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on À mo $
I
Arcturus, démon astral
par
M. DETIENNE
Le début du second siècle avant notre ère fut marqué
par une transformation de l'esprit religieux de la société romaine @).
Deux évènements
majeurs en ont été les symptômes les plus specta
culaires: l'affaire
des Bacchanales (2) et la renaissance pythagoricienne
@). Contre l'antique religion de la cité, s’affirma le besoin d’un
individualisme religicux. Des idées trés neuves pénétrérent alors
dans la conscience reli(1) On verra par exemple A. GRENIER, Les religions
étrusque et romaine, (Collection + Mana», t. III), Paris, 1948, p. 143 sqq et p. 154
sqq; P. GRimaL, Le siècle des
oer me et
aichi
Scipions, Rome et Vhellénisme au temps des
guerres Puniques (Collection historique)
sous la direction de BRILLANT et AIGRAIN),
Paris, t. III, 1955, p. 396.
Paris, 1953, p. 122 sqq; et surtout A. GRENIER, Le génie
romain dans la religion, la
pensée el tart, Paris, 1923, p. 186 sqq: « Les transfo
rmations de l'esprit religieux»,
Cf. en dernier lieu P. FABRE, La religion romaine (dans
Histoire des religions, publiée
eue ae
Arcturus, démon astral [et Pythagore] ; ef. el | Arcturus
| es. Arcturus, démon astral : BIBR XXX IE triebe, il n'est
n'est pas un_ écho
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c PEpinomi
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la lignée de ces démons
rtient à
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mais s'il séjourne dans le ciel, c’est-qu’il appa une au tre incarnation. Sur le
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e dimension capitale de la repréne,
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an que.t c'est aussi une des
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roduit
sentation du divin qu’int
ologie
plus importantes structures de’ta démon
gr
(2) Le problème est longuement étudié par À. Brunt,
Liber Pater, Origine et
expansion du culte dionysiague à Rome ef dans
le monde romain (Bibliothèque des
Écoles françaises d’Athenes et de Rome, fasc.
175), Paris, De Boccard, 1953, pp. 82-
116. L'on y trouvera citées les principales études
sur ce chapitre de l’histoire religieuse de Rome. On y ajoutera A-J. Fesruaiène,
Ce que Tile-Live nous apprend :
sur ies mystères de Dionysos, Mélanges d'Archéologie
et d'Histoire de l'Ecole fran-çaise de Rome, t. LXVI, 1954, pp. 79-09,
ij
(3) Sans oublier l'ouvrage de J. CaRcorıno, La
basilique pythagoricienne de la
Porte Majeure, Paris, 1927, l'on peut maintenant
renvoyer à L. FERRERO, Storia
del pitagorismo nel mondo romano (Dalle origini
alla fine della republica), Turin,
1955, p. 108 sqq. en particulier, L’auteur n’a pas
pu utiliser une importante étude
de P. Bovancé, Fulvius Nobilior et le Dien Inefjable, Revue
fae A pres
EXT igs TU
VV SIE
i
1955, p. 182 sqq qui prolonge Particle d'A, DELATT
des livres de Numa, Bulletinde la classe
Se série, t. XXII, 1936, 1-2, pp. 19-40.
de Philologie, t. XXIX,
E, Les doctrines pythagoriciennes
des Lettres de l'Académie royale de Belgiqu
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entre les dieux et la morale. Pour la première fois sans doute, notait
gieuse des Romains, et certaines furent diffusées par le masque de la
comédie. C'est ainsi que le prologue du Rudens de Plaute () introduit
une notion absolument étrangére a la religion traditionnelle : le rapport
|
A. Grenier (?), Jupiter devient le juge et le protecteur de la vertu,
Ecoutons les paroles étranges que l'étoile Arcturus adressait au public
romain «Du dieu qui gouverne toutes les nations, et les mers el les terres,
je suis le concitoyen dans la cité du ciel. Mon nom est Arcture. La nuit,
je brille dans le ciel et parmi les dieux; le jour, je chemine parmi les
mortels. Di reste, d'autres astres descendenf du ciel sur la terre. Le
maître suprême des dieux et des hommes, Jupiter, nous répartit parmi
les différentes nations pour connaître les faits et les gestes des hommes,
leurs mœurs, leur piété et leur bonne foi afin qu'il puisse accorder à
chacun les faveurs de la fortune. Ceux qui irtentent des poursuites
frauduleuses à l’aide de témoignages frauduleux ou ceux qui recourent
au faux serment pour nier une dette devant le tribunal, nous prenons |
leur nom par écrit pour le porter à Jupiter (5). Chaque jour, il sait
bien qui encourt ici-bas son châtiment. Que les méchants prétendent
gagner ici-bas leur procès par le parjure, qu'ils obtiennent devant le
juge un bien qu'ils ont faussements réclamé, lui, là-haut, met en juge-
(1) Sur la piece en soi, l'on verra F. Mars, Plautus’ Rudens. Text und Commenter
(Abhandiunger Akad.), Leipzig, XXXVIII, 5, 1928. Cf. aussi Schanz-Hosıus, I
. 70-71.
es Le génie romain dans la religion. la pensée et Part, Paris, 1923,
p. 198. L’auteur admet sans peine l’origine grecque de cette idée. La notion de justice est introduite dans le panthéon par Hésiode. Cf. B. SNELL, Die Well der Götter
bei Hesiod, dans La notion du divin depuis Homère jusqu'à Platon, Vandœuvres Genève, 1952, p. 97 sqq. Sa place dans la représentation grecque de la divinité est
très bien tracée chez Euripide, en particulier. Ci. F. CHAPOUTHIER, Euripide et
“ l'accueil du divin, dans La notion du divin depuis Homère jusqu'à Platon, Vandœuvres-Genève, 1952, p. 215 qui écrit: «Le premier trait indissolublement attaché
par Euripide à l'idée de Dieu et que proclame... son œuvre tout entière, c'est la
. notion de justice... On ne peut cesser d’être juste sans cesser d’être dieu. On con” naît la célèbre maxime: «si les-dieux font le mal, ce ne sont pas des dieux » (frag.
291 N°) qu’il reprend avec peu de variation dans l’Electre (583-584) ».
(3) L. Runt, De Mortuorum judicio, Religionsgeschichtliche Versuche und Vorarbeiten, II, 2, 1903, p. 101 sqq a étudié ce thème du « grand livre de comptes»
Dans ESCHYLE, Euménides, 263 sqq. c'est Hadès qui prend note; de même dans
Eum., 271. Dans Euripine, Mélan. fr. 606 N°, c'est Zeus. Privilège qu’il gardera
notamment chez Nic. Damasc., fr. 43 (F HG, III, p. 178); ZENOBÉ, IV, 11; DioGÈNE, III, 2; ScHoL. VENETUS B ad 1, 1,175 ; Lucien, De mere, cond., 12 ; BABRIUS,
fab. 127.
(3)
ARCTURUS, DEMON ASTRAL
- 7
ment les choses jugées ; et l’amende qu’il leur inflige dépasse le bénéfice
du procès qu’ils gagnent. [Tl inscrit sur d’autres tablettes les noms des
honnêtes gens]. Et ceci que les scélérats s’imaginent : ils croient qu'ils
peuvent obtenir la clémence de Jupiter par des dons, par des victimes,
Ils y perdent et leur peine et leur argent. Aucune supplication venant
d'un parjure ne saurait lui agréer. Mais lorsqu'un homme au cœur
pur supplie les dieux, il trouvera grâce devant eux plus aisément que
le scélérat. Je vous le conseille donc, homme de bien, qui passez votre
vie dans la piété et dans la loyauté. persévérez pour vous féliciter
après de votre conduite» (A),
Ces paroles sévèrement moralisatrices ouvraient la comédie de Plaute
(1) Praure, Rudens, 1-30 éd. et trad. A. Ernout (Collection des Universités de
Ideirco moneo vos ego haec, qui estis boni
Quique aetatem agitis cum pietate et cum fide »,
Tovem se placare posse donis, hostiis;
Et operam et sumptum perdunt.. Id eo fit, quia
Nihil ei acceptum est a peiuris supplici.
Facilius si qui pius est a dis supplicans
Quam qui scelestust inveniet veniam sibi.
Atque hoc scelesti in animum inducunt suum,
Mali, res falsas qui impetrant apud judicem,
Iterum ille eam rem judicatam judicat;
Majore multa multat quorum litem auferunt.
[Bonos in aliis tabulis exscriptos habet]
Qui hic litem apisci postulant peiurio
Noscamus, ut quemque adjuvet Opulentia.
Qui falsas litis falsis testimoniis
Petunt, quique in iure abjurant pecuniam,
Eorum referimus nomina exscripta ad Iovem.
Cotidie ille scit quis hic quaerat malum
Qui facta hominum, mores, pietatem et fidem
Inter mortalis ambulo interdius.
Et alia signa de caelo ad terram accidunt.
Qui est imperator diuum atque hominum Iuppiter,
Is nos per gentis aliud alia disparat,
Noctu sum in caelo clarus atque inter deos,
Ita sum, ut videtis, splendens stella candida,
Signum quod semper tempore exoritur suo
Hic atque in caelo. Nomen Arcturo est mihi.
« Qui gentes omnis mariaque et terras movet
Ejus sum civis civitate caelitum
France, t. VI, 1939, pp. 117-118):
Página 3
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)an denjenigen drunten geschikt und entsprechend einer derjenigen unter
der Erde
indem sie Aufsicht über die Menschen und das, was am Himmel geschicht,
halten,
Jeden zehnten Tag wird einer von diesen Sternen als Bote von denjenigen droben
die Hälfie die Orte über der Erde, die andere Hälfte diejenigen unter der Erde.
sig Sternen spricht, welche sie fouAalouc Beats nennen. Von diesen überwacht
sur la terre, dont le rôle consiste à surveiller les affaires humaines (2).
Sans nier l'influence possible de l'astrologie chaldéenne sur les poètes
comiques d'Athènes, nous voudrions faire observer d'abord que rien
ne prouve l'existence de cette théorie astrologique antérieurement au
1e siècle av. J. C. (f), et en outre que rien dans ce prologue ne nous
invite à y voir un fragment d'un grand système doctrinal. L’explication de M. P. Nilsson ne s'impose donc pas de façon décisive.
Avant lui, Ed, Fraenkel s'était penché sur le problème, et sa solution
était beaucoup plus interessante. (*) Il avait songé à l’Epinomis dont
la démonologie lui paraissait rendre compte de la fonction d’Arcturus.
« Après les astres, il faut dans l’ordre mettre les démons ; quant à l'esl'existence des @coi Povdaio:, vivant en partie dans l'air, en partie
par conséquent il importe d'en déterminer la « source ».
Nilsson a pensé tenir la solution de ce petit problème. Remarquops
d'abord que le savant suédois semble admettre qu’un esprit comme
Diphile ne peut être l'auteur d'un aussi remarquable prologue et que
ARCTURUS, DEMON ASTRAL
(5)
M “DETIENNE
8
M. P. Nilsson, étudiant le système de l'astrologie chaldéenne, a voulu
trouver dans le Rudens une preuve de sa pénétration dans la société
athénienne de la fin du rve siècle: la source de ce prologue, pense-t-il,
se trouve dans le passage de Diodore de Sicile () qui nous apprend
|
qui porte le titre de « Cordage», Si ce prologue est très probablement
inspiré de Diphile (?), modèle que Plaute, conformément à l'usage, ne
manque pas de nommer (?), certains traits, indéniablement romains,
trahissent toutefois l'adaptation du poète latin @), Ce sont, par exemple,
les multiples précisions du rôle d’Arcturus qui doit signaler les falsifications, les parjures et les diverses roueries de ceux qui veulent tromper
la justice ; ce sont aussi les menaces qu’adresse à tous les scélérats l'étoile
de la Grande Ourse qui promet la justice impitoyablement juste du
grand Jupiter. Au modèle de Plaute, revient sans doute l'invention
du personnage astral et des propos qu'il tient dans les dix premiers
vers : c'est du moins l'opinion la plus générale (?) et la plus vraisemblable.
La singularité de ce prologue n’a pas manqué d'exciter la curiosité
des philologues et de provoquer leurs savants commentaires, dès une
époque assez ancienne (5).
Dans sa monumentale Geschichte der griechischen Religion (©, M. P.
(1) C'est l'opinion par exemple d’A. GRENIER, Le génie romain dans la religion, la
pensée et l’art, Paris, 1923, p. 198: Ed. FRAENKEL, The Stars in the Prologue of the
Rudens, The classical Quarterly, t. XXXVI, 1-2, 1942, p. 10 sqq: M. P. Nirsson,
Geschichte der griechischen Religion, t IT, 1950, p. 186, ainsi que d’A.-J. FESTUGIERE,
La religion grecque à l'âge hellénistique, Revue des Etudes grecques, t. LXIV, 1951,
p. 323.
(2) PLauTe, Rudens, V. 32: Primundum huic esse nomen urbi Diphilus Cyrenas voluit etc.
(3) Ce qu’A. Ernout a justement noté (p. 110)., mais il semble considérer Plaute
comme l'inventeur du rôle que remplit l'étoile Arcturus, ce qui paraît fort improbable.
(4) Ces idées sont en effet trop étrangères à la société romaine et trop intelligibles
an denjenigen droben, d. h. ein Dekan
geht
unter,
ein
anderer
geht
auf.
Man
sicht
leicht, wie diese Lehre von, der Bewegung der Gestirne
mit
alten
mythischen
Vorstellungen
zu
der
Schilderung
des
Diphilos
um
geschmolzen
worden
ist».
Cf. La critique d'A. J. Fesruciire, La religion grecque à l’époque hellénistigue
dans la Revue
. des Etudes grecques, t, LXIV, 1951, p. 323.
Sur la démonologie pythagoricienne, nous nous permettons de
5) Notons par exemple que J. A. Hup, Etude sur les démons dans la littérature
et la religion des Grecs, Paris, 1881, pp. 225-226 songeait à faire d’Epicharme, le
en même temps dans un contexte grec.
modèle de Plaute, et ce, uniquement parce que l'étoile Arcturus lui paraissait trouunee yijv ténovs Epogär, tots 8 Huioeis Todc ind yijv, ta xal’ dvOganov
g
éxtoxonotytag dud xal Ta xatd Tr oögardv ovußalvovra.
rons y revenir,
terly, t. XXXVI, 1942, p. 10 sqq.
Nulasıs Tos
(4) Ed. FRAENKEL, The Stars in the Prologue of the Rudens, The Classical
gue heliénistique, Revue des Etudes grecques, t. LXIV,
1951, p. 323.
Quar-
| (2) C. CLEMEN, Die Religion der Etrusker (Untersuchungen zur allgemein
en Religionsgeschichte, Heft 7), Bonn, 1936, p. 23 rapprochait ces @eol Boviaio«
des
di consentes de la religion
romaine..
.
(3) C’est ce qu’a fait observer notamment A.-J. FESTUGIERE, La religion à
l'épogas ods zgocayogetover Bovdaiovs Beoùs rodrewy 6é tods mév
(1) Dionore, [1,3 : dd dé tv tovray goody Adyovoı rerdzdar Tgudxovra doréver une explication dans le seul contexte des idées pythagoriciennes.
“En songeant à rattacher le personnage d’Arcturus à la secte de Pythagore, Hild ne
s'était pas, croyons-nous, entièrement‘trompé, I eût du toutefois montrer la place
d’'Hésiode dans la démonologie pythagoricienne. Elle est importante, nous espé-
« Die
renvoyer à deux articles: Xénocrale et ia démonologie pythagoricienne, Rev. des
Etudes anciennes, 1958 (fasc. II) et Sur la démonologie de l’ancien pythagorisme,
Revue Hist, Religions, 1958, (fase. III).
(6) M. P. Niussow, Geschichte der griechischen Religion, II, p. 263 sqq.
geschöpften Beschreibung der chaldaischen Astrologie, wo er von (sechs und) dreisstelle erhält ihre Erklärung durch Diopor (11, 30 f.) in seiner wichtigen, nicht aus-
Página 4
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)le mal et approuvent le bien et que les uns comme l'autre font rapport
pèce aérienne, qui occupe la place intermédiaire et vient en troisième
lieu, qui fait l'office de messagere, c’est un devoir de l'honorer par les
prières en reconnaissance de sa médiation favorable. De ces deux espèces
de démons, celle qui est d’éther et celle qui vient ensuite faite d'air,
disons. qu'elles connaissent toutes nos pensées et aiment singulièrement celui d'entre nous qui est vertueux, tandis qu'elles haïssent l'homme
profondément perverti. L'univers tout entier est empli de ces créatures
vivantes: elles se renseignent entre elles el renseignent les dieux les
plus haut placés sur tous les hommes et sur toutes les choses, parce
que les êtres intermédiaires se portent d'un élan léger vers la terre el
vers toute les régions du ciel» (*). Le rapprochement est remarquable
puisque les démons de l’Epinomis comme l'étoile Arcturus haïssent
vivants de l’éther, tandis que Arcturus est un être stellaire, donc un
aux dieux d'en haut. Une grave difficulté subsiste cependant, A. J.
Festugière la déjà dénoncée (?): les démons de I’Epinomis sont les
vivant du feu selon la classification de l’ Epinomis. Sil’on s’obstine donc
à chercher un modèle au prologue du Rudens, il faut souligner I’ objection qu'on peut faire à l'hypothèse de Fraenkel: « le rôle d'intermédiaire, ordinairement dévolu aux démons est tenu par un astre » (°).
(1) Epinomis, p. 984 D7 sqq. éd. et trad. E. des Places: werd dé Todrouc xai
tad todtoce Etc Oaiuovas, déowr 68 pévoc zov Edpav toltnr val méonr, Ts
Eoneveiag altıov, edyaic Tınäv pdda zoebv ydow Tic eòpújuov Sianopsias.
Tv dé dio roirwr CHwr, Tod 6° BE ailépoc Epelijs te depos Öv, toodpevov
Ghov abtay Exdregor elvar — napôr dq aAnotor où zardöndor fuir plyrecOat
(7)
ARCTURUS, DEMON ASTRAL
-11
Comme l’écrivait A. J. Festugière @) «le problème de la source du
prologue du Rudens ne paraît résolu ni par Diodore pi par l'Epinomis ».
Il est étrange qu'aucun de ces savants n’ait eu l'attention mise en
éveil par ur détail qui aurait pu lui suggérer une hypothèse, apparemment séduisante. Lorsqu’il décline sa qualité, Arcturus se dit envoyé
par Jupiter « maître des dieux et des hommes»: « Je suis concitoyen
de Jupiter dans la cité du ciel » (?). Pour peu qu'on s’y arrête, la conception d’une cité céleste, formée par Jupiter et les étoiles, évoque une
théorie stoïcienne. Un texte pourrait aussitôt confirmer cette impression. Dans le De Somniis, en effet, on peut lire sous la plume de Philon
d'Alexandrie : « l'air n'est pas le seul (élément) qui soit désert, mais,
comme une cité, il est peuplé de citoyens incorruptibles et a autant
d’ämes immortelles qu’il y a d’astres » (%). La phrase est inscrite dans
un exposé de la démonologie qui semble compléter celui du même auteur
dans le De Gigantibus (*), et cette démonologie a souvent paru sLoicienne.
Tel est du moins le caractère de la cosmologie qui lui sert de cadre,
Toutefois si le prologue est l’œuvre de Diphile, une influence stoicienne
sième élément nous paraît le plus important; Arcturus, en effet, est un démon
(1) In., ibid. Dans la note 2 de la page 323, A.-J. Festugière émet une hypothèse interessante. Il rejette l'hypothèse d’une source précise: » Peut-être après
tout la combinaison peut-elle être le fait de Diphile Jui-même?» De son temps,
continue-t-il, on a 1°) les astres surveillants des hommes (Epin., 984 D 5), 2°) le
dieu Suprême... 3°) la notion commune d’après Hésiode des messagers des dieux
envoyés ici-bas pour surveiller les hommes ef. PLATON, Lois, N, 903 B 7. Le troi-
Ensuite, il est un astre mais nous verrons ce que peut nous
apprendre Ja comparaison avec Endymion de Varron. On peut en tout cas assud’Hesiode, avant tout.
(2) PLaute, Rudens, V, 2 éd, et trad. A. Ernout: « Ejus sum civis civitate coerer gqu’Arcturus est une création du génie comique de Diphile comme Endymion
Vest de celui de Varron.
Sqq. : « od ydo udvos Ex névrov Épnuoc oörog, GAM ola addtc etavdoei zoÂtras
wal tov te zaÂòv uv wal dyabdr Gua Oavpaorös iondlecbar wal tév opddpÔdgrovs xai ddavdroug puyds Eywv icagi®uovs äctouicr. Dans son exem-
— uetégovra ÖE poovicems Oavpaartijs, dre yévous évta edualoës te wal
wvúpovos, yırvaczeıy pév adunacay thy muetéoar adrà didvoray Aspoper.
dea xaxdy mioelv. — p. 985 B 1 sqq.: Egunvebeolar mode dAAfAovs Te val
tovs dxpordtovs Beodc ndrrag te xal névra, did td péoecbar ta péoa tev
Cbov Eni te piv zal éxi tdv Ghov odgavòv EAapoë peodueva Stun. Cf. E.
6-16,
(4) cf. R. Heinze, Xenokrates, Leipzig, 1892, p. 112: Puiton, De Gigantibus,
land), F. Cumont avait reconnu des doctrines pythagoriciennes dans le texte de
Philon (à propos des âmes, qui descendent pour se lier au corps terrestre etc...) cf.
E. Br£mier, Les idées philosophiques et
religieuses
de
Philon
d'Alexandrie’,
Paris
1925, p. 127 sqq.
.
‘
songeant sans doute au passage de Timée, 42 B. Plus loin encore (p. 235 éd. Wendplaire que conserve la bibliothèque de \' Academia Belgica de Rome, F. Gumont
avait noté en face de ses derniers mots (icagiBuovg dotoots) le nom de Platon,
(3) PHILON D’ALEXANDRIE, De Somniis, I, § 138 éd. Wendland, III, p. 234, 21
litum ».
FRAENKEL, art, cit., p. 12.
(2) Comme l'écrit A. J. Fesruterbre, art. cit., p. 323: « Pour faire des astres des
intermédiaires, il faut les assimiler aux vivants 4£ aid&oog de l’Epinomis (p. 984
E 3). Or les astres de l’Epinomis sont faits de feu (td uèr &x rvgdc,
p. 982 A 5) et
les « vivants éthérés » de ce dialogue sont au vrai ceux des deux espèces de démons,
l’autre espèce étant &£ dépos. Ce sont ces deux espèces de héros qui, jouant le
rôle d’époptes et d’interprètes des affaires humaines, rapportent ce qu’ils ont vu
„aux dxgdraroı Beol, c'est-à-dire aux astres (985 B 2)».
(3) A. J. FESTUGIERE, art. cit., p. 323.
Página 5
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Ce savant a traduit les
mp, 414,16 Sp.(zegi tot rapauvdntıxod).P.Bovanck
rantoi notamment dans L’Apotheose de Tullia, Rev. Et.
Anciennes t, 46
332 sqq. qui l’a signalé, donne des raisons valable de le rapporous
ap.
STOBEE, I,
ERE, La révélation d’Hermes Trismégiste, III, p. 228).
49, 42 (I, 382, 17 W.) : « certains soutiennent qu’une mém
;
Mais
Kohhixheig, xai obgavdy wal yijv wal Geovs val broeden tp
we
Ia
Dre
ni
one
sen
“
aon
women
mda
pas
inconnue
des
Pythagoriciens:
re
, Gorgias,
p. 507 E 6 sqq.:
"oi
la “eas Gn tne intone de cette espèce n'est jamais
un critère infaillible. Ainsi
ne cite que poa
aucune clarté, étant donné que ce résumé des doctrines de l'Ame
les opinions
peu de noms et respecte l’anonymat des philosophes dont il oppose
oe teste ne
os àcommun
les
âmes
justes
aux
dieux
+
(tay
dé
dtatewouevw
v ulay “ba
lon antefa ro xabagadr poxey mes tod Beovs). (Nous
suivons ‘la verer
N en ane ne dans La
religion
astrale
de
Platon
à
Cicéron,
Rev.
Et.
grecques,
ae ae among) sad Les âmes désincarnées
sont
assimilées
à
des
héros
(qui
sont
on AO € ces héros « oupnoditedecbar Herd tor Gedy».
Ce texte
an A
cun cäractère stoïcien. Mais la paternité de Crantor n’est pas une
€ absolue, il doit donc rester
en
dehors
du
débat,
oneeae meme Image, on a les lignes de JamBLique, /Tegi Ôvapopäc
xa@ddov pe
Ov,
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Cale dee now RE, xo
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6 car
tex “ on es a ren était pas contestable, nous pourrions faire
état d'un
PHEVOS ji eta Oev oix%oez;et Phédon, 81 A: daneo dé Alveran
van. PLATON, Phédon, 69 c: 6 óë xexabaguévos te mal tetedeouevos,
Exeioe dge-
(1) J. Bipez, art, cit., p. 259 et passim a
insi
taux de certaines conceptions au stofeisine primitit
FPE es caractones orden”
(2) Ainsi
les
exemples
de
J.
Bidez
ne
soulignent
pas
la
différence
entre
Pui
t
l'autre conception, puisque le texte de Manilius (Astronom, V, 723 s
ste
ARCTURUS, DEMON ASTRAL
(9)
(8)
ciens 0) a relevé ce texte, plaide la cause de l’origine orientale d'une
cité du monde dont les dieux sidéraux sont les chefs. Mais il importerait
de distinguer de cette conception, celle d’une cité céleste des dieux et
des âmes (?). Dans le Phédon (3), Platon, on le sait, parle à deux reprises
au moins du sort des âmes qui « habitent avec les dieux ». Rien d’étrange
qu'une telle association ait pris assez tôt, en Gréce,! la forme d'une
concitoyenneté. L’image est trop naturelle dans le contexte de la
pièce, si Diphile toutefois en est bien l'auteur. Si elle fut écrite et
jouée après 316, elle dut même rappeler à certains de ses auditeurs
la curieuse fondation d'Alexarque, le frère de Cassandre. Ce roitelet
n'avait-il pas fondé sur la presqu'île du mont Athos, la ville d’Ouranopolis dont les habitants s’appelaient Ouranides, fils du Ciel? (*) Diphile
Ml DETIENNE
la conception
est sinon impossible (2), du moins fort improbable. En effet
pas antérieude la cité du monde, quiest effectivement stoicienne, n'est
prologue nous
re à Chrysippe (2). Remarquons en outre que dans ce
s et des
ne trouvons pas l’image classique du monde, cité des homme
Sila première
dieux, mais celle du ciel, cité des âmes et des dieux.
seconde lest
est fréquemment attestée, et ce, sur plusieurs siècles, la
avons fait
très rarement. Outre l'exemple du De Somntis dont nous
omiques de
état plus haut, nous ne connaissons que celui des Asfron
république
Manilius (*): « Il existe dans le vaste monde,.une sorte de
il y a des
établie par la nature qui du ciel a fait une grande ville. Là,
de ces preastres qui représentent les chefs; d'autres approchent fort
és pour ces
miers. Tous les honneurs, tous les privilèges sont réserv
la voùte
astres principaux. Innombrable est la foule qui circule sur
la plus lointaine ».
J. Bidez qui dans La Cité du monde et la Cité du Soleil chez les Stoi-
12
de Ménandre (cf. G. KAIBEL,
(1) Diphile passe souvent pour un contemporain
côté d’autres, comme Prur., De comm, not., c. 34, p. 1076
f
(=
N
ven
ou,
n° 645) où les astres sont les citoyens d’une cité dans laquelle ils ex
nt be pre
miéres fonctions et dont dépendent les hommes.
versen Le pre:
note 2).
ne peut-être fixée avec la
s.v. Diphilos, in R.-E. [1903], c. 4153-1155) mais sa date
tion du Stoïcisme ou
précision souhaitée. Il paraît toutefois antérieur à la constitu
en 323 seulement.
du moins contemporain de Zénon qui arrive à Athènes
on d'Hermès Trismé(2) Tel est le point de vue d'A.-J. FESTUGIËRE, La révélati
giste, 11, 1949, p. 273 (nuancé toutefois par une
(S V F, II, 1131): «le monde est
; ce sont CICÉRON, De nat.
principaux témoignages de cette conception stoicienne
deor., II, 31, 78 (= S V F, IL, 1127); 11, 62, 154
F, III, 334); 29-32 (=S VF, Il
Dion Cunysostome, Or. XXXVI, 22-23 (=S V
les dieux et les hommes»;
comme une maison ou une cité qu’habitent en commun
ss. Arn.) ; PHILON, De op. mundi,
Artus DipymE, fr. 29 Diels(= S VF, II, 528 p. 169, 23
1, 33-36 (= S V F, IE, 1010);
142-144 (= S V F, III, 337); Paton, De spec. leg.,
not, 34,6 (= S VF, II, 645);
Sénique, Ad Marciam, 18,1 ; PLUTARQUE, De comm.
‘
pas la belle étude de J. Biprz,
1130); 35-38 (= S V F, II, 1129) - On ne négligera
Bulletin de la classe des Lettres
La cité du Monde et la Cité du Soleil chez les Stoiciens,
pp. 244-294. cf. aussi
de l'Académie royale de Betgique, 5° série, 1. XVIII, 1932,
Les Religions orientales 3, p. 299, n. 21.
F. Cumont,
(1908):
(3) Mantuaus, Astronom., V, 738 sqq. éd. Th. Breiter
«sic etiam magno quaedam respondere mundo est
quam natura facitque caelo condidit ‘urbem
;
sunt stellaé procerum similes, sunt proxima primis
sidera, suntque gradu, sunt lumine victa priorum
maximus est populus summo qui culmine fertur;
cui si pro numero vires natura dedisset
ipse suas aether flammas suffere nequiret
totus et accenso mundus flagraret Olympo ».
Texte que cite J. Bivzz, arl.cil., p. 257 dont nous suivons la version.
Página 6
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)de la richesse, l'œil ouvert aux sentences de crimes,
(10)
vêtus de brume,
l’affirmer.
aurait-il fait allusion à cette « cité céleste »? Rien ne permet de
que le
Mais la curieuse fondation d’Alexarque (*) nous assure au moins
jusqu'à preuve
personnage de Diphile n'avait rien d’insolite et que,
dans la
du contraire, la qualité d’Arcturus « concitoyen de Jupiter
l’origine stoicienne
cité du ciel» ne peut être tenue pour une preuve de
.
de ce prologue. De ce côté donc, l’on aboutit à une impasse
pas révélé
Le rapprochement qu'avait fait E. Fraenkel, s’il ne s’est
d’Hesiode.
juste, nous orientait toutefois dans la bonne direction : celle
le maître
| Relisons le texte du Rudens. Arcturus se dit envoyé par
les différentes
des dieux et des hommes: « Jupiter nous répartit parmi
mœurs,
nations pour connaître les faits et les gestes des hommes, leurs
les faleur piété et leur bonne foi afin qu'ils puissent accorder à chacun
pas évoquer
veurs de la fortune » (2) Comment dans un contexte grec ne
de Zeus
les démons de l'âge d'or hésiodique : « Ils sont par le vouloir
ateurs
puissant les bons génies de la tere, gardiens des mortels, dispens
sont,
la crainte
par des sentenuse
partout répandus sur la terre () »? Evocation d'autant plus impérie
é de la
que c'est encore Hésiode qui le premier a proclamé la nécessit
vous, mêlés
Justice et affirmé le sens moral des dieux: « Tout près de
aux hommes, des Immortels sont là, observant ceux qui,
ces torses, oppriment l’homme par l’homme et n'ont souci de
ère,
des dieux. Trente milliers d’Immortels, sur la glèbe nourrici
(11)
ARCTURUS, DEMON ASTRAL
de par Zeus, les surveillants des mortels ; et ils surveillent leurs
sent
15
ces, leurs ceuvres méchantes, vétus
de
brume,
visitan
t
toute
la
terre
6
Nous reconnaissons dans les Travaux et Jours d’Hésiode
les ve
pan traits qui faisaient l'originalité du prologue du
Rudens de
vate : ten ia jan puissant qui prend soin de
la justice et du
+
+
+
éyydc pdo Er
dro
" ÉOYTES
ie an | a élègue sur terre des démons qui ont pour missio
n
er les tommes, Sans doute pourrait-on objecter qu Arcturus trouve une signification plausible dans Je
cadre
de
1 | pièc
en tête de laquelle il inscrit son nom.
N'est-i
l
pas
vrai
en stiet
Or eaten Genre Ni la Grande Ourse est tout indiqu
é dans le
one
beg au rage en mer dont Arcturus prend
d’aille
urs
ponsabilité (2)? Dans ce sens, on pourra
it
encore
ajoute
r qu
Arcturus est avec Orion, Sirius et les Pleiades une des étoiles
qui dans
Ieroyanees populaires jouent le réle le plus important
dans
la
vie
aine (*). Mais tout ceci ne suffirait pas à expliquer le rôle
très
+
(1) Histone, Travauz, 249-255 éd. et trad.
P. Mazon
Wy
dÔávaro: pedlovrar Bon oratie Baan
DT
Ai hous totBovot Gedy
Ön
oöx
dÂËpor
res.
Tois vdo wögıoi eioiv Eri yBovì noAvßoreio 3
4
dôdvaro: Znvòs pÜlaxec Ovntay ävdodror .
a da puhdooovair te Oixag zal oyéthia Enya
® paste na saver poitüvtec En’ alaye.
«Increpui hibernum et flectus movi
maritumos
8 Nam Arcturus signu
m
sum
omniu
m
acerr
umum
N
bes aie Valeo wee Sternglaube und Siernd
eutung*, 1931 pp. 142-143:
5 die Ursa
als
u che des
I ode s nenn en (vgl
. Anthol, Pa
Sirius maen ane vite ettergestirne, besond
ers Orion, Arkturus, Pleiaden und auch
Vo eingreifen ka 0 sglauben Jederzeit in
das Schicksal der Menschen Verhängnisatyny nai dixardtyta xal TÔ
onvéyew wal yıklar xaì xoopidtnta nal owpoo
étaipe, oùx dxoopiavr odd âxoÂaBAov voro dia raüta xóopor xalotow, &
Essai sur la politique pythagoricienoiav. A propos de ce texte, cf. A. De.atre,
ne, Liège-Paris, 1922, p. 100.
es Trismégiste, II, Le Dieu cos(1) Cf. A. J. FESTUGIÈRE, La révélation d’Herm
les références relatives à ce per-mique, Paris, 1949, pp. 191-192 où l'on trouvera
sonnage.
Me
Önnen, zeigt einmal
der
Sterng
ott
Arktur
us
im
Rudensprolog des
K
>
persönlich auf der Bühne auftritt Das beweis
en ferner auch zahlreichen Grabepigramme der griechischen
Anthologie welche eines dieser Gestirne
lat., VII, 273, 395, 503, 554, 744;
:
Parmi
|
nidas
de forte
eee allégués, retenons particulièrement cette épigramine de Léo-
(3) H£sıope, Travaux, 121-125 éd. et trad. P. Mazon
(2) PLaure, Rudens, 10 sqq.
«Aÿrôo émei 6 Toÿro pévos xatà yaia xdivuye,
tol per dalpovés elot Arde peyddov did Bovdds
en
rs qu’il affrontait la tempête de I’
aie
“res Agxtovyov alla: gonodágerov)
7
Arcturus» (dv mod zina
FOTnKeR
ov
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deer
qv dpogörrescezußepr
j
egrijvar
Ì
tac
Er
i
Gaddtty
;
uvalas
66odc,
dst
dvéreP Tedypatt xai petlov i ward poor arbgwnirnv
éniO€epevor
on sait le rôle considérable
;
:
jj
géné
en
joue
e
n
que
4
,
igation
l'étoile
de
la Grande Ourse. Cf. e.9. PHILON
general,
9
pe > > e opificio
mundi,dans
éd. la nav
L.
Cohn,
p,
43,7
sqq.
:
’ Agxtos ye av, Hv
gan,
paot nÂwtigur slvat mponoundy, é Entd doréow
v
our
of ga puddacovaly te Ôlxas xai oyétdra soya
goßkot, EnipOóvror, pihaxes Ontar dvOodnwr
Réoa Boadpevor advty portdytes in’ alav.
comme étant une interpolation.
On a souvent condarané ces deux derniers vers
pas prouver leur inauthenMais qu’on les retrouve plus loin (V. 254-255) ne semble
p. 79, n. 1. Cet auteur (p. 81)
ticité. Telle est l'opinion d’E. ROHDE, Psyche (tr. fr.),
aux « trente milliers d’immortels+
assimile d’ailleurs ces « démons de l'âge d’or»
qui ont des mêmes fonctions.
Página 7
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)(13)
(12)
ris
.
à
.
ne peut être pleinement comp
précis du démon astral, Arcturus, qui
smonod’Hesiode.Oe
ive
acé dans la perspective
e placé
né
d
qu avait exercée sur
Ton a souvent parlé de l'influence
ue des mon de, Age A verha
logie grecque la conception hésiodiq
7
scrit sur la nature des tedemons »
«quii avaii t beaucoup ecri
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rent les affaires
eee stains d'entre eux qui « administ
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souvenir
s'en
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Da
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mnis des démons
souieux du bien commun, « quii a com
i , souc
Dieu
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Pa garde de chacune des parties du
:
€
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©
i tfaifait une très claire
'Epiinomis
mes » 4), (4). L'auteur de l’Ep
it les vivants de 1 an ae
vette gere de démons lorsqu'il décr
pensées et aiment nen mena
Pair: « Ils connaissent toutes nos
nme
tandis qu'ils haissen
Jui d’entre nous qui est vertueux,
à
age
ons sont en outre des mess
vnro fondément perverti » (). Ces dem
ons : ce sont les démons
qui informent les dieux de toutes nos acti
j
6
siode intégrés dans une zoogonle (6).
.
r.
?
La
0
17
Un passage, que l’on attribue souvent à Posidonius (), paraît être
un écho de cette théorie qui fait des démons de Page d'or les vivants
de l'air. Cet élément, rapporte Sextus Empiricus, dont la substan
ce
ressemble tellement à la substance de l'âme doit contenir des êtres
-
à
“ ARCTURUS, DEMON ASTRAL
doués, d'une âme et de raison. « A cette catégorie correspond l’existence des Dioscures les démons bienfaisants, les sauveurs de bons navires
et celles des milliers de gardiens immortels de Zeus qui sur la terre
féconde veillent au sort des hommes mortels » ().
Xénocrate aussi semble parler des démons d’Hesiode lorsqu'il appelle
certains génies, « gardiens de la vie» (®. Les spéculations démonologiques de l’Ancienne Académie ne devaient pas rester sans influenc
e,
surtout sur les Stoiciens : rien d’étrange donc à voir ces derniers professer la croyance 4 des démons « gardiens des affaires humain
es » 0).
L'Hermétisme enfin nous révèle de quel poids ont pesé sur la représentation religieuse des démons les fameux vers des Travaux d’Hesiode,
Le traité XVI du Corpus hermeticum () parle des démons, qui, du ciel,
« après avoir recu en partage la régie des hommes, veillent sur les
affaires
humaines », et ce sont les mémes encore que l’Asclepius (©) appelle
——_—
« amis des hommes ».
° jsoe
62 perd
donhi
1, 3 (Drers, FVS’, I, p. 288, 35-36): « "Eune
IP ıyte, , Ref., ol,
1) Hırpo
Pp
óvar
evos nal HEQt Ôatu
rave (les Pythagoriciens) yevóp
(1) Telle était opinion d’E. Bevan, Sfoïciens et Sceptique
s (tr. fr.), Paris, 1927,
p. 105, n. 1. Cet auteur y voit une croyance adoptée par les premiers
disciples de
Platon, croyance « que Posidonius … jugea raisonnable s.
ta
, es
Gtotxotyt
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...@¢
ibid.: .
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morts?
indice que ce sont les âmes des
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b.
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the des Lois, on verra, par exemple, outre les notes des eatin’
(3) DTO
(2) Posibonius (?) ap. SExT. Empiricus, Adversus Mathemati
cos, IX, 86-87:
eineg te &v yh xai Oaldoon zroÂdijg oöons nayvuegelas notxiha
got & TÔ épi, ROAD T6 xafapèr xai eilixgivéc Eyorrı naga
,
Paris, 1945.
e, Paris,
ici e,
Li platonicienn
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Plato
de
monde
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en lumière J. More
: nis
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lémentaire, Paris, 1939, passim (s.v. Epinomis dans son pr
G " escrmp
(6) rt
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lehre der grieschischen Apologeten des
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zur grieschich-römischen Dämonologie, Pader orn OET
ihr Verhä
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pars
cf.
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e die Lehre von an Dimon
eine eigenartige Kosmologie in welch
mate
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aristo
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ologi
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phénomène s’obs
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oe a ve ae Rés W . LAME
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de Franz Cumo
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Planta
(De
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zandr
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ent du snee
di
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retrouve dans Philon un fragm
pii ie, t IV, 1951, pp. 73-80 qui
é s du zegì pidocogius
grands theme
des
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de France » des Lois et du Politi
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|
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Bdwe, Euwvyd viva xai voegd cuvicracbar Ida . ai todtw aurpwvet Tò
tobe
Atoaxadgoug dyabods tiwag elvar daluovas, owrfoac etodluwr
vedv, xai
To (Hés., Op., 252) xtÂ,
(3) Prur., Adv. Colot., 30 p. 1124 D (= XENOCRATE, frgt. 3
éd. R. Heinze) :
‘nai daluovag Exew tot Blov pihaxas Hyodpevol,.. »
: (4) Dioskne LAERCE VII, 151: ¢ paal (oi Stwixol) 5
eivar val Tivag daiHovas dvÔnúrwv avunddeav Eyovras Exduta 5
tHv dvôoónwy
aoayudtoryr xtÀ.
(5) Hermès Trisméciste, Tratié XVI, 10 éd. Nock-Fest
ugière, t. II, p. 235:
oúvorxor (Saluovec) xai rüv ddavdıwv odx eici nöggw, Ever dé
Aaydvtsc
THY voórov ydpav td Tür dvOgdnwy Epog@cı xtA Cf. Traité XVI, 14, éd.
Nock-
Festugière, t. IL, p 236: oöroı (Galuoves) ndvres Tv ént
pie ngayudrwv Ty
Efovoiar xexAnowpévot elal wal tev êni vijs Gogdpwr xr. …
(6) Asclépius, éd. Nock-Festugière, 5, p. 301, 6 sqq. du Corpus
hermeticum, t,
11, Paris, 1945 (Collection des Universités de France): « hi amantes
hominum daemones muncupantur ». Cf. APULÉE, De Platone, I, 12: « daemonas
vero … ministros
deorum arbitratur custodesque hominum et interpretes, si quid a dis velint…
Página 8
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)tre de l'Académie,
Hisiode. Mais avant le mai
1 te àtion des a
ie grecque doit des concep
iciens auxquels la démonolog
es Pyth
x © ane
subi l'influence {des Travau
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, mais des démons qu'il qua
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ioôor (): all usion trè
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s avons établi entre les dém
‘ 1 rapprochement que nou
, ne grave objectio n:
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ıoı) €). Arctuode sont terrestres (ErrıyBor
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t un démon astral.
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Pythagore qui
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les
pas
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N’étaient
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transformait les âmes en éto
tion de catastérisme, (°) qui
e
4
Dans ses Endymiones — et ce nom, Tertullien nous l’apprend (*), désignait les Ames des sages qui après la mort s'élèvent « sous la lune » —
Varron, à un moment donné, racontait la chute d’un être (5), Endymion,
us
icle
voyer ar deux ar
n de renvoy
pour fonder cette assertio
k,
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es,
(1) Qu’on nous permette
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ici nne, en dn
onologie pythogoricie
,
s: Xénocrate et le dém
es:
aan cité
Hist.
agorisme, Rev.
onologie de l’ancien pyth
tase. u et Sur le dém
addw els Tv TOO ouvrôuov nopevdeis olxnaw &otoov, Bior eddaiuova xal
ouvyôn Ebo, opadeis dé todtwy xtd. Cf. P. CAPELLE, De luna stellis, lacteo
orbe animarum sedibus, Halis Saxonum, Diss. 1917, p. 17.
a
N hate| l, 1922, p. . 6969 sqq
, Neuc
i
sur le pythagorisme
trace
du
pythape
(2) G. MÉAUTIS Recherches
nous
le tableau que Plutarque |
‘importance de Théanor dans
139-140 remarque m us
pp.
26,
t.
Belge,
Musée
dans Le
eren A. DELATTE, e.r.
ce que les auteurs les p
caractère concordent avec
(Theanor)
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2.
siècle
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ent des Pythagoriciens
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sone
i
YEVEOEDS
24 p. 593 D-E: «Al dé dnmidayuevar
a Pour De Genio Socratis,
je rapporté
”
énipedeis xa’ ‘Holodov
daipovés elcıv évOodnwy
PP
ozel
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dans
que
Notons
Travaux, 123 éd. P. Mazon.
a | qe.
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question
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il
Wuensch,
101 p. 141 éd.
: 5 Loue De Mensibus IV,
de zons ere
fase. III.
À
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5,
ayant reçu
à travers Ja terre florissante,
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comme 1 avait noté
.
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©
». Souvenir d’Hésiode,
abatr auprès des mortels
in Revue
l'antiquité grecque et latine,
cé, L Leser démons personnels dans
ee
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|
.
. 196-197.
i
D
pythagoricienne.
d’origine
sentis
d'ordinaire
religto
Br Les Devos junaires sont
la
de
Histoire politique et psychologique
qu’enit ; au passage, ‚JJ. Bayer,’
ce 2
sn
romaine, Paris, 1957, p. 265.
wu
:
Puix,
6) Cf. ARISTOPHANE,
j
° OI.
wara Tor déga
Oùx dv Gg’ 060 à Adyovan,
tig anodayn ;
Stay
bs doréges yryvdued’,
EN
to
;
Acousmatiques » remonte à Aristote.
(2) Prur., De Genio Socratis, c. 22, p. 591 c: ai uêv äAlai voor Oeods Exovot. oeAnvn dé Ôacuóvwv Eniydovlov odoa. P. CaPELLE, De luna, stellis, lacteo
orbe animarum sèdibus, Halis Saxonum, Diss. 1917, p. 8, n. 1 avait déjà marqué le
rapport avec la conception pythagoricienne qui plaçait les Iles des Bienheureux
dans la lune. Avant lui, encore A. DELATTE, Etudes, p. 275. Enfin, en dernier lieu,
G. MEautis, Le mythe de Timarque dans la Revue des Etudes anciennes, t. LII, 1950,
p. 211 a insisté sur le lien qui unissait les éx:yedcic Oaluoves de Théanor aux
ÉnuyOóvror ôaiuoves du mythe de Timarque: l’un et l’autre passage, remarque-ti}, relèvent d’Hésiode.
(3) P. Bovancé, Les « Endymionss de Varron, Revue des Etudes anciennes, t. XLI,
1939, pp. 319-324. On pourra compléter son étude par les notes de L. Auronsı
Intorno alle Menippee di Varrone, in Rivista di Filologia e di Instruzione classica,
t. XXX, 1952, pp. 1-37.
(4) TERTULLIEN, De Anima, 55, 4 éd. Waszink (commentaire, p. 560); « sed in
aethere dormitio nostra cum puerariis Platonis aut in aere cum Ario aut circa lunes sont les animae sapientes).
(5) D’après les frgts III et VIII cités par P. Bovancé, Les « Endymions + de Varron, Rev, Et, anc. t. XLI, 1939, p. 319. De cet Endymion qui fait une chute sur la
vai vlc got dorp vöv exci
42 B:xal d pay ed
DN, Time , "2
ct. T
À
mA e
"
(1) JameL., V. P., 30: of dé Töv thy oeÂúvnv xaroınodvrwv daludvwr Eva...
Cf. A. DELATTE, Etudes, p. 280 à qui l’on doit la preuve que ce « catéchisme des
nam cum Endymionibus Stoicorum» (Ip., ibid., 45 nous apprend que les Endymio-
|
TP. Máksora -
19
en scène (5).
_
7
ARCTURUS, DÉMON ASTRAL
ce pas les Pythagoriciens qui croyaient à l'existence de démons lunaires
comme l’atteste formellement le « catéchisme des Acousmatiques » (1)?
Un passage du De Genio Socratis qui précise sans doute les propos de
Théanor qualifie la lune de séjour des « démons épichthoniens » (oeAyvn
6& Oauudvovr émy0oviwr odaa) (?), démons qui sont très probablement
ceux de l’Age d'or hésiodique. Arcturus semble avoir toutes les qualités
requises pour être un parfait représentant des démons hésiodiques qui
habitent la lune. Car tout étoile qu'il soit, Arcturus n'en est pas
moins un démon d’Hesiode qui habite le ciel.
Sa figure n'est plus isolée dans la littérature latine depuis que P. Boyancé a fait surgir des pénombres d'un recueil de fragments varroniens
un curieux personnage, Endymion, qu'une Satire Ménippée mettait
uité dans
a pas solution de contin
il n’y
tis
(15)
(14)
M. . DETIENNE
Tor ngoomxovra XQCVOY Brads
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terre, dans Je fracas d’un coup de tonnerre (songeons au fracas céleste qui accom-
Página 9
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)u d’un banquet dans le
précisément. Il semble avoir atterri au milie
a rapproché de ce sinew
fracas d’un coup de tonnerre. P. Boyancé
on
roménippe (2) ; le sage
convive l'Empédocle de Lucien dans l'Ica
le redoutable pro m ©
gente y est un démon lunaire qui résoud
eurs du De Facie lu zer
l'alimentation sur cette planète — les interlocut
entaht d un peu de roe
en discutent à bâtons rompus — en Se cont
ncé ( ), jure „pan a
Cet Empédocle lunaire,. note encore P. Boya
de cette on M ©
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Histoires véritables
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le roi des habitants de la lune.
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| démon lunaire, c'est qu’il descend sur la
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parfaitement définie: « J’envoie, dit-il,
ient les hommes un jn
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remplissent i
étaient éveillés (©)». C'est le rôle même que
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l'Age d'or hésiodique (’). Endymion et Arct
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mythe final de Ja République), 1 on pent
agne la descente sur terre des âmes dans le
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vapprocher Vhistoire, absurde au gré de
jon
GLIDE, frgt. 115, éd. F. Wehrli. jen
n homme est tombé de la lune (HÉRA
Hélè i
ù
strait du Ieoi rar êr odoévæ).
Cf, La légende pythagoricienne
le
137 où nous avons indiqué rapidement
Re Hist Religions 1957, fasc. 4, p.
5
a
pythagoricien de ces 26004.
actère
II, p. 409: way d pere en
en Icaroménippe, 13 éd, Jacobitz,
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(2) Piutargue, De facie lunae, p. 938
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p. 32 1.
3) P. Bovancé, art. cit.,
‘Evôv
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II, p. 409: «dhâdà
5 Lucten, fearoménippe, 13 éd. Jacobitz
,
citant Lucien, Hist. Verit., I, 11 a,
a P. Boyanct, art. cit.,.p. 321,
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Paris,
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ci M. CASTER Lucien et la pensée
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é ar art. cit,, p. 322: « Animum mitto sp
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V. que traduiit P. BOYANCÉ,
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322
p.
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(17)
ARCTURUS, DEMON ASTRAL
21
de l’âge d'or transposés dans le ciel, l’un dans la lune, l'autre dans une
étoile, Tous deux appartiennent à cette classe de démons lunaires
dont Plutarque dans le De facie lunae nous apprend qu’ «ils ne passent
pas tout leur temps sur cet astre, mais ils descendent ici sun terre
pour s'occuper des affaires humaines. Ils sont les justiciers et les gardiens
des injustices » (!).
Cette catégorie de génies sélénites n’est pas la création tardive de quelque néoplatonicien : elle remonte à l’ancien pythagorisme comme nous
Passure cet article du « Catéchisme des Acousmatiques » (?) qui mettait
le sage de Crotone au nombre « des démons qui habitent la lune ».
Nous croyons donc pouvoir conclure: Arcturus n'est pas un écho de
l'astrologie chaldéenne dans la comédie attique, il n’est pas non plus
un de ces démons dont l’Epinomis définit Ja nature et les fonctions;
il est d’abord fonctionnellement un démon de l’Age d'or hésiodique,
mais s'il séjourne dans le ciel, c'est qu'il appartient à la lignée de ces
démons lunaires dont Endymion après Pythagore est une autre incarnation.
Ajoutons que sur le plan de la pensée religieuse romaine, c'est une
dimension capitale de la représentation du divin qu’introduit ce prologue
du Rudens, et c'est aussi une des plus importantes structures de la
démonologie grecque.
mion s’acquitte d'un rôle que les Stoïciens après Piaton, s’appuyant sur des vers
bien connus d’Hesiode, accordaient aux démons». C'est très juste: il y a dans la
démonologie greeque une continuité remarquable. Avec Hésiode, apparaissent les
premiers démons en relation avec les hommes; et lorsque Platon dans le Banguet
définit le démon comme un intermédiaire, il ne fait que prolonger la définition qu’en
avait esquissée Hésiode dans les fameux vers des Travaur.
Dans son commentaire du De anima (p. 549), Waszink insiste sur le caractère
stoïcien de cette croyance aux âmes, habitantes de la lune. Mais il s'agit d'une
croyance d'abord pythagoricienne (cfr. note suivante) et reprise ensuite par certains Stoïciens.
Cf. Josèpne, Bell, Jud., VI, 5, 47 qui rapporte les paroles que Titus adresse A
ses soldats: « Qui ne sait que les âmes courageuses que dans la bataille le fer a délivrées de leur chair, vont habiter le plus pur des éléments, l’éther et se fixant au milieu des astres, se manifestent à leurs descendants comme de bons génies et des héros
bienveillants », Croyance qui n’a rien de stoïcien, quoi qu'en puisse penser F. CuMONT, Lux perpetua, Paris, 1949, p. 333. I faut remonter jusqu’à l’article du
+ Catéchisme » pythagroricien qui parle de démon lunaire. intervernant dans les affaires humaines (Pythagore qui passe pour l’un d’entre eux, est tenu pour un démon descendu sur la terre).
(1) Prur., De facie lunae, p, 944 c,
(2) Cf. p. 19, n. 1.