3) et le point directemeni opposé, la gauche, le zénith étant d'autre part le haut, ainsi que nous curieux à noter, % yhwv Llubx--#px. « la terre de Pythagore » (2). l'avons vu, et la distance zénithale ou son complément, la mesure de la hauteur de l’astre : il apparait aussitôt que la (1) Dans son de caclo, IV, 1, 305 a, et sa Phys., IV, 4, 212 a, Aristote dit que le centre de l'univers est « vers le bas » : zu di piro zac. Aristote rapporterait-il là un écho de la doctrine droite et la gauche, le haut et le bas dont la doctrine pythagoricienne faisait les principes de détermination du mouvement céleste représentent un véritable système de coordonnées pythagoricienne ? horizontales et constituent un qui umbilicum certum terrarum obtines » (vers d'ENNIUS, avec valeur scientifique pour déterminer la position des astres et par suite pour rendre compte de leur mouvement, terrarum, ut umbilicus in nobis... Pingitur quae vocatur y „Nav Supposons le mouvement de la sphère céleste observé du point O de latitude boréale, où la hauteur du pôle Nord P au-dessus de l'horizon ait une valeur déterminée d'arc PN (2) Voici le texte de VARRON, L. L., VII, 17 : « O sancte Apollo, variante, d’apr. CICÉRON, de divinat., 2, 56 : « obsides »). — Umbilicum dietum aiunt ab umbilico nostro, quod is medius locus sit lvheveos, ut media caeli ac terrae linea ducatur infra umbilicum per id quo discernitur homo mas an femina sit, ubi ortus humanus, similis ut in mundo, ubi etiam omnia nascuntur in medio, quod terra mundi media. procédé d'une incontestable | Il est possible, d’après G. M&autis (Recherches sur le pythagorisme, p. 22). que Varron, le grand érudit, ait fait partie du cercle de Nigidius Figulus, qui fut préteur en 58 av. J.-C., membre influent du Sénat, ami personnel de Cicéron et qui, au dire de CICÉRON (Tim., 1, 1), « renguvela la discipline pythagoricienne ». (1) «ey we averodul tov Zorowy (ARIST., de caclo, Il, 2, 285 b) (2) Repéré a l'équinoxe de printemps, c'est le point vernal qui eu fait est adopté par les astronomes comme origine des ascersions droites, mais dans le sens direct, celui du soleil sur l'éclip- « Nous savons en tons cas par le témoignage de Prise (H. N., 35, tique. (Voir E. TISSERAND et ANDOYER, Op. cit., p. 81). — On prend généralement aujourd'hui nour origine des azimuths le Sud; mais suivant le rite pythagoricien. » — Voir aussi DELATTE, Etudes sur cette origine est purement ANDOYER, Op. cil., p. 9). 160), ajoute G. MÉAUTIS (ibid., p. 23), qu'il demanda à être enterré la littér, pythagoric., p. 301. (3) -.. Sete conventionnelle (V. TissERAxD et dp oF (x) xémoes (ARIST., de caelo, IT, 2, 28: LA] a).

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ou une valeur d’angle PON (fig. 49). Les étoiles considérées coupe également le plan de l’horizon en deux points, dont 380 381 décrivent, d'un mouvement uniforme et dans le sens rétrol’un, N, le Nord ou Septentrion, se trouve, dans notre hypugrade indiqué par les flèches, autour de l'axe des pôles PP’, des cercles parallèles AA’, BB’, CC’, inclinés sur le plan thèse, du même côté de l'équateur que le pôle Nord P, ei l’autre le Sud, S, ou Midi. D'où il suit que, perpendicude l'horizon et d'un diamètre d'autant plus petit que l'on s'approche davantage des pôles. L'étoile, voisine du pôle P, laires l’une à l’autre en un lieu O, les deux lignes E.W. (Estqui décrit le petit cercle AA’, reste toujours au-dessus de l'horizon, phénomène exprimé par Homère, lorsqu’a propos de la constellation arctique il dit : Ouest) et N.S. (Nord-Sud) ne sont pas autre chose que la projection sur le plan de l’horizon, l'une E.W., de l'équateur céleste. l’autre N.S., du méridien. Or, dans les parallèles qu’elles décrivent, toutes les étoile. shy 2 xppapéz va Acetpw@y Clusaveis (Od. V, 275). passent au méridien deux fois en 24 heures sidérales, une fois Les étoiles qui décrivent les cercles BB’, CC’, se trouvent du côté du zénith Z, une fois du côté du nadir Z’. Ainsi au-dessus de l'horizon et sont par conséquent visibles dans dans la fig. 49, les étoiles. considérées passent au méridien, la partie de leur trajectoire B,BB,, C,CC,; elles se trouvent la première aux points A et A’, la deuxième aux points B au-dessous la partie et B’, la troisième aux points C et C’, les points A,B,C étant B,B’B,, C,C’C,, et leur lever est repéré respectivement en du même côté de la ligne des pôles PP’ que le zénith Z, et les points A’, B’, C’, du même côté que le nadir Z’. Dans le ciel, le zénith étant le haut et le nadir le bas, pour un de l'horizon et donc invisibles dans B,, en C,, leur coucher en B,, en C,. Les cercles, décrits par les étoiles sont tous parallèles entre eux; ils sont en outre parallèles au grand cercle QQ’ (fig. 50), l'équateur céleste, dont le plan coupe celui de l'horizon en observateur situé en O, les étoiles montent quand elles vont deux points : E, l'Est ou Orient, et W, l'Ouest ou Occident. descendent au contraire quand elles vont de A vers A’, de D'autre part, le plan d'un grand cercle. qui passe par les pôles PP’ et par le zénith Z et qui est le méridien du lieu O, B vers B’, de C vers C’. En A, en B, en C, qui sont les points respectivement de A’ vers À, de.B’ vers B, de C’ vers C; elles de leur plus haute montée du côté du zénith, elles se trouvent,

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comme disent les astronomes, à leur passage supérieur ou à leur culmination; en A’, en B', en C’, points de leur plus basse descente, elles sont à leur passage inférieur. et les pieds, qui sont le bas, au point du passage intérieur. Observé du même lieu O de latitude boréale, le soleil 383 ‘Ainsi, dans la fig. 49, p. 380, la tête sera, pour les divers parallèles, respectivement en A, en B, en C, du même cóté de la ligne des pôles que le zénith ou le haut, et les pieds, décrit chaque jour, à l'époque des en A’, en B’, en C’, du même côté de la ligne des pôles que equinoxes, un parallèle SS’, c’estle nadir ou le bas. . a-dire l'équateur (fig. 51); mais sa 1 est aisé de voir qu’à la latitude supposée, aucun des déclinaison ‘variant, avant et après les équinoxes, entre + 23°27’ et paralleles AA’, BB’, CC’, ni aucun parallèle quelconque que l'on puisse figurer, n’a et ne peut avoir à la fois sa culnuna- — 23°27’, valeur représente tion ou la tête au zénith et son passage inférieur ou les pieds Vobliquité de l'échptique, le soleil au nadir, et cela vient, pour cette latitude, de la hauteur decrira au solstice d'été le parallele du pôle P au-dessus de l'horizon. Il n’y a qu'un cas, quand S,S’, et au solstice d'hiver le paralla hauteur du pôle est nulle et que lele S,S”,. Durant l'année, il passe tous les jours à midi au méridien, au Sud du zénith : en S, au solstice d'été, en S la ligne des pôles se trouve être la aux équinoxes, en S, au solstice d'hiver. Son passage supéléle, un seul coincide exactement, en rieur annuel le plus proche du zénith ou sa plus haute culmisa culmination avec le zénith, en son qui ration annuelle se fait ainsi en S, au méridien, à midi exactement, le jour du solstice d’été (1): en sens inverse, son méridienne N.S. (fig. 52), où un paralpassage inférieur avec le nadir passage inférieur annuel le plus proche du nadir se fait en S',, c'est le grand cercle de l’Equateur céleste. De ce seul parallèle, on peut la nuit du solstice d’hiver, à minuit, point et moment où le alors dire, en le personnifiant, que soleil se trouve au plus bas de son cours, sous l'horizon. sa tête est « au plus haut », + au faite suprême », avorérw D'après ces constatations, si l'on veut, a la manière des Pythagoriciens, représenter sous la forme d'un corps humain, dans le ciel, et ses pieds « au plus bas », 22767256 (1). Etant par excellence indicateur du haut et du bas, l'Equateur l’est aussi, de la droite et de la gauche : de tous le parallèle décrit dans le ciel par chaque étoile, il conviendra naturellement de placer la tête, qui est le haut du corps, au, point de la culmination ou du passage supérieur au méridien (1) C'est au solstice d'été que la portion de parallele décrite par le soleil pendant la nuit s'écarte le moins du plan de l'horizon, car, des trois points S’,, S', S’,, c'est S’, qui est le plus voisin du plan HH’ (fig. 31). — Si, avec la latitude, le pôle P se rapproche du zénith, cestáxdlire si l'observateur avance vers les régions arctiques, il est évident que davantage du plan le de l'horizon voint S', se rapprochera encore : ainsi sans doute s'explique le vers de l'Odyssée, où il est dit qu'au pays des Lestrygons « proches sont les chemins de la nuit et du jour », Eyyas yao vuntéc Te xvi uuris ioe viiesbvi (Od., X, 86.) les parallèles, en effet, il est le seul (comparez les parallèles AA’, BB’, CC’ dans la fig. 49, p. 380, et le parallèle QQ’ dans la fig. 50, p. 381) dont la ligne d'intersection E.W. avec le plan de l'horizon passe par le centre d'observation O et définit, pour l'observateur situé en O, deux points de repérage, l’un du lever, c'est-à-dire de la droite exactement à l'Est (E), (1) Dans ce cas, qui se réalise 4 la latitude de l'équateur terrestre, le grand cercle de l'Equateur céleste, décrit par le soleil dans son cours diurne, définit l'idéale « limite du matin et du soir » dont parlait Héraclite, suivant le rapport de STRAROX iL, Y, 6) : rob; nai domions típuara ri Zpxtos nai Autiov Th; Zorros vipre alónina Atos ».

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l'autre du Coucher, c'est-à-dire de la gauche exactement à l'Ouest (W), auxquels les points du lever B, C, et ceux du coucher B,, C., pour tous les 385 DF LA DROITE ET DE LA GAUCHE SIGNIFICATION AUGURALE autres parallèles, U LI , . Lg x tote, to mepréyoo... * TD puiv ne y e 4 = CUY ZvOTATM Users LT TSU maia mapiiyovizi. es iv cod: Tévts raavhraz 90 Alco val señor 232200, nica: (1). En cela, Philolaos était d'accord avec Anaximandre, Metrodore et Cratès : ‘Avaîipavòozi mat Mete¢fmocs ¢ Kiss vai Neacy: sont rigoureusement symétriques sur l’horizon. Le privilège de la droite et de la gauche ainsi définies en fonction de l'Equaraten pv ravrmv tiv Flaco 227%/0m (2), et le soleil était cons:- teur est tel que, si l'on considère les trois diamètres ZZ’, Q0' dere par eux comme la grande norme divine des phenomenes et SN, passant par un centre commun O (fig. 50), on constate célestes, 0570: piv abests i piva tiny var! sbpaviv pain que les mémes points E (Est) et W (Ouest) représentent la Heb: Fc: (3). droite et la gauche ou — suivant la direction supposée de la face — la gauche et la droite à la fois pour l’observateur qui a la tête en direction du zénith Z et les pieds en direction En définitive — et cette déduction s’avere conforme» à l'antique conception pythagoricienne — c'est donc le cours - du nadir Z’; pour le mouvement observé qui, décrivant le parallele de l'Équateur, a sa culmination et donc la tête en Q, son passage Intérieur et donc les pieds en ©’; pour le plan de l'horizon enfin où le haut et le bas de ce mouvement se trouvent repérés sur la méridienne, respectivement en N et en S. Ainsi, en vertu de la singulière propriété de l'Equateur, type de tous les parallèles, se présentent harmonieusement conjuguées, dans un rapport d’une indeniable logique, les diverses données du problème que pose l'observation du mouvement céleste. Mais l’Equateur en soi n'est qu'un parallele idéal, purement théorique, tandis que le problème à résoudre suppose l’observation d'un mobile réel," dont le mouvement constitue un phénomène perceptible par les sens : ne s'agit-il pas en effet, , de « sauver les apparences » ? Une étoile existe, c’est le soleil, la plus universellement et la mieux observable de toutes les étoiles, qui décrit précisément l’Equateur à l’époque des équinoxes et des parallèles voisins de ]’Equateur, entre les équinoxes ét les solstices. A ce titre, sans-aucun doute et pour la raison que nous avons dite, Philolaos, l’illustre pythagoricien, au rapport planètes, au plus haut de la sphère céleste, dans l’empyree : 2 Pinshacs zip dy pio mepi td névipov... nai maw rip Erepov avo“ y NN ~ ~~ letitude/boréale, qui est l'hypothèse envisagée, la culmination du soleil décrivant l’Equateur (v. fig. 51, p. 382) se fait dans le ciel au Sud du zénith et son passage inférieur se fait au Nord du nadir. Le corps divin qui, étendu tout de son long dans le plan de l’Equateur, est censé représenter l’ensemble du mouvement céleste, aura par conséquent (v. fig. 50, p. 381) la tête vers le Sud, en O, au-dessus de l'horizon, les pieds vers le Nord, en Q’, au-dessous de l’horizon, la main droite en E, au Levant, la gauche en W, au Couchant; la face, naturellement, sera tournée du côté du Nord, vers l'observa_teur. A cette figuration du mouvement dans le ciel correspond nécessairement sur l’horizon terrestre une figuration de pose identique, qui est le repérage du mouvement; en effet, sur le méridien, le point Q qui est le haut ou la tête sera repéré en S, le point Q’ qui est le bas ou les pieds sera repéré en N, de Stobée, plaçait la culmination du soleil, accompagné de ses . du soleil qui s’impose a l’observation comme étant la norme exemplaire la plus représentative du mouvement diurne, dont nous nous occupons en ce moment, tout en S’imposant aussi, par son mouvement propre annuel au long de l'Ecliptique, comme la norme éminemment représentative du mouvement planétaire, dont nous aurons à nous occuper tout à l'heure. Or, par rapport à un observateur situé en un lieu O de 9 (1) Ap. Stone, Ecl., I, 22, éd. Wachsmuth, I, p. 195. (2) Storér, Ecl.. I, 24; EUSEB., Praep. evang., XV, 46, 6 (846 d). (3) Euses., Praep evang., XV, 25, 4 (837 c).

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en sorte que le plan de l'horizon personnifié avec la tête au céleste. Quant à la largeur (32 742723) avec sa droite et sa 386 Sud, la face tournée vers le Nord, les pieds au Nord, la main gauche, elle est représentée par le diamètre EW, perpendidroite à PEst, la gauche à l'Ouest, culaire en O au diamètre qui figure la longueur. se trouve, en tant que Ce qui prouve bien qu'en réalité la ‚ligne des pôles n'est nullement la dimension indicatrice du haut et dv bas ni, par suite, de la droite et de la gauche du mouvement céleste, @ sion de rapporter et de commenter précédemment et d'après c'est que, si le pôle se trouve au zénith et donc au plus haut, la hau- 7. laquelle le Sud est la région du haut, le Nord la région du teur du mouvement au-dessus de T bas. Non pas que le Sud soit à proprement parler le haut, Vhorizon est nulle (fig. $3), tandıs qu'au contraire si le pôle se trouve à l'horizon et donc que sa hauteur soit nulle, la culmination de chaque ctoile se fait au plus haut (fig. 54), repérage du mouvement céleste, être l'exacte réplique du plan, personnifié lui aussi, de l'Equaieur, modèle et norme de tous les parallèles célestes. Ainsi s'explique et se justifie, comme étant la véridique expression d’une réalité naturelle, la tradition ancienne des Grecs, des Celtes, des Germains, que nous avons eu l’occani le Nord, le bas : le plan de l'horizon ne comporte en soi ni haut ni bas; il les repère seulement (1). Ce qui, sur l'horizon, est repéré au Nord comme étant le has, ce n’est et ce ne peut étre le pole Nord qui, se trouvant eu-dessus de l'horizon dans notre hypothèse, se trouve de ce fait en haut; mais, vers le Nord, c’est le point du passage inférieur au méridien qui, se trouvant au-dessous de l’horızon, se trouve de ce fait en bas. De même, sur l'horizon, au Sud, est repéré comme étant le haut, non pas le pôle Sud, qui se trouve au-dessous de l'horizon rt donc en bas, mais bien le point de culmination qui, vers le Sud, se fait au-dessus de l’horizon et donc en Q le parallele qu'elle décrit étant perpendiculgire à l’horizon, et la culmination du soleil: décrivant l'Equa‘ur se fait dans ce cas au zenttn 12.39. (hg. 52, p. 383). En faisant du pôle Sud le haut et du pôle Nord le bas. Aristote a donc commis une grave méprise, qui a eu pour conséquence logique de l’amener a sacriher des apparences manifestes qu’il se devait de sauver et ainsi se retourne haut. En d'autres termes, Pz la longueur (<2 y#%x::) du plan du mouvement céleste personnifié avec ses points extrêmes le haut ou la tête et le bas ou les pieds ne doit pas être considérée suivant la ligne des pôles ou axe de rotation PP’ (fig. 50, p. 381), mais suivant une ligne qui, perpendiculaire à celle des pôles, Joint le point de culmination d’une part et le point du passage inférieur d’autre part, sur Île méridien, et que représente par excellence le diamètre QQ’ de l’Equateur (1) C'est done à tort qu’Henri Martin prétendait faire du Nord le haut et du Sud le bas, dans la couception grecque ancienne (H. MARTIN, Comment Homère s'orientait, dans les M&m. de l'Acad. des Inscr., t. XXIX, 1879, p. 2). contre lui l'accusation qu'il avait lancée contre ses adversaires. I.’erreur, en effet, est imputable à lui seul, nullement à eux. Les Pythagoriciens omettaient de définir à priori le - haut et le bas, en tant que principes de détermination du mouvement céleste: mais — nous le voyons bien maintenant — ce n'était pas sans raison (1) : le haut et le bas, définis en fonction du mouvement céleste, se présentent comme essentiellement variables. En fait, ne varient-ils pas, sous une même latitude, avec les divers parallèles et, pour un même ? Aristote, qui ne s'en parallèle, avec les diverses latitudes (1) Voir plus loin p. 392-393, pour ce qui est de la profondeur.

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DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE pas avisé, s'étonnait ironiquement de l’omission par les Pythagoriciens de principes qui sont aussi nécessai res que la droite et la gauche pour la détermination : 33 vai tiv tablement pour ses diverses parties, chacune pouvant avoir y a mouvement et quel est ce mouvement.» Le ciel, dit le Mohzyzpziov dv zu: Oxupassıev En io piva: sagra: Ley az Enzrsy, fidèle interprete du Stagirite, se mouvra d'un mouvement de dezív val apirtapiv, sa: Bi técraca: mapólam ov cóbiv forov xupia: rotation, mais non point vers le haut ni vers le-bas ¡emendez : Atait - » 4e shox: ...(de caelo, Il, 2, 255 a), et 11 ieur en laisan reprocu e comme d’une absurdité : acémws civ +: 3ev Lat- pute ny mupanaSgvee: > vo vai sb arm racéaurey (Simpli de caclo, 11, 2, 284 b, 6). i ibm Voulant réparer cette omission dont il ne saisissait pas la raison et faire disparaître cette prétendue absurdité, Aristote , se substituant aux Pythagoriciens, leur prétait vues, gratuitement, pour en faire ensuite la ses propres critique. Il se 389 dans quelque autre un lieu repère qui permette de juger qu'il ci 4 uit II Vela saute pores. ju, ul ai y ACpaesentent le haut et le bas); Je mouvement de rotation peut en effet être celui d’un corps qui, pris dans son ensemble, ne passe pas d’un lieu dans un autre, et pourtant ses parties sont animées d’un mouvement local... » (1). Sans doute. Mais, en ce cas, ou est le mouvement? Virtuellement, dans les mobiles que sont les astres (2); effectivement, dans les orbes parcourus par les astres et qui constituent Jes donnait beau jeu, certes. Non pas que je mette en doute sa bonne foi. Mais, mathématicien assez médiocre au jugement parties mouvantes du grand Tout immuable. Et dans quel su, nous perpendiculaire à cet axe. C’est donc perpendiculairement a appelons le point de vue cinématique (3), comme le faisaient ceux-là, mieux avisés, qu'il combat. Le grand corps sphérique la ligne des pôles, identique à l’axe de rotation, dans les de G. Milhaud (1) et de P. Duhem (2), le Stagirite n'a pas pour traiter du mouvement, se placer à ce que couché en longueur suivant la ligne des pôles, par lequel il prétend expliquer le mouvement circulaire du ciel, + cdpavia Regtecpz Tanarsz.ı. epa Éyevre: cyfua 4, 287 a, 23), (Simplic., 02. cit. II, ne saurait méme se concevoir animé d’aucun mouvement local, le seul dont il puisse être ici question , car sens évolue ce mouvement ? Evidemment, dans le sens même de la rotation autour de l’axe du monde, le long d'un plan parallèles décrits par les astres qu'il faut envisager le mouvement céleste; l’envisager suivant la ligne même des pôles ou | parallèlement à cette ligne serait une bévue grossière. Or une réalité porte naturellement en elle-même les dimensions selon lesquelles on mesure son étendue. Soyons logiques : c'est donc sur le plan des parailéles, perpendiculaire à la ligne des ce grand corps. pêles, qu’il convient de considérer le mouvement en sa lonquelque part, gueur, c’est-à-dire vers le haut et vers le bas aussi bien qu'en sa largeur, vers la droite et vers la gauche; sur ce plan, la ligne des pôles loin de se profiler en longueur, ne s'inscrit qui par définition contient tout, n’est pas n’a pas de lieu et ne peut par conséquent changer de lieu. Dire que l'Univers ainsi conçu se meut est un non-sens (4). Admettons avec Simplicius que, sans changer de lieu, l'Univers pourra tourner sur lui-même et que le mouvement local, s'il n'est pas concevable pour l’ensemble, l’est incontesqu’en un seul point, le centre, où elie passe comme axe de rotation et le centre n'est, dans le cercle, qu’un point moyen à égale distance des points extrêmes que sont le haut et le bas, opposés. nécessairement l'un à (1) G. MiLHAUD, Etudes sur la pensée scientifique chez les Grecs et les modernes, Paris, 1906, pp. 112-117. j (2) P. DUHEM, Le système du monde. Histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic, Paris, 1913, t. I, p. 192. (3) Voir HAMELIN, Le svstème d’Aristote, Paris, 1920, P. 311. (4) Voir P. Dunes, Le système du mande..., t. I, p. 202. l’autre sur la circon férence (3). (1) Sımeuicıus, In Aristot. Physic: lib. IF Comment., IV, 5, éd. Herm. Diels, p. 588. (2) ARISTOTE, Phys., 200 b. 32. (3) Cf. PLatox, Timée, 62 d. — Voir plus haut, p. 375.

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Il est vrai que la ligne Nord-Sud DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE représente exactement la longueur avec le bas et le haut, dans le repérage du moument céleste sur le plan de l’horizon terrestre. Mais il 391 Cette erreur d'interprétation ayant nécessairement jeté ja confusion dans le rapport des coordonnées du systeme pythagoricien, il nous faut préciser la direction dite de importe d'observer que, sur ce dermer plan, la ligne Nordprofondeur pour la mettre en harmonic avec la longueur et la Sud n'est en réalité que la méridienne du lieu, et non pas largeur, Ce ne sera pas peine perdue. — il s’en faut — l'axe du monde. Identifier la méridienne avec cet axe, c'est conlondre avec le mouvement qui est dans Nous avons vu (1) que la protondeur qui se mesure d'avant en arrière, =à Sì meéchev <apyr> 725 Babes: (2), d'après la le ciel son repérage qui est sur la terre et c'est, du coup, direction où le mouvement est perçu, Furzesbev yap Livo io suppruuer toute possibilite de repérer le mouvement. A supposer méme que méridienne et axe coincident en fait — le cas se présente a l'équateur, mais a l’equatäur seulement (voir jig. 52, p. 383) — que se produit-il + Figurons le grand corps spherique de l'Univers étendu de son long, bai airbiseus (3), se trouve défime, s’il fan en croire Aristote, par deux dlirentians diamétralement opposées, l'une devant, « au-dessus de la terre », l’autre derrière, « au-dessous de la terre », det th niv brio viv meéow desi. ci de dat yyy inizo (4). Comme il s'agit d'observation faite en un lieu donné, il serait comme le veut Anstote, suivant l'axe de rotation, la tête au plus exact de dire « au-dessus » et « au dessous de l'honzon », púle Sud P' et les pieds au pôle Nord P, exactement a l'une prime abord que la droite puisse se fixer a l'Est, en E, et la encore que ceci ne concorde pas absolument avec la pensée du Stagirite, puisqu'il voit la longueur suivant l'axe du monde, et non,suivant la méridienne, sur le plan de l'horizon, où elle gauche à l'Ouest, en W; que l'avant puisse de même se fixer n'est du reste que reperee. et a l’autre extrémité de la méridienne SN. I] semble de au-dessus de l'horizon, tourné vers le zénith, et l'arrière, au- Cette réserve faite, si le mouvement céleste n'est observable jusqu'à qu'au-dessus de l'horizon, de toute évidence l'avant doit se situer au-dessus et par suite l'arrière au-dessous de l'horizon. Mais même ainsi entendue, la profondeur ne correspond que vaguement à la réalité. Le mouvement est perçu dans le ciel et repéré sur l'horizon; mais c'est l'observateur qui le perçoit et qui le repère : c'est l'observateur par conséquent qui Seul a cccuper les positions les plus contraires: la droite qui était qualité pour définir la direction où le mouvement est perçu. i l'Est se trouve à l’Ouest et la gauche qui était à l'Ouest se puis repéré, et pour le déclarer évoluant devant ou derrière, trouve à l'Est: l’avant qui faisait face au zénith fait tace de l'horizon. Le point de vue, des au-dessus ou au-dessous au nadir et l’arrière qui était tourné vers le nadir se tourne lors, est tout différent : tandis que le repérage du mouvement dessous de l'horizon, tourné vers le nadir. Il en serait ainsi en effet sı la figuration du mouvement était immuablement défime dans le ciel, comme elle l'est sur le repère immobile de l'horizon. Mais dans ce grand corps qui tourne perpétuellement autour de son axe, la droite et la gauche, l’avant et l’erritre se déplacent incessamment aussi, allant vers le zénith. Toute détermination du mouvement devient impossible, les diverses directions d'après lesquelles on pouvait le déterminer étant variables, mouvantes et incertaines, hormis la longueur {1). C'est que précisément la longueur pose la” tête au pôle Sud ou au pôle Nord, la face tournée vers le haut ou vers le bas, peu importe : un corps qui tourne avec le ciel autour de l’axe du monde, cuunestpzceuevoy tp alpine ne peut fixer, dans le lieu. la direction — variable, par supposition — ni de sa droite ni de sa gauche, ni de son avant ni de son arrière. avait été mal définie. (1) Voir plus haut p. 370. (1) 11 est oisenx, dès lors, de s’attarder à l'examen des divers schémas imaginés par SimPLicius (In Arist. de caelo, II, 2, 285 (1 (2) ARISTOTE, de caelo, 11, 284 b. pour mieux faire saisir (4) Stmprictus, Comment. ad. loc. le point de vue d'Aristote. Que l’on sup- (3) ARISTOTE, 1. cit.

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est figuré couché sur un plan horizontal, la position normale de l'observateur se présente debout, dans un plan vertical, la face tournée vers le mouvement en évolution. Notons que, pour l'instant, il n’est pas question de déterminer le cene dans lequel gerait l’observateur, évolue le mnuvement. ce qui oblıévoluant autour de sa verticale, a se tourner successivement vers des points différents de l’espace, mais’ de determiner la région dans les limites de laquelle on le voit évoluer, ce qui suppose l’observateur immobilisé, avec son plan vertical, pour définir dans son ensemble la région où le mouvement est perceptible et qui s'étend du point où le mouvement apparaît à celui où il disparaît. La ligne droite qui relie le point du lever d'un astre du côté de l'Est à celui de son coucher du côté de l'Ouest et qui est perpendiculaire à la ligne Nord-Sud (fig. 49 et 50, p. 380 et 381) en inéme temps qu'elle établit une démarcation entre le segment de parallèle visible au-dessus de l'horizon et le segment invisible au-dessous de l'horizon, départit, l'une vers le Nord, l'autre vers le Sud, les deux régions dans lesquelles se situe précisément l’un ou l’autre segment. Par conséquent, eu égard au plan vertical qui coupe l'horizon suivant cette ligne, c'est d'un côté la région septentrionale et de l’autre côté la région méridionale qui derrière, se trouvent déterminées soit devant soit selon que le mouvement évolue au-dessus ou audessous de l'horizon. Au reste, les plans verticaux menés par le centre des divers . paralléles étant tous paralléles entre eux, si, par rapport a ‚son plan vertical, telle ou telle direction se trouve déterminée « devant » ou « derrière » pour un parallèle quelconque, cette détermination vaut également pour tous les parallèles. Mieux encore : on constate que sont absolument égaux: entre eux tous : “ les angles que fait le plan des divers parallèles avec la verticale ‘menée par leur centre et qui donnent la mesure de l'amplitude “du mouvement « en avant » ou « en arrière » de la verticale. Ainsi, avec la profondeur « en avant » ou « en arrière », une nouvelle coordonnée se trouve introduite dans le système servant à la détermination du mouvement céleste; elle a pour destination de préciser si la longitude du mouvement observé 393 est boréale ou australe et avec quelle amplitude elle l'est dans l’un ou dans l’autre sens. Dans un lieu de latitude polare, la verticale passe par les pôles mêmes (v. fig. 53, p. 387) : les parallèles perçus sont visibles en entier, nu-devant, uni derrière; mais étant perpendiculaires à la verticale et par sui paralicles à l'horizon, par rapport au heu d'où l'observateur la définit, leur profondeur est nulle. — Dans un leu situé à l'équateur, le plan des divers parallèles (v. fig. 32, p. 383 et fig. 54, p. 387) coincide exactement avec le plan vertical mené par le centre de chacun d'eux : par rapport au lieu, leur profondeur se trouve au maximum avec une valeur d'arc de 90”, mais leur deterinination : devant . ou « derrière » est abolie pour l'observatcur, puisque le mouvement ne passe plus devant ni derriere lui, mats exactement au-dessus de sa tête ou au-dessous de ses pieds (fig. 52,. — Entre les pôles et l'équateur, les parallèles sont repérables en partiex devant », en partie « derrière » et l'arc qui mesure leur profondeur « en avant » ou « en arrière » du plan vertical a une valeur variant entre 0" et go”. Outre que l'amplitude en profondeur varie avec la latitude dans un même hémisphère, le sens même suivant lequel se définit cette amplitude change absolument avec les hémisphères. Dans l'hémisphère austral, la profondeur, d'avant en arrière, doit étre mesurée sur le méridien à partir du Nord, car, au. dessus de l’horizon, le passage au méridien se fait vers. le Nord du plan vertical mené par le centre des parallèles et, au-dessous de l'horizon, il se fart vers le Sud de ce plan (fig. 55), en en sorte que, pour un observateur de cet hémisphère, la région septentrionale se situe « devant » et =" Fig. SF la région méridionale « derrière ». — Dans l'hémisphère boréal au contraire, la profondeur se. mesure à partir du Sud, car (v. fig. 50, p. 381) le passage supérieur au méridien se fait ‘en direction du Sud par rapport au plan vertical, le passage rote

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395 inférieur en direction du Nord et ainsi c’est la région mérientre l’Est et l'Ouest, la région méridionale, dezané, entre dionale que l’observateur situera « devant », la région sepl'Ouest et l'Est, la région septentrionale, derrière; et deux tentrionale qu'il situera « derrière ». autres délimitées par le méridien du lieu : entre le Nord et Remarquons en passant qu’en raison d'une telle variabilité les Pythagoriciens ne pouvaient — et Aristote n'est nullement le Sud, la région orientale, à gauche; entre le Sud et le Nord, la région occidentale, à droite. fondé à leur en faire le reproche (1) — présenter l'avant et Enfin, se référant au lieu même, quatre directions, opposées l'arrière, non plus que le Aauz et le das (2), comme des prindeux à deux en formant quatre angies droits et déterminées cipes de détermination absolus et définissables à priori, .au par l'intersection, au centre d'observation, de la ligne Nordmême titre que fa droite et la gauche. Nous verrons que seules Sud, projection du méridien, et de la ligne Est-Ouest, prola droite et la gauche peuvent être considérées comme des jection du plan vertical sur l'horizon, soit nos quatre points principes absolus, cardinaux : le Sud devant, le Nord derrière, l'Est a gauche, fonction du parce que seules elles se présentent, en mouvement, avec un caractère invariable et l'Ouest a droite. permanent. Dans l'espace ainsi divisé et méthodiquement repartı en D'après nos déductions précédentes, voici en somme comvue de l’observation du mouvement céleste, i] est impossible ment, pour un observateur situé selon notre hypothèse dans de ne pas reconnaitre, absolument identique par l'agencement l'hémisphère boréal, l’espace se divise en champs d'observade ses parties constituantes, l'ordonnance du temple destiné tion et comment s'y répartissent les régions ou directions diverses, en considération de la norme représentative du mouvement céleste, le cours du soleil décrivant l'Equateur (3) (ig. 50, p. 381). à l'observation augurale. C'est le temple sous son triple aspect, par hature, par analogie, par auspication, « templurn tribus modis dicitur, ab natura, ab auspiciendo, ab similitudine (1) », l’un dans ie ciel, un autre sur la terre, un troi- D'abord, se référant au mouvement, trois champs circonscrits de l'espace : l'un au-dessus de l'horizon, dans le ciel, où le mouvement est observé et qui, par nature, constitue le sième sous la terre, « <ab> natura in caelo, ab auspiciis in terra, ab similitudine sub terra (2) »; — le temple avec son axe ou cardo tracé du Nord au Sud suivant le méridien, dans champ proprement dit de l'observation; un autre au-dessous le sens de la longueur, et sa ligne transversale d’Est à Ouest de l'horizon, où le mouvement, inobservable, est seulement induit et qui ne peut constituer un ‘champ d'observation que ou decimanus (3), suivant la projection du plan vertical, dans par analogie; un troisième sur le plan de l'horizon terrestre délimitées deux à deux par le cardo et par le dectmanus et où le mouvement observé ou seulement induit se trouve projeté par.repérage de sa phase supérieure et de sa phase inférieure. Puis, se reférant le sens de la largeur; — le temple avec ses quatre régions (4) _ nommées semblablement par l'augure comme par l'observateur, .« ..templi_ partes quattuor dicuntur, sinistra oriente, dextra ab occasú, antica ad «meridiem, postica ad septenà l'observateur, quatre régions dans l'étendue, dont deux délimitées par le plan vertical du lieu : (11 Varron, L. L., VII, 6. — Voir ci-dessus, p. 358. (2) VARRON, L. cit. ( 1) - ROTA pavers Totus ZaAd ¿drow To deltry nat Apurreobr, td; dE cirrapas nuptnro» cúbsy Hero uupius odour (ÁRISTATE, de caelo, U, 2, 285 a). — Voir plus haut p. 367. (2) Voir ci-dessus p. 387. (3) Voir p .384. ab = (3) Prange, H. N., 17, 169. — COLUM., 4, 20, 5, éd. Schneider. (4) « Les Etrusques, dit Cic£rox (de divinat., TI, 18), ont partagé le ciel en 16 parties. Il ne leur a pas été difficile de doubler les 4 que nous connaissons, puis de doubler encore les 5, pour pouvoir préciser de quel côté partait la foudre, »

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DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 307 trionem (1) », — le temple avec ses quatre directions cardı- Mais quel rapport y a-t-il entre le vol d'un oiseau ou la nales ou’décimanes, formant quatre angles opposés au somtrajectoire «le la foudre et la révolution des astres, le cours du met soleil, en particulier ? À peine osons-nous poser sérieusement dans locus... « le lieu méme ut... angulos de [III l'auspication : « templum est adfixos habeat ad terram (2) n Varro locum quattuor angulis conclus:: LAS, of SU Dei une telle question et Cicéron s'étonnait que deux augures pussent se regarder sans rire. C'est que, comme Cicéron (1), does (3) | 3 — et, parmi la complexité de tant d’ Héments nous avons perdu la foi profonde des anciens âges de l'hudivers. le temple proprement dit nettement limité, de l'Est :nanité, 1 l'Ouest, à la seule région méridionale, comme à sa partie constitutive essentielle : « ...ab oriente ad occasum determinavit, ad meridiem versus... (4) ». Ce n'est pas tout. Dans le temple, même concept et même destination de l’espace défin : espace determine en vue de l'observation, « contemplari dictum est a templo (3) », mais en vue de l'observation précisément trajectoire du de mouvement météores; dans même le ciel, vol norme d’oiseaux régulatrice de et toute l'ordonnance : le cours diurne du Soleil, « ea caeli pars quae sole illustratur ad meridiem antica nominatur (6) »; même principe fondamental et permanent de détermination du mouvement céleste, d’une part, et de discrimination du vol augural, d'autre part : le sens du mouvement à droite ou a gauche. Dans la croyance antigue, un rapport existe, un véritable rapport de nature. D'une part, en effet, tel oiseau, tel coup de foudre ne sent pas simplement des mobiles qui vont a leur gré ou au hasard à travers l'espace, indépendants des «dien, indifférents aux hommes; ce sont des signes d'assentiment ou à l'adresse de désaveu qui émanent directement de la divinité de l’homme et le mouvement qui les constitue, vol ou trajectoire, est assimilé à un mouvement de tête, par lequel la divirité maniféste catégoriquement sa volonté dans certaines conjonctures (2), si bien que souvent un signe augural, la foudre en particulier, est intimement associé au geste divin d'assentiment ou de désaveu pour le corroborer: ainsi en //. 11, 350, 353 : vasavsdsan únsppevía Kocviava... Arızintav imbizia: en Hl. Une identité aussi absolue — qui en douterait ? — ne peut étre fortuite. De toute evidence, elle révèle un dessein formel (1) « Ne me parle ni du baton angural de Romulus ni du ciilet prémédité de conformer exactement l’observation du signe temple, loin de surgir de la pure fantaisie, se trouvait constilon d’Attus Navius : les fables ne sont point du tout philosophiques... Quelle est la nature d'une science qui prétend que les oiseaux, dans leur allure capricieuse, nous avertissent de tout et que, par leur vol et par leur chant, ils ordonnent ou délendent tué selon des principes rationnels ? Pourquoi les uns de gauche, les autres de droite ont-ils d'agir augural à l'observation du mouvement d’une céleste. Ainsi le indéniable valeur scientihque, et l'auspication elle-même se fondait sur une grande réalité, le mouvement de l'Univers, auquel le augural était rapporté comme à sa loi. fait le pouvoir de donner un bon présage? Et comment, quand et par qui ces règles-là ont-elles été inventées ? » (CicERON, de divinat., II, 38). (2) Grec veóm, a incliner la tête », veux, « inclinaison de tête » : tp)% Raruvedaounı (11.5 1, 324; cf. 527), voran pty ro aya xepodí (Od, XVI, 283), ne weas (H. à Hermès, 5109), vive di of Rate quon (1) Varroy, L. La Vil 7 cf. FEST., Ep., p. 220. (2) VEst., Ep., p. 157. {3} SERVIUS, in a HI, 539, (4) Trre-Lave, 1, 18. —- Voir ci-dessus p. 332. 15) Frst., P. F.. 34, 9. -- Voir ci-dessus q. 358. itv TEST, Ef., p. 220 éuuever (Il, NUTT, 246; cf. H. a Cer., 445, ete.). — Latin numen, « assentiment (divin) », dans VIRGILE, En., I, 137. « Jam caelum terramque meo sine numine, venti / Miscere et tantas audetis tollere moles ? », et « inclinaison » (au sens matériel), dans LrCRÈCE, IV, 179 : « In quem quaeque locum diverso numine tendunt » (quelques éditeurs écrivent : nomine) ; cf. nuto, « faire signe de la téte »; nutus, « signe de téte », etc.

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XV, SIGNIFICATION AUGURALE 374, 377 : + DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE sò Boxicyss val natéveura:... . © 309 pira incor: Mais quel est le sens de l’évolution des astres ? C'est ce umziesa Zeóz: on /2 1, 528, 530 : ex’ dp do. vedos Kpoviww... pévav que nous allons examiner du point de vue pythagoricien, a , ss la suite d’Aristote. D'autre part, les astres ne sont pas, non plus, simplement de la matière inanimée et inconsciente qui gravite à travers l'espace suivant les lois aveuglément rigoureuses de la physique : membres divins du grand corps de l'Univers, une * * è La direction du mouvement selon le lieu est défini en général d’un point d’où part le mobile à un point vers lequel intelligence infuse, l'áme même de la divinité, les meut dans il tend, rihev ra (Aristote, Elk. Nic. X, 3, 1174 a, 30), à: 2b l'immensité des cieux (1) et leur mouvement, d'une régularité parfaite, est la manifestation la plus authentique de l’ordre va ei; 5° Tara yap ivan; En tives wat cts st (Phys. V, divin, lequel s'impose à toute la nature, en tant que loi de la vie, et 4 l'homme, en tant que norme infaillible de discrila catégorie du lieu : d’avant en arrière, de haut en bas, de mination du bien et du mal. 34) et plus spécialement d'un des contraires à l'autre dans droite à gauche (PAys. V, 1, à partir de 224 b 35 et chap. 2). Toutefais, parmi ces contraires qui sc refèrent aux trois | I] était logique. dans cette conception foncièrement religieuse des phénomènes, que les mouvements d’un caractère augural perçus dans le ciel fussent scrupuleusement confrontés avec le mouvement des astres comme avec leur règle idéale et fussent interprétés en bien ou en mal, d’après leur contormité ou leur non-conformité à cette règle. 1, 224 a, Quand le dieu manifeste sa volonté par des « signes célestes », assimilés A des signes de tête d’assentiment ou de désaveu — et c’est l'assimilation la plus ordinaire — le mouvement de la tête dimensions de l'étendue, certains jouissent du privilège de constituer des principes premiers, pour la détermination du mouvement surtout, parce que précisément ils s'appliquent à l’origine même du mouvement perçu : c'est le haut pour la longueur, la Jaroite pour la largeur, l’avant ou devant pour la profondeur, Zor 32 <8 piv ave 700 páxoo; deyr. <> TE Dr 250 rAdrsus, 733i apiohev 203 Bafcus En d'A Aes ATA AG AT" 2pyaz yao tastes Ayo ¿ev Gpyovrar xpatov al mvkzers tots Eyousw (de caelo, II, 284 b). à indiquer si le dieu En fait, et par application de ces principes, voici comment, approuve, accorde, ordonne ou au contraire s’il désapprouve, pour un lieu supposé de latitude boréale, le cours diurne du refuse, interdit. Le sens du mouvement constitue donc à lui seul un critérium, le critérium infaillible de l’ordre divin, soleil, représentatif de la révolution des astres. valable non pas mais celle où il est observable, le mouvement, évoluant par devant, en toutes circonstances, éternellement — car le bien se dis- Eurpootev, va de droite, axt %cbiav, vers le haut, iv. c'est-àtingue éternellement du mal — et tel par conséquent qu'il apparaît à tous, partout et toujours, dans le mouvement sa seconde phase, celle où il est inobservable, mais qui se céleste, cette norme indéfectible de l’ordre divin. déduit par analogie en sens opposé, le mouvement, évoluant dans un sens ou dans l’autre suffit seulement dans certaines occasions, se trouve défini selon les trois dimensions : dans sa première phase, dire monte au-dessus de l’horizon, de l'Est vers le Sud; dans par derrière, ¿mobev. va de gauche, ar aptczectiv. vers le bas, xatw, c’est-à-dire descend au-dessous de l’horizon, de l'Ouest (1) Cf. VirGILE, En., 726-727 : « Spiritus iutus alit totamque infusa per artus / Mens agitat molem et magno se corpore miscet ». vers le Nord. — Cette définition est conforme à la réalité, — Ici Platon et peut-être les Stoiciens ont présenté à Virgile un ensemble de doctrines élaborées d’abord par les Pythagoriciens. mais elle est incomplète, car elle omet de préciser, dans chaque (V. Puessis et Leyay, éd. de Virgile, ad. loc.). — Cf. l’expression des Stoiciens, ti mvedua vdciizov dl 5hov cod xro. phase, le terme du mouvement; à l'indication du point de départ, il n'est que d'ajouter celle du terme pour formuler

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SIGNIFICATION AUGURALE avec exactitude et dans sa continuité la direction de tion céleste, par derrière la révolualternativement visible par devant et invisible : au-dessus de l'horizon, le mouvement va de 401 minée sans égard au lieu ni à l'observateur. Il est vrai que l'on fait mention d’un point de départ et d'un pont d’arrivee repérés sur la droite. Mais cette droite n'est celle droite à gauche par le haut, soit de l'Est à l'Ouest par le Sud; au-dessous de !’horizon, il va de gauche à droite par céleste, le bas, soit de l'Ouest à l'Est par le Nord. même, personnihe selon le plan de son évolution. La distinc- De droite à gauche, de gauche à droite, ce sont là deux directions contraires incompatibles dans le mouvement circulaire qui est continu (1) et toujours évolue dans le même sens. tion est pour nous d'une importance capitale et nous aurons La révolution céleste n’a et ne peut avoir qu’une seule et unique direction. Mais laquelle ? Aristote, exprimant la pensée À résoudre est posé tel que l'entend Aristote — il ne s'agit que du mouvement relatif, <#: atx zxcv mwosmz (1); le sens des Pythagoriciens, nous apprend que la révolution procède de la droite et s’accomplit vers la droite: &i cóv Systm dn: a définir est par conséquent celui d'une révolution considérée, non pas en so: absolument, mais relativement au heu immo- Thy say nai Eni 2 da riprsésssa (2). Qu'est-ce à dire? ni du lieu ni de l’observateur: c'est la droite de la révolution 22%: 725 copaved migrerexz. et donc du mouvement 1 y revenir. Dans la pensée d’Aristote au contraire — et le probleme Pour bile, qui est le plan de l'horizon terrestre. Par rapport à ce les Pythagoriciens — et Aristote n'en disconvient pas — la lieu, la révolution céleste s'accompljt en deux phases succesrévolution mouvement essentiellement à droite, ir: Hist. L’affırmation sives, de sens inverse : l’une, scule observable, qui passe devant; l’autre inobservable, qui passe derrière. Le sens de est nette, Sur ce point; acceptons-la comme un dogme, reconnu la révolution doit logiquement être déterminé en considéradu reste et maintes fois affirmée aussi par Platon, notamment dans le Timée (36 c), dans les Lois (6, 760 d), dans la tion de fa phase antérieure, non de la phase postérieure, pour la raison évidente que le mouvement ne peut être déterminé République (10, 617 c) (3). qu’en tant qu'il est perçu et qu'il n'est normalement de perception visuelle que par devant, Eurecshev vag néyo i9° © al céleste apparait dans son ensemble comme un S’il en est ainsi, comment expliquer que le sens du mouvement soit défini de la droite à la droite ? Le mouvement, aiciser: (2). Or c'est un fait que le mouvement céleste, dans sans doute, la phase où il est observable, évolue de l'Est ‘à l'Ouest. Puisque, suivant la conception pythagoricienne, l'Est ou région du lever des astres, c'est la droite et que l'Ouest ou est circulaire, r:ggîssta: son point de départ, róbev. va être aussi son point d'arrivée, +21, et parti de la droite, ar: civ 3:hw, il retourne à la droite, ¿mi sà su : l'interprétation est simple, logique et il semble bien que, sur ce point non plus, aucun doute ne soit possible quant à la pensée des Pythagoriciens. région de leur coucher, c'est la gauche (3), il tauclrait nécessairement en conclure que le mouvement céleste se présente, par rapport au lieu, comme évoluant de droite & gauche, d’un point bref comme un mouvement tendant vers la gauche, èx° asıstzz2. — Point du tout. Aristote reconnaît, avec les Pythagoriciens, de vue Purement objectif, et sa direction se trouve déterqu'il évolue vers la droite, ¿mi det. bien que, procédant de Toutefois, prenons garde : dans une telle interprétation, le mouvement est considéré absolument en soi, (1) ARISTOTE, Phys. VIII, 8; cf. V, 219 a 12; VI, 1, 231 b 18 et 232 a 18, etc. (2) ARISTOTE, de caelo, II, 2, 285 b. (3) Tay pav 0% raros (le mouvement du Même diurne) éxi td delta mepemyayıw (Timée, 36 c). (1) ARISTOTE, de caelo, II, 2, 285 b. (2) ARISTOTE, de caclo, II, 2, 284 b. (3) « Tov d'ovpavod VALI THS repupopñs, Nev i Avxtolai thy ZITOMI, MOTE ou mouvement rout’ dv cin Sekedv, od Sat duces aprotepiv » (ARISTOTE, de caelo, Il, 2,

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la droite, il soit, en tant que mouvement relatif, défini par Des savants, qui ne sont pas des linguistes — et c’est leur rapport au lieu, èeftiv vas indosso Myopev, they À dpyi sie vara excuse — interpretent (1) dans ce passage les expressions imapistepa et Erıd£ız avec le sens « de la main gauche », « de ToROY vLvATss (1). | | | Ne nous permettant aucun doute à cet égard, Simplic ius, interprète fidèle du Stagirite, va même jusqu’à préciser que le sens de la révolution céleste dans son ensemble est défini ent 24, vers la droite, en considération justement de la phase antérieure, % var Simons int kid raves eli 25 Eurpoch:v (2), celle qui. seule observable au-dessus de l’horizon, ¿et 13 piv ong viv rpisw tori, 73 88 oni vîiv irizo (3), et procéda nt de la droite (4), % an: how Apyspew, vives: int va rpézo viverar (5), va de la droite, Shev al avarchal cov dotpéiv... Defév, è la gauche, 78 Tai Suess, agustepév, (6), c’est-à-dire logiquement Er apiotssa. Nous vers la gauche. ne voulons, nous ne pouvons croire à une telle défaillance de logique chez Aristote. Il n’y a sans doute qu'un malentendu dans une aussi Aagrante anomalie. Cette contradiction formelle entre le sens de l’expression ex: 2252 et la réalité qu'elle exprime se retrouve exactement Ja même, en des conditions tout à fait analogues, dans la tormule en usage chez les anciens Grecs et Romains pour désigner certaine façon, rituelle, semble-t-il, de se vétir. Dans la comédie d’Aristophane, Les Oiseaux, Poséidon, s’adressant au dieu barbare Triballe qui, avec Hermès, l'accompagne en Néphélococcygie, lui fait avec impatience observer qu'il ne met pas son manteau comme il convient : ob perabahets Botparioy m8 mbéñia; (6) = Eh! toi, que fais-tu ? C'est ainsi que tu te-dra pes* à gauche ? Veux-tu. bien ramener ton mante au, comme «ceci, i à droite ? ». (1) ARISTOTE, 1, cit. E (3) Sic, L cit, à (2) SimPLICIUS, In Aristot. de-caelo Comm it. | PRE (4) Simeuic., 1. cit,” (5) Simpric., 1. cit, | (6) ARISTOPHANE, Les Oiseaux, v. 1567-1568. la main droite », traduisant ainsi un accusatif adverbial de direction régi par des verbes de mouvement comme S'il s'agissait d'un instrumental et laissant par suite vague, incertaine, la direction qu'il s'agissait au contraire de préciser : interprétation désespérée que du reste aucun texte n'autorise et qu’il faut par conséquent résolument écarter. A en croire certains hellénistes (2), la façon correcte de revêtir l’himation értéïua aurait consisté à ramener le manteau « du côté droit » : apparemment en accord avec la formule, cette traduction se trouve contredite par le témoignage des monuments figures qui montrent tous la disposition inverse, c’est-à-dire le manteau ramené « du côté gauche », plus exactement sur l'épaule ou sur le bras gauche (3). t (1) C'est hrinterprétation donnée par Léon Heuzey, dans son a 4 ouvrage d’ailleurs remarquable, Histoire du costume antique, Paris, 1922, pp. 98 et g9. — L'auteur se refuse à admzttre que la locution imdff puisse être à l'acensatif, car on aurait, dit-il, éri dev : il n’a pas pris garde que le grec possède aussi un accusatif pluriel neutre. (2) H. van DAELE, par exemple, dans son édition des Oiseaux, coll. Guillaume Bude, Aristophane, tome 111, p. oy. (3) Voir par ex.-dans Hruzev, Hist. du costume ant., p. 101, la fig. 52 (d'après une stèle funéraire de Smyrne) : manteau drapé, . rejeté sur l'épaule gauche, laissant à découvert l'épaule droite et le bras droit; — p. 81, la fig. 42 (image de Zeus,-d’après un vase ‘ peint) : ici le dernier pan est rejeté sur le bras gauche; — p. 56, obras, th pis; Eraplorep' crus auréyer; « 403 ake be WAREN, j la fig. 27 (d’après une statue, d’Antinoos?) : exomide attachée par .un nœud à l'épaule gauche, après avoir passé sous l’aisselle droite; — p. 53, la fig. 25“et p. 56, la fig. 27 : exomides avec ‘la fig. 27, Vattache consiste en attachesà l'épaule gauche.{dans 51 * himation dont le premier pan est : un: nœud); — p. 99, la fig. posé sur l'épaule -gauche et dont le deuxième pan, ramené par devant, va être rejeté par la main droite sur l'épaule gauche; — ‘p. 95, la fig. 48 (Pénélope surprise par le prétendant Antinoos au moment où elle défait l'ouvrage de la journée) : Antinoos porte un manteau dont un premier pan a été posé sur l'épaule gauche et qui enveloppe le corps, en passant de derrière devant par dessous l’aisselle droite, laissant à nu et libres l'épaule et le bras droits; le dernier pan du manteau se trouve jeté sur l’avant-bras gauche;

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mode In plus AUGURALE DE LA répandue consistait à draper la pièce rectangulaire d'étoffe de biais autour du corps, un des bras, le bras droit, restant dégagé, » On commençait par jeter l'himation obliquement dans le dos, de facon que l’une de ses extrémités couvrit l'épaule gauche; ramende alors avec la main droite sous l'autre extrémité, le bras droit, pouvait cure rejetée soit sur l'épaule gauch e, ce qui est le cas le plus DROITE ET DE LA GAUCHE 405 hauteur de la hanche, un nouveau paquet de plis que l'on fait passer obliquement sur la poitrine (1) ct que l’on rejette derrière l'épaule gauche (2) +. Ce qui est remarquahle dans le costume antique ainsi drape, c'est l'impression très nette qu'il donne dU mouvement, « Rien, dit exceliemment Leon Heuzey (3), ne marque mieu: le caractère vivant de la draperie que la disposition oblique frequent, soit sur l'avant-bras gauc he (1) ». des plis... Cette direction biaise et, comme on dit, en sautoir, Les Romains revétaient leur toge absol ument comme les Grecs leur himation: « On commence par prendre dans les deux a pour raison la nécessité de dégager le bras droit et de le mans le bord rectiligne de la draperie, vers le tiers environ de sa longueur, et par le masser en an paquet de plis, que l'on place sur l'épaule gauche... L'une des extrémités de la toge, laissée par devant, couvre le Eras gauche (2) et tombe Jusque sur les pieds... Il suffit alors de poser le bord Ensuite, pour ramener la toge par devant, contraire, en est augmentée, car c'est lui qui porte et retient tout l'édifice du costume... Loin de reproduire, l'inégalité de force que la nature y a mise : al sacrifie Sans. hésitation les règles mortes de la symétrie à l’expression du on mouvement; » Le sens ‘du mouvement, tel qu'il apparait dans le drapereprend l'étofte sous le bras droit, non pas au bord, mais au de sa largeur. On forme à ce point, vers la tiers environ ment du manteau antique, se trouve tout naturellement étre le sens même suivant lequel la piece d'étoffe a successivement enveloppé les diverses parties du corps. cf. Monumenti dell’ Instituto, IX, pl. 42; nr Roxenatn, immobile, Tapisserie dans l'antiquité, p. 53. — Dans SagLio et DAREMBERG, Lict des antig., s. v. pallium, cf. fig. 5470 (éphèhe mettant son manteau) : Véphébe ayant un premie r pan posé sur l'épaule gauch e s'apprête avec la main droite à rejeter par devant le deuxième pan sur l'épaule gauche; — ibid., fig. 5461, drapement sur l'avantbras gauche — Cl. encore BAUMEISTER, Denkmacler, S. v. himation (BLÉMSERO, fig. 748. -- PERROT et C HIPTEZ, Hist. de l'Ari, t. IX, fig. 109 tt T10, — GERHARD, Auserle s. Vas., taf. 187 et 231, 1. — Hectic, L'épopéc homérique (trad. Travinsky), p. 286, fiz. 3453. etc. — Mémes observations dans PauLv's Real Encyclop. {PLANCK et REIN) s. v. vestes. — W. AMELUNG, Die Gewandung der alten Griechen und Romer, dung, 1928. (1) G. Leroux, dans 1903. — MARGARETE BIEBER. Griech. Klei: | Sacrio+DAREMBERG, Dict. des antig., S. v. pallium. — Voir une description minuti euse de l'opération, d'aprè: des documents figurés, dans Léon HEUZEY , Hist. du costume antique, pp. 96-90. ¿(y « lio, V). Partem | quidem de laevo promittat » (TERTOLLIEN, u comme le font nos vêtements, le parallélisme apparent qui existe entre les deux moitiés du corps humain, le costume drape accuse de l'étoffe sur l'autre épaule et le dos se trouve complètement enveloppé. rendre libre pour l'action. La passivité du bras gauche, au l’étoffe a effectué en Autour du corps deux phases, l’une postérieure, l’autre antérieure, une giration complete avec retour au point de départ, puisque le dernier pan est rejeté sur l'épaule gauche, où le premier pan avait été posé : d'abord par derrière, l’aisselle l'étotfe est descendue de l'épaule droite; puis, par devant, elle est gauche rementée l’aisselle droite à l'épaule gauche, exécutant ainsi un mouvement qui, dans la phase postérieure, va de gauche à droite vers le bas et, dans la phase antérieure, de droite à gauche vers le haut. Constatation curieuse et qui mérite l'attention : l'enroule. ment de 1'himation ou de la toge autour du corps humain se (1) « Sub humero dextro ad sinistrum oblique ducitur velut balteus + (QUINTILIEN, Institut. orator., NI, 140). De pala (2) Léon HEUZEY, Hist. du costume ant., pp. 240-242. (3) Léon RHO, op. cit., pp. 25-26.

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fait exactement selon le méme processus que la révolution du ciel autour de la terre, et il est défini relativement au corps humain tout comme la révolution du ciel l’est relativement à la terre ; sa définition, en tant que repérage du mouvement, n'exprime pas seulement dans les mêmes termes un rapport de position de l’etoffe et du corps identique en tous points - DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 407 nom de péplos au ciel considéré comme étant le vétement des dieux célestes, cito wat mapa sò Opgei % Kim fric io mavrès nol smeigspuevsu Egopes, lotoupyctca mapadédezar. Tv mara nai Tov odpaviv zéxAov stonxdtuy, .olov Gediv cupaviey mipifn pa (1). Un fragment de poème orphique que Macrobe nous a conservé dans ses Salurnales, identifiant avec le solei Liber et à tous moments à celui du ciel et de la terre, mais accuse ou Bacchus qui semble avoir été d’abord un dieu de la germien outre la même anomalie d'un mouvement qui, considéré nation et dont la parèdre Libera a été assimilée a Perséphoné dans sa apparem- (2), énumére parmi les « ornements sacrés » dont 1! convient ment de droite à gauche, &sapio-sza et pourtant nous est de revêtir la statue du dieu lors des cérémonies religieuses présenté comme réellement de célébrées en son honneur (3) : d'abord, pour envelopper le phase antérieure caractéristique, évolue évoluant gauche à droite, Emoécia. x La conformité ne laisse pas d'être troublante, tant elle est précise et absolue et il semble bien que, loin d’étre imputable au hasard, elle représente une intention formelle de la pensée antique. Les compilateurs grecs et-latins nous ont transmis maints échos d’une vieille tradition cosmologique qui anthropomorphisait j' Univers à la manière pythagoricienne corps, un péples couleur de pourpre et semblable au feu, puis, de haut en bas, le long de l'épaule droite, la peau large, toute pointillée, d'un faon au pelage bigarré, à limitation de Padmirable disposition des astres et du firma“ ment sacré |: dora ye mávia tiksty lee suivy TUVATAYTA cópa God marte Écuauy:d: yeAtore et dans laquelle le-ciel était assimilé à un vêtement, manteau | npüra piv apyuptons evadrtyxoy axcivescy et tunique, tout constellé d'étoiles, dont s’envelöppait la memaov pomixecy rupt sluchov apprbaréchar * divinité (1). A propos d'une tradition orphique qui montrait adrap Imeple vebcoic mavaikou sipd xabadat Core, la déesse chtonienne de la germination, tissant une toile, Porphyre nous apprend que les Anciens donnaient le (1) Dans un fragment de-Phérécyde de Syros, le plus ancien pro-0 sateur philosophe de la Grèce, retrouvé sur un papyrus égyptien, il est question du manteau cosmique de Zas : bret On: mävee:roja | ytAUTRE |tov yepov 7TOLÑOLY . XATAÔN Tpera nuépn yiyseraı Ta. giò, nora es Toei pa pos péya zul nohuy xvi dv cles morxidret l'An zul "Nynvöv ei, Tu “Alynvoÿ TUYA: AGRENFELL-H UNT.., Greek--Papyr,, ‚ser. II, né 11, P. 23, reproduit 'par‘H. Dreis, Fragmente' der Vorsokratiker,:‚Berlin, 1934, a licferung 1, ps '48:) — Cf, ap. ‘Dios. 1, 11945:I;44;Y) 246 alvkai X Tom dei xui Nóovin* Xonsin dé ivopa dyévero Pi, ercerdy arn Las yay yinasdeBoi. H. Dres, op. cit., p. 47, interprète yipus] « den Peplos, der die Erde darstellt ». — Dans son ouvrage -intitulé Weltenmantel und Himmelszelt (Münich, 2 vol., 1910), Rudolf EIsLER commente minu-*, tieusement (p. 321-632) le fragment de Phérécyde et rappelle Jes diverses variantes dé «l'antique:image du. monde »°à travers. tes Ages; le manteau étoilé ou orné des signes du zodiaque que portaient les dieux aësyriens Marduck et Hadad, la ceinure étoilée d'Hoama et celle de Mithra, l'égide : étoilée d’Athene,. la toile .. Céppa moAdotentoy Onpos mara defıbv dpév, hop Zar8argov plpnp' legoó te móhero (4). fici de Pénélope, 1'habit étoilé.et la ceinture zodiacale de la mère des dieux et une foule ‘d'autres vêtements sacrés jusqu'au . manteau de. ‚l’empeteur, du St-Empire. romain’ germanique, plus * particulièrement le inanteau du couronnement d'Henri le Saint, conservé 4 la,cathédrale de Bamberg et brodé. de figures. d'astres, ‘ d'étoiles, qui sont.des symboles cosmiques. . ““(1) PoRPHvRE, De-aniro.Nympharum, 14, in tthe. o (2) Vi "ERNOUT-MEILLET, Dict. étym. L. lat., s. v. Liber. — Of. e ap. AUGUST., Civil. Dei, 7, 3 : « omnitim seminum emit- ‘tendorom' ‘{potestatem. habere) ‘Libérnm et .Liberam et ideo his = ‘0% etiam|pracesse', quae: ad. substitnendos, ‘homines pertinent. —, Cf. | Wissowa,’ Rel.3, 120, 298. 2° {3)** ..Orphets,” > iberia: ‘atque solem unum esse deum eun- " | demque ‚demönstranis, -«de ornatyi. À ae ejus in sacris Libe- “ralibus ita‘seribit.. »; (MACROBE, Sk I, 18). 48). Macross, Sabırn.; un18...

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SIGNIFICATION AUGURALE 409 nous retrouvons encore cette assimilation Les anciens rois de la Grèce et de l’Italie — il en fut de du ciel à un grand péplos sur lequel se déploie la broderie même à peu pres dans tous les pays — étaient aussi des de toute beauté des constellations, tov sbpmavta cbpavèv, slov prêtres (1) et, comme eux, ils s’affublaient des vêtements et Dans Eusébe, péyas rémhov, navecicus vpagii: nannenvMirtegavnsev (1), ou à un des attributs de la divinité, en vue de s’identifier à elle. immense toutes parts Cette ambition de s'assimiler a la divinité devint plus tard autour de l'habitacle de la divinité et nous séparant, nous — c'est un fait connu — une des plaies de l’uupérialisme qui en sommes hors, des bienheureux qui y résident, pécos romain. Alexandre lui-même avait la manie des déguise- 3 aporErrar péyas cupavis mepimécacua audvecy, Tobs ducts Toy ments mythologiques, dans ses réceptions d’apparat (2). voile d'un bleu sombre, tendu de stow basano sixty Èisipvov (2). | Or, parm les chlamydes royales, celle que portait Démé- N'y a -t-il pas lieu d'évoquer aussi, à ce propos, le péplos magnifiquement brodé et tout constellé de signes divins que trius Poliorcète, l’ambitieux fils d’Antigone, est décrite par Athénée avec des détails précis qui constituent pour nous l'on portait en grande pompe à l’Acropole d'Athènes, lors un témoignage fort intéressant. « Pour la couleur de l’étoffe, des grandes Panathénées, tori mivznsts Llavabnvaicis à minAos il avait adopté une nuance fort appréciée alors sous le nom d’orphinon, sorte de pourpre presque noir avec de chauds METTII TG TUTO ende dvanitan Ets Thy dupérone (3). A notre façon moderne de voir les choses, le ciel n'est un reflets. Sur ce fond, comme sur un ciel nocturne, le tissage vêtement que par fiction purement verbale, par simple comavait semé des étoiles d’or et dessiné les signes du zodiaque... paraison. réalité C’était l'image méme du ciel dont le roi était revétu (3) ». Pour les Anciens, c'était l’expression même de la : Leucippe et etomistique, tendaient Démocrite, en cercle ies tenants autour du de la Voici le texte d'Athénée : ai BE yAguvi:s abr:3 Foav Zecuwev théorie Monde Eyoucat = Beyyos tHe AROS, to de nav 5 nénos ivbgavis, yous: une tunique, qui lui servait d’enveloppe, tenue effectivement par astépas Éycv natà Sweexna Lwarx (4). des astres ou des atomes crochus en guise d’agrafes, Asóxurros 72! roa: arriva Können ZO beva megrisivovar 2) néspw, À “Parallèlement à l’analogie qui existait entre le ciel et un vêtement, une analogie existait aussi, dans la façon de voir tay artes de l'antiquité, entre la terre et le corps humain. En-s’unissant Acre (var. arbumv) cuurerheyuévoy (4). On salt que le prétre ancien portait non seulement le nom, mais le masque et l’habit du dieu, a elle, le Ciel s'adaptait exactement à la taille de la Terre- Mère et l'enveloppait de toutes parts de son voile étoilé : dont la force ainsi le remplissait, et cette identification pouvait se perpétuer dans Tata dé tor reürev piv byelvore lsov £ abrí la race sacerdotale (5). Oôpavèv aotepdevO iva puv mepi pavianadirter (5). Une vieille tradition de l’Hermès Trismégiste, rapportée (1) Euser., De laudibus Constantini, coll. Migne, Patrol. vol. XX, t. III, p. 1344, 616 B, go. gr., ; date Stobée, Sapient la Terre, sous da - forme d’une femme, 2 . (2) EusER,, op. cit., 605 B, 36, p. 1319. (3) PLATON, Eutyphr., 6 c. — EUSEB., Praep.nie. XIII, 4, 3 (6:0 b). (4) STOn&E, Eclog., I, 22, 5. 1; éd. Meineke, t. I, p. 135: Asp , 10 Agnone, Polit., 7,51.= éd. Wachsmuth, t. 1, p. 197: arsuov. — Cf, EUSEB,, Praep. evang., “a (2) ATmáNER,“Deipnosoph.,. XII, 53,. él. Tauchnitz, XV, 38, 2 (844 a); ÁETTUS, II, 7, 2, éd. Diels, p. 336. — Voir (3) Léon Hruzev, Fist. du costume ant., p. 138. BERGER, Die Alvlische Kosmographie der Griechen, 1904, p. 6. (5) Voir Otto Grurrr, Griechische geschichte, Hdb. d. Kl. Alt. Mythologie und (4) ‚ATHÄNER, Th, sore. Religions- DS wees * salma (5) Histone, "Thöog., 196-196: W. -- München, 1906, vol. II, p. 924.

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411 milieu du grand Tout et regardant le ciel (1); elle est étendue. la tête se trouve à l'Est, la droite au Nord, la gauche au Sud la tête au Sud, l'épaule droite du côté du Levant, l'épaule et les pieds par conséquent à l'Ouest : Alyórua vap cisvza 22 gauche du côté du l'Ourse : % vi Couchant et pérev od wave; les pieds au Nord, sous Oria zei morip po. niv ¿ma 33) nicpico apóswmsv sivar. T'obpavi... val mods niv tH vitw 730 raved: vsuévny existait de se revétir symboliquement du ciel comme d'un ups 82 vétement divin, le vétement divin dont s'enveloppe le corps nat cov eRovepsvo>, bad 32 7% Gents sode módas (2). de la Terre, il est naturel qu'avec un scrupule religieux l'on Plutarque signale une tradition analogue chez les Egyps’en revétit à l'instar même des apparences. Ainsi s'explique Eyes chy reparo, made Bo amghudry civ situ wucv, La]et Gelbiv Cera, ta 2 S'il est vrai — et le fait parait constant — que l'usage copaviy Bhériusa, ususousudvy, dì val isa pian E poros penikerar ' zußngner 2 di apt moi; vétsy apistegz. (1). tiens, mais la disposition des membres est différente (3) : la conformité, étrange de prime abord, que nous avons constatée entre la façon dont on s'enveloppait de l’himation (1) De tout temps, la Terre « à la large poitrine » (IÉSIODE, Théog., 117, Vat shgorrepuos: cf. NAGEISBACH, Nachhomerische Theologie, 1857, p. 117; DIETERICH, Nekva, 1593, p. 102) a été considérée comme la « Mère » et la a Nourriciere des vivants » (Il, VII, 446; Od., Ill, 453; I. homér. à Guía : ‘io pavipa rivi, Ed. Baumeister, XXX, 78; So.ox, fr. 36 (Bergk); fr. orph. Hymn., 26 (72), 37 (78). etc. « De très bonne heure, dit A. Rivaup (Le problème du Devenir et la natiau de la matière dans la bhil sophie grecque, 1906, p. 25), un des cultes les plus anciens de la Lsrece avait été, par le secours d'une étymologie sans doute fantaisiste, rattaché à la terre elle-même. La Déméter, protectrice de l'orge et du blé, est devenue Gaia-méter, la Terre, mère des hommes et des moissons, » (Cf. Eurir., Bacch., 256 sqq. : Anpirng Gea 7% d'eoviv. — Voir Frazer, The Golden Bough (1901), II, 170-171.) — Dans la Théogonie d'HÉSIONE, Ouranos s'était, avant sa mutilation, uni clopes; et ils s’unirent parce que le Ciel se superpose exactement à la Terre : Vai di soe memrev niv iysivaro doo à ré | obpuvèv koteodes0' ive uty mıpi race rta: (Théog., 126). — V. BERGER, Die.Mytische Kosmographie der Griechen, 1904, p. 6. (2) STOKER, Ecl. physic. et ethic., 1, 41, s. 45). — Au lieu de «ui 20% Meineke donne xai 254 264, leçon d'un ms, récent (XV* s.), puis dans ses Annot. crit. il propose de lire : tire Sea. — Mpts... cévpss est une addition proposée par HERREN. — Au lieu de vr tag &pxrau, certains mss. donnent : dri cobs (ou vir) Apxtous. | ou de la toge et la modalité apparente suivant laquelle s'effectue la revolution du ciel. Il s'ensuit que l'emploi de l'expression imééGtz. qui semblait anormal, se trouvera en méme temps et par la même raison justifié pour définir le mouvement de l’himation ou de la toge autour du corps humain, sf de quelque manière il se justifie pour définir le mouvement du ciel autour de la terre. Nous avons vu (page 370) qu'en raison de la complexité inhérente à la notion du mouvement relatif doni il s'agit ici, il importe, pour éviter toute méprise, de distinguer Soigneusement les trois éléments essentiels de l'observation, à savoir : l'objet de la perception qui n'est autre que le mouvement céleste; le sujet qui perçoit le mouvement et qui est représenté par l'observateur terrestre: le repère immobile constitué sur terre par le plan de l'horizon, auquel l'observateur rapporte le mouvement céleste. C’est à la contusion de ces trois éléments et des points de vue différents qu'ils representent que l’on doit imputer l’inadmissible anomalie d'un mouvement en apparence à gauche, en réalité à droite, et la (3) Probablement parce que la latitude est différente. La. moyenne méconnaissance, à cet. égard, de l’idée pythagoricienne toute Egypte se trouve en effet sous le tropique du Cancer, au voisiobscurcie qu’elle se trouve être et. deformee. Sans doute, il nage par eonséquent de l'Equateur. De ce fait, la culmination solaire est toujours voisine du zénith et coïncide même avec le zénith à l’époque des équinoxes. Dans la représentation figurée de l'Equateur'céleste décrit par le soleil en ces régions, la projection de la tête et des pieds, c’est-à-dire du haut et du bas, à la manière pythagoricienne, sur le plan de l'horizon, ne s’y fait donc plus en direction du Nord et du Sud. comme en des régions plus boréales, mais tend A se confondre avec la ligne Est-Oucst et, par suite de cette disposition, la droite et la gauche se trouvent projetées, l’une vers le Nord, l'autre vers le Sud, cxactement comme l'indique le texte de Plutarque. (1) PLUTARQUR, de Iside, 32.

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413 nest que de rapporter la révolution céleste, telle que nous est perçu dans le ciel et repéré sur la terre, c'est l'observateur ‘'avons définie, à chacun de ces points de vue successivement, qui le perçoit et qui le repère, et c'est pour que d'emblée, à l’un d’entre eux qui se revélera ainsi le par conséquent le seul qui a qualité pour en définir la direction devant ou véritable point de vue des Pythagoriciens — ?usivéiy va: cun; 2 12023 ici — l’anomaile s'évanouisse d'elle-même et que la pensée antique se dégage avec une lumineuse évidence. Le mouvement céleste va de gauche à droite, ¿mi dcha; voilà le fait, voilà le dogme. Mais est-ce de la gaucheà la droité du repère, ou du mobile, ou de l'observateur ? Ce n’est assurément pas du repère, car, ainsi que nous l'avons montré (voir p. 401 et 402), par devant le plan personnitié de l'horizon terrestre, la direction du mouvement: céleste est repérée au contraire de droite à gauche, l’évolution se faisant de l'Est à l'Ouest, droite et gauche du plan, dans derrière, en haut ou en bas, a droite ou à gauche. En fait, étant tourne face à la région méridionale qui constitue le champ d’observation ct, dans cette position, ayant l'Est à sa gauche, l'Ouest à sa Fic. 36 droite de vue de l'ob. (v. page 305), l'observateur, dans Point our dans Uhémtl'hémisphère boréal, voit devant lui le mobile céleste évoluer de gauche à . droite, ir! 3:24. Comme il se tient sphère boréal. le mouvement de l'himation ou de la toge ne peut pas être immobile au centre même de la giration, c'est donc en défnitive par rapport au centre O du cercle (v. fig. 56) décrit réputé de gauche à droite en considération du corps revêtu par le mobile céleste que la la phase observable qui sert à la caractériser. De même aussi, direction du mouvement se qui constitu: le lieu de repere, puisque, par devant, le mantrouve En La giration du manteau qu'est le ciel autour teau est reieté de l'aisselle droite sur l'épaule gauche. du corph de la terre étendu dans l'espace, la tête au Sud, en S, les pieds au Nord, en N, a son centre d'évolution On n'a pas davantage. pour déterminer le sens du mouvement, eu égard au plan persennihe qui represente la révolution céleste autour de la terre, et dont la tête figure la culmination, les pieds, le passage inférieur au méridien. La disposition de la droite et dle la gauche clans le plan de la révolution céleste est en effet la méme que dans le plan de son repérage terrestre, celui-ci n'étant en fait qu'une projection - en O, où, ainsi que nous l’avons appris de Varron (v. p. 378), se situe le nombril, ou plus exactement la 06v llutaréga, c'est-à-dire la région de l'organe sexuel du corps figuré. Ce serait donc aussi de ce même point central du corps humain que, pour définir la direction réelle de gauche a droite, il directe de celui-là; ct même, le plan du repérage terrestre convient de considérer le mouvement de l’himation ou de la toge dont an est si exactement la réplique du plan de la révolution céleste se revétait, comme la terre se revêt qu’il du ciel. varie avec lui et comme lui suivant les latitudes : luéhére© sooavp < > vallaxes marpl iim, observe le texte ‘de PRES Trismégiste cité plus haut, Emo sal Eueivsu me Echate mat act wa ia ruypizafannr (ap. Stobée, Eclog.. I, 1, 8. 45). Dans l’hémisphère austral, comme la culmination -se fait au Nord du zénith"(v. fig. 57), le plan de l’Equa- “reste l'hypothèse que le sens du mouvement céleste a. teur céleste QQ’ sera repéré sur l’horizon:-pâr une-figuration dont la tête été défini du point de vue de l’observateur. se.situera au Nord, les pieds au _ En principe, rien de plus logique; car, ainsi que nous ‘en avons déjà fait la remarque (v. p. 391), le mouvement qui 4 FIG. 57 à l'Est, la droite à Point de vue de l’obSud, la ‘gauche l'Ouest. Par rapport à la terre re- servateur dans l'hémiSphère austral. présentée dans cette ‘position, le mou-

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AUGURALE vement du ciel de l'Est à l'Ouest va en apparence de gauche à droite, Ext 314. En réalité, défini du centre O par l'observateur faisant face au Nord (v. page 393) et avant l'Est à sa droite, l'Ouest à sa gauche, le mouvement doit être considére comme évoluant de droite à gauche, !x' apirtepd (1), Si, dans l'hémisphère boréal, perçu allant le mouvement céleste est de gauche à droite, tandis que dans l’hémisphère Austral ‘il est perçu allant de droite à gauche, cette divergence vient de ce que, par rapport au mouvement 915 (fig. 58), regarderaient, l'un du Nord vers la région meri. dionale, l'autre du Sud vers la région septentrionale et verà l'Ouest dans le ciel raient tourner devant eux de l'E une immense roue dont ils n'apercevraient chacun qu'une moitié et un côté différent, émergeant au-dessus de l'honzon. Ji n’y a diff@renciation de sens que dans les sujets qui perçoivent, nullement dans l’objet perçu : pour l'un comme pour l’autre hémisphère, c'est, autour d'un centre identique, un même mobile qui évolue dans une seule et de mire commun vers lequel converünique direction, point gent et dans lequel se rejoignent les vues les plus diverses pour nécessairement s’y harmoniser. Si Pon veut s'entendre sur le sens du mouvement céleste par une définition adéauate qui, conciliant des vues opposées, soit intelligible à tous, il n'est donc que de le définir objectivement, c'est-à-dire du point de vue du mobile considéré dans sa trajectoire. Dans ce tas, le mouvement céleste personnifié à la manière pvthagoridienne, ne se présente plus face à l'observateur, dans le plan immobile du grand cercle de l'Equateur, ınais de profil, le long de la trajectoire, la tête en avant dans le sens du mouvement, = FIG. 55. — Opposition des points de vue dans l'hémisphère boréal et dans l'hémisphère austrál. observé, les points de vue de l’un et de l’autre hémisphère sont diamétralement opposés, comme — pour employer une comparaison analogue à celle de Simplicius (voir. page 390 et note), inais plus. exacte que la sienne — seraient. opposés. les points de vue de deux observateurs qui, aux antipodes, l’un par rapport à l'autre, et immobiles au centre de .là rotation (1) Dans la comédie d’Aristophane, le barbare Triballe, peu au courant des usages, avait sans doute jeté Je dernier. pan.de son la main droite en direction de l’un des hémisphères et la main gauche en direction de l’hémisphère opposé. Eu égard au mouvement ainsi figuré, les deux hémisphères terrestres se trouvent donc être l'un à droite, l'autre à gauche. “En outre, ils se trouvent l'un en haut, l’autre en bas, xatk 2095 Tlubayspsious * exstver vas sé Beko td Aye val 1d Éurpsoev suvitattav, té SE aprorepi) xò vato LA ‘vò ¿modes (1). Il ne s'agit ici que d’un haut et d’un bas tout “relatifs qui, pour un astre, sont d'une part sa’ culmination, “ et: d'autre part son passage inférieur au méridien. Comme “au ‘passage ‘inférieur pour -un ‘hémisphère : correspond la culmination pour l’autre hémisphère, l'opposition du haut et du bas. pour les deux. hémisphéres se traduira exactement par l’opposition des culminations respectives. manteau, par devant, sur son €paule droite, pensant de bonne foi $ être ainsi drapé dx éri dekıa : en réalité, il s'était drapé à gauche, ir aperrepé, de la même façon que la terre s'enveloppe d ciel, dans l'hémisphère austral. È — Il, 285 b, 8, éd. Hei(1) Simeric., In Arist. de caelo Coniment., berg, p. 392.

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Mais, se demande Simplicius, comment peut-on dans un hémisphere être à la fois en haut et à droite, et dans l'autre en bas et à gauche, ir le haut et le bas, chacun en particulier, Aristote les2 parcillement séparés et de la droite et de la gauche :Pon, naz yas ci iv tH ave Guargaeln © nat mess tlt Seiists » stor. za Ev cò aT © 22 vole nik amersozi: D, EURE VI. TD LIU) FAL 77 KATO LILY EDATIOTY NBEO AE i = Qui a raison ? Qui a tort ? Examinons la realıte, d'abord telle qu'elle se présente à l'équateur terrestre, où la position respective des deux hémisphéres par rapport au mouvement céleste apparait on ne peut jlus exactement repéréc en lau:tude, a gauche et a droite, et d'où elle sera le plus nettement deduite en longitude, vers le bas et vers le haut. Il suffit de jeter un coup d’eil sur la hg. 59 pour constater que, dans sa trajectoire, en pasapiotipodi (Simplic. loc. ci.) La réponse est aisée à donner. Aristote, qui ne conçoit le riciens, eux, envisageant le mouvement dans la continuité de la trajectoire décrite par le mobile, voient entre les points et l'hémisphère Sud sur sa gaumobile (PA»s. 200 b 32), considere ce dernier en des positions mais sans connexion entre elles: les Pythago- ZQ sant de l’Est à l'Ouest par le zénith et de l'Ouest à l’Est par le nadir, le mobile céleste qui décrit l'Equeteur a constamment l'hémisphère Nord sur sa droite mouvement que dans un mobile et comme une propriété du successives, 417 NE LA DROITE ET DE LA GAUCHE SIGNIFICATION AUGURALE SP’ PN passage supérieur au méridien d'une part, che. La ligne des pôles coïncide entre ceux du coucher et du passage inférieur d'autre part, sur l’horizon avec la méridienne repérés les uns et les autres sur l’Equateur céleste, une corrélation qui permet, par un systeme de deux coordonnées, de et leur hadteur est nulle: étant l’un et l’autre à égale distance du zénith et du nad:r, aucun ne peut être dit en haut ou déterminer en longitude et en latitude, non pas seulement la en bas. position du mobile, mais son mouvement et la direction de Si nous passons dans l'un ou dans l’autre hemisphere, tout l'équilibre du Cosmos semble s'être modifié. Dan” l'hémisphère boréal, le plan de l'équateur céleste (v. fig. 56, p. 413) s'est penché vers le Sud du zémth; dans l’hémisphere du lever et du ce mouvement. Or, au sujet précisément de cette détermination. Aristote prétend que la théorie pythagoricienne est en contradiction formelle avec Ja réalité. « Ceux, dit-il, qui habitent par là (entendez « dans l'hémisphère Sud » : Aristote vient de parler du pôle « qui ne paraît pas », è &gavi; r£Ac:) sont dans l'hémisphère d'en haut et sur la droite, et nous sommes dans celui d’en bas et sur la gauche, contrairement à ce Fic. 59 Q'Z” austral, il s'est en sens inverse penché vers le Nord du nadir. L'air, expliquait Empédocle, ayant cédé sous la poussée du soleil, les pôles se sont inchnés; le pôle Nord s'est élevé, le pôle Sud s’est abaissé », ‘EureècrAÿ: Eheys... wth. * 723 S'aépez eikavtes tH +20 viso Spa exrrnchyvar «dc pacos nai sa qu’affirment les Pythagoriciens; ces derniers en effet soupiv Rope idobrvas, tz dì vima tanetwnbiivar, vali val civ cv “tiennent que nous sommes en xsspsv (1). — On peut dès lors parler de hauteur des poles: comme disent les astronomes, en langage scientifique, ia hauteur du pôle Nord, considéré comme pôle principal, est une quantité positive qui peut varier jusqu’à +90°, celle du haut et dans la partie de droite, tandis que les habitants de l’autre hémisphère sont en bas et dans la partie de gauche : c'est tout le contraire qui correspond à la réalité », of pév ¿net chactvtes dv tH avo eisty tyrsoatplw zat res “> el ot LA) 3 . . are ~ Lu x ov étste, ie d'Ev 10) nat val mpós Toi: Apıszepel;, Evavitws À ws Se © Tluday io tor = Aéyous, * Enelvor yap pôle Sud est une quantité négative qui peut varier jusqu'à —00°. m Hpac veo Tudor war iv =p seks dots, Tod: à Î'inei uate nat Ev to apiezssem * cupéatver Sì tebvavtisy (De caelo, II, 2, 285 b). (1) Ap. Sro8ér, Eclog.. I, 15, 6 d (ed. Wachsmuth, t. I, p. 147).

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Dans ces conditions, l'hémisphère boréal qui est le nôtre se trouve, par rapport à la trajectoire du soleil décrivant Zenıth l'hémise trouve point initial (1) : il revient donc a la droite ou à la gauche dans les deux hémisphères, mais successivement dans l’un, fo). Ce sont dune les Pr- Fig. ño. — Projection de l'Est de vue objectil ou is seg POmst, Hémisphère boréal en placent et qui est le point haut et à droite. Hémisphère puis dans l’autre, les deux phases, initiale et finale, du circuit se situent l’une dans un hémisphère, i austral en bas er à gauche. S. g d “Phase finale se trouvent avoir raison contre Aristote. im! fa Mais, objectera-t-on peut-être, si le Nord est à la droite et le Sud à la gauche du mobile considéré dans sa trajectoire, les Pythagoriciens ne l'autre dans l'hémisphère opposé; dans ces conditions, bien qu'il procède alterque, interpretent la réalité avec exactitude et ahoutissement, car, Toutefois, comme le mobile ne paraît pas simultanément WAT AH EV Gi ZEVITEQGI CV, DIE. scientifson 459 pour l'hémisphère austral. et sur la gauche, 72d: Suet de vue vraiment comme a LA GAUCHE Tpòs tH tés. c'est-à-dire Ar} tiv dorrtspiiv val ini tx aprecia être en même temps en bas thagoriciens qui, du point DE évolue de la droite, sei: 3% 227%. à la droite, +22: zu Enz. c'est-à-dire 272 20v 3eiuv val int 12 5:52 pour l'hémisphère boréal; il évolue de la gauche, zei: 7% 2877. à la gauche, droite, fax: Ava val iv eu austral l'Est ET Ainsi repéré de part et d’autre de sa trajectoire, le mobile î la fois en haut et sur la sphère mobile retourne à DROITE dans la phase finale, la phase «22; 206 s#4: du circuit. voisin de l’Equaäteur, être que LA dans le mouvement circulaire, le point final comcide avec te l'Equateur ou un parallele picos. tandis DE WA Gas ofs) CES sont-ils pas illogiques de poser en principe qu'à l'Est se situe la droite, à l'Ouest la gauche et, si la droite n'est pas à l'Est, mais au Nord, comment conce- Phase ins lia tx. a “e are dif rd voir que le mouvement céleste puisse évoluer de la droite à la droite ? L'objection ne tient pas et c'est mal entendre les données du problème. Dès l'Est, où il commence à paraître et-d’ou, pour cette raison, comme d’un point de départ, est repéré 9:67. nativement de la droite et de la gauche, le mouvement dans son mouvement, le mobile présente sa droite à l'observateur son ensemble est défini, avec un sens unique, de la droite a de l'hémisphère boréal, sa gauche à celui de l'hémisphère austral, en sorte que la direction de l’Est coïncide et s’identifie, pour le premier, avec la droite ‚pour le second, avec la la droite, ou de la gauche à la gauche, suivant l’hémisphère gauche du mobile considéré à l'origine de son évolution. L'Est sera donc, suivant les hémisphères, la droite ou la gauche d'où procède le mouvement dans la phase initiale, la phase agì: 7% apy% de son circuit. Mais, parti de l’Est, le où se situe la phase initiale, le point de départ se désignant lui-même comme le point de retour du mouvement, (1) ARISTOTE, Phy's., 185 a, 2. — Cf. PLATOS, Timée, 58 a . « La rotation périodique du Tout, qui a enveloppé en elle-même les éléments, étant circulaire, veut toujours naturellement revenir sur elle-même.

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Le schéma ci-dessus (fig. 61) représente avec ses deux phases successives l'évolution du mouvement d'un hémisphère à l'autre, conformément aux données pythagoriciennes qui, faisant de l'Est la droite, origine du mouvement (1). nous placent, nous observateurs de l'hémisphère Nord, O (N), en haut et à droite, xm va iv 220 vise. dans la phase initiale du circuit, et ceux de l'hémisphère Sud, O (S), en bas et à On y voit qu’en effet le mobile, procédant d'abord par devant, au dessus de l'horizon, droite, ar: 10 ils. vers #72:20:v. le Sud-qui de l'Est qui est la est le haut, va. évolue ensuite par derrière, au-dessous de l'horizon, Zmchev. de l'Ouest ou la gauche, ar: 20% zgrsrigó. vers le Nord ou le bas, 7230. . -_ te pour revenir finalement à l'Est ou la droite, ace i ye At 1%. 0 = On constatera qu’en boréal correspond fait l'Est a dans l'Ouest dans l'hémisphère l'hémisphère austral, pour repérer la gauche à .la fois au terme de la première phase et au début de la seconde du circuit, mais que la définition de l’ensemble du mouvement n'en est pas modifiée raison que, au cours de la seconde phase, le pour la mobile est invisible au-dessous de l'horizon et que son mouvement doit normalement être défini en considération de la phase où il est visible, par devant, ynzecHev. non de celle où il est invisible, par derrière, Imifev. C'est seulement dans le cas où l'Est repère la gauche du mobile dès le début de la phase visible que la direction du mouvement sera définie de gauche à gauche, et alors Ce cas se trouve étre exactement la réalité dans l'hémisphère austral, mais il est le contraire a dei un po rahe To natura, eu Esther y 2671 Thr ALYÑTENS ESIMPLICIUS, (2) In Aristo!. ARISTOTE, de caelo, De cacle, Il, 2, 285 U, 2, h. 285 b). même de la réalité dans l'hémisphère boréal: avec les Pythagoriciens, Aristote reconnaissait le lait à sa façon --- lort inexactement du reste, puisqu'il faisait état de la hauteur des pôles au lieu du passage supérieur au meridicu — quand il disait : a she Foto. i gaviges rênes = 30 DD in 47177257 tom od vw. Emp 2d gapev (De cacto, 11, 2, 285 bi. A l'Est dans un hémisphère, c'est donc aussi l'Est dans l’autre hemisphere, mais à l'évolution par le Sul, ces l'évolution par le Nord qu'il convient d’öpposer pour confronter la divergence de sens, à droite ou à gauche, du mouvement céleste, telle qu'elle se présente cu egard a l'opposition des hémispheres. Comme le niontre le schéma de la fig. 61, dans l'hémisphere austral, le mobile céleste, evoluant de l'Est a l'Ouest par le Nord, vent constamment l'observateur O(S; sur sa gauche et tend incessamment vers la gauche: dans l'hémisphère boréal, le mobile, évoluant de l'Est à l'Ouest par le Sud, tient l'observateur O(N) sur sa droite et tend sans cesse vers la Aroite (1). Chacun de ces aspects contraires de l'évolution du mobile doit évidemment étre considéré comme normal dans l'hémisphère auquel il se rapporte, el comme anormal dans l'autre. Le mouvement im 2222 de l'Est à l'Ouest par le Sud représente la norme naturelle qui s'impose à nous dans l’hemsphère boréal: mais le mouvement «a xptistee2? de l'Est a l'Ouest par le Nord se trouve être pour nous contralre à l'ordre établi; il n'a valeur de norme que dans l'hémisphère opposé au nôtre, et dans lequel il apparaît après avoir disparu dans le nôtre. Repéré à notre point de vue, de la culmination se fait non plus vers le Sud, mais vers le Nord par rapport au zénith. 421 n mment la (1) Cette évolution vers la droite, en présentant consta on duquel autour e), personn ou autel (lieu, droite vers le centre ou deisel, évoluait, les Irlandais la désignaient par le nom deisil cho les Latins par le nom dextratio et les Grecs par le verbe drfesi 11) (ARISTOPH., Plut., 7535 NEN, CIT. 7, di $, etc. Lys. 194,» (MM. mains les avec a zest. ental instrum datif d'un agné accomp homer. a Aphrodite, 16). szigerı « avec la bouche (LUCTEX, Alva, 41), Gmouts SARIST., de mundo, 1, în fine).

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"hémisphére boréal, avec l'opposition BE LA DROITE ET DE LA GAUCHE de ce double aspect de son mouvement, le mobile céleste évolue, d'une part, à droite par devant dans la région méridionale, qui est la région lumineuse d'en haut, d’autre part, à gauche par derrière dans la région septentrionale, qui est la région ténébreuse d'en bas. Constatation interessante : ainsi se révèle l'accord de la conception pythagoricienne et de la tradition homérique concernant le principe de discrimination du bon et du mauvais augure, tel qu'il a été énoncé par Hector, quand ıl distinguait, en les opposant, les oiseaux qui volent « vers la droite, du côte de l'aurore et du soleil », et ceux qui volent « vers la gauche, du côté des ténèbres brumeuses », htiedbe N»Ov 4 Tel ssi A rimæmn » ton Tres: yw STERN ce - - e x (11, XII, 238-240). Ainsi s'explique probablement aussi la distinètion que l’art augural antique établissait (1) entre les aves praepetes d'une part, qui volant de l'Est à l'Ouest par le Sud évoluaient à droite dans la région méridionale dite antérieure et par suite étaient réputés de bon augure, et les aves inferae d'autre part, qui. volant de l'Est à l'Ouest par le Nord, évoluaient à gauche dans la région septentrionale dite intérieure et de ce fait étaient réputés de mauvais augure. Ainsi également (1) L'opposition des aves pracpetes et des aves inferae dans la langue des augures est attestée par P. Nigidius Figulus, qui fut préteur à Rome en 58 av. J.-C., et dont le témoignage nous est rapporté par Aulu-Gelle : « Avibus autem praepetibus contrarias aves inferas appellari Nigidius Figulus in libro primo augurii privati ita dicit : discrepat dextra sinistrae, praepes inferae. N {A GELLE, VII, 6, 10). — Suivant la remarque de A. ERNOUT (La éléments dialectaux du vocabul. latin, 1928, p. 185), inferus sert à epposer les chuses et los êtres infernanx aux di superi; cf. Tann . ras fr. VI (70). Ribb.* : Acherunsia templa alta Orci 1 palida leto nubila tenebris loca, salvete, infera <noctis>. 423 -- car la pensée antique assoctait intimement la lumière et la vie, les ténèbres ct la mort — on s'explique que le tour a droite, évoquant l'évolution du mobile céleste dans la région supérieure de lu luunére, ait ete pratique au cours de ccremonies où se manilestait la joie de vivre, particulicrement a la naissance ou dans les Lestins, et que le tour a gauche, symbolisant !’&volution dans la région interieure des teu bres, ait été réservé aux cérémonies funèbres, telle la course de chars aux funérailles de Patrocle. La confrontation des phases initiales, de V’Est a l'Ouest, dans chaque hémisphère, permet de donner de la direction du mouvement céleste, sous ses deux aspects opposes, une définition adéquate, réduite, semble-t-il, à sa plus simpic expression : le mouvement est à droite, avec culmination vers le Sud, pour l’némisphère boréal; il est a gauche, avec culmnation vers le Nord, pour l’hémisphère austral, Cette définition pourtant doit être simplifiée encore. A considérer en effet les choses du point de vue objectit, il ne peut être question de culmination, non pius évidemment que de passage inférieur, puisque ce n'est la en fait qu une pure apparence de projection du mobile dans un sens ou dans l'autre toute relative à l'observateur, et nullement une réalité attribuable au mobile en quelque point que ce soit de Sa trajectoire, Dans le mouvement circulaire dont il s'agit, il n'y a, il ne peut y avoir, a proprement parler, ni haut ni bas; à quelque moment, en quelque point qu'on le considere de sa trajectoire, le mobile se trouve toujours a égale distance du centre de rotation, mais tout moment, tout point . indifféremment et au même titre doit être considéré comme extrême, ¿sa per agertósa izov TÚ péreu vÉyevev Ecyara, Suites aa yon impara mequnéva (Platon, Timée, 62 d). Dès lors les notions de haut et de bas s'évanouissant, il ne reste plus que la droite et la gauche commie principes de détermination objective du mouvement considéré en sot, absolument : c'est précisément ce qu'enseignaient les Pythagoriciens, au grand étonnement d'Aristote, qui ne concevait, lui, le mouvement

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que dans sa relativité : 25 vat cov Ilubayoguó ay sts bauuz- DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 425 quel serait le sens originel : li saute aux yeux que c'est de eu fn fio ai ir ur Chessy <2 iv au eh. sens de « rectitude », ainsi qu'en temoignent le fatin rectus, (de cato, Y, >, 285 a). dom le français drws est un derive, l'anglais 24: et Vaile- Encore convient-il d'observer que, si le cercle de l'Equateur mand vecké, qui sont identiques au latin. Il y a plus. Dans cette idee ue céleste, telle une unmense roue qui tourne autour de l'axe de: rectitude : est impliquee, poles, présente deux faces latérales, l'une à droite, l'autre iu à gauche, ce ne sont là que deux aspects opposés d’une seule comme l’attestent, en latin, le verix: 7e #-0, entre autres mots, la base, l'idée précisément d'une norme qui s'impose, et iméme réalité, analogues par leur dualisme aux principes avec ses deux sens du reste voisins : + contraires, l’un bon, l’autre mauvais, qui se conjuguent dans mander »; en sanscrit, les formes rdj. + commander », « goule concept antique d'une seule et même divinité. L'opposition verner », ri-j-ras,« conducteur », a cote deryrus.« dro », des directions à droite et à gauche n'est pas le fait du moutju. correct, droit » et en celtique, l'irlandais sect, « loi », le breton 7ezz, « ordre » (1). vernent, mais le nôtre et parce que nous sommes les uns a sa diriger + et + comdroite, les autres à sa gauche. La raue qui tourne n'a qu'un Quant au rapport que dénonce le mot « droit » entre les seul mouvement, et elle tourne toujours dans le même sens. deux idées « aller droit » et « aller 2 drone », c'est dès l’ori- Le mobile qui en decrit la circoniérence ne va ni à droite gine même qu'il a dû s'établir, puisque c'est le sens étymoni à gauche; il va toujours droit devant lui, en sorte qu'il logique du mot qui l’éclaire el le justifie. Etymoiogiquement, revient infailliblement au point même dont il était parti. la droite étant la direction qui, sans dévier, conduit droit Projetée sur le plan terrestre, de l'Est où il apparaît à l'Ouest au but et qui s'impose impérieusement en raison même de sa où il disparait, sa trajectoire est repérée par une hgne droite, limite commune de démarcation de la région qui est à sa rectitude, comme la seule vraie, la seule bonne voie (¿he 7224: way), il faut, si Pon n'y est déjà, en conformité du bon sens droite et de celle qui est à sa gauche. La voie idéxle que (to & trace ainsi la norme céleste, c'est donc la voie droite et c'est ramener à la à l'idée de « droiture », au sens de rectitude, que nous aboudrone (keep io the right); faute de ce redressement pour se tissons en dernière analyse, quand, avec les Pythagoriciens, ramener et tenir a la droite, on court se jeter directement nous considérons le mouvement céleste du point de vue . dans le fossé (who 35 unable io right his car runs straight pureinent objectif. Notre langage, par des expressions qui gardent encore l'écho d'une tradition ancienne, semble de singulière façon confirmer cette déduction. Nous employons le même mot « droit » pour exprimer les deux idées « aller droit » et « aller à droite »; right en anglais, rech/ en allemand ont également le double sens « qui est droit » et « qui est à in lic right), redresser sa direction, c'est-à-dire la droite (so righáf) et tenir constamment à la into the ditch), De celui qui sait faire œuvre comme il faut, conformément à la règle de son art (arigAt), on dit qu'il est .« adroit », qu'il opère d'une façon « adroite » et l'on dit aussi qu'il opére avec « dextérité ». Mais celui qui, dans la pratique de son art, procède « à tort et à travers », sans se conformer à la rectitude de la norme, nous disons de lui que c’est un « maladroit » et qu’il procède avec « gaucherle ». — Awkwardness, « gaucherie » droite ». Ces deux idées, aujourd’hui tout à fait distinctes, voire absolument différentes, pour être restées ainsi associées sous un inême signe, auralent donc entre elles un rapport étroit, au point de comporter une origine commune? Mais (1) BRÉAL et Ramniy, Dict. étymol. lat., p. 306, s. v. rego. — ErxouT et MEILLET, Dict, dtvm. de la langue lat., s. v. rego et rex. — V. Hexry, Lexique étym. des termes les plus usuels du breton moderne (1900), Ss. v. reiz.

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DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE ou « ınaladresse »,.gardait encore en moyen-anglais le sens mod. clezz (1), au gallois cledd, au v. irl. cle, Se trouve en archaique de « tendance dans une direction anormale » (1). — irlandais sous la forıne even, avec le sen: : qui est de tra En Jatin, à rectus s'oppose pravus, « tors, de travers » au vers », sens physique {jambes, bras, bouche, etc.) (2) et « perverti, « pencher, incliner, obliquer +, le mot celtique a été rappruche dépravé » au sens moral; depravo s'oppose à corrigo, dans du Varron Clon, gl. vbliguus (2); gotique Alezduma (3), derivant « à gauche », 427 d'une racine cldu slave 4/22, généralement considéré « pencher » (4), du lituanien S/eivas, « aux jambes torses » (3), comme formé du prélixe péjoratif per- (=7aza, indiquant du grec xAi-vw. « pencher », du latin ¢/zv0, notaminent dans (L. L. 9, 11). Pravus est « déviation », que l’on trouve dans perdo (cf. skr. pard-43), ses composés 2#clinv, « ıncliner, infléchir, dévier », decimo pereo, gr. rapz-snevècs) et « (se) détourner, (s')éloigner, (s')écarter ». et dans les tormes notamment dans perperus, qui est ancien et qui est resté dans clivus, « pente », clivis (ci. clzvia auspicia, expression de la l'accusatif adverbial perperam, « de travers » (3). langue augurale perimo, perfidus, perjurus (ci. Pour désigner la « gauche » par opposition à la « droite », les mots sont divers et semblent impliquer à la base l'idée acchvis, = « quae aliquid fieri prohibebant (6) acclivus, dans Festus (s. v. +); clitellae), interprete « Oblique erectus », de quelque chose qui est « oblique, de travers, tortueux » Ainsi, a en jugér d’après le témoignage des mots mêmes, par contraste avec ce qui est « droit ». Le grec *cral'éc, identel qu'il se dégage de leur étymologie et des locutions traditique au latin scaevus, est de même racine que le gallois tionnelles où ils sont employés, chutth, « gauche » et les formes irlandaises czofachk, « gaude la droitg et de la gauche réside dans la contormité ou !’opposition fondamentale cher », ciotan, ciotog, « gauche », que Pedersen (4) rapproche dans la noh-conformité d’une tendance avec la norme de du moy. haut-allem. schzef, schiec, « oblique, de travers ». — rectitude qui s’impose à elle : seule, la droite est normale, Correspondant au grec *rxıFi: (cf. v. sl. lev), « gauche » et mais elle l’est par essence et, comme telle, s'impose avec la probablement dérivé d'une racine */e2-, « courber » (5), l’advaleur jectif latin laerus comporte le sens archaïque de « courbé » partout et toujours. Quant à la gauche, elle est anormale par (vers la terre) dans Servius : « laevı <sezlic. boves> quorum essence, puisqu'elle est la négation même de la norme de reccornua ad terram spectant (6). — Un autre mot pour désigner titude et de ce fait, logiquement, elle est frappée d'interdit. la gauche et apparenté au vieux breton cled (7), au breton Or ce témoignage étymologique et traditionnel des mots, d’un impératif catégorique, dont la valeur probante ne saurait (1) Moy. angl. awk-, probablem. isl. afug, « turned wrong way » + suff. ward signifiant « direction » (CHAMBER'S Dictionary of the English language, s. v. awkward). (2) Cf. CicéRon, de fin., V, 17 : « Videsne ut si qua in membris d’une façon absolue, être récusée, concorde remarquablement avec le rôle attribué respectivement à la droite et à la gauche dans la conception pythagoricienne du mouvement céleste. Nous avons vu en effet que, considéré prava, aut debilitata, aut imminuta sint, occultent homines ? » — Ci. Horace, Sat., I, 3, 48 : « Pravis fultum male talis. » (3) V. ERNOUT-MEILLET, Dict. étvm. l. lat., s. v. per et pravus. (1) Victor HEXRY, Lex. étym... du breton mod., Rennes, 10900. — Br£aL et Barty, Dict. étym. lat., s. v. per. : (4) H. PEDERSEN, Vergleichende Grammatik der Keltischen Spra- (2) E. WixbiscH, Irische texte mit Worterbuch, Leipzig (1880), p. 42. | chen, Göttingen (1908-1913), vol. I, p. 77. (5) ERNOUT-MEILLET, op. cit. s. v. lacvus; Bolsaco, Dict. étym. l. grecg., S..V. deus. (6) SERVIUS, in Georg., 11, 55. . (7) J. Lotu, Vocabul. vieux-breton, Paris (1884), p. 74. (3) Victor HENRY, op. cit. (4) CURTIUS, Grundzüge der Griech. Etvm., st éd., p. 150, (5) ERNOUT-MEILLET, op, cit., s. v. cli. (6) P. FESTUS, 56, 19.

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DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 429 du point de vue objectil, absolument, le mobile céleste, sans unique, ni uniforme, ni régulier (1) ». Pourtant, avec sa réelle jammus devier d'un cöte nm d'autre, va droit devant sol, avec ermplextto et une rectitude quí le ramene ınlailliblement an point même rentes des dont il était parti; mais que, consideré relativement à nous, des planetes, li nous Ment constamment à sa droite el constamment évotue semble une véritable unité a notre drone, de PEst à l'Ouest par le Sud dans sa phase visible, de l'Ouest à l'Est par le Nord dans sa phase invisible. Si vraiment il constitue notre norme, est celle de la droite et, pour aller avec lui, il n'est que d'aller à droite comme lui. Aller à gaucie, ce serait, comme si le mobile céleste évoluait de l'Est à l'Ouest par le Nord et de l'Ouest a l'Est par le Sud, nous engager dans un sens contraire à celui dans lequel nous voyons la norme évoluer réellement et par conséquent aller à l'encontre de la loi établie. Toutefois la gauche n'est pas seulement et simplement la direction opposée a la droite, c'est plus précisément, ainsi que l’atteste l'étvmologie, la direction qui va de travers opposée à celle qui va droit, l'obliquité opposée à la rectitude. Cela étant, puisque l'analyse de la pensée antique nous induit à chercher dans le mouvement apparent de l'Univers un il les irréguiarites apps se compose, comme celui des fixes, M Rpts ca WIAA in le mouvement présente dans son en- ; e: xs Y uaz nes the anos: ER RSR. Sut Ft Barum iv Rotgov Reis tag vavevpivas alzi 21.27 messes (2), pour suivre la voie droite qui est la sienne, la direction qu'il nous impose malgré les variations, divers arbes dont Cette unité, c'est le soleil qui la lui contére par son mouvement propre. en entrainant à sa suite, Je long de tout Je systeme excellence et planétaire, dont il pour amsı dire le cœur, est le l'Eclipugue, réguiateur suivant par la très juste image des Pythagoriciens : yéssy sim dovacasve, st [lobes PEL Toy til ADS THY Tansy NITRATO vai thts vapliav sob navies (3), Eminemment représentatif du mouvement diurne en sa simplicité,. 11 se trouve donc que le soleil l'est en nıeme temps aussi du’ mouvement annuel en sa complexité ; tous deux. si dissembläbles qu'ils soient, il les associe intimement en lui, de sorte que par lui les crrants, avec leurs variations, leurs irrégularités apparentes. sont ramenés et soumis à la règle invariable des fixes et ainsi intégrés dans l’ordre universel (4). archétype de gaucherie-distinct de l'archétvpe de droiterie. si la rectitude de la droite a son madèle idéal dans Je mou- 11) THÉON DE SMYRNE, II], 22, éd. Dupuis, p. 242. vement des fixes suivant le plan de l'Equateur céleste, P’oblıquité de la gauche ne peut avoir pour exemplaire que le mouvement des errants suivant le plan de l’Ecliptique, incline (2) SIMPLIC., In Arist. de caelo, I. 11, 12 (292 b 30), éd. Heiberg. éd. Dupuis. 401. (3) Tuños pe SMYRSE, IT, 15, p. 226. — Théon sur celui de l’Equateur. C'est ce qu’un bref examen de la rapporte encore Ja mème tradition plus loin, 111, 33. p. 302. — Cf. MACRORE, Saturn,, 1, 19, à propos du cours des planètes conception ancienne du mouvement planétaire va nous montrer, en nous permettant de faire une mise au point svmbolisé, dit-il, par les sept cordes de la lyre d'Apollon : « Ut Ivra Apollinis chordarum septem tota calestium sphacrarım nécessaire. tituit. » * * * Par un contraste dont les Anciens semblent avoir été vivement frappés, « le mouvement des étoiles est simple et unique, régulier et uniforme; mais le mouvement des planètes, bien qu'il soit circulaire, n'apparait ni simple, ni motus pracstat intelligi, quibus solem moderatorem natura cons- (4) Les trajectoires compliquées et irrégulières décrites par les planètes sur la voûte céleste donnent l'impression que ces astres se meuvent au hasard (cf. F'LATON, Lois, Sar c, 17-21). Mais ce n'est là qu'une apparence. En réalité « ce que l’on pense communément du soleil, de la lune et des autres planètes n'est pas une doctrine saine »; en effet « jamais ces astres n’errent, leur cours est tout’ l’opposé d'une marche errante » (PLATON, Lois, S22 a, 4348). A Pythagore est attribué le mérite de l'avoir découvert (voir

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En sens inverse du mouvement diurne qui va de l’Orient l'Occident, le mouvement solaire annuel évolue de }'Occident à s'agit-il pour nous que de directement, comme le gegéueve: mouvement (1), diurne, — mais non la conception intelligible à tous, le sens générai des deux mouvement, inverses et conjugués du ciel des fixes rapporté au plan de pas l'Equateur et du système planétaire évoluant dans le plan de biais, alternativement vers le Nord et vers le Sud, de sorte qu’il s'effectue, dans le même temps, à la fois en longitude et en de lEclyptique. latitude, à. travers l’obliquité du zodiaque, bas, ce sens est comparativement indiqué par le schéma ci- Abstraction faite de toute determination de haut et de ¿vz secénever (le soleil, Ja lune et autres planètes) > rav chy zack Van: contre (fig. 62) pour un lieu adt@v quelconque Asycudvyy goody... R-VATAALY TOÉTOVTAL, # x o,O7 + vat and cav popcioy ext ta véina de latitude bopar un obserDéfinie réale. val a RES: shy DE ane Tod Mepivod THY ara pci made: mote may mocópevo yor x + perábaci ‘ Ar > # vateur situé en O, au centre DI vosrmmed apts civ yarnesiviv val AVATANIV PEPÓMLEVOS 12 THY 750 jodo Mii fictif vedasi be Gy del de wpstvrat (2). commun du double En conséquence des deux mouvements en sens inverse dont mouvement circulaire, la traelles sont animées (3) — car tout en effectuant leur mouvement jectoire du’ soleil décrivant propre, elles participent au mouvement d'ensemble de l'univers — les planètes, « passant d'un parallèle à l’autre, décripuissg être. l'orientation de l'Equateur QQ’, quelle que Tobsérvateur, est ‘repérée de vent des spirales semblables aux vrilles de la vigne ; c'est comme si l’on enroulait une courroie autour d’un cylindre, gauche à droite, ¿mi S:Ëta. soleil décrivant l’Ecliptiques 5 est repéree de droiteà gauche, Nous ne pouvons songer à nous engager dans un dédale aussi compliqué, au risque de nous égarer. Aussi bien ne dat plus haut p. 364, note 4). « La découverte de Pythagore établis. sait que le mouvement des planètes errantes n'est pas.plus.irrégulier* que celui des étoiles fixes.» (L;. ROUGIER, «LI‘origine :‘astro: a nomique de la croyance pyihagoricienne a l'immortalità desâmes, p’ în ” aprorepd. | Même constatation, si on définit le sens des mouvements, du point de vue de l’observateur, mais du point de non plus ‘vue du mobile qui décrit l’une et l’autre trajectoire : durant toute son évolution, le soleil décrivant l’Equateur tourne incessamment- vers sa droite, ix) dé et tient constamment leurs dépéches (4) ». DS Pie. da tandis que la trajectoire du d'un bout a l’autre: telles étaient les lanières enroulées sur les scytales de Laconie et sur lesquelles les éphores écrivaient 4 Bs ‘20.), i ay PORPHYRE, Nepi dopati, ap. | Sronie;“Edg e I 25, “xVE‘centre. d’observation O sur:sa droite, neds tot: deftoic, tandis - que, décrivant PEcliptique, il tourne incessamment vers sa in’ agistepa, et tient constamment le centre d’obser i em tots apısmepalz. Wachsmuth, ‘I, 209). -— Tüv pabnyariry Teves pb e:Maras”gaotı;.. ‘vation sur sa gauche, rpès E clog., I, 24, 2 b (éd. Wachsmuth, I, 205). — "Alpin rai oi pon parexot TOUS rdavitus This aravéciy dvavriovs È and yap ducnay in. à . varo)akg sphère boréal, qui est situé à la droite du plan de l'Equateur, se trouve être à la gauche du plan de l’Ecliptique. e Tous Havre toîs Amlavioımò Suousy br” duaroldediripépebne (S Tobie, ~~ x découvrir, dans 431 pythagoricienne, sous une forme imagée destinée a le rendre l'Orient, è arcs mov ivaveley ci) woke metsirn Bpépov.... aurez ani usw rt saz dvaschà: LA GAUCHE &vrepeperdae (EUSEBE, Praep. evang., XV, 47 2 (847, a). (2) THÉON DE SMVRKE, II, 12 (éd. Dupuis, pi 220). (3) "Edexa di ypdper rd mlavénusva xora ouußsönxös bra: Th So umveioda: revises évovrias ¿Midas (THÉON DE SMYRNE, 1. cit.). (4) THÉON DE SMYRNE, III, 43 (éd. Dupuis, p. 328). D'où il suit que, eu égard au sens du mouvement, l’hémi- Quant à l'hémisphère austral, sa position respective est natu rellement toute contraire : à la gauche du plan de l'Equateur, à la droite du plan de l’Ecliptique.

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433 des pôles de l'Equateur est nulle. En un tel lieu, le soles), décrivant l'Equateur, passe exactement au zenith les 10ur- Cela étant, d'ores et déjà nous pouvons déduire avec certitude lequel des deux hémispheres définis, soit par l'Equateur, soit par l'Ecliptique, doit être réputé « en haut », et des équinoxes et, sur Phorizon, ces qours-la, VESI repere le lequel « en bas », dans la conception pythagoricienne. Pour point de son lever, l'Ouest celui de son coucher. Un simple coup d’ceil sur la figure 63 permet de constater qu'en fan les Pythagoriciens, en effet, en tant que principe de détermination, le haut ne se sépare pas de la droite, cinze 4273 cd: Tubayepsisus è iv ÊsEtév ton (Simplic. ln Arist. de caelo, II, 2,:285 b, 28), non plus que le bas ne se sépare de la gauche, en sorte que ce qui est déterminé « à droite » l’est aussi.de ce fait « en haut », et ce qui est déterminé « à gauche » l’est en même temps « en bas », iv +6 Avo val xpd¢ este Berit... iv tH) vato val api: 721; apiocipet: (Arist. de caelo, tI >2, 285 b). En conséquence, ante traduire fidèlement la pensée pythagoricienne, nous devons, des deux hémisphères définis par le plan de l'Equateur, repérer celui du Nord « en haut » et « à droite », celui du Sud « en bas » et « à gauche » i — déterminations dont nous avons déjà vérifié l’exactitude A FIG. 03 G“ 7 Q’Z’ (v. p. 417) — mais, des deux hémisphères définis par le plan les deux mouvements considérés, l'un dans le plan de de l’Ecliptique. repérer au contraire celui du Nord « en.bas » Nord) év rete %vo mal l’Equateur, l’autre dans celui de l'Ecliptique, s'effectuent en sens inverse, ìvavzia; elvaı 2253 gesà: (Arist. 2. c.), et que. repérés tous deux à l'horizon de leur point d’origine apparente à leur point ‘d’aboutissement, ils, procèdent respectivement. dans le plan de J'Equateur. de l'Orient à l'Occident an’ avazshüv ixt Buenas. dans le plan de l’Ecliptique, de 10% SeStotc isudv, ineivor dE (hémisph. Sud)iv +25: xara xl reis l'Occident à l'Orient, ar: Zospiev ir avassnas. Comme à partir aprotepote (de caelo, II, 2, 285 b). Et Simplicius précise l’afdu point vernal +. le soleil ‘et « à gauche », celui du Sud « en haut » et-« à droite ». . Aristote taxe les Pythagoriciens d’erreur dans. la, détermi- : nation du mouvement du système planétaire Come dans celle du mouvement du ciel des fixes et les contredit: formellement en déclarant : ‘Ada tH“ yiv Beutéoac-méprgopäs. stoy o ans cv mhavhsov, fusi: wey (hémisph. firmation du « Maitre » : ti; TA2vopéws Suwiseos>...Sve pivà Popstog niicc, 1470 25O vétise (07. cit., ad loc.). Nous allons voir qu’Aristote n'a pas mieux compris la _qu'à partir de d'automne y? il passe dans que sur celui des « inerrants » et que la réalité leur donne l'hémisphère austral, la partie © encore raison contre lui. supérieure y: du plan de l’Ecliptique correspondant à détermination comparée de l’Ecliptique et de -PEquateur la période qui va de-l’équidans le ciel et sur le plan de l'horizon terrestre, supposons noxe de printemps à l'équid’abord: que l’observation est faite en un lieu où ‘la hauteur | l’equinoxe doctrine des Pythagoriciens sur le mouvement des « errants.» Pour plus de clarté dans l'oste, puisqu’il s'ágit d’une Nord décrivant l’Ecliptique passe. dans l’hémisphère boréal et .en passant FIG. 64 roxe d'automne

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435 par le solstice d’été, se projettera sur le plan de l’horizon, au Nord de Ja ligne E-W, et la partie intérieure +’ e’ y du plan, correspondant à la période qui va de l'équinoxe d’automne a l’équinoxe de printemps en passant par le solstice d’hiver, se projettera au Sud de la méme ligne (v. fig. 64). Or, par le fait même de l'inclinaison du plan de l’Ecliptique sur celui de ]’Equateur, dans'le sens que nous venons d’indiquer, le pôle Nord.P, de l’Ecliptique (fig. 63) se situe nécessairement au-dessous de l’horizon, donc en bas, raw è fiopetos móhos et le pôle Sud P,’, au dessus de l'horizon, denc en haut, &vw 6 vómos. contrairement à l’assertion d’Aristote et de son commentateur; car la ligne des pôles est normale au plan du mouvement et leur hauteur, negative pour le pôle Nord, positive pour le pôle Sud, est, pour la latitude dont il Fi. 65, s'agit, de 23°27’ environ, c'est-à-dire d’une valeur.égale à celle de Vobliquité du plan de l’Ecliptique sur celui l’Equateur. z’Q ©” que dans une région de l’hémisphère boréal précise, scientifide quement déferminable, celle évidemment où s'est constituée 7 Naturellement la hauteur des péles varie avec la latitude. .. Mais quelle que soit la latitude, le rapport demeure identique ..: re, le pôle Norde > de l’un a l’autre plan : dans notre hémisphé la doctrine ‘en discussion: cette région ne peut être située | que par une latitude comprise entre 0” et 23°27’, et sans “ aucun doute sensiblement ‘inférieure à 23°27’, latitude où les 0 jours plus.haut, c'est-à-dire plus près du zénith que les pôles pôles de l’Ecliptique se trouveraient encore à l'horizon, sans hauteur notable. S'il en est ainsi,,le berceau du pythago| risme que l’on s’accorde à placer en Egypte, se Situerait vers correspondants de l’Equateur. le Sud bien au-delà de Thèbes, au-delà même d’Ombos de l’Ecliptique se trouvera toujours plus bas, c’est-à-dire plus * près du nadir, le pôle Sud de l’Ecliptique se trouvera tou| Il est vrai que la hauteur des pôles se mesure normalement, ' de Syène et d'Eléphantine, en Nubie. - {aujourd’hui Ballas); non par leur distance zénithale, mais par l’angle, de valeur positive ou négative, qu'ils font avec le plan de l'horizon. . Nous sommes dès lors forcément amenés à constater; d'après Or une vieille tradition égyptienne, attestée par les historiens anciens et confirmée par. des découvertes archéologiques récentes, fait venir les Egyptiens, À une époque très reculée, du fond précisément de la Nubie (1). les données mêmes de la controverse instituée pat Aristote, : : que, suivant que l’on envisage le mouvement du ciel des” :* (1) « Au témoignage presqu'unanime des historiens anciens, dit Masréro-(Hist. anc. des peuples de l'Orient, 1879, p. 13), ils <les fixes ou le mouvement du système planétaire, un pôle de nom contraire se trouve: alternativement en haut, doric“au-dessus ... : de l'horizon : sö’d'supavod... cis mepipopag.:. 5 &pavfis. Téhes >, ott th dive... “AAA tHe piv Beurépac meppopie, -clov “tig Tüv- + 2. .Egyptienss...appartenaient à une race africaine qui, d'abord éta- 5, propos, un long texte de DIODORE DR SICILE (III, 8), qui débute et ME er = a TAavitoy, Aasls piv iv cò avo, uta. (De caelo, loc. cit.); et, contre l’opinion d’Aristote. le Nil ‘moyen, serait graduellement descendue blie én.Ethiopie sur vers Ja mer; en suivant le conrs dn flenve. » Maspéro cite, a ce que l'Egypte est une se résume ainsi : « Les Ethiopiens affirment nous avons montré que c'est, de leurs -colonies...: » Mentionriant une autre tradition qui rattache les Egyptiens aux gaces d’Asie venues par l'isthme de Suez ou d'une part le pôle Nord de PEquateur (v. p. 417), et d'autre . part, le pôle Sud de l’Ecliptique (v. ci-dessus). + “a i $ n we

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La déduction, si elle s'avérait fondée, ne manquerait certes pas d'intérét. Mais elle n'est recevable que sous toute reserve, car la donnée dom elle déroule, à savoir la hauteur simultanée des deux nóles opposes de l'Equateur et de 1'Ecliptique auwlessus de Phonzen, n'apparait pas, à travers la sèche argu- 43; mentation d’Aristote ni méme le commentaire pourtant plus explicite de Simplicius, comme exprimant à n'en pas dou: la pensée pytliagoricienne authentiane. Une chose ajpara certaine, c'est qu'à propos du mouvement planétaire comme a propos du mouvement des fixes, Aristote prenrl exactement le contrepied de l'opinion des Pythagoriciens. Toutepar une route plus au Sud à travers la mer Rouge ct le désert fois, comme il ratsonne d'un point de vue différent du leur, ambigue, Misréro ajoute a Cette tradition qui fait venir les Egvptiens d'Asie par Visthme de Suez était connue des auteurs classiques, car PHne l'Ancien attribue à des Arabes la fondation sa logique, en portant u l'opinion serait « en haut », et l’hémisphère austral ne serait + en bas » d'Héliopolis; mais elle na jamais eu parmi eux la popularité de qui Nue» In faisait descendre les Egvptiens du fond de la . discmio rapportée par © Jéouier La civilisation égvpone, po api declare que c'est Knonm d’Elephastine qui formal, premier homme. aprés Jéguiex, un texte tres ancien donne le nem de la tribn Wed sortait la race rovale. Cette tribu est incontestablement Nubienne. Un texte .l'Hérodote confirme les prétentions égyptiennes à la Haute-Eyvpte, au delà d'Eléphantine, vers le Sud : « L'oraci: d’Amon tans le désert ]vbique) déclare que tout le pays recouvert change. faux, risque de nous donner le : l’hénusphère boreal ne Si nous en croyions Simphcius, qu'en considération du mouvement planétaire seulenient, moza van si al Ku: Da aby du ions ata ne sai a 8 Tei: td IV) 3 4 REN. 4 AZ) Os ; TOW : MES DAL 1 III rs, sl Et, 4 ci mpis TS RAMMOpZVSY agesvzis hivotev. dol: core (Simplicius, 11, 2, 285 b). Qu'est-ce à dire ? 1] serait assez étrange que les deux hémisphères définis par l'Equateur el par conséquent les Heux pôles du mouvement diurne ne reçussent leur par la crue du Nil est l'Euvpte et que tons ceux qui, au-dessus d’El&phantine, boivent les eaux du Nil, doivent être des Egypdétermination en hauteur que du mouvement planétaire, de tiens. » (HEROD., IT, 17.) toute évidence, Les fonilles de J. de Morgan, de E. Quibell, de G. Jéquier, dn P. Bovier-Lapierre, etc., ont permis de grands progrès dans la connaissance de la protohistoire égvntienne. Elles sont résumés dans les deux volumes d'Alexandre MorEr, Histoire aucienne, parus en 1936 (Hist, universelle de Grorz). 1.’ Egypte serait composée de trois couches successives qui ont tini par Se ınelanmeı La première civilisation énéolithique est l'œuvre d'une race nettement africaine; l'organisation sociale la plus ancienne découverte jusqu'à ce jour est localisée à Ombos, pres de la nécropole de Négadah (Moret, op. cit. p. 49). où elle présente déjà un caractère spécifiquement « égyptien » (ibid. p. s3). Cette nreles pôles, avec leurs hémispheres afférents, doivent normalement être considérés en fonction du mouvement même dont ils constituent l’axe. Simplicius veut-il dire simplement que le soleil, pour la partie supérieure de son cours annuel, c'est-a-die lorsqu'il parcourt les signes de l’été, se trouve dans l'hémisphère boréal, et que, pour la partie inférieure, c'est-à-dire lorsqu'il parcourt les signes de l’hiver, 11 se trouve dans l'hémisphère austral (1) ? Sans doute. Mais il ne s’agit là que d'un repérage wave zör:v de la montée et de la descente solaire sur le miére civilisation « africaine, nubienne, éthiopienne », concrétisée autour du culte de Seth, c’est la Haute-Egypte; partie de Nubie, elle se serait répandue jusque dans VAIriguc du Nord et en Ibérie (ibid., p. 53). La seconde civilisation énéolithique serait d'origine plan de Vhorizon, alternativement en direction du Nord et asiatique, moyenne des équinoxes {v. p. 433, fig. 64). Ainsi la détermiélamite, apportée par des Cinigrants qui auraient tradu Sud, de part et d'autre de la ligne Est-Ouest au ligne versé la mer Rouge et le désert arabique; établie dans la Passe- Egypte, elle se concrétise autour du culte .d’Osiris. Une troisième civilisation enfin, d’origine arménienne ou libanaise, aurait fondé (1) Cf. Macrose (Saturn., I, 19, 21) rapportant une tradition d’origine égyptienne tie, les races semblent être fondues, mais le souvenir de l'origine inferiore : « Inferi autem nomen soli datur eum in hemisphacrio, id est hiemálibus signis, eursum suum « peragit: superi, Héliopolis, en y établissant le culte de Rá. Vers la seconde dynasafricaine, nubienne, éthiopienne a persisté dans toute l’antiquité. » du fond du peuple égvptien cum partem zodiaci ambit acstivam..., quia duodecim signis zodiaci, sex superiora, sex inleriora censentur,

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nation n'est pas faite objectivement, comme l’entendent les ne peut nullement l'être pour définir le mouvement planétaire, Pythagoriciens, qui est essentiellement à gauche, Celui-ci doit logiquement 438 b> sur le plan du mouvement même, dans le ciel où ce mouvement évolue à travers les signes du zodiaque, être défini de la gauche, «ri rüv apure pô. dans sa phase en direction alternativement, non «lu Nord et du Sud, mais . initiale, wet: tH 2677. à la gauche,im: 72 denispz. dans su phase terminale, xgès t@ téAe, et d’une façon explicite : de du zénith qui est le haut et du nadir qui est le bas. Il y a pis. Du moment que, dans le repérage du mouvement planétaire, on situe sur l'horizon le haut vers le Nord et le gauche à droite dans la première phase, de droite à gauche dans la dernière. Au reste, la détermination du mouvement solaire annuel bas versile Sud, la droite se trouve nécessairement située à l'Occident et la gauche à l'Orient, xp: ti Bus tic axhavots ein av <b dev tic rAavouévrs (1). Or, se basant sur ce fait que le mouvement planétaire évolue d’Occident en Orient, ne se fait pas et ne peut pas se faire exactement de la méine manière que celle du mouvement diurne; car « par-devant » au-dessous ‘sou « par-derriére », c'est-à-dire au-dessus ou au rebours du mouvement des fixes (2), et partant de ce de l'horizon, avec la culmination et le passage intérieur principe que le mouvement procéde de la droite (3), Aristote repérés sur le méridien, le haut et le bas du plan de translaen localise la phase initiale de droite vers le haut (4) dans tion varient incessamment d'un jour à l’autre, et par consél'hémisphère boréal, et la phase terminale de gauche vers . quent aussi la gauche et la droite considérées comme origine le bas (5) dans l'hémisphère austral. . de la phase de montée et de la phase de descente. C'est là une nouvelle et grave méprise. Dans tout mouve- Sur le plad de l’Ecliptique, quatre points se présentent ment circulaire — et le mouvement planétaire peut dans son qui sont utilisables en vue de la détermination : les deux $::- points équinoxiaux et les deux points solsticiaux, l'origine ensemble être considéré comme tel (6) — le mobile parti-d’un point retourne à ce même point, en sorte que le terme de la” :*- pouvant: être indifféremment un point équinoxial ou un point translation y coincide avec le commencement (7). S'il part . solsticial. Si l’on adopte comme origine un point équinoxial, de la droite, axt tav èetuiv, il retourne à la droite, ¿mi cà Belrd: il en est ainsi du mouvement diurne. Mais le: principe « Belibv ¿om 72 Cbev È apyh 7% xivhozwz » (8), valable pour le mouvement sera défini de gauche vers le bas dans une définir le mouvement diurne, qui est essentiellement à droite, évoluant de l’equinoxe de printemps au solstice .d’été; pro- 1 | 439 cédant de gauche à gauche, le circuit annuel ainsi défini de l’équinoxe d'automne à l’&quinoxe (2) ‘Avira y2p Toto: Y Ape Tie sviene sore dex Ti ¿vavriac. sivat TA; popa; ( ARISTOTE, De caelo, 11I, 2, 285 b).- (3) Tüv 2pKir... Ts ALIÑOEm5. FOUTÉCTL. TO dae (Siuruscrus;..1. Cat). 8 re (4) Th pv Fit zui Th dekeby Apyai... Tic xar% tomo» xeviosas Ci de (5) TU dé 227% not ty Seurresoy Term TOI Wera (SIMPLICIUS, "4 cit.). (6) Eu réalité, le soleil décrit autour de la terre, dans le plan de * l’écliptique, une ellipse dont la terre occupe un des foyers;.' (7) ARISTOTE, Phys., 264 b, 9. — V. ZELLER, Die ‘Philosophie ” der Griechen... Zweiter Teil (1879), 15, 490,1; 491, i (traduction Fe, franç., 1920, Pp. I, 465, 3 et 4). — 343. (8) Sımpricius, 3. cit. l'hiver, et de droite vers le haut dans une phase terminale ness (1) STMPLICIOS, L ch. I. cit.) phase initiale évoluant de l’équinoxe d’automne au Solstice HAMELIN. Le système d'Aristote, Pare, d’automne serait, pour 7 da_ repartition de la durée, exactement a à “l'image du circuit x eg Pfriode kithreisedela durée, à.ani-déelin solaire, sckeidanit la:“période”‘lumineuse.et?arquant le début de la durée, jour où amule a:“Plusieurs peuples dans l'antiquité adopterent > RL habitnde. de:compter par ribits; la nuit siena le jour LT. a«plus haut;*chap. IV, _P. 322, note 2) existait chez les Celtes MI Lorn, L'année celtique d’après Ics textes irlandais, gallais, : bretons- et lé calendrier de Coligny, Paris, 1904, p. 4 sqq-; G. "aces, Manuel pour servir-a l’étude de l'antiquité celtique, Paris, ES x $ prai;pue aBE 3 67 $ e a > . '

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celte lagon de repérer le mouvement solaire dans le temps LA DROITE ET DE LA GAUCHE 44! amenés à induire que la gauche considérée comme origine et dans l’espace. C'est le point vernal que l'on adopte comdu mouvement dut être le solstice d'hiver, repéré vers le bas, imunement aujourd'hui comme origine des ascensions droites. et la droite, le solstice d’été, repéré vers ie haut, le circuit Toutelois la annuel se trouvant en ce cas défini dans son ensembie d'ur position du point vernal n'est pias tacile a déterminer directement, etant donne ia rapidite avec laquelle solstice d’hiver à un solstice G'hiver varie la déchinaison du soleil à l'époque des equinoxes. diurne défini de minuit à minut (1). Par le tait, d'après un A l'époquedes solstices au contraire, cette variation étant témoignage identique d'Eusèbe et à l'image du circuit de Stohée, le fameux extrémement jente(i) et s'arrétant lorsqu'elle atteint 2 3°27, son maximum, l'observation est beaucoup plus aisée et le Empédocle d'Agrigente, au V' siécle avant notre ere, situait la droite au tournant solsticial d'été, la gauche au tournant repérage plus sûr. Il y a donc lieu de penser que les Anciens tHe. soisticial d'hiver : Bastia durent d’abord déterminer d'un solstice à l'autre la révolu- Tecrunév. proeza 22 tx maza 22 youaesiviv (Euseb., Quaest. ev. tion annuelle du soleil. S'il en a eté ainsi, nous sommes 41, 2 (845 o - siva iv tx vara sey legni - a). Kai Tei aleci sd utsusul> 22 vati civ Gzowy zccminév. Agroticà Ti 22 vata thy yeruiziviv (Stohée, - 1915, p. 373; cf. CÉSAR, De bello gallico, VI, 18, pour les Gaulois), chez tes Kemer | TAciTE. German., XI), chez les Athéniens (au témvignage de VARRON, ap MACRORE, Sat., I, 3 et de Pure, II, 79, 88), chez les Egyptiens 1MasPéRo, Histoire anc. des peuples de l'Orient XV, a class., p. 542 ct note), chez les Numides (NICOLAS DE Eclog. 1, 15, 6 d, Wachsmuth I, p. 147). Ce principe posé, voici comment se répartissent les deux temps de ld révolution solaire annuelle : de gauche à droite Damas, Frag. histor, gracc., t. JU, p. 403, fr. 139), chez les Juits dans la phase initiale qui évolue du solstice d'hiver au solstice (BOUCHET, Hémérologie. p. 232). Quant à l’année, elle commençait, chez les Irlandais, avec la nuit qui précède le 1* novembre, jour de la fête de Tara vu « nuit d'été, en passant par l’équinoxe de printemps; puis de droite de Samhain », oidche Samhain, et au lieu d'année, on disait : d'une fête de Tara à l'autre (Acall. na senorach, Irische Texte, III, 3552. — V. J. Lotu, cop. cit., p. 14: D'ARBOIS DE JUBAINVILLE, Le cvele mythologique irlandais et la mythologie celtique, Varis, 1554, p. 102). — Dans le calendrier liturgique athénien publié dans le Philologus (BOKTTICHER,. Der antike Fesikalender an der Panagia Gorgopiko zu Athen, Philölogus, t. XXII, 1863, p. 383-420), Varà gauche dans la phase terminale, : zenzusarsz; iséucc. qui évolue du solstice d'été au solstice d’hiver, en passant par Péquinoxe d’automne. (1) A Lamia, en Beotie, l'année commençait au solstice d'hiver (Dar. et Sact., 1. cif.). — Chez les Romains, suivant le témoitiste a fait commencer l’année avec le 4° mois du cycle de Méton, gnage de Parménide rapporté par Porphyre, janvier était le mois Pyanepsion, à J'équinoxc d'automne; il l’a terminée avec Boédroinion, qui précède immédiatement Pyanepsion, en sorte que nous avons sans discontinuité la fin et le commencement de l'année. — I,année dorienne, phocidienne, étolienne, macédonienne, commende la « l'orte » (v. plus loin p. 447), qui ouvrait l’anuée au solstice d'hiver, lorsque le soleil, quittant le signe du Capricorne, commence à remonter vers le Nord, se ¿saves ES Thy rapa nai SENTE una thy dpaios mpoczirnny: Èv Gs AL ix alyurepm Epos Ey gait à l’équinoxe d’automne; dans le calendrier de Smyrne, elle débutait avec le mois Hyperberetaios (octobre), dans le calendrier éphésien, avec le Dios (24 sept.), dans le calendrier crétois, avec le Thesmophorion (23 sept.), etc. (DAREMBERG et SAGLIO, art. calenindverse éruoroëVas È el; 7% Sogeta (PORPHVRE, De antro nympharum, 23). darium: — V. KUBITSCHEK, Grundriss der Autiken Zeitrechnung, ouvrait l'année. On s’est demandé depuis quelle époque janvier München, 1928, p. 148-149; P. Ninssox, Primitive time-reckoning, 1920, p. 362 sqq.). (1) La variation de la déclinaison solaire est, par jour, de 24’ au — PLUTARQUE (Quacst, Rom. 19, éd. Bernardakis. II, pp. 260-261) affirme aussi que, dans le vieux calendrier romain, décembre était le dernier mois, tod teheuraioy oy Geriufcos auloter. et que janvier marquait ainsi le début: de, l’année chez les Romains"; on reconnaît que ce fut certainement avant que le calendrier pré-césarien d'Antium ait été rédigé (v. W. Kusirschik, op. cit., p. 103; P. NiLsde 6 an 3 juin et de 2° seulement au 15 juin (Tisserayo et AN- SON, Op. cit., p. 265, 344). — On sait que l’année liturgique chrétienne s’ouvre avec la féte=de Noël, ou de la Naissance, dans la Dover, Leg. de Cosmogr., p. 54). nuit du 24 au 25 décembre, à minuit. 2e mars, de 20’ au 20 avril, de 12° au 20 mai; elle n'est plus que

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Une telle répartition ancienne, dont AUGURALE DF LA DROITE ET DE LA GAUCHE s'avére conforme à une Macrobe nous a transmis un écho tradition : « Cum enim sol in signo cancri aestivum solstitium facit, in quo est longissimi diei terminus et inde retrogressum agit ad diminutionem dierum, Pythius co tempore appellatur, ds répare, Hew, E zon thy séneusaios dgducy tpéyeuv (1). Et de la sorte, c'est un mouvement à droite dans la phase de montée, un mouvement à gauche dans la phase de descente. Rien de plus aisé, dès lors, du moins en théorie, que de fixer le rôle du haut et du bas, de l'avant et de l'arrière dans cette détermination faite en fonction des solstices, 443 dans le mouvement diurne du soleil décrivant l’Equateur, le haut est marqué sur le plan vertical par le passage de l’astre au méridien Supérieur, au Sud du zénith pour notre hémisphére, le bas, par son passage au méridien inférieur, au Nord du nadir. — Dans le mouvement annuel du soleil décrivant l’Ecliptique, le haut correspond, sur le méridien supérieur, à la région du ciel où parvient l'astre lors de son ascension maxima, à l’époque du solstice d'été, quand il se trouve dans le signe du Cancer; le bas, a celle ou il parait s'arrêter lors de son déclin maximum, à l'époque du solstice d'hiver, quand il se trouve dans le signe du Capricorne (1). puisque, suivant les Pythagoriciens, ce qui est déterminé « à droite » doit l'être en même temps « en haut » et « pardevant », et ce qui est déterminé « à gauche » doit l'être également « en bas » et. par-derriére » : ...uaz zb; Iluheropeicos " insivar yas 70 Cello 72 ave val 22 Éprocchev suvizazioy, D'accord avec la doctrine pythagoricienne, dont Platon s'est inspiré, notamment dans le Timée (3), et d'après laquelle le haut et le bas, définis pour chaque lieu par la direction où tendent respectivement le léger et le lourd, sont diamétraleopposés rapport au l’un centre à du l'autre pour monde (4), des de rotation autour Je son axe expliquant l'alternance du jour et de la nuit {v., outre ARISTOTE, 1. c., EUSÈRE, Praep. ev., NV, 58, reconnu que, 3, 850 d}. Ed. ZELLER (Pluiosophie der Griechen, 1859, t. 1, p. 391, trad. Em. Boutroux, |, p. 403) estime qu'une telle assertion ne mérite même nas d’étre répétée et que Copernic a fait aux Pvthagoriciens trop d'honneur. Pour la discussion, v, TIEDEMANS, Dic. ersten Philosophen Griechenlands, p. 448 sqq.; BORCKH, de Platon, syst. cael. globor.. p. XI syq.: H. MARTIN, Etudes sur le Timéc, pour les antipodes, nous avons un témoignage qui est explicite : Alexandre POLYHISTOR, ap. Dioc., VIII, 25 (éd. Mullach, Fragm. philos. graec. ) : assure que les Pythagoriciens enseignaient RICUNIL è +a i ya zul wry qu prends zul TELLE suina, etvat dé «ut Ava, 247 sqq.) il ne peut y avoir aucun doute que Pythagore et son école entendaient par anti-terre Vhémisphere opposé au nôtre, et qu'ils attribuaient au globe terrestre, astre isolé parmi tant d'autres, & tay dotowy army Cry yiv> TARIST.. I. cit, un mouvement nous avons bles pour chaque lieu, étant diamétralement opposés l’un à l’autre sions b). Pour ROETH (Geschichte uns. abendl. Phil., Il, a 517 sqq., b par (4) Voir P. DUHEN, Le système du monde, t. I, chap. 6, pp. 4950 : La pesanteur dans la cosmologie de Platon. — Sur la croyance pythagoricienne à la sphéricité de la terre, le haut et le bas, varia- 2% valo nico lagoricienne | Sol Iufayipeud Evavriun è Chin TUITE YOTHINE SD A opposés (3) PLATON, Timée, 62-63 (éd. Schneider, II, pp. 227-228). dvrimodue ui terre py lieux {1} MACROBE, Saturn., I, 17. (2) SIMPLICIUS, op. cit.. II, 2, 285 h, mony ia a Ae Philos. d. Griechen. I, p. 407). Nous sommes ainsi amenés logiquement à pendre position dans la question si débattue de Vanti- Pouce piv. tv Zuriyßove vou zeviniar (ARISTOTE, De caelo, II, 13, 293 TH Ci apistep@ cb nato nat 22 Emichev (2). ment Epicharmear, Bonn, 140, p. 63; NUTZHORN, Philol., NXII, 18653. Pp. 337; BoOEcKkH, D. Kosmischen svsteme, p. 120 sqg.; E. ZELLER, — C'est aussi ce qu’affirme II, ror sqq.; GRUPPE, D. Kosmischen syst. d. Griechen, p. 48 sqq. (1) Y fut un temps où le soleil se trouvait en fait dans la consitellation du Cancer, à l’époque du solstice d’été, et dans la constellation du Capricorne, à l'époque du solstice d'hiver.” Depuis - environ deux mille ans, il n'en est plus ainsi : en raison du phénomène de la précession des tquinoxes, les constellations et les signes qui jadis les représentaient ont subi un décalage. Actuellement, quand le soleil, vers la fin de juin, entre dans le signe du Cancer, il est encore dans la constellation des Gémeaux, et quand, de plus clair un texte, ee mutilé, du pythagoricien vers la fin de décembre, il entre dans le signe du Capricorne, il PHILOLAOS, ap. STOBÉE, Eclog., 1, 16, 7 : © rbcpss ets igtty *... 14 divo cu) uta. est encore dans Astronom. théog, vir Imesaniloe 72apoya Tois xiv, (v. Léop. SCHMIDT, Quaest. ANDOVER, Leg. la constellation du Sagittaire (v. He BOUASSE, et prat., Paris 1918, pp. 47, 190; TISSERAND et de cosmogr., p. 87).

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mouvements sont 445 valeur scientifique indentable. Nous le trouvons dans Hire L'antre des Nymyj = à Ishaque a deux pertes © li Eu côté de Borée, par où se fait la descente ses Loren: l'autre du côté de Notos, réservée a Uascernsion des seuls Timmmrvaraan. zvon. Zum ZE zi ot Ina cist l'horizon, z2 wiv orig viv nets tors. du .côté du AG ON 2552 fot Inn IEN Ainsi repérées sur le méridien, d'un solstice à l'autre, la montée annuelle du soleil … par devant s'effectue au-dessus de Sud, en direction du zénith; la descente annuelle au-dessous de l'horizon, « par derrière » s'effectue plic. I, 2, 285 bj, du côté 7 du Nord, en direction du nadir. ll n'est que de contronter ces données théoriques avec la réalité représentée par la goureusement exactes, fig. 66. pour reconnaitre qu'en fait elles sont rideux dans la détermination qu’elles fournissent de la montée et de la descente annuelle du soleil, en fonction de son mouvement diurne. Mais en fonction de son mouvement propre — et les étroitement associés dans le même mobile — constatons aussi (hg. 67) que les points solsticiaux, repérés de part ct d'autre zt. Orme sed! mu WET zie 5! - (Od, NIIL, 109-112. sus t dow tine: sei ware (Arist. De cacto, 1, 2, L'idée d’ascension, seulement suggérée par le texte homerique, est précisée avec netteté par l'interprétation de Nachtectit Ozirenze appliqué vand zieev par Aristote à la region supe‘a la région inteneure, rieure de l’espace, par opposition brillante 288 a). et il n’est pas impossible que cette interprétation soit l’écho d'un sens étvmologique, la région : nag Bras == créhaucv (Platon, Képubt. VIL. 1, 514 a. Porphyre L cit). Or, affirme le néo-platonicien Porphyre, c'est précisément cette caverne mythique du monde que symbolise l'antre exe Zubewmsu; clev iu vasavety vou > staves, srt du jour. au-dessus de l’horizon, s’opposant tout naturellement à la région ténébreuse de la nuit, au-dessous de l'horizon. Il serait vain et illusoire d'aller chercher dans l'ilot d’Ithaque l'antre des Nymphes décrit par Homère : Homère lui-même déclare que c'est quelque chose de merveilleux, (xdy.x Wisla. (108), et les commentateurs anciens qui en ont parle nous préviernent unanimement qu'il s’agit là d'un mythe. Les Pythagoriciens et Platon après eux représentaient le monde à l'image d'une caverne, si [lufiayégerst zat pesa 22550; Widzov àvrosv vat array zov wéouzv Amegtvavs: (Porphyre, De antro Nympharum, 8), ou encore à l'image d'une prison dont l'entrée était largement ouverte vers la lumière du jour, dans le signe du Capricorne au Sud, à l’origine de la montée annuelle, l’autre, le point solsticial d'été s,, dans le signe du Cancer au Nord, à l’origine de la descente. Or telles quelles, avec leur figuration expressive, ces données suggèrent d’elles-mémes et sans qu'on ait besoin de wispcv zipsvrsz (op. cil. 21 et sacpe). pauotsr, dvanentaudvyy mp2: TE gs. mv alssdev iycusy, WISE les solliciter, l’explication d'un vieux mythe cosmologique, d’apparence mystérieuse, et lui donnent un fondement d’une de l’Equateur, se situent, l’un, le point solsticial d’hiver s,’,

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DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE Quant aux ouvertures de l'antre cosmique, il semble bien que l'antiquité en ait distingué deux sur le plan horizontal terrestre et deux sur le plan vertical céleste. Sur le plan de l'horizon terrestre, ce sont, l'une au Levant, l’autre au Couchant, les portes d'entrée et de sortie des astres dans leur mouvement diurne, « cornes d'or » qui livrent passage aux divinités du ciel, Sur le plan vertical, les deux portes de l'antre cosmique symbolisaient, aux yeux des adeptes du Pythagorisme. l-deux extrémités opposées du ciel, situées dans la voie lactec, l'une en haut vers le Nord sous le signe du Cancer, l'autre en bas vers le Sud, sous le signe du Capricorne, et qu marquent les limites de l’oscillation annuclle du soleil entre le solstice d'été et le solstice d'hiver : T=) 2: Wir »\ o oy siva 42: x wt? Cc sbuhersv not 750 wiopcu si ld Neopets mas ¢ Sun racers Pi saben S'aussticole Sus ypicera 125272 avtonin ts Toor:. od ¿del cdpavunvioy (HA. orphique, ap. Stobée, Ecl. I, 1, 23; cf. fragm. VI, 9-42, . Hermann, Urph. p. 457). Sans doute est-ce à elles qu'il est Kpévicz Bio sivar iv chpavd Supa, Ov cir: vesubisgiv don se) yewcowsd tpommod. cm: Popuióripov 100 Werte * Fo À 2 pin best: xatà vaprivov. & BE yewepivos var atyéxecwy (Porphyre, De antro nympharum, 21). — Alvinegos 23 nat waguives Test fait allusion dans le texte de Platon cité plus haut, où la sty yahaklav tà mépara abroad ethmyéses © naprivis piv sa pipeta, lumière du jour nous est montrée pénétrant par une large aivoncome 3: ta vina (ibid. 28). ouverture tout le long de la caverne où les hommes sent Platon, qui, sur ce point aussi, adoptait les vues des « théologiens », désignait-ces portes sous le nom d’ « orifices » ou enfermés. Selon la tradition chaldéenne, « Mardouk forgea le ciel avec un métal dur et résistant. Il y ménagea une d’ « ouvértures » : 202 cdv Ehevaz mÚnas vagulvev mai abia caverne immense que deux portes, ci beshéysk Taty dè db: ara imm (Porph., op. cif., 22). l'Ouest, mettaient en pratiquées à l’Est et 4 communication avec le soleil sortait chaque matin de la première; il dehors. Le montait au zénith, de l'Orient au Midi, puis il redescendait lentement vers le portail d'Occident, et rentrait dans l’intérieur du firmament où il passait la nuit » (Maspéro, Hist, anc. des peuples de l'Orient classique, 1, égyptienne, sacrés les cynocéphales p. 544). Dans la légende qui fréquentaient en bandes les montagnes de l'Est et de l’Ouest, saluaient en dansant le soleil à son lever et à son coucher et lui ouvraient les portes de l'horizon (Maspéro, of. cit. p. 34 et pp. 82-83; ci. ibid. p. 90, la Bouche de Nouit l'Etoilée où le soleil s’évanouissait chaque soir, et p. 197 la Fente occidentale par laquelle les ames des morts, à la’ suite du soleil, pénétraient dans la mer inaccessible aux vivants). — Le Livre de ce qu'il y a dans l’Hades (éd. G. Jéquier, p. 71), évoquant les chemins mystérieux qui mènent à l'Autre Monde, fait mention aussi de la grande Caverne et des portes cachées qui sont dans la terre de Sokaris. i Parménide, qui écrivait au VI" siècle, signalait dans son traité de Physique l'existence de la même tradition des portes de l’antre cosmique chez les Egyptiens et chez les Romains; : (janua;, chez ces derniers, janvier était le mois de la « porte parce qu’il ouvrait l'année au solstice d'hiver, = 2: 202 ru & zobrav peprñichar nat Lappevidys iv 2% Duomo nor “Poyxicos Ti vai Ayorzisus, «74. (Porph. 02. cit. 23. — Voir p. 441. note). Dans son Commentaire sur le Songe «de Scipion, Macrobe nous a transmis avec d’amples détails une conception identique dans laquelle les points solsticiaux, repérés dans le ciel sur la voie lactée, étaient désignés sous le nom de « Portes du Soleil 5 : « Zodiacum ita lacteus circulus obliquae circumflexionis occursu ambiendo complectitur ut eum qua duo tropica signa Capricornus et Cancer feruntur intersecet. Has solis fortas physici vocaverunt, quia in utraque obviante | solstitio ulterius solis inhibetur accessio et fit ei regressus ad zonae viam cujus terminos nunquam relinquit » (Macr., Comment. in Somn. Scip. I, 12, 1).

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DE LA DROITE ET vocatur d'elles-mêmes et tuntur » (Macr., Comment, in Sumn, Scrp. 1, confiées à la hominum descensus est, Cancer, LA GAUCHE Il est fait mention des « Portes du soleil », Rent miha:. dans l'Odyssée (NNIV, 12). A maintes reprises, Homère parle des + Portes du Ciel +, mona sbezvey. qui s'ouvrent qui sont : DE quia per Capricornus deorum, 440 hunc quia in iniertora per illum: amımae in propriae immortalitatis sedein et in deorum numerum revergarde des Saisons 12, 2). Ce seran Y, 740: VII, 393%. Il distingue les « Portes de Olympe u ri (assis (ZU VIII, 411), dans les hauteurs exactement ce qu'Homère a voulu signifier par le mythe de de l’éther où siège Zeus avec les dieux de lumière, et les Portes d’Hades », sua (AB. (it. NY, 646; IX, 312; NAT, 715 0d. XIV, 156; cf. 1 V, 397; VIII, 367; natanianai aylswrsısıw, XII I, 12, 3; cf. Porph. of. cr. 23). (1. 415: ténèbres et 02. NI, de mort; 277% l’antre des Nymphes, avec ses deux portes, l'une =; be pegas, in antri dans les regions infernales de les « Portes de fer, au 773, $11), aussi distantes en tout en » (Macr. of. «it. S'il est vrai, comme l’affirmait Empedocle {v. p. 441) que la droite et celui du solstice d’hiver comme étant la gauche, Celta pev tà uxtx civ Osowsy aosruiv. Apistesa dl Tz vata thy Théog. 720, 726, prolondeur, Ithacesii descriptione significat le tropique du solstice d'été doit être considere comme étant seuil d'arrain, du Tartare +, vba sect te mila: vai Sakis? 23255 {14 VIN, 13), séjour de Cronus et des Titans Ul. V, 508: 732, Niszu, 20avazev È sts, (0d. XII, 110, 112) : « et hoc est quod Homer divina prudentia notamment, XIV, 200, 279; VIII, 478: ci. Hésinde, l'autre =p yeysspiviv. des deux phases de la revolution annuelle du soleil décrivant l’Ecliptique, celle qui évolue du signe du Cancer au signe du Capricorne s'effectue de droite a gauche et par conséquent: la descente s’effectue à gauche, mais celle qui évolue du signe du Capricorne au signe du Cancer s'opère bas sous le sol, que l'est Je ciel là-haut au-dessus de ja terre, 77! Gabrio» ont yeviz.. frizooe Eves’ Alten too susaves 897 am vainz (22. VIII. 14, 16). A l'instar du soleil et à sa suite, la tradition pythagorifaire desde gauche à droite et par conséquent la montée s'opère a cendre le principe de vie qu’est l'àme des hauteurs du ciel droite : déductions tout a fait contormes a la réalité, comme vers les régions inférieures soumises à la mort, par la porte le montrent les fig. 66 et 67, p. 444. cienne s'accorde avec la tradition orphique pour solsticiale du Cancer, du côté du Nord, et pour la faire Or, au X” livre de sa République, relatant la vision d’Er remonter des profondeurs mémes de la mort vers les régions l'Arménien, Platon raconte qu'après leur Jugement, les justes supérieures de la vie immortelle (1), par la porte solsticial e du Capricorne, du côté du Sud : =cózww îè <zuhév> xapniver recevaient l’ordre « de prendre à droite la route yur montait 9; _® . DEV etvar St E ä > Fr . RÉ , LI y] 23 zahlasıy al dual, atvexzgmy + 2 20 ° la © dans le ciel, en portant pur-desanr un écriteau où était relaté leur jugement, et aux criminels de prendre à gauche la route descendante, portant eux aussi, mais par-derrière, un écri- “ có aviacw . fon PL =D yey page Ghee condi alla :yéveow ZaxbisuroÈ TA WEY ut str v. ta BE LE 2) sha vi. vira ob ec, teau où étaient marquées toutes leurs actions », . co 9093 ‘ TOY st; Dechz avsusdiv (Porph., of. cit. 22, 23). — u Per ° LI has porta: animae de caelo in terras meare et de terris in caelum remeare creduntur. Ideo hominum una, altera deorum (1) Le séjour des Bienheureux se trouve dans la Voie lactée, suivant la doctrine orphéo-pythagoricienne (NUMÉNIUS, dans PROCLUS, in Remp., Il, p. 126; PORPHYRE, Antr, nymph., 28; MACRORE, dom. Scip., 1, 12, 3; L'HILIPONUS, de getern., 290, 3, etc.). Voir DELATTE, Etudes sur la littérature pythagoricienne (1915), IX. p. 274-275; L. RoGGIER, L'origine astronomique de la crovance pythagoricienne en Vimmortalité céleste des ames, p. 93 sqq. | e , 4 , na. * LA DI à Pr Sinaisus... migsosshat THY ceto CEZIZV TE Val Ave Sa TSU taiei Dco"n DI [LEY syusavey. mpela nivimv my Excazav (Plat. Républ. X, 614 c). Est-il besoin de faire observer comme, dans ce texte, la détermination à droite vers le haut par devant d'une part, à gauche vers le bas par derrière d'autre part dénonce, par le procédé même, une conception nettement pythagoricienne ? Lorsque ton âme aura quitté la lumière du jour, lit-on dans

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une inscription ancienne 45! DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE AUGURALE à mouvements diffèrent les uns des autres par le Sens ou par la droite, comme doit le faire tout homme avisé... A gauche vitesse, car aux effets contraires i] faut des causes contraires. est Aussi, la première circulation [celle des étoiles fixes] ne seraune source pres d'inspiration d'un cyprès identique, blanc: prends garde-toi d’en approcher. (1) ». t-elle point la cause de la génération et de la corruption, Le chemin de montée, à droite, ct le chemin de descente, à gauche, ne sont pourtant en réalité qu'un seul et même chemin, 233: vo vo pix za musi (2). Ce sont les deux cette cause se trouvera dans le mouvement suivant l'Eclij.tique. Ce dernier, en effet. est à la fois perpétuel et composé aspects opposés d'un seul et même circuit, 1'Ecliptique, que et le mouvement propre de l'astre suivant l’Ecliptique (1). décrit le soleil en associant simultanément en lui deux mou- « S'il faut que la génération et la corruption soient perpévements de sens contraire, le mouvement de deux mouvements : contraires, le mouvement diurne diurne qui est à tuelles, il faut aussi que quelque chose se meuve d'un mouvedroite et le mouvement propre qui est à gauche : double phase ment local perpétuel... mais il faut que ce quelque chose se d'un -courant de construction et meuve de deux mouvements, afin qu'il ne se produise pas de vie, l'autre descendante, de destruction et de mort, dominées l'une et l’autre et intégrées dans l'ordre universel par seulement l’une de ces deux transformations. Le mouvement la revolution de la sphère extérieure, celle du ciel des fixes. Telle est en somme Ja doctrine professée par Aristote luique l’obliquite de l’Ecliptique produira alternativement l'apmême. « Il unique, a été l'une ascendante, démontré, dit-il (3), qu'il existe un diurne de l'Univers sera donc la cause de continuité, tandis parition et la disparition... ». Dans cet ‘exposé d'Aristote, P. Duhem (/. c.) reconnait nécesl'influence les idées exprimées par Platon dans le Timée. perpétuelle. Platon, lui aussi, opposait l’un à l’autre les deux grands Nous supposons, conformément à ce qui a été démontré, qu'une alternative éternelle de génération et de corruption mouvements du Ciel : le premier de ces mouvements, la rotacanvienne à la nature des choses; nous disons en outre que le mouvement de l'essence de l'identique, ci: 724025 piste: le mouvement local est la cause de la génération et de la corocpá; le second, ruption. un” seul l'Ecliptique, lui semblait un principe de diversité, le mouvemouvement salrement local perpétuel; cela posé, que la génération sera, Dès lors il est évident il elle que, en résulte aussi, s’il existait tion diurne, lui apparaissait comme un principe d'unité, le mouvement des astres errants suivant mouvement local, la génération et la corruption, qui sont oppoment de l'essence du différent, tt: Nartscu oúsem: popa. Pour sées l’une à l'autre, ne pourraient être toutes deux produites Aristote, le principe d'unité par ce mouvement; Car ce qui est toujours le même et se comdevient un principe de perpéporte toujours de la mème manière, doit naturellement protuité; le principe de diversité duire toujours la même chose : il y aurait ou bien toujours génération ou bien toujours corruption. Il convient donc qu'il . devient un principe de géné- . » Æ y alt un certain nombre de mouvements locaux et que ces. ' ration et de corruplion. PS D'après le Timée, l'artisan divin qui construisit le Monde (1) Inscript. grecg. sicil. et ital., 638, dans Bull, correspond. hellén., 1893, p. 177. — Voy. DECHARME, Crit. des trad. relig. gr., 1904, P. 205. (2) Frag. 60, DIELS, 1903. — Voy. Drks, Le Die fragmente cycle (3) Arist. De generatione I, p: 236, col. a. der Vorsokratiker, mystique, Paris, et corruptioue, Berlin, 1909, p. 84. II, 10, éd. Bekker, ayant, par le mélange des F;-68 deux essences de l'identique et du différent, créé une troi- “9° in C'est ainsi que Dunem (op. cit., p. 163) précise la pensée d'Aristote, en la >

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DE LA AUGURALE sième réalité d'espèce intermédiaire, DROITE ET DR LA GAUCHE 4n a « la partagea par une fente longitudinale en deux moitiés qu'il disposa l'une par des deux cercles, rapport à l'autre comme le sont les jambages de la lettre +: mouvement de l'identique, le mouvement du cercle intérieur, Il féchit chacune d'elles et la courba en globe de telle sorte que chacune d'elles se rejoignit elle méme et qu'elles s'unissent pour mouvement être il fit l'un extérieur, l'autre intérieur, du cercle extérieur, celui du différent. al Le ie désigna Le pour être mouvement de le l'essence d'identité, 1 le fit tourner vers te dreist, sulvant de côté; de l’une à l’autre au point du croisement. » (Platon, Zimee, 35 a). mouvement de l'essence de diversité, il le fit tourner cers La De cette manière, chacun lettre y se gauche, suivant se rauen. int Sa mean, courbant afin que l'une à l'autre, ses des jambages de la deux extrémités vinssent souder s'est transiorme en un cercle: ct ces deux obliques l'un à l’autre et se coupant la diagonale in apistega (Lame, 36 ch » : tee mv 22 wiv Waciesy zu 34.300 mara vas Polar La figure 68 illustre les divers cercles concentriques, aspects de la réalité, évoqués dans le passage du 71m. que aux extrémités d'un diamètre commun, figurent l'Equateur ct nous venons de citer. VEcliptique ‘fig. 68) (1). Sur le plan de protection de la figure ¿O notamment, on ne manquera pas de constater qu'en om a |Qulomne Hiver tall, ci comme d'autre: | Vion | Fan sl | Eve | Renee FIG. 70 Orbe extéricur du mouvement diurne raisons nous l'ont déjà fait présumer {voir pp. 427 et 428), le conjugué avec l'orbe intérieur de l'Ecliptique mouvement du ciel des fixes ou de l'essence d'identité dont (Les sens de rotation paraissent interve rtis parce que la Sphère est vue du dedans) l’évolution se fait vers la droite se présente a nous, suivant l’Equateur, avec une trajectoire en ligne droite d'une par- Or les deux moitiés ainsi définies, Dieu « les enveloppa d'un mouvement uniforme qui tourne dans le même lieu, et, suivant l'Ecliptique, avec une trajectoire en diagonale, de —— (1) faite rectifude, tandis que le mouvement planétaire ou de l'essence de diversité qui évolue vers la gauche, se présente, Voir à 1913, tome ce sujet I, pp. ct Suiv. ; Th. H. 340-353; Fraccarout, P. 51-52; Dunem, A. Martin, Il Le Rıvaun, Etudes Timeo, BOECKH, Ueber die Bildung der système du monde, Timée, notice prelim., sur le Torino, Timée de 1906, pp. Paris, pp. 32 Platon, 1, pp. 55-56: Ang. W'eltsecle im Timacos des Platon Bd. 111, Leipzig . 1866, pp. 109-151. travers par conséquent, et toute sinueuse. Au reste, c'est par le nom de « cercle oblique », 4:35: sizes. que les Anciens désignaient l'Ecliptique, et cette obliquité, affirme Stobée, est précisément une découverte pvthagoricıenne, qu'Œnopide

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de Chios n’aurait MEWTEI i fait ensuite que S'approprier, 2 > . ETAVEVSG LEUR MEETS TRY © oe ~~ eS Ilubzvica: * WE Zw rt TED mans) nancy de | veu 2 Nios imivciav ws ttav oosvegitesm (Stob., Eel. 1, + Ainsi les deux principaux mouvements qui régissent notre univers se présentent réellement, l'un, le mouvement diurne suivant l'Equateur, comme l'archétype de « droiterie » avec sa rectitude et. sa régularité parfaite, l'autre, le mouvement planétaire suivant l’Ecliptique, comme l'archétype de « gaucherie », avec son incessante déviation et sa tendante constante à l'irrégularité. Toutefois, aux écarts du cours solaire de part et d'autre de l'Equateur, extrêmes, qui les sont points solsticiaux marquent infranchissables : une les limites loi impérieuse et inéluctable ramène toujours à l'Equateur, avec le soleil, les astres errants qui s’en étaient éloignés. « Le soleil, disait Héraclite, ne franchira pas les limites qui lui sont fixées: autrement, les Erinyes, auxiliaires de Diké, sauraient le trou— (1) C'est probablement en considération de la marche oblique du soleil qu’Apollon reçut le surnom de Aofius, « 1’Oblique » (HÉROD., I, 91; ESCH., Eumén., 19; Sorn., Œd.-Roi, 410; ARISTOPH., Plut., $, etc.). AINÉSIMACHOS, dans sa comédie d'Alcméon, faisait dire à l'un de ses personnages : « A la manière pythagoricienne, offrons un sacrifice au Dien-Oblique », a; Hubeyogiore fieury 7% Avia (ap. D10G.-LAERT., VIII, 20). -— Par une méthode analogue à celle de Philolaos, Œnopide de Chios, géomètre qui vécut sans doute peu après Anaxagore {v. PSEUDO-PLAT., Erast., PROCLUS, in Eucl., 65, 21, d’apr. Eudème; 132 a; Diew., IN, 41), expliquait le surnom d’Apollon Loxias en le rapportant au cercle de l'Ecliptique. — D'après DECHARME. Critique des trad. relig. chez les Grecs, 1904, 455 ver » (ap. Plutarque, De l'ex, 11). — Les Pythagoriciens enseignaient que la Nécessité enveloppe de toutes parts le Monde, lluhayisaz avaro Ege resvaeisthat cw 225% (ap. Plur., Plac. 1, 25, 2; Stobée, Ed. 1, 138; Gahen, c. 10, p. 261) {1,. S’inspirant sans aucun doute de leur doctrine, Platon, dans son mythe fameux du X* livre de la Képublique, placan au centre du Monde Ananké, portant sur ses genoux le grand fuseau cosmique dont la rotation déterminait celle de toutes les sphères (Républ. N, 016 c, 617 a et b); et les filles d'Ananké, les Moires, au nombre de trois, vétues de blanc et assises en cercle à intervalles égaux, assuraient la continuite du mouvement universel, dans le sens préétabli par le Createur pour les diverses spheres, a droite pour l'ensemble des fixes, à gauche pour le système des errants : Clotho, de la main droite, faisait tourner je cercle extérieur, Atropos, de la main gauche, faisait tourner les cercles intérieurs. et Lachésis, de l'une et de l’autre main, faisait tourner l'un, puis les autres, filternativement (617 b et c). Avec une telle organisation, l'Univers n'est certes livré ni à un hasard aveugle, ni à une anarchie sans frein: mais une farce intelligente et juste, qui s’identifie avec la loi naturelle, y maintient constamment l'équilibre et l'harmonie et, dans le Monde, grâce à elle, l’ordre ne peut manquer de prévaloir contre le désordre. — « Au début du Timée, note M. À. Rivaud (Ze problème du devenir, p. 352), nous trouvons une allusion à la 5605 Krauss... Au N° livre des Lois (806 d, 807 b, 898 c et d), ce principe de désordre est devenu à son tour une âme. Le monde appartient à deux âmes, l’une P- 329 sqq., l'emploi de ce surnom n'aurait été fait que par les bonne, l’autre mauvaise, qui le gouvernent tour à tour. En stoiciens, Pour M, A. RivAun (Le problème du devenir et la notion l'âme mauvaise se concentre, se fixe tout ce qui dans l'Unide la matière dans la philos. gr., Paris, 1906, p. 213) « c’est peutêtre d'Œnopide que viennent les spéculations relatives au rôle du cercle de l’Ecliptique, régulateur de l’ordre des générations. Par des spéculations subtiles, il montrait que la disposition de 1’Ecliptique rend compte de l’irrégularité apparente du changement : théorie important qui e reparait chez Platon et Aristote, à qui elle scrt à expliquer l’ordre des naissances et des morts. » À ce sujet, M. A. Rivaud tenvoie À THÉON DE SMYRNE, 98, 2; Macr., Sat., |, 17, 31 et saepe. ” Il, 12, 2; Diop., Ib vers s'oppose à l’ordre, à la. régularité, à la beauté, aux principes dont l'union, dans le PAziebe, constitue le bien. + (1) C'est dans le même sens que JAMBLIQUE écrit (Theologum. arithm., gp. 61) : tiv ävéyzmv of Geadeyor Ti coù russe ovouvod ÉEwTeré avrvyt tryout.

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. L'âme mauvaise, principe de désordre, ne saurait se concevoir que dans l'essence de diversité qui tend à gauche, par la route oblique et tortueuse des errants, vers les régions inférieures des ténèbres et de la mort. Mats l'âme bonne, principe d'ordre, reside en l'essence d'identité qui, toute doctrines . pythagoriciennes... 457 », 72 gUv Zeduiv uxt Le x + ns Ky 4 s xt . Tunseshes avaliy ivaacuy. si SE dpurviziv nai nate vai Srichiv VARY Shea. 67 gute; Acissecéans iottensey dy ot cv Vobavessict: 2sesnéviwy Simplicius, en cuya” o (1). nous transmettant observer qu'avant ce précieux témoidivine, évolue à droite, avec une rectitude et une régularité gnage absolue, dans les hauteurs sercines de la lumiére et de la vie. et à la gauche que s’attachent l'idée du Bien et celie du Mal: Aussi, voulant faire œuvre bonne et non mauvaise, est-ce au au haut et au bas, à l'avant et à l'arriere aussi sans doute, mouvement à droite, celui de l'essence d'identité, et donc au mais subsidiairement, quand ces éléments de determination grand mouvement d'ensemble du ciel des fixes, que Dieu a se présentent avec la droite et la gauche, non pas toutetois donné la puissance dominatrice ‘x227:5) et l'éminent privilège quand ils se présentent seuls, sans la droite ni la gauche :...ov (2). tait tout c'est a Ja droite d'être la tête (::22%1 des mouvements, pour commander sou- TERRY Eu syiztoy si Boda val destapa maginateo ei Tuba. verainement (î:772753v) “ic, apa wiv fu ce valse nai co nancy dvetinvuta, casa ' à tout ce qui existe, rien de ce qu: est n'échappant à ses lois (Z'née, 44 d, ed. Rivaud'. Dans cette conception du Monde soumis à l'impérieuse Ù coa yodo giov nai dejar by Advowsy 227 20202: di. Pre 23! AMAL Tap ivavziz: 22 Zi Em. du sty pay ch Selsey mai apızıspäay nécessité de la loi morale, il est remarquable que les critères ow. dv ió Ti mat ti avo nat si uan qui servent à la discrimination du Bien et du Mal sont préciws ¿ 'Aprorsrér: Mersey, cd yes xvanazwv {Simplic., 2. cil.). sément les principes qui servent à la détermination des mou- Cette valeur idéale, nat cè Eusscchey atss Îmobev, bonne ou mauvaise, inhérente à la vements en sens inverse dont le Monde est animé. Ainsi la droite et Y la gauche, c'est évidemment l’Essence, dont elles droite, avec sa tendance vers le haut par-devant, se trouve représentent respectivement la tendance, qui la leur contère, être le critère du Bien, et la gauche, avec sa tendance vers en les investissant de ses caractères propres. le bas par derrière, se présente comme le critère du Mal. Représentant la tendance de l'Essence d'identité, la droite, Après le jugement qui vient de les séparer en deux groupes, comme cette Essence même, est drvine. À ce titre, la droite Platon nous montre en effet d'un côté les justes qui prennent jouit d’une absolue prééminence : à elle sont dus tous les à droite la route montante, avec Je l'hellé de leur justification honneurs, à elle conviennent toutes les digmités, à elle apparpar-devant, et prennent tiennent toutes les prérogatives. La nobles de sa nature lui à gauche la route descendante, avec le libellé de leur condamassigne l'élévation aux suprémes hauteurs et elle ne saurait d'un autre côté les criminels qui nation par-derriere (Képubl. X, 614 c). déchoir. Par sa rectitude — car elle est la droiture même — On n'a pas manqué de reconnaître dans ce passage (1) une elle se présente comme la règle par excellence, la norme unique influence orphique ou pythagoricienne. Un témoignage fort et nécessaire de l’ordre qui s'impose à toute créature. Ayant explicite d’Aristote ne permet aucun doute à ce sujet : « Les la puissance, elle est dominatrice et souveraine. Ayant la Pythagoriciens appelaient bon ce qui est à droite, en hant, plénitude de la vie, elle est éminemment agissante et créatrice. en avant, et mauvais ce qui est à gauche, en bas, en arrière, Comme elle procède de la source du Bien, elle ne peut qu'être ainsi qu’Aristote lui-même l'a rapporté dans son recueil des favorable et procurer le bonheur. (1) Voir lim. Cuamnry, éd. de la République de Platon (coll. des Relles-Lettres), p. 113, ad loc. (1) Arıst., fragm. 195, 1513 a, 24 suq. (2) In Arist. de caelo comment. II, 284 b, 6; éd. Heiberg, p. 336.

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Représentant la tendance inverse, celle de l'Éssenc de Véritable univers en raccourci avec sa double nature et le 458 459 diversité, la gauche est inférieure de nature, de dignité, de dualisme de ses tendances innées, conscient de son humble droits. En soi, l'Essence de diversité n'est sans doute pas - condition d’asservi a une lo: supérieure, mais aussi de son éminente fonction au centre même de la création, l'homme mauvaise, puisqu'elle émane de la surabondance de la vie divine; mais elle est a été instinctivement porté, par le sentiment du divin qui vibre dans le tréfonds de son être, à réaliser en son microfaite d’une réalité moins pure, plus grossière et en elle existe cette tendance au dérèglement qu'est précisément la gauche. Tandis que la droite noblecosme ment s'élève vers les hauteurs, la gauche incline vers ce qui modèle parfait (1). En lui-même, comme dans le Monde, il l’ordre nécessaire dont la création lui présente le est bas et, de ce fait, apparait comme marquée de déchéance; elle ne mérite par conséquent ni déférence n1 considération, des ames, est attestée par le passage suivant du Gorgias de Pla- Oblique et tortueuse en ses voies, rebelle à l’ordre établi que, de son propre mouvement, elle prend continuellement à ton : « Les sages, 6 Kalliklès, — ces sages, précise la scholie, ce sont les Pythagoriciens -- disent que l’amitié, l’ordre, la raison et -, Ja justice. tiennent ensemble le ciel et la terre, les dieux et les contre-sens, elle ferait œuvre perverse d'égarement et de hommes : voilà pourquoi ils appellent cet ensemble le Cosmos, è ‘’est-A-dire le bon ordre. » (PLATON, Gorgias, 508 A). — C'est que, désordre, si elle n'était réduite à l'impuissance et soumise, ‘aux. veux par contrainte, à une obéissance passive à la norme. Serve, vouée comme telle à un destin misérable, elle ne présente rien que de fácheux et ne peut comporter que malheur. — Pythagoriciens, la vie est partout diffuse dans la sur la communauté (xoerxóvea) de leur participation à un élément ‚ divin qui est la source de toute vie. Cette grandiose théorie de la € parenté de tout ce qui vit » a été signalée par G. Méauris (Re- * Tels sont les caractères naturellement conférés à la droite cherches sur le Pythagorisme, 1922, p. 42-43), dans un document et à la gauche par les deux Essences, l’une incréée et immortelle, l’autre créée et mortelle, dont elles représentent les des création et il y a entre tous les êtres une parenté (ovyyivere) fondée d'inspiration py | (YUl, 27) agoricienne que nous a conservé DIOGENK LAERCH : Ay ts xa oeanvny xui TOs os dotinug #ivur beovs * émexpar tendances opposées et qui, par leur ensemble, constituent, di TE y2p robeppiüv dværois, orto ¿ori Lang attiov... xei avéporois etvat Tipos l’universalité des êtres. En attribuant à la droite et: ala. e gay. — Cf. PORPHVRE, De vita Pyth., 19 : Sri mévra tà yevópeva dp gauche, en tant que principes de determination du mouvements oe : : x Senda ouyyivey, xara To petizenGvOnuroy Ospuoi 30 xi mpovoriobar Toy Gey añ de l'Univers, le rôle de critères par lesquels se discernent rationnel qui règne dans-la‘création et:qui-s'impose enn temps et avec la même nécessité impérieuse, étant la”loi”fone damentale de la vie,:à toute existence de quelque *nature: qu’elle soit, matérielle ou immatérielle: doctrine .d’ une:singulière grandeur, qui conçoit les tendances morales :“évoluant” en harmonie avec la gravitation universelle, et une:“norme identique régissant à la fois le monde des astres et celti-des' sr âmes, dans l’unité du macrocosme constitué. par. le, and Tout (1). sous une méme et unique loi, à la fois le monde dés. unecali” SS (1) La croyance pythagoricienne à un ordre universel. omnium. inter omnia cognationem esse _ducebat ». — SEXTUS EMPI- RICUS, Adv. Math., IX, 127 : ot fav ody mepi Tov Mubayspus... poorpi > nova muto Tphs Aou xalmpos tos Geode etai teva zatutoviuv, ARE zat mot; infailliblement le.Bien et le Mal, le pythagorisme a donc.vu. dans la loi morale l’expression, intelligible à tous, de. Yordre. * fuga àopoyevii. dei:vopisery. — SENÈQUE, Ep., 108, 17 : « ut Pythagoras : "tà Roya tov thov... Et Pauteur -ajoute que c'est pour cette raison que les. Pythagoriciens s'abstenajent de se nourrir de la chair des aux. — Sur la théorie de la parénté des Ames et des astres “tiréede: Pidentite dé leúrs mouvements! d’après le Timée de Plai ‘tom; ‘voitL. ROUGIER, L'origine astronom. de la croy. pythagoric. en. l'immortalità des âmes, 1933, p. 68. sqq.. f1};Une:preuve. inanifeste que l'ofganisme vivant ou microcosme . était dans l'antiquité conçu à l'image de’ l'organisme universel ou _Inacrocosme nous" est. fournie. par1*haruspicine, science augurale n ‘qui avaitspécialement pour, abjet-l'examen divinatoire des viscères “des animaux"sacrifiés: L'häruspiéine, elle aussi, était dominée par "Ja théorie "du:temple. Elle portait. principalement sur le foie où es Etrüsèues comme les’Rabyloniens ‘placaîent le siège.‘de la vie. -+On: a découvert dés foies divinatoires de terre cuite en'Chaldée et en Asie-Mineure (dans l'ancien, royaume hittite), on en a trouvé si ‘an de et. bronze, . à |tous de ‘one schématique semblable

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DiuNir ILALLON AUGURALE DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE aura voulu que le Bien l'emporte sur le Mal, le divin sur le compliquait profane, la vie sur la mort; et c'est pourquoi en lui-même, obscure, comme dans le Monde, il aura délibérément donné la préhumain, dominance à la droite sur la gauche. Ce faisant — et sans doute le fit-il des qu'il eut conscience ct de lui-même et du Monde, c'est-à-dire dès qu'il fut — l'homme attestait sa supériorité morale entre les créatures et-sa foi en un sublime d’une celle de question physiologique, l'asymétrie congénitale les anatomistes ont «depuis 461 troublante de et l'orgamsme longtemps constaté certaines differences de structure entre les deux moitiés de l'organisme humain (1) : la répartition des viscères dans la cage thoraune cique et dans la cavité abdominale, le volume et la vigueur du système musculaire, la sensibilité ut la puissance motricr cause aussi profonde pour rendre compte du fait, remarqué du système nerveux, le développement de l'ossature speciaidéal. Il fallait vraiment une origine aussi lointaine, par les philosophes (1), que la distinction du droit et du gauche avec la notion de la prééminence du droit sur le gauche est une des pieces essentielles de notre armature intellectuelle. Il y a dans ce fait une énigme, l’une des plus graves que la philosophie ait à résoudre. La doctrine pvihagoricienne en suggere une solution qui semble adéquate et de nature a entrainer une adhésion sans réserve, si le problème ne se lement dans la parle supérieure du squelette présentent de: inégalités notables entre le côté droit et le cóté gauche, en sorte que notre corps se trouve être normalement asymétrique par constitution. Ces inégalités n'apparaissent pas nécessairement dès la naissance; elles ne se dessinent Vadulte et s'accentuent avec l'âge, mais monde avec une prédisposition au nous que chez venons au développement asymetrique dans un sens ou dans l'autre. à la druiterie par conséet couverts d'inscriptions (voir dans NoGARA, Li Etruschi e la loro civilta, 1933, des reproductions du foie babylonien et du foie de Plaisance. fig. 101-106.) Ils sont divisés eu deux lobes. La zone qui entoure les deux lobes est divisée en 16 espaces rectangulaires, comme le temple céleste (voir plus haut, p. 395, note 4) et sur chacun d'eux est inscrit le nom d'une divinité. — « Le sacrifice établissant une communion entre la vie de l'animal sacrifié et la vie des divinités célestes qui prenaient possession de son Corps (cf. Lucan, I, 633; PROPERCE, V, 1, 104), les parties du foie étaient censées correspondre aux parties du ciel, et les régions que le: diverses catégories de dieux habitaient dans le ciel étaient localisées de même dans le foie. L’animal et spécialement le foic était ainsi transformé en un temple où les diverses influences divines ‚et célestes se trouvaient localisées. Non: sommes là en pleine astrobiologie et nous avons affaire à une de ces applications les plus saisissantes de la théorie médicale qui, dans les pavs hellénistiques orientalises, a fait correspondre l'ordre et la vie du _« Microcosme », C'est-à-dire de l'organisme vivant, à l'ordre et à la vie du « macrocosme a, c'est-à-dire: de l’univers, de l’organisıne universel, » (R. BERTHELOT, L'astrobiologie et la pensée de l'Asie, dans la Revue de Métaphysique et de Morale, 1937, p. 507). — Sur le parallélisme entre le microcosme et le macrocosme dans le Timée de Platon, voir 1. Rousier, L'origine astronomique de la croyance pythagoricienne en l'immortalità des âmes, p. 68 sqq. {1) Voir HAMELIN, Essai sur les éléments principaux de la représentation, p. 76. (1) Sur l'asymétrie de structure de l'organisme humain, en rapport avec 14 droiterie et la gaucherie, voir F. W. THEYLE, Gewichts Bestimmungen zur Eutwickelung des Muskelsystems (dans Nova Acta Academica, Halle, 1884, p. 20 sqq.); JOBERT, Les gauchers comparés aux droitiers au point de vue anthropologique et médicolégal {thèse prés. à la Faculté de Médecine de Lyon, 1585); C. HAssE, Veber Gesichtsasymmetrien (dans Archiv für Anatomie wird Gesichtsasymmetrie, Leipzig, 1887, p. 123 sqq. : Anatomische Ah. teilung‘); H. MarikGka, Ueber Asvinetric der Extremitaten, tm Osteologischen Material geprüft (Prager medicinische Wochenschrift, 22 novembre 1893); Laxastrix, Zur Kenntniss der Rechts und Linkshändigkeit, (Deut. med. Wochenschrift, 1900, p. 513 SQg.) : STIER, Untersuch. Ueber Linkshändigkeit, lena, 1911; J. HERBER, Essai d’unc théorie clinique de la droiterie (Mém. prés. a 1’Académie de Médecine, 12 nov. 1912); RÉGXAULT, Pourquoi on est droitier (dans la Revue scientifique, 23 juin 1914). Pour Vexposé et la discussion des diverses hypothéses émises afin d'expliquer Ja droiterie et la gaucherie, voir J. J. Van BIERVLIET, L'homme droit ct l'homme gauche (dans la Revue philusophiguc, 1899, P. 113-143, 276-296 et 371-389); DANIEL Wilson, Let! handedness, Londres, 1891, p. handigheid, Amsterdam, 149 sqq.; J. 1892, p. JAcors, Ons. 22 sqq.; J. JacKsox, Rechts- Ambidexterity, Londres, 1905, p. 41 sqq.; Jos. Ioreyko, Théorir psychophysiologique de la droiterie (dans la Revuc philosophique, 1916, t. I, p. 516 «qq. et t. Tl, p. 65 sqq.).

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quent ou à la gaucherie. Or la plupar t des hommes, 08 d'après Van Biervliet (1), sont droitiers; très ” >, la cont seulement, d’aprés le méme auteur, sont vanes ne peut-on dire que la droiterie est physiologiquement n i nni chez l’homme, et Ja gaucheric, anormale. La Vénu s de est un type idéal de beauté normale: elle est droiti Me tre NN Par contre, grande est la proportion des gauchers barn pa enfants anormaux, de méme que chez les fonic a n les hommes criminels, et la gaucherie est tenue, du point de vue clinique, pour « une inversion psycho-motrice et parte s viscérale, un renversement morbide, une vraie asymetrie le sens pathologique, comparable aux stigmat es (3) ». i dans Toutes les recherches entreprises pour expliq uer l'origine de la droiterie et de la gaucherie montrent surabondamment qu’il s'agit là d’un phénomène essentiellement primitif Parmi les hypothèses émises, les unes — ce sont les los nombreuses — voient l'origine du phénomène dans l'orge, nisme même, mais ne s'accordent pas sur la cause organique déterminante : c’est, pour Dareste, la positio n de l’embryon dans Putérus (4), pour Chudleigh, une distrib ution inégale et par suite une pression unilatérale du sang dans le corps: por Hyrtl, la disposition des grosses artères qui siliconi de l'aorte; pour Buchanan, la préoccupation instinctive et inconsciente du maintien de l'équilibre, résultan t de l’inégale répartition des viscères; pour Herber, la loi du siolinire effort pour éviter la fatigue du coeur; pour Gratiolet et Broca la prédominance, en raison sans doute d’une meilleure ierigation sanguine, de l’hémisphère cérébral qui est le centre d'innervation (5). (1) VAN BIERVLIET, op. cit., p. 140. 463 De toutes ces hypothèses, la seule qui semble avoir résisté à l'épreuve des faits est celle qui rattache la prépondérance de la main droite au développement plus considérable du cerveau gauche où s’innervent les muscles du côté droit; comme disait Broca, « nous sommes droitiers de la main, parce que nous sommes gauchers du cerveau », Encore a-t-on justement fait observer (1) que le développement plus considérable du cerveau gauche pourrait bien être, non la cause, mais plutôt l'effet de la droiterie; car un organe $e développe par l'exercice et l'activité plus grande de la main droite, exigeant un travail plus intense des centres nerveux gauches, a nécessairement pour effet d'en favoriser le développement. En raison de la difficulté que l’on éprouve à assigner à l'asymétrie une cause organique certaine et adéquate, en considération aussi du fait que les animaux les plus voisins de l’homme sont ambidextres (2), quelques auteurs pensent que ce n'est pas dans l'anatomie qu'il faut chercher l’origine de la tendance à peu près générale des hommes à la droiterie, mais exclusivement dans des conditions extérieures à l’organisme (3). S'il en est ainsi, on doit admettre qu'au commencement existaient « des types humains parfaitement symétriques... La grande majorité de ces types symétriques, guidés par des idées philosophiques ou religieuses ou esthétiques, a préféré la main et le côté droits et les a systémat'quement développés; comme conséquence s'est produit le développement plus considérable de l'œil droit, de l'oreille droite, etc. Ainsi s’est formé petit à petit le type de l'homme droit. L'usage, persistant en vertu des idées transmises d’abord, et plus tard l’hérédité, déterminant une prédominance congénitale, ont créé le droitier. Par usage continu et transmission héréditaire, ce type dut nécessairement se ren- E ne op. cit., p. 123. — VAN RIERVLIET, op. cit., p. 121. ‘ on en on Er vers tolls op. ot, Nes laquelle sont penche extraites de Van BIERVLIKT, l'exposé de J. (1) La remarque i été faite par HERTZ (p. 554) dans une étude que nous analyserons plus longuement tout à Phetre, (2) Rou, La taille des grands singes (Revue scientifique, 1889, p- 198). — JACKSON, op. cit., p. 27. (3) Jacobs, op. cit., pp: 30, 33.

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forcer de plus en plus et devenir de siècle caractéristique (1) ». o Mais comment dans cette hypothèse expliquer, sivcle plus en f; droitier traditionnel, le cas du gaucher, demi Le i te s ment d’une série de droitiers, qui exerce de one hinged main gauche ct, par ce simple exercice, enraye taie are ~ 465 interdit qui pèse sur la main gauche, l'un et l'autre d’institution sociale. Scule, en effet, la main droite cst exercée et cultivée: la main gauche, au contraire, est comprimée, tenue dans l'inactien, méthodiquement entravée dans son développement. Par suite, l'homme est devenu un être unilatéral, une De plus, comment se fait-il que, malgré la coercition al is espèce d'hémiplégique ne pouvant se servir que d’un côté de son corps. La raison ne lui conseillait-elle pas, pour réaliser le plein épanouissement de ses facultés physiques, de chercher à corriger par l'éducation l’infirmité du membre que la chers gardent toute leur vie une ,préférence instinctive none ] usage de la main gauche (4) ? Il faudrait bien aussi xh la même époque où la majorité des hommes Rental commençait à se déformer et à créer le type de plus en n À marqué de l'homme droit, une minorité, präsent la È n convenablement exercée et entraînée. le main gauche rend des services à peu près équivalents à ceux de la droite (1), ct les méthodes de culture bimanuelle qui ont été appliquées écoles depuis quelques années, particulièrement dans lesrésult ats des déjà donné anglaises et américaines, ont de l'hérédité au point de devenir « un type dom eni reusement et mathématiquement opposable au pueden {23 n à cruelle que la société leur impose dès l’enfance (3) los a et le côté gauches, commençait À créer, par l'exercice constant et l'hérédité, le type de plus en plus accusé de l'homme gauche, de manière que la somme des exercices faits par ls deux espèces d’hommes soit à l’heure actuelle tout à fait égale (5). On conçoit difficilement, étant donné la sévérité nature avait le moins favorisé ? L’expérience démontre que, concluants (2). Si la main gauche est impuissante, c'est donc surtout parce qu'elle est délibérément négligée. La gaucheriee est considérée comme une tare n’inspirant, dans une societie fruste, que mépris ét aversion (3), tandis que la droiter se présente comme un idéal auquel chacun doit se conformer, tence de tendances organiques A l'asymétrie, affirme En sous peine de sanctions sévères. « Ainsi l’asymétrie organique est à la fois, chez l’homme, un fait et un idéal. L’anatomie rend compte du fait, dans la mesure où il résulte de la structure de l'organisme; mais, si avancée qu'on la suppose, elle est incapable d'expliquer l'origine et la raison ces tendances, quelle que puisse en &tre la cause, d'être de l’idéal (4) ». des entraves sociales qui lui furent imposées, que la gaucherie ait pu parvenir à une telle parité d’efficience. ; Une autre théorie, exposée par Hertz dans une remarquable étude sur la polarité religieuse (6), sans méconnaitre l'exis. sont manıfestement insuffisantes à elles seules pour rendre compte du privilège exclusif dont jouit la main droite et du véritable (1) Van BTERVLIET, op. cit N I > BIERVLIBT, op. cil., ue si 3) D'après le Dr. Jacons (op cit }. dans les é les indigènes ligotent le bras gauche de leurs chante ee u D'apres le s . cit.}, dans de E IIERTZ les Indes. empécher de s’en servir, (4) kC'est encore une remarque Néerlandaises re (p. 555). entraînement ome nea fera eh d’ un gaucher che un droitier iti », affirme it VANa BIERVRent — Auc a Van BIERVLIET, Op. cit., p. 384 ) Hertz, La prééminence de la mai droi rité religieuse (Revue philosophique, 1909, pp. sa) nba n ent (1) Les gauchers, observe Hentz (op. cit., p. 556), devienn remarquer généralement ambidextres, par rééducation, et se font ale «. par leur habileté : ils bénéficient de la dextérité congénit ' droite. leur de acquise é habilet de leur main gauche et trous (2) D'après JACKSON, op. Cil., p. 195 544-5 Lynon, sAmbidex américaines drawing, Londres, 1900; OMER BUYSE, Méthode e qu'il d'éducation, p. 145 394. — À ce propos, Hertz fait connaîtr tral Ambidex une années s quelque depuis rre Anglete en existe , Culture Society une société (3) Les sentiments qu'inspire un gaucher dans à ceux qu'inspire fruste sont comparés par Hertz (op. cit, p. 557) un non circoncis dans les pays où la circoncision fait loi. (4) Hertz, op. cit., D. 557.

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DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE 6 Après avoir fait observer que c'est sous une lorme mys. : : ue, Le dualisme inhérent à la pensée des primitifs domine leur organisation sociale (1). Les deux moitiés ou phratries que i “pre de Ey fr et d’émotions religicuses spie o n 1 les idéaux qui, laicisés, domine nt vetada mude e re conduite a) cation de peli . rm Ù Hertz cherche dans oe collectives » Pexplige exc Hstvement réservé à la main droite nystérieux interdit imposé à la main gauche, O y sommairement, les constatations que cette étude fe on, pour hous Fo nc"ee rg à faire :axellesna sont Lin dans la pensée * primitive, l'asymétrie polis . : è NI onsidéra téres identiques, test à l'image"CR etn - ri sclle, la question de la droiterie et le 7 SESE Milk. plus, contre nous, soulever AN a regi >: alpeuse conciliant sous une loi commune. | mn seal abe peuprss pra, la const itution du monde spiripor icre, ne Opposition du pur d'une fondamentale : celle du qui constituent la tribu s’opposent réciproquement comme le sacré et le profane : l'une, au sommet, cst essentiellement noble, vouée aux œuvres supérieures et occupe Ja droite dans l'espace tribal; l'autre, tout en: bas, est vile, vaque aux besognes immondes et occupe la gauche (2). la même conception préside à la répartition des individus suivant leur sexe : l'homme est sacré, la femme est profane. Le mâle représente la force active qui crée et préserve la vie: la femelle représente la faiblesse impuissante et passive, apte seulement aux œuvres de sorcellerie et c'est de l'élément femelle que viennent tous les maux, la misère. et la mort (3). L'univers entier se partage en deux mondes contraires où s'affrontent, en une lutte perpétuelle, le divin principe du bien, de l'ordre, de la vie, et le principe démoniaque du mal, du désordre, de la mort. Durant le jour, s'exerce l’activité bienfaisante des êtres de lumière; durant la nuit, se déchaîne la malfaisance des puissances de ténèbres. A l'Orient et au Midi, avec le soleil, la vic monte et rayonne; à l'Occident et au Nord, elle descend et s'éteint. Là-haut, au ciel, c'est divin paret t, du dé de l'impur d’autre sett na raison ae E par la vertu de certains rites, les bros. = e n art; n mé se E ly, ranger,uch à 20 bles symboliques mer ables > : ssi l'une : eux l'autre, opposés, dans l’une ou incompatibles, impénéspécial la demeure sacrée des dieux immortels; ici-bas, Sur terre, c'est la région profane des mortels, ct plus bas encore, sous parmi les puissances surnatu- Partout domine le même dualisme. Comment le corps de categories ayant chacune sa sphère ieee fants différant de pouvoir et’ de dignité, li =ee erses que, ce * aga ses n s ont ercent un en caractère harmonie avec régulier et la nature auguste qui terre, le repaire des démons (4). l’homme, le microcosme, échapperait-il à la loi de polarité des qui régit toutes choses? « Une telle conception, déclare inspire ation et la confiance; les autres au contraire violent et troublent l’ordre universel et le respect qu’elles i est fait surtout d'aversion et de crainte (2) —_ à Mc GRE; (1) Sur la dichotomie sociale, HERTZ (p. 559) renvoie Ethn., p. 836 Primitive numbers (19 th. Ann. Rep. Bur. of. Amer. s formes primitives sqq., 845); à DURKHEIM et Mauss, De quelque p. 7 sq). VI, t. gique, sociolo Année (dans ication classif de l'une à Tuhoë a = représentations ont été notées fddement ve Br Phan la tribu, (ay Cette répartition des deux moitiésau decours des cérémonies droite, l’autre à manche, dans le camp, p. 52 sqq-; par ete,, est attestée par DURKIIEIM et MAUSS, op. lcit., ia, pp. 28, Austral Centra of Tribes rn Northe Gruss, et r Spence celand 577. (1) HERTZ, » op. OP. È Pie citcit., “PD, p, 658. SES — „Pa La plupart plupart ; faits € Manris où pluss ones ue l'étude de Hertz pruvivtitient des cxactement de la tribu ‘très primiti Maoris Fu Ji Bi, E 's des faits ve ethnograde ie ela a articles publiés par les Transactions of thea Nesi Insti ‘ute et le Journal of the Polyne sian Society (2) HERTZ, op. cil., y. 558. u a (3) Proverbe maori. — HERTZ, op. cit., p. 561. (4) CI. l'opposition grecque des divinités célestes et chtoniennes,

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¡ pas sculement une inexplica Hert : rtz, ne serait ble anomali ruinerait toute l'économie du monde | male, aux mots « droit » et « gauche » : le premier s'emploie pour exprimer des idées de force et de « dextérité », de « rectitude » intellectuelle et de bon sens, de norme juridique, de canon du bon ct du beau, tandis que le second évoque des » elle est au centre de la création, c’est | nani. . puler, P pour les diris. mger au micux, les forces redoutables nt font vivre et qui font mourir (1) ». De fait, le dualisme fonc ier qui se manifeste da idées toutes contraires (1). uni vers se manifeste aussi dans l'ho mme; il Ave sen ser en deux parties opposées de nature et on sas caractère : l'une, bonne et sacrée, la droite: l’autre N ‘a = mauvaise, la gauche. L'antith èse du Het si du mal aa 5 apercoit déja, rien qu’au choix des vocables . les désigner, Pune et l’autre: tandis que la pao à droite se fait remarquer par la stabi lité dui ® hei unique (2), auquel on semble s’étre comp lu en raison de Ñ signification heureuse, au contraire pour désigner la emu e on a eu recours à des termes instables, multiples (3) voire à des antiphrases (4). comme si les mots ne tardaient a i etre contaminés par la réalité à laquelle ils servaient de Ri ne ì ou comme si Pon évitait d’emplover le mot propre me x sorte d’appréhension éprouvée à l'égard du côté « (5). La même antithèse apparaît ie à * (1) HERTZ, op. cit., p. 562. BRE à Mone sua, gr. detre, lat. sous des forınes diverses dex-ter, Henn, desz-ine, v. slav. des-nif, got. taihs -wa Les si ateini gs sches v, irl. Etymologisches Wörterbuch, 1907-1916, del-eds, dess = &d. {= ct Heidel- Paris pijo s. v. dexter; Borsaco, Dict. étym. de la langue grecque >) = eidelberg, s. v. ete. | as a Hui A “i IL i signaler plusieurs de ces formes >: ET. Aes ‘cé (cf. lat. clivusì, . lat. ‘ (lat, ete.. (1(v. dénominations de à gan i € s a lacves), gr, h plus haut, gauche, i v. soc (lat Do 4289), p. 426-7). indogermanischen Att Altertums iskunde, 1901, i O. m. - itl — Su con — S r Muero s diverse s en ae SCHRADER, Reallexi Serg ei ] BRUGMANN, Lateinische Eivmologie n (dans Rheinisches Museum, t NLIT, 1888, p. 309 sqq.). . "o x en á di Par exemple, en ie oe 1 arg eo Sar REC Evumıs a heureux bischen Heidentums, 4, p. 199. be ae E, semble, dit dictions de » s. vv. vv. Recht $. s Rechts CL dorrspis, en und Links; zend vairy- 8 en v. li, all, winistar (de wini, « ami ») (= M. »), eto. MEILLET vocabulaire dans Mais c'est surtout dans leur application aux réalités diverses du monde humain que la droite et la gauche [ont voir la profonde opposition de leur nature et de leur valeur. Dans la croyance populaire, sur notre droite plane la blanche figure d’un bon ange, mais un ange noir et mauvais tient notre gauche sous sa domination. La droite en effet est le côté des dieux, la gauche le côté des démons (2), et l'on se tourne vers la droite pour s’attirer la faveur des puissances célestes tutélaires (3), vers las gauche, pour écarter de soi la menace des puissances infernales toujours prêtes à nuire (4). Etant vouée aux dieux, la droite est sacrée et seule elle est digne d'exercer la plus noble des fonctions, celle du culte divin : c'est du pied droit que l'on entre dans le lieu saint, et de la main droite que l'on présente aux dieux l'oblation sacrée (5). Inversement, c'est du pied gauche que dans la signification donnée ana Fi Freegg qui se ee Ans 469 : v. Wi ISK ra- PSE re (Quelques hypothdses sur des les langues indo-européennes p. 18 sqq.; v. dans Linguistique historique et générale, p. 281), qu’en parlant du cété gauche, on évitait de prononcer fe mot propre et qu'on tendait à le remplacer par des mots divers, constamment x renouvelés. » (1) HERTZ, op. cit., p. 564. (2) HERTZ renvoie là-dessus à Von Meyer, Ueber den Ursprung von Rechts und Links, dans Verhandlungen der Berlin, Gesellsch. f. Anthrop., t. V, 1873, p. 26; GBRUARD, Ueber die Gottheiten der Etrusker, p. 54 sqq.; Port, Die quinare und vigesimale Zählmethode, p. 260, et il rappelle que, chez les Grecs et les Romains, la droite est invoquée fréquemment dans les formules d ‘ohsécration; ef. Horat., Ep., I, 7, 94 squ. : quod te per genium dextramque deosque penates obsecro et obtestor, -— Cf. Srrmi., Die Gebärden der Griechen und Romer, D. 29, U. 5. 3 3) OL SonrAner, of. cit, s. v. Gruss; Ei, Boknart, Les traditions islamiques (trad. Moudas et Margais), I, p. 153. (4) Cf. PLaron, Lois, 4, 717 A i tats ylIuslor Denis... Aproteoà veutov agitata to tis ebacheing armo TU ZG. (s) Strri,, op, cit., p. st (n. 2) el p. 88 sqq.; Stmrsox, The Buddhist praying wheel, p. 231.

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l'on pénètre dans les lieux hantés par les djinns (1) et, s'il faut calmer les âmes des morts ou les puissances inlernales par l'offrande d'un présent, la main gauche est toute désignée pour ce sinistre contact (2) . vouée aux démons, la gauche n'est pas seulement profane, elle est impure et ne saurait sans désordre grave servir qu'aux pratiques de sorcellerie, aux rites funéraires et, 471 DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE SIGNIFICATION AUGURALE d'une façon générale, aux besognes immondes (3). La noblesse de la droite et la bassesse de la gauche sont physiquement évoquées par des gestes rituels figurant le haut et le bas : les derviches tourneurs tiennent la main droite levée, paume au-dessus, pour recucillir les bénédictions liée : au jour du jugement, comme dans le mythe platonicien, les justes glorihes montent au ciel à la droite du Christ, pendant qu'à sa gauche les réprouvés descendent aux enters, couverts d’opprobre et de confusion (1). Avec le temps, la différence de dignité entre la droite et la gauche s'est beaucoup atténuée, et pourtant aujourd'hui encore les règles de l'étiquette, procédant directement du culte, nous font avec un soin scrupuleux attribuer à nos hôtes la droite ou la gauche, selon le degré qu'ils occupent dans la hiérarchie sociale (2). La droite n'est pas que le côté de la préséance, elle est, célestes que la gauche, également celui de la force active ct de la vie : de la droite émanent et vers la droite convergent les influences vivifiantes pour évoquer l'idée de « haut », la main droite est élevée passive et de la mort : de la gauche ne proviennent et vers baissée vers.la terre, transmet au monde inférieur (4). Chez les Indiens de |’ Amérique du Nord, au-dessus de la gauche, qui est tenue horizontale et immobile, tandis que l’idée de « bas » s'exprime en abaissant audessous de la droite « la main inférieure » (5). Les Pythagoriciens, au dire de Plutarque (6), quand ils croisaient les Jambes, avaicnt soin de ne jamais mettre la gauche au-dessus de la droite. | Aussi la droite, de par sa prééminence, est tout naturellement à l'honneur, alors que la gauche est honnie et humi- (1) Lane, Modern Egyptians, p. 308. — C'est par la porte gauche que les pécheurs sont expulsés de l'Eglise (MARTENE, De antiquis Ecclesiae ritibus, 11, p. 82). (2) D'après KRUIJT, Het animisme in den Pp. 259 et 380 (n. 1). Indischen Archipel, (3) HERTZ, op. cit., pp. 570 et 573, avec nombr. référ. — Dans los rites funéraires et dans les exorcismes, c'est « 4 contre-sens » et en présentant la gauche qu’on accomplit (SIMPSON, OP. cit., p. 75 sqq, 90 Sqy., le tour cérémonicl 183 sqy.; JAMIESON, Elynrological Dictionar of the Scottish language, 2, s. v. viddersinnis). Les sorcières : mage . ntent la gauche au diable pour lui rendre hom- (JAMIESON, 1. c.). | | (4) HERTZ, op. cit., p. 566, d'apr. SIMPSON, op. cit., p. 138. (5) MaLLeRY, Sign-langnage among the North-American Indians (dans Ann. Reports of the Bureau of Ethuglogy, |, p. 364). -HERTZ, op. cil., p. 569. (6) TLUTARQUE, De vit. pud., 8. et salutaires; par contre, la gauche est le còté de la faiblesse la gauche ne tendent que des influences déprimantes et lethiféres (3). Voila pourquoi la droite est la main de la lance, la main puissante de l'offensive; et la gauche, la main du bouclier, réduite par son impuissance à la délensive (4). On renforce l'organe faible et particulièrement menacé au moyen au d’amulettes, tel cet anneau que nous portons toujours £ aphic ‘importance de la droite et de la gauche en iconogr L'art reli e de Dieu, p. 186, et MALE, = aa, Histoir Pr olXIII siècle en France, p. 224 5qq., 229. gieux du p . 572 et 573. ¿RTZ, Op. Cit., — Cf. DARMESTETER, Zend-Avesta, Il, Lage cit., “i Seon la | . na 64. 129, n° P». gdo auteurs (par ex. Carlyle cité par WILSON, op. wg an Anthropologist, p. 15; CusHInc, Manual concepts, dans Americdifféren t des deux rôle t. V, 1892, p. 290) ont cherché dans lestructu re de l’organisme, de la combat, qui résulterait au des mains représentations sur la droite et la gauche. FA l'origine 574-575), er re comme le fait remarquer HERTZ (of. cit., pp. penseji ra pour la cause ce qui west que l’effet. Hertz et pre { Ha {Races et peuples de la terre, p. 316 sqq.) r dérive du bá on bouclie le que sqq.) 352 p. r Kultu der chichte dextérité. Je suis grande une e suppos ent maniem le à parer, dont er s'explique plutôt, june porté à croire que l'usage du bouclimoyen défense passive dn l'emploi de l’amulette, en tant que exposéde côté gauche, particulièrement faible et

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préter serment et conclure les traités, tandis que la main quatriéme doigt de la main gauch e, au « doigt du charn et qui à l'origine était destiné à nous préserver de la las i. nation (1). Le sang extrait du côté gauche fait rity tae, mais la plaie d'où coula le sang qu: régénère le mond e ei toujours figurée sur le flanc droit du Christ crucifie un instinct pieux et pour ne boire à cette source Par praline aucun germe de faiblesse, il y eut des saints qui au berceay refusaient obstinément le sein gauch e de leur mère (3). Si dans le même sens que le soleil, on tourne trois fois puta d'une personne ou d'un objet quelc onque en lui présentant le cóté droit, on épanche sur l'étre ainsi enfermé dans un cercle magique l’énergie vitale et l'infl uence bienfaisante qui rayonnent de la droite et si, de la même autour autour d’un objet sacré s'imprègne soi-même, ou façon, d’un lieu l'on tourne saint, l’on par la droite, de la vertu qui réside en cet objet ou en ce lieu; procéder au rebours, en tournant à gauche et en présentant sa gauche, serait à la fois sacri. lège et funeste (4). Enfin — constatation importante entre toutes — la main droite est celle de la bonne foi (5), légalement habilitée pour (1) Hertz, op. cit., p. 566. — Cf. art. anulus et amuletum, dans DAREMBERG et SAGLIN; sur le mot scacvola (de scaevus, « gauche ») quí signific « charme protecteur », v. VALETON, De modis auspicandi Romanorum, dans Mnemosyne, t. XVII, P. 319. — Cf. Hor- MANN, Ueber den Verbolungs — und den Trauring, dans Sitegsb. d. Akad. d. Wissensch. Wien, Ph. Hist. CL, t. LXV, p. 850. (2) HERTZ, op. cit., p. 571, avec référ. (3) USENER, Götternamen, p. 190-1. (4) V. plus haut, pages 287-294. — Sur la pradakshi na brahmanique et le deasil irlandais, voir GOBLET D'ALVIELLA, 473 Croyances, gauche est celle du parjure, de la trahison et des fraudes (1). Par exemple — pour ne citer qu’un fait juridique parmi tant d'autres — l'union des mains droites fail le mariage consacré par la loi ct les enfants qui en naissent, eux seuls, sont légitimes: quant au mariage conclu « de la main gauche », il constitue une union clandestine et irrégulière, dont ne peuvent naître que des bätards (2). C'est que la notion du « droit », confrontée avec celle du « gauche », a dès l'ori. gine et avant même sans doute d'être appliquée à l'un des côtés du corps, exprimé « l’idée d’une force qui va droit à son but par des voies normales et sûres, par opposition a ce qui est tortueux, oblique et manqué (3)' ». C’est donc en définitive que la droite par sa rectitude même est contorme à la norme qui s'impose, tandis que la gauche est perverse et contraire à l’ordre. . Résumant toutes les constatations de son enquéte, Hertz conclut : « Ainsi, d'un bout à l’autre du monde humain, dans les lieux sacrés où le fidéle rencontre son dieu, comme dans les lieux maudits où se nouent les pactes diaboliques, sur le trône comme à la barre du témoin, sur le champ de bataille et dans l'atelier paisible du tisserand, partout une loi immuable règle les attributions des deux mains. Pas plus que le profane ne peut se mêler au sacré, la gauche ne doit empiéter sur la droite. L'activité prépondérante de la mauvaise main ne saurait être qu'illégitime ou exceptionnelle, car c'en serait fait de l'homme et de tout, si le profane pouvait jawais prévaloir sur le sacré et la mort sur la vie. La suprématic de la main droite est à la fois un effet et une condition rites, institutions, Paris, Geuthner, 1911, t. I, p. 8 sqq., 14 Sqq.; nécessaire de l'ordre qui régit et conserve la bonne créa- Lusratie-Gebruik, dans Versl. en Mededee l. d. Kon. Akad. %. Wetensch., Afd. Letterk., IV, :, et mon chapitre consacré à la valeur rituelle du tour à droite et du tour à gauche. tion (4)-». SIMPSON, op. Cil., pp. 75, 90, 183 sqq.; CALAND, Een Indogermaansch (5) Les Romains dédiaient la droite à la Bonne Foi; cf, la formule rapportée par Tite Live pour le serment : « Date dextras fidemque... + (T. Live, 1, 58); sur la manus romaine, v. DAREMBERG et SAGLIO, s. v. manus, et Sırrı, op. cit., p. arabe 129 sqq. — En le serment porte le nom de jamin, « la droite » HAU, © cit., p. 186. : cf. WELıdi (1) Cf. PeauTe, Persa, II, 44 : furtifica laeva. — En persan, « donner la gauche è vent dire « trahir : v. Pictur, Les grigines indo-européennes, Ill, p. 227. (2) HERTZ, op. cit., p. 572. 13) HERTZ, op. cit., p. 564. (4) HERTZ, op. cit., p. 576.

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DE LA C’est exactement la conclusion à laquelle nous avons about: nous Sena par une voie différente (1). Il se trouve donc que l'étude comparée des représentations collectives, ayant toute la valeur probante analyse de la solution d'une expérimentation, s'accorde avec doctrine pythagoricienne pour donner une identique de l'important problème que pose fa DROITE ET DE LA GAUCHE 475 profane, leur valeur représentative du Bien ou du Mal que d'une particularité, sinon fortuite, du moins toute adventice et de minime importance, qui git obscurément dans le corps humain et qui n’a rien de commun avec le sentiment religieux! N'est-ce pas, après l'avoir invoqué, répudier le témoi- : gnage formel de la » conscience collective » qui voit dans prépondérance de la droite sur la gauche. Cette prépondéce caractère et dans cette valeur des propriétés inhérentes à rance, dès lors, s'explique aisément et comme fait et comme l'essence même de la droite et de la gauche? Ce n'est pas idéal, s’il est vrai qu'à l'origine, par suite d'une asymétrie organique, elle existait déjà, du moins à l'état de tendance tout. Puisqu’à la droite s'attache, avec l’idée du Bien, celle naturelle, dans le microcosme, et qu’elle existait aussi, depuis celle toujours, dans le macrocosme, avec la valeur catégorique l'homme et, qui pis est, en son corps, la raison déterminante ment impérative d'une norme divine qui s’imposait à toute la création : la tendance innée à la droiterie, devenue légale de la différenciation du Bien et du Mal, la cause fixatrice d'une obligation morale, et à la gauche, ‘avec l’idée du Mal, d'un interdit, n'est-ce pas aussi: faire résider en en vertu même de sa conformité à la norme et sanctionnée de l'obligation et de l'interdit et en fin de compte le fondement même de la loi morale ? La conscience unanime des par une consécration religieuse, à eu la faveur de pouvoir peuples atteste que l'homme n'est pas à lui-même sa propre bien à l'aise se développer par l'exercice et se transmettre par loi et qu'il est assujetti corps et Ame à un ordre établi par l’hérédité en se renforçant de génération en génération, alors une autorité distincte de lui et supérieure à lui. que la tendance à la gaucherie, chaque fois qu'elle apparaissait, était justement abhorrée en tant qu'inversion pathologique et impitoyablement réprimée comme étant illégale. _ Il est surprenant qu'après avoir reconnu combien la question de la droiterie et de la gaucherie dépasse les. limites de l'organisme humain par le-sens et la portée de l'idéal qu'elle révèle, Hertz ait cru devoir, faute d'une explication meilleure, se résigner fihalement à voir dans la structure même de l'organisme (2) la cause déterminante qui a fait assigner à la droite plutôt qu'à la gauche le privilège du rang, de la dignité et des droits : « Une asymétrie corporelle presque insignifiante suffit, dit-il, à diriger dans un sens et dans l'autre des représentations contraires déjà toutes formées (3) ». Ainsi la droite et la gauche, indifférentes par nature à l'idéal qu'elles expriment, — ne tiendraient —..._ {1} V. plus haut, p. 459-460. {2) HERTZ, op. cit., p. 577. (3) Hertz, op. cil., p. 578. leur caractère sacré ou Nous pensons avec Hertz, mais pour des raisons autres que les siennes (1), que les lois de l'orientation religieuse, (1) Aux partisans de la théorie basée sur les lois de l'orientation religieuse (v. Vox MEYER, op. cil., p. 27 sqq., et Jacoss, op. cil., p. 33 sqq-), Hertz oppose d’abord une raison de principe : « I. monde extérieur, déclare-t-il (op. cit., p. 577}, enrichit et précise les notions religieuses, issues du fond de la conscience collective, mais il ne les crée point. » Cette raison, nous devons l’examiner, nour autant qu'elle intéresse notre thèse. Quant aux e faits contraires, d'une portée décisive », qu'il leur objecte aussi, ‚nous n'avons, pour notre part, à en retenir qu'un seul, à savoir que, si les représentations solaires jouaient le rôle qu'on leur attribue, la droite et la gauche devraient être interverties chez les peuples de l'hémisphère austral; or la droite des Maoris coincide avec la nôtre (ibid.). l'argument nous touche et il nous L y répondre.' Mais nous ferons au préalable observer qu’en Nbuvelle-Zélande, leur habitat actuel,-les Maoris ne peuvent être considérés comme des autochtones : ce sont des immigrés, apparentés comme type humain à la race blanohe caucasique (voir DENIKER, Les races et les peuples de la terre, 1900, pp. 574 et 578; cf. E. PLartarp, Les races et l'histoire, 1924, pp. 483, 559, 565; E. GRANGER, J gs ? 365 humaines, Paris, 1924, p. 62).

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tout en exprimant une certa ine dépendance de l'homme a-vis du monde extérieur, ne suffisent pas vi à Bean Wheres façon satisfaisante le probième que pose la di érenet van de la droite ct de la gauche. C'est un fait constant que pus ses prières ct ses cérémonies, le fidèle regarde‘ veversper ping l'Orie nt, avec le soleil qui monte, la pr ea vers la source d'où, Se répand sur terre; au reste, dans les diverses religio ns pa plupart des édifices sacrés sont orientés au Levant. . cat i clirection fixe étant donnée, les parties du corps ee ré Ai sent d’elles-m&mes entre les points cardinaux: l'Ouest m trouve derrière, le Sud à droite et le Nord à gauch e Da lors, les caractères des régigns célestes rejaillissent ta le corps humain : le plein soleil du Midi illumine notre côté droit, tandis que l'ombre sinistre du Nord se projette sue notre gauche. Le spectacle de la nature, le contras te du jour = de la nuit, de la chaleur et du froid auraient appris à l’homme à reconnaître et à opposer sa droite et sa Les déterminations réellement corps (2) dont l'espace est gauche (1) », l'objet antérieures à celles qui ont pour sont-elles matière notre ? C'est une conjecture que l'étymologie des mots désignant la droite et la gauche semble autorise r, mais qui na pas d'autre assez fondement, peu; ce n'est La question pas de cela qu'il d'ailleurs importe. s'agit. Sans aucun doute, il importe davantage de ne pas confondre les notions religieuses issues du fond de la conscience et les données fournies par Ja perception du Elles ont constitué, les unes dans la religio monde extéciene, n proprement dite les autres daris la mythologie, deux ordres d'idées kant (1) HERTZ, op. cit., y. 577. oat Bu serle en douter, 2 ind = “FO e Y 0 Rien er Gap en de PRE = no DU OF A la droite les ait eu mae droit, avant d'être devil, P. 577, après n'autorise a de à l’avoit admis, p. 564, ; affirmer d’abord un formation appliqués à y que l'ancien sens exclusivement plus récente, È nom vonim: l api l’idée d'une force qui va droit à son but par de ‘oles dhsüres ba I par opposi ppc tion ques a l’un des cótés du corps, àl cece quiqui est tortueu es E x, oblique oblique ctct mar 477 différents, souvent même contradictoires (1) : les premiers penseurs grecs s'apergurent de cette contradiction entre la mythologie et le sentiment religieux et traitèrent sévèrement les récits mythologiques qui révoltaient leur instinct moral (2). Toutefois cet antagonisme final ne dut pas être originel; les deux ordres d'idées, tout en restant distincts, étaient par destination faits pour se concilier, puisque la mythologie n'est que la forme plastique dont le sentiment religieux constitue comme la substance et la matière. C'est évidemment le sens interne qui fait la discrimination du bien et du mal, de l'obligation et de l’interdit. Mais c’est la perception extérieure qui constate l’ordre universel et, en le constatant, établit le rapport entre l’homme et sa norme naturelle. Ainsi les deux facultés, chacune à part dans son rôle, collaborent naturellement de concert à la réalisation de l'idéal qui s'impose à l’homme. Plus l’une observe et s’éclaire du dehors, micux l'autre, du dedans, discerne et juge en connaissance de cause et mieux aussi, par conséquent, l’homme est à même de réaliser en lui l'idéal. On a dit que la religion à l’origine fut « la science naissante » et qu'elle est devenue ensuite « J'ennemie méme de la science » (3). Il serait plus exact de dire que la religion dès l’origine avait déjà la science naissante pour compagne, qu'elle est restée son amie et ne saurait devenir son ennemie que par suite d’un malentendu. 41) Ce point a été développé avec beaucoup de force par Max Muller dans son ouvrage sur la Science du langage, Nouv. Ler., t. II, p. 147 sqq. Cf. le beau livre de Girarv, Le sentiment religieux chez les Grecs d'Homère à Eschyle, 1859, (2) Pythagore, Xéuophane, Thalès, Empédocle essayèrenf de déraciner les vieilles légendes en accusant d’imposture Homère ci Hésiode (v. Nfnormask ap. Sext. Eur, adv, Math,, 1, 289, 9, 193 ; HfRACLITE, ap. Dios, LAËRCE, 9, 1, 2; cf, DIoG. LAËRCE, 8, 19, 21). — Les textes ne manquent pas, qui indiquent une conception toute morale de la divinité chez les Anciens : cf. Escu., Fragm., 330; Sorn., El., 168; Ajax, 127; Eurtr,, lon, 448 / lléracl., 1341; fragm. 294 NAUCK (si Gent ve Joie» atagpia, vie etaty Ment); Pinp., Olymp., 1, 64; 9, 28; Pyth., 1, 41. — Chez HOMÈRB, of. par ex. IL, IX, 510-512; XXIV, 527 sqq.; Od., XIV, 443-445. (3) Ces paroles sont de Guvau, De l’origine des religions (dans Revue philosophique, 1879, pp. §83 et 584).

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Or la pratique de l'orientation n'a pu d'informer la conscience sur l’ord re qui extérieur, Elle en est incapable, avoir pour régit le but monde d’abord pour cette raison bien simple que les notions d'or dre, fournies par elle, sont relatives au sujet qui observe, au licu d’étre, comme il se devrait, relatives à l'objet de l'observation. l'observation, c'est le soleil qui se lève: le su L'objet dé jet qui observe, c'est le fidèle tourné vers l'Ori ent : dans ces conditions, Sud se présente comme la droite 479 DE LA DROITE ET DE LA GAUCHE SIGNIFICATION AUGURALE' le et le Nord comme la gauche, non pas du soleil levant, qui doit pourtant fournir la norme, mais du fidéle, qui précisément la cherche. Au reste, ce n’est ni au Sud sur sa droite, ni au Nord sur sa gauche que le fidéle a égard; il ne regarde, il ne considère que le Levant, en face de lui : dans cette attitude, il ne songe même pas à distinguer la droite de la gauche, encore moins à discerner ce qui peut leur conférer un caractère normal ou anormal. Il ne les distinguera l’une de l’autre qu’en voyant le soleil monter vers le Sud à sa droite, et non vers le Nord à sa gauche, c'est-à-dire en observant la direction d’un ‘mouve ment dont il vient de repérer le point de départ. Mais dès ce moment cesse le rile proprement dit d’adoration face au Levant, et déjà se trouve fixé dans son ensemble, pour ne plus varier, le Système des divisions de l’espace auquel ce rite a donné naissance. La constitution d'un système de repérage, voilà en somme le résultat auquel a abouti la pratique de l'orientation rituelle. Des repères, tout relatifs à l'observateur, ne peuvent par eux-mêmes révéler la loi qui régit les phénomènes mouvants du monde extérieur; ils ne sont qu’un moyen d'observation pour dégager cette loi. En revanche, les conditions dans lesquelles s'exerce l’art augural permettent d'obtenir une connaissance vraiment objective et adéquate de l'ordre établi par la nature. De l'Orient où il apparaît à l'Occident où il disparaît, le soleil définit dans le ciel une région, pour nous la région méridionale, qui, étant le champ de son évolution visible, est devenu le temple de l'observation rituélle. Pour observer le cours de J'astre, l'homme se tournera par conséquent vers la région méridionale et alors il aura le Levant à sa ee Ber chant à sa droite. Mais le Levant sera la droite, e — sera la gauche du temple ou, plus exactement, du + ae considéré dans le plan de son évolution au-dessus erei 2 zon, et cette lois la droite et la gauche, en tant que a ont trait à l'objet observé, non .plus au ayes qui rep de me systè eau nouv un De la sorte se trouve constitué n tatio orien | de e dériv qui % fait distinct de celui de la Je alement réservéé àà l’observat(1ion|-Das Lerat, et spéci pee face au Levan ns e bien défini du ciel norme solaire dans un espac . ce vaste espace, en forme d’hémicycle, para rep aa si Levant, au Midi et au Couchant -jalonnent sa p co Ses pour trace , divin oyé soleil, en qualité d'env s ct ai e jam i ide , dont le sens ne varie teurs une voie sacrée idéale sì ie sur | e de la san! 6 atric régul é qui s'impose à tous comme étant da de sens t le e, De ivre, suivr ' suiti cst celle qu'ili faut i qu'il terre : la voie lequeb il va est celuii dans lequel il faut aller. Or, c i qu ’il : st vers sa droite i < ce mouvement, la vie; a tend nn - sa droite divine qu'il fait procéder le mouvement a seche si moments et continuellement dans sa marche en pi ds Ma constamment sa droite qu'il présente aux regar sadeje ar p donc et iSi visite i les ù il où le | le temp fidèles dans rhe bre u qu'il répand sur eux ses faveurs. Quant sur = di rol « o leur 1 et LE 1 s le voii ent venir i e qu'il leur droit du RE = qu'ils regoivent ses faveurs. Ainsi les loisjustif ient la p le, diurne, connues par l'observation rituel adiction, tate È pl 2 > (1) Il n'y a done aucune contr entre le système al sul, ef ie = oe wigs une distinction trés nette : me Ca Pobserva y temple, destiné tout spécialement à par Mi orientation, des l'espace, syste les divislionsdontde nous avons montré l'économie Li = rt énéra Ae le Nor in u nr pP fie le Sud représentant la droite et droit e et k ves la sente repré l'Est -là celui dans ee Èuea sous réserve de cette distinction que paraî t gies Le € Mi erpretation donnée par une scholie gr nn la gauche. = se ‘o t sémen préci s'agit il de, où hant de l'Iia ee er ue ee an "Opmpaprs déarg older dpuate ise Sunr Sin ki e crat a n vatio TÀ pis Juans yu vurnlüs, Tone vation wat eee più (Voir ché. TIL, Syst. d'orientation, p. 224 ct suiv.).

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minence de la droite et il est conforme à l'ordre établi par la nature que la tendance à droite soit la norme du Bien. Mais, dira-t-on, si le mouvernent diurne tend vers la droite dans l'hémisphère boréal, il tend vers la gauche dans l'hémisphère austral. Les critères du Bien et du Mal varieraient donc au point de se contredire d'un hémisphère à l'autre vérité au-decà de l'équateur, erreur au-delà! Comment dès lors justifier le caractère d'universalité inhérent à la morale ? j lot Point n'est besoin d'éluder cette objection, en alléguant que la norme relative à l'hémisphère boréal et valable seulement pour cet hémisphère, a pu être formulée à l’origine, puis traditionnellement maintenue comme une vérité absolue, d'une portée universelle, parce que le monde connu, voire soupçonné des Anciens, était probablement restreint à |’hémisphère que nous habitons. | i Il y 3 une meilleure réponse à faire, et les Pythagoriciens (il s’agit ici, ne l’oublions pas, d'une tradition pythagoricienne) y ont pourvu avec une hauteur de vues remarquable et une objectivité vraiment scientifique. Nous avons reconnu en effet (1), par l'analyse de leur doctrine, que pour eux e naturel, et par reo boréal, qu'un seul et même ordr et même seat : si ns aussi un seul et méme Bien, ungraseul nde pane! cé o+ ltl unique dans lequel tourne la at les — s'impose comme norme commune à tous ch p re po n rizo l'ho de soient, est représenté sur le plan a a ten ent, drem moin direction qui, sans dévier le cant ss, t emen mouv le mais ; ligne du Levant au Couchant 9 e au hant Couc du , sens qui vont à l’encontre de ce Sud, le tantôt vers tantôt vers le Nord, représente pour l’un e pour l’autre h émisphère une tendance il e à de ore sens conforme ba droite, dans let obli ur àvoiele Bien iene pour gatoire , égalemen i eci biaisent, nent anormale. naturel, voil des vales ob tet vn à l'encontre de l’ordre naturel, par à tous. NoaLada ‚tueuses, voila le Mal, également interdit moral que | een dre identique sous toutes les latitudes,del'or peta quí prés hi dre l'or doit réaliser en lui est à l'image le n’ést autre ng er è la vie universelle, et la loi mora noble et la plus élevée. plus la e loi de la vie, sous sa form Rennes, 28 mars 1942. l'opposition des tendances, l’une à droite, l'autre à gauche, dans le mouvement diurne, n'est qu’une pure apparence, toute relative à des lieux d'observation dont les points de vue sont opposés, mais qu'elle n'existe absolument pas dans la réalité observée. Le plan de l'Equateur céleste, circonscrit par le soleil, est comparable à une immense roue qui tourne autour de !’axe des pôles. Les uns — dans l'hémisphère boréal — la voient tourner à droite; les autres — dans l'hémisphère austral — la voient tourner à gauche. La roue pourtant tourne dans un sens unique, et ce n'est, vue de droite ou vue de gauche, qu'une seule et même réalité, animée d'un seul et même mouvement. I] n’y a par conséquent, il ne peut y avoir, pour tous les hommes également, pour ceux de l'hémisphère austral aussi bien que pour ceux de l'hémisphère (1) Voir plus haut, page 424.