La Metaphysique

Autor
Blondel, M.
Publicado en
Revue de Metaphysique et de Morale
Año
1947
Tema
GENERAL
Idioma
Français
Categoría
C7 Filosofía
Número de archivo
5024

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ES SZ A eo Merge PRIS) C um LA METAPHYSIQUE Ú COMME SCIENCE DE L'AU-DELA INTÉRIEUR ET SUPÉRIEUR A LA NATURE COMME AU SUJET L'origine du mot métaphysique (ce qui a été publié aprés la physique d'Aristote) est aussi peu instructive sur sa nature que l'est la diversité du contenu qu'évoque ce terme, magnifié par les uns ou méprisable pour beaucoup. La notion la plus commune que suggére celte appellation est difficile ou presque impossible à fixer avec précision el unanimité. On n'a, pour s’en rendre compte, qu'à consuller les divers dictionnaires philosophiques. Mais cette constatation permet déjà de déterminer un Caractère commun à toutes les productions d'un même effort rationnel qui, s’estimant toujours incomplet, projette, au dela des sciences positives et des doctrines logiques, psychologiques, morales, une sorte d’irréduclible surcroît et de nécessaire dépassement. C'est ce simple fait qu'il importe d'abord de souligner par le très bref rappel de quelques points d'histoire, avant de chercher à circonscrire plus précisément cet au-delà intérieur et supérieur qui semble être le lieu même de la métaphysique. Peut-être les premiers essais de cosmologie où s'est complu la pensée humaine en éveil ont-ils pu suggérer confusément à l'esprit, par leur imprécision même et l'échec final de leur volonté d'identification réductrice, que les choses offraient et offriraient toujours une complexilé réfractaire à l'analyse. Car toute tentative de dérivation du tout à partir d'un élément privilégié est fatalement vouée à l'impuissance, comme s'il était Revue ox Mira. — T. LVIl (ue 3-4, 1947).

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LA METAPHYSIQUE COMME SCIENCE DE L’AU-DELA INTÉRIEUR ET SUPÉRIEUR. A LA NATURE COMME AU SUJET \ -L’origine du mot métaphysique (ce qui a été publié après la physique d’Aristote) est aussi peu instructive sur sa nature que l’est la diversité du contenu qu'évoque ce terme, magnifié par les uns ou" méprisable pour beaucoup. La notion la plus commune que suggére cette.appellation est difficile ou presque impossible à fixer avec précision el unanimité. On n'a, pour s’en rendre comple, qu’à consulter les divers dictionnaires philosophiques. Mais cette constatation permet déjà de délerminer un caractère commun à toutes les productions d’un niéme effort rationnel qui, s’estimant toujours incomplet, projette, au delà des sciences positives et des doctrines logiques, psychologiques, morales, une sorte d'irréductible surcroît et de nécessaire dépassement. C'est ce simple fait qu’il importe d’abord de souligner par le très bref rappel de quelques points d'histoire, avant de chercher à circonscrire plus précisément cet au-delà intérieur et supérieur qui semble être le lieu même de la métaphysique. . I Peut-étre les premiers essais de cosmologie ot s’est complu la pensée humaine en éveil ont-ils pu suggérer confusément à l'esprit, par leur imprécision même et l'échec final de leur volonté d'identification réductrice, que les choses offraient et offriraient toujours une complexité réfractaire à l'analyse. Car . toute tentative de dérivation du tout à partir d’un élément privilégié est fatalement vouée à l'impuissance, comme s'il. était . Revue be Mara. — T. LVII (no 3-4, 1947). Copyright © 2009 ProQuest LLC. All rights reserved.

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possible et légitime de pratiquer un recours analytique en faisant un perpétuel abus inavoué de la synthèse. Or, cette incapacité fondamentale d'instituer une réciprocité parfaite entre l'analyse et la synthèse est déjà la preuve que la totalité synthétique est plus que la somme des éléments de l'analyse et qu’en elle s'expriment une unité et une activité de liaison qui transcende toul donné, toute énumération et toul inventaire. Peut-être la première lecon à relenir de l'échec constant des « Megí pöceı » primitifs, est-ce la nécessilé pour la pensée, dès qu’elle cherché à expliquer et à systématiser, non d'affronter le réel dans la disparité confuse des diverses réalités sensibles, mais plutôt de prendre du recul par rapport à celles-ci, afin de découvrir d'abord le principe ou, comme dira Platon, l'Idée -apérante qui les engendre et les rend intelligibles. | _ Mais sans doute Platon est-il trop tôt nommé, car il n'eût peut-être pas compris la nécessité du « passage au delà », sans la découverte par Pythagore de cette idée d’infini qui ne pouvait prendre place dans la série, comme un signe et une invitation à chercher sur un plan supérieur, non pas la cristallisation de tous les irrationnels, mais plutôt, dans sa source mystérieuse, le secret et inaccessible principe de la rationalité elle-même. Quoi qu'il en soit d’ailleurs du sens dernier, de la nature authentique et de la portée véritable de cette invention, et même si elle est d’abofd apparu aux Pythagoriciens comme une scandaleuse découverte, n’était-ce pas reconnaitre, au moins en gros, un au dela, une réalité scientifiquement et réellement incontestable, bien qu'il fit impossible de la réduire pour l'identifier, et même de l’employer utilement et distinctement ? ‘On ne saurait exagérer l'importance historique de ce fait, car ce fut vraiment la découverte d'une nouvelle dimension dans l'ordre du savoir humain. Ceux qui vinrent après Pythagore en eurent une conscience expresse, puisqu'ils firent désormais une grave réserve sur l'étendue et la capacité de la science, substituant significativement le mot philosophe au mot sage, lequel en effet était devenu présomptueux pour qualifier les efforts des savants et des doctes. L’exemple de Socrate se situe d’ailleurs dans la même ligne, puisqu'il garde du pythagorisme le primat de l'intériorité, et cela non pas seulement, comme on l’a dit, pour assigner à toute entreprise philosophique un point de.

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M. BLONDEL. — LA MÉTAPHYSIQUE COMME SCIENCE DE L'AU-DELA. 195 départ psychologique, mais surtout parce qu'il avait compris : que la voie directe d'action sur les choses et de compréhension «du réel (celle même des premiers physiciens et à plus forte raison des Sophistes) étant, pour ainsi dire, fermée, il ne restait plus qu'à passer du dehors au dedans, pour comprendre même le dehors; et, en même temps, par ce passage à l’intériorité, il acquérait le même sens du mystère que les pythagoriciens et, comme eux, s’empressait de reconnaître la limite incurable de son savoir, en déclarant: « Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien », et même en réservant un rôle à la divination des oracles et à l'inspiration supra-humaine. A son tour, Platon prolonge et approfondit cette double tendance à l’intériorisation et au dépassement. Personne n’a compris comme lui que le chemin vers l’intelligibilité était à sens unique et que se tromper de sens, c'était non seulement aller vers la dispersion et l’incohérence, mais subvertir tout l’ordre des valeurs et se fermer aux, plus infimes comme aux plus hautes. S'il est vrai, comme il Vaffirme, que le monde du changement et du divers n’a de réalité et d'intelligibilité qu'en fonction de l'univers des raisons ou des Idées, qui lui sont immanentes, et s’il est vrai surtout | que ces normes intelligibles doivent leur pouvoir illuminateur et réalisateur à l'Idée suprême et efficace du Bien, il faut dire qu’une sorte de première maturité fut atteinte en métaphysique le jour où l'esprit humain eut découvert un double conditionnement: celui du savoir positif par le savoir réflexif, et celui du savoir réflexif subjectif par la réflexion même sur l'absolu. Après cela, le génie classificateur d'un Aristote peut venir pratiquer des coupes, ordonner des hiérarchies ou développer des analogies, le réquisit fondamental est posé : les distinctions nécessaires et la distribution des plans étagés ne parviendront pas à empêcher le mouvement ascensionnel qui, parti en apparence d'en bas, par impossibilité de rien comprendre au ras des faits purs, reçoit paradoxalement sa puissance et sa lumière d'en haut. En sorte que l’étymologie ambigué du terme métaphysique finit par s'infléchir dans un sens décisif: il ne s’agit pas d' une physique supérieure, mais d'une véritable philosophie de l'esprit et de la valeur. Et pourtant ce n’est encore là qu'une étape. Elle a1 été franchie lorsque l'intervention de la Bible et du Christianisme a placé

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l'homme définitivement au-dessus de la nature, grâce à une supériorité qui permettait d'agir positivement sur le monde physique, et, mieux encore, l’a inséré dans un ordre supérieur, grâce à une science devenue opératoire et conquérante, comme aussi et surtout à une destinée supra-naturelle et transcendante à tout l’ordre humain. C'est seulement alors que l’homme a pu concevoir, en fonction d'une vocation supérieure au temps et à l'espace et par l’idée même d’une victoire prochaine et définitive sur le déterminisme des forces confinées en ce monde périssable, une vérité et une réalisation d’un absolu, une tran- ‘ scendance infuse en la destinée humaine, une philosophie ‘étendue à un ordre supra-naturel et préparatoire à une double vie métaphysique et religieuse. Ainsi, l’histoire de la véritable et métaphysique manifeste et justifie la complète notion de celte science par un accès possible, réel, à cette transcendance qui, à partir de l'ordre physique, nous prépare, nous promeut à un ordre ascendant et jusqu’à un dépassement des sciences dites positives et d'une civilisation simplement utilitaire ou-terrestrement sociale. Ce que nous avons de culture même savante et moralement civilisatrice ne se conserve, ne s'enrichit, ne survit qu’en s'élevant à cétte ascension qui réunit en elle tous les mythes pour les purifier, toutes les intuitions pour les justifier, toutes les crises du passé pour les dénouer, toutes les traditions et tous les progrès pour les faire aboutir. La métaphysique peut donc ètre considérée comme un besoin normal, comme l’aveu d'un au-delà et d’un élan irrésistible vers un ordre qui paraît procéder de tous les efforts humains, parce qu'en effet ils ne peuvent tendre: que vers ce qui les aimante. Replacée dans ce contexte, la métaphysique n'est plus seulement conjecturale, chimérique, dangereuse même par la fragilité de ses bases ou l'impossibilité des vérifications décisives: elle couronne la philosophie autonome et la plus cohérente ; elle la suspend aux fins suprêmes de notre pensée et de notre action, contribuant ainsi au salut de notre civilisation et à la préparation de l’ordre éternel à travers l'histoire grandiose de la création. Exigée à la fois par les faits et par ce qui explique les faits — car c’est méme chose de comprendre et de rendre raison, — la métaphysique offre une double garantie d’efficience et de finalité. Elle est proprement l’impos-

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M. BLONDEL. — LA MÉTAPHYSIQUE COMME SCIENCE DE L'AU-DELA. sibilité de tout réduire et de tout niveler, 197 puisqu'aussi bien l’intelligibilité est refoulée par l’esprit lui-même jusqu'au terme. Au dela de tout ce que nous pouvons connaitre de nous et de tout, il y a ce que nous sommes, le mystère de l'être; au cours de toute investigation, il y a ce qui dépasse le représenté, le résidu de la connaissance, le surcroit: d'où, bon gré mal gré, une première métaphysique immanente, à la première puissance, . dans toute la série, et une métaphysique transcendante et postulante, à la deuxième puissance, qui étudie ce fait même du surcroît inévitable et irréductible et en détermine, sans prématurément se borner, le sens profond et les réquisits ultimes. On peut dire que; en fonction de cette immanence, la métaphysique apparaît d’abord comme la révélation d'un sous-entendu permanent, et aussi, en fonction de cette transcendance, comme la récupération active et réflexive sur toutes les déterminations comme sur toutes les médiations du terme à la fois premier et dernier, qui urge au plus bas parce qu'il attire au plus haut, et qu'il faut nommer l’Absolu ou encore la Valeur. II. Mais il ne suffit pas d'attribuer au mot métaphysique un sens général se rapportant à tout ce qui dépasse les diverses sciences | posilives, füt-ce celles qui concernent les besoins de la pensée, de la vie sociale, de la destinée humaine. C’est à chacune des sciences positivement organisées que doit s'ajouter un problème ultérieur, dont lé préfixe meta peut suggérer l'originalité suprême. En toute rigueur de termes, il n'y a pas seulement une méla-physique, c'est-à-dire au delà des sciences de la nature (on peut consulter sur ce sujet l’œuvre si puissamment originale de Pierre Duhem), mais encore une méta-mathématique (les travaux dé Cavaillés et surtout ceux de Lautman en amorcent la preuve), une méta-logique (le regretté Serrus y avait insisté dans sa communication au Congrès de Philosophie - de Marseille en 1938), une méta-psychologie (on se souvient du texte devenu classique de Lachelier sur Psychologie et Métaphysique), une méta-morale (mais sans dislocation des deux Raisons théorique et pratique), une Copyright © 2009 ProQuest LLC. All rights reserved. métà-politique (celle même que

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révait de constituer Platon, quand il opposait à la politique « de cuisine » la politique rationnelle, seule capable d’assurer en même temps le salut de la Cité et des individus), une métareligion enfin (par une philosophie de la religion positive, au delà de tout déisme rationaliste et dans le respect absolu de la spécificité des valeurs religieuses et, a plus forte raison, de la Lranscendance surnaturelle). | Sans entrer plus à fond dans l’étùde des rapports originaux entre les méthodes et les objets distincts de cette organisation: totale, faute de laquelle la vie humaine ne saurait se parfaire . ni justifier toute sa destinée, nous sommes bien en droit, on nous l’accordera, d’exiger pour une philosophie intégrale de la pensée, de l'être et de l’agir, par delà les analyses propres aux études spécialisées, une synthèse aussi harmonieuse, aussi complète et réalisatrice que possible. Si la division du travail, des. compétences, des résultats techniques reste nécessaire et doit devenir plus féconde que jamais, il importe par dessus tout dene pas rester « une partie d'homme » dans l'immense universalité qui forme l’histoire et le but de l’univers où nous sommes. plongés et où nous avons un rôle justifié à remplir et un service universel à rendre. | C'est sous cet aspect que la philosophie peut et doit déployer toules ses ressources et remplir sa fonction architectonique. Sans empiéter sur aucune des libres recherches et des sciences particulières, elle forme ce tissu qui, dans chaque organisme, sert de liaison, de tissu connectif nécessaire à tout être vivant. En sorte que, de ce point de vue encore, et toujours. comme synthèse suprême et unité intime, la métaphysique est partout. comprise et partout appelée. Aucune science ne s'en passe, si ce n'est apparemment, puisque tout effort de systématisation,. à quelque degré et en quelque domaine qu'il soit poussé, fait appel à la fois à un vinculum et à un sursum. Et l’on comprend la parole d’Aristote disant de la philosophie qu'il faut encore en faire pour pouvoir s’en passer. Toutefois, ajoutons qu’un préjugé tenace voudrait faire tenirla métaphysique dans l’abstrait, et cela d’une double façon, soit. en voyant dans l'action une anarchie irrationnelle, soit en: considérant la foi religieuse comme coupée de toute relation avec la raison, dont l’adhésion même à un Credo suffirait &

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M. BLONDEL, — LA METAPHYSIQUE COMME SCIENCE DE L'AU-DELA. 4199 | aliéner l'autonomie. Tout mon effort s'est au contraire exercé contre cette double restriction et déformation. montrer, d'une part, que l'action J'ai tenté de comporte une logique immanente, celle même de la norme intime qui la dirige, et qu'il y a une valeur initiatrice et proprement noétique de l’agir, trop méconnue; d'autre part, qu'une extension de la philosophie par une réflexion autonome sur la religion positive constitue, en soulignant à la fois la connexion et l'hétérogénéité des deux ordres de la nature et de la surnature, un agrandissement de la raison éminemment profitable à la spéculation métaphysique la plus légitimement jalouse de ses prérogatives inaliénables. Daris la mesure où l’on aura soin dans l'avenir de recueillir les leçons précieuses de cette interdépendance et de cette intercommunication du penser, de l’être et de l’agir, en même temps que les enseignements insuppléables de cette interaction constante en notre civilisation occidentale de la raison avide de s’affirmer, mais ballottée insatisfaite d’aporie en aporie, religieux hautement susceptibles de et les mystères lui apporter des clartés stimulantes ou soulageantes, il semble que rien, ni du côté de la singularité de nos actes el de'nos vies, ni du côté de l’universalité spirituelle et des aspirations infinies, n’échappera plus à la Judicature souveraine de la métaphysique. = Mais lui reconnaître cette fonction totale, c'est exiger qu’elle s'étende à la fois plus loin et plus haut qu'on n'a coutume de le faire. Elle n'apparaît certes qu'à ceux qui savent retourner l'illusion en vérité, le sensible en intelligible et relier les parties au tout. C’est pourquoi la première faute contre elle est certainement le retour aux formes multiples du morcelage et de la division, voulant expliquer ceci ou cela à part, ou encore établir arbitrairement plusieurs couches dans l’êlre, — on peut imaginer ici toutes les formes de dualismes et même d’absurdismes. Mais : sa grande tentation est plutôt, à l'opposé, de dissoudre les parties dans le tout et d'identifier par réduction et non par intégration unitive, — on conçoit ici toutes les formes variées de monismes ou matérialistes ou panthéistiques. En sorte que seul le primat de l'unité spirituelle la rend possible, et seule la reconnaissance du transcendant, en valorisant chaque partie du tout qu'il réalise, la préserve et la constitue en-son intégrité. Aussi bien le caractère le plus distinctif de la métaphysique est-il encore la

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-désignation d’une transcendance, à laquelle, sans l'atteindre autrement qu'à travers son immanence corrélative ou en son intimité supra-naturelle, par grâce, nous pouvons et devons nous référer et nous adonner. En ce sens, nous sommes tous des ‘métaphysiciens de droit et de fait, ne pouvant jamais nous soustraire à la responsabilité d’une telle destinée secrètement voulue et consentie. Faire de la métaphysique, c'est, peut-on dire, chercher à déterminer toutes les conditions de la connaissance de l'univers en fonction de soi, et de soi en fonction de 1'Absolu transcendant. Maurice BLONDEL.