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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)_J. Bousquer, Les confrères de la Porte Majeure el l’arithmologie pythagoricienne : REG LXIV 1951 466-471. | Le nombre choisi pour le total de ses
membres par la secte romaine (28) l'a été non seulement comme multi ple de 7,
man:
ALS
SO
36° proposition.
¡As
LES CONFRERES DE LA PORTE MAJBURE
ET
L’ARITHMOLOGIE PYTHAGORICIENNE
Nous savons par Ruclide (Elements, VII,
def. 22) ce que les
mathématiciens grecs appelaient un nomb
re parfait : view;
aptluds ear 6 sols dautod udsery tros dv.
Un nombre parfait est
celui qui est égal à la somme de ses partie
s aliquoles, c'est-àdire de ses diviseurs y compris 4. Euclide expliq
ue dans Ja 36°
ces nombres parfaits (1).
Nicomaque de Gérasa (Introd. Arithm., I, 16}
en connaissait
quatre, soil 6, 28, 496 et 8128; en effel
b=1+2 +3,
28=14+24+ 447448,
496 = 4 +24+4-+48 4+ 164 31 + 62
+ 124 + 248, ele,
L'expression générale établie par Euclide est
en notation
moderne :
(20 = 1) 9 a,
où 2" — 1 est un nombre premier.
(1) CI. Tannery, Pour l'histoire de la science
helléne. éd. de 1887, p. 370 et 377
(le nombre 6 appelé « holomélie » par
les pythagoriciens, « suivant les traces
d'Orphée »); Heath, History of Greek Mathematics
of Greek Math. (1931), p. 41-42; P.
H. Michel,
(1924), f, p. 74-73; id., Manual
De Pythagore à Euclide,
Paris
Belles-Lettres (1950), p. 342356. — Voir Martian
us Capella, p. 269, 24 éd. Eyssenhardt (Teubner), et p. 260, 24 : Sesaniu
m vero perfectum analogicumque esse
quis dubitet cum suis parlibus impleatur
? Le nombre 6 fut choisi par Porphyre
pour la division en ennéades de l'œuvre de
Plotin, Vita Plotini, 21 : « J'avais les
54 livres de Plotin, et je les ai partagés en six
Ennéades ; j'eus ainsi la joie de
trouver le nombre parfait six et le nombre
neuf, » (trad. Bréhier).
40 6
um
aticiens ont découvert jusqu'iciqudnuauznee
hém
mat
Les
e
MET.
de plus
parfaits ; les cing premiers, soit unsièc
a
ca
nt
t fure
Nicomaque, étaient connus au xv°1670), le:Ferhui
ayanl fe
mat
lés par Jean Prestet (mort en
ele prouve plus
|
«La > |
|
mais comme nombre parfait, sclon la série établic par Euclide, Élém. 1x,
proposition du IX* livre la génération de
LES CONFRÈRES DE LA PORTE MAJEURE
1
: le fail a
que 2° — 1 est un nombre premiersr ont
élé découverls depuis
tard par Euler. Les quatre dernie
|
N
1886 seulement.
s sont en
Les quatre nombres parfails connus des Ancien
effet, suivant la formule euclidienne :
6 = (2° — 1)2 = 3x2
28 == (2 — 1) 2 = 71> 4
496 = (95 — 1) % = 31 x 16
1) 2° = 127 x 64.
(2 —8
= 2
81
s parfails, connus
Les puissances 7 des autres nombre
13. 17. 19, 31, 61, 89,
depuis Nicomaque, sont respectivement
s n'avons aucun aulosenls
dit-on (1), nounom
N risr lanoudécs ouv
erte des bres parfaits
gnage écrit pou
olaos n en parlent pas encore.s
euclidien: Aristote, Platon, Phil
t parfait le nombre 10, mal
Les Pythagoriciens appelaienmot
, plus philosophique et peli
du
dans une autre acception
nt la somme des quatre premiers
Éta
.
que
gieuse qu’arilhmeti
e de quatre Be c fg
nombres, le nombre 40 formait la « séri
e série comprend les
qu'on appelle la petite Tétractys (2). Cett
respondanis one
nombres dont on forme les rapporls cor
octave (3). Mais le
et
intervalles musicaux, quarte, quinte« parf
» au sula aor
nombre 10 n'entre pas dans la série riétésaite
bien différentes (4).
dien, dont la perfection naît de prop
li
a> Les
; de la Science fgrecque, p. 281-282.
f. p. ex. Abel Rey,, La Jeunesse
yer
cétu
«
Rey.
A.
dit
« amis » nous| font,
les ‘nombres
ps deset nomb
Ron co-m
a
|
|
res ».
agie
‘sti
thèse de P. Kucharski
sa parution, &lalaTHra
t renvoyer, desagor
an nda1950)tn
de:
de
nne
icie
sur la doctrine pyth
{soutenue en
er et
Litt. pythagoricienne das, ,p.pe 104248-268,
(3) Outre A. Delatte, Étudcf.esP.surBoyalancé,
sq.; id.
),
(1937
s
Muse
des
e
Cull
,
|
les thèses d'isidore LévyAnti
|
25,
ig. Class., 1951, p. 421-4
= > sait que È Tetractys est assimilée par le « catéchisme des
1 ciys,
la Tétra
acousina
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)J. BOUSQUET
Cependant, dans le néo-pythagorisme d'époque hellénistique et romaine, on a certainement assimilé à Ja doctrine de
la secte
les
résultats
arithmologiques
acquis
depuis
le
ive siècle et codiliés dans
les Éléments d’Euclide (1). Or
nous possédons, pour Jes temps avoisinant l'ère chrétie
nne,
deux documenis, l'un archéologique, l'autre littéraire, expressément pythagoriciens, où nous voyons le nombre
parfait 28
utilisé d'une manière encore plus révélatrice qu'on
ne l'a
reconnu jusqu'ici. Ils ont été déjà rapprochés l'un
de l'autre,
mais nous pouvons faire un pas de plus sur la voie qui
nous a
été ouverte : dans la Basilique de la Porte Majeure, si parfaitement élucidée par M. Jérôme Carcopino, on a pu connaît
re
avec certitude quel était le nombre des confrères : il est de
28.
« Vingt-huit fois, comme Madame Strong (JAS,
XLIV, 1924,
p. 97) a été la première à le remarquer, a été reprodu
ite, à
quelques variantes près, l'image d'un enclos funérai
re que
garde une déesse ou un dieu (2)... L'idée qui vient spontan
étiques » à l'oracle de Delphes, et qu'Apollon est suivant
le
Cratyle (405 c-d) le
Dieu qui préside à la Musique de l'Univers dans la pensée
a des hommes versés
dans l'astronomie et dans la musique ». Un
autre nombre dit parfait est 81,
nombre des années de Ja vie de Platon, cf. Jes
textes cités par P. Boyancé, Culte
des Muses, p. 253. n. 5 et 6: Sénèque, Epist.,
VI, 58 : « ...quia consummasset
perfectissimum numerum quem novem novies
multiplicata componeret », et la
Vie anonyme de Platon, p. 9 W. : Enoev Gt na Éveaurods,
xal & 4 tadtou Secnvac
ón “AtoAdwviaxds Gv cuyyaver ». Suivent dans l'Anonym
e des considérations
sur 9, nombre des Muses, dont le carré est 81,
qui est aussi la quatrième puissance (Suvzpodivagic) de 3, premier nombre
qui ait commencement, milieu et
fin. Sur Pythagore et le Dieu de Delphes, cf. les
textes rassemblés par J. Lévy,
Légende de Pythagore, et J. Carcopino, La Basiliqu
e pythagoricienne de la Porte
Majeure, p. 173, n. 2, p. 381, n. 3. On trouvera dans
le même ouvrage, p. 183,
n. 2, un texte rarement cité de Pline, N. H.,
XXXIV,
d’Apollon Pythien ordonna, au début du ite s... de
les statues de Pythagore et d’Alcibiade, « fortissimo
26, rapportant qu'un oracle
placer aur le Forum romain
Graiae gentis et alteri sapientissimo » (cf. idid., p. 279, n. 7}. Voir
aussi P. Boyancé, ibid., p. 253-261.
(1) Cf
p. ex. dans le traité inédit publié par A.
Delatte, op. cil., p. 168,
lignes 13-14 (cf. p. 173, lignes 34 sq. el p. 235):
è Ez véhetos cag moros xal pdvos
EvGov tig Eex480c vol; olxelore dficospevos
pápes: (A. Delalte cite en note les passages praliéles)
(2) J. Carcopian, op. cil., p. 249-250, Cf.
p. 250, n. 2: « Le méme motif revient
dix fois dans l'atrium. La non plus, ce
chiffre n'a Pas dû être choisi au hasard.
11 reproduit le décade de la divine tétractys, et il
assignerait à chaque groupe
469
EURE3
LES CONFRÈRES DE LA PORTE MAJ
Carcopino, c'est que le monument à l'esprit, conlinue M.
ette insislance appartenait 4
ment où le motif revient avec e
28 sociétaires, cl que
par
une association funéraire formée cer, dans la crypte qui les
chacun d’eux avait tenu à faire pla
une image de la
rassemblait sous l'invocation de he sie allege leur préparecite ensuite l'épigramme
urail à tourede rôlea.». M. Carcopino snislico-romaine;
, placée
:
dait tous
et que
4
.
a
ed
‘époque hellenislico
d'un certain Socrate (d'époq
en téte du curieux livre XIV de VARI
ne
el don!
hologie palatine,
voici (Basilique, p. 255) Ù eux
e ue
ur rejeton héliconien
ythagore, nes dans fa
Polycrate. — Bienheur
a
dis-moi combien d’athlétes tu entra
i na =
aoe ee belles joutes de ta sagesse. — Pythagore
e science
Polycrate. La moitié étudie admirabl
s braves
nature est l'objetiladetio
paci ‘onlqestièL'émeterparnelliele s'e
xerce à la méd n e mn
— "i
ne ie lus, trois femmes, dont Théano est la P
e
pe
ao
awn
silence. Il E la la ambra de mes élèves qui sont aussi ceux
Le manuscrit donne en marge la solution du pr
rr
es
.
.
sp
.
car la moitié plus le qua:
+ plus le
sepblème, qui est 28 : cat en ou bien, car le he
dernier nombre,
SS
es,
po seestoreslaeéplumrens dis! dotinnnguéé e)co: mme 2 + 1 (170% femm
lus 3, égale 2
à
‚es
à reconnaitre, selon lai définiite donca
nous inva
na“épiidamea
e de ses
le nombre 28 sous la forme de la somm
7526105 Vi
héano
tion euclidienne,
tant qu'aptpés gr
compris 1, cest-a-dire en
7)
remarque (p. 256ut-25
E ossi: acoammpare fainoustement
el
l'; avons vu' plus ha , en elfre
2 = x +
mb
no
dh 2° _ 7 x 4. Nous pouvons ajouter que le
sy
q
i =i
28
.
sions " i
=
a
.
;
i
qu e c'estx le
épasser 6. Ajoutons
wil est interdit de
di
lus ancien
Pr sens pythagoricien,
green
ue plus « PE Varithmoe et de acoustiq
de la théologi
e pa
on
sens, ger
des deux
mathématiques utiles
s
nce
ssa
nai
con
des
n
tio
osi
Exp
.
ret
‘So
E
R
E
Vr la lecture de Platon, 1, 32 (éd. Dupuis, 14-11)
(4)
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J. BOUSQUET
470
est à décomposer en
4 +2 + 4 + 7 + 14, et quil.a été
choisi par les confrères de la Porte Majeure eat point soul :
ment comme multiple de 7 mais comme nombre parfait u
M. P. Boyancé (Le Culte des Muses, p. 267), qui er” Jui
aussi l'épigramme Anth. Pal. XIV, 1 et cite les déductions de
Mi J. Carcopino, relève en outre que d'après Athénée (éd.
li I, p. 9, lignes 15-16) le nombre des participants pas
une de Platon aurait été également de 28. On ne
sai
d’ailleurs pas où Athénée a pris ce nombre, qui os semble "ns
correspondre à la réalité (1) : mais dans l'esprit des og
tateurs anciens, le choix de ce nombre a dú toujours être guide
par dA mr raisons, Ajoutons encore, puisqu'il est question
a RE cent les rapports avec le Pythagorisme sont à
tin an pani Di nia que la République (VIII,
)
ameux nombre de la
génératio
des Pps dont Mgr Diès a découvert l'explication defini.
e
(2),
it que « pour la génération divine, il y a une période
pp un nombre parfait ». Quel est ce nombre paria "I ‘atom ne dana pas d'autre explication, etil n’y a aucun
pice a DS si
ane ch
A
,
s'agit de
10,
ou de la série
« eucli-
496, 8128 : à son habitude, il reste dans le
gme, et ne désire sans doute pas
vions la solution (3).
que 1
sini
Peavy qu’ilen soit, il me semble maintenant que le nombre
isi pour le total de ses membres par la secte romaine trouun seul mot qui fasse allusionmi
ta Agenda texte du Banquekt,qu’u
n nombre remarquable est
Nua
pea Eryximaque, Aristophane, Agapie. Phédroe=
a
urs
disco
sept
des
biad
Alci
et
ale
thon, Socr
l'Acade»
ni
ne
PTE
l
r
o,
er
des
ate
Mi ed pinLa = pensi de ce « divin engendré », Batov yewazév, pouro
Procreations Animar er pena d'aprés l'interprétation de Pates |be
(2) Le nombre de Platon, Mémoire
;
: 00x GAAO «amv Beiov vewr<ov 7
A
\
i
il; rapprocher l'Année
parfaite du Timée (39 d)? 7 re mute an nur
emps a
accompli
ms
l'Année Parfaite
ler
lorsque que
hie
| les huit
i révolutions,
i
ayant égalisé leurs vitesses,
4711
de noblesse » (1). Il est beau
vera su confirmation et ses « lettres
lide la perfection du nombre app
que, se souvenant peut-être ré
in », on ait choisi un nomqué par Platon à | « engend div
des enclos funéraires réservésbre « parfait » pour le nombre
salul éler
aux initiés que la mort affranchit en leur onoffrleanttextlee épigraphius », sel
nel: « ego sum mortis el vita(p.e loc
), qui ajoute : « C'est le
que cité par M. Carcopino vie.99-Il100s'ét
terme de Vexischamp de la mort el de la la renaissanendce au
divine. Ainsi le trétence humaine et au seuidelde tombes qui tou
bas-reliefs
pas, auquel méne le chemin une étape sur lerneplaenn éte
rnel; el
autour de la cella, n'est qu' ge vingt-huit fois appliquée sur
dans la funèbre et douce ima l'aube bienheureuse... » Les
ses murs commence à poindrete Majeure passent de la généramembres de la secte de la Por divine gräce à la mort qui les
tion humaine à la généralion
suivant le mot fameux
inité ».
délivre et les « assimile à la Divble
à Dieu, c'est « être juste el
du Théététe (176 b). Etre sembla
»: la belle formule platonipieux dans la clarté de l'esprit
maxime de la secte qui se
cienne n’aurait-elle pu devenir une
raine ? Mourir, ce sera
réunissait dans la Basilique souler
ste, et la perfection de la génisé-à
renaître dans l’immortalitéecéle
nombre des fidèles adm
ration divine est préfiguré par lecett
e « Caverne » platonis
participer aux cérémonies dan
parfait (2).
cienne : vingt-huit, nombre
Jean Bovsyter.
e comme
présenté par PlutarquFlace
sénateurs de Sparte, Lycu
(4) Pour le nombre dessens28 eucl
lière,
R.
13;
y,
,
rgue
n, cf. Vie de sans
un nombre parfait n.au2. Mais le idie
comy
en
30
de
e
dout
est
itif
bre prim
a dû
n
REA, 1951, p. 210 cf. Héronom
qu'o
tard
ssez
dote, VI, 57; ce n'est qu'a
rois,
prenant lesla‘deucoinx cide
nce avec je nombre parfait.on et la Basilique de la Porte
remarquer
rne de Platièrement encore acreplée el souson entre laCumCave
(2) La comparai
, a été dern ienne (1947), p. 51-59; ibid.
ont
F.
par
ord
d'ab
Majeure, faite Schuhl, La Fabulati
Platonic ématique des proportions.
lignée par P. M.la liaison du mythe aveconla théo
rie mathion du Trésor de Cyrene,
p. 45 sq., pour
publicat Boccard, 4952). Pour le
ma
à
oyer
renv
nt
tena
— Je puis déstommain
(Paris, de géamètre Théodore de
hes
Delp
de
lles
Foui
des
Il
e
du
fascicule trésor, construit au ive s. par un disc
du
plan de cel'architecte a choisi les dimentions de 20 iple
Le nombre 40 a été
28
et
Cyrene, 2 pour son utilisation architecturale, maispiedons. reconnaitra encore
multiplié parnombres parfaits 10 et 28.
ici les denx