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View in PDF(opens in a new window)crande découverte dans la banlieue de Rome
Tn:"eve Archéolosique, 1918 tone
VII
p. 185 - 186
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View in PDF(opens in a new window)NOUVELLES ARCHÉOLOGIQUES ET .CORRESPONDANCE,
tiatoires. En voici un spécimen copié à Koula, qu’il a publié le premier : « A
Zeus Sabazios et à la Mère Hipta (nourrice de Dionysos)‘, Dioklès, fils de
Trophime. Parce que j'ai pris des colombes sacrées, j'ai éié puni d’un mal
d'yeux etj'ai relaté ce miracle (&peräv) », Au-dessus de l'inscription figurent
deux yeux et deux colombes. Les textes de ce genre connus jusqu’en 1913 ont
été recueillis par F, Steinleitner, Die Beichte im Zusammenhange mit der sakralen Rechtspflege (la confession dans ses relations avec le droit religieux), 1913.
Un texte de Sandal, orné d'un reiief qui représente nn homme et trois arbres,
est la dédicace d’un certain Stratonikos qui rappelle la punition qu’il a subie
pour avoir, par ignorance, coupé des arbres dans un bois sacré de Sabazios et
d’Anaitis. Ailleurs, comme dans l'inscription de Diokles, c'est la partie du corps
châtiée qui est Agurée (deux seins, une cuisse, une jambe, un bras, des veux);
la dédicace a pour hut de demander aux divinités la levée de la peine. Une
inscription publiée autrefois par Ramsay est rétablie ainsi par M. Buckler
:
« Aphias, fille de Théodote, je remercie la Mère Latone qui rend la force à ce
qui est infirme; chátiée à la hanche (par une attaque de sciatique
?), j'adresse
cette action de grâces à la Mère Latone. »
Un autre texte fragmentaire, mal
compris de Kontoléon qui l’a publié, a été restitué en partie par M. Buckler et
semble contenir l'expression de la pénitence d’un homme pour avoir injurié la
déesse; il a été condamné par la vierge gardienne du temple à élever une stèle
commémorative de Poutrage et de la punition, Le même archéologue a photographié une stèle mutilée au début, dédiée à la Grande Mère Atimis et au Grand |
Mén Tiamou. Un certain Apollonios réclama de l'argent à Skollos, lequel jura
qu'il Pavait déjà rendu; Apollonios fit appel à la déesse, qui frappa Skollos
de mort; sa filie Tatias, devenue malade, répara la faute de son père et, guérie
“elle-même, exprima sa reconnaissance à Artémis et à Men.
M. Buckler aurait dû, lant bien que mal, traduire les textes qu'il a publiés et
commentés, le seul commentaire intégral étant une traduction, Je remarque
aussi que parmi ceux qui ont traité jadis de ces textes pénitentiaux il a oublié
le soussigné 2,
S, R.
Une grande découverte dans la bantieue de Rome.
J'extrais ce qui suit d'un article de MTM* Strong dans le Times, en la remerciant de me l'avoir communigué,
o
Au sud de Rome, prés de la Porta Maggiore et de la voie Prénestine, un glissement du sol sur la voie ferrée de Rome à Naples fit découvrir au printemps
de 1917, à une profondeur de 14 mètres, un édifice du
C'est une vaste salle à arcades sur plan
divisée en
4. Hipta
trois sections
est le
nom
par des
correct; les
n° siècle de notre ère.
basilical, avec atrium, abside et nef
rangées de pilastres, Toutes les surfaces
Hymues Orphiques appellent cette
déesse
Hippa.
2. Cultes, mythes el religions, t. 111, p. 219. J'avais reconnu les affinités de ces
cultes locaux avec l'orphisme; elle est aujourd’hui confirmés.
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View in PDF(opens in a new window)REVUE ARCHÉOLOGIQUE
murales disponibles sont couvertes de décorations en stuc d’une exécution à la
tois rapide et hardie. 1° Dans la niche de l'abside, Aphrodite poussée sur l'eau
par un Eros debout sur un rocher; un Triton tend une étoffe comme pour recevoir la déesse; au-dessus, une Niké, 2° Dans les voûtes de la nef et des bas
côtés. nombreux panneaux où sont figurés les périls et les aventures de l'âme
en ce monde et dans l’autre (concours de Marsyas et d’Apollon; supplice des
Danaides; Hermès conduisant des âmes; Hérakles et les Hespérides, etc.),
Le long des bas-côlés, à mi-hauteur, large frise où des figures d’orantes
alternent avec des objets rituels et des candélabres, des vases, des cistes mystiques, etc. Dans la chambre principale, tout est blanc; mais le -vestibule est
peint en rouge pompéien sur lequel se détachent des fleurs et des oiseaux;
sur le plafond, des carrés d'un bleu saphir contrastent avec les tondi blancs
qui encadrent des scènes dionysiaques, Plusieurs trous dans le plafond et les
murs montrent que la basilique a été anciennement dévastée ; c’est alors que le
beau pavé en mosaïque fut détruit et'que disparut l’autel placé dans la niche,
avec six piédestaux ou tables dont'on a relevé les traces contre les pilastres,
L'entrée était à gauche de l’atrium, par un long corridor qui, après avoir
tourné autour de l'édifice, débouchait sur la voie Prénestine, Aucune trace
d'inscriptions, mais la nature du décor et la difficulté de l'accès ont fait supposer
que cet édifice servait aux initiations de quelque confrérie: Actuellement on y
arrive par une ouverture étroite et en descendant, sur une profondeur de près
de 50 pieds, par des échelles presque verticales. Le déblaiement a présenté
des difficultés très grandes, car les lourds trains de Rome à Naples, passant
au-dessus, produisaient sans cesse des éboulements de terre et de pierres.
Il fallut procéder d'urgence à des travaux de consolidation. La découverte est
due aux ouvriers de la compagnie -du chemin de fer, qui a témoigné le plus
vif intérêt aux travaux; ceug-ci ont été conduits avec un dévouement infati--
. gable par.les professeurs Colini et Gatti.
S. R.
Arminius,
Le doyen d'âge du Sénat, M. Gouzy, a prononcé en cette qualité, le 8 janvier
1918, un- discours où il y a des choses très justes, mais d’autres qui sont
fausses et pourraient accréditer des erreurs.
Suivant lui, Hermann aurait pris tout jeune, à Rome, le nom romain d’Arminius; les Germains auraient fait de lui un dieu sous le nom d'Irminsul. Rien
i
de cela n'est exact,
Arminius est un nom romain; le nom indigène de ce prince chérusque est
inconnu, Ce sont les modernes qui lui ont donné le nom d’Hermann, lequel
n'est attesté par aucun témoignage;
on a d'ailleurs supposé aussi qu'il s’était
appelé Siegfried ou Ermin.
i
Irminsul n'a rien à voir. ni avec Hermann ni avec Arminius. Irminsul était le
nom d'un arbre sacré, qu'un chroniqueur du moyen âge traduit par « colonne
du monde, colonne qui soutient tout. » Zrmin signifie, en elfet « universel »,
témoin le nom du roi des Goths Ermanarie, ples exaclemen! Irmin-riz, c’està-dire,« roi suprême »;