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FASCICULE CENT QUATRE VINGT DEUX
BIBLIOTHÈQUE DES ÉCOLES FRANÇAISES D'ATHÈNES ET DE ROME
APOLLON ROMAIN
|
Essai sur le culte d Apollon
et le développement du « ritus Gracus »
à Rome des origines à Auguste
PARIS
I, RUE DE MEDICIS, 1
E. DE BOCCARD, ÉDITEUR
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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Si nous devions définir d’un mot influence du culte d’Apollon
et du ritus Graecus dans la religion romaine du v® siècle av. J.-C.
au début de l’Empire, nous dirions que «le style, c’est le dieu » :
c’est-à-dire à la fois que l’importance et la signification du culte
d’Apollon à Rome ne se mesurent durant cette période qu’aux
progrès des rites et de la liturgie qu’il dirige, et que, dans ces rites,
contrôlés en même temps que son culte par le collège sacris faciundis, souffle réellement un esprit apollinien. Si l’on prenait le culte
en lui-même, sacrifices et temple, au moins jusqu’à Auguste, il
paraitrait n’avoir eu qu’une influence secondaire, quoique déjà
Pinstitution des jeux annuels au temps de la 2° guerre punique
ait haussé son prestige au niveau des plus grandes divinités de
l'Etat. En un certain sens, le dieu a été longtemps subordonné à
Paction religieuse que l’on pouvait mener sous son nom. Et il n’est
pas sûr que ce calcul lui ait porté préjudice, puisque, 4 partir du
moment où Auguste laura pourvu d’un temple éclatant en pleine
cité, il semble avoir perdu beaucoup de ces influences.
Dans quelle mesure fut-il, comme il est généralement admis,
l'instrument principal de I’ « hellénisation » de la religion romaine ?
— Les conclusions auxquelles nous sommes arrivé sont, reconnaissons-le, un peu paradoxales. Il est certain qu’aux ve et Iv® siècles
encore, dans une Rome où la religion publique restait très indigène, et associée rigoureusement aux cadres fermés d’une société
hiérarchisée, l’arrivée et les premières manifestations d’Apollon
firent l’effet d’une sorte d’ouverture de la vie religieuse. Ses fêtes
mobilisaient toutes les classes sociales sans distinction; elles prêchaient parfois une hospitalité abolue ; elles semblaient abolir
pour un temps, non seulement les divisions sociales entre les groupes
de la cité, mais jusqu’à la distance entre Romains et étrangers. Ce
n’étaient là au reste que des jours exceptionnels, sorte de trêves
d’Apollon, puisque les livres sibyllins, de plus en plus attribués à
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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)son influence, n’ont cessé au contraire d’appliquer à l’alienigena un
traitement soupçonneux, quelquefois cruel. Mais il est incontestable
Aussi n’a-t-il guére eu pendant les premiers siécles d’autre propagande que celle d’un style liturgique à part ; mais celui-ci était
original autant que sobre. Ce que représente Apollon, le public
romain, au moins jusqu’à la fin du 11° siècle, le comprend moins
en fréquentant son temple, qui est unique, extra-pomérial, et
presque modeste, qu’en participant sous la direction du collège de
ses antistites à l’une de ces grandes cérémonies processionnelles
que le plus caractéristique et le meilleur de l’apollinisme à Rome
g’a été cet esprit d’unanimité sociale, cette fraternité à la fois
diale et religieuse, et cette espèce d’optimisme pieux, sans froideur
et sans exces non plus, qu’on trouvait si rarement dans les cultes
nationaux de Rome. Dans une société exceptionnellement armée
parmi toutes celles de l’Antiquité, pour la conquête militaire au
point d’y ramener une grande partie de son civisme, Apollon est
un conquérant singulier et presque un conquérant à rebours, armé
surtout d’instruments rituels. Il a fallu des siècles pour due ce
Medecin devint un garant de la victoire romaine, et quand il le
sera clairement devenu 4 Actium, sa cithare deviendra logiquement
symbole de paix compléte. Nous serions tenté d’appliquer 4 ce
culte les définitions qu’Henri Bergson a données dans son dernier
livre des «religions ouvertes » : non seulement il n’a cessé d’ouvrir
la cité romaine, avec une longue patience, à de nouveaux
cultes
considérés d’abord comme étrangers, mais il y a fait circuler périodiquement, comme avait fait jadis, croyait-on, la magie de Numa
des courants d’absolue fraternité religieuse, au point que la ie
même du lieu demeura presque mouvante, et, quoiqu’elle fût si
bien faite pour attirer les jeux faciles de l’iconographie, semble
être restée longtemps exceptionnellement sobre en idoles eultuellas
Des supplications aux lectisternes et de ceux-ci aux jeux seule
réformés, il conviait la population romaine à une entente exceptionnelle avec les dieux, d’un climat plus proche de celui des théoxénies grecques que de celui de la positive pax deorum de la religion
officielle, sorte de froid constat d’un état favorable ou es
dieux. Dans le même temps d’ailleurs qu’il exalte l'émotion religieuse, il la contrôle et l’ordonne ; il lutte à sa manière contre les
tentations populaires des orgies superstitieuses ou des dérèglements
collectifs, de la lascivia. Sur ce style rituel pourra Eisen Rome
la haute spiritualité des messages virgiliens ; il ne faut pourtant
a oublier des plus encore que les autres cultes romains, celui
Apollon a d’abord vécu des principes de la superstition et spécialement de l’attention attachée aux prodiges, et que sa Be
ad
er
:
2
abord été faite de remedia
pour détourn
er les conséquences de
ces avertissements.
687
qu’il lance yers un des temples de l'intérieur de la ville, avec un
apparent désintéressement, chacun y portant un rameau, voire une
couronne de laurier, chacun ayant versé sa cotisation, la stips. Il
respecte, il consolide même les religions populaires ; longtemps il
parut complaisant à la plèbe ; il favorise surtout les dévotions matronales. L’essentiel est que, chaque fois, le public apprenne de
lui comment s’agenouiller et prier. Et il l’enseigne seulement par
P’entremise d’un singulier collège, qui est censé avoir les secrets
que n’ont pas les autres prêtres de l'Etat ; collège peu sacerdotal,
à certains égards, mais doué du pouvoir d’innover, quand les autres
n’ont que celui de conserver. Malgré le zèle que des familles romaines ont témoigné pour son culte, il est remarquable qu’Apollon, jusqu’à Auguste, ait fort peu suscité de dévotions personnelles ;
il semble que les Romains n’aient pu, durant toute la République,
l’invoquer que collectivement.
Que, dans l’ensemble, cet esprit apollinien vienne des cultes
grecs, on n’en peut naturellement douter. Mais de quelle Grèce,
par quel chemin ou par quelles étapes ? C'est là-dessus que notre
enquête nous amène à nous écarter de quelques opinions reçues.
Tout d’abord, nous croyons avoir montré que le culte d’Apollon
à Cumes n’a pas été déterminant au point de servir en quelque
sorte de métropole à celui de Rome ; que celui de Delphes, d’autre
part, n’a eu sur l’apollinisme romain qu’une influence limitée, et
jamais très continue, son prestige n’ayant agi que par une série
d’épisodes; il lui a donné peu d’éléments positifs, malgré des
contacts incontestables ; et il a exercé son action parallèlement à
celle du collège sacris faciundis plutôt que directement sur celui-ci.
A l’origine du culte romain d’Apollon, et surtout de celui du dieumédecin, il y a une dévotion probablement mürie depuis le vie siècle
au moins sur les rives du Tibre inférieur, entre Caeré, Véies
Tusculum, et d’avance favorisée par l’orientation de quelques cultes
Página 4
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)prophylactiques contre les pestilentiae. Le rôle possible d’une ville
tibérine comme Fidènes, dans l’état actuel de nos connaissances.
ne peut représenter qu’un point d’interrogation; mais, dans ie
mesure oü les premières fêtes d’Apollon ont été, Gene nous le
ni
principalement des rites pour détourner les épidémies
d’été du Latium et des rives fièvreuses du Tibre, elles ont ae
logiquement la suite au calendrier des rites « quinctiliens » et capro- ea eles influence
tins
4
igi
de la religion
fidénate nous paraît
Quant aux livres sibyllins, il nous est difficile de suivre complètement la tentation de certaine thése récente — celle stout ee
M. W. Hoffmann — d’aprés laquelle ils auraient été plus étrusques
et italiens que grecs à l’origine, et ne se seraient hellénisés qu’à
partir des deux derniers siècles ; car ce qui nous a frappé al :
sens d’abord tout contraire, c’est, avec la propagande des enk
nn ie By de reviviscences justement italiques dans la
ek
u IIIe siècle, sous le prête-nom de la Sibylle. Mais nous
abuserons pas de cette constatation. Nous croyons réellement
que durant les siècles antérieurs, ces livres furent traités par Rome
de la même fagon et dans le même esprit que des libri fatales l’étaient
par des cités étrusques comme Véies sa voisine, et que, si très tôt
la langue grecque et le nom de la Sibylle furent appelés à rehausser leur prestige, les prescriptions rituelles qu’ils proposaient aux
consultations des duumvirs (ou décemvirs) procédaient moins d
religions proprement helléniques que d’un vieux fond de nr
tions propre à d’anciennes populations d’Italie. L'opposition classique, ethniquement en partie légitime, entre Latins et Sabins
nous a d’ailleurs paru également incapable d’en rendre compt
derrière les Sabins eux-mêmes, comme le sentait M. Piganiol ne
soupçonnons les survivances de groupes plutôt ombriens “soit
« illyriens » ; nous n’exclurions pas non plus hypothèse Dan hi :
torique substrat sicule dans le Latium méme. L’enquéte Ber
thodique sur cette proto-histoire religieuse de l’Italie Centrale
échappait à notre compétence et ne pouvait trouver place en cet
ouvrage; mais nous croyons que les recherches futures pourront parfois expliquer certaines affinités que nous avons notées, plus précises entre les plus anciens rites « sibyllins » et de dees re
tions asianiques qu’entre eux et les pratiques religieuses du vrai
CONCLUSIONS
689
trompé, notammonde hellénique. Si nous ne nous sommes pas
ice duumment, dans l’essai de reconstitution d’un primitif suppl
ge biologique de
viral, prototype des rites de procuration du prodi
remedia sibyllins
ers
l’androgyne, il faudra admettre que les premi
aires, non seuont apporté à Rome le souvenir de traditions origin
d’Asie Mineure ; ne
lement d’Etrurie peut-être ou d’Ombrie, mais
cathartique d’Apolfut-ce point aussi bien le premier foyer du culte
développement des
le
dans
lon ? — Le rôle des Livii au 111° siècle
, comme aussi le fait
riteuls décemviraux s’en expliquerait mieux
croisent étroitement
que les superstitions de Italie Centrale s’y
mais considérées
avec des traditions d’Italie Méridionale, désor
avant tout comme tarentines.
: l'influence des
Et là est notre seconde observation principale
s nette que sur
colonies grecques de l’Italie du Sud, quoique moin
facile à détermile premier Hercule romain, ou plutôt moins
lement été essentielle
ner faute de mythes aussi localisés, a visib
romain primitif ; et
et diffuse dans le développement de l’Apollon
du dieu de Cumes,
en ce sens, il faut compter en bonne place celle
sive. Or les surexclu
e
à condition de ne pas la considérer comm
concentrées au
ce,
vivances de l’apollinisme rituel de Grande-Grè
te seule avait gardé
temps de Pyrrhus à Tarente, parce que Taren
redevenir visibles
l'importance d’une grande ville, nous paraissent
s ; et nous disons
dans l’apollinisme romain des III° et 11° siécle
bien apollinisme rituel, car il ne s’agit pas seulement
de l’influence
goriciens. Mais il
spéculative et mystique des conventicules pytha
ences de Tarente
nous a paru caractéristique aussi que les influ
italiques, et par le
n’arrivent alors à Rome que déjà naturalisées
;
carmina Marciana
truchement d’oracles aussi peu grecs que les
s que Rome recrute
d’autant plus qu’au même moment les poète
remarquable, juschose
en Italie Méridionale — et qu’elle associe,
composent une
lui
—
tement aux manifestations du ritus Graecus
grecque, mais exprime
littérature qui se met certes à l’école de la
Historiquement le fait
avec force les traditions latines et italiennes.
de la culture et de
est d'importance ; il signifie que, sur le plan
ue proto-hellépresq
es
la vie religieuse, Rome est passée de modèl
sans rien conue
presq
niques à des modèles de Grande-Grèce,
naître de l’hellénisme classique des v® et
IV® siècles, et même sans
rement hellénistique
beaucoup de contact avec la civilisation prop
Página 5
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)— Valexandrinisme ne l’ayant atteinte qu’au dernier siècle. Et à
peine les influences de Grande-Grèce agissent-elles presque directement sur elles, une Grande-Grèce moribonde, à vrai dire, et
repliée sur des souvenirs archaïques, que des pythagoriciens, ou
plus exactement des pythagorisants, lui en donnent une version
particulière. Nous n’avions pas à refaire l’histoire entière de leur
Propagande, mais seulement à essayer de préciser les rapports
qu’elle put avoir avec celle de l’apollinisme. Or les indices observés nous ont convaincu que le premier et le plus efficace milieu
où avait agi le pythagorisme à Rome avait été constitué par des
groupes gentilices intéressés à mettre en honneur dans la religion
a généralement ee aon
Delphes, Délos, Claros, etc. Elle
influence ne . . en
apolliniens, mais le déclin de leur
tiré la legon en : tt
et Auguste en a probablement
y
690
romaine les traditions rituelles attribuées à Numa, et pour la plupart se prétendant issues de ce législateur royal. Ils nous ont obligé
à réviser opinion qui semble généralement admise, méme aprés
les travaux de M. Carcopino, que la légende romaine de Numa
soit une élaboration des pythagoriciens. I] nous a semblé plutôt
que les groupes réunis autour des traditions numaiques, et par-là
même travaillant pour les populations italiques, avaient frayé la
voie au pythagorisme, en se servant de ses principes pour présenter comme philosophique et quasi novatrice une religion qui rassemblait en fait des survivances italiquesrelativement authentiques.
Et, par ce détour, nous avons cru retrouver le dernier legs de cette
Dodone à laquelle l’Italie proto-historique nous parait avoir dû de
larges directives religieuses.
Plus généralement et à plusieurs reprises dans son histoire, au
temps de la guerre d’Hannibal quand menacaient les défections, a
l’époque de la Guerre Sociale où le problème pour Rome était
simplement de garder le contrôle de l’Italie, à la veille d’Actium
où il s’agissait de la mobiliser contre une menace orientale, ou
jugée telle, la propagande au nom d’Apollon nous a paru représenter pour les Romains un instrument efficace de rassemblement
religieux des Italiens. Peut-être trouvera-t-on insuffisante la part
que nous avons faite aux influences directes des grands sanctuaires
grecs aux deux derniers siècles. Il est évident qu’elle n’a pu être
nulle ; mais, s’agissant d’un dieu aussi hellénique d’origine, nous
croyons avoir eu le droit de les juger décevantes. Le culte s’est
naturalisé romain, en vraie profondeur, à l’époque même où Rome
commengait de fréquenter librement, ou plutôt en souveraine,
me le princip
construit par lui sur le Palatin com
linisme augustéen, offert comme
Fée es kapen rape apol
un monde substantiellement Pa
oe eene de piété à
s n’avons pu manquer nature
G en ante d’Actium ? Nou
nouveau Le . A UE
era de remarquer ce qu’il a de
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tradition du ritus Graecus, de pre
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tiative même, toute personnelle,
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Página 6
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)APOLLON ROMAIN
ont fait luire plus haut le message d’un grand Renouvelleme
>
monde. L’opinion des esprits spéculatifs en a été troubl
nt du
ée à Rome,
mais dans la mesure où il y a été sensible, un Nigidius
Figulus
s’est d’autant plus détourné des réalités politiques du regnum
de
César.
L’œuvre la plus profonde et la plus intelligente d’Auguste a
sans
doute été de réconcilier réalistes politiques et mystiques autour
d’un Apollon qui, quoique lié de trop près à sa personne,
à sa
maison, à son régime, apportait réellement une paix longte
mps
désirée et lui donnait les symboles d’une piété optimiste;
d’un
Apollon surtout qui consommait en son propre regnum,
à Rome
et au profit de l’Empire romain, les destins déroulés par sa
Sibylle.
Il a désarmé avec une remarquable patience ce qui restait
d’antiromain ou d’antonien dans les courants de ce prophétisme
très
délibéré ; il a feint parfois de ne pas tout comprendre de
certains
oracles. Surtout il a profité de l’adhésion des meilleurs poètes
, redevenus pour le servir des vates presque cultuels, pour fonder
les
titres romains de l’apollinisme sur les thèmes des origines troyen
nes
définitivement consacrés, et de l’accord des demi-mystiques pour
transposer l’avènement du nouveau siècle d’or en une inaugu
ration
séculaire selon les plus hauts rites du style apollinien. C’est là un
travail subtil, très calculé, trop conscient peut-être. Non seulem
ent
tous les prophètes de l’Orient grec ne s’en contentèrent peut-ê
tre
pas, mais avec l’affermissement du pouvoir impérial, l’évid
ence de
ses tendances autoritaires sous les successeurs d’Auguste, l’accor
d
sera vite rompu ; à la génération suivante, les mystiques d’obse
rvance néo-pythagoricienne, en honorant le dieu de Leucade, garant
des vertus du saut de Sapphô, ne croiront sans doute plus
servir
le culte actien d’Auguste. De leur côté, les vrais mages d’Asie
commenceront de lancer plus hardiment les thèmes de leur eschat
ologie mazdéenne. L’effort aventureux et, comme toujours, théâtra
l de
Néron pour regrouper tous ces courants autour de sa person
ne
de prince apollinien et solaire ne fera que compromettre le meilleur
du dessein d’Auguste.
Pourtant, en ces derniers développements, où le ritus
Graecus
n’avait plus rien à gagner et où s’effaçait la vocation même
des
quindécemvirs, de plus en plus asservis à la direction impéri
ale,
une continuité relative se retrouve : elle tient essentiellement dans
‘
M
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le force logique et comme irresistible
liturgique 5 En
medecin, le grand Expiateur aux secrets
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dans les images grandioses et sommaires
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solaire. Cette théologie emportera peu
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les empereurs dans ses vertiges. Le on
lon durant près de cinq siècles de la Répu
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Romains d’une façon qui n’est pas négligeable
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de l'Empire, l’action religieuse étendue
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propagande de style que sa Situation
avait permises.
Página 7
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)V. — RELATIONS AVEC LES GRANDS SANCTUAIRES HELLÉNIQUES
a) sur les relations avec Delphes et l’oracle pythien :
E. Pars, Storia critica di Roma, t. II, 1915 (discussion des traditions
romaines).
R. FLACELIERE, Les Aitoliens à Delphes. Contribution à l'histoire de la
Grèce centrale au III® siècle av. J.-C., Paris, 1937 (fasc. 143 de
la Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes et de Rome).
G. Daux, Delphes au II® et au Ier siècle, depuis l’abaissement de I’ Etohe jusqu'à la paix romaine, Paris, 1936 (fasc. 140 de la même Bibliothéque).
H.W. Parke, A history of the Delphic oracle, 1939.
J. BAYET, La mort de la Pythie, dans les Mélanges Félix Grat, I (1948),
pP. 53 sq.
P. AMANDRY, La mantique apollinienne à Delphes. Essai sur le fonctionnement de l'oracle, Paris, 1950 (fasc. 170 de la Bibliothèque
des Ecoles frangaises d’Athénes et de Rome).
Voir aussi la série des fascicules des Fowilles de Delphes, publiés par
=
ra
BIBLIOGRAPHIE
APOLLON ROMAIN
~)
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1927.
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Virgile et le mystère de la IV® Eglogue, Paris, 1930.
Les origines pythagoriciennes de l’ Hercule romain, dans
ID.
de la Rome paienne, Paris, 1942, Pp. 173-206,
mystiques
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K. GLASER, s.v. Numa, dans la Real-Encyclopädie de Pauly-Wissowa,
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A. DELAITE, La philosophie des livres de Numa, dans le Bulletin de
l'Académie royale de Bruxelles, classe des Lettres, XXII, 1936,
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|
Bibliothèque des Ecoles frangaises d’Athénes et de Rome).
P. WUILLEUMIER, Tarente des origines à la conquête romaine, Paris,
1939 (fasc. 148 de la Bibliothèque des Ecoles françaises d'Athènes
:
Re
L
et de Rome).
J. Gact, Pyrrhus et l'influence religieuse de Dodone dans l'Italie primitive, dans la Revue d'Histoire des Religions, de 1954 et 1955.
l'Ecole française d’Athénes, surtout le t. III (Epigraphie).
b) sur Délos :
J. HATZFELD, Les Italiens résidant à Délos, dans le Bulletin de Corres-
VII. - SUR EVOLUTION RELIGIEUSE AU DERNIER SIÈCLE AV. J.AC.
ET SUR LE CULTE ACTIEN
pondance Hellénique, XXXIV, 1912, p. 5-218.
M. BULARD, La religion domestique dans la colonie italienne de Délos,
Paris, 1926 (fasc. 131 de la Bibliothèque des Ecoles frangaises
d’Athénes et de Rome),
Voir aussi la série des fascicules de l’Exploration archéologique de
Delos publiés par l'Ecole française d’Athénes, notamment A. Plassart,
Les sanctuaires et cultes du Mont Cynthe (XI), et E. Lapalus, L’Agora
des Italiens (XIX).
c) sur Claros :
Ch. PICARD, Ephèse et Claros, Recherches sur les sanctuaires et les cultes
de l’Ionie du Nord, Paris, 1922 (fasc. 123 de la Bibliothèque des
Ecoles frangaises d’Athénes et de Rome, ch. IX).
VI. — SUR LES COURANTS PYTHAGORICIENS
ET LES TRADITIONS NUMAIQUES
nn
E. Pars, Storia critica di Roma, I, Rome, 1913 (critique de la légende
|
de Numa).
A. GIANOLA, La Fortuna di Pitagora presso i Romani, dalle origini
fino al tempo di Augusto, Catane, 1921.
C. Pascar, Il culto di Apollo nel seculo di Augusto, dans le Bull. Com.
W. pue es ideas of deity in the last century before the christian era, Londres, 1914.
A
W. DEONNA, La Légende d’Octave-Auguste, dieu, sauveur et maître du
monde, dans la Revue d'Histoire des Religions de 1921, LXXXIII,
p. 32 sq., 163 sq. ; LXXXIV, p. 77 sq.
M. Rosrovrzerr, Augustus, dans les Studies in language and literature
de l’Université de Wisconsin, XV, 1922, et dans les Römische Mitlungen, 1923-1924, p. 281 sq.
W. a Der Prophet ae sein Cott, Eine Studie zur vierten Ekloge
Vergils, Leipzig, 1925 (fasc. 3 des Beshefte zum alten Orient).
H. Wacenvoort, Vergils vierte Ekloge und das Sidus Julium, dans
les Mededeelingen der koninklijke Akademie van Wetenschappen,
Afdeeling Letterkunde, Deel 67, série A, n° I, 1929, p. I-37.
L. Ross Tavror, The Divinity of the Roman Emperor, Middletown,
1931.
Party politics in the age of Caesar, Berkeley-Los Angeles,