La langue d'un texte 'dorien'(fragmenta de Pythagoriciens)

Auteur
Fohalle, R.
Publié dans
Etrennes de Linguistique offertes …
Année
1928
Sujet
STOBEUS
Langue
Français
Catégorie
C6 Langue et littérature
Numéro d'archive
1353

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Stobneus. — R. Fomartr, La langue d'un texte « dorien » : Btronnéa do linguig- ' tiquo Y. Bonveniste (cf. Mólangos) 27.51,| Les fragments do Pythagoriciork que nous a conservés Stobéo pouvent-ils étro considérés commo anthenti- | epromont doriens ? La phondtique ot 15 vocabulaire. no fournissont pas d'élémonts décisifs ; le vocabulaire contiont des formati.na nouvelles ot surtont des étémonts hellénistiques. 1'ouvrags doit ótro rogardó commo assez tardif, | LA LANGUE D'UN TEXTE « DORIEN » Aicipas [lubayogefou Aeunavas En tot Iles aver pistes (Stobée, Ecl., 1,846 ss. = Anthol., I, 49, 27, p. 355-357, Wachsmuth). 12357 KAMA. vaa Stobée nous a conservé, sous les noms de Pythagoriciens de l’ancienne école (v*-ıy* siècle), un assez grand nombre de frapments écrits, semble-t-il, en dialecte dorien. Depuis longtemps, la critique a jeté la suspicion sur l'authenticité de ces fragments: quelques-uns ont trouvé grace, notamment un certain nombre de pages attribuées à Archytas, mais la plupart des textes ont été condamnés comme ayant été écrits par des Néopythagoriciens aux environs de l’ère chrétienne (?). Pour donner de l'autorité à leurs livres, ces philosophes les auraient signés des noms de Pythagoriciens et les faussaires se seraient servis du dialecte dorien, qui a dû être celui des disciples de Pythagore. Mais en examinant le contenu des fragments, la critique moderne y découvre des éléments de doctrines philosophiques postérieures au pythagorisme : le faux est dénoncé (sur toute cette question, cf, notamment Zeller, Die Philosophie der Griechen, 1, 15, 283 ss. ; III, 24, 114 ss.). Malheureusement, il semble que certains passages aient été déclarés apocryphes sans preuves suffisantes (cf. Delatte, Essai sur

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la politique pythagoricienne, p.72 ss.). Il y aurait lieu de faire « une fait dont on n'aurait d'exemples que dans un texte non authenétude détaillée » de chacun de ces fragments, et la langue doit tique : les faussaires n'ont peut-être réussi leur pastiche qu'imétre comprise dans cette étude, car elle peut donner de précieuses parfaitement. Mais la langue de tous les fragments pythagoriciens indications : le pastiche, s’il y a pastiche, serait-il si excellent n'en doit pas moins être étudiée. Il suffit de feuilleter l'ouvrage 28 29 qu'on ne puisse le prendre en défaut ? C’est pourquoi M. Delatte de M. Bechtel pour voir que dans l'étude des « dialectes du déclare que l'examen de chaque ouvrage ou de chaque groupe nord-ouest », on développe surtout ce qui concerne la langue de d'ouvrages doit « être poussé à fond, sans idée préconcue, tant la Laconie, d’Epidaure, de Delphes, des grands centres qui nous au point de vue du dialecte et de la langue que des théories », apportent de nombreuses inscriptions; la Sicile et la Grande et lui-même en a donné l’exemple pour un groupe de fragments, Grèce y occupent une place très restreinte, parce que nous avons attribués à Archyras (o. c., p. 71 ss.) et pour un groupe de fragrelativement peu d'inscriptions anciennes de cette région. Or, ments attribués à Hippodamos (0.c., p. 124 ss.). dans l’Antiquité, il semble que le dialecte de la Sicile ait passé Utile pour étudier l’authenticité des textes, l'examen linguispour le type du dorien, sans doute parce qu'on connaissait surtout, tique des œuvres pythagoriciennes rendrait aussi des services à en fait de littérature dorienne, une littérature sicilienne (cf. la connaissance de la langue grecque. Les fragments considérés Magnien, /.c., notamment p.64, 117, etc.). En dehors du «lyrisme comme authentiques ont été employés pour décrire les dialectes d’apparat », dont la langue est un dorien « adouci » ou mélangé doriens; mais les autres n'ont guère été examinés au point de (à Sparte même, Aleman écrit un laconien mélangé, et pour vue linguistique : dans le plus récent ouvrage d'ensemble sur les cause : il était né à Sardes), tout ce qui nous reste encore de dialectes grecs, celui de M. Bechtel, ils n’ont pas été utilisés. Seul littérature dorienne nous vient de la Sicile et de la Grande Grèce. à notre connaissance, M. Magnien, dans son article sur Le syracu- Et ce qui nous reste est peu de chose en comparaison de ce qui a sain litiéraire et l'idylle XV de Théocrite (Mém. Soc. Lingu., XXI, existé : si les Doriens font pauvre figure dans l’histoire de la 49-85 et 112-138) n’a pas craint de recourir A tous les textes pythalittérature grecque, c'est que l'histoire littéraire est forcément goriciens (cf., p. ex., p. 83, citation de Lysis); authentiques ou injuste à l’égard de ve qu’elle ne connaît pas. Mais nous ne pouvons non, ces textes peuvent en effet être considérés comme des témoin pas oublier qu’au moment où la civilisation née dans le monde du dialecte qu’écrivaient les Pythagoriciens, et, si on utilise avec ionien faisait la conquête de la Grèce propre et surtout d'Athènes, discrétion les passages apocryphes ou suspects, ils peuvent confirle génie hellénique s'épanouis ait aussi sur les côtes de la Sicile mer les renseignements que nous possédons par d’autres sources. et de l’Italie méridi male: il s’y créait toute une littérature scien- Sans doute, il serait dangereux de donner comme dorien un tifique, philosophique, dramatique (voir, pour le détail, le bon

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exposé de Magnien, /.c., p. 50 ss.). Les grands mouvements de civilisation réclament une langue commune : M. Magnien a démontré l'existence d'une langue littéraire commune à toute la Sicile et dont le centre était Syracuse, et il a étudié les caractères de cette langue que M. Meillet (Aperçu d'une histoire de la langue grecque, p. 68°) avait signalée. Mais dans ce qui nous reste, la prose est bien mal représentée : quelques pages que Pon trouve à la suite des manuscrits de Sextus Empiricus, sans titre et sans nom d'auteur, et que l’on désigne communément sous le nom de Auxhé£es ou Aussi Ayo (si l’auteur ne s’est pas servi réellement du dialecte syracusain, sa langue y ressemble fort : il y aurait eu alors une grande unité dans le dorien littéraire), des fragments d’un traité de rhétorique retrouvés sur un papyrus (Oxyrhynchus Papyri, IU [1903], p.2631), les œuvres d’Archiméde conservées en dorien, — car une partie des œuvres d’Archiméde et d'autres textes de cette littérature sicilienne nous sont parvenus en langue commune (cf. Magnien, p. 63) ; — il faut y ajouter les fragments tenus pour authentiques d’Archytas et de Philolaos. C’est bien peu pour que nous puissions nous rendre compte de ce qu’était la prose dorienne. Mais si nous étudions avec prudence les textes méme apocryphes ou suspects, nous y trouverons à glaner des renseignements intéressants pour cette prose dorienne. Il va de soi qu'avec une pareille indigence de documents, l’étude linguistique des textes pythagoriciens n'est pas facile. Cependant,en ce qui concerne la phonétique et la morphologie, la comparaison des documents épigraphiques et des documents TPRDEZJNETOIRA LA LANGUE D'UN TEXTE € DORIEN » 31 littéraires a permis de faire un tableau assez satisfaisant des dialectes doriens (voir les ouvrages spéciaux, en particulier Boisacq, Bechtel, et plus spécialement, pour le syracusain littéraire, Magnien, article cité). — Plus grave est la difficulté qui résulte de la tradition manuscrite : tous les textes dialectaux ont été plus ou moins altérés par les copistes ou par les éditeurs anciens, qui ne comprenaient pas les formes étranges et qui, au surplus, ne s'inquiétaient pas du dialecte (cf. Magnien, /. c., 62-63). Souvent les manuscrits sont en désaccord, et il arrive que le même manuscrit offre des contradictions à quelques lignes de distance; mais d'habitude, en procédant avec méthode et avec prudence (voir Delatte, o. c., 75), on arrive à reconstituer un texte assez exact : la comparaison du texte d’Alcman avec les inscriptions laconiennes donne assez de confiance dans la conservation de nos textes dialectaux; les contradictions même ne résultent pas toujours d'altérations : les tables d'Héraclée n’en sont pas exemptes (héEsvz:, I, 1. 120, mais ragéäsvr, 1. 141; revræhe-nei5z, |. 105, mais révre , I. 84; a, 1. 122, 128, etc., mais y, l. 125, er el, |. 127; 2és, l. 134, mais et, J. 149). Le problème est bien plus difficile pour des textes dont l'authenticité est douteuse : dans quelle mesure le pastiche le mieux réussi peut-il ressembler à un texte authentique? C'est ce qu'il est malaisé de déterminer. Mais ici la comparaison avec la langue des inscriptions ou des autres textes littéraires ne nous autorise pas à corriger la leçon unanime des manuscrits : imprimer xowaviz; (page 355, ligne 17, de notre texte) et xorvavla (p. 356, ligne 13),

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alors que les manuscrits essentiels (F, P) ont zewwvi az et zovnavia, c'est supposer résolue la question d'authenticité, Sans doute, le texte a des formes bien doriennes, mais si l’auteu r écrit une langue qui n’est pas la sienne, il peut ignorer certain es particularités de la langue, et c’est justement cela qui le dénonce ra; il taigne, s’il n’est pas extrêmement savant et fort habile, se trahira 32 est facile de donner une couleur dorienne à un écrit (cf. les chœurs de tragédies), il est plus difficile d'écrire du dorien authentique. Or, en général, nos éditeurs corrigent. A notre avis, il faut s'en tenir aux leçons des manuscrits et classer les faits d’après par l'emploi de mots postérieurs au xvi® siècle, Nous rechercherons donc dans les textes « doriens », d’une part les mots doriens, d’autre part les expressions qui pourraient bien être de l’époque hellénistique. Nous ne sommes pas trop mal renseignés sur le grec de la xsw#, sur ses tendances et ses formations nouvelles. Par contre, notre documentation est très pauvre sur le vocabulaire dorien. Autre difficulté : l’histoire du vocabulaire philosophique est à peine ébauchée (v. p. ex. comment M. Delatte, o.c., 138, le principe que nous venons d'énoncer: ne pas attache r beaucoup d'importance à Pz correspondant à 1 ionien (rien n’est plus facile, pour un auteur, que de doriser un texte en y introdu isant des 3; en revanche, des confusions de copistes sont fréquentes étudie le mot suvapp.sy&); or les termes techniques doivent être étudiés tout autrement que les mots du langage courant, et c'est à un historien de la philosophie, bien plus qu'à un linguiste, qu'il appartient de faire l'histoire des mots philosophiques, car en réasur ce point; les « hyperdorismes » même ne prouvent pas lité, c'est faire l’histoire des idées; aussi, nous n'avons tiré aucure grand'chose ; il y en a dans les textes les plus authentiques) ; une forme comme #usy (p. 355, 1.45 P-356, |. 1 et 18; p. 357, l. 1, 3 et 19, etc.) ne nous paraît pas beaucoup plus probant e, car conclusion de l'emploi de mots savants (¢zivzz, sisraux, auvxsquel lettré ignorait, à l’époque de l'ère chrétienne, que ce für la une forme dorienne de l’infinitif de cist (Magnien, 118)? Plus importantes, nous semble-t-il, sont des formes comme icca (p- 357, 1.1, 3, FP) ou zágguv (p. 356, 1. 11, 13 et 16) qui sont plus aberrantes. Nous pouvons nous tromper dans ce titrage du dorisme; mais en étudiant les auteurs qui écrivent un dorien assez conventionnel, comme Théocrite, il est possible poya, etc.). oew Appliquons ces principes 4 Pétude d'un texte curieux que Stobée nous a conservé : Alcípaz llubayopcicn Asuzavis iu 325 Ilepi avOownw quoros * (Ecl., I, 846 ss. = Anthol., I, 49, 27, p. 355-357 Wachsmuth) et qui nous paraît tardif*. Ta 1. Pour la commodité du lecteur, nous citons le titre tel qu'il est donné dans l'édition Wachsmuth; mais il suffit de consulter l'apparat critique de cette édition pour voir que les manuscrits ont, par exemple, 2vIzuinov gior. Il ne nous appartient pas de discuter sur le nom de l'auteur, que certains édide se teurs ont corrigé en 'Apigas. rendre compte de ce qui passait pour du dorien littéraire. C'est du côté du vocabulaire que la recherche peut être 2. Nous n'avons pas entrepris l'étude du fond — et pour cause; mais M. Delattea bien voulu examiner le texte avec nous, ct son impression est vraiment fructueuse, Un moderne qui voudrait pasticher Monqu'il s'agit d'une composition tardive; M. Delatte nous a aidé aussi de ses =_= —— conseils! nous tenons à le remercier. Mélanges Benveniste,

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I. — PHONETIQUE ET MORPHOLOGIE. 15 (les mss. ont épauyashetou, mais ct. Spavysdusves, 357, 7; voir plus loin l’étude de ce mot) présentent un & hyperdorien (mais VoYELLES : L’g correspondant à |’y ionien-attique (*à originel) est bien conservé. C'est ainsi que l'article (qui est d’ailleurs peu employé) présente toujours la forme en à (sauf, dans le ms. P, fs Yoy%s, 357, 18'); parmi les autres exemples, citons : cuvéavan, 355, 7; dyétsèm, 355, 115 ondvecs, 355, 14; Ovaro, 355, 16; apiv, 355, 19 (naiv P); pav, 356,3 5 pap, 357,15 mpopaberav, 357, 13; 70 43%, 357, 10-19 et &dova, 357, 20; Exarı, 357, 18. Il 35 cf, ce que nous avons dit plus haut; Delatte, 129 s.; Magnien, 70). Contractions : Quelques exemples seulement, mais en général la contraction n’est pas faite. Citons : xyésolat, 355, 11; oxdvees, 355, 14; pepéwv, 356, 12; Bonter, 357, 18, mais Zone, ‘355, 3. CONSONNES : seuitevra et non Asussdsurz, 356, 19; Épasuiter et non égappisèet, 357, 16 ; il est vrai que l'orthographe 23 « ne se retrouve ni chez Archiméde, ni chez Callimaque, ni chez les est vrai qu'il y a dans le texte peu de mots renfermant un *é oricomiques siciliens »; chez Théocrite, il y a hésitation (Magnien, ginel ; notons la conservation de l’x dans : p%, 356, 13 ; ovyyevig, 68). 357, 6-16; hurnp®, 357, 10. Wachsmuth a eu tort, semble-t-il, d'imprimer èvozzaro, 355, 15 : les mss. ont un légitime ; de mème, ils ont conservé irxrAiowstv, 356, 5, la seule forme correcte, bien que l’on rencontre pour cette racine la forme avec & (cf. Aspiration: Psilose : ayéecda: (F P) = &yé202, 355, 11, et èxxx (F), mais èxxa (P), 357, 19; par contre, +3 24, 357, 1019, et &dovz, 357,20; neapystactar, 357, 20 (cf. Magnien, 68-69). Noms : 1° Thèmes en -e/o-. Génitif singulier en w : avbsurw, Delatte, o. c.,129 et77 s.); d'ailleurs, notre texte offre la forme 355, 35 YOR, 355, 3-15 5356, 9 (vipw F); 70 avbzwrivw suavsss, iurizhapiva, 357, 8; les quatre formes Ztaxécpasts, 355, 6, ppó- 355, 14; mais 105 cuartos, 356, 1. — Accusatif pluriel : nous vasıy (godvyaw F), 355, 8, iudoxro, 355, 13 "et &pauyadeisıv, 357, n'avons pas un exemple sûr de -ws ; p.355,1. 19, les mss. donnent B:apdpous ; il est vrai que la confusion entre w et cv est fréquente 1. Le premier numéro indique la page de l'édition Wachsmuth ; le second indique la ligne. 2. A moins que la forme ne soit pas du verbe prdopa: (seul exemple de l’& dans ce verbe; Pindare, Ol. 1, 107, a la forme correcte avec n), mais du verbe dans les mss. de textes doriens (Magnien, 63-65). 2° Thèmes en -i- : L', est conservé dans toute la déclinaison (mais ceci n’est pas nécessairement dorien : la now décline de Luasiuar, « désirer vivement, rechercher avec ardeur, s'efforcer de » (voir plus loin l'étude sur pactevduevos); futur uässouat, I]. 9, 394; aoriste paca: Enrfsæ, Hésychius; le composé éxeuziouar, « titer, toucher, saisir », donne le autour », Od. 20, 152 (cf, auseudaxyro, Quint. Sm. 9, 428) soit une forme du verbe paiopa:. D'autre part, le verbe piopa:, pupa: n'a que des formes de futur truadoserat, JI. 4, 190, et les formes d'aoriste inepzssar', Od, 13, 429, inıpaosäuevo;, Od. 9, 446, iriuassauévr, Od. 19, 468 et 480, tr}... pácaoda:, servé une forme pussaro, On voit que si l'on rattache luäsazo á la racine *ma/d-, Od. 11, 591 ; il n'est pas sûr que l'impératif aoriste aupındäsache, « essuyez tout « faire effort pour atteindre quelque chose », il reste des difficultés. présent (uwuéva, Esch., Cho., 45 et 441 : chœurs); cependant, Hésychius a con-

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R. FOHALLE la même manière): 2723, 355, 45 2uvÁpes, 356, 10;rædsistes, 357, 21; mais éxcurwss: et non extends, 355, 13-14; Satoften et d’étonnant, mais les manuscrits nous livrent un féminin tassz, 2 non &arası, 357, ¿a5a, mais cf. Lois de Gort. VIII 47, tarta: = tasex; dor. arc. 3 uz 357, 16—sans doute éascz, forme dorienne (parfois, tis«— 3° Thèmes en -s-: voir contractions. tasca = *ifc]-nr-ya, participe athématique; cf. tres, T. ARTICLE. — Aucun exemple de l’article <s!, sai. d'Héraclée I 117, &vrasaw,id. 104; cf. aussi sk. sat). COMPARATIFS: xápgovz, 356, 11-13-16, et sb napp0v 357, 4 ; PRÉPOSITIONS : noti, 356, 17; Tot, 355, 10; On a rare, yepsiova (F), 356, 16 et => yiperov, 357,4; mais ysipova (P), 356, 356, 5, bien qu’en syracusain roti reste souvent sans apocope 16; ysipova (F P), 356, 11-14 et ystpov (F P), 355, II. devant l’article (Magnien, 121); zsrigessuéux, 357, 15, et zodap- Notons peitova, 356, 14-16 et uzizvx, 356, 17, formes communes. Verses : 1° Aucun parfait à désinence de présent. pózasdar, 357, 20.21. is, 356, 7. 2° Infinitif actif : Désinence des verbes thématiques, -sv (cf. CONJONCTIONS ET PARTICULES : xx, 355, 5 (correction d'un Magnien, 113 s.) : éxéyzv (P*, ixiya FP"); Xpysv, 355, 12; xaí inexplicable); 355, 17 (correction de leçons impossibles); imapysv (Snapyev P, sxagyz F), 356, 15. 3° Participe féminin : ürapysisx (F), 355, 7, mais dr4eyzu52 356, 12 (ci xa &dövars, correction de ox 235vatog inexplicable); 357, 3 (correction d'un xaí inexplicable). (P), 355,7; Séousx (F, P), 357,9; droàècüzx (FP), 357» 17 cana (Enna F), 357, 19. ai[= et], 356, 10 (at te, correction ; al te P, al se F); 356, 13 (cf. Magnien, 65-66). 4° Verbes contractes : voir contractions. (al re, correction ; al te P, af sa: F); 356, 16 (at ze, correction ; 5° Verbes à gutturales : Les mss. ont &p552; (aoriste employé par Pindare, P., 3, 114) et non &ppiza; (aoriste employé par olze.F P). Alcman, 71 Bergk), 357, 9; mais +2022u5Eas0x, 357, 20.21. et 356, 13, et non xcwavia. 6 Verbe substantif : A côté de ion, 355, 6, on trouve la Notons encore que les manuscrits donnent xowovía, 355, 17, aaa Coxczusion : Il faut d’abord observer que, par suite de la forme de 3° personne du singulier (ou du pluriel? le sujet est un neutre pluriel; or, en syracusain, la règle và Cox cpéyst n'a brièveté et de la nature de ce texte, nous n’avons pas tous les rien d'absolu, Magnien, 132) èvri (zy =: P*), 355, 19; c'est une forme fréquente dans le syracusain littéraire (Magnien, 118). — Linfinitif est Fp.ev, 355, 4; 356, 1-18; 357, 1-3-19.—Le participe neutre pluriel est ¿óvta, 356, 11, forme qui n'offre rien de futurs doriens ne donne aucune indication. examen éléments désirables ; ainsi le futur ne s’y rencontre pas; l'absence du texte au point de vue phonétique et au point de vue morphologique ne fournit pas d'éléments décisifs. La plupart des traits doriens sont peu significatifs : ce sont des caractéristiques bien connues,

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dont un faussaire pouvait se servir sans danger pour donner une couleur dorienne à son œuvre. Il y a pourtant deux ou trois formes qui prouvent que l'auteur connaissait bien le dorien : xappuv, rolapyiiacdar, dxxx et surtout le participe féminin ¿3o0a. “Mais sur plusieurs points le texte s’écarte du dorien, et ceci 39 paorevets. C’est la racine du verbe paisux (*ma-s-yo-), « désirer vivement, rechercher avec ardeur » (voir la note2 de la page 34); cette racine *m>/ä- fournit de nombreux mots : yazpar, püyat; avec l'élargissement s : patzpat, parted, etc. ; avec l'élargissement t (le 1 peut-être dû à des mots comme sè yär25): patedw; “parce n’est pas encore probant : le cas est le méme pour les textes que ou éolien *p4rryu: dans la forme pirr;, Théocrite, 29, 15 ; pxzei‘ M.Magnien a étudiés et les manuscrits ne sont probablement Cnet, Hésychius ; sì yatss; pathe, parmpsós:», conservés par pas les seuls responsables ; la langue du 1v* siècle était en pleine Hésychius ; et il en faut de beaucoup que tous ces mots soient évolution. Jusqu’à présent, nous ne pouvons donc nous prononcer doriens : pizioua: et pazzów sont des verbes homériques et poéni en faveur de l’authenticité ni contre l’authenticité ; à notre avis, tiques; 75 42735 ne nous est connu que par Hippocrate. l'examen du vocabulaire est plus décisif. Le verbe pasted est généralement emplové à l'actif; sauf un exemple dans Philostrate, le moyen n’est attesté que dans le texte II. — VOCABULAIRE. du pseudo-Archytas et dans notre texte; on hésite à admettre une simple coïncidence, d’autant que de pareilles concordances Nous ne pouvons songer à étudier tout dans cet article. Prenons les faits principaux. ne sont pas rares dans les fragments pythagoriciens. Dans notre passage, le verbe est uni à omfalópevos : faut-il dire qu'un des Un mot pourrait être considéré comme dorien : c'est le mot deux verbes a entraîné l’autre au moyen? Mais 122%, verbe pasreusnevos, 355, 5. Le verbe pacresery = Inzeiv est bien attesté rare (voir plus loin), ne nous est attesté au moyen que dans ce et on le trouve notamment dans des textes doriens (cf. Gautier, passage-ci et deux pages plus loin (357, 14); là, est employée la La langue de Xénophon, p. 34); par exemple, Archimède, De spimême forme de participe, unie cette fois à ¿gauycópevez, qu'on ne ralibus,p. 2(édition Heiberg); notons qu'il est employé aussi dans trouve pas ailleurs (voir plus loin). 11 semble que l'auteur de un passage considéré comme apocryphe d'Archytas (Stobée, Eel., notre texte ait une prédilection pour le moyen; quand il a le I, 722 s.= Anthol., I, 41, 5,p. 283, 1. 9, Wachsmuth) et dans un choix entre l’actif et le moyen, il préfère le moyen : s5pstzs, 355, fragment d’Hippodamos qui a été étudié par M. Delatte (o. c., 5 ; ivorioxro, 355, 15; igépsre, 356, 10-14 (où le moyen a bien p. 131). Plusieurs mots parents sont aussi bien attestés en dorien: son voir le lexique de Van Herwerden, aux mots past#pes, péozpor ; 357, 153 zobappitacdar, 357, 20.21 (mais plus haut, teapuiter, Archimède, De spiralibus, p. 2 (édition Heiberg), emploie le mot 357, 16); on dirait qu'il choisit de préférence un verbe « déposens); peut-être surnaranzesuevss, 357, 10; momizepepéva,

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LA LANGUE D'UN TEXTE 4 DORIEN » 41 nent » : Epyatépevos, 355, 8; ayéechar, 355, 11 (au lieu de äpyev le type en -4Zw se substitue au type en -4w, avec lequel il a des que le parallélisme réclamerait, cf. ligne 12); éuzoaro, 355, 13. formes communes, mais on trouve ouvnyop&lo, au lieu de cuvy- Nous ne croyons pas que cet emploi du moyen soit caractéristique -poplw ; ScErktopar, au lieu de detisopar; Erdislopa, au lieu de du dorien; nous ne pensons pas non plus que ce soit un trait tEvisouar (Mayser, p. 466). De la même racine *szı£-, le verbe de l’époque hellénistique : le moyen a subsisté, mais il n’a pas pris plus d'extension (cf. Thumb, Die Griech. Spr.im Zeitalter des Hellenismus, p. 127 s.; Thumb, Handbuch der Neugriechischen que la création de verbes en -aïw est aussi une caractéristique Volkssprache, p. 106-109). C'est peut-être un caractère particulier du moyen, le lecteur est prié de se reporter à ce que nous avons à l’auteur. dit plus haut (p. 39 s.). De quelle époque est le mot orıiaföwevss, 355, 4.5 ? Le verbe cubálw n'est guère attesté. Hésychius nous donne ¿srifaxa" remareuxx. Dans les scholies de Théocrite, 7, 67 (passage où est employé le mot ons), on trouve le verbe au passif, avec le sens de « étendre comme lit ». Notre texte présente le seul emploi du crorbitw, « entasser », est tardif aussi. Il faut cependant remarquer du dialecte sicilien (voir Magnien, o. c., 119-120). Pour l'emploi Ces deux mots nous laissent indécis, mais le texte offre beaucoup de mots tardifs. La langue hellénistique aimait les « abstraits » en -e15 et elle en a créé un bon nombre (Mayser, 437 s. et 447). Notre auteur en a employé quelques-uns : verbe au moyen, et le sens de « suivre la trace, rechercher » ne Brazio paste, 355,6; Platon, Aristote, Plutarque ; nous permet pas de le considérer comme un dérivé de cuzás : il a été formé sur otifo¢ = iyves, mot bien attesté dans toute la littérature, particulièrement dans les textes ioniens et en poésie. Le verbe czsifw, que l’on trouve déjà dans Homère avec le sens de « fouler aux pieds », se lit une fois dans Théocrite, 17, 122. Pour le sens de « explorer pas à pas », on a la forme de parfait passif écziéyta: dans Sophocle, Ajax, 874. Tardivement a été créé le mot orióców, que Plutarque emploie trois fois. Il semble ppivasıs, 355, 8; txtinwats, 355, 13.14; mot tardif : Septante, Josèphe, etc. ; <ávis > (suppléé), dpacis, yeisis, Eczpacte, 356, 1 et 2; turis, 356, 5 ; mot tardif : Septante, Nouveau Testament, etc. ; cf. le substantif cuurkfgwas employé par Aristote, Plant., 1, 2, 12, mais surtout à l’époque hellénistique : Polybe, Septante, papyrus (Mayser, 438); tuxda@pwets se trouve dans un fragment du epi xodtretas attribué à Hippodamos (Delatte, o.c., 131); bien que le verbe oufitò soit aussi une création tardive : Oswots, 357, 8; ce passage est, à notre connaissance, le seul l'époque hellénistique a formé pas mal de nouveaux verbes en -eüw texte grec où ce mot soit attesté, mais il nous est défini par un (cf. Mayser, Gramm. der Griech. Papyri aus der Ptolemaerzeit, p. 463) et surtout en -z¢w (Mayser, p. 464-5) ; non seulement passage de Cicéron, Tusc., 4, 9 : « Quae autem libidini subiecta sunt, ea sic definiuntur ut ira sit libido poeniendi eius, qui

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Le dérivé en -adıs5, tery$a2ws, 355, 6 er 7 est un mot tardif et il n'est attesté qu’en poésie (Oppien, Anthologie Palatine). Ce n'est pas le seul mot poétique de notre texte : signalons aussi le verbe wtèsux: ou uxtzua (voir la note 2 de la page 34), 355, 13, la forme tuqzt/éx2t1, 357, 18, et surtout le verbe 27220, uideatur laesisse iniuria, excandenscentia autem sit ira nascens et modo existens, quae Oóywo:z Graece dicitur, odium ira inveterata, etc. »1l semble donc que c’était un terme employé par les philosophes grecs à l’époque de Cicéron. M. Delatte croit que dans notre texte ce mot pourrait être un démarquage de la psychologie 357,2, qui mérite d’être étudié un peu plus longuement. platonicienne utilisée en cet endroit. 'Onadiet, 357, 2 : C’est le résultat d’une correction : les deux La xo a multiplié aussi les substantifs en -tx (Mayser, 424 ss. manuscrits essentiels donnent Kal piv Euivsix ig nat ipoosooiva óma Bel tk voudra darás, ce qui n'a aucun sens; la correction et 446); nous ne devons pas nous étonner de trouver dans notre texte : =) faite par Heeren ¿mañei =% sorzizz è. est tentante; rzèéet dorise tEepyaciz, 355, 14; mot assez tardif : Théophraste (« travail du sol »), Polybe, Plutarque, etc. (ici, uni à éxtizmots, avec valeur d’« abstrait ») ; ¿moracía, 356, 9; mot tardif: Polybe, Athénée, Plutarque, Diodore 43 de Sicile, etc. (perá tives voum nal fugpoves “n rhduoe ériorasias). est davantage le texte. L'emploi du verbe ózatiw, dans ce passage, le mot est fréquent dans tout À fait curieux. Sous la forme 743d, ; il se trouve dans Hésiode ; il apparaît aussi dans quelques Homère textes poétiques, toujours dans des passages de grande envolée : Eschyle, Agam., 426, passage du chœur, « mr27:1; imabcio inves xenei0ers » (la forme résulte encore d'une correction, les mss, Le suffixe -=wp, employé pour former des noms d'agents, sons que par lui. Autres dérivés tardifs de la même racine : ont $x23:tz, mais elle paraît s'imposer; M. Mazon l'a admise); Callimaque, Hymne à Délos, 19, passage vraiment épique. En prose, le mot ne se trouve pas une seule fois : le verbe appartient Exidexréov, EmiFextinses, Ember tios. au vocabulaire épique et est ionien, semble-t-il. Si nous exan'était pas mort à l'époque hellénistique (Mayser, 445 et 447) ; notre texte offre le mot èmixzwp, 355, 15, que nous ne connais- A l'époque hellénistique, le suffixe -5iv, est un suffixe mort (Mayser, 439 et 446), mais certains mots en -civy, ont été très employés; notre texte offre deux composés de -g¢scivy : grhoppasiva, 355,9; Homère, Hérodote, Platon, et quelques fois dans Plutarque (ici Epwrx xal gthopzoedvar); spoppocdv2z, 357,2; Homère, Apollonius de Rhodes, etc., et la prose tardive (ici dpsvote 115 nai ipogposiva). ra minons les mots de la même racine, nous arrivons à une conclusion identique: èr4wy est poétique (mais deux emplois et peutêtre un troisième dans Hérodote, sous la forme iz£uv : IX, 50, sr et V, 111); mais, ionien 57255, se trouve dans Homère, dans Pindare, chez les tragiques, et ne nous est attesté en prose, à la bonne époque, que dans deux passages de Platon : Philébe 63 e, Phedre, 252c ; le verbe iräw, « faire suivre » est encore

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FOHALLE 45 plus typique : il est attesté bien des fois, mais jamais en prose *. signifier « en examinant » ; Nupreiber piv y2p 5 vio; dpavyosne C’est un poéte épique qui a créé, semble-t-il, pour des raisons vOg..... Esauyodpevos nat ovutaltiuzvos. On a songé à team eta rythmiques, la forme dérivée ärn2esw : Apoll. Rh. 4,675 et 974. Il existe un autre dérivé formé sur éza3éu, et il n'est attesté que que l’on trouve deux fois dans Plutarque (Mor., 376 f, 599 f) et le dans un texte de prose, mais précisément dans un texte attribué aussi à un Pythagoricien et non moins suspect que le nôtre : Stobée, Ecl., II, 8, 24 (vol. II, p. 157-8 de Wachsmuth), Kpizwvec Iludayspetou Ex 703 Ilepl ppovhouss : ..... iva vag pi Buvápos nai $ ay eton a rapproché papavyéw, « avoir un éblouissement », cm.” substantif correspondant papavyia, « éblouissement », qui apparaît pS— dans un texte attribué à Archytas (Stobée, F/or., I, 196 = vol. I, p. 149 de Hense); dans ces passages, le sens n’est pas douteux. Remarquons d’abord combien est chancelante l’&tymologie papa.- waroyäg tv ayabóy abtdg (l'homme) atsıas fy, st: Dini ratte +d et pagzoyía par une racine “zz, appartenant au verbo jazz Txpoppacios nat xar'dp0ov Adyov Snadiicres è Oedc, Le mot a été créé ou au verbe vaguzipw, et le substantif 25-74. La composition par pour faire pendantà rapépumais : rappelons encore que le grec de un verbe et un substantif est indo-européenne, mais le premier la xouvy, a multiplié les « abstraits » en -o15 (+225eurmx lui-même terme est alors au moins un thème verbal, et non une racinc, apparaît pour la première fois dans Xén., Hipp., 1,25, et comme semble-t-il (cf. Meillet, Introd., 5° éd., 251; Wackernagel, Altinvariante, Cyr., 1, 6, 19; or la langue de Xénophon, par plusieurs dische Gramm., II, caractéristiques, annonce déjà la langue de la zo: : cf. Gautier, verbes qui aient servi comme premier élément : en dehors des La langue de Xénophon, p. 66 ss.). Ainsi ces deux textes de prose formes désidératives en -s1-, on connait surtout xy: (35%, 1, 85). En grec, on ne cite que quelques attribués à des Pythagoriciens renferment un mot dontla couleur dey-), puyz-, zthe-, etc., et si en Égypte, à l’époque hellénistique, poétique ne semble pas douteuse. Or, l’étude des papyrus de ce genre de composition devient assez fréquent, ce sont toujours l'époque hellénistique montre que la xsv a subi fortement "influence de la langue poétique (cf. Mayser, 0.¢., 24 ss., et en les mêmes éléments qui reviennent; ils sont cristallisés avec leur particulier, 27 ss.). 0.¢., p. 469 s. et aussi p. 508). Dans ce genre de composés, le valeur: 227, = le -principal, le -chef (cf. all. « Erz » : Mayser, Deux mots méritent encore d’être examinés d’assez près : déterminant suit le déterminé : 45y£-ux2:5 = « qui commence le Spavyobpevos, 357, 7 Ct 13.14 3 deavyabetow, 357, 15 (Épauyamal». 1] ne faudrait donc pas comprendre : « lumière qui consume afstaw FP) : Le mot n'est connu que par notre texte; il doit [la vue] » (pagaívo) ou « éclat qui brille, qui rayonne » (pzzuzizw), mais bien : « chose qui consume la lumière des yeux » 1. Dans le passage Od. 6, 181, ce verbea comme complément le mot Öpoppossvn qui est le sujet dans notre texte et qui parait bien étre aussi un (sens possible de a3y%), ce qui est artificiel, ou « chose qui éblouit mot poétique : voir plus haut, les yeux ». ce qui ne peut convenir parce qu'on force le sens de

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papuatow, qui n'est jamais transitif. — Mais le mot « éblouisseon trouve Paoriste passif absolument normal cvyxazarpabr. C'est ment » et le verbe uapuxiso font penser au mot pappapuyi, le seul exemple de xepzvvup. composé avec cuyxaza-. Or on sait 47 « mouvement rapide et qui éblouit, mouvement vibratoire de la qu’a Pépoque hellénistique, on créait de nouveaux verbes comlumière » (déjà dans l'Odyssée, 8, 265) et au verbe pagpapiccw posés et particulièrement des verbes composés avec deux ou méme « briller, resplendir » que M. Boisacq (Dict.étym., p. 611) explique trois préverbes (cf. Mayser, 1, 486 ss.,en particulier 497 ss.; p. 504, comme résultant du croisement de &uxsvyi, « scintillement », Mayser cite 8 combinaisons nouvelles de préfixes, et il signale guxoicow « étinceler, briller » avec pasuae- ; ici, la gutturale fait que sur 162 exemples qu’il a relevés, 96 sont des formations partie de la racine (sk. märicih = « rayon de lumière»).Il y a nouvelles). En ce qui concerne les verbes composés avec cvy-nzza», là un ensemble de mots très proches les uns des autres par la il suffit d'en parcourir la liste pour voir que la plupart d’entre forme et par le sens : sans abuser de l'« étymologie populaire », on eux sont tardifs * : peut suggérer l'hypothèse que pagavyíx résulte d'une « contamidyvout, algo, atuizopar, anchovbsw, coyount, Barnum, Bibl, Sioa, nation » entre ces mots (*papvy%) avec influence de xy. En tout yıyvWoxw, you.gsm, Arabe, divo, Doa, #0, eluacust, Ici, ebbdve, cas, il semble bien que le mot n’est pas une ancienne forme Edw, Caw, Éesyvout, Ovionw, (Dow, fesso, zalvw, varizto, LA govosauvegardée. pin, yodo, xopito, 207710, xocudw, xonuritw, xrácpal, xvAlvie, cuyauranpebuevos, 357, 10 : Cette forme étrange est donnée les composés en suyxz32 des verbes syilw, A), Aoyilopat, Evo, puw, veiw, veto, TArczivw, Seutlouat, telo, , ' La par le manuscrit P ; F donne cuyxatazxpewpevoc, qui n'est pas là he , dotó, Taréw, Turm, TIMTONU, TiVO, TÍTTO, TALE, TOYTÉW, plus facile à expliquer. De toute façon, l’emploi du participe est pío, piatiw, pinto, bizarre, car il n’y a pas de verbe à un mode personnel dans la cynpasitu, oyo, mucpa:, tolów, eya, desilo, dezivo, cedyo, phrase et la traduction fait difficulté. C’est pourquoi les correcgbeisw, PAéyo, poveúw, ypdopar, yovvopi, drstfw. Un bon nombre tions de Heeren, suyraraxspwpevos, de Meineke, cuyxazanepalwy de ces verbes nous sont attestés pour la premiére fois dans Plu- „eos, n’ont pas satisfait Wachsmuth, qui propose dans son apparat tarque, dont la langue a toutes les caractéristiques de la xowí; cuyraranegaler piépos ; dans son texte pourtant, il imprime sans plusieurs ne nous sont connus que par lui: ce n'est pas un « crux » auyxaranpeópevos. Mais, comme le supposait Meineke, hasard. Parmi les verbes que nous n'avons pas cités — ce sont il est possible qu’on ait bien affaire à une formation de participe, les moins nombreux, — quelques-uns, créés 4 une époque plus oSévvuut, ceicua, szizio, stantio, - cy, le verbe principal étant tombé. Il s’agit sûrement d'une forme du verbe bien connu signifiant « mélanger », composé ici avec 1. En parcourant Van Herwerden, on verra tout de suite comme les formations en avyxata- sont fréquentes à l'époque hellénistique. cuy-kxra-; d’ailleurs, un peu plus loin, dans une formule analogue,

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ancienne, ont été employés de nouveau à l’époque hellénistique Delatte, 74) : nous devons admettre l’opinion qui a pour elle les plus fortes présomptions*. 48 (suyxadiornpı, auyxareur, cuyxatopdów), notamment encore par Plutarque (cvyxx0-arpiw, suyual-étopai, ouynad-ifw, suynad-inp, R. FOHALLE. in, GUYAATA-TT EGU, CUY” surxaTaz-Ahlvw, ourarado, currar xar-cbyouat, ou ynar-oméc), et certains d'entre eux paraissent avoir eu à l'époque de la row un succès qu’ils n’avaient pas eu auparavant (cuyxazarwén, cuyxatadéyo, cuyxztacéow). Enfin, il faut signaler que plusieurs de ces verbes apparaissent pour la première fois dans Xénophon, dont la langue renferme des éléments hellénistiques (cf. Gautier, La langue de Xénophon, notamment p. 162) : 20 (Pluou-prab-ctoyo (Plutarque aussi), suyzazarzzio, ouyxxz-77 1. L’auteur désirait vivement s’associer à cette manifestation, mais il s'excuse de présenter un article rédigé en hate et incomplet : chargé d'un enscignement assez pénible qui lui prend le meilleur de son temps, il n'a pu condenser son exposé comme il l'aurait voulu; il a dû laisser de côté I’étude de la syntaxe et ay du style: à ce point de vue notre texte est encore bien intéressant (l'écrivain aime unir deux termes : otibalópevos.,. xat udotiviuevos, vous, ., nai Dixa, yduav xa: ppóvaciv, Egwra nai gihoppoasvav, éxtumoloer mai ifegyazia, elo ila souci de la variété dans le parallélisme: avayza yde, inci ra aedyuzzo Dragesusse ivti, nai va; dy Qui uolsas 7% buy As drapripovs Nur). tarque aussi), suyAaTa-Tassw. CoxcLusion : Nous pouvons appliquer à notre texte la conclusion que M. Delatre appliquait à son étude des fragments d’Hippodamos (p. 131-132); le vocabulaire de ce passage offre des mots poétiques, des formations nouvelles et surtout des éléments hellénistiques; ce sont les caractéristiques qui distinguent la langue de Xénophon (ajoutons aux rapprochements qui ont été faits l'emploi de certains mots composés, cf. Gautier, 0.¢., 157 8-5 le mot gtacszszyiz, 357, 16, qui est surtout attesté dans la prose tardive, est employé par Xénophon, Cyrop., 1, 4, 3). Sans doute, bien des choses pourraient s’ex pliquer par le goût de l’auteur pour le style original et recherché (cf. la note de la page 44), mais ce n'est pas un hasard que ce goût se manifeste par l’emploi d'éléments hellénistiques: l’ensemble des faits nous autorise à croire que Pouvrage est assez tardif. Évidemment, les conclusions sur une question d'authenticité ne peuvent guère être absolues (cf. Mélanges Benveniste.