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View in PDF(opens in a new window)Faculté des lettres. La plupart d’entre eux ont étél'objet de com ths rendus
critiques dans la revue. Ils continuent à être de natures tré
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diverses
:
publications savantes, celle del'Apparition Maistre Jehan de Méun, d' Honoré
Bonet, avec commentaires par I. Arnold ; celle de la Chanson de Sainte-Foy
par
deux maîtres de la Faculté associant leur travail et leur science,
de la syntaxe latine d'A. J
PU.
L :
NOTES, QUESTIONS ET DISCUSSIONS
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d'une abondante illustrat. 1, Sous vette forme nouvelle, l'argumentation
de M. Carcopino paraît e:.core plus nette, plus précise, plus pressante
et
plus convaincante. On ne saurait exposer avec plus de maîtrise les problèmes complexes et délis xs que soulève, pour l'historien de l'art comme
pour l'historien des religions, une des découvertes les plus sensationnelles
MM. H SIE Ton études critiques de problèmes littéraires compliqués : celle d’E. Tonnelat sur la Chanson des Nibélungen ; traités savants
comme le Sys
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RE
REVUE DE SYNTHÉSE HISTORIQUE
qui aient jamais été arrachées au sol inépuisable de Rome: celle de la
basilique souterraine de la Forte Majeure.
t ; recherches d'histoire
Ce n’est point aux fouilles méthodiquement conduites du Service des
in sur la fortune de Ronsard
Antiquités, mais à un simple jeu du hasard, que nous devons cette trouvaille
en Italie. L'Alsace, nia Lorraine ne sontMaturellement oubliées dans ce
bel ensemble de publications. Le remarqydble Dictionnaire des patois romans
archéologique si riche en conséquences. Au printemps de 1917, il y a par
conséquent dix ans, le ballast de la voie ferrée s'affaissa un beau jour subilittéraire comparée, comme celles de G. Mau
de la Moselle, de L. Zeliqzôn est terminé, Aux trois gros livres du regretté
teMent sous le poids d’un des trains qui font le service de la ligne de Rome à
R. Reuss narrant l’un, l'histoire
la Constitution civile du clergé et la
Naples. Les ingénieurs de la voie recherchérent la cause de cet éboulement
crise religieuse en Alsace, l'autre/la Grande fuite de décembre 1793 et la
situation politique et religieuse
-Rhin de 1794 à 1799 s’est ajouté un
pieux hommage de la Faculté à ce sàvant plein de conscience, de zèle et
de savoir, héritier d’une bolle tradition de labeur intellectuel et qui avait
bien payé, par toute ung/ceuvre probe d’histörien et par les plus douloureux
sacrifices de famille, ce titre de professeur honoraire que l'Université de
Strasbourg s'honora/de lui décerner: c'est une
tobiographie publiée
sous le titre de Soizante années d'activité scientifique et ittéraire, 1864-1924,
imprévu et constatérent à leur grande stupéfaction que les rails étaient
cisément le règne de l'empereur Claude, Le plan était celui des basiliques
sace, le doyen Chr. Pfister. Depuis, une savante
chrétiennes. Mais le caractère purement profane et mythologique des représentations qui tapissaien* ‘es murs de la cella ne permettait pas de supposer
posés au-dessus d'une sorte de temple souterrain, composé d'un atrium et
d'une cella, dont les murs étaient tapissés de bas-reliefs en stuc d'un goût
exquis.
‘
-Quelle était la date, quelle était Ja destination de cet énigmatique hypogée, si miraculeusement rendu à la lumière? Les procédés de construction,
le style de la décoration accusaient le premier siécle de notre ére et plus préet considér la Reunion de Metz à la France, en deux
rable étude
volumes,
œuvre de
M. (3. Zeller, est parue à son tour. Qu’on n'oublie pas qui toutes
ces publications sont faites à l’aide de fonds recueillis, pour la plüpart,
en Alsace même par l'initiative privée de quelques professeurs strasbo
geois/ On pensera qu’aux heures difficiles que traversent, en France comme
ailleürs, les études désintéressées, ils ont bien mérité de la science et de leur
que cet édifice avait été ceusé pour servir au culte chrétien. Plusieurs hypothèses furent envisagées ou proposées par les archéologues, les uns soutenant
que c'était le cryptoportique d'une villa romaine, d'autres qu'il s'agissait
d’une chapelle funéraire. Aucune de ces conjectures ne résiste à la critique.
L'impression qu’on éprouve involontairement en franchissant le seuil de
l'atrium est celui d'un lieu de culte, d'une église, mais, si paradoxal que
paraisse cet accouplement de termes, dr .e église paienne.
q
Lucien FeBvne.
Sanctuaire d’un culte n: n officiel à ce'ip sûr, d'une secte d'initiés. Mais
laquelle? Le premier, M Franz Cumont « «vina avec un tact très sûr la solution exacte du problème en émettant opinion, adoptée depuis lors par la
UNE IMPORTANTE DECOUVERTE ARCHÉOLOGIQUE
grande majorité des arc’ ‘ologues, que ce temple souterrain était une cha-
LA BASILIQUE PYTHAGORICIENNE DE LA PORTE MAJEURE
a eu le grand mérite de r:nforcer et de p”.achever la démonstration simplepelle pythagoricienne, M. : :arcopino se runge entièrement à cet avis. Mais il
ment esquisste du sagace: archéologue belge par une telle abondance de
A PROPOS D'UN LIVRE RECENT *
‘ preuves, un réseau si serrs d'arguments, , 1e leur conclusion commune paraît
dès lors fondée sur une base inébranlable.
Publices d’abord dans la Revue des Deux-Mondes, qui s'en était réservé
|
la primeur, les Études romaines de M. Carcopino sur la basilique de la
Je ne puis suivre ici l'anteur dans le détail de son argumentation qu’on ne
Porte Majeure, reparaissent aujourd’hui dans un élégant volume édité avec
saurait d’ailleurs résumer sans l’affaiblir, Suivant un ordre rigoureusement
un soin vraiment exemplaire, étayées de notes et de références et enrichies
logique, il étudie d’abord le plan de l’édifice, le caractère général de la décoration dont Ja blancheur immaculée depuis Ja mosaïque du pavement jusqu'aux stucs des murailles est comme le symbole de l'idéal de pureté des
Pythagoriciens. Après quoi il prend un à un les sujets qui décorent les parois
ou la voûte et il démontre que tous, depuis le mythe des Danaïdes et le
supplice de Marsyas jusqu'au rapt de la Leucippide et à l'enlèvement de
1. il nous paraît inutile de donner le signalement bibliographique détaillé des
publications dont nous venons de parler. Elles sont toutes en dépôt à Paris, à la
Société d'édition Les Belles-Letires.
2. Jérome Carcopino. Études romaines. La Basilique pythagoricienne de la Porte
Majeure. Paris, l'Artisan du livre, 1927, in-8°, 411 p,
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View in PDF(opens in a new window)HEVUE DE SYNTHÈSE NISTORIQUE
(ianymede, trouvent leur explication la plus satisfaisante dans les doctrines
vsoteriques de Ja secte pythagoricienne. Enfin — et c'est ici la clef de voûte
de son argumentation ci sa contribution Ja plus persunnelle à ce probleme —
il prouve victurieusement, grâce à un texte de Pline V’Ancien. nove au milieu
de fiches d'histoire naturelle, que fe thème du stuc majeur de l'abside, qui
represente Sapho se jetant dans la mer pour se purifier des suuillures de la
passion, est en rapport etroit avec la doctrine pythagoricienne de la regenuration. Pline nous assure que la légende des umours de Sapho avec Phaon-
Phoibos et du saut de Leucade était interprelee par la secte comune une
figure de l'initiation. Ce texte péremptoire jeté dans la discussion tranche
le débat et
prouve sans contestation pussible que la crypte de la Porte
Majeure étuit bien une basilique pythagoricienne.
'
Un pareil livre, construit en matériaux solides par un maitre architecte
qui semble avoir pris au contact des antiquités romuines le goût de Pupus
quadratum el des ciments indestructibles, s'impose par l'union très rare de
qualités qui généralement s’exeluent: une’ ¢rudition presque accablunte
à force de scrupules, une logique inflexible qui va droit au but sans jamais
s'égarer, une aisance remarquable dans l'exposé des doctrines philosophiques
vu religieuses les plus abstruses et les plus ¿soteriques, el par surcroit le
sens artistique de plus fin. Cet ouvrage, prélude de toute une serie d'études
romaines qui seront vottsacrees aux découvertes récentes, achève de classer
M. Garcopino parini les archéologues les mieux duues et les plus puissamment vutilles de sa génération.
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