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SASTET SAL
mein denn
È ASTET
publications ont permis la comparabon avec de
données fraîches, on peut, semble-t-il, prendre
position de façon plus explicite maintenant que
c'était le cas auparavant, La décoration de l’abside,
tout particulièrement,
peut
être
l'objet d'un
nouvel examen.
En outre, il faut porter attention à l'interprétation
que Pieter Lambrechts donne du panneau central
de la nef principale (Fig. 1), Qu'à mon avis, if
fase erreur, c'est ce que j'ai déjà signalé ailleurss,
Mais dans le contexte actuel, il nous faut v revenir
car Lambrechts à dernièrement déclaré qu'il s'en
„>:
FE
A
x
“o
de
Tr
tenait toujours à ses conceptions d'alors. fl s'agit
ici d’Attis et des MHilurias cette fête ne se serait
Fig. 1. Hypogée de la Porte Majeure: plufond de lu grande nef.
célébrée qu'a partir du 2e siècle après J.-C, el
dans le panneau central ci-dessus nommé, nous
ne devrions pas voir Attis dansant et promettant
la vie éternelle à un jeune homme, mais un genio
quelconque. Ces conceptions ont été, depuis lors,
QUELQUES REMARQUES RELATIVES À L'HYPOGÉE
DE LA PORTE MAJEURE
examinées quant à leur correction par H.
W.
Obbink»,
Enfin now pouvons faire l'examen d'un certain
nombre de détails des représentations. On à donné
jusqu'à présent trap peu d'attention à la question
Introduction.
adeptes à cette théorie?, La réfutation de cette
de savoir d'où venait l'atelier qui a décoré 1'hy
Il a paru ces dernières années quelques ouvrages
dans lesquels il est à nauveau question de l'hypogée
interprétation consistera dans ses traits principaux
en la reprise d'anciens arguments. Il est cependant
gée. On peut penser par exemple à F'iralie méride la Porte Majeure de Rome!. Ceci n'a rien
d'étonnant car les problèmes que cet édifice évoque
sont loins d’être tous résolus de façon satisfaisante.
L'intention de l’auteur du présent article est de
signaler quelques points auxquels on n'a pas encore
accordé assez d'attention. En outre quelques
nouveaux malentendus pourraient être dissipés.
W s'agit tout d'abord d'une publication de Paolo
Mingazzini qui, prenant position contre certaines
conceptions de Jérôme Carcopino, s'avance un
peu loin en prétendant maintenant interpréter
comme purement décoratives lex répresentations
des plafonds dont le caractère eschatologique est
pourtant prépondérant? I} tient l'édifice pour une
salle de fête, un specus ucstivus, et à déjà rallié des
I Bibliugraphie jusqu'en 1958: F. L. Bastet, De datum van ber
girate Inpogoeum by de Porta Muggiore te Rome, 1958, 124 s9.;
id., „Claudius oder Tiberius?”, BABexh. 35. 1900, 1 5. voir
aussi E, Nash, Bildferikon zur Topographie des antiken Rom È,
3961, 169; À. Andrese, Studien zur römischen Grabtunt, 1963,
12,0, 90t 04,
2 P. Mingazzini, „Sul preteso carattere religioso della cosidetta
Basilica Sotterranea di Ports Maggiore”, Fesschrft E. son
Merchlin, 1964, 90 58.1 J. Carcopinw, La bunlique inthogoricienne de la Porte Majeure, 19433.
dionale, à Alexandrie, à Athènes ou bien à des
permis de les souligner à nouveau car il semblerait
artistes venant de l'Orient, Ce probleme n'est pas
que M. Mingazzini n'ait pas lu les ouvrages de
Fr. Cumont, de B. Andreae et d'autres encore où
on peut trouver tant de remarques relatives aux
idées des Romains sur la vie de l'au-delà.
Puis ensuite, on constate que d'autres chercheurs
continuent à être en désaccord sur la vraie nature
de cet édifice. On n'arrive pas à choisir entre un
facile à résoudre mais ne doit pourtant pas être
négligé, ll se rattache à la question de savoir ot
Ha d'abord été fait usage de certains symboles
pour exprimer des pensées relatives au décès et
à la moralité du défunt, Nous ne pouvons espérer
hélas! beaucoup de renseignements nouveaux à ce
sujet étant données les connaissances imparfaites
Que l'hypogée date du règne de Tibére semble
maintenant un fait acquis,
Nous pouvons done
nous y tenir comme point de départ ce évoquer
les années voisines de l'an 24 après J.-C.
1. C'est M. Andreae déjà qui, à juste titre, s'élève
contre la conception de M. Mingazzini relativement au prétendu specus (recessus) cestivus puisque,
dit-il:
„die Basilica sotterranea nach Form und
Bildschmuck dazu völlig ungecignet scheint”®, Ceci
demande cependant quelqu’erplication complementaire. On peut certainement approuver M.
Mingazzini pour unc partie de ses critiques de
M. Carcopino. Ces critiques ne sont toutefois pas
tombeau ou un Jocal destiné au culte, Comme
que nous avons de là période hellenistique. Il est
dans le courant des dernieres années de nouvelles
nouvelles en soi et M. Mingazzini évite malheureusement de citer ses prédécesseurs sur la matiere!®,
vrai que les matériaux que Fernanda Tiné Bertocchi
a réunis ont jeté une lumière nouvelle sur l'Apulie,
En bref, cela revient à ceci que M. Carcopino a
exagérément fait passer au premier plan les élé-
3 H, Mibius, Die Releje der Porrlutidraw und des smile Drahd (Barer. Akad, d. Wiss,, Phil.-hit. Klose, Abh., NF.
Hefe os). 1965. 11 n. 37: „die überzeugen ads specus acstivus
gedeutete Basilica una arta Maggiure".
4 Andreae, Grabluna, 02 dit: „Nun ist für die Frage nach
dem Programa, «las den Darstellungen xu Grunde liege, nicht
mo wichtig, ob es sich bei dem Hypogacum um cine Grabanlage oder den Kulirssum einer Sekte handelt, da in beiden
Fallen tlie Darstellung in gleich sinmoller Weise exchatolitime Anspielungen enthalten künnte”, Ceci n’est valable
quien partic: le panneau du milicu de la nef centrale et la
scene de l'abside ne peuvent dire expliques de façon satisfaisante qu'en partant de da fonction orrginale de l'édifice.
Méme vil st impossible „eine silig lugixche Ordnung in
dem Billeszykluy zu entdecken”, cela n'empêche que la
destination de l'hrpugee cit pu ¿tre examinée d'autre façon.
Voir Baster, De datum, 1 n. 1.
tandis que les importants répertoires d'Achille
Adriani nous en ont appris davantage sur la situation
à Alexandrie?.
Tout cela légitime un résumé de l'état de choses
ments pythagoriciens tandis que le caractère entier
est tres éclectique en réalitétt, N faut renoncer
* Theodor Kraus. Dai rocuahe Wehrenh {Propylien Kunstgeschichte, Bd, 11), 1967, 2te, No, 160-168.
sans pour autant qu'on prétende épuiser le sujet.
® Avlrese, Grobkumt, 11 n. 98,
3 Pieter Lamibrechis, Aeris en het freu der Helarien (Medal. Kan.
Ned. Akad. von Werensch., aft. fetterkunde, NR. 30 Nr. 9),
1 Carcopinu observe lui-même, Asuhıgw, 158: „Le fat que
1967; avec des notes bibliver.
Res se rapportant à d'autres
articles vonsacrés par fui à ce sujet. Voir E. L. Bastet, Biblio
theca Orientahs 12, 1965, 20).
SH. W, Obbink, Cybele, his, Muhras, 1965, 52 55.
? Fernanda Tine Bertocchi, La puture funeraria cpula, 1954;
Achille Attriani, Pepertorio d'arte dell’ Fyuto greca-romano, serie
C, sul. I-II, rgee farchitettura e topografia).
9% Voir un aperçu cuncis par Bastet, De dara, à n 2.
ls décorateurs de la basilique se sent Largement inspirés ile
la religion dinnysiaque
n'est pas c
dde” (avec renvoi à
A. D, parti Clawicel Review
38, 1923, 106 35.93 1bid,
ct
dissolubles, dans la Péninsule, encore Edie
180: .... Les éléments slinnystaques
i
sont inacon
que des nrigines du mennement pribagericien, et il n'y aura
pas licu d'être surpris qu'il s'en rencontre dans la basilique
de la Porte Majcure”.
Page 2
View in PDF(opens in a new window)effet ce caractere mystérieux et secret ven trouve
d'une secte sous des auspices de Statilius Taurus,
theorie de Ja sépulture, n'est cependant guère
prthagoricus et magus, On peut même se demander
vil a jamais existé à Rome de tels lieux pour le
étonnante. Non seulement les urnes cinéraires ont
¿té dérabées, mais aussi les piédestaux de marbre.
culte. Les Pythagoriciens ont pu être persécutés
au rer siècle après J.-C., il n'en fut pourtant plus
spaliateurs plus tardifs ont jeté leur dévolu ainsi que
de même par la suite et à cette ¿poque plus tardise
nous le savons de nombre d'autres cas. En outre ils
C'est justement sur ce marbre précieux que les
nous ne rencontrons pas non plus de tek lieux
nes'en sont pas tenus la, En plusieurs endroits, on
cultuelsti,
a arraché des morceaux de la décoration en stuc
Nous pouvens dune nous rallier à M. Mingazzini
pour ce qui est de quelques-unes de ses critiques;
cependant, on ne le suivra pas dans sa contestation
des théories de Goffredo Bendinelli, telles qu'elles
sont exposées dans l'important ouvrage de ce dernier sur l'hypogée. En eflct, M. Mingazzini écrit:
„Bendinelli immagina che le urne cinerarie fossero
qui ant donc été emportés à cause de leur valeur
poste su pilastrini mobili, collocati dinanzi ai
pilastri che sorreggono le volte e dividono lo
spazio della basilica in tre navate”. Il suppose
décorative. Grice à cette dernière circonstance,
nous conservons l'espoir que Pon retrouve un
jour, par exemple dons des callections privées,
quelque reste de l'installation. Il n'est pas nécessaire que l'autel ni les socles aient pris le chemin
des fours à chaux. On peut aussi penser à des
fouisseurs” de trésnrs.
La theorie de Puestivus recenus de M. Mingazzini
a des repas précédés de bains ou d'ablutions,
atfirme M. Mingazzini avec raison, car il ny a
pas de place pour les lits. Mn y a pas de conduites
éclairé d'une étrange lumière quand on admet
ensuite que ces pilastres devaient être en bois et
vraiment riva qui mene dans cette direction. Une
qu'il s'agirait de 28 personnes ct de leur domestiestime que ceci est en contradiction avec Paméignorance si absolue de toutes les publication:
d'adduction et d'écoulement des eaux et on ne
cité. Et pourquoi aurait-on aménagé cet emplacevoit pas où le personnel aurait pu se tenir pendant
les rites qui eussent pris place pour 23 initiés. Ce
dernier chillre, en outre, repose sur une théorie
des nombres insoutenablet?,
Les 28 panneaux le long des parois ne représentent
pas du tout exclusivement des tombeaux. Lorsqu'il
ment tout près de la Via Praenestina, au milieu
d'autres tombeaux, tandis que tout autour s'étendaient d'immenses jardins ct parcs qui olfraient
un site préférable?
nagement luxueux de l'ensemble du tambeau et
que celui-ci pour cette seule raison ne peut être
des décorations, éveille surtout l'étonnement. S'il
un tombeau. Mise à part la logique d'un tel raisonnement qu'il est difficile de suivre, on nous peraussi clairement dans l'hypothese de la sépulture,
mettra de rectifier l'assertion que M. Bendinelli
aurait parlé de pilastres de bois, Il parle, il est
certaines figurations un autre sens que sépuleral,
vrai, de „pilastrini mobili”, mais il ajoute que „le
camme Cumont qui, de concert avec d'autres
en est bien ainsi, op a représenté des urnes, tandis
en ce licu ne repose sur aucune donnée solide ct
au contraire même, il y a de bonnes raisons pour
la rejeter. La présence d'un autel dans la nef
principale (Fig. 2) n'est certainement pas inhabipreziose urne cinerarie” reposaient sur des „relativi
encore®, l’a démontré de façon absolument cone metallica”. il va de soi que ceci vaut également
tuclle dans un tombeauts, La présence d'une chaire
pour le grand autel près de l'entrée.
au fond dans l'abside ne peut être prouvée et
nous étonnerait fort en cette période si reculéet?,
Il n'en existe pas d'analogues. Ainsi, tout bien
Une seconde objection de M. Mingazzini est
également inadmissible, Il juge strana e ingiustificonsidéré, s'éliminent bien des arguments qui font
urne e delle iscrizioni relative ai defunti”?! Cette
de l'hypogée un local pour l'exercice du culte
absence complite, qui devrait plaider contre la
que les Psthagoriciens étaient justement opposés
à l'incinération des morts!3. Il n'est pas question,
pourrions-nous ajouter, que certains éléments de
la décoration aient un rapport direct avec la
réalité, Les vases avec une branche de palmier que
M. Carcopino prétend avoir été employés pour des
aspersions!!, ne sont que des coupes telles celles
qu'on voit aussi ailleurs, données comme prix
à l'occasion d'événements sportifs, Nous y reviendrons. Les tables qui y sont parfois figurées, sont
des tables de proposition de la palestre ainsi qu'il
a été à nouveau montré par C. Goudincau et
n'ont rien à voir avec des rites mystérieux!®, En
La théorie suivant laquelle la villa de Statilius
Taurus, confisquée par Agrippina, se serait élevée
5% Carcopino, Buulique, 39: 2... ce sunt la autant de tables
de propenition, où les dévots venaient, tour à tour ou pêlemele, offrir à la divinité les piécettes de leurs bourses, lus
fiale de leurs libations et les viandes de leurs sacrifices”.
17 Raster, De dotum, 38 as.; Mingazzini, Festschrift ©. Merck,
94
vaincante. Dans ce qui suit, nous allons approfen-
Cata questa assenza della più piccola traccia delle
® Pour d'autre ubjertiva» wir Jes auteurs, cites par Hate,
De datum, ı n. 2. Les théuries qui voient des offrandes dans
ls restes de chien et ile pourcean qu'on y à trois ant
aleja éte sulframment discutées par G. Hendinelli, JE manu
mento sotterraneo ili Porta Maggiore in Roma”, AfAdanc. 31,
1927, $32 35.; Mingazzini, Festschrift y. Merkin, 93, pense
qu'on peut aussi évoquer une offranile au genres docs (9.
où Jes autres n'interviennent que rarement”. On vbserse déjà
31 Carcupino, Bruligue, 205 «s., parle de „... la violence et
Melanges d'erch. ct d’hist. 79, 1967, 77 ss. Pour comparaison
avec un relief en stuc de Pompei, Cas del Labirinto, wir
deja Hastet, BABesch. 35. 1960, 10 fig, ur.
150
des autels dins les tombeaux alexandrins et ib reprisentent
avoir cu de support, ce qui pour Carcopino n'est pas une
objection et en outre, elle n'aurait pas été placée non plus
sur une élivation, ce qui serait étonnant, De sorte qu'il uy
a sana doure pas eu ile chaire en cet endrmit, mais peut-être
deux statues mortusires, voir cisdessom, p. 173.
cela n'enleve rien au fait qu'on ne peut donner à
dir la question de ce caractère sépulcral?9,
© Carcopino, Beufique, 38: 2... te rucan et de palme ave
lesquels nn puise ct asperge l'eau salutaire”. ¿On n'y à jamas
un phénomène tres normal cn [talic.
12 Carcopino, Bastlique, 26 ss. La chaire suppusre ne peut
est vrai qu'on ne peut interpréter tous les éléments
naturellement que de la „suppellettile marmorca
16 Carcopine, Basifique, yo: „Mais un autel, des tables d’otfranalos fous claignent
des
tomb
où le premier
n'a que faire,
suaires en un tombeau, elles furent empluyérs aux rites
purificatoires acoomplis dans un sanctusire”.
33 Baster, Ne derum, 105 39.3 C. Goudinesu, Jerai Trapesai”,
parues auparavant qui traitaient de la matière même
plinti scolpiti"#, Dans tout l'hypogée, il n'y avait
13 Mingsesini, Feuscherft +, Mercklio, 43.
13 Ihıd., 94.
versé que l'eau lustrale, et, au lieu qu'elles aient servi d'in
ne nous occupera pas plus longtemps. Il n'y a
la continue de la persécution qui, ’Anguste à Nérun, 4
decime Jes ‘siciétés" de Pythagore . , .”. — L'hypugée se trouve
$5 E. Cunnun, Pschesches ser le scaboléume funéraire des Romani,
1962 (1966), 97 ss. et passim,
Robert July, Le tableau de Cébés ct la philuwplue religieme,
1963, 73, à resume de débat: ¿La Rasilique de
la Porte Majeure
groupsit-cile au moins en un nuyau actif um certain nombre
de Pythigoriciens authe
? L'hypothèse
a seduat È
p
de savants; Fr. Cumant a continue a défendre jusqu'à sa muri
te point de vue de J.
Carcopina,
Mais
le
probleme
ne saurait
¿tre cuasidere cumme tranche en faveur du ncupythagnrisme,
Notre eafire A. Delatte pense plutôt à une confrérie dionysiaque ct notre autre maitre J. Hubaux a ruiné, semble-t-il,
l'interprétation de Corcopino par ses quelques articles decisifs.
M. I°. Borzace, qui croyait d'abord à un monument consacré
aux Muses, y serrait maintenant une chapelle funéraire consscrée à quelqu'un qui serait mart prématurément ct hè
robe”. M. July ne fait Juiememe pas de choix définitif, fl remarque cependant, qu'au temps des premicrs empereurs, le
pothagorisme (Ciba. 73): 2... n'est guere une école arganisee, ravonnant d’un centre déterminé, enregistrant ses alia»
sloques. Crest plutôt une mole, une affection, comme a bien
cependant très holé, si un le comsidere comme 2... l'unique
témoignoge archcolegique qu'elles aient laissé ale leur actisite
culruelle . . .” (idid.. 206).
voulu nous l'écrire M. H, 1. Marrou, Ceux qui font prafession
de pythagorisme sont der isolés comme Nigidius et scs rares
3 Mingazzini, Festschrifi », Merchho, 94.
2 Hendinclli, Milo. 1927, 836, 845.
1! Mingazzini, Festschrift a. Sfercllin, yo.
plus un point de vue bien clair, mais vnit hien dans l'ensemble
sie la decoration „un grand discours sur la mort et sur l'auamis ou Apullonius de Tyane”. Guudineay n'adopte pas non
dela” (MEL. 1967, 127).
Page 3
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fag. 5. Mosaîque de Curthage: detatl avec le saute de Sappho.
bout d'abord, resenons à la représentation qu'on
le récit est fait par Strabon, puis par Ovideït,
L'Apollon de Eeucade ne doit donc pas être cona la toile en question. Pourquoi a-t-on choisi une
3 et 41%. Quoique
Strabon cite Ménandre qui a écrit une comédie sur
sidéré comme un dieu vengeur qui exige la vie
wile ct pourquoi ne vovons-hous pas de bateau -
celle-ci soit absolument unique du point de vue
le sujet. Ceci rend plausible le fait que Sappho
de ses victimesTM, volontaires ow non, Hse trouve
comme, selon Stralson, on pourrait sy attendre -
iconographique = on a trouvé d'ailleurs dernitrement pour la premiere lois une composition quel.
aurait survécu au plongeon. Chez Ovide non plus
lì justement comme un dieu sauveur, à gauche,
vu bien un filet ou quelque chose de ce genre?
sur le rocher et de Triton qui étend sa grande
La toile peut naturellement avoir été choisie parce
toile dans da mer (Fig. 10), veut diner que
que Sappho porte un voile sur la tete qui se gonite
(Fig. 94% - on peut admettre avec certitude qu'il
d'ailleurs, il n'est pas question de la mort de
Sappho, qui dans ce récit envisage seulement le saut
ellroyable et écrit une longue lettre à Phaon, où
Sappho sera sauvée et qu'une fois purihée, elle
au vent et la retient dans sa chute. I va de soi
s'agir ici du saut de Sappho du rocher leucadique®?,
elle espère qu'il voudra bien continuer à l'aimer.
survivra au plongron auquel elle est inciter par
que cette velificutro a un sens plus large, com-
Ce qui n'empêche que la signification exacte dans
Les condamnés asaient de bonnes chances de survie
Eros. C'est dans ce sens que M. Carcopino prétend
parable a ce qu'on observe dans la représentation
centrale de Ganymede (Fig. 12). Mais il est possible
I
observe dans l'abside (Figs.
que peu parallele dans une mosaïque de Carthage
le contexte n'en est pas évidente pour autant. Il
maluré Ja hauteur du rocher. On s'ell'orgait d’amorà juste titre interpreter la figuration. Il n'est pour:
s'est élevé a juste titre quelque critique de Vintertir la chute par toutes sortes de moyens, Aussi
tant pas absolument sûr qu'on doive penser en ce
également que Pornemaniste ait voulu y exprimer
prétation que M. Carcopine fait d'un passage de
pouvons-nous certainement nous rallier à l'idée
cas à une interpretation exclusivement pythaguriquelque chose Pextraordinaire. Dans ce cas, cette
toile pourrait avoir, dans le caveau funéraire qu'est
Pline l'Ancien ot l'amour de Sappho pour Phaon
qu'il s'agissait ici en première instance d'une puricienne, Comme nous le disions plus haut, on doit
serait qualifié de pythagerique-magique. Non seule.
ment M. Carenpino interprete en cet endroit le
heation®, Les criminels qui, en honneur d’Apolfaire usage du texte de Pline aver plus de ciecanlon, étaient chaque année jetés à la mer s’en tiraient
spection que M, Carcopino®,
texte de façon vraiment trop désinsolte, en outre,
souvent, car ils étaient recucillis par de petits
Jusqu'à présent, on a attache trop peu d'attention
le saut de Leucade n'est absolument pas nomme
Al est
bateaux de pêches,
probable que nous devons pourtant le considerer
comme ayant ua total pythaguricion, €, J. de Vogel, Prehaguras
and cach Prebagorcansm, 1966, 127 59. Signale le róle important
que jauemt ensemble Apollau et Eros chez les Pythagoriciens,
Y Au sujet de setto pucitcaten, veis Jameson, Le, Claas,
= Strabo, X, 452
960, 384 as. La Ecurie de ce dernier ne peut d'ailleurs pas
Etre correct, ff. Hubaux, Lo herby sue cone tte, Mares
ancestral
fanssens, L'une. Clus. 1901, 384 35,; Strabo, X, 452; Ovidius,
sa J. W. Salomonson, Lu musique aux «lr dé J anrigectiun
Verandes, 5.
Belge
de Curthuge, 1905, 70 ss. pl. LI. 2.
83 Master, De darum, 71 ns, Voir aussi È. feussens, Laca
et le pays des mosto”, 4" Inpiguere Classique 39, Vet, 36 wi
33. Hubaux, „Le plongeon rituel”, Munde Aelge 17, 1923,
(7 85 sine cependant Th, Ziclinski, Sappho und der Leukaalische Sprung”, Alto 23, 0930, 15; Bastet, De datum, 72 ss.
de Phaon”, Melanges frane Camant, 1036, )6g ss.
Safamonsan, Madigue, 71.
En réalité, it n'est pus impertane que Sippho meure ou non.
Lencaten suliti crsnt se
praverpitare qui set sues parcutes
D Bastet, De Jarum, 73 9. 3, avec renvoi aux cots de
J: Hubaux en diser artictes,
Le sometage est le motif essenticl Apollon promet à Mare
invenire
ansari
jeoegexds la resurrection à la vraie vie.
amabant”.
par Pline.
27 Bendincil», fin, 023, 199. NI NUL
152
MJ,
Carimpirao,
De Pithagors aux
otre
1946,
$9
dd
32,
1928,
167
ss
id.
„Une
epode Wide”,
Serta
Lendiencia, 1930, 187 ss.i J, Hulbanix - My Error, „Le talisman
#4 Aussi lisons-maus dans Servius, Buselaon VIN,
cupieluat,
aut
ali
his
so: spud
thsiderahant,
ques
(traduction de 11. L. Jones}: „it was an
custom among the Leucalions, every year av the
surf prefoemed in honouc of Apallo, for some criminal
tu de thing ror this racky louk-out for the sake of averting
esil, wings arl Bivila of all kinds being fastened to him, since
by there fhutering they could lighten the leap, and alse for
a number af men, stationed all soand below the rock in
senall fslung-boats, to take the victim in, aml, when he had
becs taken on board, te do all in their power tu get him
safely autzüle their borders”.
Page 4
View in PDF(opens in a new window)dors mis en avant donne une idée exacte de la
marche des événements, on peut en conclure que
ces toiles „de la naissance” (Fig. 6) apparaissent
tableau®, A gauche devant un paysage rocheux se
plus tard de préférence en rapport avec des funétient St. Jean-Baptiste, représenté en une attitude
railles. Le plus ancien exemple en serait le relief
qui rappelle quelque peu celle d'Apollon. Or,
Ludovisi®, La pensée que le trépas est non point
une mort mais une résurrection est une idée essenfleuve du type paien bien connu, portant barbe ct
tielle des conceptions philosophiques pythagoriciennes, Qu'on se rapporte à ce propus aux redépart de notre étude — cette toile, disons-nous,
aurait une signification d'ordre funéraire qui nous
échappe. Dans la mosaïque de Carthage, qui n'est
pas de caractère funéraire, la toile manque, les
Tritons étendent seulement les mains.
Nous pourrions peut-être penser ici à la toile qui
depuis longtemps, dans les scènes représentant des
naissances, jouc un si grand rôle et interpréter la
décoration de l'abside comme peignant une résurrection de l'âme: le saut de Sappho comme une
mort symbolique à laquelle cn fait, elle échappe
parce qu'en vertu de son essence de muse, elle
est sauvée par Apollon et renaît à la vie véritable
qu'assure la purification.
Cette hypothèse requiert des points d'appui, On
a déjà pu montrer autrefois, à propos du relief
ment pas une serviette, mais ici aussi une „tolle
de naissance”!2, De meme que dans l'hypoyée, la
romains®,
naissance de Páme prend place par suite de la
mort, la résurrection prend cn ce cas place grâce
(Fig. 7) que l'on date du 3e siècle après ].-C.',
au baptême. Il est naturel de penser que la mosaïque
de la coupole du Baptistere a été inspirée par des
Un homme est étendu sur une couche et il tient
représentations paiennes de composition et de conavec une femme assise à gauche, une couronne.
tenu analogues!!. Une relation certaine avec l'ab-
Sur une petite table, devant lui, sont disposés les
mets. Un peu plus haut, nous soyons accrochées
side de l'hypogie doit bien être acceptée (Fig. 10),
même si nous ne pouvons plus très bien retrouver
trois toiles, et derrière chacune d'elles apparaît
les stades intermédiairests.
une tête, On ne peut ici qu'évoquer trois enfants
Comme dans la décoration de Vabside c'est un
personnage féminin qui à tie choisi pour exprimer
l'idée de Ja vie éternelle, est prouvé par les deux
cette idée d'immortalité - Sappho, la dixième
muse — il semble au premier abord licite de penser
putti qui soutiennent une guirlande de fruits où
que Vhypogée a été aussi édifié pour une femme.
piquent des paons. Ces oiseaux sont un symbole de
l'immertalité dont on fait très souvent usage et
Cette hypothèse se heurte toutefois à des objections. Sur Pun des trois panneaux du milieu de la
Fig. 7. Seéle funcraire de Caget, Cluj, Roumante.
“MA ce sujet un grand nombre de données dans Duro Levi,
nef centrale, il y a bien, il est vrai, aussi un personnage féminin - l'enlèvement d'une Leucippide
parents dans la mort. Qu'il s'agisse en ce cas de
qui a été repris dans l'art sépulcral chrétientl,
Un fait parallele avec le relief de l'abside de
l'hypogée non moins curieux est présenté par la
coupole du Baptitère des Orthodoxes à Ravenne
Squarciapini,
BCom, 76, 1956, tro; Mi Leclerq, „Paun”, Dir. des Ant.
sheet. 13, 1937, 1075.
"2 Spiro K. Kusted, Th orthoda baptiwers of Pencnnu, 1464,
Sg w.. figa. 42-44. Les détaih, avec la perronnification du
Jourdam, cest il s'agit ici, n’ont pas soulfert des restaurations
furent assimilées à celles des ames, pour lesquelles les mêmes
termes étaient employés”. Scion les niwpythagoriciens cette
vie terrestre est-elle Hades, ou les hommes sont torturés
par leurs passions et leurs besoins. Kore sera donc l'essence
divine qui s'alssisse ici-bas ct "enferme dans le curps, mais
qui, liberve de cette captisité, retourne vers les hauteurs
resplendivantes de l'éther”.
39 Cumont, Recherches, 84 n. ? vt passim, Le Triton, 3 gauche
26 ss. Dam un article plus ancien „Das Bestaner Relief”,
vents (149).
le nouveau-neé*, Si la série d'exemples qui furent
PEL. Basel, „Div Geburt der Seule”, BAHR. 40, 1964,
„Le pitture di una tombs della Via Portuense”, Riv. fer, Nos.
d'Arch. è Storia dell’ Ane, 1.3.2, 1963. 55 n. 42; Maria Floriani
et par suite won pas ba naissance «Aphrodite - et accréditée
par une remarque de Cumont, Pecherthes, 96. Anodos ct kathodos
RABewh, 38, 1963, ı w.. de „tröne de Boston” a ciù examine
lors d'une naissance, est présentée pour y recevoir
Murs Voluntsris; mystery cults in mosaics from Antioch",
Berptus 7. 1942. 41-46. Voir aussi R. Merkcibich, Romea und
Moser in der lake, 1962, 128; Bianca Maria Fetletti Maj,
” L'idée que les luthalos et anadın de Kore s'y rappertent -
en tlasnus d'Apallon, sung du cor. En un autre enlroit,
Cumont signale le rile que tes vents jouent au moment de
la mort (126 ns). I remarque (1 37/3}. que jusqu'en la plus
recente antiquité, il exime des crosances en l'existence
atl'abimes prnfonds, restes du Chaos primitif s'étendant entre
les cien et la terre, où les morts deivent aubir une longue
purification par l'air, par Peau et surtuut par de feu”, Aussi
voit-il dans lus Tritens de Phypagee des symboles de ces
Ludovisi, l'ancienneté du motif de la toile qui,
cheveux longs (Fig. 9). Il souleve une toile qui à
une signification bien spéciale, Ce n'est naturellemarques qu'en fait Cumont. Nous rencontrons
ou membres de la famille qui ont précédé les
soirement à cette hypothèse comme point de
tout à droite, on voit le Jourdain comme dieuplusieurs fois cette pensée au temps des empereurs
Un exemple frappant qui en illustre la continuité,
en est donné par une stèle tombale de Roumanie
Mhypogee - nous nous en tenons du moins provi.
(430-468). C'est ici une représentation du bapteme du Christ (Fig. 8), se trouvant au centre du
Pitture
di
una
tomba
sulla
Via Ostiensc”,
{ibid., 87).
= Sur l'un des panneaux du trove d'ivoire de Marcheséque
Maximienos à Ravenne, celte toile est présentée par un ange
Gbid., fig. 136), ce qui est également ailleurs un motif habituet
{voir ibid., la bibl.).
par un des Dioscures (Fig. 11)!" - mais sur cclui
du milieu, tableau entouré de quatre personnages
représentant Attis (Fig. 13), nous voyons un jeune
homme qui est enlevé dans les airs par un personnage alle (Fig. 12), sur lequel nous reviendrons. On a donc autant de raisuns de croire que
Uhypogée à été édifié pour un jeune homme. Nous
pouvons penser à un 25:05, comme M, Boyancé
déjà le suppose. Mais peut-être serait-il possible
d'imaginer un homme et une femme, tous les deux
4 C'est ce que suppose deja Kostof (ibed., 85), qui pense
très jeunes, pas ou tout juste mariés, au bien frère
cependant à d'autres exemples: The Precuesor stars on à
rocky ledge by the river, ane fo placed higher than the
et sœur. Avant d'approfondir cette idée, dirigeons
uther, in à pose often encountered in Roman paintings of
Perseus rescuing Andronwda, Theseus triumphant over the
Minotaur. se other similar scenes”.
nos regards avec une plus grande attention vers
le jeune homme.
8 Le probléme des percpreunute, a cee discute récenment
Y flendinelli, tte. 1037, tav, XXI, 23 Bastet, De dutura,
par Gi. Becatti, Edificio con opus sxtile fuori Porta Marina: Scavi
di One 6. 1969, 193 a. (avec bibl.) Il ne le met pas en
rapport, cependant, asec la naisunçe de Mime.
Sh ss.
18 Bendisells, Asan. 1927, tav. XXI, 15 Buster, De dava,
d'autre fagon (W. ].
© Pémer in Pumdı
catalogue
Kunsthalle Köln, 1969, 135,
D gy, pl. yo (avec hibl.). Le catalugue parte de „drei Genien,
# Comme par exemple aussi le fonuar, que Cicérun, en 45 av.
MP,
Young - B.Ashmole, ¿The Bostun Relief and thy Lucuvisi Throne”,
BMFA. 66, 1968, 124 s.). il Gudrait examiner de plus pres la
devon Kürper vem Faltentáchera verhorgen sind”, Trouvé dans
le camp ronuin de Cágei, Cluj. Voir un excmple occidental,
J.C... voulait consacrer a Tullia: Cicéron. 44 ur, XII, 33, 1:
=... un munument à la mémoire d'un enfant ou d'un jeune
bo, 83 33.3336, 1; 3739, Voir ainsi P. Bovanct, ,L'apothéuse
homme {ou d'une jeune fille? Cf la Sappho de l'abside, elle
théorie que le relief Ludusiss serait aussi d'origine x pulcrale.
Bastet, BiBeuh, 1965, 44.
de Tullia", REA. 46, 1944, 184.
ami, une divpos} hermbe,
quant à son style et interprété comme cant funcrairc. Maintesant que l'authenticite à été de
154
84 n.
Bosanci,
¿Fump Acerbum",
REI.
54,
Page 5
View in PDF(opens in a new window)beaucoup d'analogie avec le precedent. Seulement,
le médaillan est enfermé dans un carré, Au-dessus,
le graveur a représenté un second jeune garçon
ailé et couronné, mais ayant comme seul attribut
un voile repli& et pendant qu'il tient des deux
mains derrière lui. Ce dernier n'est certainement
pas un Hypnos, mais le mort lui-même, représenté
dans son héroïque nudité. Dans ces deux cas, il
est certainement permis d'y voir des allusions à
l'immortalità de l'âme, quoique les flambeaux
soient
tenus
renversés,
(Le
jeune
homme
de
l'hypogée tient le sien dirigé vers le haut).
Nous avons ci-dessus émis la conjecture que l'hypoyee aurait pu avoir été édifié pour deux jeunes
gens qui se seraient aimés ici-bas. Au risque d'être
accusé — ce qui serait compréhensible — de romantiser de facon inacceptable, il faut appuyer cette
hypothèse sur des fondements un peu plus solides,
Comme point de départ, nous devons souligner le
fait que dans tout Vhypogte on n'a représenté que
deux personnages avec la selificativ, cal, Sappho
Fig. 9. Le Jonatara comme dieu-fleure (detail Fig. 3).
et le jeune garçon du panneau central.
Si nous examinons maintenant les sujets des scenes
mythologiques voisines (Fig. 1), nous remarquons
Meme dans les détails ornementaux, on s'est ellorce
que celles-ci montrent chacune un homme et une
femme - les seuls et uniques personnages princi.
de maintenir un partage égal des deux sexes: 8
Victoires + 8 Méduses + 4 orantes assises + 2
paux. Ce sont: Paris et Hélène, Jason et Meder,
Hérackts et Hésione, Oreste et Iphigénic. Dans
têtes d'Hamon +
les angles de la nef centrale, suivenr encore: Anti.
gone ct Teirésias,
Héraclés
ct Athena,
porteuses d'eau sont en parfait équilibre avec 8
4 Attis
-
3 griflons et arimaspes (4 x 2)
2 Amorini, C'est seulement dans
Dédale
les scenes de palestre et dans les représentations
et Pasiphac, puis un duel (dans le cas où il s'agissait
wgyptisontes” que l'élément mâle domine. Ainsi,
si Fan ne peut affirmer que le programme est
ici de deux hommes, ce serait la seule exception;
le groupe est toutelois séricusement endommape) 4,
établi dans tous ves aspects, if n'en reste pas moins
Ce sont, pour certains, des couples d'amoureua,
vrai que les deux sexes sont à peu près également
travaux d'Hercule (le cheval de Troi er Cerbero);
sujets d'une virilité caractéristique par consequent,
mais pourtant pas en ce qui concerne Héraclés «1
représentés. La concardia entre l'homme et la
emme est done trés accentude; il est presque imensuite - où la figuration centrale est celle d'un
de ceux qu'on peut imaginer dans le tombeau d'un
relation la plus importante que nous puissions repossible que les artistes qui furent les exécutants
jeune garçon comparable, Dans les anciennes edijeune homme qui se distingue par la virus. Reste
connaître entre ces diverses représentations cst
n'aient pas accompli une mission bien définie.
tions de Bartoli et de Bellori, on trouve encore
des décorations de plafonds provenant de tombeaua
qui ont indéniablement été aménagós pour des
la question de savoir si le personnage alle représente
le jeune homme lui-mème ou bien un Hypnos,
celle de Ja concordia, auprès de laquelle le caractere
amoureux est en quelque sorte rendu secondaire.
chez les Grecs de l'époque classique viennent pare
Peut-être est-il une combinaison des deux.
hommes morts jeunes, Dans l'un de ces cas, est
Dans un autre cas, il s'agit d'une décoration de
L'homme et la femme remplissent des fonctions
de valeur équivalente, Dans ly mariage ceci acquiert
représenté un jeune homme avec des ailes qui,
dans la main gauche, porte une torche maintenue
plafond (3) qu'il n'est pas plus possible de reconstitueról, Le personnage central (Fig, 15) présente
Sa présence rend à peu pres certaine l'hypothèse
que l'hypogée a ¿té en premiere instance aménagé
partie montre, outre des guirlandes décoratives,
une scene tirée de la guerre de Troie et l'un des
trouve
d'autres tombeaux = qui d'ailleurs ont été détruits
comme lieu funéraire,
On a
en
eflet
renversée et dans la main droite, des capsules de
pavot (Fig.
143%, L'ornementation qui en fait
SPS, Bartoli — J. P. Rellora, Vesczum Spora, 0728, hp,
XVI. Trouvé ılans la Villa Corsini, Voir, pour da signification
de ces llambesux, Bovancd, All. 1967, 275 <9.
156
22 pP, 9, Bartoli - E. Bartoli - G. P. Helluri - M, €. de la
Chauwe, fe pitture antiche delle grotte di Roma c del sepolcra
Pe’ Nawnj, 1706, Appenilix, tav. MI, Cp, également la ilecora.
tion du plafond d'un tomlırau decouvert en 1923 Via Plartvinia:
G. Bendinelli, “Tomba a camera con pitture, trovata a Gant.
tarıma (Sana Rubra”) sulla Via Flaminia", NS, 1927, 304.
Hesione, vu Dédale et Pasiphat, par exemple, la
naturellement un accent évident, La scene avec la
dextraram iunctio montre l'homme et la lemme a
côté Pun de l’autre, habillés à la romaine avec une
coiffure datant des débuts de empires,
32 Bendinells, Min. 1927, tar, XV, Vis, pour les inter:
pretatione. Buster, De datum, of a,
Bendinclli, Mitinc. 1927, 690,
Les inscriptions des steles funéraires pour couples
fois à notre side en spécifiant lequel des deux est
mort le premiers, Dans l'hypogte, on ne trouve
$ Bondinelli,
vation
des
Milano, 1927, KV, 1, Vou, pour la signifi.
pannesua
numnés ji également: Carcopino,
338: „Places l'un en face de l'autre,
le pannean de Médée et Jason, celti ile Paris er Hélène «e
ceivnient les memer images, clurmantes nu graves, d'amouBah, 324 00 lord,
remos er d'initics”,
33 Voir, à propos de la question de savoir à qui les stites
étatent destinies, E. Friis Johamen, The Mic grave-reticfs of
the ciuweul period, 1961.
Page 6
View in PDF(opens in a new window)aucune donnée à ce sujet. Il est possible que le
monument ait été construit par sa famille pour un
fils décédé trop jeune, victime d'une mars immutura,
ainsi que le veut M. Boyance. On peut également
penser que Ihypogce soit construit sur l'ordre
d'un jeune ménage dont on continuera à ignorer
qui est mort le premier. La scene de la deurerum
iuneno est une indication sérieuse dans ce sens.
Les effigies funéraires de ces personnages devaient
se trouver dans l'abside, fi où M. Carcopino projette à tort une chaire®”. Dans ce cas, les statues
devaient être fixées au mur par des tenons, ce qui
pourrait expliquer la présence d'encoches en cet
endroit, Ainsi, la Victoire à la couronne, entre
les deux orantes, qui domine l'abside sur son
socle, est aussi dotée d'une fonction’, La couronne
et la palme qu'elle tient, sont les symboles de
ceux qui ont bien lutté dans la bataille de la vie,
et qui, dans la mort, ont gagné le prix de l'immortalité, attribué à ceux que les arts et les sciences
ont ennobli®®. Comme ceux qui sont initiés aux
mystères, ils sont, dans la mort, ressuscités à la
vie véritable, éternellest, Mare-Auréle dit en effet
UV, sy: À Sévares
roses sion yévesis, qustts
lait remarquer qu'il n'est pas correct d'interpréter
le fond idéologique de l'hypogee dans un sens
exclusivement pythagoricien. Attis prend une place
importante dans Les matils de la décoration et ce
dieu n'est nommé en aucun endroit de la littéra»
ture pythagoricienne®s, Et justement, c'est dans
l'hypogée un personnage si central que ce fait scul
incite déjà à Ja prudence. Peut-être la décoration
est-elle à peine orientée - et cela intentionnellement - en une direction unique parce que les
membres de la famille ou les affranchis de ceux
pour qui l’édifice avait été construit devaient, eux
aussi, y faire déposer leurs cendres ultérieurement.
Cet usage est une façon de faire assez habituellett,
Aussi n’a-t-on pas détaillé un programme précis,
mais s'ust-on contente de s'en tenir aux idées
générales d'immortalitéSs, Le caractère de la decoration s'accorde bien avec l'époque à laquelle
il a cre construit, IL est d'ailleurs également difficile
par la suite de distinguer les symboles dionysiaques
des orphéo-prthagoriciens et d'autres encore:
¿galement difficile aux environs de l'an 300, de
déterminer si certaines représentations doivent
déja être interprétées comme chrétiennes ou si
elles sont encore païennes,
pusrygice®.
Ainsi que nous l'avons signalé plus haut, on a déjà
34 Cartopinn, Buulique, 121, opte pour une autre interpreta.
ton, c.-d-ib,; „Le mariage . .. etait assimile par les Grecs a
une initiatiun. A tel point qu'ils sc servaient
des inuts d'uso; —
cUilutaing - et agentes - profane - comme de synunymes
exacts",
37 Carcopino, Baulque, 26 ».; voir à ce sujet ce qu'en dit
deja Bendinelli, Malin. 1927, 835.
5 Rendinelli, Ain, 1927, 435, ae vos dà qu'une seule
statue: „Sorge in tai muslo l'ipotesi della statua marmurra,
eretta sul suo alto b
, solid.
fondato nel terreno,
per ragioni di stabilità e di sicorezza”, - Le famenx testament
de Bile (CH. XUL, 5908 = Dessau, 8379), qui exprime lex
dernieren volentés d'un Gautois de Langres, décrit une cello
memotiog, avec, comme clement essenticl, une excdre dins
laquelle se trament deux statues. Devant V’exedre se trouvait
- de même que probablement dans l'hypugée - un autel
funéraire. Cp. aussi ly tombeau dispara ces Furii prés dle
Tusculum: A. Altmann, Pre itelmchen
13 fig. 2.
M Berilinelli. MALine. 1927. 663.
Rundbauten,
1906,
© Merkellm, Romun und Alster, 118, rappelle le mat
grec pour palme”, gules, identifié avec te Phenix, symbole
de l'immortalità par excellence,
4 Que dans l'hvpagie les concepts emymères” jouent Cyalement un rôle, pourrait se déduire du fait que la Sapphe de
l'abside est nu-pieds, ce qui 4 licu de nous ctonner au premier
ahord, étant dos sa helle robe, Cp. Dors Levi, Bestes,
1941, 28 n. 103 „Very often it is specifically stated that the
IM. II faut maintenant revenir sur la représentation
centrale. Celle-ci a presque toujours - et à juste
titre - été considérée comme la scène de Ganyméde enlevé au ciel. L'identification de gens
décédés prématurément avec Ganyméde s'observe
souvent, Que le mort trouve dans l'au-delà une
vie de béatitude, est contieme par le symbole de
9 Carcnpino, Baulique, 317 n. 3, En dépit de quei, ibid.,
106, dl explique la résurrection d'Attis dans le sens pythagari.
cien, signalant Sallustius, De dits et mundo, 4: wir sl est question
ale la soie lactée, ce que Carcopino relie avec le passage de
Cicéron, Somnium Scipionis, dans lequel Scipion V'Africain
descend de la voice lactée. Ceci est certainement juste, cp.
R. P. Festugière, Lu revélerion d'Ilermis Termigiue, M, 1949,
443; cer auteur pense à Hóraclido du Pant, mais remarque
cependant, thid,, 458 que de Somnium Scipiunis n'est qu'une
mosatque de ficux communs”, I est donc plus prudent de
considérer également bes décorations de Mhypogée comme une
minmatigiie de lieux communs”, Le carattere en est générale
ment éclectique, Cp, ce qui suit p. 27%, sur le diatogue
pocula-platonique d’.Iniochos et sur le Tubleau de Cébès.
8
de Pi
ius
Hylas,
enlevé par Auis,
Dans les représentations de
ik
E
phi
Pr nt
que
durch
„ein
divinities” (voir aussi Th, Hopfner, Griechinh-dysprcher Offenie Regel ist in der römischen Grahkuns”,
68 Cunwnt, Pavhenhes, 97 55.3 A, D, Nuck, Gnomon 1955,
Shy ss.
Fs hast
uleceve justement
nie
qui
prétend
qu'aucune
représentation
d’Attis ne montre jamais des traits d’allögresse®,
par l'aigle de Jupiter cu par Jupiter lui-même, kt
pourtant on ne peut pas duuter qu'on a ici allaire
Au contraire: on connaît un nombre qui est loin
d'être négligeable d'Attis dansant®, et parfois on
3 un Attis. Tout d'abord le panneau est encadre
le représente en même temps aver des ailes (Fig.
de quatre côtés par un „Attis funéraire”, En outre
l'habillement ost une indication dans le même
16)”, C'est pourquoi il n'y à aucune raison de ne
pas voir dans le personnage ailé du panneau central,
sens: lo personnage ailé porte des anaxyrides et
S'il porte aussi le honnet
un fus hilaris dansant, Les quatre petits person
nages qui l'entourent représentent au contraire
phrygien n’est
distinctement lus crisis. L'ensemble est une
image des fêtes du culte d'Attis: le 24 mars on
une courte tunique,
plus possible à constater car le
revêtement de stuc
est endommagé à cet endroit,
029,
brechts
Ganymede cette lonction est généralement remplie
M. Vermaseren a dernierement consacré une étude
ares must Le larcfoot, far a direct contact with the chthonian
158
de l'Attis dansant y est amplement traité®?, C'est
of P
Grubluna,
l Fig. 4).
à juste titre qu'il prend position contre M. Lam.
T. Ashby, „The culuntbaeium
Andreae,
I
Pu
velificatio. Il n'est toutetois pas habituel de le voir
où, pour la inéme raison, an a ajouté plus tard deux tilicules:
1910, 463 55.
3
la torche soulesee en l'air et te motit de la
harium
Hylas”, PBSA. 5,
a
x
Fig. 10. Le Triton de
l'hvpogce (détai
Voir à ce propos le
logisch
barangszauber 1, 1921, 239, $ 853).
4 Voir Cumont, Rechenhes, 89.
‘
+.
i
:
iconographique a Attis où il est également question
de la typologie dats anus er ilari”. Le type
9 M. J. Vermaseren, Hn legend of Atti dar Greek und Loman an,
1966,
id, jy am
* bed, 21; P. Lombrechas,
¿De
h
lungi
dr
bos al
de yodsdicnimetenschap”, Medel. Paume Acad. der IWerensch,,
Klune der Letreren 16, mue. 6, 1964, 16 55.
TO Vermascren, Altar, 47 5, pls. XXVI-XXXV1,
TI Ibid. pl, XXVI, 2; XXVML, 1 et 45 XXIX, 4; XXXI,
Page 7
View in PDF(opens in a new window)célèbre le deuil, lu 25 mars c'est Ja tête de la
joie dont la résurrection d'Attis est le centrer,
L'Attis ailé reviendea quelquetnis dans la sumholique des sarcophages des siècles suivants’,
M. Vermascren signale un texte de Damascius Qu
il est question d'une personne originaire d'Hiérapolis qui rêvait qu'il est lui-même Auis?!, Ja mere
des dieux fit alors célébrer la Fête des Hiluria, qui
se rapporte à 1’ ¿345% swrzgizs. Ensuite Attis
renaît et est ressuscité, N est vrai que c'est un
texte de date postérieure et aussi M, Lambrecht
pense-t-il que ces Hifuria seraient une addition
pustéricure aux Fêtes qui à l'origine devaient se
terminer par la mort d'Attis. Nous avons déja
signalé ailleurs qu'à notre avis Les arguments dont
il use pour prouver ceci ne sont pas définitivement
convaincants et même qu'on doit joindre à ceux-cı
des arguments qui ¿tayeraient justement le con.
traire?9,
Or, ainsi que nous l'avons su, M. Vermaseren à
rassemblé une imposante série d'objets qui datent
encore en partie de la période hellénistique er
qui mentrent tous le type de P Actis dansant en
aile de Mhypogee n'a presque certainement jamais
un certain nombre de variations. En outre, il
représenté Atti», S'il en était vraiment ainsi, il
rappelle le relief bien connu de Venise qui représente Attis comme dieu adulte et non comme
serait
jeune berger (Fig. 17). Celui-ci date encore du
ze siócle avant J.-C.74.
Se détachant sur ce fond, le personnage ailé de
sorti d'embarras:
Ho war sans aucun doute exact, qu'on ne connaît
pas d'autres monuments où Attis juue le rôle de
maintenant
ravisseur”, Mais l'ensemble de l'hypogée est un
cotte dénégation, il pourrait éliminer un des arguments majeurs allant à l'encontre de la concas unique en cette premiere période de l'empire
ception suivant laquelle la tere des Hilaria serait
non seulement une adjonction de date postérieure
et cet argument et sifcario peut dene difficilement
être avancé comme contre-argument,
Déja a l'époque hellénistique Attis prend une cerl'hypogée peut difficilement être pris pour un
autre que pour un Attis dansant, qui enlève au
ciel un jeune garçon mort prématurément, représenté sous la forme de GanymideTM7, Ils étaient tous
à la suite des fótes d'Atris, mais ne serait pas
attachée, à l'origine, à des espérances personnelles
concernant l'avenir. À cet égard, M. Obbink est
plus prudent; il est incliné à reconnaitre à ce
l'origine n'a
les deux bergers. Tous les deux immortels, Jls
étaient même si proches que M. Hanfmann a pu
panneau
eschatologidimensions colossales qu'on lui a données sur de
quer,
relief de Venise montrent par contre (big. 17),
dire: „the ubvious ancestor of Attis as Winter
M. Lambrechts ne veut pas reconnaitre Attis en
qu'il jour la vis-a-vis des gens également presents,
is the Phrygian boy pouring rain from à jug, who
stands in calendars for the months of January or
February: he is really Ganymede, the wine pourer
of gods, transplanted into the starry firmament as
the sign of Aquarius”. Ce qui n'empêche que M.
Lambrechts exprime dans sa dernière publication
relative aux Miluriu, qu'à son avis, le personnage
6 Vermaseren, Unis, pl. XII, 1.
FT Ibid. ça, où on muserit à La aiding conception.
central
une
signification
taine importance en tant que dieu, ainsi que le
prouvent un relief et des inscriptions du Pirce#,
Admettons que le rôle qu'il a joué à Rome à
pu
tre trés
important, mais
ce personage car celui-ci ne porte aucun des
très nettement le rôle d'un dieu, celui d'un personnage de rang égal à celui de Cybele, A gauche.
c'est vrai, mais qui selon lui, ne "observe jamais
La découverte de petites effigies d'Attis dans le
chez Attis, Mis à part le fait que pourtant Attis
Temple de la Magna Mater sur le Mont Palatin ne
porte parfois le flambeaust, l'absence des attributs
peut pas être jugée si négativement que le fait
qui sont loin d'être toujours présentsTM, ne doit
M, Lambrechts*,
pas prendre trop d'importonce, Les quatre per
M. Lambrechts a déjà plusieur lois remarqué que
sonnages funéraires d'Attis qui entourent le panselon lui les Hiturra du 15 mars auraient été ajoutées
neau mettent bien l'accent sur ce dent il s'agit
* G, M. A, Hantinann, Ihe Season Sercophagas in D
Voks 1, 1951, 240; Vermaseren, duis, $4n. 6. Voir aus
Laserkunde, NR. jo, +, 1987, 10 8.
73 Vermaseren, ‚ta, pil, NIV,
Bruneau, ,Gangaide cr l'aigle”, ACH. 86, 1962. 593 S.,
tambrochts, Milazion, a0.
29 Obbink, Cybele, 30.
ha
Cumont, Panerches, 98. Au sujet de Ganymede, voir Ph.
et ils sont bien poursus des attributs en question,
OM, BL Nalsoun, Geschichte der yrerchnchen Religion, II, 1561,
641-642, pl. 10, 2. Lamincchty, filorién, 4 n. 1, parle d'un
„ieriterenil reliél”,
% Bruna Forlati Tamaro, Y imo ascivolagico del Palazzo Reale
et surtout K, Schauenburg, ,Gansmed in der uuteritatischen
SU Vermaseren, dies, pil. XV, 1.
76 F, L, Bastet, Mur. NN. 1904, 200 99, à pregues she sen
Vawnmalerei”, Open Nobile, Festuhaift VIS Juntaca, 1969, 131
38 Hd, pl. RN, 11, ou malgre cela, il s'ogtt sam errene
di Venezia, 10463, 073 J. Boarlman, J. Diirig,
M. Hirmer, Die grichinhe Kunst, tube, fig. 170,
ouvrage Ars, van berdersinvup 106 ged, 1902.
>.
posible d'elligres dl'Attis.
S fambrechus, Milan, y n. 2. asee da libliographte.
14 Ibrd., 45.
160
les
attributs de celui-da: syrinx et pedum, Une torche,
fcest der Milariva”, Maled. Aun, Ned. Akad, y, Mitch, wid.
72 Une autre interpretati de 1? Lambrechits, Ati en hei
rien qu'en
deus (comp. Fig. 1).
Fuchs,
Page 8
View in PDF(opens in a new window)preter comme orphéo-pythagoriciens ow bien qui
sont de caractère dionysiaque.
Aussi est-un à priori enclin à peer à l'ftalie
méridionale pour ce qui est de l'origine. L'art du
relief en stuc n'est toutetois pas originaire de cette
région. On pourrait donc avec autant de raison
penser à Alexandrie, d’autant plus qu'entre cette
ville et Tarente, à l'époque hellenistique, on
ohserve des échanges culturels manifestes et
constants. Il est peu prabable que les ateliers soient
venus de l'Orient. Dans cette décoration sobre,
on ne trouve aucun détail qui pourrait suggérer
des relations avec P ergame, par exemple, comme
c'était le cas pour les motifs de feuillage de l'Ara
Pacis, Par ailleurs, des motifs décoratifs classiques
comme ley combinaisons de palmettes ne sont pas
forcément liés à Athènes. Us ont été trop souvent
appliqués à l'époque des premiers empereurs pour
pouvoir ¿tre qualifiés de purement attiques,
S'il nous était possible de déterminer l’orivine de
ces ateliers,
cela serait une donnée essentielle
permettant de nous former une idée de certains
madeles de l'art décoratif, sous les premiers empercurs. Que les artistes aiene été des Grecs qui
travaillaient suivant une tradition ancienne et exurgatent leur artisanat avec une formation solide,
lort tard, au je uu au ge siecle, aux fêtes d'Attis®®.
Les données littéraires ne sont pas tres clures a
vet égard. C'est pourquoi on doit d'autant plus
insister sur l'importince de la scene centrale de
Après cette question, il faut en traiter une autre,
celle de l'origine des ateliers qui ont construit et
pas question de penser à des artisans romains.
Toutefois, on peut se demander si on à quelque
Dioscure qui enlève une Leucippide, Sappho qui
raison de vouloir distinguer nettement le grec du
romain 4 l'époque des premiers empereurs, Rome
décoré l’hypogée. Des motifs capitaux comme le
fag. 15. Decoration d'un tombes disparu, Rune,
n'a guere besoin d’être démontré, Il n'est certes
parallele» relativement à la forme de triple nef
sont toutelois de plus récente date que l'hypogée.
Point n'est besoin de nous appesantir sur l'évolusv précipite du haut du rocher et Attis qui emporte
n'at-elle pas eu cher emprunté quantité d'élétion des formes de ce type”, Le fait qu'il s'agit
ici
d'un édifice souterrain fit de l'hypogée
un cas
grand nombre d’autres motifs qu'on doit interments étrangers qu'elle à faits siens en un
seul
mixtum compostum qu'on définira le mieux
par le
d'autant plus exceptionnel, Nous connaissons beaucoup d'hypogées, mais ils sont tuus de plus petites
terme de .stadträmisch”?
dimensions.
de printemps: la renaissance de la nature après le
ST Voir Bastet, Mr. XXI, 1064, 200 33. et surtout Buyancé,
Ce fut en effer la marche des événements à partir
Les analyses deja citées d'A, Adriani et de F. Tine
sommeil mortel de l'hiver lui donne tout son sens
et it va de sor que cette symbolique de la résurrestien tombale {probablement fin du ver siecle) d'u il ressort
que le Phrygien défunt, da nom d'Hoctor, ne relísit pas
REA. 1952, 299-238. - Obbink, Cybele, 33, cite une inscripdu re siècle avant J.-C. Ce qui n'empéche que
Bertocchi nous permettent d'acquérir une meilleure idée de l'architecture funéraire monumentale
Vhxpogóe. De la présence d'un Arm hularis 1a cet
endroit découle que la celebration des Hella sous
les premiers empereurs est un fait admissible. if ne
faut pas oublier que la Füte tombait à j'équinoxe
tion pat prendre une signihcation personnelle pour
ceux qui, quelles que fussent leurs raisons, vouaient S'identifier avec Attis. C'est cela que le
panneau central peint. Ce n'est pas le délunt qui
a té enlevé par la mort que nous voyons la, mais
up ressuscité à qui la mort a donné l'unique et
véritable vie. C'est de fagan extraordinaire par
conséquent que ce relief en tue corrobore les
théories que étaient admises longtemps avant qu it
ne für découvert, Mettre en doute leur séracité,
c'est violenter les données litrerales””.
M6 Purmbrechts, Alarm, 1g ss. asad las unten,
‘02
un jeune garçon au ciel, s'accompagnent d un
d'esperancos persunnelles pour l'avenir aux Hilario, La re
presentation de Mhypegee pourrait ceperulant être un ca
d'oxception dentant d'une cpwjue phos angicnse (Obbink,
ne iloit
central
SII x pere tle sue que ledupanneau
qui munter
fp
m
fere uulépenda
s être €
La siguilicativa de
le siga d'une Lencippide par un Divscure,
fayon détaillée par Cumont,
kelo,
jan,
1.
.
cette derniere cogne ext traite de
l’hypogée est un phénoméne absolument nouveau
au point de vue architectonique, tandis que peu
de relicfs en stue ont été trouvés si tôt dans la
capitale qui puissent se mesurer avec ces décorations. Nous devons donc continuer à nous demander d'où sont venues ces innovations et «il en
existe ailleurs ces antécédents.
Paxberches. 64 58. Le rile de ces Diencures comme Psychopompos. dieu ssuscur", vst identique à celui «d’Attis, Le motif
des Diincures a cependant cre utilisé bien plus soment. Son
caractere escutellement funéraire - il apparait souvent par
IV. Dans le pasé on a déjà consacré beaucoup
d'attention à la forme architecturale de l'hypogée,
la suite sur ales sarcaphages, mais au ice sitele apres J.C.
Ainsi, on a plus d'une fois signalé des ressemblances
Genalbenhmick, 1903, pl, XIV - est un argument Important
avec la salle dite hypostyle” de Delos, que l'on
nomme meme avant-courriere®, Tous les autres
aussi dans les djcuratinns de voûte tombales, vair Ronczewski,
va faveur de l'hypothese que l'hypogée serait un tumbcau,
SW. 8, Diromour, The archtetun of tem
Greac, 960°.
194 5.
% G. Fiurd, „La havitique funeraire ile Julvas Piss à
Matar”,
CRAS,
1944, +85 sx, décrivit une construction basilicale è
tris nefs, aver portigne, couverte en 1944 à Mactaris
en
Tunisie. 8 vs tewuvait deux autels funéraires, pour un pere
et sa fille. Dans l'abride se truuvaient les statues iles
beneficiaires du culto”. Cette basilique fut plus taut uttlisce comme
tglie. - 1 sembla qu'on cit trouvé ivi un parallete
frappant
Pour notre hipentte. Des fouilles recentes modificrent
cepenne l'aspect. Des
publicati
mysticisme africane”,
CAM, 1946, 443 55... et ¿Fouibles recenies
teri
de Picard, Le
en Tunisie”, La Nowelle Cho, 1444-1950, 375
58, Muntreren
que eddie
te à une a
tion
du temps de Dumitien, et ne parvient qu'au gu siecle à la configuration
esjuimee
pus haut.
Page 9
View in PDF(opens in a new window)marches - mais fi on n'a pas de certitude car on
les fouilles jusque là - et celles-ci
n'a pu poursuivre
devaient réduire la diérence de niveau assez considérable avec le sol. La construction du bitiment
principal est strictement axiale dam son plan,
présente
quoiqu'elle
quelques neyligences qui
n'ont d'ailleurs pas d'importance ici.
A Alexandrie, il n'a pas été trouve de construc.
tions identiques. M. Adriani décrit cependant
quelques tombeaux, qui présentent un principe
comparable, même si on ne retrouve nulle part
l'idée si sensationnelle des trois nefs. Par exemple
la chambre funéraire N. 75, Pun des deux „ipogei
della ex villa reale di Montazah”, à quelques kilomètres à l'est d'Alexandrie. Cer hypogce à disparu, mais il en existe une description par Breccia.
On accède par un escalier, sous le sol, à une assez
grande salle rectangulaire (5,25 X 3,50 m), où se
trouve, à l'arrière, à un niveau un peu plus élevé,
une abside d'où partent six Joculi, construits en
¿ventail, En outre, il y à à gauche de l'entrée une
petite pièce carrée. L'hypoyée était pourvu de lits
par des constructions qui sont analogues au premier
particulière à came de ses relicfs hyurant des
pour les morts. M. Adriani le compare à plusieurs
hypogées de Pharos, dont aucun toutefois ne presente une telle clôture absidiale,
Parmi des tombeaux qu’il décrit, beaucoup sont
abord, comme c'est le cas par exemple de N. 86,
scènes de bataille23. Dans la plupart de ces tomun hypogée de la nécropole de Mustapha Pascià
beaux,
qui après examen plus approfondi, montre, à Vinreste de la décoration.
térieur, quelques dillérences de niveau. La partie
centrale consiste en une cour, particularité que
Fernanda Tiné a pu distinguer, dans ce groupe de
gradins. Mais dans l'ensemble, ils sont pourtant
cet
nombre
upe-Cunow, caractérisé par un plus grand nombre
construits tout autrement que l'hypogée de Rome.
d'autres tombeaux alexandrins. bn outre, il n'est
Il y à généralement de nombreuses pièces laterale»
nulle part question ici de tombeaux crématoires,
de chambres, un dromos central et un atrium
principal, et un tvpe-Tarente qui n'a qu'une seule
qui offrent une grande variation dans leurs disposi.
Les lits de repas et les foculi pour les morts déterpièce, qu'on atteint par un petit escalier d'accés®e,
tiuns respectives. On est naturellement plus enclin
a remarquer les ressemblances avec Je tombeau
remain pour en conclure assez rapidement que les
minent presque toujours fortement la forme du
Caractéristiques pour Tarente sont ses fits taillés
bâtiment, où du reste la décoration architectonique
dans la masse comme on en trouve également à
Alexandrie. A Canosa on ne peut en designer
bâtis suivant un plan axial, combiné avec des
d'Alexandrie et de l'Italie meridionale à l'époque
hellénistique. H faut aussi citer de nouvelles decouvertes faites en Macédonie, quoiqu'il faille en
meme temps ajouter que, si intéressantes qu'elles
soient en elles-mêmes, elles ne présentent pas de
liens structurels nets avec Phypogéc de Rome.
Ceci vaut également pour les tombeaux de la
Russie méridionale qui sunt connus depuis longtemps”. Des voûtes en berceau comme celles de
l'hypogée, se trouvent des le ze siècle av. J.-C.
tant en Russie méridionale qu'en Macédonic. Il
n'y a donc pas lieu d'être surpris de leur présence
en Italie méridionale et à Alexandrie et cela ne
nous livre pas de données nouvelles”, I faut partir
du plan.
On entrait dans Phypogée par un atrium à peu
près carré après avoir suivi un couloir Bkechissant
à angle droit, Ce dernier était construit suivant
104
certain
jour un rôle important. Les autres motits décorarien
74 tombesux un tout, deux types principaux : un
tils de ces hypogées se distinguent tout autant par
qu'un seul exemple. Ce qui reste encore ci et
fa de la décoration, si peu que ce soit, est encore
y a cu manifestement relations et emprunts. Le
Méduse est représentée, celle-ci est d'un type
plus interessant que les formes architecturales,
mode de décoration surtout présente à peine de
ressemblances, Un grand nombre de ces tombeaux
sont d'ailleurs pourvus d'un autel, placé quelque
part dans le local, sans être fixé au sol.
Si l'on s'en tient au plan, on est facilement dérouté
1 Co
lies
sont
expliquees partvis comme ayant
cre
appliquces à descin pour suggérer l'idée de grutte. U ne peur
toutefuis pas en Cec question. La decoration iles nefs laterales
techniques (le cuulage du beton avec insutimunment de sin),
L'un des panneaux de la nef principale à cté encadré par
erreur de Sam differente (Biendinelli, Malin. 1927. pl.
M Tine Bertocchi, Piroro bumrore. 144 =.
un
presque
un genre qui leur est propre, Lorsqu'une tête de
MY. Micol, fe tombeus artique pres de Kasanlak, 1954; Vh. M.
1993-04.
avec
malheureusement
Ce serait forcer les données que de décider qu'il
et aussi munifetement negligée. Le fait que certains pilicn
Petsa, Ho iuphar tan Leukallion. tyoo,
Partage
n'est
différences l'emportent, et parsuite, sont décisives.
une pente légère et devait continuer par des
YN M. Rıntustsell, Dévration antiques Ju sud de la Puswe, t-lt,
hypogec
il
sont quelque peu inclines s'explique par des raisons purement
NN, 2: comp. XXIE, 0), ce qu'on a neylige de cucriger.
93 Auriani, Pepertotio, iyhh, 1, 123; Il, tav. 42, fig. 160,
different de celui que nous rencontrons dans
rarement surprenantes.
Celles-ci rappellent soul'hypogée de la Porte Majeure’.
vent l'architecture funéraire ¿trusque. On ne ren-
Pour ce qui est des tombeaux de l'Italie meridio.
contre pas de tombeaux aux dimensions vraiment
nale, ceux-ci sont en général d'une nature beau.
imposantes, tandis que les clôtures absidiales y
coup plus simple que ceux que nous connaissons
à Alexandrie et environs, Fernanda Fine Bertocchi
manquent également. Parlois, comme au tombeau
a examing 9 tombeaux à Canosa, 2 à Ruvo, 4 à
Dans ses conclusions, Fernanda Tine constate que
y de Canosa, on trouve une antichambre!99,
Gnathia et 39 à Tarente. Une vingtaine encore en
le groupe de Tarente occupe une place excepd'autres lieux, c.-a-d, à San Basilio, Ginosa, Salen
tionnelle dans Fensemblel®,
Du point de vue
to, Manduria, Oria, Lecce et Rudiac. Dans cette
série, de tombeau de Lecce occupe une place toute
% bid, 1, 135; Ul, tas. g4. fig. 192.
7 Tbrd., M, tas. 72, fig. 239.
* Tine Hertocchi, Pitture funcrortu, 127 Ur, 64,
” Ibd., 137.
100 ed. 17 nr. 4.
308 Jhid., 143.
Page 10
View in PDF(opens in a new window)On remarque ces dernieres dans la tombe 19 qu'il
faut dater de l'an 150 avant J.-C. environ. Sur des
murs blancs sont accrochés, entre des Masques,
des festons auxquels pendillent des „pinakes”, des
couronnes de fleurs, un carquois et des instruments
de musique!®, La façon dont ces objets sont disposes
rappelle fortement ce qu'on voit dans I’hypugee
de Rome, tant dans le vestibule que dans les nefs
latérales. Nous trouvons quelque chose analogue
quoique moins caractéristique dans le tombyau 22
(fin du je siècle av. J.-C.)
et le tombeau 25 (fin du
2e siecle av. J.-C.)!97, Dans ces derniers, toutefois,
il n'y a que des couronnes.
La tombe 26 {environ 200 ans av, J.-C.) montre
une paire de motifs (Fig. 20) qui se trouvent aussi
dans l'hypogée de Rome (Fig. 21); ce sont une
coupe agonistique avec une palme et un flambeau, Le premier est un motif emprunté à la
_—
palestre, qu'on remarque également sur une mo-
+
Fig. 18, Decoration du tombedu no, 16 à Torente (d'apròs uguarelle}.
saique de
la
tin de
l'époque hellénistique de
Delo» (Fig. 22)! et qu'on observe en outre sur
une hydria de Hadratt®, Dans ce dernier cas, dl
est également combiné avec un flambeau, Le rap-
Grèce, ensuite à l'Épire, puis al'Égpte des Proléont disparu mais dont on a fait des aquarellestté,
Le motif rappelle fortement une scene de la nef
port avec la course au flambeau populaire a déjà
mées, pour être soumise enfin à l'influence de
principale de Phypogée de Rome, qui se répète
été évoquétit.
Rome. Les relations avec Alexandrie, qui importe
entre autres de la céramique de Tarente, sont, au
commencement de la période hellénistique, fortement développées, 1 ny a done pas lieu de
avec des variantes dans le columbarium Doria
L'interprétation de M, Carcopino relativement à
Pamphili!®, Moins connus sont les ornements en
ces coupes agonistiques repose sur la
stuc d'un tombeau de Cumes qui, découvert en
1809 par un paysan, fut étudié par Goethe qui
l'interpréta comme étant la tombe d'une danseuse
(Fig. 19). On ne des connaît que par les dessins
qui seuls en sont restésióó, ly se raccordent aux
Ainsi que nous l'avons dit, il y voit des images
aspersions#, En réalité il s’agit ici de symboles
précédents, Nous pouvons conclure de ces derniers
pense dans l'au-delà. Nous retrouvons la même
exemples que de telles scènes de danse étaient
évidemment populaires dans l’art funéraire de
l'Italic méridionale et qu'ils ont donc sans aucun
doute rempli une fonction spéciale. 11 nous faut
toutefois ajouter ici que le relief d'Ariccia qui
y est apparenté est probablement alexandrin
d’origine!0!.
idee dans l'Axiochos pseudo-platonicien datant de
culturel, Tarente se rattache d’abord surtout à la
s'étonner, si nous constatans Vinil
© de l'Egypte dans l'architecture lunéraire, ce qui rend difficile
le problème de déterminer à quels motifs it faut
donner la priorità; aux alexandrins ou à ceux de
Tarente, car on doit constamment teme comple
d'emprunts réciproques.
Ceci vant aussi pour un certain nombre d'éléments
décoratifs. On peut cependant en designer quelques-uns qui présentent une parenté évidente avec
des motifs de Vhypagée de Rome et dant l'origine,
selon toute vraisemblance, se ramène à l'Italie
méridionale. Si donc les formes architecturales ne
fournissent pas davantage d'indications, les pein-
A Tarente aussi, se trouvent fréquemment des
guirlandes auxquelles sont parfois accrochés de
tures où ornements plastiques le font pour une
petits objets, comme un tympanon, une syrinx,
part un peu plus grande, Nous allons donner
quelques exemples à titre d'illustration.
Dans le tombeau 16 de Tarente, datant probable.
des couronnes et de petites tables votives peintes.
ment du
20 siécle avant J.-C. et où quelques
transformations ont encore Été apportées au ter
siècle, il y a eu sur la paroi de droite, une paire
de scènes de danse (Fig. 18), qui malheureusement
166
108 Shid,, 66, hg. 40 LI 41,
fantaisie,
d'instruments cultuels. La palme servirait à des
de la pensée que la vie est un combat que gagne
Vhonnéte homme. Celui-ci obtiendra sa recon
la même époque (l’homme est un athlète)!!3 et
aussi à plusieurs reprises chez Plutarquet!!, C'est
une métaphore assez usuelle.
10 Ting Berunchi, Puturo Funeraria, 79 380. lits. 48-47.
287 Ibid,, 84 sv, figs, 64-645 84 mu, Ágs. 05-70,
te ibid. yt. fig. Fr; Bendinelli, MAI. 1927. 770, tas.
XXXIL
1;
743, fig.
30. E, Dichl,
Die Adria,
1964,
48,
parle Whydeies: „Der Künstler miswerstand zeiechische Vorbilder, da ihm stig tägliche Anschauung salher Gel'ssw
fehlte”,
FB. R. Drawn, Profeman Pamtings und Marais wad the Meran
disen Sate, 1957, pl, XXX WM, 2: soir aussi Ibid., pl. XIN, 3,
110 €. W, Lunsingh Scheurloer, Getekhe ceramici, 1938, pl,
XLVII, fig. 135 (Amsterdam, coll, Six, Non teaité par Lucia
Guerrini, Vai di Hadro, Stud? Miucllanss $, 1064); Brown,
Prolemaic Paintings, pì. XXXVII, y.
111 G, van Hourn, „De Fakkellaop’, Mal. Nod. fina, dae.
Rome, IV, 1924, t w.
108 RerdineHi, Midi. 1927, 685, Ng, 10; Master, Adlech,
1460, 20:31, fig. 20 ct 24.
108 Lo Franz, „Goethe und ein antikes Relief aus Came”,
Oph. XXXVIII, 1950, 42 ss,
19 KR. Poribeni, LAriccia: vilievo com mene egirie”, Nic,
312 Carcopino, Buribgue, 87 ss. Voir les critiques de C, Guidi
(49,
neau sur ce sujel, lunge, 1967, 77 as.
10h ss,
Quoiqu'il en soit, en tentant de rapporter de
préférence tout cela à U'Italie méridionalef, il ne
laut pourtant pas ignorer le fait que des motifs
précités se trouvent également pour une bonne
part dans le delta du Nil, de sorte qu'on ne
peut obtenir de certitude absolue sur leur lieu
d'ongine, Nous devons donc nous demander s'il
LC
a Mata,
dudo, yoga.
Carcapinn, Bawlique, 193:
„un domini aux nieces des couronnes parce qu'on les cunsiderant comme tes varqueurs de da hataille de la vie”. Comp.
les regi
tations
du
{
d'Octavía Paufina, voir G.
Bensinelli, Via Trionfale”, MSc. 1922, 43%-439. (Ce tombeau
fut édifié pour la petite fille dont fe ssrcophage se tromait
din da niche contesto. On y a mis plus tard d'autres membres
de ta tarmalle ot cn dernier licu, de pere. Ceci est dine aussi
un vas de merc nanuara, Rumpenste par un tombeau special).
Con aussi 4 Cor. 9: 24-152
MI Pilatarque, De su auminn rendita,
561, it, De genio
Masgne, 24. Vie aussi Caumont, Recherches.
47% 38,
29 De Vogel, Puhagora. 49: „what cannot he proved is the
tontiud yxisteace of a format Pythagurean Schoal, like the
onc which theurished tor generations in Croton. tut there
ue indications that the Orphic-Pythagercan ideas abuut the
immortality of the seul and its transmigration hise un, tugether with cettain cthisal principles which are more sr less
cunnccted with these ideas”.
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au Sapteur(
Page 12
View in PDF(opens in a new window)quel autre dieu que ce soit, jouait dans la doctrine
de Pythagore un rôle de premier ordre. La préférence que l'on accorde au ge siècle à Tarente au
motif d'Arimaspe peut être en effet probablement
- d'accord avec M. Wiesner — mise sur le compte
des cercles pythagoriciens. „Aus der literarischen
Überlieferung”, - c'est ainsi qu'il conclut enfin!
ic eine Vertlechtung der Erzählungen von Aristwas, Abaris und Pythagoras erkennen liszt, ergibt
sich eine enge Bezichung des Themenkreises zu
den Vorstellungen vom hyperbureischen Apollon,
dem göttlichen Jahresordner”.
Y. Considérant (ensemble de cos données, il nous
semble d'autant plus clair que l'hypogée contient
exclusivement des représentations ayant une fonction funéraire. Ceci vaut même pour des motifs
qui au premier abord, }
des
Fig. 25. Tête de Méduse: hypogés (comp. Fig. 1).
effigies de
triviaux
Priape, des paons,
mangeant des fruits et des
des niscauy
Pygmées
dans des
paysages égyptisants (big. 26). 1 n'est pas nécessaire de s'appesantir sur tous ces motifs, après
Lulliest®
-
tire la conclusion que ça ne peut
que F, Cumont, B. Andreac et d'autres encore se
reposer sur une préférence due au hasard: „Die
sont déjà occupés de ces symboles et les ont
im 4. Jahrhundert massiert einsetzende Darstellung
von Motiven aus der Arimaspeniiberlieterung und
consignés, Priape, qui apparaît aussi dans les tombes
de l'Italie méridionale, n'est pas seulement un
bole de la féc
© sans plus, mais en tant
ihre bevorzugte Wahl für die Gril
tung
stehen in engem Zusammenhang mit dem starken
Wiederäufteben pythagorcischer Striinuingen, die
que tel en même temps „dieu de la force généradurch Archytas von Tarent und seinen Kreis herpaon, comme motif de l'immortalité de l'âme,
vorgeruten worden sind”, „Die bevorzugie Wahl
der Bildmotive für die Griberausstattung weist
passe dans l'art chrétientól, Et pour les oiseaux
en train de se nourrir de fruits, il en est de
auf Jenscitsholinungen im Sinne von Entrückungsmémel3s,
trice qui fait renaître la vie de la mort”, Le
vorstellungen”. Ces considérations s'alignent par-
La signification
faitement sur ce que nous observons des decarafunéraires, n'est pas immedi
tions du plafond de notre hypogée, où ces „Entsorte qu'il nous faut nous attarder ici un instant.
rückungsvorstellungen” forment
centre tandisque les „Jemeitsholfnungen” peuvent
On voit apparaître les Pygmées comme motifs
décoratifs depuis le 6e sicele av, J.-C. et ils sont
en être qualifiés comme le thème central,
si généralement répandus dans les siecles suivants
Même si le motif de l'Arimaspe et du grillen est
qu'il faut nous garder de leur reconnaitre une
signification trop précise'?, Bien souvent on les
littéralement le
conçu de façon assez décorative, cela n'empêche
des Pygmées comme symboles
t évidente, de
que le choix n'en est certainement pas dû au
hasard, Entre ces deux personnages et Apollon,
remarque aussi sur des fresques où il n'est pas
le dieu de l'abside qui apporte la rédemption, il
Ja population fixe des paysages du Nil, où ils ont
question de motifs funéraires. Ils appartiennent à
existent déjà de tres anciennes relations, Apollon,
qui en d'autres endroits de l'hypogée prend aussi
une place importante et apparait plus souvent que
13% N, Dullico, ¿Vergoldere Terrakatta-Appliken aus Ferenc”,
Ad. 1949, 143 8
10 Wiesner, /df. 1463, 217.
170
138 jh.
132 Ting Herteucit, Pueure funerary, 63: 038-1395 147.
38° Cumont, Pachercher, xy n. 2. Cp, J'inscription de Priape,
CHL, VI, 1708: Ego sum mortis ce vitae locus,
IM Voir ci-dessus, 154 et 155, n: 41,
134 Anulreae, Grahkens, 63: 116 n. 144.
138 W, H, Roscher, Derloo, El 2, 3283 39.
souvent un aspect caricatura, Dans Plypogée, ila
jouent un rôle subalterne, mais lá aussi ils dont
un ellet comique qui semble voulu.
Il y a longtemps que Otto Jahn, dons ane étude
qui vaut toujours la peine d'être lue, a signalé
abwënet®. On aurait cependant tort de les con»
siderer comme „those who never cared for initiation, or remained half initiated or betrayed the
mystery of initiation; the Pygmies in their ridiculous futile occupations represent those who never
que le caractère phallique des Pygmees offrait une
think of death", Les représentations des Pygmées
protection contre le mauvais ail, de mème que
Priape, lui aussi, reprusse le mal par son caractère
ithyphalliquel”, On peut probablement expliquer
ant trop de bonhomie pour une interprétation si
de la même facon les Pygmces phalliques de bronze,
dont on connaît un grand nombre.
Pourquoi cependant agivent-ily de préférence dans
des paysages égyptisants? Ceci est
peu clair, à
moins que M. Debros its et M. 1 eclant aient raison,
qui pensent que l'Egepte représente essentielle.
négative. On peut, en prenant comme point de
départ la conformité que les Pygmées présentent
avec les Grylloi, dont il est presqu'impossible de
los distinguer, on peut, disons-nous, supposer que
leur symbolique est un mixtum compositun de divers
éléments qu'il n'est pas facile de séparer les uns
des autres. La fécondité, la défense contre le mal
- ve qui est aussi la fonction des têtes de Mé-
È
ment le pays des dieux et des morts!,
Dans te columbarium Doria Pamphili, du temps
d'Auguste, l'action des l'sgmées est à dessein très
dusertt
en sont lus caractéristiques principales,
1 G, Henltiutli, Ze pireure del Colomburca di Villa Pamphili
(Meu, dl.
Pitr., sez, 2. Roma fasc. V), 1941, tas, agg. 2, à
etal.
197 4), Jahn, „Über den Abenglauben des basen Blicke bes
slen Altes”, Aerichue wher die Verhundiungen der köngl, vito.
Gesellschafe der Wesssawh., deipary, phof.chur, Clune, VL 1866,
18 0, Voir ans I, Monçesux, Rife. ran IE 1-64; A. JON,
Wace, .Grotesgites and the evil eye", 854, 1904-4, 903 35.
35, Leclanr, „Un retief pannonica d'inspiration cgsprivante”,
RAL ya, 1950, 147 30, avec des semois à des articles ıl’Aladar
Dobrovits, - Andrese, Grabkuns, 156 n, 34, ecrit: ¿Ob M
Dobeevits €...) Recht hat, dase elas durch Nilsvenen darge:
stellie Land Agspien die Hedcutung vines Laroles der Götter
und des Toten angenommen hat, hedarf noch der Prifung,
scheint aber nicht ausgeschlossen“,
HOM. Hıntintzchh, Moses fal, 1927, 137, Carcopina entenl
quelque chee d'anafegue, Aunlique, 0673 2... cest pour
mieux allirmer leur hal, qu'a pied de sa figuration, les
vrnenianister ile fa lasilique en ont dessiné la caricature..."
Cp. bed, 277.
SH Cuna, Paherche, 130. L'interprétation fantastique de
Carcopino, Baulique, 308, n'est pus acceptable: Avec sa face
poupine et son air hilarc. la Médine des temps nouveaux ne
ghacait plus les initiés d'un feinem d'épouvante. Elle tes en:
vourageart, au comraire, en leur rappelant, et la travene tle
l'Océan vers les Hes Fortunces, et la réalité qui se cache dans
cette métaphore, Mcternite sidérale de Pythagore”.
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Fig. 26, Escluves ct Pygmee: hypogés fcomp. Fig. 1).
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Fig. 25. Scene d'école et jeux de pulestre: hypoyée (comp. Fig. 1}.
Ms sunt
probablement étroitement apparentes a
lui, à l'hypoyée de la Porte Majeure, bien qu'il
l'orgucil etc, Ainsi que dans les mystéres, on
ait etflenre le probleme de ce point de vuet®,
Quoiqu'il n'existe pas de relation directe entre
parle ict d'un insuttler du courage, apres quoi la
délivrance, garaziz, suit. Les bienheurcux enfin,
l'hypogee et ce dialogue, an peut en résumer
sont comme les athlètes, qui se sunt retirés après
quelques analogies comme suit. 1 ‘écrit dépeint le
cours de la vie de l'honune, à qui, à sa naissance,
athlètes plus jeunes, ainsi que font ceux qui par
la
victoire,
Ce sont
eux qui encouragent
les
'Arzry donne une boisson d'ignorance et d'erreur.
leurs vertus sont devenus Axiucy!4t,
Le chemin qu'il parcourt se poursuit ensuite par
On retrouve tous ces motifs dans I"hypogée (Fig.
au cimetiere situé pres de la Bwilique de Saintétapes. S'il se laisse dominer par ses passions et
26). Le jeune homme; Je rôle de l'éducation par
Priape sur le plan funéraire, Comme ce dernier,
Paul, où un college analogue se reunimalt!®, On
ses plaisirs, il finit par atteindre un état d'infortune
ils peuvent jouer en dehors du tombeau, un rôle
ne peut pourtant pas parler d'un vrai culte.
d'où seul le repentir peut de sauver.
Ja musique, les lettres et le sport; ceux qui sont
possédés par des passions condamnables comme
comparable, I est bien connu, qu'a des époques
bien postérieures les personnages qui excitalent le
Ainsi que nous l'avons fait observer, on à déja
bien souvent comparé le dialogue connu sous te
Grice à Fesdorzisiz il peut se loire purifier et
enfin par Nzi6elz obtenir les vertus et le bonheur
Marsyas et les Danaïdes ; l'obtention enfin du prix
triomphal apres ése qu'Héraciós a aussi dû
rire étaient comidérés comme portant bonheur:
nom de Kösyres Oyazizu Méx avec les idées qui
qui Je rendront immunisé pour le reste de sa vie.
traverser; ce sont tous là des motifs qui jouent
comme houllons, on choisisait de prélérence des
lorment l'arrière-plan des décorations de Vhypopéle-méle et qui pour ainsi dire convergent dans
nains dittormes.
geet}, non sans raison du reste, comme 4] ressort
C'est seulement par Masdeiz qu'on sera délivré
du mal infligé par "A727%. M. Joly parle d'une
„RS 2516 pythagorico-platonicienne, antidote de
Quoi
qu'il
en
son,
les
Psgmées
apparaissent
d'une étude de Robert Joly, Ce dialogue est
les
daté du rer siècle après J.-C. On en a qualifié la
l'incarnation” et fait observer, qu'on a ici allaire
paysages dgyprisanıy sont si généralement a la
teneur de stoique, de pythagoricien, aussi bien
à une vicille notion orphéo-pythagoriciennet#. Au
souvent
lies aux
funérailles.
D'autre
part,
la couronne triomphale qu'avec la palme la Victosre brandit dans l'abside. Sans aucun doute, nous
pouvons voir dans les ufhigios à droite et à gauche,
sur Jes sucles, les plus vieux athlètes, qui observent
mode à cette ¿poque qu'il est prudent de ne pas
que de stoique-pythagoricien et par suite éclectisujet du peintre du pinax, il est en ellet tres
le combat des jeunes pour l'abtention de ce qu'ils
y chercher une signification trop précise. De toute
que. Des recherches de M. Joly il ressort claireont déjà conquis, eux: l'état de béatitude dans
façon, il n's a aucune raison de voir en la présence
ment que le dialogue contient surtout des éléments
de ces scenes dans l'hypogée de la Porte Majeure
pythagoricieny et cyniques, aupres desquels on reclairement exprimé que c'est un Pythagoricien.
D'autre part, l'influence des mystères: un passage
d'une étude de Plutarque, West duze, traite des
un argument contre l'interprétation, qui fait un
connaît des influences dues à Porphisme et aux
initiations d'Éleusis. Qui est initié, est délivré et
L'esence éclectique de cet écrit correspond en
tHet de façon frappante avec ce que nous trouvons
tombeau de ce local.
mystéres4?,
Lo caractère stoïque y semble de
obtient une couronne. Nous trousons aussi ce
dans l'hypogéc. Nous dprouvens une grande ad.
À l'intérieur du tombeau, Jes deux autels ont sans
doute rempli leur fonction normale. Qu'on se
rappelle les Purentalia, Feten du 13 au 21 tésricr,
moindre importance qu'on a d'abord crut¥, Malmotif
de la couronne chez Cébes : homme heureux
miration pour la façon délicate dont les ornemaheureusement M, foly ne s'exprime pas clairement
en reçoit une du démon Bonheur, qui lui-même
nistes ont su illustrer toutes ces idées eschatolosur Pinterprétation qu'en pourrait donner, selon
porte aussi une couronne, La-dessus il est emmené
giques, IL est bien certain que beaucoup de chases
Pendant ces dies rehgiosi, on apportait en efter du
193 6. Lugli. Via Owmeemar. Sease di tn sepelcreto omar:
par des Vertus. Les initiés voient chez Plutarque
er Cébes la foule impure des non-initiés, dont la
puissions jamais débrouiller beaucoup plus de
vie est dominée par l’intempérance,
finesses que
pain, du sel et du vin aux morts et en surcroît
presse da Basibiea di S, Paolo”, Nic, 1919, 331.
des courounes!®, Par ailleur, de focal peut avoir
Mb Cumunt, Fahenbe, 13.
139 Rober Joly, Le sablecu de Cóbes ot la phitnophie scligicine,
servi de
whole d'un collegium funerancum.
Un
l'aidité,
nous échappent et il y a peu d'espoir que nous
C’est
aujourd'hui
le cas.
Ce qui
n'empêche pas qu'on doit définitivement desapmust.
exemple parallèle en est le tombeau XV, décousert
VA July, Cotes, y 99,
187 Jbid., 73.
19° bd. 78:
le prabléme ne saurait dire consistere
commu tranche en Lascur slu niopythagorisme”.
ME Kurt Latte, Pomenfe Relqnempeschahte. 1960, yt,
109 Hd, 33.
WW Jhid., 37.
172
l'au-delà,
prouver les paroles suivantes de M. Mingazzini:
Page 14
View in PDF(opens in a new window)«tutto si spiega per chi ha la fede”. 12, Même
si les conceptions de M, Carcopino ne sont pas
exemptes de toute contestation raisonnable pour
des questions de détail, il a sans aucun doute cn
général bien compris le sens des représentations.
Le fait que l'hypogée n'est pas un sanctuaire cultuel néopythagoricien, mais un tombeau décoré
était destiné à deux jeunes gens.
Les cendres
d'autres personnesy auront été jointes plus tard.
Avis hilaris remplit ici une fonction importante,
ce qui entraine des conséquences relatives à la
place des Hilaria dans la série des Fêtes d'Attis
au printemps: selon toute probabilité, il faut s'en
tenir aux anciennes conceptions selon lesquelles
de façon éclectique, n'y change au fond pas grand:
les Miluria étaient déjà officiellement célébrés du
chose,
temps de Claudius. Attis, le berger, confère ici
VI, Conclusrons,
Ré
notre argi
‚on peut dire, ainsi
qu'il a déjà été annoncé dans l'introduction, qu'elle
apporte en définitive peu de choses nouvelles à ce
qu'on savait déjà; plutôt, elle prétend souligner
l'immortalità à l'autre berger — le berger par
excellence - Ganymede, avec qui de nombreux
jeunes hommes, atteints par la mors immatura,
étaient identifies,
L'atelier qui a construit Mhypogée puise ses
motils, ainsi que les ornemanistes, dans diferentes
de façon bien nette quelques points très importraditions dont l'origine n'est pas possible à bien
tants. Ta théorie qu'il s'agirait ici d'un specus
uestivus plus ou moins frivole doit être détinitivement rejetée. La décoration de la calotte de
l'abside a une signification funéraire et semble
déterminer, Ce qu'on peut dire, c'est que l'apport
faire allusion à Ja mort d'une jeune femme qui,
grice à son éducation spirituelle, revendique une
vie de béatitude aprés sa mort. La toile étendue
dans la mer par le Triton est en toute probabilité
un symbole de la naissance de l'âme à une vie
éternelle après la mort. Le Ganymède du panneau
central doit aussi être interprété de cette façon.
Le fait que de plafond de la nef centrale acventue
en plusieurs endroits l'idée de concordia entre
que l'hypogée
fait supp
et la Ñ
Ti
de l'art et du monde des idées de l'Italie méridionale est assez lortement marqué, Ce qui s'accorde
avec l'influence pythagoricienne qui a déjà souvent
été observée, Cependant d'autres éléments jouent
également un rôle, Le tout peut être aisément
comparé aver le Pinus de Cébés de la même
époque où nous rencontrons le même mélange
d'idées philosophiques. Dans ce dialogue, on voit
exactement comment l'homme doit agir pour
atteindre un état de béatitude véritable. Cette
bataille de la vie de l'homme est ce que l'hypogée
iMustre,
Les
athlètes
vainqueurs
recevront
les
couronnes.
Gt Mingoeciol, Fasschrife e. Mendfin, 101.
FL. Rewer
— Quelques remarques relatives à l'hypogée de la Porte Majeure: BVAB
XLV 1970 148-174. 1 U s’agit d'un caveau funéraire destiné probablement |
À deux jeunes gens. Dans la décoration, on constate l'influence d'idées eschatologiques illustrées dans l’art de l'Italie méridionale, sans que l'aspect pythagoricien soit pour autant prédominant.