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View in PDF(opens in a new window)8394 Rivera, A.ST. APOLLONIUS MAGUS: THE CASE OF APOLLONIUS’ IDENTITY
CRISIS
Internet, the aeon eye. 8 p 2015
8395 Rivera, A. UNCONQUERABLE: HOW THE EARLY ROMAN CATHOLIC CHURCH
USURPED THE CULT OF APOLLO ON VATICAN HILL
Internet, the aeon eye. 8 p 2014
Reinach, A. Notes tarentines
p 21 - 29
Neapolis 1914
8396 Robichaud, D.J.J. Marsilio Ficino's De vita platonis, apologia de moribus platonis
Accademia, revue de la Société Marsile Ficin, VIII (2006). 23-59
8397 Rodriguea Villodres, A.. De Pitágoras, habas y malaria
Encuentros en la biologia. 2014, 7, p 112-113
8398 ROSSETTI, L. (2017). Note: La filosofia virtuale di Parmenide, Zenone e Melisso.
Uno sguardo alle prossime Lezioni Eleatiche.
Archai, 2017. no21, sep.-dec., p. 297-333
8399 Sánchez Muño, J.M. Historias de Matemáticas Las Escuelas Jónica y Pitagórica
Pensamiento Matemátic 2011. 24p
8400
Scudellari, M. PNAS 2016
p 3123-3124
8401 Soares, L. Digital_resources_for_exploring_the_links betweem Platonists of late
antiquity
p. 139 - 143
Rencontres Scientifiques 20133 2014 de l’Institut d’Études Avancées de Nantes, 2014,.
8402 Svenshon, H. "Systems of Monads' as Design Principle in Hagia Sophia, Istanbul:
Neo-Platonic Mathematics in the Architecture of Late Antiquity"
p 111 - 120
Nexus VI: Architecture and Mathematics 2006.
8403 Santoro, R. La cosiddetta Basilica Pitagorica di Porta Maggiore
La cosiddetta Basilica Pitagorica di Porta Maggiore 2016 2| L'ARCHIPENDOLO
8404 Anonymus, The Olympic dominance of the city of Kroton | Ancient and Modern
Olympics
3p
https://ancientandmodernolympics.wordpress.com/2012/05/11/the-olympic-dominance-ofthe-city-of-kroton/
8405 THE STUDY OF ORPHISM Stian Sundell Torjussen
Torjussen, Symbolae Osloensis 2005
p 287 - 305
8406 Yaeger, T. The esoteric conception of divinity in the ancient world 2004
Internet; Ritman Library 5 p
8407 Gros, P. La géométrie platonicienne de la notice vitruvienne sur l’homme parfait
Annali di architettura, Vicence, 13, 2001, p. 15-24
8408 Gros, P. Les fondements philosophiques de l’harmonie architecturale selon Vitruve
(De architectura III-IV)
Journal of the Faculty of Letters. Aesthetics, 14, 1989, p. 13-22
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Publications
de l’École
française
de Rome
Vitruve et la tradition des traités d’architecture
| Pierre Gros
Les fondements
philosophiques de
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l’harmonie
architecturale
selon Vitruve (De
architectura III-IV)
Journal of the Faculty of Letters. The University of
Tokyo. Aesthetics, 14, 1989, p. 13-22
Pierre Gros
p. 271-280
Texte intégral
1
2
Plusieurs études récentes ont insisté sur la faible rigueur
des notions théoriques placées par Vitruve à la base de sa
réflexion1 Malgré un discours qui se veut intégralement
cohérent, il apparaît très vite que les principes constitutifs
de l’art de bâtir, tel que cet auteur les définit dans son livre
I, manquent souvent de précision et de pertinence2 ;
surtout, ils s’avèrent peu utiles à la construction du texte et
à l’organisation de son système normatif.
La formation de Vitruve, et plus encore sans doute sa
méthode de travail, l’incitent en fait à mêler des éléments
d’origines diverses, dans un exposé qui est constamment
grevé par le caractère approximatif des traductions ou
translittérations d’une terminologie grecque parfois mal
comprise, et dont nous ne saisissons de toute façon que le
dernier état3. B. WESBNBERG a bien montré les effets de ce
qu’il appelle la stratification des données théoriques4.
Sensible surtout dans les discontinuités ou les
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contradictions d’une ordonnance proportionnelle qui
s’affirme pourtant comme unitaire, cette stratification n’a
plus été analysée dans ses aspects philosophiques, depuis
l’étude déjà ancienne, et sur plusieurs points contestable, de
F.W. SCHLIKKER5. Or, les postulats sous-jacents à la théorie
vitruvienne jouent un rôle essentiel dans l’axiologie qui
organise son esthétique, puisque c’est d’eux que cette
esthétique tire implicitement sa légitimité.
Le principe qui nous apparaît de ce point de vue le plus
riche est celui de la symmetria. Placé en exergue dès les
premières lignes du livre III, il constitue, parmi toutes les
notions abstraites manipulées avec plus ou moins de
bonheur par Vitruve, le seul invariant spécifique applicable
à l’activité architecturale6. A ce titre, il prétend structurer
l’ensemble des développements sur les ordres (ionique,
dorique et corinthien), dans les livres du traité consacrés
aux édifices religieux.
Avant de dégager les fondements philosophiques de cette
notion, nous devons en préciser le sens et la valeur
opératoire ; nous devons aussi rapidement replacer Vitruve
dans le contexte culturel de son temps.
La symmetria, mot grec dont Pline dira qu’il n’a pas
d’équivalent latin7, et dont Vitruve fournit une traduction
satisfaisante avec le terme commodulatio8, désigne
effectivement la commensurabilité de toutes les
composantes d’une œuvre complexe, fondée sur le recours à
une unité modulaire (la rata pars9) dont on doit retrouver
en tout point les multiples et les sous-multiples. Pour
illustrer cette idée, Aristote prenait pour exemple le rapport
24/16, qui comporte une unité commune, 4 ou son multiple
810). Cette transparence numérique suppose une rationalité
intégrale, non seulement des mensurations, mais aussi—et
c’est plus difficile à mettre en œuvre—de leur construction ;
à cet égard la définition de Héron d’Alexandrie est claire,
qui place toujours sur le même plan les valeurs
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“rationnelles et symétriques” en les opposant aux valeurs
“irrationnelles et asymétriques”11. Avant lui, Aristote avait
lié la notion de symmetria à celle de ὡρισµένον, ce qui est
limité, et donc contraire à l’infini, caractéristique de
l’incommensurable12. Mais cette commensurabilité ne
s’applique pas seulement aux différentes parties d’un
édifice ; elle doit aussi se vérifier dans les relations
qu’entretient avec la totalité chacune des composantes13 ; il
découle de là qu’un monument n’est pas la somme aléatoire
de ses parties, mais constitue pour chacune d’elles la
référence et la caution ultimes. Les rapports entre les
parties ne sont que la conséquence, ou la métaphore, de
ceux des parties au tout.
Contrairement à une conviction qui s’est répandue à la suite
des travaux de SCHLIKKER, le rôle de la symmetria dans la
conception architecturale de Vitruve, et plus largement
dans la tradition hellénistique dont il dépend, n’est
nullement secondaire ; en particulier, elle n’a jamais été
supplantée par les notions d’eurythmie ou d’harmonie dont
on rencontre plusieurs occurrences dans le De
architectural14 : l’eurythmie n’est pas un concept autonome
impliquant une certaine idée de la structure bâtie ; le mot
désigne seulement le résultat visible de la symmetria, c’està-dire une scansion satisfaisante de tous les éléments
rythmiques—colonnes, ouvertures, vides et pleins—
observables à la périphérie d’un monument ; c’est ce qui
explique que l’eurythmie soit souvent liée chez Vitruve à la
notion de species ou d’aspectus, et plus précisément à celle
de commodus aspectus. Loin donc de voir une relation
évolutive entre symmetria et eurythmia, on doit considérer
que la première englobe la seconde15.
La question se pose dès lors de savoir pourquoi un système
de rapports proportionnels qui, par définition, demeure
abstrait, peut être défini comme la source unique de la
beauté (yenustas, venusta species). Il y a là un paradoxe
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dont on ne s’est peut-être pas suffisamment avisé, qui rend
la venustas tributaire de relations arithmétiques et la situe
sur le registre du “logos,” en la rendant indéchiffrable
concrètement. Quand on connaît les difficultés rencontrées
par les modernes exégètes de l’art grec pour définir le
mécanisme rationnel qui est à la base du “Canon” de
Polyclète, même à partir d’une copie aussi sûre que celle du
Doryphore de Naples, on mesure l’aspect en quelque sorte
cryptique des critères du beau dans un tel contexte16.
Pour proposer au moins quelques éléments de réponse, il
convient de rappeler, ne fût-ce que sommairement, les
débats intellectuels qui animaient les dernières décennies
de la période républicaine à Rome, et auxquels Vitruve a
tenté d’apporter, à son niveau qui reste assurément
modeste mais n’en est pas moins significatif, une
contribution personnelle.
On s’accorde aujourd’hui pour admettre que l’auteur du De
architectura rédigea son ouvrage au cours des années 3025 av. J.-C, dans la dernière phase de sa vie17 ; cela signifie
que sa période de formation, celle à laquelle il doit les
orientations essentielles de sa pensée, remonte aux années
60-40, soit à une époque où la philosophie grecque était
médiatisée, à Rome, par Lucrèce et Cicéron, et où le trésor
des connaissances historiques, religieuses ou linguistiques
était aux mains des “antiquaires” comme Pomponius
Atticus, Vairon et Asinius Pollion. Caractéristique d’une
“Weltanschauung” pleinement actualisée est la réflexion
que Vitruve développe au livre II sur les origines de la
civilisation18 : les travaux de W. SPOERRI, de R. MONDOLFO, de
A. NOVARRA, y ont décelé une version simplifiée mais
efficace des idées lucrétiennes, auxquelles se mêle un
lointain écho de Démocrite, revu à travers Panétius et
Cicéron19. Dans le domaine plus abstrait qui nous occupe, il
n’est pas interdit de rechercher la trace de préoccupations
philosophiques contemporaines, même si le contenu des
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préceptes et les modèles qui servent à les illustrer nous
renvoient pour l’essentiel, on l’a montré depuis longtemps,
à la première phase de l’architecture hellénistique d’Asie
Mineure, entre la fin du IIIème siècle et les dernières
décennies du Hème siècle av. J.-C.20. Grâce à un passage
fondamental du De Oratore de Cicéron, qui insiste sur la
nécessité de mettre de l’ordre dans les activités créatives ou
spéculatives21, on comprend par exemple que, pour Vitruve,
le rôle de l’intelligence rationnelle face aux artes est de
fournir un effort de classification qui n’a pas seulement mie
finalité taxinomique, mais doit permettre de justifier dans
son principe une pratique professionnelle et ses
réalisations.
Nous retrouvons là le concept central de la symmetria : en
tant que ratio, elle est la clé de l’unité organique de l’art de
bâtir ; transformant l’aedificatio en un système rationnel,
elle permet un saut qualitatif décisif en permettant à ce qui
n’était jusqu’alors qu’un ensemble de recettes d’accéder au
statut enviable d’une ars liberalis. L’axiologie qui sous-tend
cette conception du logos unificateur est inséparable de la
notion de légitimité ou, pour parler comme l’auteur latin,
de celle de veritas. La légitimité de la symmetria est, aux
yeux de Vitruve, son caractère “naturel” ; sur ce point, les
notices de I, 2, 4 et de III, 1,1-2 sont dépourvues
d’ambiguïté22 : les relations proportionnelles qui doivent
présider à l’ordonnance de toute œuvre ne relèvent pas de
l’arbitraire d’un créateur isolé, si génial qu’il ait pu être,
puisque le corps humain, envisagé dans son développement
le plus accompli, est organisé selon les mêmes principes, ce
qui permet de l’inscrire dans des figures géométriques
simples23. Comprenons qu’il s’agit là d’une véritable
intrusion de la rationalité dans le monde sensible, car
l’homo bene figuratus de III, 1 n’est pas une reconstitution
idéale de l’être humain, il n’évoque pas l’idée abstraite,
platonicienne pourrait-on dire, de l’homme, mais sa réalité
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vécue24. La littérature, sans doute plus technique que
philosophique, à laquelle Vitruve se réfère, lui permet de
présenter une composition dérivée du “Canon” polyclitéen
comme naturelle : Corpus hominis ita natura
composuitut...25. Ici, comme en II, 1, l’observance et
l’observation des lois du monde vivant sont à l’origine des
règles de l’art et les justifient. C’est précisément pour
s’accorder à la rationalité de l’univers que l’architecture,
envisagée globalement comme une part de l’activité
humaine, doit assurer la commensurabilité des parties
entre elles et des parties avec le tout. A ce titre, le modèle
du “compagnon parfait,” tel que Vitruve le transpose en tête
de sa réflexion sur les ordres, n’entretient, avec d’autres
montages analogues, contemporains ou postérieurs, que
des relations anecdotiques sans signification réelle, même
si l’on ne peut exclure certaines parentés entre son texte et
celui de Diodore de Sicile, par exemple, relatif aux
sculptures égyptiennes26.
A vrai dire, ce qui séduit Vitruve, indépendamment de tout
anthropomorphisme plastique ou architectural, c’est le rôle
accordé à la ratio dans la pratique de son art. On peut
affirmer que le livre III, qui est, par excellence, celui des
préceptes, se caractérise par un véritable règne du nombre.
Le phénomène ne se limite pas à la multiplication des
rapports arithmétiques, mais semble impliquer une sorte
d’ontologie des valeurs numériques en tant que telles : non
seulement Vitruve considère qu’il a suffisamment défini un
plan, une élévation, un type de colonnade ou d’entablement
lorsqu’il a intégré ses composantes à un système
proportionnel, mais il donne fréquemment à son lecteur
l’impression que les éléments mathématiques sont pour lui
des entités. D’emblée, le “canon anatomique” se révèle
fondé sur un montage numérique dont on peut montrer que
les données chiffrées transposent dans le domaine de
l’arithmétique une démarche géométrique fondée sur le
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rabattement de la diagonale du carré27 ; les différents
“nombres parfaits,” et les deux systèmes qu’ils génèrent, le
décimal et le duodécimal, qui se conciliaient jadis dans la
figure de la tétraktys, jouent dans ce contexte chacun leur
rôle et semblent vivre une existence indépendante28.
Ensuite il apparaît clairement que les rapports modulaires
préexistent aux édifices eux-mêmes, et constituent non
seulement un réseau de relations organiques, mais tout
simplement un mode de création, le seul légitime selon le
théoricien.29
Les harmoniques pythagoriciennes d’une telle conception
sont évidentes. Dans un article important, E.J. Raven a
naguère montré que le développement vitruvien sur les
proportions du corps humain entretenait avec une notice
célèbre de Galien des relations étroites30. Et de fait chez
Galien, l’affirmation du rôle de la symmetria, aussi bien
dans les équilibres qui garantissent la santé—relations entre
les (στοιχεῖα, c’est-à-dire les composantes organiques—que
dans ceux qui définissent la beauté—relations entre les
parties du corps—fonde en légitimité le recours au système
proportionnel31. Les correspondances formelles et
thématiques de ce texte avec celui de Vitruve prennent
toute leur signification quand on les rapproche des
développements qui, dans le De architectura, traitent,
immédiatement après, des nombres parfaits. L’insistance
sur la valeur de 10, dont Aristote nous apprend qu’aux yeux
des Pythagoriciens elle embrassait τὴν τῶν ἀριθµῶυ ϕύσιν,
l’ensemble de la nature des nombres32, et la présence d’un
module décimal, étranger aux systèmes de mesure
normalement usités, dans le “canon” du corps humain,
autorisent Raven à placer à l’origine des deux textes, celui
de l’architecte et celui du médecin, une seule et même
source, qu’il identifie à Philolaos, ou du moins à une
tradition issue de ce philosophe contemporain de Socrate33.
Mais des relais plus récents peuvent être aussi légitimement
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postulés. L’attitude vitruvienne qui consiste à supposer que
des hommes supérieurs ont un jour établi une fois pour
toutes—c’est
l’action
de
constituere34—les
règles
numériques de l’ordonnance des temples peut s’expliquer
par le raidissement déjà noté que le théoricien fait subir aux
éléments normatifs de l’architecture hellénistique,
gommant les évolutions, oubliant les exigences
fonctionnelles
initiales,
et
ne
considérant
que
l’aboutissement théorique d’un processus historique
beaucoup plus complexe. Mais elle nous transmet peut-être
aussi l’écho quelque peu affadi de la vision posidonienne
des progrès de l’humanité, qui plaçait à l’origine de toutes
les artes l’“invention” d’un philosophe35. Et surtout elle
nous paraît retrouver, du même Posidonius, la conception
des êtres mathémathiques et de leur efficience36.
Ce qui nous conforte dans cette idée c’est que Vitruve
définit la forme exclusivement au moyen de ses limites : les
“partis généraux” (principia) auxquels les temples doivent
leur aspect d’ensemble, se caractérisent par la présence ou
l’absence d’une péristasis, par la disposition relative des
antes et des supports libres, par la largeur du
déambulatoire autour de la cella, en un mot par les
structures périphériques. Cette façon d’engendrer les
formes par la seule mise en place de composantes—les
colonnes—qui elles-mêmes ne sont que les éléments
rythmiques d’une ordonnance modulaire, est exprimée par
Vitruve en des termes auxquels on n’a guère jusqu’ici prêté
attention. Dans un passage du livre XXXV de Pline, une
liaison du même genre s’établit entre la symmetria et les
extrema corporis, à propos du peintre Parrhasius d’Ephèse,
qui est crédité d’une extrême subtilité pour avoir su calculer
—c’est le sens, croyons-nous, de l’expression modum
includere—les “contours des plans fuyants de l’objet à
peindre”37’ ; cette notice, imputée par le compilateur à
Xénocratès, et dont la transmission semble avoir été
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l’œuvre d’Antigonos, souffre d’interpolations plus
tardives38. Bien qu’elle appartienne à un autre domaine
artistique et contribue à poser le difficile problème des
rapports de la couleur et de la forme, elle n’en jalonne pas
moins une réflexion sur la génération de la figure par sa
périphérie39.
Certes, il est aisé de retrouver, là aussi, par-delà les
observations théoriques du “Ménon” par exemple40, le
souvenir lointain de principes pythagoriciens. L’expression
de Sextus Empiricus, τὰ κατ’ ἰδίαν περιγραφὴν ὑποκείµενα,
est sur ce point dépourvue d’ambiguïté, puisqu’elle tend à
distinguer toutes les classes d’objets sensibles à partir du
seul critère de la ligne qui délimite leur forme41. Et la
curieuse conception dont Aristote et Théophraste font état,
en citant l’un et l’autre Eurytus, qui consiste à attribuer à
chaque catégorie d’êtres vivants certains nombres qui la
définissent en tant que telle, et qui correspondent aux
points qui la circonscrivent, n’est certainement pas
étrangère aux techniques par lesquelles, de Polyclète à
Vitruve, la structure même d’une œuvre se réduit à un
ensemble de rapports numériques42. Mais il n’est pas
possible d’exclure, à l’époque où Vitruve rédige son traité,
l’influence de la théorie de Posidonius, dans la mouvance
culturelle de qui évoluent, à des degrés divers de
profondeur, tous les penseurs et créateurs romains du 1er s.
av. J.-C. Posidonius, on le sait, considérait la géométrie
comme une partie de la physique, et insistait sur la
possibilité de créer les figures par le mouvement, c’est-àdire par le rythme : définies par la ligne qui les isole du
reste de l’espace, et non par l’étendue qu’elles enferment,
ces figures ont pour cause efficiente le logos43. De même,
dans le livre III, la ratio est, au sens mathématique du
terme, la raison de la figura : le calcul proportionnel
engendre la forme, comme le montre à l’évidence l’étroite
imbrication des principia et des species du deuxième au
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troisième chapitre.
Cette conception vitruvienne, et les harmoniques
philosophiques que nous avons essayé d’y déceler, donnent
la mesure de l’abstraction du module. Celui-ci ne peut
jamais être un élément visible de la construction : il est
inscrit dans la structure mais ne saurait s’assimiler à une
composante matériellement identifiable (base, chapiteau ou
tout autre élément des ordres) ; lorsque tel de ces éléments
correspond à la dimension d’un module (comme le
chapiteau corinthien par exemple44), il ne se confond pas
pour autant avec l’unité modulaire, il entretient seulement
avec elle une relation (en l’occurrence 1/1) qui n’est pas plus
signifiante que celle des autres parties de la composition,
lesquelles entretiennent avec ce même module une relation
fractionnaire.
A ce point de notre réflexion interviennent forcément les
corrections optiques, dont on a souvent dit qu’elles faisaient
éclater le système arithmétique de la symmetria ; on
connaît en effet les nombreuses modifications que Vitruve
croit devoir apporter à l’ordonnance proportionnelle des
ordres, en raison des déformations entraînées par la vision
humaine45 : lorsque les temples dépassent une certaine
dimension, particulièrement en hauteur, les detractiones
aut adiectiones46, les ἁλεξήµατα de la tradition grecque47,
doivent leur redonner l’aspect d’une rigoureuse
organisation modulaire alors même que celle-ci se trouve
de leur fait partiellement détruite : les verae symmetriae48
ne sont ainsi préservées qu’au prix d’un véritable trucage,
que Platon, dans le Sophiste, dénonçait déjà, à propos de la
statuaire de son temps, comme une concession blâmable au
monde des apparences49. Et plus tard, Pline soulignera en
une formule célèbre mais souvent mal interprétée que
Lysippe se plaisait à dire qu’il représentait les hommes tels
qu’ils apparaissent, alors que les Anciens les représentaient
tels qu’ils sont50.
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Or, ce lien de Vitruve avec Lysippe, ou du moins avec une
tradition qui dépend plus ou moins directement de cet
artiste, nous semble plus profond qu’on ne l’admet
généralement. Par-delà les indéniables parentés depuis
longtemps établies entre le “canon” de III, 1 et les
proportions lysippéennes (en particulier pour ce qui
concerne la proportion de la tête par rapport à l’ensemble
du corps), il convient de se souvenir que le fameux
sculpteur de Sicyone avait réalisé une œuvre qui, au même
titre que le Doryphore de Polyclète, passait pour un
véritable manifeste artistique, c’est la statue de καιφόδ,
personnification de l’opportunité, de l’occasion, de la
chance, dont Callistrate nous a laissé une description
détaillée51. Il semble qu’à partir de là une théorie se soit
élaborée qui définit la beauté comme la rencontre heureuse
de plusieurs conditions ou exigences—rencontre toujours
fugace, et qu’il faut saisir dans l’instant d’un équilibre
précaire, comme celui du personnage même de καιρόδ. Une
notice de Plutarque52 présente de curieuses affinités avec
plusieurs locutions vitruviennes évoquant le conveniens
consensus ou le conveniens effectus nécessaires à l’efficacité
du système modulaire53 ; si l’on garde à conveniens son
sens verbal de “convergent,” imposé du reste par
l’étymologie, on retrouve cette idée que la beauté naît d’un
instant précieux où se conjuguent divers processus. Cette
convergence nécessaire de différents facteurs explique
certainement, au moins en partie, que l’achèvement de
l’œuvre exige de la part de son auteur une acuité
intellectuelle particulière : la notion d’acumen ingenii
plusieurs fois invoquée par Vitruve54 rejoint celles de φυχῆς
ἁγχίνοια ou d’ὀξύτης chères à Posidonius. L’idée implicite,
où
se
rejoignent
finalement
dans
un
même
accomplissement la symmetria et les corrections optiques,
est que les subdivisions du module arrivent, dans les cas les
plus élaborés, à des valeurs quasi infinitésimales où la
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ποςότης, la quantité, se confond avec la ποιότης, la qualité,
en raison même du raffinement de la conception et de
l’exécution55. Ce sont les minimae res dans lesquelles, au
dire de Pline, excellait Lysippe56.
Mais la notion de καιρός, te éter, intègre aussi un
phénomène plus éphémère mais non moins important, qui
est la rencontre privilégiée de l’œuvre et de celui qui
l’observe, du monument et de son visiteur placé dans une
certaine position par rapport au volume bâti, et le regardant
sous un certain angle. Vitruve exprime pleinement cette
idée quand il évoque en termes géométriques l’oculi species
(le rayon visuel issu de l’œil) montant vers le faîte d’un
édifice et obligé pour cela de traverser une grande épaisseur
d’air57 ; il convient, dit-il ailleurs, d’incliner vers l’avant le
fronton des temples pour diminuer la longueur de la ligne
qui sépare l’observateur de l’objet58. Nous trouvons dans ce
texte, et dans d’autres59, une prise de conscience de la
situation de l’œuvre dans l’espace qui définit avec l’homme
une relation dynamique, où chacun des deux partenaires
vient vers l’autre en quelque sorte. C’est de cette rencontre
que naît l’étincelle précieuse de la beauté. Quelle que soit
l’ancienneté des principes dont Vitruve se fait en pareil cas
l’écho, la façon dont il les met en œuvre, au-delà des
naïvetés de la formulation depuis longtemps relevées60,
nous parut garder la trace de cette “philosophie opérative”
du Moyen Portique, qui établissait entre l’homme et la
matière, entre le créateur et l’objet créé, un rapport d’autant
plus fécond qu’il était vivant.
Ces remarques trop rapides n’ont d’autre prétention que de
donner à entrevoir la complexité des systèmes conceptuels
imbriqués dans le texte du De architectura, et
particulièrement dans les chapitres qui, du point de vue de
l’auteur, sont au centre même de l’édifice normatif qu’il
essaie de mettre sur pieds, ceux des livres III et IV.
Utilisant, sans toujours en saisir les implications, des
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données héritées de la tradition grecque, de Pythéos à
Hermogénès61, Vitruve les réinterprète plus ou moins
systématiquement à travers la culture et les débats de son
temps, un temps dont l’éclectisme vécu et mis en forme par
Cicéron, est la caractéristique majeure, mais qui reste
dominé par la pensée multiforme de Posidonius. Si la
transparence rationnelle demeure la préoccupation
première du théoricien, il s’efforce de lui trouver des
justifications mordes et philosophiques dont l’efficacité ne
nous convainc pas toujours, mais dont la réalité ne doit pas
être oubliée. Cette exigence, en première analyse étrange,
dans un traité qu’on a parfois un peu vite classé dans la
catégorie des ouvrages techniques62, permet en fait de
comprendre la raison d’être de nombreuses notices, en
apparence superflues, du De architectura63 ; elle ordonne
souvent les développements de l’intérieur et l’axiologie
sous-jacente, comme du reste chez Pline l’Ancien, s’avère à
l’examen d’autant plus efficiente qu’elle est moins
explicite64.
Notes
1. Voir par exemple F. CHOAY, La règle et le modèle. Sur la théorie de
l’architecture et de l’urbanisme, Paris, 1980, p. 141 sq., et P. GROS,
Vitruve : l’architecture et sa théorie à la lumière des études récentes,
dans Aufstieg und Niedergang der römischen Welt, II, 30, 1, BerlinNew York, 1982, p. 660 sq.
2. Cf. l’édition commentée de Ph. FLEURY, Vitruve, De l’architecture,
livre I, Collection des Universités de France, Paris, 1990, à propos de 1,
2, 2-5 (ordinatio, dispositio, eurythmia, symmetria, decor).
3. On consultera à ce sujet les toujours utiles remarques de S. FERRI,
Vitruvio (dai libri I-VIT), Rome, 1960. Voir aussi maintenant l’édition
commentée de P. GROS, Vitruve, De l’architecture, livre III, Collection
des Universités de France, Paris, 1990.
4. B. WESENBERG, Beiträge zur Rekonstruktion griechischer
Architektur nach literarischen Quellen, Berlin, 1983, p. 95 sq., p. 109
sq. et p. 164 sq.
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5. F.W. SCHLUCKER, Hellenistische Vorstellungen von der Schönheit des
Bauwerks nach Vitruv. Berlin, 1940.
6. III, 1,1 : Aedium compositio constat ex symmetria, cuius rationem
diligentissime architecti tenere debent (“L’ordonnance des édifices
religieux est fondée sur la “symétrie” dont les architectes doivent
respecter le principe avec le plus grand soin”).
7. Pline, H N, 34, 65 : non habet latinum nomen symmetria (“La
symmetria n’a pas de nom en latin”).
8. III, 1, 1. Les deux mots, le grec (symmetria) et le latin
(commodulatio), sont construits sur le même schéma et ont la même
valeur sémantique, puisque modus est un équivalent correct de µέτρον.
9. III, 1,1. La locution latine reproduit le grec τὸ ῥητὸν µέρος. Cf. aussi
1, 2, 4 ; III, 1, 9 ; III, 3, 10 ; III, 5, 8.
10. Cf. F.W. SCHLUCKER, op. cit., p. 60.
11. Héron d’Alexandrie, Definitiones, 128 (p. 84 de l’édition Heiberg).
12. Aristote, Métaphysique, 13, 1087 a 18.
13. III, 1, 1 : in omni opere totoque. Remarquable est l’insistance de
Vitruve à évoquer la relation des parties au tout ; on la retrouve dans
des formules différentes mais équivalentes en 1, 2, 4 ; III, 1, 3 ; III, 1, 4 ;
IH, 1, 9.
14. Sur l’eurythmia, cf. F.W. SCHLUCKER, op. cit., p. 68 sq.
15. Comme le prouve du reste la définition de I, 2, 3 : Eurythmia est
venusta species commodusque in compositionibus membrorum
aspectus (“L’eurythmie est l’apparence gracieuse et l’aspect bien
proportionné qui réside dans la composition des membres”, trad. Ph.
FLEURY, op. cit., p. 15).
16. Cf. D.E. GORDON, L. CUNNINGHAM, Polykleitos “Diadumenos”.
Measurement and Animation, dans The Art Quarterly, 1962, p. 128
sq. ; H. von STEUBEN, Der Kanon des Polyklet, Tübingen, 1973 ; R.
TOBIN, The Canon of Polykleitos, dans American Journal of
Archaeology, 79, 1975, p. 307 sq.
17. Cf. Ph. FLEURY, op. cit., p. XX sq.
18. II, 1. Cf. C. FENSTERBUSCH, Vitruv. Zehn Bücher über Architektur,
Darmstadt, 1964, p. 78 sq.
19. W. SPOERRI, Späthellenistische Berichte über Welt, Kultur und
Götter, dans Schweizerische Beiträge zur Altertumswissenschaft,
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Bàie, 9, 1959, p. 121 sq., p. 140 sq., p. 148 sq. ; R. MONDOLFO, La
comprensione del soggeto umano nell’antichità classica, Florence,
1958, p. 715 sq. ; A. NOVARRA, Les idées romaines sur le progrès d’après
les écrivains de la République (Essai sur le sens latin du progrès), I,
Paris, 1982, p. 167 sq.
20. Cf. A. BIRNBAUM, Vitruvius und die griechische Architektur, Vienne,
1914 ; P. GROS, Le dossier vitruvien d’Hermogénès, dans MEFRA, 90,
1978, pp. 687-703 ; B. WESENBERG, op. cit., p. 95 sq.
21. Cicéron, De oratore, I, 187-188. Cf. A. MICHEL, Rhétorique et
philosophie chez Cicéron, Paris, 1960, p. 461 sq.
22. I, 2, 4 : Uti in hominis corpore e cubito, pede, palmo, digito
ceterisque particulis symmetros est eurythmiae qualitas, sic est in
operum perfectionibus (“Dans le corps de l’homme, on trouve la
propriété symétrique de l’eurythmie à partir du coude, du pied, de la
paume, du doigt et des autres petites parties du corps, il en est de
même dans la réalisation des ouvrages”, traduction Ph. FLEURY, op. cit.,
p. 16) ; III, 1, 1-2 : Namque non potest aedis ulla sine symmetria atque
proportione rationem habere compositionis, nisi uti [ad] hominis
bene figurati membrorum habuerit exactam rationem, etc… (“Aucun
temple ne peut effectivement présenter une ordonnance rationnelle
sans la “symétrie” ni la “proportion”, c’est-à-dire si ses composantes
n’ont pas entre elles une relation précisément définie, comme les
membres d’un homme correctement conformé, etc… ”)
23. III, 1, 3. L’inscription du corps humain dans un carré et dans un
cercle a donné lieu, chez les commentateurs de Vitruve, depuis les
éditions du XVIème siècle jusqu’aux plus récentes, à des spéculations
graphiques ou philosophiques nombreuses.
24. Pour Platon, la ξνµµετρία n’est pas de ce monde, voir par exemple
République, VII, 529e-530ab.
25. ΙΙΙ, 1, 2.
26. Diodore, Biblioth. histor., I, 98.
27. R. TOBIN, loc. cit., p. 307 sq. ; P. GROS, Nombres irrationnels et
nombres parfaits chez Vitruve, dans MEFRA, 88, 1976, p. 676.
28. Platon, Timée, 35 b-c et 36 a. Cf. F.W. SCHLUCKER, op. cit., p. 64 sq.
29. Cf. S. FERRI, op. cit., pp. 54-56.
30. J.E. RAVEN, Polyklitus and Pythagoreanism, dans Classical
Quarterly, 1951, p. 148 sq. Voir aussi D. SCHULZ, dans Hermes, 83,
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1955, p. 200 sq.
31. Galien, De Placitis Hippocratis et Piatonis, V. 4, 3 (éd. Kühn, p.
448).
32. Métaphysique, 986 a 8.
33. Loc. cit., pp. 150-152.
34. Voir III, 3, 8 ; III, 1, 9.
35. Sénèque, Epist. ad Lucilium, 90, 7.
36. Cf. E. BREMER, Études de philosophie antique, Paris, 1955, pp. 117130.
37. Pline, H N, 35, 67.
38. Pline, H N, 35, 68.
39. Cf. S. FERRI, dans Ann. Scuola Norm. Super, di Pisa, 1942, p. 95 sq.
40. Ménon, 76 a.
41. Sextus Empiricus, Math., 10, 263.
42. Aristote, Métaphysique, 1092 b ; Téophraste, Métaphysique, III.
43. P.M. SCHUHL, Les Stoïciens, Paris, 1962, p. XLVI.
44. D’après IV, 1,11. Sur les définitions du module chez Vitruve, voir les
passages suivants : I, 2,4 ; III, 1, 9 ; III, 3, 10 ; III, 5, 8. Cf. H. KNELL,
Vitruvs Architekturtheorie, Darmstadt, 1985.
45. Cf. B. WESENBERG, op. cit., p. 114 sq. et p. 141 sq.
46. IV, 3, 11.
47. Cf. W.H. GOODYEAR, Greek Refinements, New Haven-LondresOxford, 1912, et H. BÖSING, dans Vitruv-Kolloquium, Darmstadt,
1984, pp. 27-40.
48. IV, 3, 11.
49. Platon, Sophiste, 235 e.
50. Pline, H N. 34, 65.
51. Callistrate, Descript., IV, 4. Cf. St. ALTEKAMP, ZU den
Statuenbeschreibungen des Kallistratos, dans Boreas. Mûnstersche
Beitrage zur Archäologie, 11, 1988, pp. 138-149.
52. Plutarque, De recta ratione audiendi, 13 (=Moralia, 45 c) : “Dans
toute œuvre la beauté, on le sait, résulte d’une multiplicité, si l’on peut
dire, d’éléments calculés concourant à un même heureux résultat selon
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les exigences d’une certaine justesse de proportions et harmonie”
(traduction de l’édition CVF, 1989).
53. I, 2, 4 ; III, 1, 3.
54. IV, 3, 11-12.
55. Cf. F. PFISTER, Kairos und Symmetria, dans Würzburger Studien
zur Altertumswissenschaft, 13, 1938, pp. 131-150, et D. SCHULZ, dans
Hermes, 83, 1955, pp. 200-220.
56. Pline, H N, 34, 65.
57. III, 5, 9. Voir aussi III, 3, 13.
58. III, 5, 13 :… ideo quod cum steterimus contra frontes, ab oculo
lineae duae si extensae fuerint et una tetigerit imam operis partem,
altera summam, quae summam tetigerit, longiorfiet. (“... et ce pour la
raison suivante : quand nous nous trouvons au pied de la façade d’un
temple, en supposant que deux lignes soient tirées à partir de notre
œil, l’une touchant le bas de l’édifice, et l’autre son sommet, cette
dernière sera la plus longue”).
59. Par exemple en III, 3, 13 à propos de l’ ἔνταδις.
60. Il est certain que le problème optique envisagé en III, 5, 13 (celui
de l’effet de renversement vers l’arrière entraîné par la vision lointaine
du bas vers le haut) ne tient pas à la longueur des lignes théoriques
tirées depuis l’œil, mais à l’angle sous lequel est vue telle ou telle partie
de l’édifice. Cf. PERRAULT le note déjà à la page 102 de son édition de
1684.
61. Voir à ce sujet l’introduction à Vitruve. De l’architecture, livre III,
CUF, Paris, 1990.
62. Sur ce problème, voir en dernier lieu K. SALLMANN,
Bildungsvorgaben des Fachschriftstellers. Bemerkungen zur
Pädagogik Vitruvs, dans Vitruv-Kolloquium, Darmstadt, 1984, p. 11
sq.
63. En particulier, les différents récits étiologiques, destinés à rendre
compte de l’“invention” d’une structure ou d’un décor ; apparemment
coupés des énoncés à caractère normatif, ils en constituent en réalité,
aux yeux du théoricien, la caution nécessaire (IV, 1 sur l’origine des
ordres ; IV, 2 sur l’origine des entablements ; sans oublier l’histoire
édifiante de IV, 1,9-10 sur l’invention du chapiteau corinthien).
64. P. GROS, Vie et mort de l’art hellénistique selon Vitruve et Pline,
dans Revue des Études Latines, 56, 1978, pp. 289-313.
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Auteur
Pierre Gros
© Publications de l’École française de Rome, 2006
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Référence électronique du chapitre
GROS, Pierre. Les fondements philosophiques de l’harmonie
architecturale selon Vitruve (De architectura III-IV) : Journal of the
Faculty of Letters. The University of Tokyo. Aesthetics, 14, 1989, p. 1322 In : Vitruve et la tradition des traités d’architecture : Frabrica et
ratiocinatio [en ligne]. Rome : Publications de l’École française de
Rome, 2006 (généré le 19 juillet 2017). Disponible sur Internet :
<http://books.openedition.org/efr/2508>. ISBN : 9782728310289.
DOI : 10.4000/books.efr.2508.
Référence électronique du livre
GROS, Pierre. Vitruve et la tradition des traités d’architecture :
Frabrica et ratiocinatio. Nouvelle édition [en ligne]. Rome :
Publications de l’École française de Rome, 2006 (généré le 19 juillet
2017).
Disponible
sur
Internet
:
<http://books.openedition.org/efr/2450>. ISBN : 9782728310289.
DOI : 10.4000/books.efr.2450.
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Vitruve et la tradition des traités
d’architecture
Frabrica et ratiocinatio
Pierre Gros
Ce livre est cité par
Saliou, Catherine. (2015) A Companion to Ancient Aesthetics.
DOI: 10.1002/9781119009795.ch8
Bédard, Jean-François. (2017) Companion to the History of
Architecture. DOI: 10.1002/9781118887226.wbcha032
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(2013) A Companion to Roman Architecture. DOI:
10.1002/9781118325117.refs
Hurka, Florian. Raschle, Christian. Brinker, Wolfram.
Kranzdorf, Anna. Polleichtner, Wolfgang. Carver, Robert.
Schaaf, Ingo. Bagordo, Andreas. Holtermann, Martin. Schmitt,
Arbogast. Walde, Christine. Selter, Bert. Weiß, Thorsten. Frenz,
Beatrice. Stelte, Ingo. Glei, Reinhold F.. Leidl, Christoph G..
Stok, Fabio. Felgentreu, Fritz. Schindler, Claudia. Groß, Daniel.
Günther, Sven. Graß, Daniel. Ciccolella, Federica. Baldo,
Gianluigi. Bloch, René. Ambühl, Annemarie. Nesselrath, HeinzGünther. Landolfi, Luciano. Hübner, Wolfgang. Watson,
Patricia. Watson, Lindsay. Heidenreich, Heinrich. Seng,
Helmut. Schmitzer, Ulrich. Vischer, Mirjam. Hexter, Ralph.
Stoffel, Christian. Schollmeyer, Patrick. Hamilton, John.
Föllinger, Sabine. Radke-Uhlmann, Gyburg. Berno, Francesca
Romana. Kempf, Charlotte. Pade, Marianne. Höschele, Regina.
Scioli, Emma. Vöhler, Martin. Baumbach, Manuel. Bär, Silvio
F.. Maes, Yanick. Lanzarone, Nicola. Berno, Francesca Romana.
Schubert, Werner. Schaffenrath, Florian. van Dam, Harm-Jan.
Pausch, Dennis. Sannicandro, Lisa. Battistella, Florian. Walther,
Claudine.
Krovoza,
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Rostropowicz,
Joanna.
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Binder, Gerhard. Laird, Andrew. Stinson, Philip. (2010) Die
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New Interpretation Looking at Leonardo’s Geometric
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