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D
eL
LA PHILOSOPHIE DE PYTHAGORE
ET LA SCIENCE"
PAN
BORIS KAHANOFF.
miE+FaSjltrs
"20(nAap:
ese
=
à la lumière de la loi du nombre de Pyibagone et de l’évolution des sciences |
20550. a pal de res et lu selence. Hull, Ing
(1948)
sup
qe
oy
rm0,
ste Plus heureux cusuite un disaut seulement ms te rm yen >E
que
2
"a or
ue
A
PH
È
s'appli ti Lita ca a sciences jusqu'à nos jours confirme ces vues. Les mathématl
è pa
luti
ombreux domaines, à tous les phénoinènes mesurables, Il y a des li es
mais,
O tas ang uniquement à nos sens ou à notre conscience), is
pour conjaltre un phénomène, il faut toujours essayer de Jo mesurer.
d’après les Pythagoriciens est «la prison dans laquelle l'unité divine
a renfermé l'univers».
Au début, les Pythagoriciens enseignaient que les nombres constituent
l'essence même des choses et leur sont identiques. Dans cette forme,
l’idée est inconcevable, même absurde. Plus tard, les Pythagoriciens
affirmèrent seulement que le Nombre régit le monde, ce qui dans notre
langage moderne veut dire que le Nombre détermine les rapports des
choses, mais nullement leur nature elle-même, ou les « choses en soi»,
B.
cia à DE
e
di Dove
ogPape, de Puthagore el la science : BIE XXIX 1046:
Ten
Un des plus curieux penseurs que l'humanité ait connus, Pythagore.
puisait à toutes les grandes sources de sagesse à l'époque, entre autres
chez les savants prêtres de Memphis et de Thèbes.
Nous allons évoquer l’idée fondamentale de sa philosophie, qui projette une lumière éblouissante sur le monde et nous en donne une réelle
vision. C'est le primat de la mathématique, ou la loi du Nombre qui
ces dernières étant d’ailleurs inaccessibles à notre compréhension. Les
rapports des choses reflètent donc les rapports des nombres correspondants, et comme ces derniers ils obéissent aux lois inexorables de la
( Communication présentée en séance du 15 mai 1947.
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L'INSTITUT
LA PHILOSOPHIE DE PYTHAGORE ET LA SCIENCE,
D'EGYPTE.
aque pure — placée par Auguste Comte à la base de l'échelle
Pour nous, heureux héritiers des trésors légués par Archimède, Newt
Maxwell, Einstein, l'idée Pythagoricienne paraît évidente e e
banale. Mais il a fallu un véritable génie pour l’énoncer il a “sel
quand la science physique était à peu près inexistante ina
sine à présent le champ de nos recherches scienfifiques est e
loin d'être labouré d'une manière adéquate par les msthöulichen,
De vastes domaines leur échappent encore totalement. Il est stain
cependant que l'idée de Pythagore conquiert le monde de lus pl .
et c est dans l'extension des méthodes mathématiques sinon i jr ite
du moins 4 de multiples branches de nos connaissances que hile
meilleur gage de nouveaux et insoupconnés triomahey de la eam
Gomme plus tard dans la conception platonivienne le monde
d |
phénoménes matériels n'est que le reflet d'un monde idéal, de i A n
dans la conception pythagoricienne les rapports des pbgnombaras m 1 n
ne sont que le reflet des rapports des nombres, ces deux catégories de
pe différant l'une de l'autre autant que different la matière de
i ee, l'imparfait du parfait. Étudier les lois des nombres — la mathématique —, et les appliquer ensuite aux mondes physique et même spirituel
autant que leurs phénomènes s’y prêtent, voilà la meilleure métl de
pour accroitre nos connaissances dans leur forme condensée — la science
11
progrès à l'avenir, nous allons suivre la pensée pythagoricienne
ci jeter Jeter un coup d'œil rapide sur les
et
éta pes principa
inci les dans
l’évolution
in des nombres Non pas dans le sens restreint de la « Théorie
8», mais
alee ares
Ñ
dans le sens général de e 1la
]
mathématique
pure.
pect i : de la nature
ure
des
(
nombres, et d de leurs rapports.
ci “ar quand | homme primitif a commencé à dénombrer dex
a u a
ités de céréales
le récit biblique sur Joseph ramassant de grandes quant
Joseph en a cessé le
pour affronter la famine en vue, nous raconte que(Gené
41, 4g).
recensement «car il n’y avait plus de nombres» d’unse,e seule
et unique
Le stade suivant comporle déjà la reconnaissance
pour l'Ancienne
‚artie de l'unité. On sait que ce stade est caractéristique
certains origiÉgypte. Mème de nos jours nous avons pu constater chez
des fractions
naires de la Haute Égypte la curieuse habitude de simplifier
décimales, mais à
ordinaires par leur réduction non pas à des fractions ablement un très
des fractions au numérateur 1. Ce qui trahit prob
vieil atavisme.
système des
Plus tard, l'introduction des fractions a compléténousle quali
fions de
nombres qui sont en notre usage commun et que
e-t-il, è s'apercevoir
C'est toujours Pythagore qui fut le premier, ensemblcons
nt notamment
des lacunes dans ce systéme des nombres, rationnetata
l quelconque le
l'impossibilité d'exprimer par un nombre
res
rationnels.
que deux millénai
rapport entre la diagonale et le côté d'un carré. Pres
valeur numérique
se sont écoulés jusqu'à ce que l'on ait reconnu que cette
s
ainsi que d'autres nombres pareils étaient réellement existants et sujet
aux opérations de calcul habituelles.
rique des choses
Ici nous observons un cas où l'exploration empistim
l'idée, l’exprécède leur exploration mathématique, la matileèresouventuledans
toire
périence devance l'analyse. Ce processus se répê , mais génél’his
ment
rale
des sciences (rappelons-nous les lois de Kepler!)
c'est l'inverse qui a lieu.
; ne pour retracer sommairement la genése des sciences et en pronos
x
?
e
I
que e
Pa
245
objets sint, il ne connaissait que des nombres entiers
‚ncore leur limite s’étendait-elle bien lentement. Ainsi, par explo,
leurs variations
On a compris que les nombres rationnels, en dépit deésen
repr tent qu'une
infinitésimales et continues de — co à +00 ne
autre étude («Sur
fraction des valeurs numériques réelles. Dansréune
celte fraction ellele Théorème de Fermat»), nous avons mont itéquede syst
èmes similaires
même est infinitésimale, et qu'il existe une infin numériqu
varient
au système des nombres rationnels, dont les valeuetrstels que deuxesnomb
res
également d'une manière continue de—oo à +00, une mesure commune,
quelconques du même système ont toujours
conque
mais n'ont jamais de mesure commune avec un nombre quel
d'un autre système. Il en résulte entre autres que les cas où deux vale
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Ainsi on est arrivé à la notion des nombres
irrationnels.
Le discernement de nouvelles catégories
des nombres ne s'est pas
arrêté. On s'est aperçu que le terme 4 irrati
onnel» englobe des nombres
de natures tout à fait différentes. D’abord a-t-on
la catégorie des nombres irrationnels qui sont «
dit, qui satisfont à une équation
discerné parmi eux
algébriques», autrement
a" tag" + be"... thr +10
où les exposants et coefficients sont des nombres
les autres catégories des nombres irrationnels ont
entiers ou nuls. Toutes
été dénommées « transcendantales»,
Mais la différenciation de ces dernières, n’ayant
RFArEaAReTnED
BeastrPeaw,
numériques sont commensurables entre elles
sont infiniment moins
fréquents que les cas où elles ne le sont
pas.
=
Sega
"rte
DI
Aiylwe
LA PHILOSOPHIE DE PYTHAGORE ET LA SCIENCE.
l'unité. Certes, ce système a le vice de toutes kes en qe
phiques. où l'étendue d'un point et 1 épaisseur d'une ligne trace sont
toujours appréciables. Mais en dehors da ce vice, lu Pa] ra
n'a pas été et ne sera jamais surpassée par son universalil®, car elle
n
|
u
est parfaite (1).
L’apergu de la nature des nombres serait incomplet si nous ne " n
tionnions pas la catégorie des nombres définitivement intro uits dans
nos recherches par Gauss et Argand, notamment, les nombres imaginaires
Ceux-ci se distinguent de tous les autres res par le fait qui ont
une pure création de la raison humaine, car ils n'existent point en réa ite.
Pour donner une idée de l'importance capitale des nombres imaginaires.
il suffit de rappeler qu'ils sont à la hase de la théorie des onrtions
analytiques et de ses multiples applications dans les seiences physiques.
aucun trait positif
commun, n'a pas tardé d’apparattre non plus.
Actuellement nous en
connaissons des nombres logarithmiques.
des nombres fonctions de n,
de certaines intégrales définies, et autres. Mais rien
ne s'oppose à l’hypothèse qu'il existe encore d'autres catégories des nombr
es transcendantaux
que nous ignorons actuellement, mais que l'aven
ir nous décélera, ou dont
nous n'aurons même jamais connaissance.
Nous voyons donc que les nombres rationnels ne
247
constituent qu'un
seul parmi d'innombrables autres systèmes des
nombres réellement
existants, tous les systèmes étant incommensurable
s entre eux-mêmes.
III
en ce
an
issances
€
'évoluti on de nos5 connalss
Après l'aperçu sommairi e de l’évoluti
qui concerne la nature des nombres, tournons-nous maintenant vers
apport» ntnous donnons le sens
i terme «rapport»
N
Au
les rapports de ces derniers.
Nos connaissances de ces rapports débutent par la fonction linéaire
entre deux valeurs numériques r et y, du type
Il n'existe, ou au moins on n’a conçu aucun procédé
d'expression symbolique uniforme englobant tous les nombres réels. Noton
s à ce propos que
le défaut de mesure commune n'est done pas inhére
nt exclusivement
aux phénomènes matériels hétérogènes: il se manife
ste également, il
fait presque la règle parmi les valeurs numériques
abstraites, ce vaste
domaine si homogène, paraît-il, qui appartient au
monde encure plus
vaste d’«idées pures».
u
de «lien fonctionnel» entre les nombres.
y = ax + b
où l'homme s’est familiarisé d'abord avec les cas les plus simples tels
=
b=0
Ensuite on s’est initié aux fonctions circulaires. Les anciens Égyptiens
0) L'universalité de ce mode d'expression graphique des nombres pus ate
Un fait curieux. Comme nous venons de le dire,
nous ne connaissons
aucun système universe] de symboles numéri
ques. Néanmoins le génie
grec a conçu un système universel de représe
ntation graphique des nombres
réels, quels qu'ils soient — rationnels, irrationnels
ou transcendantaux
C'est le rapport de deux longueurs, dont l’une est consta
nte et prise pour
étendue aussi à des symboles numériques. En effet, faisons varier un angle 2 =
manière continue de —7 à +7. Alors la série des valeurs fp $ représentera h
les nombres réels de — co a + co. Quelquefois ce mode
&amme complète de tous
ua
(y. notre
‘
,
T
|
étude
«Extract
graa ion DE
!
d'expression peut s'avérer méme avantageux (v.
phique des racines cubique». Bull. de l'Inst. d'Égypte, 1945), cependant sa g
ralisation nous semble aussi peu commode qu’irréalisable.
.
Page 4
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)è er. de grands progres
différentielles partielles vont cerlaiinement marqu
y ont tellement avancé qu'ils ont pu calculer le nombr
e 7 avec une préciégalement dans les sciences physiques et autres.
sion surprenante, l'erreur étant inférieure à 1% (Ahmès
, 2000 av. J.-C.).
Les fonctions cóniques ont été étudiées surtout par
Leurs connaissances des courbes côniques étaient
Plus tard on a commencé à s’initier aux fonctions de
rches
n
reche
e
leurs constantes
‘
psychologues et autres, dans
i
biologistes,
des «causes» ou desdes lois, lois, se contentaient
up.
B=/(A)
produite au xvn° siècle
lorsque Descartes, Newton et Leibnitz ont introduit des
valeur
s numériété profondément
exploré au siècle suivant par une pleiade d’illustres mathém
aticiens,
en premier lieu par Lagrange et Laplace. On peut affirine
r avec certitude
que nos plus merveilleuses découvertes modernes.
tant scientifiques
que techniques, n’auraient été guère possibles sans
les découvertes
théoriques des mathématiciens cités.
Il faut cependant avouer que malgré ses succès éblouissants
mathématique de nos jours est encore loin d'être
, la science
toute puissante, Déjà
les équations différentielles linéaires de 9° degré aux
coefficients nonconstants présentent de sérieuses difficultés
à leurs solutions, même
au cas d'une seule variable indépendante, et cela
malgré la grande
lumière que Legendre. Bessel et tant d'autres y ont apportée.
Les difficultés augmentent pour des équations différentielles partiell
es. Quant aux
équations différentielles non-linéaires, ainsi qu'aux équations
différentielles d'ordres supérieurs à 9 et aux coefficients non-co
nstants — on
peut dire qu’elles demeurent encore presque inexplorées.
Or en dépit de l’harmonie, c’est-à-dire des rapports simples fréquem
-
ment constatés dans la nature, les phénomènes
naturels sont souvent
des fonctions fort compliquées de nombreux autres phénom
ènes ou
facteurs, indépendants ou interdépendants. Un de ces
facteurs est
nécessairement le temps dans toutes les fonctions qui
comportent un
processus d'évolution ou des variations avec le temps,
comme c'est
le cas, par exemple, dans des réactions chimiques non-instantané
es.
Ceci nous améne A croire que de nouveaux progrès dans le domaine
des équations différentielles à plusieurs variables et surtout
des équations
, ce q
nous exprimons analytiquement en écrivant
à plusieurs variables.
ques infinitésimales et créé le calcul différentiel, qui a
q l
découverir que
souvent de lin
phénomène A est la cause du phénoméne B qui en es
degrés supérieurs
Une immense expansion, on dirait une véritable révolu
tion dans nos
connaissances des rapports des nombres s'est
m
|
Arrétons-nous sur ces «autres» sciences. Dans le passé, les saver
les Alexandrins.
si vastes qu'au fond
les derniers deux millénaires n’y ont pas ajouté beauco
à 2, aux fonctions transcendantales, aux fonctions
249
LA PHILOSOPHIE DE PYTHAGORE ET LA SCIENCE.
BULLETIN DE L'INSTITUT D'ÉGYPTE.
>
Pour nous, Néo-Pythagoriciens, cela ne suflit plus à si uns
su ps
connaître la nature exacte de la fonction f. Comme il ne
de constater que la force d’attraction (ou de répulsion) er a. Ñ Ee
électriques décroit avec leur éloignement, et notre curiosite n ss palat
ent
que par la loi de Coulom) précisant que cette fore let
proportionnelle au carré de la distance entre des 1 ages. | uns
connaissance du phénomène totale et Hjrerensé, sans risa
u aj p “
n
mations. Pour nous, la notion « causalilé» se confond = ce ,
« lien fonctionnel», laquelle est généralement plus compliquée et quelqu
|
on mathématique dans e
“an un exemple d’expressi
Weber-F echner. si cela i “pen “mm n
inextricable.
i
non-physiques citons la loi de
sn
du fait que la rigueur de cette loi est contestée par les psych
Notons encore une catégorie des fonctions fort singulières qu P |
mettent de déterminer des rapports numériques non pes ta) nla
définis, mais probables, la précision du degre de proben té ° ue
étant l'objet des investigations mathématiques. Fondé par n “_
de Pascal et de Fermat sur des jeux de hasard, le mal Dee pro : is
s'est développé — contrairement aux prévisions el mime à
ein
d’Auguste Comte — en une branche mathématique = i plus un
importance. Il suffit de nous rappeler que durant les dernie i iris
quarts de siècle, depuis Boltzman, le calcul des probabilità n e min
men
de modifier radicalement certaines de nos conceptions londa
e découvre encore autreanalytiques, la sciences.
en des "roc6désriqu
es des phénomèn Souvent etablit-elle
;
hysiques.
ment les rapports numé
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Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)BULLETIN DE L'INSTITUT D'ÉGYPTE.
empiriquement des séries de ces rapports entre deux ou plusieurs
phénoménes, dont l'image est donnée par des courbes, abaques où pani
figures nomographiques. Ceci a couramment lieu dans toutes les science
basées sur des méthodes statistiques. Les connaissances que nous on
tirons sont généralement moins rigoureuses que celles obtenues anal ni
quement, car dans la plupart des cas les séries des données empiri nes
sont discontinues, et ce n'est qu'en recourant aux procédés l'inter sola
tion (ou d'extrapolation) que nous attribuons à ces courbes et abat
une continuité hypothétique.
me
Un des objets
de la mathématique appliquée est de déceler les fonctio
analytiques dont les courbes et abaques ne sont que des ima es lus
ou moins imparfaites. Cette branche importante de la mathémat ne
appliquée a pris naissance dans certains travaux de Newton. et ves
grandement développée dès lors.
eta
IV
Faut-il croire qu'un jour la loi du Nombre subjuguera
l’ensemble
de nos connaissances sans exception aucunc? Déjà les anciens Pythagoriciens se rendaient compte que cette loi n'est
pas absolue
universelle. Ils discernaient nettement les phénomènes sujet au Nombre
et partant les plus accessibles à notre compréhension, des phénomènes
qui lui échappent et par conséquent accessibles uniquement è nos se |
ou seulement à notre conscience.
Discernement remarquable.
Nous
|
pouvons
cependant
énoncer l'idée pythagoricienne, sous une forme encore plus
autrement
simple
et
plus précise, notamment : la lo: du Nombre répit les phénomenes men, bles
Get énoncé renferme la loi et sa restriction. Les phénomènes « u “que.
ment» accessibles à nos sens ou à notre conscience ne sont pas mesu ables,
et partant échappent à la loi du Nombre. En effet. nos sons ne ate re
des instruments de mesure et sont incapables de nous rensei sner su I
rapport de deux sensations semblables. Méme les mesures les lus co i
munes, celles de longueur, ne peuvent être relevées Er, a votre
vue, et nous devons forcément recourir à des règles. Nos
nous
thpTo=etayETneAIRiEngMSáoaIeRnTwisn-yKEdN
BeIPnOaACimtRLNeci
LA PHILOSOPHIE DE PYTHAGORE ET LA SCIENCE,
291
quantitatives.
procurent des connaissances qualitatives, mais non pas
Tout au plus permettent-ils d'établir un lien d'inégalité entre deuxB,sensa
le corps mais
tions et d'affirmer que le corps A est « plus» chaud queOr,
ès notre
ils ne les lient par aucune égalité et ne les mesurent pas- d’aprpour
que
énoncé la mesure des phénomènes est la condition nécessairela ThermoJa loi du Nombre les régisse. Nous aurions tout ignoré de
sens:
dynamique si la chaleur était «uniquement» accessible à nosd'aut
res
coup
heureusement la chaleur se manifeste encore dans beaul'acc
phénomènes parfaitement mesurables, par exemple, dans roissement
du volume du mercure dans le thermomètre.
es nonCependant nous n’allons point affirmer que les phénomèn
aire indéniable
mesurables ne se prêtent pas à des études. Il est au contrdonn
ées de nos
qu'il existe des sciences basées uniquement sur des
tique de
sens et de notre conscience. Elles portent le signe caractérisnnue
s et,
toute science — la découverte des certitudes auparavant inco
ce qui en résulte, la faculté de prévoir. Ces sciences nous renseignent.
e
non seulement sur la diversité qualitative des phénomenes, mais encor
différentes.
sur le alien fonctionnel» entre des phénomènes de qualitésNomb
re, les
Toutefois, contrairement aux sciences régies par la loi du fonct
sciences soustraites à cette loi sont incapables de préciser le lien ionnel
entre deux phénomènes hétérogènes. ainsi que de préciser le rapport entre
deux phénomènes de même qualité. Tout au plus peuvent-elles traduire
ce rapport par une relation d'inégalité.
ces
Au point de vue méthodologique, il existe un immense écart entre s,
deux catégories de sciences : les unes recourent à des sentiers étroit
sinueux et incertains, les autres empruntent la voie royale qui mène.
tout droit et avec le minimum de fatigue vers le but final — la Vérité
Ainsi pour acquérir la connaissance d'un phénomène il faut toujours
exsayer d'apprendre à le mesurer, el cela en explorant soigneusement toute
s
à
ses manifestations en dehors de nos sens et que nous découvrons
ologie
l'aide des instruments. Il est hors de doute que la biologie, la psychsecre
ts
et tant d'autres sciences révéleront au monde beaucoup de leurs
le jour où la loi du Nombre leur sera suflisamment imposée.en pleine
Heureusement l'expansion du « royaume du Nombre» est
marche, elle conquiert constamment de nouveaux domaines précédemment
Page 6
Voir dans le PDF(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)incultes, elle s'étend même aux merveilleux phénomènes de notre vie
spirituelle. Mais ce processus d’expansion ne sera jamais achevé, et sa
dernière limite nous reste cachée.
Si cependant cela ne dépendait que de nous-mêmes, nous aurions
certainement souhaité que le scalpel des mathématiciens ne dénude
jamais certains coins mystérieux de notre Ame, et que l'exploration
de ces derniers demeure éternellement réservée aux artistes, aux poètes,
aux métaphysiciens.
V
Nous avons parcouru quelques étapes remarquables dans l'évolution
de nos connaissances sur la nature des nombres et sur Jes rapports de
ces derniers, dont les rapports des choses ne sont que le reflet plus ou
moins imparfait. Or l'idée pythagoricienne du Nombre, telle que nous
l'entendons, se manifeste encore autrement dans l'évolution de nos connaissances.
Certaines de celles-ci sont quantitatives et s'expriment par des formules
d'égalité ou d’inégalité dépourvues de constantes physiques. D'autres.
par contre, portent sur le discernement gualitatif des choses, perceptible
uniquement par nos sens ou notre conscience. Les catégories des choses
de « qualité» nettement différente, que nous dénommons dans la suite
« phénomènes premiers», peuvent être liées fonctionnellement entre elles
à l'aide des constantes physiques. Ainsi, par exemple, la masse d'un
corps et la force de sa gravitation terrestre (son poids) sont des phénoménes premiers, quoique leur lien fonctionnel comportant une constante
physique est rigoureusement précisé.
Or l'histoire mouvementée des sciences abonde en découvertes qui ont
réduit deux ou plusieurs phénomènes premiers à un seul, dont les précédants ne sont que des variétés numériques.
Newton a identifié la mécanique céleste avec la mécanique terrestre.
Maxwell et ses illustres continuateurs ont montré que les phénomènes
d'électro-magnétisme, de rayonnement lumineux, ultracourt, X, cosmique
et autres ne sont que des manifestations des mêmes ondes mais à longueurs
différentes.
et en a précisé rigoureuEinstein a identifié la matière avec l'énergiegine
et demeure à la base
sement le lien fonctionnel. Ce qui est à l'ori révoluti
onner toute notre
de
de la physique nucléaire qui est en train
e des éléments chimiques vont
lennon enfin la conceptionétéclasétabsiqu
lie par Lavoisier, Proust, Dalton,
l'individualité indestructible a
génial Tableau de Menet définitivement consacrée, semblait-il, par le yeux
. La science moderne
deleièv. Or cette conception s'écroule devant nossimples
eee ces
concoit tous les éléments chimiques comme de, soit combinés
en neutrons.
mêmes protons et électrons, soit en état libre
ier phénomène
Arriverons-nous un jour à connaître l'unique et dern
semble des derniers et
premier, la «cause des causes»? ou bien l’en
norons, et l'ignorerons proirréductibles phénomènes premiers? Nous l’ig
la nature des choses
osophie de Pythagore ignodesrechos
poscia La phil
es, seules d ailfait connaître les rapports
toujours.
en soi, mais elle nous
orts obéissent aux lois
leurs accessibles & notre compréhension. Ces rapp
la science de ] espace, la
inexorables de la mathématique. D'abord
rement dites, puis de
géométrie, ensuite les sciences physiquesdesprop
ées mesurables, denombreuses autres sciences basées sur de la donn
mathématique appliquée.
viennent de plus en plus des branches
in sans
Ainsi la philosophie de Pythagore a tracé le grand et éternel chem
du progres scientifique.
Ñ Ù ul
Boris Kawanorr.