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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)_ Sakellariou, Prof.G.
Adresse d'adieu au théatre de Delphes
In: Proceedings of the (Pythagorean)Congress ‘
Athens-Samos-Brussels 1955
Athens, 1957 - p.207 — 209
S2AS
SARXELLA RS,
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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)ADRESSE D’ADIEU AU THÉATRE DE DELPHES
par M. le Professeur G. SAKELLARIOU
Président du Comité Organisateur
Mes chers Frères et Synthiasotae,
— Dans ce lieu sacré, qui était considéré comme le point central de la
Terre et qui, pendant très longtemps, concentrait l’attention de l’Hellénisme
et, en général, de tout le monde antique.
— Dans ce lieu sacré, d’où pendant de longues années l’esprit du Sage —
des Sages dictait à toutes les cités de la Grèce des instructions ayant trait à
leurs législations et à la manière et les moyens de surmonter les moments
critiques de leur évolution politique et nationale.
— Dans ce Sanctuaire le plus sacré qui, dans le passé, fut mystiquement
relié à ce qui est considéré comme la conception la plus élevée de l’esprit des
races et des religions les plus exceptionnelles.
— Dans ce Sanctuaire le plus sacré où les cités de l’Ancienne Grèce,
s'étant unies en une fédération religieuse et politique, ouvrirent la voie de la
Société et de l’Union des Nations et envoyèrent des délégués — ou « amphictyons » — dans le but de prendre des résolutions concernant les questions
importantes d’intérêt commun et d’assurer la Paix dans le monde antique.
— Dans ce même lieu sacré, nous, les continuateurs et représentants, les
prêcheurs et hérauts du même esprit Apollinaire, devrons aujourd’hui encore
une fois — après 2.500 ans — établir un Ordre avec nos Frères venus de tous
les coins de la terre.
— Dans cette Réunion historique, ayant ouvert l’accès aux pensées les
plus profondes du Maître, nous assumons la responsabilité, en tant que légataires de cette chaîne — qui n’a pas été rompue pendant vingt-cinq siècles
— de faire le projet de l’Ordre Pythagorique et de mettre en application —
aussi vaste que les dimensions de la Terre — les espérances de Pythagore et
ses aspirations les plus chères.
— Cet instant, mes Frères, est — vous le savez mieux que moi-même —
un instant renfermant de grandes responsabilités car ce qui aura été mis en
mouvement aujourd’hui continuera longtemps après que nous aurons disparus.
Dans l’avenir notre fraternité et le monde entier se remémoreront cet instant
ainsi que nous tous qui y avons joué un rôle.
In the temple of Apollo, Delphi.
— Dans ce lieu sacré, d’où la voix d’Apollon avait prédit la naissance
de notre Maître vénéré.
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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Permettez-moi donc, en ce jour historique, de vous demander d’unir à
la mienne vos prières au Dieu de la Lumière et de l’'Harmonie suprême pour
qu’il bénisse nos efforts visant à l’union et à la coopération de toutes nos
Organisations — disséminées dans le monde — afin de régénérer l'Humanité
par l'Éducation qui élève les hommes vers l’Harmonie sublime, vers le Cosmos
et la Beauté, et permettra de démolir les barrières qui, en ce moment, séparent
l’humanité et de supprimer l'inégalité et les jougs qui pèsent sur les peuples ;
afin que la paix règne dans les cœurs des hommes et que tout le monde vive
dans une meilleure entente.
Permettez-moi de profiter de l’occasion pour vous exprimer à tous, et
particulièrement à notre Chef et Président Général, le Colonel Hobart Huson,
de la part de l’École de Philosophie d’Athènes, du Thiassos Pythagorique de
Grèce et de tous mes compatriotes, nos sentiments de joie, d’admiration et
de gratitude parce que vous — les représentants distingués, venus de tous les
coins de la terre pour célébrer le fils le plus illustre de la Grèce en ces jours
bénis et historiques — avez remplis nos cœurs de reconnaissance et nous avez
donné le courage de continuer notre route en nous enrichissant de votre sagesse et de vos lumières.
Ces jours, et cet instant resteront éternellement gravés dans la mémoire
de la Grèce.
Tout l’Hellénisme, mes très chers Frères et Sœurs, est reconnaissant de
vos bienfaits.
En terminant je ne voudrais pas vous dire « Adieu », mais : «avançons
toujours côte à côte ! »
Vive éternellement l’Union Universelle du Pythagorisme !