Elements de grammaire melancolique

Auteur
Boccadoro, B.
Publié dans
Acta Musicologica
Année
2004
Sujet
MELANCHOLIQUE
Langue
Français
Catégorie
C2 Music
Numéro d'archive
4257

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Université de Genéve A2ST PE (2% LAbaRc B | ad ir Aus los LoGicar ROIS. OPTIQUES DIFFERENTES peuvent relier les disciplines musicales à la réflexion sur la mélancolie : la théorie de l'inspiration, le recours à faction thérapeutique de la musique et la théorie des affects. Une monographie sur le premier point- la dramaturgie du Probleme XXX d'Aristote relue par Ficin — pourrait se borner a une hagiographie des principaux enfants de Saturne que la Renaissance coiffe des idées nouvelles sur le génie artistique. Lhistoire commencerait avec Josquin, musicien solitaire, peu commode dans les rapports avec ses collègues, auteur d'un contrepoint dans lequel Luther reconnaitra le fruit d'une intuition supérieure 4 toutes les règles. Glarean ira jusqu'à lui reprocher de céder à la violence de son imagination (« loscivientis ingenii impetus »)', Le chœur des enfants de Saturne comprendra ensuite Nicolas Gombert, esprit instable, condamné par Charles Quint à ramer dans ses galères pour stupre d'enfant de chœur, auteur d'une polyphonie dense et obscure? il fera une place de choix à Roland de Lassus, esprit rabelaisien enclin au rire et à la boisson, emporté sur le tard par la mélancolie hypochondriaque. On saluera ensuite l'art du concetto, supérieur à toutes les règles, diagnostiqué par Vincenzo Galilei chez le divin Ciprien de Rore, auteur des premières expériences expressionnistes « fin de siècle » ; la « mesta gravita » du IX livre des madrigaux à cinq voix de Luca Marenzio ; le pathos violent et désarticulé de ceux de Carlo Gesualdo da Venosa, prince, madrigaliste et assassin : les larmes de John Dowland, semper dolens. 1 «ll avait un penchant versatile dans toutes choses et la nature l'avait doté d'une telle énergie et d'une telle acuité, que rien ne pouvait lui resister dans cette activité, Mais dans la majeure partie des cas il manqua dans l'observation du mode et dans le jugernent secondé par l'érudition, si bien que, dans certains passages de ses compositions, il ne parvint pas à réprimer suffisamment, comme ıl le devait, l'élan impulsif de son génie voluptueux ; on pardonnera, toutefois, cette légère faiblesse compte tenu des dons incomparables de cet homme ». [Ita in omina versatile ingenium erat, ita naturae acumine ac vi armatum, ut nihil in hoc negocio ille non potuisset. Sea defurt in plerisque Modus et cum eruditicne iudicium, laque lascivientis ingenii impetus, aliquot suarum cantionum locis non sane, ut debuit repressit, sed condonetur hoc vitium mediocre ob dotes alias viri incomparabiles] (H.L. GLARÉAN. Dodekachcrdon, Bâle 1547, R/ Hildesheim, 1969, p. 362). 2 Si c'est à Jérôme Cardan que l'on doit l'indication concernant les demälds de Gambert avec la justice de Charles V, c'est Silvestro Ganassi da Fontego qui parla de Gombert comme d'un « huomo divino in tal professione »(S. Ganassı. Regola rubertina, Venise 1542, 1, 11, p.xii). Sur la trajectoire de l'idée de génie dans la littérature théorique de la Renaissance, cf. €. Lowinsky, « Musical genius: evolution and origins of a concept », Music in the culture of the Renaissance and other essays. Bonnie |. Bracksurn éd, Chicago, Londres, 1989, t. | p.52.

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Source: Acta Musicologica, Vol. 76, Fasc. 1 (2004), pp. 25-65 Published by: International Musicological Society Stable URL: http://www.jstor.org/stable/25071228 . Accessed: 18/09/2013 10:03 Your use of the JSTOR archive indicates your acceptance of the Terms & Conditions of Use, available at . http://www.jstor.org/page/info/about/policies/terms.jsp . JSTOR is a not-for-profit service that helps scholars, researchers, and students discover, use, and build upon a wide range of content in a trusted digital archive. We use information technology and tools to increase productivity and facilitate new forms of scholarship. For more information about JSTOR, please contact support@jstor.org. . International Musicological Society is collaborating with JSTOR to digitize, preserve and extend access to Acta Musicologica. http://www.jstor.org

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de grammaire m?lancolique Brenno Boccadoro Universit? de Gen?ve ? la r?flexion sur peuvent relier les disciplines musicales recours le ? l'action de la lam?lancolie de l'inspiration, th?rapeutique sur et des Une la le th?orie affects. la premier point dramaturgie musique monographie du Probl?me XXX dAristote relue par Ficin -, pourrait se borner ? une hagiographie des Trois diff?rentes optiques : la th?orie sur le g?nie avec Josquin, musicien dans solitaire, peu commode artistique. L'histoire commencerait les rapports avec ses coll?gues, auteur d'un contrepoint dans lequel Luther reconna?tra principaux de Saturne enfants le fruit d'une que laRenaissance coiffe des id?es nouvelles intuition sup?rieure ? toutes les r?gles. Glarean ira jusqu'? lui reprocher de son imagination (? lascivientis ing?nu impetus ?)\ Le ch ur des de c?der ? laviolence enfants de Saturne par Charles Quint polyphonie rabelaisien dense ensuite Nicolas Gombert, esprit instable, condamn? comprendra ? ramer dans ses gal?res pour stupre d'enfant de ch ur, auteur d'une et obscure2. Il fera une place de choix ? Roland de Lassus, esprit enclin au rire et ? laboisson, driaque. On par Vincenzo saluera ensuite 1 sur le tard par lam?lancolie l'art du concetto, ? toutes hypochon les r?gles, diagnostiqu? sup?rieur de Rore, auteur des premi?res exp?riences ? fin de si?cle ? ; la? mesta gravita ? du IXe livre des madrigaux ? cinq chez Galilei expressionnistes voix de Luca Marenzio Venosa, emport? le divin Ciprien ; le pathos violent prince, madrigaliste et assassin et d?sarticul? de ceux de Carlo Gesualdo ; les larmes de John Dowland, da semper dolens. ? Ilavait un penchant versatile dans toutes choses et la nature l'avait dot? d'une telle ?nergie et d'une lui r?sister dans cette activit?. Mais dans lamajeure acuit?, que rien ne pouvait partie des cas et dans ilmanqua dans l'observation le jugement du mode si bien que, dans second? par l'?rudition, telle de ses compositions, passages l'?lan impulsif de son g?nie voluptueux de cet homme des dons incomparables certains il ne parvint pas ? r?primer comme il le devait, suffisamment, cette tenu ;on pardonnera, toutefois, compte l?g?re faiblesse ?. [Ita in omina versatile ac ingenium erat, ita naturae acumine ut nihil in hoc negocio in plerisque ?Ilenon potuisset. et cum eruditione Sed defuit Modus locis non sane, ut debuit repressit, iudicium, Itaque lascivientis ingenii impetus, aliquot suarum cantionum sed condonetur hoc vitium mediocre ob dotes alias viri incomparabiles] Dodekachordon, (H.L Glar?an, vi armatum, 2 B?le 1547, RI Hildesheim, Si c'est ? J?r?me Cardan 1969, p. 362). les d?m?l?s avec la justice de Gombert que l'on doit l'indication concernant de Charles comme da Fontego d'un ? huomo divino V, c'est Silvestro Ganassi qui parla de Gombert in tal professione de l'id?e de 1542, 1,11, p.xii). Sur la trajectoire ?(S. Ganassi, Regola rubertina, Venise ? Musical de la Renaissance, cf. E. Lowinsky, and g?nie dans la litt?rature th?orique genius: evolution a of in Music culture the and the Renaissance other Bonnie ?, ?d., of essays, origins concept J. Blackburn Chicago, Londres, 1989,

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le Parnasse de l'humeur noire fera une place aux ? lamusique instrumentale, fantaisies de Francesco da Milano, luthiste aux doigts ensorcelants encens? par Ponthus Quant de Tyard dans un ?pisode des plaintes de Froberger. c?l?bre de son Solitaire second ; ou encore, ? la prose d?li?e ce floril?ge dans l'?criture n'apprendra rien sur l'expression de lam?lancolie toute sorte embras?e de concevoir l'artiste pouvant de musiques musicale, l'imagination aux caract?res vari?s: de la parataxe fantastique des pr?ludes non-mesur?s aux struc Cependant, tures cristallines du contrepoint franco-flamand. la fantaisie, que lam?lancolie Ilexiste, dans lamusique plus concrets. rations de embrase, Une r?flexion conduirait instrumentale de sur la syntaxe des op? ? des r?sultats l?g?rement une m?lancolie laRenaissance, ? la ratio et aux d?terminations de la forme, math?matiques rythmo?de, sup?rieure sorte d'affectus transvolans omnia praedicamenta qui s'insinue, telle une fum?e noire, dans les interstices Elle jaillit, ore rotundo, des doigts des instrumentistes sur le clavier, selon un conseil bien connu des th?oriciens de de la syntaxe. qui courent sans r?fl?chir lamagie blanche pour capter la gr?ce sans faire intervenir la raison. Comme la Plainte de Froberger ? faite ? Londres pour passer lam?lancolie ?, elle se joue ? lentement et avec discr?tion ? avec un royal m?pris de lamesure, con nobile sprezzatura, au-del? des d?terminations arithm?tiques du syst?me rythmique. r?gulier, dans instrumentales de rythme d?pourvues car elle dit, sans parole et avec Elle s'exprime les plaintes, dans les fantaisies les allemandes et les le langage non verbal du corps, ladiscrezione tombeaux, et la fantaisie du compositeur, laplus corporelle parmi les facult?s de l'?me, quasi-raison, interm?diaire entre les sens et l'intellect. C'est pourquoi elle r?siste ? l'analyse. De cette - est c'est l'essentiel m?me du probl?me -, la th?orie aura quelque mal m?lancolie-l? ? rendre compte. les all?gories de lam?lancolie attire le regard des forme de rapport: le recours ? lamusique, art du juste ? ?extremitas m?lancolique. Une relation peu univoque, cepen La pr?sence des iconographes comme sur une deuxi?me milieu, instruments rem?de dant, relie le temp?rament dans ? lam?lodie. Tr?s souvent lamusique peut se borner ? n'?tre les tensions de l'?me du malade3 ; rien de plus qu'un simple s?datif destin? ? rel?cher plusieurs genres de musique peuvent produire lesm?mes du patient ;et d'ailleurs ilest assez rare que lesm?decins 3 effets, suivant pr?cisent le temp?rament la nature exacte du ch. 17, ? De mania ?) :? il s'agit [...] d'une chose Jason Pratensis (Van de Velde, De Cerebri morbism et digne de notre consid?ration, des plus admirables l'esprit et d'en freiner les affections capable d'adoucir res est et mentem concinnitas [? admiranda temp?tueuses quod sonorum profecto digna expensione, Ainsi Anatomie de lam?lancolie, Paris, ipsius affectiones ?]. Cit? par R. Burton, sistatque procellosas de Fulda (1499) M?sica, Mem. 6, Subd. 3, t. Il, p. 926. Cf aussi Adam I,M. Gerbert, Scriptores de dormitare facit vigilantes M?sica medii aevii, S Blasien 1784/R1990, III,p. 334: ? m?sica excit?t durmientes, ?molliat, 2000, exsanat melancholiam

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mode ? prescrire. On de laquestion. Mais musicale. Confront? ? la n?cessit? aux literati victimes ? joviale ?, musique ? injures de Saturne, Ficin n'aurait pas cach? son embar le paravent d'une terminologie d?lib?r?ment ?vasive, telle que ? ? ? voluptueuse ? douce ?, ?, l?g?re ?, simple ?, ? v?n?rable ?, ?, ? ?l?gante gracieuse du Spiritus, qui demeure ne peuvent que d?cevoir l'historien de lagrammaire de pr?ciser la nature exacte du r?gime de modes ? ficinienne les conclusions prescrire ras, s'abritant derri?re est, en 1956, l'?tude de la seule analyse technique fondateur, dans ce domaine, le texte sait que sur ladoctrine D. P.Walker V des ?, ? apollinienne En r?alit?, Ficin est plus pr?cis, nous : lam?lancolie ?, ? vigoureuse ?, ? vari?e ?. ailleurs4. Reste en effet une troisi?me l'avons montr? comme ingr?dient de l'?criture musicale, dans la th?orie des possibilit? affects que laRenaissance ?rige sur les ruines des doctrines antiques sur [ethos et le pou voir psychique de lamusique. La m?lancolie, on le sait, rena?t au sein du N?o-platonisme ? pythagoriciennes ? : enrichi d'harmoniques philosophique ? une harmonie d'extr?mes Ficin sait r?duire le dosage d'un temp?rament m?lancolique consonants. Il l'identit? ?me-harmonie accepte pythagoricienne num?riques qu'il rel?gue dans un contexte florentin, aux quatre humeurs et au Spiritus responsable facult?s de dans sup?rieures le temp?rament, dans lam?lodie, lamixtion l'?me. ? des sensations, tout en la rejetant pour les du chaud et du froid, du sec et de l'humide l'harmonie de l'aigu et du grave r?pondait, sur le plan sonore, le corps subtil du texte po?tique et en m?me temps ? regarder comme le double psychique de l'?me de l'imagination de l'artiste, incarn?e dans le corps comme a?rien du contrepoint. li?s ? la perception musicale entre L'ensemble des ph?nom?nes alors dans un circuit ferm?, que lamagie sympathique con?oit comme une harmonie : l'?me du chanteur, la ? grande ?chelle ?tablie entre deux extr?mes et une moyenne m?lodie dans fond alors avec laquelle elle prend corps et l'imagination de l'auditeur. Le moule se con au temp?rament: la l'empreinte, la forme r?pond ? la forme, lam?lodie ce m?me affect chez celui qui en est affect? et ce celui que par qui en est poss?d?. Le temp?rament en ses propres mesures dans lam?lodie de l'auditeur ?prouvera du plaisir reconnaissant mais il souffrira confront? ? des formes peu famili?res. Pure question de consonance d'un affect suscitera repr?sentation dernier ne pourra ?tre communiqu? entre le sujet et lemusicien pourra communiquer la l'objet. Sur le plan de la cr?ation, ? l'imagination de l'auditeur en faisant sien le pr?cepte horatien sur l'art de faire pleurer en pleurant: Si vis me flere dolendum est primum ?psi tibi5. Ilpuisera dans le m?lancolie Canzoniere de P?trarque, les Psaumes, ou dans l' uvre de son choix une composi En vertu du principe du decorum, ilchoisira dans tion po?tique comportant l'affect ? rendre. un registre stylistique proportionn? au caract?re 4 Cf. notre P. Gozza 5 Horace, article, ? Marsilio ?d., Amsterdam, De arte po?tica, Ficino: 2000, the soul and the de lamati?re body of counterpoint trait?e, ?lev? si la langue ?, dans Number pp. 99-134. pp. 102-103. to sound,

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est latine et si l'argument est tragique, humilis si le sujet est comique, satyrique, grivois ou autre. Pour ? donner une ?me ? au po?me, selon l'expression ch?re emprunt?e ? choisira sa syntaxe dans les ? lieux propres ? de l'affect ? un imiter. Ilchoisira mode conforme ? lamati?re de son chant ;? partir de la finale de ce mode les quintes et les fundamentum relationis de l'?difice ? iltracera au compas ? son sur il chant moyennant des cadences ; il imitera segmentera quartes lesquelles le compositeur Vicentino, ensuite les affects modales dans contenus dans le texte en introduisant excroissances et d?viations la composition. le corps de ? l'analyse musicale, son et pens?e, m?lodie et affect, font un tout, transformant en une propri?t? lam?lancolie intrins?que aux objets sonores, que, dans une certaine une physiognomonie et non de la des ?l?ments combin?s dans lam?lodie mesure, sur ? isoler la m?lodie elle-m?me, peut partition6. qui ?chappe l'analyse Quant La th?orie la nature exacte ? d?terminer Reste l'aube du xvie si?cle, sile Ficin. M?decin de Saturne et cantor, le premier des M?dias des ingr?dients d'une composition m?lancolique. ? auteur ? m?me de r?pondre ? cet interrogatif est Mar ? Florence, ? ses heures, instrumentiste de Platon, ilest le premier pr?tre de sur le probl?me XXX d'Aristote. Musicus la th?orie math?matique de l'harmonie ?diteur ? se repencher l'?poque moderne ilmanie lev?s au lam?me aisance que sa lira da braccio, dont il joue les yeux ?tincelants Ilconna?t la th?orie musicale de l'antiquit? grecque ciel tel une sainte C?cile en extase. avec mieux de que Franchino Gaffurio, qui acc?de ? la th?orie musicale en annotant en marge son imposant in folio platonicien. ;mieux que quiconque l'antiquit? grecque ? anthropo de d?part de la th?urgie musicale de Ficin est une conception ? sur d'au ?difi?e le d?cloisonnement moins du cinq domaines morphique contrepoint, Le point de parall?les 6 Bien entendu La th?orie ?l?mentaire: une th?orie des tous n'ont pas obtenu de tous les auteurs. esth?tique l'approbation : le sources Damon pour siennes plusieurs revendiquer pythagorisme, ou les dialogues o? lamusique Politiques d'Aristote, agit avec platoniciens, doctrine de susciter des lois de la R?publique. Cette l'interdit des gardiens les d?tails quatre de cette ?'ethos pouvait le livre VIII des sur valeur charg?s de d'Ath?nes, violence d'une l'harmonie, l'?me au point comme dans l'Antiquit? m?me, Sextus qui avaient Empiricus, ? de leur contenu moral. L'humanisme classique parvient harmonique et th?orie et sciences raison et sensation. des passions, concilier math?matique exactes, contrepoint est La r?volution du xvne si?cle ne tardera pas ? s'apercevoir qu'en r?alit? cette synth?se scientifique un mariage le nombre de ses valeurs de raison, qui va se solder par un divorce. T. Campanella prive avait trouv? vid? les ?l?ments des d?tracteurs de sceptiques la th?orie de Ficin et place les effets de lamusique de lamusique le d?terminisme ; il rejette astrologique sous le coup de r?gles et de sur le compte de facteurs ? rationaliser accidentels trop complexes et des passions les m?mes chez Descartes. Th?orie En 1630, on trouve arguments pr?ceptes g?n?raux. un m?me ? partager De facto elles ne continuent de iure, divorcent. lit, musicale, pas moins composition indemnes de l'?criture, qui traversent dans l'habitude et dans les conventions ancr?es profond?ment causales antique les querelles du xvne si?cle.

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une dialectique, 29 une th?orie une grammaire et une physique des harmonique, ?l?ments. Sciences s urs gravitant dans l'orbite du quadrivium, ces disciplines communi commun, caract?ris? par une ?paisseur polys?mique quent en vertu d'un d?nominateur humeurs, : le concept d'?l?ment impairs, des extr?mes num?riques consid?rable (stoicheion, elementum). Une ?tude de vocabulaire les lettres de l'alphabet7, les sons irr?ducti peut montrer que ce terme peut d?signer bles de la voix8, les parties du discours9, les notes de lam?lodie10, les ?l?ments, pairs et des intervalles11, les contraires en conflit dans les corps physiques12. L'arithm?tique extr?mes des les ? ?l?ments ?, pairs et impairs du nombre dans les deux temp?re selon une juste mesure intervalles consonants ; le pair- f?minin ?pouse d'unit?s forme le nombre, l'impair masculin dans la premi?re unit? ;une agglom?ration deux extr?mes forment un rapport (logos), plusieurs rapports se combi num?riques nent dans les syst?mes partiels (analogiai) pour former la trame g?n?rale du syst?me harmonique13. les lettres de l'alphabet antiques comptent en combinant aux rapports, les syllabes et aux progressions pro (stoicheia). Au nombre r?pond la lettre, ses syllogismes. En vertu des consonnes, avec ses le et les discours, portionnelles, analogies voyelles s'articulent dans les syllabes, les syllabes dans lesmots, et lesmots dans le discours, De les math?maticiens plus, comme les intervalles se combinent dans lam?lodie. Et comme Platon dans le Phil?be, Ficin une dans l'organisation logique de lam?lodie image id?ale du processus comme entre et l'un le si l'anatomie de la r?alit? ?tait ? ladialec cognitif, partag? multiple, tique ce que ladivision de la corde dans ses parties est ? la th?orie harmonique14. peut reconna?tre On lagrammaire ? lamusique en vertu de lavaleur ?quivoque du mot de ? discours ? et de ? rapport harmonique ?. La th?orie musicale passe ensuite de logos, synonyme l'aigu et le grave dans la note, deux notes forment un intervalle, temp?re s'articulent dans lemode, les modes dans lam?lodie organis?e15. 7 Platon, 8 Aristote, 9 Simplicius, 10 Platon, d. Crat., 424 Poet., 1456 b22. InCat, 10, 24. Theaet., 206 b ;Aristote, a sgg. Poet.1456 11 Aristote, Met, 12 ; T/m., 48 b, Pol. 278 b Aristote, Platon, La source b. 990 pp. 161-74. 13 Aristote, Met, 986 a 15. 14 Ficin, Marsilio Ficino: The Philebus 15 les intervalles est encore la d?finition, Met., 998 Commentary, par Th?on (systematon syntaxis) lydiens, phrygiens, la langue de la logique m?lodie parle a 28,1059 ;H. Koller, ?d. M.J.B. Allen, de Smyrne, de Berkeley, lam?lodie doriens, articul?s en structures lorsqu'elle combine des nombres ? stoicheion ?, Glotta, 1975, p. 267 (=Ph). comme de syntaxe 34,1955, syst?mes La plus ou moins complexes. elle chante ? faux ? entiers,

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l'acception commune du terme ? ?l?ment ? (stoicheioh) qui convertit : comme en une contraires m?lodie la nature humaine temp?re physique d'?l?ments des humeurs chaudes et froides en proportions variables pour donner lieu ? toutes les Vient ensuite au caract?re somatiques des ?tres vivants, lamusique produit des m?lodies sp?cifique en mariant l'aigu et le grave dans les ?l?ments de lagrammaire musicale16. La le boucle se ferme lorsque l'histoire des mots enseigne que dans la langue d'Hom?re mot melos - racine de ? m?lodie ? ?tres les membres des peut d?signer anatomiques vivants. Ficin qui conna?t bien cette ?tymologie pour l'avoir trouv?e dans un fragment o? [harmon?a (12:9:8:6) est regard?e comme un corps17 peut affirmer pythagoricien en toute impunit? que le contrepoint est un animal a?rien dot? d'une ?me et d'un corps. variantes du ? moi ?, cet animal reproduit l'ensemble des facult?s cognitives le texte po?tique -, ? la puissance fantastique de l'?me humaine, de la raison l'aer ac avec les dans les veines animaux coulent temperatus fractus qu'il partage esprits qui de l'auditeur18. Double psychique En effet lamati?re d'un m?dicament: au ciel que lamati?re est beaucoup plus pure et plus analogue et qui, en un certain sens, ici, d'un air chaud ou ti?de, qui respire encore et de membres d'une certaine de certaines articulations fa?on vivant, compos? m?me du chant il s'agit, est dot? de vie, ?tant un ?tre anim?, et il n'est pas seulement comme porteur appropri?s, comme un esprit un affect, mais comporte aussi une signification, une esp?ce d'animal a?rien et rationnel d?fini comme [...]19. Ilen va alors de et l'intervalle sorte qui v?hicule ?tre qu'il peut l'intervalle du canon de Polycl?te : la note mesure statue. de la La les l'ongle phalangette est ? la parties comme lam?lodie comme lam?lodie, d'un mouvement ; de telle la note est ? l'intervalle ; lamain est ? l'avant-bras, ce que l'intervalle est La phalange s'articule aux phalangettes comme la syllabe longue s'articule aux ce que phalange ? lam?lodie. lorsque le rapport est incommensurable, et de ? surdum ?, sourd c'est-?-dire, - ? ? dissonant ? ? absurde canere ? ? partir de ? a ? privatif latin combin? alogos, absurdum, terme ? la fois ? faux ? et ? absurde ? du point de vue logique et ?. inaudible ?, ? dissonant de l'articulation par conjonction preuve, 1:2 ;cf. Allen ?d., Nuptial Arithmetic: Marsilio 16 ? Republic, continet Barker, 17 18 1994, (=NF) p. Berkeley, harmon?as ipsius diapason II,9, p. 214). GMW, et de la quinte, De Mus, 1139 b, 1140 b, p. 122 Lasserre. Pseudo-Plutarque, ? traverser IIs'agit d'une m?taphore d'une extr?mit? destin?e L?onard en tire l'Artusi reconna?t parti des dans son Trattato, chim?res ? ?l?ments dans s'agissant les madrigaux l'octave 2:3x3:4 = in Book VIII of Plato's sicut intra se duas illas ? de on the Fatal Number Ficino's Commentary Ill, [iii] 90-91, duodenarius, p. 183 :? praeterea ? La source elementa imm?diate est Th?on de Smyrne (?xp., p. 82 ; ? l'autre l'histoire de la pens?e musicale. aux arts visuels. la En 1600, comparer musique ? partir d'un m?lange que Monteverdi compose ? comme des ? squelettes essentielles des modes de les cordes inconciliables. Kepler regarde sceleta octavarum quibus articulantur (? [...] dicamus ? lam vero materia purior est admodum ipsa concentus de modes 19 la quarte ?, Harmonices Linz, 1619, p. 78). Mundi, est similior quam materia medicinae: coeloque suis quibusdam enim aer etiam hic quidem vivens, calens, sive tepens, spirans adhuc et quodammodo verum etiam ferens affectum articulis artubusque sicut animal, nec solum motus praeferens, compositus, ut animal quoddam afferens quasi mentem, significatum ? De Vita Coelitus ?, Opera Omnia, Comparanda (Ficin, Marsilio York, Ficino: Three Books 1989, III,21 p. 358 on Life, Medieval aerium B?le, and Renaissance et rationale 1536, Texts dici possit quodammodo III,21, p. 563 ;C. Kaske et J.R. Clark, New and Studies, 57, Binghamton, (= DV).

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deux br?ves dans le dactyle le corps de lam?lodie dans comme disjonction, dans 3-? : est tout sauf m?taphorique (? doigt ? ). Le rapprochement le t?tracorde s'articule au t?tracorde par conjonction et par les syst?mes d?crits par les th?oriciens antiques de l'harmonie. incarne quelque chose de plus qu'un simple corr?latif anthropomorphi Cette m?taphore du de la concinnitas. Elle est l'expression formelle d'une th?orie que principe esth?tique tant la composition des ?l?ments de la connaissance dans le corps de la gouvernant que l'organisation interne des ?tudes harmoniques. lam?lodie est une mixtion d'?l?ments contraires agglom?r?s m?lodie le temp?rament, suivant un degr? de com : ?tude de analyse s?par?ment la th?orie croissante, Comme que antique harmonique du son, des intervalles, des syst?mes, des tonoi, des m?taboles et de la composition m?lodique. modulante de lam?lodie) plexit? mati?re (transformation et tessitures vocales ?l?ments Si le cadre est exact, conceptuel que Ficin nous invite ? suivre pour isoler la partition est une anatomie de l'animal lam?thode dans de lam?lancolie somatiques dans elle lam?taphore de prend corps. En effet, Ficin a pouss? polyphonique lequel l'incarnation ? ses derni?res cons?quences: dans un passage du Commentaire au Tim?e les traits ilpourvoit d'une ?me et d'un corps de quatre le contrepoint Comme les m?decins dans laquelle plusieurs tr?s savants musiciens entrem?lent certains liquides selon une juste proportion exp?riment?s se r?unissent en une seule et nouvelle mati?res les diff?rentes forme [...], temp?rent des [se. le soprano] suraigu?s le t?nor] comme des mati?res comme notes mati?res s?ches, sa vertu plus de avec vocale, Les quatre tessitures m?decine :au soprano 20 humides se cr?e ? partir de plusieurs, ce que les quatre ?l?ments sont au contrepoint r?pond le feu, ? l'alto, l'air,au t?nor, l'eau et ? la basse, vocales medici in unam formam peritissimi certos plures atque nanciscantur, invicem diversae suecos materiae certa quadam ratione commiscent et ultra vim elementalem coeant, des [se. des qui, en sont ? la la terre21. per quam virtutem inMithridatis confectione et Andromachi est Theriaca quod voces quasi materias musici gravissimas item acutis artificiosissimi, fr?gidas, voces simas quasi calidas, rursus mediocriter et acutas ut siccas, tanta ratione graves ut h?midas mediocriter, ut unam quaedam forma fiat ex pluribus, virtutem quae ultra vocalem contemperant, consequatur ? ? InTimaeum Commentarium ?, Op. Omn., II,xxxi, p. 1455 = InTim). insuper et coelestem (Ficin, :? C'est pourquoi IIs'agit d'un lieu commun bien connu dans la litt?rature th?orique de la Renaissance nous appelons la partie la plus grave Basse, que nous faisons correspondre ? l'?l?ment Terre [...]. Ainsi, il proc?dera le compositeur la Basse de sa composition, tr?s composera par des mouvements lorsque quoque manifestum: 21 comme des mati?res froides, graves [se. la basse] des notes mod?r?ment des mati?res chaudes, graves et des notes moyennement aigu?s [se. l'alto] comme notes tant de proportion qu'une seule forme obtient aussi une vertu c?leste20. ? Quemadmodum novamque coelestem ?l?ments. mirifice similter lents et disjoints ? [? La onde la parte pi? grave nominano il quale attribuiremo alio Elemento Basso, d?lia Terra ?] (Zarlino, cette m?me Istitutioni harmoniche, Venise, 1558, III,58, pp. 238-39). C'est encore comme du contrepoint harmonie d'?l?ments contraires conception qui anime, trente ans plus tard, les des acad?miciens contre florentins la polyphonie. Dans ses lettres ? V. Galilei, Girolamo Mei arguments lamixtion de l'aigu et du grave compare aux oscillations d'une colonne maintenue points cardinaux. (Lettre du 8-5-1572, la polyphonie ? de l'eau ti?de l'affect r?sultant ;assimilant en ?quilibre par quatre cordes antagonistes aux quatre tendues C. Palisca, ?d., Girolamo Mei: Letters on ancient and modem music dans

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les esprits de la col?re23. La basse est Le soprano est chaud22, sec et rapide, comme lam?lancolie froide et s?che, comme l'ardeur. Les voix interm?diaires sont mod? apr?s et s?ches, froides et humides, comme le sang et la pituite. ? preuve la :col?rique, ? rapide ?, ? v?h?ment ? et des plan?tes dans le concert c?leste ? bouillant ?, laplan?te mars g?n?re des sons aigus, ?pres et martiaux24. Lent et retard?, r?ment chaudes tessiture accomplit sa r?volution en une trentaine des ?, ? s?ches ?, ? graves ? et ? plaintives ?. Saturne d'ann?es, les voix lentes, graves, rauques et J'ajoute que nous attribuons et mena?antes rapides, aigu?s, per?antes qui sont au contraire, produisant larmoyantes des notes ? froi ? Saturne ;? Mars celles [...]25 Le son est une qualit? ? intensit? infinie. Conform?ment ? une tradition tenace remontant de l'?re hell?nistique Ficin regarde l'oscillation de la (Aristide Quintilien), aux th?oriciens l'aigu comme (alloiosis, alteratio), selon entre ligne m?lodique cat?gorie de laqualit? tive donn?e le grave et par Aristote to Vincenzo Galilei and Giovanni d?lia m?sica le Dialogo les tessitures antica aux ?l?ments, d'un mouvement dans la lad?finition de latransformation qualita et la Corruption1^. ?tant donn?, au l'affection qu'on attribue naturellement le trait? sur laG?n?ration dans la r?alit? du sujet, et d'un autre c?t? d'un c?t?, la cons?quence de V. Galilei, dans Bardi, Rome, 1960, p. 97, p. 91,93. cf. aussi la paraphrase e moderna, des sources de l'analogie reliant Venise, 1581, p. 82. ? propos le P?re Mersenne renvoie ? Diodore de Sicile (Mersenne, Questions inouyes, p. 153) :? Diodore 1634/1985, aux trois tons de musique, rapporta dit que Mercure avoit eu esgard aux trois saisons de l'ann?e, qu'il a vere desumens. Acutum ab aestate, gravem ab hyeme, medium, des Elemens, la basse ayant son la quatriesme, qu'on en fit le Tetracorde Paris, n'y eut pas plutost ajout? ou contratenor ? l'air, le dessus au feu ?. le tenor ? l'eau, le hautecontre, raport ? la terre, ? [...] est enim [sc.concentus] aer etiam hic quidem calens, sive tepens [...].? Ficin, DV, III,21, p. 358. Au rapport de Plutarque ? l'aube de laphysique pr?socratique. L'id?e d'une temp?rature du son remonte On 22 23 et serr?e des l?vres, mais aurait soutenu que : l'haleine s'enfroidit quand elle est press?e alors elle est chaude, ? cause de la raret? ? (Plutarque, arri?re ouverte, quand elle sort de la bouche les diff?rents De prim, frig, 7, p. 947 f = Anaxim?ne, p 49). En effet degr?s frg. 13 B 1, Les pr?socratiques, de la cha?ne ?l?mentaire, de la glace au feu, en passant par la l'ensemble de densit? de l'air diff?rencient Anaxim?ne l'eau la vapeur. terre, Le son est alors que Nat II, 18 ;Pr?s. quaest, animalium. Les animaux restreint. grave Chaud chez en flamme ap., Sen., trop faible pour se convertir (Anaxim., une trouve dans le trait? De generatione On th?se 23, p. 104). analogue une voix aigu? un volume d'air rapidement lorsqu'ils d?placent d?veloppent et dense, les aul?tes une parenth?se une contamination entre l'eau et le feu. Toutefois de S?n?que des Questions fait dire ? Anaximandre naturelles Un passage est un vent n'est pas ? exclure. sans foudre le tonnerre sto?cienne 12 A produit des voix graves, froid et rare, des sons aigus. Le son est un souffle plus chaud et produisent des sons en pronon?ant les De gen. an., 788 a 15-20. cf. aussi Pseudo-ARiSTOTE, Probl., (Aristote, le souffle qui jouent avec ? ah ? ? ah ? syllabes (aiazontes) 2 vol., p. XI, 13 ;Barker, Greek Musical Writings, Cambridge, 481 (= GMW). On trouve cette 1984-1989, le timbre, dans les Probl?mes d'Aristote, o? la synergie du son et de la temp?rature discussion explique de la voix (Pseudo-Aristote, Probl., XI, 3, 6,11,13,14-16,19-21, l'acuit?, la vitesse de propagation 23, 32, De Mus. Il, 14,10-12, Quint, p. 81, GMW, p. 484. 34, 52, GMW, pp. 85-97. Aristote 24 ;elle d?rive de lavaleur ?quivoque Ficin, DV, III,21, p. 360. L ? acuit? ? du son n'est pas une m?taphore les saveurs piquantes du terme grec oxy, qui peut d?signer l'acuit? des angles des figures g?om?triques, ou encore, sommets les des dans la tradition mol?cules dans la nourriture pyramidales platonicienne, 25 ? 26 acutasque Aristote, du feu. voces raucas, querulas tardas, graves, et ?speras et minaces [...] ?. Ficin, DV, De Gen. et Corr., 319 b 10. lam vero, Saturno tribuimus ;Marti III,21, p. 360. This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions vero contrarias, veloces

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un sujet donn? ily a alt?ration quand, le substrat restant identique et perceptible, change dans ses affections, que celles-ci soient contraires ou interm?diaires. Ainsi l'eau sujet, est tant?t chaude tant?t tout en restant de ti?de l'eau, l'air sortant de la bouche d'un est tour ? tour aigu ou grave tout en demeurant de l'air,et le grand syst?me - est tant?t le substrat ? mat?riel ? (kata thesin) de toute modification modale tant?t dorien tout en demeurant lem?me quant ? ses intervalles constitutifs. chanteur parfait phrygien Le registre est alors ? lamusique ce que le spectre des couleurs est aux arts visuels : la d'une formule m?lodique entra?ne un changement de caract?re27. simple transposition de La doctrine les sensations explique dans la th?orie des affects. joue un r?le d?terminant et auditives. Elle s'applique aux mouvements visuelles, tactiles l'alt?ration de l'?me et du corps qui circule dans le syst?me Spiritus, le n ud pneumatique du patient, m? par ladilatation et la contraction du c ur. L'imagination per?oit Elle du nerveux laqualit? du son lorsque [aerinclusus pr?sent dans l'oreille interne, alt?r? par les sensations, analyse l'intensit? des objets sensibles en oscillant dans l'intervalle continu compris entre couples des qualit?s affectives contraires28. Lorsqu'il se dilate et se rar?fie sous l'impulsion de la Ilcontient ilproduit les mani?res d'?tre les plus vari?es. les ? puissances temp?rature, des quatre ?l?ments ? selon des quantit?s d?termin?es les par proportions musicales29, 27 les ? affections Parmi de la s?cheresse, entre l'affection de et au sujet ?, Ficin ?num?re Ilne supprime pas pour naturellement qu'on attribue et de la rar?faction. la densit? le substrat feu. Le recours conduire ? affirmer qui pourrait ?l?mentaires ?tait un lieu commun aux qualit?s Bo?ce, rapidit? antique. Chez Ficin, le contrepoint vit, respire ?tablie entre les cat?gories de et densit?, et r?unit que, tr?s les attributs autant de la chaleur, la cloison ?tanche en l'aigu, l'air se transforme du son r?pandu dans la physique dans et rar?faction, expliquent l'aigu et le grave Chez les qualit?s ?l?mentaires des ?tres vivants. L'identit? et de la densit? la vitesse des sons puise ses racines dans lenteur toutes la hauteur, de laModernit? ? travers la tradition du De Institutione M?sica Elle rejoint de pr?socratique. :? Motuum vero alii sunt velociores, Bo?ce (De Institutione M?sica, Leipzig 1867,1, 3 23-26, pp. 189-90) alii tardiores, motuum alii rariores alii sunt alii spissiores.[...] Et si tardus quidem fuerit eorundemque ac rarior motus, est sonos effici ipsa tarditate et raritate pellendi. graves necesse [...] Igitur quoniam la physique acutae voces ac raris, liquet et velocioribus motibus incitantur, graves vero tardioribus spissioribus ex gravitate acumen vero motuum laxari ex acumine intendi, detractione quadam motuum acumen aux mouvements, Ex pluribus enim motibus les quam gravitas constat ?. [? Quant gravitatem. uns sont plus rapides, les autres plus lents, et parmi les m?mes mouvements les uns sont plus rares les additione autres les notes aigu?s naissent [...] Ainsi, puisque plus denses les notes graves des mouvements plus lents et plus de mouvement, du grave ? l'aigu par une addition rapides, et une tension 28 des mouvements rares, plus denses il est manifeste et au rel?chement et plus ? qu'on parvient [de cette tension] mouvement. de ce m?me par une soustraction ?]. ? Instrumentum sensus d?bet esse medium inter sensibilia sua contraria, ita ut nec alterutrum habeat, a dulci [...]. Sin sit ex utroque Si spiritus gustui naturaliter commixtum. dulcis fuerit non alterabitur amarus fuerit similiter, neque discemit amarum et dulce confundet, sin ex utroque commixtus, neque ?. (Ficin, ? Marsilii Ficini expositio similiter commixta in interpretatione discernet Prisciani Lydi super De Mus., VI, ?, Op. Omn., p. 1820) [= Theophr] ; Ficin, TP, VII, vi, p. 276 ; cf St. Augustin, Theophrastum nee 29 v, 10, ?d. G. Mazzi, Milan, 1969, p. 521 ;Plotin, Enn., Ill, vi, 2, p. 437 ; Ficin, Theophr., p. 1818. ? Atque suos proportioni rei sensibilis per qualitates ubi proportio qua sensus gradusque ipsius spi constat et consonat, ibi putant voluptatem mirificam ritusque complexio unidque quadrat provenire. unum terre collocant in ipsa auditus complexione Platonici Ergo ne longius ab instituto digrediamur, gradum, aquae vero unum quoque, sed tertiam insuper partem, ignis preterea unum This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM atque dimidium,

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intentiones - des qualit?s sensibles, les images incorporelles aux facult?s sup?rieures de l'?me. On trouve toutes les indications ainsi que les sens parcours de l'information dans Platonicienne: des La puissance des les orbites idoles cieux, internes dans un passage l'humeur aqueuse, la pituite, l'esprit par l'esprit est une vapeur du sang et que le sang renferme et des ?l?ments. cette des humeurs Donc puissances excite les germes des trouvent dans imm?diatement mani?re, en nous ?loquent de laTh?ologie en vue des pluies, les pluies repr?sente d'avance, sup?rieures qui am?nera en mouvement met notre celles-ci humidifient l'air, l'air humect? pituite, c'est-?-dire la pituite, qu'il communique sur le n?cessaires il est la partie o? quatre humeurs, lui-m?me aqueux. Puisque ily a dans l'esprit les quatre de l'esprit provoqu?e par aqueuse puissance vivifiante par la partie o? la puissance poss?de la puissance vivifiante de notre ?me ?veille les images int?ressant la pituite qui se ?l?ments aqueux. Cette puissance la fantaisie et dans la raison ? l'?tat de vacance, de telle sorte que nous repr?sentons les cours la puissance d'eaux, les pluies, des ?tres les hydres, qui cr?era la choiera les anguilles, les chaleurs et etc. De lam?me les poissons les fi?vres met en mouvement sup?rieurs la bile et c'est-?-dire par des mouvements [en grec dans le texte], appropri?s la les dorment dans celui-ci celle-l? la fantaisie bileux, vivifiante, l'esprit puissance images ign?es qui et la raison, de telle sorte que nos imaginons les incendies, les couleurs rouges et jaunes30. gravitant autour de la divination, Ficin n'est pas tr?s explicite sur les cons? reliant lamusique musicales de cette doctrine. Cependant l'?troite connexion La discussion quences ? la physique des ?l?ments autorise le transfert des principes de cette m?canique ? en fonction d'une mixtion sp?cifique l'analyse de la perception musicale. Diff?renci?es les objets sensibles ?veillent dans la fantaisie des images conformes des quatre ?l?ments, ? ? aux des quatre ?l?ments contenus dans l'esprit. Or l'esprit responsable puissances des perceptions auditives partage sa nature avec l'oer fractus ac temperatus qui anime le : ilcontient en puissance la forme math?matique de laquarte, de corps du contrepoint31 la quinte et de l'octave et vibre ? l'unisson avec les quatre tessitures vocales, que Ficin, des ?l?ments au Tim?e, a assimil? ? celles des quatre ?l?ments. Les ? puissances ? la puissance vivifiante de notre dans le contrepoint excitent pr?sentes ?me ?veille dans leCommentaire ;celle-ci de vacance des 30 les ?mages correspondantes qui se trouvent dans la fantaisie ? l'?tat en mouvement le corps suivant la nature l'esprit, l'imagination met L'?vocation des images relatives ? lam?lancolie la traversent32. id?es qui ;? travers appartient arbitran a?ris denique duos. Hinc ergo vim proportions sexquitertie, sexquialtere, duple oriri maxime ? tur?. ?, Florence, 1937, p. 54 (= ERM). Ep?stola de rationibus musicae (Ficin, ? Vis illa supernorum inductura ad pluvias praefigurat coelorum idolorum rotas, hae aerem pluvias ex ea aer udus pituitam movet humorem scilicet aqueum, nostram, pituita spiritum, spiritus cum sit vapor sanguinis et in saguine quatuor parte qua et ipse est aqueus. Siquidem praesertim virtutes. insint humores, in spiritu sunt quatuor humorum Igitur virtus illa spiritus aquea elementorumque a ex ea parte qua aquaticorum nostrae animae semina vis irritata vivificam instigat potentiam pituita sunt ad pituitam in vacante Vis haec suscit?t eas imagines quae vivifica possidet. phantasia rationeque humefaciunt, 31 ut subito cogitemus ilumina, imbres, angues, pacto anguillas, pisces atque similia. Eodem pertinentes, id est bilem, in nobis et cho calores et aestus proceratura vis supernorum choleram, congruis mediis in phantasia haec ?gneas imagines hic virtutem lericum spiritum movet, latentes, vivificam, rationeque et flavos ?. (Ficin, TP,XIII,ii, t, 2, pp 213-14). ut incendia colores rubeosque imaginemur Ficin, InTim, p. 1479.

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alors ? la puissance de la terre v?hicul?e dans l'esprit par le registre grave ou encore, interm?diaires franchis par sa lorsqu'elle br?le, ? celle de tous les degr?s de temp?rature au et la col?re. Cette instable th?se pourra invoquer ; registre aigu r?pond dynamique l'autorit? des anciens: En examinant la passion d'attribuer la voix aigu? la voix selon pensera qu'il conviendra quelqu'un en effet, comme au col?rique. a sa voix de Celui que la col?re l'habitude tendre l'indign?, agite, en revanche, sa voix et parle et de vocif?rer rel?che dans le registre aigu ; l'homme langoureux, gravement33. Elle obtiendra de l'approbation Au la plupart des modernes, sujet de la suite des sons, Galil?e l'une en montant, diff?rences, et aux larmes. seconde ? la tristesse deux y compris des plus critiques. de ceci, qu'il y a avertit particuli?rement Galilei] [Vincenzo se pr?te ? la joie, la l'autre en descendant, dont la premi?re en effet, en dessous la voix grave est La cause est naturelle: la voix aigu? par un mouvement ;donc rapide lorsque elle part vers lemouvement ;quand elle monte, ;c'est la plupart du temps, dans le chant choral, nous terminons dans le lieu le plus bas ;donc pourquoi, et tous la joie perd ici sa force, l? elle est vigoureuse. En effet la pens?e les languit dans la tristesse, actes ;elle vit et est active dans la gaiet?34. lent, en dessus par un mouvement produite la voix descend, du repos elle se rapproche des passions qui est en germe dans cette conception reconna?t dans le son sonore et fera une place, plus qu'? d'une alt?ration du mouvement La th?orie la cons?quence l'?l?ment en soi, ? la notion dans frontation le devenir de relation, au mouvement qualitatif r?sultant de leur con mouvements la forme conflit modulations, m?lodiques, de entre qualit?s modales instructif est la corr?lation ?troite ?tablie par rivales. Un exemple ? leur dimension. La note passe d'un la th?orie entre l'ethos des intervalles m?lodiques niveau de tension donn? ? un degr? plus ?lev? en vertu d'un effort livr? par lemoteur au mouvement sonore ; elle descend suite ? une diminution de ce dernier. Ainsi les l'outrance, les affections sanguines et col? larges imitent l'exub?rance, et larmes. Faute de t?moignages ils la faiblesse les riques. Menus, d?signent pr?cis dans la litt?rature th?orique antique peu prolixe sur l'ethos des intervalles -, cette doctrine ? la l'autorit? de lam?decine humorale et de la Renaissance, revendique pour sienne, intervalles plus et notamment gr?ce ? la th?se selon laquelle les grands pas indiquent l'efficacit?, tandis que les petits pas serr?s indiquent lamesquinerie, : l'avarice, les simulations des malades imaginaires, la ruse et de la dissimulation physiognomonie, et la g?n?rosit? 32 ? L'information dont il s'agit n'est entre le particulier et l'universel, l'?me, min?es livrant aux sens internes :quasi-raison d'essence intellectuelle pas un concept purement log?e sa nature avec les perceptions elle partage des facult?s inf?rieures de ? et encore des images d'essence ind?ter ?, non verbales fantastique au texte de sp?cifier ult?rieurement. qu'il appartiendra po?tique vocem acutam intendens poner? putabit (oxeian) quidem aliquis oportere vocem autem et iratus distendere et acute consuevit loquitur, qui autem remissus 33 du point de vue ? Secundum passionem 34 et graviter = Leipzig, 1983, vol I., p. 25 SPGL). Harmonices Mundi, p. 80. J. Kepler, iracundi. stat, Indignatus et remittit vocem conceptuel, loquitur? (Scriptores Physiognomonici Graeci et Latini, ?d. Foerster,

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Ceux serr?s et efficaces ? grands pas, sont magnanimes ; [ceux qui proc?dent] par petits qui marchent sont inefficaces, et sombres de douleurs simulateurs pingres, mesquins, d'esprit35. une application musicale de cette doctrine gnage ?loquent du p?re Mersenne36. On trouve chez Vicentino pas et dans un t?moi Proportio Ind?termin? affectus) dans assume a?rienne lamati?re une premi?re du contrepoint, le caract?re d'un chant (ethos, dans lanote, suite ? l'arr?t du mouvement d?termination ?, la note qualitatif de lavoix sur un degr? de tension fixe (tonos). ? Stase du mouvement en ce un est est ? est issue la ? de tension l'unit? que musique qui l'arithm?tique, degr? divisible ? l'infini, que l'on peut quantifier et com d?termin? dans une ligne g?om?trique parer ? d'autres hauteurs du m?me genre. La note est nombre et l'intervalle une relation entre deux extr?mes num?riques pairs et impairs. Chez Ficin, laqualit? du rapport g?n? rateur explique celle de l'intervalle ; les deux domaines de la consonance, arithm?tique et sensible, et la consonance co?ncident sous les intervalles traduisent, est une d?finition que purement math?matique (ethos, affectus) bien pr?cis, dans la si la diff?rence rapport alb est consonant la forme d'un affect sph?re des ph?nom?nes acoustiques37. Un = n est un diviseur commun de a et de b, si l'extr?me majeur est inf?rieur ? 4, a b si le rapport appartient ? la classe du genus superparticularis n + 1/n. Ind?pendantes dans les corps physiques, quantit? et qualit? font un tout dans le domaine musical. La m?lodie exerce des vertus pr?sentes dans mine la qualit? des sur l'esprit en vertu de ? qualit?s non ?tendues ? l'unit?, dans le nombre et dans l'harmonie ? 38.D?ter efficaces le ? point, dans un principe que lam?decine des humeurs ses dans les fragments partage avec la th?orie harmonique depuis origines communes, du contrepoint ficinien d'AIcm?on de Crotone et que laconception anthropomorphique ne pouvait relations harmoniques de revendiquer pour sienne. Art de labonne relation, l'arithm? les ?l?ments pairs et impairs du nombre dans les extr?mes tique harmonique temp?re comme la nature m?le les humeurs dans le corps : le caract?re des intervalles, tout pas manquer d'une mixtion est universellement 35 ? Qui 36 parci, parvae mentis Infra, note 68. 37 Dans un texte c?l?bre, la beaut? lorsqu'un dosage sunt et efficaces incendunt magnanimi artifices sunt, dolorum Ficin distingue et obscurae mentis ?gal des forces (isonomia) ; parvi autem et restricti passus inefficaces, ? (Anon., De physiogn, 75, SPGL, II,p. 97). au Banquet, dans le Commentaire Eryximaque de la Beaut? spirituelle qui rayonne depuis les sommit?s de l'existence d'un ? amour ? incarn?, que temps ? de aux ? musiciens Ilappartient des consonances musicales. le pair fait ? l'impair dans les extr?mes ? tels ou tels nombres. Ainsi entre un et d?terminer qui aiment plus ou moins quels sont les nombres le discours tenu par le m?decin que l'on calcule math?matiquement en m?me l'?me du monde. Ilreconna?t un et sept ils ne trouvent un, trois, quatre, cinq et six et ? Insunt tarnen puncto, unitati, deux, 38 longis passibus incolore ils en d?couvrent infime. Par contre, qu'un amour le plus grand entre un et huit ?. virtutibus numero, harmoniae, qualitates aliquae dans le point, dans l'unit?, dans cependant non ?tendues (Ficin, TP, II,43). le nombre, dans l'harmonie et dans This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions un plus grand non ?. Ily a des qualit?s extensae la puissance entre

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mod?re l'opposition conflictuelle des contraires. Sit?t que l'?galit? des droits c?de le pas la limite fl?chit et l'unit? se fragmente en un ? lamonarchie d'une puissance en exc?s, comme de qualit?s antagonistes, kal?idoscope les quatre ?l?ments sous le r?gne de le sphairos d'Emp?docle fragment? dans Ilen va de m?me pour les intervalles, laDiscorde. que l'oscillation de lamesure impos?e ?ventail d'esp?ces particuli?res. ? lamixtion du pair et de l'impair d?cline en un est une des mesures de lam?lancolie math?matique comme En le effet, cons?quence parall?lisme krasislharmon?a, l'interpr?tation logique. ne du Ficin ? engager l'harmonie pouvait qu'encourager anthropomorphique contrepoint, convertissant la notion dans le temp?rament, m?dicale d'isonomia en une num?rique La possibilit? harmonie Pour d'une d?termination de nombres entiers. un bon maintien quatre chaud degr?s chaleur du corps, s'il m'est permis de m'exprimer ainsi, il faut huit parties de sang, le sang est de pituite, deux de bile jaune, une de bile noire. De sorte que, si par hasard un peu plus chaud, et humide en raison d'un degr?, ou peut-?tre la bile aura trois m?me, l'humidit? de la pituite avec la de chaleur et la pituite trois d'humidit? ;par ce biais en effet de la bile pourront se rapporter ? la proportion du sang [...].39 de trois octaves 8:4:2:1. La L'?galit? des droits se traduit ici dans la s?rie g?om?trique de l'harmonie peut prouver que laproportio dupla propre ? cette th?orie math?matique les intervalles les appartient au genus multiplex, le genre d'in?galit? produisant plus parfaits, o? l'extr?me majeur contient lemineur un nombre entier de fois, sans exc?s progression ni d?faut. Pour montrer que l'octave ? contient toutes les consonances ?, Ficin quantifie temperiem parall?les de la chaleur et de l'humidit?. L'expression videtur humide sanguinis referre signifie que le rapport ?tabli par l'humidit? de la pituite avec la chaleur de la bile jaune en raison de trois degr?s trois fois plus chaude - se r?f?re ? laproportion du sang. Une lecture h?tive pourrait se borner ? mettre en rapport m?me les cat?gories les degr?s d'humidit? de la pituite (3) avec la chaleur de la bile (3) et la qualit?, chaude et humide du sang (8). Mais la relation 8:3:3 n'est pas consonante. Reste alors une derni?re une temp?rature trois fois plus ?lev?e possibilit? que trois parties de bile produisent qu'une seule. Dans ces conditions, deux parties de bile g?n?rent six degr?s de chaleur et quatre de pituite douze degr?s d'humidit?. La relation est alors harmonique 12:8:6 = comme la d?claration suivant le enfermerait spiritus (12-8/8-6 12:6), l'indique laquelle les puissances des quatre ?l?ments de l'octave (12:6) de la quinte selon les proportions (12:8) et de 39 la quarte (8:6)40. ? Ad octo partes bona corporis habitudinem sunt. Pituitae qua (ut ita dixerim), sanguinis necessariae forte etiam paulo tuor, bilis duae, atrabilis una. Item ut sanguis forte uno fit gradu calidus atque humidus, cum bilis calore temperiem ; sic enim humor pituitae calidior, bilis tribus calida, pituita tribus h?mida est g?o la progression sanguinis referre videtur ?. Ficin, InTim, II, Ixxxxvii, p. 1481. [Quantitativement: = trois sons ? l'octave. Qualitativement elle est harmonique 12:8:6. Soit: 8 identiques m?trique 1:2:4:8 (parties 6 (deux de : 12 (quatre parties de pituite par trois degr?s de de chaleur) sang ? huit degr?s chaleur) 12:8:6 = re la r? = quinte et octave]. de bile jaune par trois degr?s de chaleur). parties

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L'isonomie ici son sommet de stabilit? et d'?quilibre. Une progression du genre une s?rie de sons toujours diff?rents ; la progression double, en les m?mes sons, trois octaves en proportio dupla : une ligne toujours atteint 1:3:8:27 aurait produit revanche, produit ? droite ?, norme du temp?rament D?s id?al, bien ?quilibr?. des passions comme une s?rie d'?carts ou au d?part d'une figure de base - la progression de l'?me constitu?e du comme le neutre du syst?me, sorte de ? degr? id?al 8:4:2:1 -, consid?r?e lors Ficin peut consid?rer de dissonances lag?n?ration temp?rament z?ro ? de l'apathie. A chaque affect produit par le distemp?rament des humeurs r?pon ? ? l'harmonie musicale. dissidente selon les de dra une excroissance num?rique r?gles On trouve un exemple d'application de ces principes, frappant par son ?loquence, dans un passage du De vita, o? en un nouveau symbole num?rique. rendues tr?s ?troites par conduites sont tr?s m?lancolie ? ramener l'auteur n'a pas h?sit? Le contexte [extremitas m?lancolique :comprim?s dans des est bien connu la complexion les esprits produits par la terreuse, Ils circulent dans l'organisme avec une grande rapidit? ; subtils. comme l'eau de vie, fantaisie. Secs et chauds ? l'extr?me, ils ont tendance et ? multiplier de la les op?rations une ardeur ?ph?m?re ;froids apr?s le l'?me comme la glace en hiver, conduisant ? s'enflammer ils produisent de les mouvements l'ardeur, ils p?trifient au suicide. D?ment par la chaleur du sang et l'humidit? de la pituite, ils sujet temp?r?s une ivresse mentale la chaleur, produisant de longue dur?e. maintiennent longtemps celle d'un fer incandescent ? condition l'humeur noire approche de sang r?pondent deux de bile jaune et deux de bile noire : L'activit? de parties Qu'elle et trop qu'un qu'? huit surtout ? la pituite, pas compl?tement trop froide [se. la bile noire] ne se m?le cependant ? la bile et au sang, au point afin de ne pas refroidir ;mais qu'elle soit m?lang?e abondante, de deux fois plus de sang seul corps naisse ? partir de trois, proportionnellement compos? deux que des deux autres, de telle sorte qu'il y ait huit parties de sang, deux de bile, et ?galement les deux autres enflamment de bile noire. Que peu la bile noire et que, une fois embras?e, quelque elle brille sans br?ler, pour ?viter qu'elle ne br?le et qu'elle ne soit agit?e avec trop de violence, comme le fait d'ordinaire lorsqu'au contraire Une fondamentale anomalie s?rie des mesures 40 ? Atque denique 41 (Ficin, ? Non pr?t?es vero constat instituto unum duos. ergo ERM, p. 54). tarnen misceatur sanguinique adeo ?viter que, les relations ?tablies par les trois termes de cette distingue au Tim?e : la au temp?rament id?al dans le Commentaire sed tertiam insuper vim proportion^ partem, sexquitertie, omnino pituitae, praesertim ut corpus unum conficiatur Ubi octo sanguinis partes, duae misceant compositum. porcione a duobus Accendatur aliquantulum materia durior, dum fervet nimium, ad summum. et pour plus dure lorsqu'elle est trop ?chauff?e, se refroidisse de lam?me fa?on au maximum41. suos proportion qua sensus per qualitates ipsius spiritus gradusque et ibi mirificam consonat, putant voluptatem quadrat provenire. Ergo unidque unum terre collocant in ipsa auditus complexione Platonici gradum, digrediamur, quoque, Hinc elle rei sensibilis ubi proportio que complexio ne longius ab atque une mati?re se refroidit, elle ?Hisatrae vehementius ignis preterea sexquialtere, unum duple a?ris atque dimidium, arbitrantur? oriri maxime ne frigescat. vel multae, Sed bili firgidiori, ex tribus, dupla sanguinis ad reliqua duo pro existant. iterum atrae bilis portiones bilis, duae vel ne quemadmodum solet bilis, accensaque fulgeat non urat, dum vero refrigescit, similiter frigescat urat, et concitet: ? (Ficin, DV, V, p. 304.).

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l'humeur pituitaire du concert des qualit?s humorales, r?duit par ce ? trois. D'ailleurs trois humeurs sont de trop et Ficin s'arrange biais ? un contrepoint une coalition de la bile jaune et termes de la s?rie moyennant ? deux les r?duire pour volont? d'?carter la bile noire contre le sang. En effet, la proportion dont il s'agit n'est pas la quadru - comme = le la 8:2+2 8:2 mais double prouve 8:4 l'expression dupla sanguinis ad ple ? reliqua duo. Interpr?tant ? la lettre le concept d'extremitas, Ficin r?duit la proportion sans un comme creuser sans mesure. et vide central, deux extr?mes, identit? pour y de concilier les extr?mes est ce qui en r?sulte ne pr?tende aucunement une d?claration explicite du Commentaire au Tim?e, selon laquelle deux la proportion Que que d?montre non reli?s par deux moyennes extr?mes une moyenne ils ne s'harmonisent l'on place Que sans m?diation les contraires Mais ici Ficin pr?f?re Tous les attributs, lam?lancolie dentale des contraires : [...] C'est pourquoi au milieu s'entoure renvoyaient d'harmonie lorsque congruunt deux : contraires s'opposent ins?re toujours deux Platon [...]42. vider de sa moelle toutes minime que faiblement aussi entre moyennes interm?diaires, le corps de l'harmonie. les formes mentales, dans son ? des mod?les imposante dualistes all?goriques, trajectoire dans Pour quelle raison ? ou sonores, dont visuelles l'histoire de la pens?e l'antith?se exacte de repr?sentant de deux forces antagonistes occi l'id?al : l'alternance, dans conciliation d'?tats de la? concentra inconciliables, lafigure clinique, psychiques tion ?, chez Ficin, comme oscillation de l'esprit transport? entre l'orbite de Saturne et le antique laph?nom?nologie ? centre ? de et Charybde comme la terre ; le chemin de ; lam?lancolie divine et humaine comme passage dangereux entre Scylla ciel et terre par sa double nature partag? entre le Tasse, l'assimilation de du Christ, ;et enfin, chez la sagesse lam?lancolie ? laChim?re ou ? l'hydre aux mille t?tes. des humeurs, dans ces conditions, se serait r?v?l?e incon eurythmique une formule math?matique, Il ladynamique instable grue. s'agissait d'exprimer, moyennant lemouvement de la bile noire et notamment ind?termin? (apeiron) de son esprit subtil, Une distribution alt?r? dans trouv?e de laqualit? entre ses affections contraires. La solution ?tait toute la th?orie math?matique de l'harmonie, le spiritus partageant bon nombre lacat?gorie dans de ses qualit?s avec le corps a?rien de lam?lodie. Rien n'?tait plus logique que d'imaginer sous laforme d'une confrontation les puissances contraires en conflit dans letemp?rament entre num?riques pair et impairs (2:1) et de concevoir, dans l'intervalle inter lemouvement oscillatoire entre qualit?s affectives contraires comme une ligne m?diaire, et continue divisible ? l'infini. L'expression formelle de ladynamique instable g?om?trique, 42 ?l?ments ? Esto et inter contraria medium: distant itaque, ut poesis canit Empedoclis, quando contraria et maxime et absque medio, minime Plato inter contraria saltern inserit semper media congruunt [...]. Propterea ex verbis eius evidenter duo :quemadmodum apparet ? (Ficin, InTim, II,xviii, p. 1445).

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venait ainsi ? se confondre de l'humeur m?lancolique bien connu dans lath?orie la th?orie arithm?tique vers platonicienne l'harmonie: laDyade math?matiques sans repos, un double les sous-multiples, suite ? ladichotomie les quantit?s par deux points s?pare et s?me aux deux math?matique id?aux, d'importance capitale dans ind?termin?e (dyas aoristos). pairs, laDyade enfante, divisant et redou infini : l'un en direction des multiples, l'autre id?ale des nombres Matrice blant de avec un arch?type des nombres ? l'infini d'une grandeur g?om?trique unifie et accorde, laDyade L'un assimile, extr?mit?s. limit?e divise, des composantes de l'harmonie ? encourageant s'enfermer dans leur sp?cificit?. Principe de division, de l'in?galit? et de lavariation, elle et de lad?formation contient la cause du devenir, du mouvement de l'id?e dans la r?alit? transitoire monde, ladiscorde, des ph?nom?nes le Commentaire dans au devenir et ? r?fractaire en proportions tonicienne, elle particulier, Le partage le penchant musicales ? lamixtion au M?me la g?n?ration de l'?me du harmonique incarne la cause de la r?alit? sensible, sujette Lors de sensibles. au Tim?e, elle ?, principe de le crat?re dans le d?miurge temp?re l'univers. Dans la Th?ologie Pla par les facult?s inf?rieures, vers le l'Autre, que de indique le penchant de l'?me, s?duite ? ind?termin? I'?alt?rit? ? et le ? mouvement de l'id?e dans lemouvement discordant de des facult?s lamati?re corporelle43. inf?rieures de l'?me est alors comparable ? la diffraction de la lumi?re dans un prisme, simple, universellement sur l'infini ? sa base ; ce qui se et ouvert incolore au sommet, divisible, polychrome traduit, du propre la d?g?n?rescence au figur?, en un mod?le de la consonance g?om?trique la dissonance dans en forme de lambda ? partir de illustrant l'unit? : ont l'habitude de se servir aussi bien de figures que de l'?me les Pythagoriciens repr?senter les math?matiques, les ?mes tiennent lemilieu entre nombres parce que, comme math?matiques, se et les formes divines. Ils constituent donc un triangle au sommet les formes naturelles duquel de chaque c?t? trois nombres, trouve l'unit?, de laquelle d?rivent pairs d'un c?t? impairs de l'autre, Pour d'un c?t? d'abord suivant ce rapport: Ils pensent puis neuf, enfin vingt-sept. fonctions de l'?me44. deux, que puis quatre, ces nombres enfin huit indiquent ;de toutes l'autre c?t?, d'abord trois, les parties, puissances, est toujours un infinie parce que la ligne que l'on partage par dichotomie intervalle logique limit? aux deux extr?mit?s par deux points, partag? ensuite en une l'infini participe de la s?rie de segments de m?me nature (1/2, 1/4, 1/8...)45. En outre, La dualit? est 43 ? Si on consid?re ? son propre c'est-?-dire ? la raison, cette raison est elle l'?me par rapport centre, vers les quand elle s'?l?ve ? l'intellect et ? l'universel est dite indivisible, mais quand elle penche cas elle obtient, le premier si je puis dire, l'identit? et le sensible et le singulier elle est dite divisible. Dans m?me 44 repos, dans le second elle subit inversement cette figure en forme Au dire de Plutarque du Tim?e ancien parmi les commentateurs Cambridge, de Smyrne 45 1976, p. 265). Ficin a pu la trouver l'alt?rit? et le mouvement de r?sulterait lambda (Plutarque, soit dans ? (Ficin, TP., XVII, ii, p. 154). le plus initiative de Crantor, in Tim., 1027 d, H. Chemiss ?d., soit chez Th?on de ce dernier, d'une De an. procr. le commentaire in Cic. Somn. Scip., I,vi, 15-18. Comm. (Exp. p. 157) ; cf. aussi Macrobe, ? Les pythagoriciens, de leur c?t?, disaient que l'illimit? est le nombre pair, parce que tout nombre pair - au en deux parties est divisible dire des commentateurs ?gales, et que ce qui se divise en deux la division en moiti?s la division dichotomique, illimit?, puisque ?gales renvoie parties ?gales est, selon

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la prog?niture que celle-ci, matrice de tous les nombres pairs, enfante la propri?t? introduit dont nombres des l'in?galit? oblongs (heteromekeis) prot?iforme des grandeurs continues dans les quantit?s discr?tes de l'intervalle46. parce Dyade C'est de des nombres ?manent impairs ? la suite ?quilat?raux en t?te, sont cens?s les premiers pairs avec le binaire ?tant donn? que les nombres pourquoi, naissent des nombres l'unit? et les oblongs ?tre les enfants du bien, les autres les enfants du mal47. arbitraire, figure dans une tradition tenace remontant parfaitement identifiable en vertu de l'affirmation de Ficin selon laquelle ? les pr?cise, La d?monstration, ? une source ?. Dans un pas oblongs naissent des nombres pairs avec le binaire en t?te identit? la raison de cette ?trange avait expliqu? sage connu de la Physique, Aristote : dans le des rapports oblongs entre le pair et l'infini48 la d?formation gnomon pair49. ? son corr?latif Sur un plan purement formel, l'op?ration prouve que, contrairement nombres sans cesse impair, le gnomon pair croit en modulant ? l'infini. Au contraire, la relation des c?t?s, la proportion la division d'un nombre impair limite le pair, interdisant aux aux ce mais n'est nombres, pas que qu'ils appliquent grandeurs sur la Physique d'Aristote, 455, 20). Commentaire l'addition Ilest ?vident 46 ?gales.[...] ? l'infini ? (Simplicius, Une explication plus d?taill?e :? de G?rase des en moiti?s la division de Nicomaque pythagoriciennes figure dans le trait? de math?mathiques en consid?rant le nombre et leurs successeurs d'origine disciples de Pythagore ou l'identit?, l'Un en effet, dans laDyade l'autre ou l'alt?rit? et dans l'Un lem?me les anciens s?ries voyaient, diff?rent d'une unit?, de sorte que les choses. Or ces principes de toutes laDyade ?tant les principes et c'est pourquoi, et non par d'autres autre par lamonade l'autre est originairement nombres, quand ? autre ? et non on dit d'ordinaire de deux choses, on s'exprime correctement, lorsqu'il est question ?tre form?s les impairs se trouvent il a ?t? montr?, de plusieurs. D'autre par l'Unit? et part, comme on peut dire que l'impair participe, et les pairs par laDyade. Voil? pourquoi lui, de la nature du m?me se forment et non par le pair, de celle de l'autre. En effet, par l'addition des nombres naturellement, et d?cret, d'une part les carr?s, ceux-ci par ceux-l? par la sommation des impairs, de l'un ? l'infini, et d'autre part les reconna?tre ? l'infini. Ainsi doit-on la Dyade des la sommation de pairs, : c'est que ses c?t?s sont dans une fois encore de la nature du m?me participe sur l'?galit?. Au contraire, et fond? immuable reste bien semblable, l'h?t?rom?que rapport, qui de la nature de l'autre ? (II, 17 1-3). h?t?rom?ques, que le carr? 47 ? Cum participe nascantur autem ex imparibus unitate duce binario duce aequilateri fiant, ex paribus illi quidem filii boni, hi vero mali censetur? nimirum (Ficin, NF, XIII 14-16, p. 213). et le pair, puisque c'est lui qui, embrass? l'illimit? c'est selon eux [se. les pythagoriciens], igitur inaequilateri, 48 un m?me ?Toujours limit? par aux ?tres leur illimitation. l'impair, conf?re :en effet si l'on ajoute en arithm?tique les gnomons sans partir de tandis que si on les ajoute identique, en est donn?e par ce qui se produit une figure l'unit?, on obtient toujours autre ? (Aristote, la figure sera toujours La preuve autour de l'unit?, III, iv, 203, a 1). de ? cadrant Synonyme Phys, 49 d'? instrument de connaissance ?, solaire ?, ? m?ridienne ?, et par extension en la repr? une de forme droit ? gamma majuscule, pr?vue pour gnomon d?signe angle figure sur le sable moyennant des galets lat. calculi). Le gnomon est sentation (psephoi, spatiale des nombres Ilest impair si les unit?s qui le d?signent de la proportion de ses deux c?t?s. pair ou impair en fonction Ilest pair lorsque l'un ? angle droit autour d'une unit? m?diane. forment deux c?t?s ?gaux articul?s le mot eux d?passe des gnomons Ilest alors facile de prouver l'autre d'une unit?. que la disposition une s?rie de carr?s, celle des gnomons pairs une suite de rectangles impairs autour de l'unit? produit carr?s les nombres l'addition des nombres diff?rents, impairs produisant toujours (het?romekeis), = 6 = 2X2 :1+3+5 - 9 = 3X3-'-) et ce"e des pairs, des nombres 3x2 ; rectangulaires (2 ;2+4 (1+3=4= = 12 = 3x4...). 2+4+6 d'entre

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le cadre de ses syst?matiquement les galets pythagoriciens rempliront franchissant Moyen ?ge, musicales et notamment Plus la dissonance51. des dans toute l'Antiquit? et le les pages des trait?s de math?matiques la r?flexion sur les causes math?matiques de le cadre de la s?rie progresse, limites50. Durant se complique le rapport dans d?g?n?rant et difformes. L'?volution du gnomon pair ? la simplicit? inversement proportionnelle plus structures progressivement sp?cifiques prouve que la dissonance d'un intervalle est a et l'extr?me majeur du mineur Les extr?mes de l'exc?s (hyperoche52) qui diff?rencie si la diff?rence a-b est un diviseur commun de a et b forment un intervalle consonant produit des consonances est entier. Mais elle donne du vinaigre ? mesure comme lemiel lorsque le la croissante des que progression son unit?. Le module est entier dans l'octave, relations h?t?rom?ques (n+i/n) d?sint?gre le mineur d'un o? l'extr?me majeur exc?de nombre entier (2:1 = 1+1/1) ; ilne vaut plus = qu'un demi dans la quinte, un tiers dans la quarte (4:3 1+1/3), un quatri?me dans la de b. La fusion des extr?mes module douces = et uni?me dans le comma syntonique tierce majeure 1+1/4), un quatre-vingt (81: (5:4 de l'harmonie peuvent alors d?cr?ter que l'octave 80 = 1 + 1/80). Les math?maticiens est plus parfaite que laquinte, laquinte est plus parfaite que laquarte, laquarte est plus le sommet de la perfection dans l'octave ; touche parfaite que la tierce. La consonance rend un effet agr?able dans les intervalles compris entre les premiers quatre termes de de nombres la s?rie arithm?tique ; se v?rifie de mani?re imparfaite dans les mixtions choisis au hasard comme plus frustes (absur (256:243), d?g?n?re dans les dissonances consonances au le des irrationnels. Les dont les extr?mes sein diff?rent rapports dae) et les di?ses. Ficin l'octave, forment un meilleur accord que les demi-tons plus, comme le sait bien pour l'avoir lu dans un passage du R?gime Hippocratique53 mentionn? Commentaire au Tim?e ainsi que dans son Ep?stola de rationibus Musicae54. 50 D'o? des un nombre toujours nombres h?t?rom?ques Si la relation une carr? et in?gaux, Ipr?face, x, 22]. des deux c?t?s d'un nombre dont on les gnomons impairs successifs, ce sont pairs qu'on ajoute de m?me, ? [Les pr?socratiques. ne sera carr?, qu'on obtient autour si ce sont ;mais aucun la progression s?rie d'unissons, des de l'unit? les gnomons carr? produit, convertie en nombres rectangulaires g?n?re ? lag?n?ration des principaux genus longeurs de cordes ou en vitesses, les rapports du h?t?rom?ques intervalles: octave (2:1), quinte superparticolaris (n+1 /n) pr?sidant (6:5) et ainsi de suite jusqu'aux micro-intervalles (5:4), tierce mineure (3:2), quarte (4:3), tierce majeure comme nom le La forme Aucun rapport h?t?rom?que, l'indique, n'est ?gal ? lui-m?me. (81:80...). ? la quinte par rapport sp?cifique (2:1=1+1/1), avec celle de la quinte, qui n'a rien en commun l'octave celle de genre que le rapport sesquitertius autres termes de la progression. ferm?es sp?cifiques de tierces 52 54 de la tierce majeure de ce point et inaptes dissidentes La Dyade, en elles-m?mes, (81:80, (5:4) commas avec le retour justes les octaves m?me et et de au genus multiplex; appartient (3:2=1+1/2), la quarte du sesquialter, participe (4:3=1+1/3), = avant les ult?rieurement (5:4 1+1/4) module de vue, divise parce qu'elle produit des formes ? s'int?grer dans la soci?t? des sons : s?ries ? long incompatibles, (16:15, 256:243) 125:128) et toujours ? lamixtion. plus r?fractaires In Ptoi, 5, pp. 91 ; Les pr?socratiques., Philolao, ap. Porphyre., 44 A 25 p. 463. De Victu, VI, p. 492 L ;De Diaeta, Hippocrate, p. 138 J. ? Les est la chose la plus parfaite de toutes et les Platoniciens que l'unit? m?me pensent Pythagoriciens ils placent la stabilit? dans l'un, dans le troisi?me et la plus agr?able, ils placent dans le degr? suivant terme, 53 le de Textes, Choix 51 :? Si l'on ajoute de Stob?e le commentaire obtient dans demi-tons les quintes, ? l'unit?, dans le quatri?me enfin la r?trogradation facile vers This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions l'unit?. Ils estiment

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La g?n?ration ladissonance, en parties aliquotes d'un exc?s 43 les nombres, dans venait ainsi ? co?ncider avec selon une op?ration limit? par deux points, ladivision tr?s proche de ce qu'il y a de plus imparfait et de dommageable, la lamultitude contraire que d?r?gl?e repr?sente sur la revient ? l'unit? [...]. ? Ayant tendu deux cordes ?gales multitude, j'entends, qui avec difficult? tu diras qu'elles r?sident dans l'unit? et tu entendras l'unisson. Si au contraire uniforme, lyre de mani?re une autre corde sur une autre corde, elle s'?cartera tu tendras de l'unit?. Car en ajoutant la dixi?me = un ne cette l'unit? ?cart tel ? pourra resti produira partie, [1+1/10 11:10] partie par rapport qu'elle tuer une addition de neuf de celle-ci il luimanquera Pour la restitution grande difficult?. = se domaine trouvera de la l'oreille ? mesure dans le bless?e sonore, Ainsi, 1]. ~ la neuvi?me par rapport ? l'unit?. En ajoutant partie plut?t que la dixi?me [1+1/9 l'unit? qu'avec parties distance [1/10+9/10 excessive ilmanque le retour ? l'unit? [1/9+8/9=1]. tr?s grand. En effet 8 parties pour 10:9], l'?cart sera encore en ajoutant la sixi?me ou la cinqui?me La r?gle sera analogue la huiti?me, la septi?me, partie, puisque en tendant une corde sur l'autre de telles parties ouvrent tr?s difficilement acc?s au tout. En revanche = en raison de la quatri?me 5:4l l'ou?e ?prouvera d?j? un certain plaisir. Car l'acc?s vers partie [1+1/4 l'unit? para?tra alors facile. En effet afin que cette quatri?me il suffit un ajout de le tout [partie] recr?e = trois parties dans l'unit? et en direction de facilement 1]. En effet trois unit?s convergent [1/4+3/4 ilest consid?r? l'unit?. Le nombre auteurs ternaire est indivisible et aupr?s de nombreux le plus com plet et le plus parfait de tous, et en cette lam?lodie sesquiquarte produit en t'orientant partie, tu proc?des de vers il s'accorde mati?re la troisi?me note. l'unit?, c'est Encore l'harmonie au maximum avec l'unit?. La proportion si en tendant une corde de la quarte par qui te d?lectera. la troisi?me En effet la ? [...]. [? ac. Platonici l'ajout de deux parties Pythagorici vero gradu collocant et gratissimum etiam unum omnium sequenti ipsum existimant, perfectissimum statum ?nuno, tertio deinde ad unum facilem quandam quarto denique ipsam in unum restitutionem, vero esse omnium Contra dissolutam multitudinem molestissimumque imperfectissimum regressionem. troisi?me renouvelle partie secundo arbitrantur, redeuntem. lactis l'entier moyennant vero in multitudinem, loco processum his fundamentis edificium iam ut igitur multitudinem ita dixerim musicum inquam ad unum construamus. difficile Si fides esse eas dices in uno / sonumque omnino inde unisonum tenderis, iam discedetur ab uno. Quod si decimam intendatur, super alteram ab uno per earn fit partem eiusmodi discessus supra partem addideris, que totum ipsum unum difficile novem additione. Quapropter restituere admodum potest. Eget enim ad restitutionem ipsam partium eo in sono ob ninmiam aures offenduntur. ab uno distantiam vehementer Ac si nonam potius quam in lyra duas equales equaliterque audies. Sin autem altera fidium decimam Similis addideris ferme ratio rursus maxime distat. adhuc partibus ad regressum. partem, Indiget enim octo sextamve vel quintam adiunxeris erit, si octavam potius vel septimam portionem, adhuc ad toutm eiusmodi aditum. Verum si per quartam difficilem ipsum habeant cum partes quippe iam partem fidium alteram intenderis hie iam delectabitur. super alteram, auris quodammodo Siquidem ut quarta hec reficiat totum, trium partium in unum. Nam facilis hie apparet sufficit. additio ingressus Tria vero uni et ad unum fade admoventur. Ternarius enim numerus et individuus et comprehensor vero omnium habetur, qua in re cum unitate maxime perfectissimus apud multos congruit. Proportio a principio edit vocis tertie melodiam. Rursus si pertertiam intendendo eiusmodi sexquiquarta partem harmon?a te diatessaron delectabit. Facile namque pars tertia unum processeris, ipsum recr??t totum, duarum id implet. Duo autem et in unum facile adiunctione uni facile admoventur cum dualitas ideor Prior tarnen pertertiam consonantia quippe prima sit ab uno processio. te deliiniet, in unitatem ternarii si manifestius dualitas Proinde ratione convertitur. proprie quoniam fidium alteram ab initio dimidio plus quam alteram rite intenderis, certe proportio eiusmodi sexquialtera siquidem desinunt, partium consonantiam unum. Una efficit enim delectabit in inde proxime reditur diapente, ideoque magis, quoniam subitoque unum huic addita parte fit totum. Dimidio vero totum. fit Facile dimidioque siquidem unam ex fidibus in unum. At vero si postquam intenderis, alteram consipratur certe hie haud ulterius in ipso discessu ab uno sicut in superioribus tantundem, sed unum sistis pedem, dissolutum fuerat subito recreas. Hic igitur ipsum totum quod quodammodo harmoniam omnium mira iam aures voluptate per proportio dupla diapason perfectissimam perfundit. uni subditur mox tendas perqu? omnino ambo autem meminisse vero quasi unitate quidem auditum dualitate [...] Omnino oportet ubique mulceri, voces duas maxime divisione quadam semper offendi. Quamobrem discernit ut duas, offendun quotiens ? tur maxime. Ubi vero discernit minus, minori ibi offensio provenit (Ficin, ERM, pp. 53-54)].

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? l'infini de Zenon, les quantit?s discr?tes55. ladichotomie dans qui introduisait les propri?t?s de se rappeler l'ou?e se d?lecte dans l'unit?, mais elle est bless?e que ? chaque deux notes fois qu'elle distingue par une division. C'est pourquoi L? o? elle les distingue moins, elle l'est moins56. isol?s, elle en est tr?s bless?e. Il convient comme sons continues des grandeurs par la dualit? comme deux la structure musico-math?matique que Ficin place au c ur du comme un en condenser pour magnifique symbole num? temp?rament m?lancolique et ? grande ?chelle, rique tous les attributs de l'humeur noire: dissonance ?pisodique Il s'agit pr?cis?ment de et l'organisation des parties, mouvement varietas. Ficin s'est prononc? clairement sur ce point, d?crivant le r?ceptacle g?om?trique des mouvements de l'esprit parmi les degr?s interm?diaires compris entre la chaleur et instabilit? formelle, discontinuit? extremitas, le froid (8:2+2) comme un g?n?rateur dans de vari?t?, analogue ? laDyade: n'?choit pas aux autres humeurs. Ainsi tr?s chaude aptitude aux extr?mes lorsqu'elle devient une audace extr?me, une grande fureur ;froidissant et m?me ? l'extr?me elle g?n?re elle produit une crainte et une l?chet? extr?mes de fa?on variable par les degr?s interm?diaires [...]. Affect?e Cette entre la chaleur et le froid, elle induire ? l'ivresse fort qui peut vari?es. [...]57. 55 au dire de Bo?ce, autem, quoniam de moiti?, l'a r?p?t? mais effet, dans tant?t le commentaire ilmaintient vari?s, ? l'instar du vin, et en particulier ceux qui en boivent les mani?res d'?tre introduit dans sans solution le nombre in infintum minorem le vin les plus l'unit? de la fantastique : de continuit? la propri?t? conti des grandeurs servat continuae proprietatem servat, sed vel dimidio superat, vel minuit, vero nihil ?ntegrum Superparticularitas ? [Diminuant ? l'infini, le genre superparticularis maintient l'extr?me mineur rien d'int?gre, mais il d?passe continue ; il ne conserve [le d?nominateur] ?. [2:1= 1+1/1 ;3:2=1+ 1/2 ;4:3= Ficin du tiers, tant?t du quatri?me 1+1/3...]. [...] Multiplex.... quantitatis. tertia, vel quarta vel quinta. de la quantit? la propri?t? tant?t chez impr?visibles et articul?es vari?es, Le genus superparticularis, nues :? Superparticularitas affects visuelle enseigne que comme le prisme diffracte l'unit? de lapens?e en un arc-en-ciel d?compose plus est une m?taphore lumi?re solaire, lam?lancolie Qui de qualit?s psychiques des produit et engendrer au Tim?e la simplicit?, divisant :? Le superparticularis : il divise, en s'?carte de l'int?gralit? le superpartiens seulement. Au contraire par une partie son int?gralit?, mais aussi sa simplicit?, m?lant seulement plusieurs parties en un seul compos? : ?. ? Superparticularis autem tout ab ? la du labitur :dividit enim restitution integritate quidem inapte vero non modo dividit partem. amittit sed servat simplicitatem, per unam enim quandam Superpartiens perd 56 non in unum quiddam restitutioni totius ubi plures commiscet sed etiam simplicitatem, partes, integritatem, Idcirco haec a consonantia duae vero superiores consonant, dissonat, magis autem multiplex, inaptum. ? maxime dupla (Ficin, In Tim, II,xxx, p. 1454). ? Omnino dualitate vero quasi divi autem meminisse auditum unitate quidem ubique mulceri, oportet voces duas maxime ut duas, offenduntur discemit sione quadam semper offendi. Quamobrem quotiens ? ibi offensio Ubi vero discernit minus, minori provenit (Ficin, ERM, pp. 53-54). non contingit. Summe quidem calens summam praestat humoribus ceteribus quidem extremitas vero frigens timorem inter extremam. extreme immo ferocitatem, Mediis vero audaciam, ignaviamque infecta varie, affectus varios, non aliter quam merum, praecipue producit frigus caloremque gradibus inferre varios solet ? [...] (Ficin, DV, vel etiam paulo liberius affectus ad ebrietatem, bibentibus potens, maxime. 57 ? Quae II, I,xviii, p. 498).

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de quelle qualit? est le corps d'une telle humeur r?sultant peut-?tre, Quelqu'un pourrait se demander, de la commixtion de ces trois humeurs selon la proportion que nous avons indiqu?e. Un tel corps sur la couleur est presque ? nos yeux, tirant cependant de la couleur que l'or pr?sente fortement tant suite ? la chaleur naturelle de Et lorsqu'il s'embrase, que sous l'effet du mouvement pourpre. il chauffe et reluit, comme l'or incandescent l'?me et du corps, m?l? ? de la couleur qui rougeoie, vari?es de son c ur br?lant58. ;et qui, tel l'iris, tire des couleurs pourpre Quant ? la dissonance pure, elle qualifiait du g?nie et du malheur. tut?laire Contre son nous pr?munit influence astre [de Saturne], errant [ethos pour instable de les hommes, la plan?te Saturne, et en quelque sorte divinit? dissonant, Jupiter.59 Ethos des intervalles De lamati?re de lam?lancolie du contrepoint aux dimensions impr?gnera de sa substance plus abstraites de la forme, les membres plus complexes l'encre noire du syst?me harmonique. dans un passage du Commentaire au Tim?e selon lequel Ficin l'a affirm? express?ment tous les intervalles inf?rieurs ? la sesquiterce (4:3) g?n?rent ? lenteur et torpeur ? 60. les philosophes auraient rejet? le genre chromatique [mi:fa:fa$:la], mol pourquoi et rel?ch? ? cause de la succession d'un demi-ton mineur et d'un demi-ton majeur61. C'est Complexit? des ann?es num?rique et d?pression successives, en d?pit des La doctrine expos?e par Zarlino que ses son essence par sources dans lem?me litdans la th?orie musicale partageront libert?s acquises dans lad?finition de laconsonance. les Istitutioni est essentiellement lam?me tant par : vaga [...]. Ils appel plena et consonance parfois de termes tels que consonance lent plus pleines le plus de puissance les consonances l'ou?e avec des moyennant qui occupent :toutes sons diff?rents dont les les consonances [...]. De cela, on peut donc tirer la r?gle suivante sans compter, comme sont proches de l'Unit? sont plus pleines, l'ai et l'octave dit, proportions je usent Les musiciens ses r?pliques. ensuite de plus vagues Nous celles qui sont d?finies par des proportions qualifions sont plac?es dans d'autant leur registre Car, ?tant complexes, plus lorsqu'elles naturel.[...]. et sont dans l'aigu, elles p?n?trent plac?es plus vite l'ou?e, gr?ce ? la rapidit? de leur mouvement Elles sont d'autant plus vagues qu'elles s'?loignent de la simplicit?, dont nos per?ues plus agr?ablement. plus 58 ? Quaeret mus, forte proportione 60 61 ex tribus esse illis humoribus videmus, vel animi motu ea, qua dixi sed aliquantum vergit ferme non accenditur, tarn naturali calore quam vel corporis, Et quando aurum purpureo mixtum calet et lucet, atque velut iris trahit varios ignitum rubensque corde colores ? (Ficin, DV, p. 498). flagrante ? Contra nos et quodammodo influxum eius [saturni] hominibus communiter dissonum peregrinum arm?t lupiter? (Ficin, DV, III,22, p. 565). ? Ultra vero quadruplam non solum quia ex vehementiori vetat gratia melodiae motu frac progredi in sensum vetat vitandi torporis violentia redeamus tioneque provenit [...]. Sed ut citra quadruplam ad purpuram. aliter quam 59 illud humoris eiusmodi quispiam quale sit corpus conflatum. Tale est ferme colore, quale aurum ? saepe distendere gratia infra sesquitertiam (Ficin, In Tim., xxxii, p. 1457). ? Secundi consonantia, minus atque hemitonium Chromatica maius & quae per hemitonium nuncupatur, ? sed hanc utpote molliorem discurrere trihemitonium, consuevit, Philosophi reprobant (Ibid., p. 1458).

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sens ne sont gu?re friands, et s'accompagnent d'autres consonances, aux choses de son, ilen va donc de complexes simples. En mati?re premi?res, comme composent. et mixtes, De m?me de la vue les couleurs percevant primaires et le noir sont moins plaisants que le blanc les consonances de m?me Et de m?me que parfaites. les sens que ne le font moins les choses puisqu'ils pr?f?rent l'ou?e percevant les consonances se dont les couleurs interm?diaires que les autres couleurs moyennes moins de plaisir que celles qui sont procurent-elles principales le vert, le rouge, charment l'azur et les autres couleurs semblables la premi?re est les couleurs Roanno ou Berettino, dont appel?es du noir et la seconde du blanc de m?me l'ou?e se d?lecte-t-elle davan plus proche plus proche les plus ?loign?es de la simplicit? des sons, parce qu'elles sont beaucoup tage des consonances plus vagues que celles qui en sont le plus proche.62 davantage De la vaghezza fronti?re dans ind?finissable est aussi mouvante la s?rie des si?cle pr?teront des intervalles que le devenir ? la varietas m?lancolique, complexes d?formant Sur les traces des h?t?rom?ques les auteurs du xvne de Zarlino, rapports harmoniques. le caract?re mollis, triste et rel?ch?, tant aux intervalles g?n?r?s par les en leur sein, un demi-ton qu'aux consonances simples enfermant la sixte mineure (5:3). Une analyse saisissante une de ?'Harmonices de Kepler, consacr?e dans Mundi page figure ?l?ments de la composition. rapports comme la relations complexes la tierce et de ce ph?nom?ne aux caract?res des et la pusillanimit?[...]. lamod?ration, laTierce molle l'abattement Donc puisque poss?de au lieu le plus bas dans le septi?me du demi-ton, ton, manque dure, qui se trouve parce il s'ajoute pour compl?ter laQuarte, ? bon droit elle est tenue pour active et pr?cis?ment La Quinte la tierce que ? elle dont la force ? f?conde irr?sistible pleine d'efforts, (akme aschetos) (gonimos) et la puissance sa fin, ? savoir la quarte ? qui le demi-ton une ejaculation avec un est comme recherch?e cherchant au plus bas lieu du Premier Ton, comme si elle ?tait demeurant effort complet. Mais latierce mineure comme la passion, contente l'exc?s et pour elle est toujours faite par sa nature pour d'elle-m?me, la poule plaqu?e au sol, pr?te ? recevoir le coq (sternit humi insessori promptam gallo).63 partagent alors lath?orie des passions en deux directions, en une table de contraires, conform?ment ? la cat?gorie de que rangent ? ) et du rel?ch? (? rilasciato ? ) du durum et l'aigu et du grave, de l'intense (? incitato Intervalles majeurs et mineurs, les auteurs du mollis64 : intervalles menus ou ? r?soudre plagaux, par expansion dans transpos?s larges, majeurs ou par un mouvement l'aigu ou dans explicite sur ce point. ou mineurs, contraire le grave. Vicentino consonances imparfaites ou authentiques s'est prononc? de mani?re ;modes et le b?carre intense rendra la composition lam?lancolie, gaie [...] si le com engendrera le mouvement souhaite rendre sa composition [le rythme] gaie ilveillera ? accompagner et les intervalles les consonances et tr?s rapide avec les degr?s intenses, et ? ce que parmi Le b?mol positeur rapide il ne manque et la dixi?me majeure il souhaite rendre une ; si au contraire, jamais la tierce majeure ilfaut choisir lemouvement ilfaut faire tout le contraire: lent, les degr?s composition m?lancolique, les consonances mineures65. mois, et employer 62 63 64 Istitutioni Harmoniche, 1558, III,8, p. 155 ;trad. Ya?l Torrelle. Mundi, Linz, 1619, p. 77. J. Kepler, Harmonices ? Le sujet sera pour moi sur les deux genres naturels du chant, notamment Zarlino, voix exciteraient lem?le f?minines pour de l'?me, le Dur et le Mol dont la femelle est faite surtout pour supporter, [...]. En effet, comme aux passions dans l'affaire de la g?n?ration, ainsi le genre Mol est appropri? le Dur aux actions viriles ? (Kepler, Ibid., p. 76). quelques agir, surtout sentiments

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l'?criture peut combiner l'amplitude et ladirection de l'intervalle, le caract?re Cependant avec [ethos intense d'un intervalle majeur. mol d'un mouvement descendant m?lodique Walker a montr? et les demi-tons que chez Vicentino en montant et vigoureux en descendant: (molle, mesto) La tierce mineure beaucoup ascendante est tr?s plus gaie et jou?e les paroles parfaitement Et on conna?t elle a quelque faible, chose sera lorsqu'elle lentement, accompagn?e elle aura la nature en restant tristes l'effet du m?me d'un homme dans argument et descend de triste d'un mouvement stationnaire [dans sont faibles les tierces mineures volontiers. Elle para?tra et m?me tr?s rapide fatigu? cet [...]; intervalle rapide traduira ; le contrepoint]66. la pol?mique ? l'?gard de de Galilei la polyphonie: Il est manifeste semblable peuvent avec ce qui est lam?me les parties ?motion plus efficacement expriment et les autres passions, ;et que la joie, la tristesse, par ce qui est dissemblable chez l'auditeur non seulement par l'aigu et le grave, ou par le mouvement que plut?t que ?tre caus?es ;ou, lent, mais aussi par les diverses rapide ou le mouvement qualit?s des intervalles ou descendante ascendante du m?me intervalle ; car la quinte ment, par la direction montant et joyeuse en descendant la quarte est joyeuse en montant ;et, au contraire, ;et descendant lam?me est vraie chose les demi-tons pour et les autres plus exacte est triste en et triste en intervalles67. les dissonances par les intervalles plus menus que l'Alt?rit? produites laquintessence de l'esprit m?lancolique. Vicentino assimilera lemouvement m?lo dique de la tierce mineure ? ? la nature d'un homme fatigu? ?, et moins d'un si?cle plus tard Mersenne tiendra un discours analogue pour lesmicro-intervalles, leur partageant humeur noire avec celles des vieillards et leur flegme avec les enfants : Mais c'est dans distille et di?ses Les demi-tons les pleurs et les g?missements ? raison de leurs petits inter repr?sentent : ou descendant, car se en montant sont les la faiblesse intervalles font petits qui qui signifient aux enfants, aux vieillards et ? ceux qui reviennent d'une semblables qui ne peuvent longue maladie, de temps68. cheminer ? grands pas, et qui font peu de chemin en beaucoup valles 65 ? e ilb (quadro) Ilb (molle) dar? malenconia, incitato far? allegra la compositione [...] se ilCompositore, ilmoto con d? accompagnare et velocissimo, far la compositions veloce sempre allegra, quello non manchi mai et unisonanze i gradi incitati, e che fra le consonanze la terza maggiore et la d?cima vorr? et poi quando si vorr? far una compositione si d? fartutto d?lia com melanconica, all'opposto ilmoto tardo, igradi molli et usare le consonanze minori ? (N. Vicentino, positions allegra, si d? eleggere Lantica m?sica ridotta alla moderna 1555, IV,xix-xx, pp. 81-82). prattica, Rome, ? [La terza minore] e ha del mesto, e volentiera ? molto discende. debole, Questa parera alquanto maggiore 66 sar? accompagnata dal moto allegra, quando tardo, havr? d?lia natura d'un huomo quando stando alquanto ferma ? (Vicentino, meste, 67 ? [...] che con maggior grezza suono e e velocissimo veloce, ? stracco [...]; questa II,xii, p. 33). ; e quando consonanza ascender? servira bene con ilmoto aile parole ad esprimere l'istesso col simile, che col diverso ;e che l'alle essere non solo con il l'altre passioni, nell'uditore possono cagionate e tardo movimento acuto e grave, e col veloce ;ma con la diversa qualit? degli intervalli :anzi con l'istesso portato verso ilgrave, o verso la quinta nell'ascendere come ? mesta, l'acuto, imperoch? detto ? lieta ;e per il contrario la quarta ? tale nel salire, e d'altra qualit? nel havete, e nel discendere lamestitia efficacia insieme son'atte con discendere ;e et moderna, 1581. Cf. D.P. Walker, d'apr?s l'istesso les th?oriciens si vede et al semituono, le probl?me de intervalli ?. (V. Galilei, Dialogo des intervalles m?lodiques expressive ed altri ? La valeur la quarte ?, La chanson ? la Renaissance, This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions della m?sica antica et harmoniques Tours, 1981, p. 95).

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Faux-Bourdon le timbre ? rauque et acide ? diagnostiqu? par Ficin parmi les qualit?s sono lamusique de Saturne. Dans l'?criture polyphonique du xvie et du xvne si?cle, la Vient ensuite res de ses sympt?mes manifestera m?lancolie notamment dans consonances, et des voix en faux-bourdon ladoublure, la sonorit? fruste de certaines dans celle produite note contre note, de lam?lodie par laprogression ? la quarte et ? la sixte vue ?motionnel, sert de v?hicule, le faux-bourdon du point de le xve si?cle, ? un genre de inf?rieures69. Neutre durant tout que l'on composition sp?cifique d?pourvue de complexit?s psychologiques polyphonique et ? l'harmonisation de des des de l'office. r?serve, Toutefois, pr?f?rence, hymnes pi?ces en saveur des contraste ? titre d'?l?ment de destin? ? relever la ?pisodique, guise employ?e tierces et des sixtes, sa sonorit? acide assume lavaleur d'une figure du discours, et charg?e d'affect. Le qualificatif employ? par Adam de Fulda vers 1490 est exceptionnelle ? tetrum ?, c'est-?-dire, ? choix, ? horrible ?, ? difforme ?, ? lugubre ?, ? triste ?. mais par rapport aux autres par par elle-m?me, (la quarte) ne forme pas de consonance car il rend le son lugubre70. ont commenc? les musiciens ? appeler faux-bourdon, [...] celle-ci ties, artifice Bien connu Burmeister tr?s vite que de la Renaissance, des polyphonistes dans les trait?s de rh?torique musicale fait son entr?e le faux-bourdon du xvne si?cle: en connues sous le nom de Faux-bourdon. des parties proc?dant propos parall?le et de m?me mouvement ? trois voix de m?me form?e d'une composition quantit?, un exemple et de quartes. On en trouve de tierces mineures dans le motet majeures, :peccavimus sur le texte de Lassus Omnia quae fecisti nobis Domine, tibi7^. ? Au mani?re en parle comme suivant, Werckmeister si?cle significative, avec d'un archa?sme, dont [...] de il s'agit tierces de Roland il retient, de lavaleur thr?nodique. les anciens n'ont permis l'encha?nement de cet intervalle que ? la progression Quant par quartes, en effet son lieu dans la partie sup?rieure du registre. dans certaines ;elle a conserv? progressions dans le dessein Ilsont appel? cela falso bord?n, par l? un affect triste72. d'exprimer 68 Harmonie M. Mersenne, Universelle, Paris, 1636-37, II,?Des chants ?, Prop, xxvi, p. 173. Sur ce passage cf.Walker, 69 p. 94. ? Theodor Kroyer la premi?re ?tude de cette figure. Cf. Theodor l'on doit syst?matique der Quart in der Mensuralmusik ?, Bericht ?ber den Musik Bedeutung in Basel, pp. 231-42. wissenschaftlichen 1925, Kongress Leipzig, ? [...] et ipsa [se. diatessaron] consonantiam facit non ex se, sed respectu aliarum ;quod musici gentium ?. sonum tetrum Adam de vocabulo reddit faulx bord?n vocare coeperunt, M?sica, Gerbert Fulda, quia C'est Kroyer, 70 ? Die que threnodische Petit Coclico musices, Scriptores de M?sica medii aevii, III,352 a. Cf. Adrian (Compendium car les sixtes et les octaves cela Fauxbourdon, 1552, f. lui): ? [...] et en fran?ais on appelle les consonances de mauvaise ?tablies par les parties sup?rieures esp?ce plus grave excusent dicitur 71 titate 72 Faubordon, gallice per vocem ? De Simul inferiorem Procedentibus Ditonorum id est, quod malae species, seu octavis ? [...]. quae sunt contra partem superiorem N?rnberg, de la partie ?. ? [...] et excusantur, sextis [...] est in tribus & diatessaron compositio. :peccavimus tibi. ? J. Burmeister, sive Faux Bourdon. vel Semiditonorum vocibus sub eodem est Exemplum M?sica po?tica, moto inOrlandi & pari quan Omnia, quae ad textum Rostock, 1606, p. 65. fecisti nobis Domine, so haben die Alten ? Damit wir nun weiter der quartae kommen/ die Continuation auf die progression nur in gewissen doch hat sie ihren locum, n. p. superiorem behalten: derselben progressionen zugelassen/

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Les modes les uns aux autres dans les modes intervalles de quinte et de quarte s'articulent interne des cordes pour former l'ossature du contrepoint. Avec lafinale et ladistribution Les d'un mode diff?re de celle d'un autre en raison de son ambi ou la finale - le point de fuite de tus, authentique plagal. Dans un mode authentique, est au grave de l'octave ; lam?lodie toutes les relations math?matiques gravite dans ses orbites sup?rieures, g?n?rant, avec des intervalles plus grands, des tensions plus la propri?t? essentielles, plagaux, o? la finale est au centre inf?rieures du registre, produisant, moyennant intenses et plus riches en ?nergie. Dans de l'octave, le chant parcourt les r?gions des ?motions des tensions, le rel?chement les modes L'id?e du mouvement propres au genre mollis, plaintives et m?lan comme mouvement dans la cat?gorie de la m?lodique en fonction de sa le caract?re du mode module qualit? explique ?galement pourquoi que dans les position relative dans le registre, plus actif dans les modes authentiques ce la th?orie musicale m?di?vale, principe revendique pour sienne, plagaux. Connu dans coliques. explicite de Claude Ptol?m?e, un caract?re excitant dans le assume laquelle configuration m?lodique la simple transposition supposant registre aigu, l?thargique et rel?ch?e dans le grave73 un mouvement la dans la cat?gorie de le registre d'un mode qualit?. C'est pourquoi ? laRenaissance, selon l'autorit? plus probante d'une d?claration lam?me produira un ethos plus plagal, plus grave d'une quarte que celui d'un mode authentique, commencer ;? par le deuxi?me mode m?lancolique qu'un mode authentique (la-re-la), le plus grave de tous, qui produira les effets plus plaintifs. On peut trouver des traces de cette doctrine chez n'importe quel th?oricien, ancien ou moderne, de Ramis de Pareja74 aux emprunts : de Kepler au Dialogo de V. Galilei d'octave la partie Il importe beaucoup, encore, quelle grande hauteur dans le syst?me occuperait toute du chant. En effet, si elle parcourt l'Octave ou la d?passe, le chant est anim? ;mais principale une Quarte, il est r?serv? il faut que si elle parcourt seulement les Tons de rang [...]. En effet, pair soient notifi?s encore pourquoi y a un mouvement et lamentations genre des Dieses haben excursions (Hypomnemata Handw?rterbuch 73 calm sie genennet et de les graves la descente fr?quente und haben damit etwa falso bord?n einen au-dessous de traurigen affectum cit?s par Hoffmann-Axthelm, 1697). Passages Quedlinburg, der musikalischen 1994, ad loc). Terminologie, Wiesbaden, M?sica, moderate and stable ways and more vigorously la finale75. exprimiren wollen ? Faux-bourdon ? ?, in harmon?a, the same magnitude is turned in the higher tonoi a greater and in the lower ones towards diegertikoteron capacity to is the more among notes, too, the higher intensifying, the lower the inmodulations to excite because (to katastaltikoteron) it is reasonable relaxing. Hence and more 75 vers ? [...] so in the same way, a greater capacity towards more 74 de leurs originaux de plus mois ; ceux de rang impair, d'?quivoques [...]. C'est fait le plagal du Premier, il nonchalant, triste, craintif; en effet [Vincent] Galil?e de la langueur vers les sons graves, de la vigueur vers les aigus. La langueur, les des tons doriens, mais elles sont dans la crainte ne sont pas la qualit? propre le of life, the and the active, ? lethargic (Ptol?m?e, modal figurant dans Le syst?me aux quatre finales. L'authente et avec une teinte m?lancolique. Kepler, Harmonices mundi, p. 78. to compare the intermediate tonoi, those around the Dorian, with like the mixolydian to ones that are disturbed higher ones, those lower ones, Ill, 7, 99 Harm., sa Practica m?sica le plagal partagent those ;Barker, like the Hypodorian, II,p. 379). GMW, fait correspondre le m?me affect, to ones les caract?res que le registre This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions that are relaxed des quatre du plagal humeurs temp?re

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L'assimilation du deuxi?me mode sur les noire figure dans un opuscule d'une composition r?pond au ? la couleur par Orazio modes o? le climat modal Vecchi, compos? fond noir d'un tableau, ? moduler, si besoin, moyennant d'intervalles au caract?re diff?rent : ce mode Et bien que ? cause comme on l'affirme souvent, (le 2e) repr?sente, son registre grave, il ne faut pas oublier que comme et le quatri?me, le troisi?me le pr?tend, de peut-?tre comme on tristes un dessin m?lodique et un choix mis?re, abattement, tous les modes ont beau rien n'emp?che les colorier de calamit?, ?tre avec de de l'aigu sont toujours ;[...] car les mouvements plus all?gres que dans le grave. l'all?gresse :?crit dans le deuxi?me en est le madrigal mode Vestiva i Colli de Palestrina transpos? aucun signe de tristesse vers l'aigu, il ne manifeste ceux qui le chantent d'une octave ;au contraire, ne une grande ou qui l'entendent et un grande consolation. Bref, personne ?prouvent all?gresse La preuve en soi, mais et triste nie que la couleur noire ne soit fun?bre elle rend la vue all?gre et jubilante [...]76. bariol?e et brod?e d'un riche travail, les unes du point de vue quantitatif, toutes les octaves modales diff?rent en raison de leur qualit? (eidos, species, aspect, esp?ce), d?termin?e par la du ? l'int?rieur de [ambitus. La demi-ton variable permutation cyclique des Identiques des autres position individuelles intervalles du syst?me diatonique distingue lesmodes en sept physionomies sans on les caract?res des le sait, la Renaissance discernement, appliquera, auxquelles, harmoniai antiques. Les auteurs laissent courir en parall?le plusieurs traditions textuelles aux huit orbites c?lestes, de la conflictuelles. Identifiant les huit modes eccl?siastiques lune aux ?toiles le septi?me mode ? Saturne fixes, Ramis de Pareja fait correspondre de festivus. Il et ? lam?lancolie77, mode que la tradition m?di?vale qualifie volontiers en va de m?me du quatri?me et du troisi?me, phrygien et hypophrygien, propres, au dire des auteurs plaintifs dans Si le troisi?me et s'il ?tait emplis - mode incite aux pleurs. de plaintes78. Le quatri?me tiennent de Zarlino mode s'accommode la tristesse ou de ? [...] e bench? forse nel primo pur mesti perch? notabile 77 un minimo cos?, non tuono delli Tuoni della M?sica, ? On attribue M?sica Practica, 1482/R.1969,1, l'homme dans les regrets Zarlino, et n'?tait aurait ? merveille ? des paroles ou Celui-ci suppliante. par mouvements (se. le 2e), rappresenta, o bassezza per depressione come vogliano, Mostra ramarichevole, 78 larmoyants come ? des mati?res est beaucoup c'est-?-dire contraires, qui con plaintives plus triste que son de l'aigu au grave dicono, mestitia, miseria, calamita, ma ? da porsi cura che tutti ; d'essof...] ci? aviene Tuoni i ilterzo sian e e di consolazione. anzi chi lo canta o chi l'ode si riempie d'allegrezza segno di mestitia, e mesto, ma fregiato e ricamato di in se stesso non sia f?nebre si niega ch'il color negro e ci? bastera haver detto lavista allegra e giubilante intorno a questo lavoro rende (Orazio Vecchi, s'ode tient mais con l'allegro: [...] ilquarto, colorir? si ponno sempre sono sempre imovimenti dell'acuto l'essempio pi? allegri che nel grave, et se sia vero, vedassi una ottava pi? alta et pur non vi iColli, ilquale ? del Secondo Tuono cio? Vestiva del Palestrina, Dir? ricco questo esempio quanto essersi - la lamentation lorsqu'il proc?de principal, en particulier lents79. par mouvements 76 fureur et enthousiasme, avec le neuvi?me mode pas m?lang? [?olien sur la], chose de dur, toutefois, ?tant temp?r? par quelque sur la, qui est tr?s souvent et par la cadence utilis?e, certains pensent et ils l'ont utilis? pour accompagner des mots Par cons?quent, larmoyants d?clare son harmonie entendu col?re, du Cinquecento. seul, mode du neuvi?me la quinte qu'il ? exciter anciens, la polyphonie le mixolydien & pi? raccolto Istitutioni Harmoniche, Ms. Bologna, C?vico Museo s.d., fol. 9 sqq.). Bibliogr?fico, Bibl. G Martini, vero attribuitur Saturno ? (Ramis de Pareja, ? Saturne ? ? Mixolydius :? La Mixolidienne ce caract?re main tr iii).On retrouve chez Zarlino ?. ? La Mistalidia et plus recuieilli en lui-m?me in se stesso ? (Zarlino, Istitutioni, IV, 21, p. 324.) livre 4, chap. 20, trad. p. 64. This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions [sol] fa star l'uomo

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analyse instructive du r?le jou? par ?ethos des modes figure chez Kepler: Une ral ? cause de la permutation cyclique des intervalles dans en raison des Genres en g?n? du Chant, mais encore pas seulement est naturelle du demi-ton [...]. La succession lorsque, dans un T?tracorde ne diff?raient les Tons En effet, 51 la position leTon majeur leDemi-ton lieu, leMineur [10:9] au second, [sol:la:si:do], [9:8] est au premier tous se trouvent selon et sup?rieur. la nature, nous sommes Lorsque joyeux. [16:15] au troisi?me le plus bas ainsi divis? ; le Septi?me leT?tracorde Sont joyeux, en effet, les Tons qui poss?dent (sol et que et le Huiti?me l'ont [...]. Lorsque l'ordre est renvers? le demi-ton (sol plagal) authente) ce qui est fait dans le Troisi?me et leQuatri?me est au lieu le plus bas (mi authente) (mi plagal) les il est l'ordre de la nature ?tant renvers? -, anciens ont nomm? que phrygien, Eccl?siastiques, parfait de bris? et de plaintif retentisse. Mais lorsque le Demi-ton chose de g?missant, que quelque un affect moyen se d?gage, entre ? mi-cheminn le sentiment de la tranquillit?, lieu moyen, naturel est au et Il faut encore traiter des consonances [...]. imparfaites sont articul?s les squelettes des octaves. [...] Donc lesquelles puisqu'il et naturelle du Syst?me d'octave la tierce, la quarte, dans laquelle y a une disposition primordiale une consonance avec la corde la plus grave, un tel Ton la quinte et la sixte ?tablissent parfaite ou affects appropri?s les passions ? leur forme, l'?me toutes relatifs au genre durum excite dans de la bienveillance, d?natur?es de l'enjouement par (adulterinis), la passion.[...]. revient de droit au premier Cette l'action et au genre mollis pour pour propri?t? sur la corde G. [Vincenzo] Galilei affirme que leur nom est le m?me et au Huiti?me ; g?n?r?s au la propri?t? de leur sexe. Ainsi on pr?te une double c'est-?-dire, appellation qu'ils conservent et Septi?me Au contraire, leQuatri?me au Huiti?me, ? cause le Cinqui?me tant de l'emplacement du demi-ton que de leur perfection. et le Sixi?me et le Troisi?me [Fa plagal], [Fa authente] [Mi authente] ? l'int?rieur des consonances d?natur?es et augment?es ; le pr?sentent [Mi plagal] le second et des affections la vertu de la tristesse laQuinte qui leur procurent et le Sixi?me, humain. En effet dans le Cinqui?me du temp?rament laQuarte comme et le Septi?me du demi-ton dans ?tant bien au sommet ?, la position laQuarte, premier de l'?me qui d?vient certes est ?juste ;mais le Huiti?me produite en mesure 80 81 de mettre en guise d'?l?vation l'espoir la confiance, ? la forme renvers?e de laQuarte leQuatri?me, et les langueurs de la tristesse consonances, qui augmente la douleur ; et m?me de Troisi?me et s'ajoute l'?me81. des 79 sont au lieu le plus bas, le demi-ton est tons majeurs apr?s eux, desquels ces deux modes sont Par leur grandeur abondant d'un comma80. [fa-sol-la-sib] en mouvement des affects tels que la d?votion, l'admiration, l'amplification, deux une Quarte dans l'esprit. Au contraire, cette m?me fermentation le ? a parole o materie Ilquarto modo si accomoda che con lamentevoli, [mi authente] maravigliosamente overo ? alquanto del suo prinicipale, lamentatione tristezza, Questo tengono supplichevole. pi? mesto al grave con movimenti tardi ?. massimamente contrari, cio? dall'acuto per movimenti quando procede = = : 81/80 ; fa-sol-la-sib 1296/960 4/3. 9/8x9/8x16/15 =1296/960 ? Non enim Genera tantum cantus, sed etiam Toni in Universum situ semitonii differebant. Hic semitonii seu Tonum( ;tarn Genus p. 76). [...] Naturalis quam Modus igitur series est, cum secundo loco est Tonus major, Semitonium. Minor, tertio et supremo perfecto, primo cum omnia secundum natura habent, laeti sumus :Laeti ergo Toni sunt, qui Tetrachordum inferius situs anim?t afficitque inTetracordo Atqui sic divisum nunc et Octavus habent: habent autem Septimus inconstantia ;quos mira nunc, Phyrigios, :quanquam a veteribus dictos inclino, ut Lydios potius Veteribus ego magis putant Mixolydius appellatos, et spiritibus furore divino, id est alacritate credam de suo Lydio, quod ;quia testantur impleat ?nimos et Octavus. militaribus ;quales sunt nostri, Septimus et Quarto Cum Ecclesisaticis, igitur eversa est ratio, ut imo loco sit Semitonium, quod fit inTertio qui verso naturae ordine, et lamentabile fractum sonari consenta Phrygii veteribus: querulum, quippiam neum est. At cum Semitonium est affectus traquillitatis, est loco medio, m?dius humanitatis, jucunditatis : quibus apti Priimus et Secundus, se. mollis ex colloquiis et narrationibus et foeminini ; quos generis sane sic describit Vincentius olim dictos putant. Dorium Dorios Galileus, stabilis, quietus, quod fit Natura : et severitatem sine violentia, hisce secuundum aptus ad gravitatem quod de duobus magis et minus verum est Nam semper molliores esse numero dictos Tonos oportet pari quippe pl?gales suis autentis, ab impari denominatis, Primi facit languidum, ex causa flebilem quae paulo antea motum meticulosum, No enim IV allata fuit. Itaque estiam versus gravia languoris, This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions Galilaeus versus acuta Plagium vigoris

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L'id?e d'une ? fermentation ? des consonances :elle condense repr?sente quelque chose de plus qu'une en un magnifique symbole Yethos lugubre des modes et les effets du vin, que Ficin avait associ? aux vapeurs simple m?taphore du groupe phrygien, ladissonance, subtiles produites par l'humeur noire. introduites par lam?diation de l'esp?ce s'ajouteront ensuite les diff?rences Le caract?re du mode des octaves et des quintes qui les composent. appartient ? la est entre durum si la division il dans celle du du ab/ genre harmonique (2 cat?gorie a+b) ; ? lacat?gorie si la division est arithm?tique (a+b/2). La premi?re divise l'octave en une quarte au grave et une quinte ? l'aigu et la quinte en une tierce mineure et une tierce majeure arith dans lem?me ordre de succession. Le deuxi?me mode (la-re-la), o? lamoyenne mollis m?tique divise aussi bien l'octave que la quinte, est doublement mollis. Un mode ? tierce majeure g?n?re un affect mixte, compos? de joie et de langueur. plagal en et harmonique le mode de l'octave partagent plus, les sections arithm?tique sur un syst?me d'articulations mesur?es math?matiquement, lesquelles le compositeur du les cadences ? la ponctuation conform?ment pourra placer (clausulae) m?lodiques De plus ou moins num?riques les cadences que d'autres. On distingue des irr?guli?res que l'on fait ailleurs. Il po?tique. Un mode est une constellation simples, et ilexiste des degr?s plus compatibles r?guli?res, plac?es sur les cordes essentielles, de relations texte va de soi que c'est aux cadences de dire irr?guli?res qu'il appartiendra id?ales pour la repr?sentation fournissant des conditions leur dissidence d?formante de celle-ci. En outre une connaissance - Hactenus de Tonis suas assignavimus dum tarnen omnibus proprietates. et adulterinis sceleta dicamus, quibus articulantur imperfectis locatio in Systemate. illarum veluti essentia erit inspicienda, postea quidem consonat in qua cum ima chorda perfecte est systematis Octavae dispositio, situ semitonii quarta, quinta quidem ex G passiones, ; nee de consonantiis et sexta tertia, mollis cidere la varietas du r?pertoire enseigne que c'est ? la cadence du mode inmi que l'on pratique dans tous les modes -, que la Renaissance des affects m?lancoliques. igitur ut etiam Sequitur octavarum. Et primum Cum igitur et primaeva Octavo de cadence phrygien confie l'expression esse.[...] lam?lancolie, durus :quo surgentibus ; intellige tarnen, servata :Tonus talis omnia actiones, vel ilia in animo affectus iis aptos. ciet, quae habent Haec proprietas secundum naturam, Primo et competit cum primo coin non affirmaverit Octavum injuria Galilaeus sexum seu generis Ita duplici nomine Septimum cuique proprietate. E contrario, quam etiam ob perfectionem. (?), tarn ob situm semitonii nomine et Octavum caeteris praestant et auctis, et Quartus ?IleDiatessaron, et Sextus, Tertius infra utuntur adulterinis consonantiis Quintus :quae res vim illis concili?t moestitiae et affectuum discedentium. ab humana temperatione hic Diapente le texte], est orthion [en grec dans naturali situ semi et sexto, Diatessaron Nam in quinto quidem non minus ?n S?ptimo et Octavo toni sunt infimo loco, post in summo, tonii ; at duo maiores quam eos semitonium modi promoveat Fiduciam, quasi Diatessaron languores ii etiam commate abundans. ; ex quibus conflatur Diatessaron Quare magnitudinem ut Devotionem, Dolorem ; rursum Spem, Admirationem, affectus, Amplificationem, mentis InTerio vero, Quarto elevationem supra fortem praeter ipsius praesentem. formam ?nversam, accedit animi ? (Kepler, Harmonices consonantiarum etiam haec Mundi, 1619, pp. 74-80). fermentatio, This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions augetque tristitiam

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de la conception verticale de l'harmonie ne parviendra pas ? modifier le du caract?re des r?le jou? par lam?diation de l'octave modale dans la d?termination cadences. La constatation selon laquelle ? lamarche de la partie de la basse d?termine L'av?nement v?ritablement le caract?re d'une chanson ?82 conduit V. Galilei ? la conclusion : suivante form? sur ladivision harmonique de l'octave est ? de nature stable laquelle lemouvement ? languissant, et tranquille ?, contrairement ? celui form? par la division arithm?tique, larmoyant et craintif ?83. Commixtio modi Un passage du trait? De numero fatali peut montrer que Ficin regarde les quartes et les = quintes combin?es dans lesmodes comme les ? ?l?ments ? de l'octave (2:3x3:4 1:2)84. En raison d'une disposition unique du demi-ton, l'octave modale est ? lath?orie musicale ce que des temp?raments85 sont ? laphy ;ce que les ?l?ments l'universalit? incolore du syst?me harmonique en un kal?idoscope l'humeur est ? lath?orie sique. Le mode d?cline diff?rentiel de qualit?s chromatiques sp?cifiques. Et comme ils se m?lent les humeurs, dans le corps de lam?lodie selon de justes proportions, ?tablies par les finales. La transition en vertu d'un rapport simple ;elle est ais?e lorsque les finales des modes communiquent si le rapport est complexe et dissonant. La d?termination chant n'est alors qu'un cas particulier du principe d'AIcm?on pr?sidant est heurt?e du caract?re d'un ? lag?n?ration des : l'?galit? des droits entre les qualit?s modales d'une composition produit l'apathie et leur d?s?quilibre une ?motion d'autant plus intense que tributaire d'une mixtion d'?l? ments incompatibles. C'est pourquoi, dans un texte c?l?bre, Vicentino compare l'emploi affects rh?torique de Le fondement la d?viation modale essentiel ? l'art de ? donner sur lequel s'appuiera l'?me ? le compositeur aux paroles. sera le suivant : ilconsid?rera ce sur quoi ilvoudra ?difier sa composition, ou d'autre selon les paroles eccl?siastiques ou et cet le de dans ton fondement ?difice consistera le choix d'un mode qui d'un sujet, sera proportionn? judicieuses. bases, aux paroles d'autres inventions et sur cette base ilprendra lesmesures les lignes des quartes et des quintes de ce m?me ton sur les bonnes l'?difice de la composition. lignes seront les piliers qui charpenteront Iltirera lesquelles 82 ? Che 83 (Galilei, Dialogo, p. 76.) ? Di natura l?nguida, flebile 84 85 la parte grave sia veramente quella che da l'aria (nel cantare in consonanza) alia cantilena ? ? e timorosa (Galilei, Dialogo, p. 74). sicut intra se duas illas continet Allen, Ill, duodenarius, NF, M.J.B. p. p. 183 : ? praeterea [iii] 90-91, ?. harmonias elementa ipsius diapason ? C'est nous pouvons dire avec certitude que ces m?mes pourquoi proportions, lesquelles se retrouvent encore se retrouvent dans l'Harmonie, susdites, comme seule cause qui, dans les qualit?s susdites De dire que ces m?mes l?, nous pouvons proportions, qu'un seul effet a son n'est autre que la l'Harmonie, dans la cause de la Proportion. qui se trouvent autre passion dans les qualit?s ces m?mes col?re ou de la crainte, ou de quelque susdites, proportions encore se retrouvent et sont causes produisant dans l'Harmonie, m?mes effets ? (Zarlino, Istitutioni harmoniche, II,8, p. 74). dans les qualit?s origine en une tant et si bien dans

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dans sa construction diff?rents orne judicieusement en ainsi du de est-il compatibles, musique, lequel, gr?ce compositeur ? son art, peut r?aliser diff?rents m?langes de quartes et de quintes appartenant ? d'autres aux effets modes et par diff?rents degr?s orner lacomposition de mani?re proportionn?e ? l'instar de l'architecte qui m?le ments mutuellement uvres religieuses qui appliqu?es aux paroles. Lorsqu'il composera des les r?ponses du ch ur ou de l'orgue, tels que messes, psaumes, hymnes, il en toute l'essence du ton. Pour les pi?ces profanes, qui permettent ? respecter des consonances demandent veillera diversit? ou canzoni, tels sonnets, madrigaux passions diff?rentes, leurs passions dans l'all?gresse, et qui s'ach?vent dans la par exprimer de traiter moultes qui commencent tristesse et lamort, sur cela le compositeur dans un autre, car iln'aura pas obligation pourra quitter l'ordre du mode pour rentrer de r?pondre au ton d'aucun ch ur, mais n'aura d'autre obligation que de donner ?me [!] ? ces paroles et, par l'harmonie, d'exprimer passions tant?t ?pres, tant?t douces, tant?t joyeuses, tant?t tristes selon le sujet86. 86 ces ? ilCompositore Ilmaggior fundamento che de havere che riguarder? sar? questo, sopra di che vorra la sua compositione, secondo le parole, ? Ecclesiastiche d'altro suggetto, et il fundamento di fabricare un tono, o un modo, che sar? in proposito, detta fabrica sar? che elegger? d?lie parole, o sia d'altra misurer... le linee d?lie quarte et bene con il suo giuditio, et tirera fantasia, et sopra quel fondamento ilbuono in piedi le quali saranno che terranno le colonne fondamento, quinte d'esso tono, sopra cos? con al far la fabrica d?lia compositione avviene di che varie l'arte M?sica, puo [...]. compositore la compositione di quarte et di quinte d'altri modi, et con vari gradi adornare commistioni, proportio d?lie nata secondo Quando cheranno moite osservare consonanze iltono, o ilmodo. applicati aile parole, et d? molto saranno alcune altre compositioni Latine che ricer Anchora Ecclesiastiche.[...] ilproposito del tono, et altre volgari le quali havranno moite diversit? di trattare o Canzoni, corne saranno che nel principio, intraranno Sonetti, passioni, Madrigali gli effetti d?lie cose comporr? di mantenere et diverse et poi il et poi nel fine saranno piene di mestitia, et di morte nel dire le sue passioni, allegrezza del medesimo avverr? per il contrario ;all'hora sopra tali, ilCompositore potr? uscire fuore dall'ordine non havr? obbligo et intrer? in un altro, perch?, al tono, di nissun Choro, ma sar? Modo di rispondere a dar l'anima a quelle parole et con l'Armonia dimostrare le sue passioni, solamente quando obbligato con ? (N. Vicentino, et quando ridotta alla L'antica m?sica all?gre et quando meste Des indications analogues mais plus nuanc?es chez Finck : III, 15, pp. 47-48). figurent ? Ilfaut savoir ne d'un mode ? un chant polyphonique appartenant qu'on juge pas de lam?me mani?re En le chant gr?gorien les prescriptions selon conventionnelles. On conna?t que celui d'un plain-chant. aspre, et quando moderna prattica, dolci, ces r?gles communes, et par cons?quent le chant polyphonique revanche, ignore r?side et d'habitude dans son jugement. La cause principale de cette vari?t? iln?cessite plus d'acuit? l'observation des dans dans le texte, ainsi que dans lavariation des imitations et des clausules modales relatives affects pr?sents texte on traite diff?rentes il faut imaginer ? ce dernier mati?res, [...]. Etant donn? que dans un m?me contenus illustrer et exprimer les affects dans diff?rentes clausules, qui puissent fugues et diff?rentes non plus que des couleurs [...] Il ne faut pas oublier moyennant appropri?es. dans la stricte l'observance individuels mesur?e, emp?che, polyphonie temp?raments le texte modes. Chaque une mani?re et la diversit? des des des d'un jugement qui lui est propre et selon son arbitre, dispose compositeur des clausules et des imitations. dans le traitement l'autre une autre mani?re finales l'un adopte L'un trans un texte le chant d'une quarte, l'autre d'une quinte ;parfois on transpose pose joyeux dans un chant ? par b?mol ?, qui, aux de certains mieux mati?res l'avis tristes, parfois on auteurs) s'adapterait (selon ? ? Itaque in dignoscendo alicuius figuralis cantus tono, non eodem modo, fait le contraire quo in chorali cantus Choralis iuxta communes iudicando uti oportet. solemus, praeceptiones cognoscitur. quidem illas communes opus atque usu in dijudicando regulas non cur?t, ideoque maiori acumine Figuralis vero causae sunt affectuum et iuxta hune fugarum in textu observatio, est. Praecipue autem huius varietatis ac clausularum Et quia in uno eodemque conveniens tractantur, textu, diversae materiae variatio.[...] variae etiam fugae et clausulae excogitandae sunt, quae affectus in textu contentos This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions propr?s quasi

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M?lop?e dispose alors d'un ? syst?me osseux ? qu'il appartient ? la disposition des notes et des intervalles de couvrir d'un ?piderme aux traits somatiques La composition sp?cifique irr?ductibles. Le corps du contrepoint assume un ethos particulier qui est ? la composition ce que le caract?re individuel est ? la psychologie humorale. En principe, c'est ? ce stade du syst?me de complexit? ou composition m?lodique, que harmonique, dans lam?lop?e, ? l'analyse. Les possibilit?s de combiner les notes constituent un le langage musical ?chappe ensemble infini, que la th?orie n'est en mesure de pr?voir ? l'avance, le particulier triom quelques principes r?glant la juste phant de l'universalit? incolore. Restent, cependant, et la conduite m?lodique. mixtion des ?l?ments, comme la succession des consonances Dans de nombreux de l'imitation de lam?lancolie exemples, la fausse relation : l'intervalle dissonant, ploi expressif de la succession de deux sons dans deux voix diff?rentes. des madrigalistes comme une puise ses ressources dans l'em augment? ou diminu? r?sultant et Connue des polyphonistes aux r?gles du contrepoint elle strict, son trait? de contrepoint, ils'attaque ? l'interdit de infraction expressive re?oit l'approbation de V. Galilei. Dans certains tenants du contrepoint classique pesant sur l'encha?nement d'intervalles parall?les produisant une dissonance par fausse relation. Ilconsid?re ? allegro ? et ? duro ? l'effet produit par le parall?lisme de deux tierces majeures, m?lancolique de deux sixtes mineures en progression diatonique87. (mesto) l'encha?nement Exemples La question avec que soul?vent la pratique musicale. m?lancolie dans ces partis pris th?oriques concerne bien entendu leur rapport de la Une typologie exhaustive des diff?rentes occurrences l'?criture du xvie et du xvne si?cle sortirait du cadre de cette ?tude parce qu'elle n?cessiterait l'analyse statistique de tout le r?pertoire vocal et instrumental nous nous sommes born?s ? un floril?ge ?pisodique d'exemples de cette p?riode. Ainsi selon l'ordre suivi ci-dessus. significatifs, classes, du simple au complexe, ribus depingant cantu observari habet peculiare hie per quartam, 87 non ita in figurali et ?Hudcogitari oportet, tonorum metas Quin exprimant.[...] suum quoddam diversitatem. enim symphonista et Quilibet propter ingeniorum in effingendis clausulis et fugis utitur ; iuditium, ac pro aribitrio hie isto, alius alio modo atque posse cantum in bemollari ?Hevero per quintam cantu, qui (ut quidam saepe transponit: ?. laetum textum materiis accomadatus tristioribus est, ponit, et econtra volunt) proprie (Hermann Tonos in figurali Cantu ?, Vitebergae, lib. IV,? De Modo Finck, Practica M?sica, cognoscendi 1556, s.p.). ? Et deux sixtes mineures dans lamani?re ont ci-dessus que nous avons montr? employ?es puisque ont quelque et deux tierces majeures chose de joyeux, je me demande chose de m?lancolique quelque concourant ? la qualit? de ces effets, raison le triton et la quinte diminu?e pour quelle [ces m?mes ? Prattici ?] voudraient de ces concepts que je ne juge pas bon de les utiliser pour l'expression qui une affinit? avec de tels due Seste minori usate nella mostrata intervalles ?. [? Et perch? auraient terze et dell'allegro due maggiori ilTritono et la hanno del mesto, ;non so per quale cagione maniera, Semidiapente sione di quei alla qualit? di questi effetti, mi habbino a ritenere che ?0 non l'usi per espres che con tali intervalli hanno conformi Vincenzo ?]. F. Rempp, Die Kontrapunkttraktate concorrendo concetti des Staatlichen Instituts f?r Musikforschung Bd. Kulturbesitz, Ver?ffentlichungen preu?ischer ? Vincenzo cf. l'analyse de C. V. Pausca, Galilei's Counterpoint IX, K?ln, 1980, p. 33. Sur ce passage treatise ?Journal of the American Musicological Society, IX, (1956) p. 86. Galileis,

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Registre ? son degr? z?ro, R?duite l'ingr?dient d'une pharmacop?e musicale de sa substance les r?gions plus graves du registre lam?lancolie n'est que ? deux composantes, empreignant ou bien, en vertu de ses sautes d'humeur, hypoth?se th?orique trouve une premi?re les deux extr?mit?s de ce dernier88. Cette confirmation dans l'extr?me gravit? de cer tains ?pisodes du r?pertoire fun?bre et thr?nodique. Un exemple relativement pr?coce ? une ?poque o? le figuralisme n'est pas encore une n?cessit? incontournable -, figure :Domine Jesu Christe, Rex gloriae, dans l'Offertoire du Requiem de Johannes Ockeghem libera animas omnium fidelium defunctorum de poenis inferni et de profundo lacu.Quatre voix graves, un bassus, un contratenor bassus, un tenor et un superius ?voluant dans l'extr?mit? inf?rieure de latessiture du soprano colorent l'exorde d'une teinte obscure. La polyphonie une clart? retrouve illusoire, inspir?e par l'espoir du salut (Domine Jesu Christe Rex gloriae durant douze br?ves ternaires en ) lorsque l'absence de la basse, muette aux trois voix aigu?s l'h?g?monie du registre. Puis, tempus imperfectum (mes. 13-18), laisse et du le silence du t?nor d?stabilise ? nouveau soprano l'?quilibre des par brusquement, libera animas ties en sens inverse, labasse et un contratenor bassus tr?s agit? illustrant les cauchemars du ? lac infernal ? (mes.19-25)89. l'?me damn?e dans les profondeurs de Dans suivantes, le recours de la douleur. La d?ploration vocabulaire Moulu au ? fonds noir ? les ann?es propre au et inhumaine, ?crite par Fi?re ?tropos mauldicte de Bretagne r?unit trois basses, un tenor et une troisi?me dans le registre du t?nor, qualifi?e de ? superius ?. Dans l'ex?cution, l'effet devait augmenter lorsqu'on suivait l'indication donn?e dans la partie R.142 sur lamort voix ?voluant sera un lieu commun d'Anne de pesanteur conserv?e ? labiblioth?que de Bologne, exigeant Spiritus, emprunt?e ? la liturgie du vendredi saintdans leCodex Medici: l'ex?cution du tenoranxiatus est inme ? laquinte inf?rieure au lieu de laquarte in2a parte dicaturin subdiapente90. Lam?lodie sup?rieure pr?conis?e qui sur le papier pouvait passer pour un t?nor se transformait de facto en une quatri?me L'auteur de basse. Une telle pesanteur dans lamasse sonore n'?tait pas une nouveaut?. de Marguerite d'Autriche pleure la en avec un dense tissu contrapuntique mort du p?re de celle-ci, Maximilien 1519) (mort le ? sept voix, not? en notes noires en signe de deuil :quatre d'entre elles font entendre lad?ploration texte Proch dolor figurant dans Proch dolor! Amissum les trois autres entonnent 88 Tel est l'avis de G. Mei, le chansonnier terris Germ?nica un triple canon au sujet des propos de turba magnanimum regem defleat, sur le Piejhesu tir? du Dies /'rae91. Platon sur l'ethos de l'harmonie alors que mixolydienne dans la R?publique. 89 90 91 ?d. D. Plamenac, New York, 1947, 2/1966, II,pp. 93-94. vol. IV, pp. 311-17 ; of Renaissance Music, ?d. Lowinsky, Chicago, ainsi que les commentaires vol. Ill, p. 202. cette tenace attribue Album de Marguerite d'Autriche, ?d. M. Picker, Peer 1986, fol. 33V-35. Une tradition Collected Works, Johannes Ockeghem, The Medici Codex ofi$i8, Monuments composition m?lancolie ? Josquin, la graphie ? de ce dernier. du copiste correspondant ? celle qui a not? This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions ? Pleine de deuil et de

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? commencer L'impact ?motif d'un tel artifice ne laisse pas indiff?rents lesmadrigalistes, du xvie si?cle qui par Ciprien de Rore, la figure de proue de la nouvelle avant-garde sonum l'ode dans humaniste Calami basses r?unit, ferentes quatre profondes pour verser sur le ? d?part de son prince ? 92. Le registre est tout aussi grave alla tomba de Torquato Tasso par Giaches de Wert, de Giunto dense tissu l'incipit lent et retard?, pour cinq voix ?vo basse, quinta vox, tenor, alto, cantus homophone, luant dans les r?gions inf?rieures ? latessiture plus grave du soprano93. Finalement dans la des larmes am?res dans on pourrait citer l'incipit de Era l'anima mia ; lemot gravi, dans le musique de Monteverdi vers ? ma per me lasso, tornano ipi? gravi sospiri ehe dal cor profondo tragge ? dans Zefiro torna du VIe livre des Madrigaux94 la chute brutale du registre g?n?ral sur le ;ou encore, mot Et in terra, dans Quant le Gloria ? sept voix publi? dans e Spirituale95. un exemple ? la figure de lacat?base, Vergine bella mise la Selva Morale pr?coce figure dans la strophe de P?trarque G. par Dufay. Sur miseria estrema de le humane cose, la dans les hauteurs du premier mode eccl?siastique (r?-la en musique qui s'?tait maintenue la note la plus grave de Yambitus les limites de ce dernier pour toucher re), transgresse le plus grave parmi les huit modes du mode plagal de r? (Lo-r?-/o) eccl?siastiques m?lodie, -, comme pour illustrer I'? extr?me mis?re? de la condition humaine96. Cat?base et registre grave s'associent dans le motet Absalon Fui mi de Josquin, pour illustrer le deuil du roi David, souhaitant mort et damnation en lieu et place de son fils Absalon97. - sur les mots non vivam ultra sed descendam Apr?s une plainte grave et d?sincarn?e, in inferno plorans le tissu contrapuntique quitte l'ordre naturel du mode, pour d?vier, en accumulant sur le dernier toutes cinq b?mols, sib chantable dans dans les r?gions plus obscures de lavoix, avant de conclure le registre grave, apr?s une cat?base d?formante de les voix. Disproportion, dissonance Montrer l'affinit? cong?nitale sonance sous toutes entre ses formes, la forme math?matique ou ? grande ?pisodique de lam?lancolie et la dis ?chelle, signifierait r?sumer illustration particuli?rement ?loquente figure dans Yincipit du :Solo e pensoso ipi? deserti campi vo' misurando de Luca Marenzio l'histoire du madrigal. Une c?l?bre a passi Solo e pensoso tardi e lenti. Alt?r? les domaines l'esprit du po?te arpente le pas ? lent et retard? ? la signature verbale de la plus insondables de la pens?e, ? ? mot le m?lancolie. ? la lettre Marenzio passo Interpr?tant -gradus, degr?, marche 92 C. de Rore, 93 Giaches 94 G.F. Malipiero, 95 /b/d.XV/i 96 G. Dufay, 97 par l'humeur noire ?d. B. Meier, Rome, 1959, VI, p. 108. et M. Bernstein, ?d. C. Me Clintock Works, Rome, 1967, Vil, 9, p. 38. le opere di Claudio Monteverdi, Asol? 1926-1941, VI, p. 23. Opera Omnia, deWert, Collected Tutte p. 126 sgg.. Opera Josquin Desprez, Omnia, Werken, ?d. H. Besseler, Rome, 1964, VI, p. 8 mes. 55-60. ?d. A. Smijers, Amsterdam 1921- Mottetten, Suppl.

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entre l'aigu et le grave, parcourant, et descendante. ascendante lemouvement traduit extr?mit? qualitatif de lam?lodie une ? l'autre, gamme chromatique d'une Faux-bourdon sur lemot ? humane Vergine bella de G. Dufay fait entendre un faux-bourdon ? ? ?. vers cose notes - fa$ et do$ le miseria estrema de le humane cose Les m?mes figurent ensuite, dans un ordre renvers?, sur ? terra ?, dans le vers ? ben ch'i sia terra e tu del ciel regina ? o? elles traduisent l'?l?ment terre, le corr?latif de l'humeur La chanson noire98. La m?me figure colore d'une teinte et notamment dans [explicit de Ockeghem cadant in obscura lugubre plusieurs ?pisodes : ne absorbeat l'Offertoire noue Le faux-bourdon tenebrarum". ensuite du Requiem de eas tartarus, ne sa destin?e ? celle de de Moulu sur lamort d'Anne de fun?bre100. Ilappara?t dans la d?ploration ? sur? nous a en tu mis dans grant perplecit? ?. Le parall?lisme des Bretagne perplecit? ?, quartes pr?figure les souffrances du Christ et de laVierge dans Ave Maria gratia plena, lamusique virgo serena, de Josquin, sur ? cujus conceptio ?. On le retrouve, dans mariai, sur fructus ventris tui dans lemotet Ave Maria de Gombert101. des Lectiones ex propheta dans ? non aufers iniquitatem meam phyrygienne de mediante102. Dans amaritudine animae ?103 ;dans la quatri?me, chair, sur si putrendo consumendus tume, sur et in amaritudinibus N? au sein de reprises du mode lamodulation ?, conduisant cadence summ moratur Dans lemot il traduit ? deux lob de Lassus, lem?me contexte la premi?re ? injustice ?, lydien ? une le?on, ildit l'amertume sur? ? de l'id?e de la ? putrefaction ladeuxi?me il rend ;dans la septi?me, ild?signe ? nouveau in la l'amer 5. l'humeur noire du faux-bourdon l'?criture polyphonique, r?siste ? l'action sur le contrepoint et traverse franco-flamand par lors d'une m?ta indemne le xvne si?cle. ? preuve l'harmonisation du mot ? afflictio ? de la finale (la) dans l'incipit de bole de ton dans une r?gion gravitant ? un demi-ton Mazzocchi. Dans la cantate-oratorio Vide Domine afflictionem nostram de Domenico corrosive la basse exerc?e continue Schein (1586-1630, l'?pilogue de la cantate Da Jakob vollendet hatte de Johann Hermann en faux-bourdon l'effet Israels Br?nnlein, 1623) un quasi-ostinato chromatique produisant d?formant 98 99 100 d'un miroir 102 103 les larmes de Joseph, prostr? devant p. 9, mes. 77. IIpp. 94, mes. 37-40. Johannes Ockeghem, Le lien ?tabli avec le r?pertoire thr?nodique vers de la cantate de Francesco Provenzale le cadavre Dufay, per la regina falso bordone 101 dit parabolique di svezia de L Rossi) on en ligne droite traverse le xvie et le xvne si?cle. Dans un Squarciato appena avea (parodie du Lamento (1627-1704) cantate lit :? ? morto voi grandi e piccini/ Saione/ vicini/ un ?. N. Gombert, Opera Omnia, ?d. Schmidt G?rg, di Lasso, Lectiones, ?d. W. Orlando Boetticher, 104 Ibid., pp. 16-17. Ibid., p. 42, mes. 105 Ibid., p. 65, mes.17-19, Rome, Bale, 1951-1975, VII, p. 146, mes. 45. 1989, Vol. 19, p. 12, mes. 120. 97.

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? Joseph tomba sur le visage de son p?re, pleurant sur lui et Da fiel Joseph auf seines Vaters Angesicht und weinet ?ber ihn und k?sset (? ihn ? )106.Dans Die sieben Worte de Sch?tz, leChrist, du haut de la croix, rend son ?me sur les mots de son p?re, le baisant ? en faux-bourdon, sixtes parall?les confiant ses ? douleurs ? am?res ? un contrepoint (? sogar mit bittern Schmerzen, die sieben Worte de quartes et de die Jesus sprach ? )107. Modalit? l'autorit? du deuxi?me, syst?matique des modes de lam?lancolie montrerait du troisi?me, du quatri?me et du septi?me. La d?ploration de Moulu sur lamort d'Anne de Bretagne est en prygien. Ilen va de m?me pour Pleine de deuil et de m?lancolie de Une ?tude intime de son de Marguerite d'Autriche, journal Josquin, figurant dans le chansonnier une autre humeur noire. On trouve lem?me mode dans pi?ce du m?me Dulces Exhuviae sur de Orto108, de Marbrianus les derniers : chansonnier mots de Didon avant le Freminot, Willaert109, suicide. Un examen de quelques-unes parmi les threnodies liste des dans la inspir?es par ce ? lieu propre ? compositions longue figurant de la Renaissance dans la litt?rature polyphonique de lam?lancolie que peut montrer Lasso par la suite la noble reine de Carthage persistera ? chanter sa d?tresse dans ce mode avant de se supprimer. Les modes du groupe phrygien traduisent des ?mages de pierre et de terre dans Strane ruppi aspri montim de Ciprien la nuit dans 0 Sonnom, lam?lancolie hypocondriaque de Rore et la torpeur ; ils disent dans Calami Sonum ferentes,^2 et ilaccompagne les larmes dans Tu piangim, du m?me auteur. Quant au deuxi?me mode, l'approche de lamort de Laura dans Solea lontana in sonno, de Rore. La signification des cadences irr?guli?res a fait l'objet d'une investigation capillaire par B. Meier. Un nombre consid?rable d'entre elles gravitent dans l'orbite s?mantique de la On y trouve des id?es comme ? sommeil ?, ? ivresse ?, ? folie ? ; les verbes ? turbare ?, ? confundere ? ; l'id?e de ? doute ?, ? incertitude ?, ? alt?rit? ?, ? transfor mation ?, ? devenir diff?rent ?, ? exc?s ?, ? d?faut ?, ? affliction ?, ? peine ?, ? chagrin ?, - inmi ? larmes ?, ? mis?re ?, ? piti? ? 114. -, tr?s fr? Quant ? la cadence phrygienne m?lancolie. 106 107 J.H. Schein, Neue Ausgabe 1.1, p. 67, mes. 46-50. H. Sch?tz, Neue Ausgabe Kassel, Grusnick, 108 Chanson Album ? Humanism s?mtlicher Werke, s?mtlicher Werke, ? Da Jakob vollendet ? Die sieben Worte 19 et 23. 1957, t.2, p. 4, mes. ?d. Picker, dAutriche, of Marguerite in the Music of the Renaissance hatte pp. ?, Music 1989, I,pp. 166-70. Freminot, Dulces exhuviae, Ms. Bergamo, et W. Gerstenberg, Rome 1950, II,p. 59 ?, ?d. A. Adrio, Jesu Christi Kassel, am Kreuz?, 1963, ?d. dans E. Lowinsky, 292-95. Transcription in the Culture of the Reniassance, Chicago Londres, 109 111 Cipriani de Rore, Idem, IV,p. 66. 112 Idem, VI, p. 108. 113 Idem, II,p. 40. B. Meier, The Modes 110 114 Opera Omnia, of Classical 1209, fols. 54V-55 r?unis ;exemples ?d. B. Meier, Rome, 1959, ;A. Willaert, Opera par Lowinski, II,p. 29. pp. 182-85 Vocal Polyphony, 1988, pp 254-69. New York, This content downloaded from 192.87.31.20 on Wed, 18 Sep 2013 10:03:16 AM All use subject to JSTOR Terms and Conditions Omnia, et ?d. H. Zenck

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incalculable de r?currences quente, on pourrait citer un nombre bianco e dolce cigno d'Archadelt, sur ? moro beato ? 115,et dans de Lassus, sur in pulverem :elle intervient dans // les Lectiones de Roland reduces me116. Commixtio modi une d?viation Id?alement, p?rament m?lancolique xvie si?cle traduit par modale ? tous convient les affects sans distinction. Le tem que l'?criture du cependant oppose des ?tats d'?me extr?mes, : la confrontation violente entre qualit?s modales conflictuelles sans relation, t?tes incongrue de membres aux monstres sous engendr?s mixtion sans jambes, bras sans t?te, analogues la discorde dans la fantaisie d'Emp?docle117. le r?gne de Un exemple ?loquent figure dans le motet mirabile misterium au dogme de la double nature divine et humaine du Christ, l'incarnation de la divinit? dans dramatiques ? nature se renouvelle suite ? lam?tamorphose de J. Gallus. Consacr? il traite en des termes la sph?re des ph?nom?nes sensibles. La du Dieu incarn?, qui sauve dramatique du p?ch? originel en vertu de sa double nature, divine et humaine. Une tradition entretenait lemythe du Christ afflig?, que l'iconographie longue th?ologique On associait la figure du ? Christ repr?sentait dans la position du typus melancholiaem. les dissonances ? au Capricorne et ? la plan?te Saturne, m?lancolique119 l'esprit lacapacit? de s'?lever du monde terrestre au monde faisait mourir le Christ et ? comble vie et lamort, entre ? trente-cinq ans durant la sixi?me la plus ?lev?e divin. Dante, qui accorde ? dans leConvivio, heure, ? comble du jour?, (kairos) entre la et seuil critique de son ?ge ? :milieu de la vie moyenne, o? la destin?e de l'humanit? bascule en direction du salut120. L'?quivoque et la dualit? m?lancolique ?tait une cons?quence logi sur n'a pas perdu de vue. Une quadruple entr?e chromatique, la sc?ne dans un declaratur hodie, innovantur naturae, plonge d'embl?e nature du Christ la double le compositeur que, que mirabile misterium 115 116 117 118 119 120 ?d. A. Seay, Rome, Collected Works, 1970, II,p. 39, mes. 20-23. Jacobus Arcadelt, Lassus, Lectiones, p. 29, mes. 36-40. lam?lancolie et ? l'hydre aux mille Tel est l'avis du Tasse qui assimile ? la chim?re de la passion la pr?sence des instruments D'o? dans la c?l?bre gravure de D?rer. Cf. M. Pr?aud, M?lancolies, dition: symboles cosmiques Le Christ dans M?lancolique, l'art chr?tien, Paris, Paris 1982, pp. 35-52 p. 101 sg. ; J. Richer, t?tes. Iconologie et tra 1984, le comble l'heure de sexte, qu'on peut appeler ? ann?e du Christ du la trente-cinqui?me par ce ? presque qu'en uvres Compl?tes, ?tait le comble de son ?ge ? (Dante, Paris, Pl?iade, que M. O. 1965, p. 516). Texte comme Pot (? Le milieu de lavie ?, Figures de ia m?lancolie, suit :? Mieux 1994 pp. 111-57) commente ? Aussi ilmourut Luc dit-il que quand jour. On peut donc comprendre encore, cette n'est op?ratoire correspondance que dans entre il ?tait presque humoralisme le cas exhaustif de et th?ologie, il convient maintenant de l'annoncer, constat lam?lancolie, la tradition th?o qu'enregistre de l'humeur du Christ au diagnostic temperamental soumet la personne lorsqu'elle logico-m?dicale de la vie repr?sent? noire. [...] D'autre par la limite des trente-cinq part, l'?ge moyen au moment ? s'?quilibrer parfaitement o? l'harmonie des diverses humeurs parvenues l'organisme m?lancolie conditionne la complexion par g?niale donn?e divin est cens? neutraliser corps instances idiosyncrasiques au point et temperamentales correspond ? l'int?rieur de en souvenir les th?ologiens, de la de la d?finitioin : le attribuent ? l'incarnation du Christ 30, 1 d'Aristote, z?ro de sa propre mort ? inmedio aetatis ?, les diverses id?ale que le Probl?me ans

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Sur homo factus est, une cat?base de toutes les voix transpose brus ?clairage mystique. l'ambitus g?n?ral d'une octave vers le grave, comme pour rendre la chute de quement se maintient dans les cadences du groupe phrygien. l'?me dans lamati?re. La composition sur non commixtionem passus neque divisionem (? il n'est soumis ni Puis, brusquement, au m?lange ni ? la division ? ), lemot commixtio est pris ? la lettre, une commixtio modi reliant en un seul tout deux orbites modales :mi-sib-mi. triton Une analyse math?matique sib est une moyenne g?om?trique pour illustrer la cloison ?tanche entre par deux finales s?par?es par un du corps de la composition peut montrer reli?es la note que comme divisant les deux l'octave en deux parties natures du Christ121. ?gales, M?lop?e Restent les lieux propres ? l'expression phrygien descendant associe de l'?criture m?lodique, des passions longue tradition intertextuelle le plus connu est le t?tracorde qu'une atrabilaires. Confin? la-sol-fa-mi. uvres des madrigalistes de la premi?re L'exemple aux parties sup?rieures il appara?t dans les g?n?ration (Layolle, Festa, Verdelot)122 associ? aux figures de [anadiplosis et de la r?p?tition123. Dans la seconde moiti? du xvie si?cle, sa fr?quence est telle qu'il assume Il lavaleur d'une v?ritable signature de lam?lancolie. un mot dans des le laboravi saisissant traduit Psalmi Poenitentiales passage j'ai souffert de Lassus, g?n?r? par latechnique du soggetto cavato :? laboravi ? : la-la, bo=sol, ra-fa, des pierres et des falaises dans l'incipit de Strane ruppi v/'=m/'124. Ild?crit lam?lancolie aspri monti de Ciprien de Rore125. On le trouve chez Marenzio Ildevient c?l?bre dans les motifs m?lodiques de Monteverdi. semper dolens. Puis, avec l'av?nement de les plus les moments les lamenti qui vont ponctuer Dowland, et dans les premiers livres tears Flow de de John my lamonodie, ilpasse ? la basse dans intenses de l'op?ra baroque. latrame complexe des rapports cr??s, au sein de lam?lodie, par la synth?se les hauteurs (harmon?a), le texte et le rythme (oratio). Ilexiste de nombreux Vient ensuite ?tablie entre lente et retard?e de l'humeur noire conditionne l'ensemble exemples o? la dynamique des param?tres mis en relation par l'?criture contrapuntique. Dans son c?l?bre Stabat iuxta crucem, Josquin par laVierge fresque poignante de la douleur ?prouv?e construit la polyphonie autour de lam?lodie de la chanson de Gilles Binchois ? Comme mater, femme desconfort?e ?, cit?e int?gralement laversion originale, au t?nor, sans le texte. L'auteur multiplie par quatre les valeurs de l'activit? cin?tique du contrepoint, p?trifiant, par l'extr?me lenteur des notes, tant sur le plan rythmique que m?lodique. Lente et 121 ?d. E. Bezecny 122 Jacob Handl mes. 43-49. F.W. (Gallus), Opus Musicum, et J.Mantuani, The birth of opera, Oxford, 1993, p. 148. bien connues le r?pertoire dans figures thr?nodique ? p. 54, mes. Doloris 98 sq. 123 Deux 124 Orlando 125 Cipriani Vienne, mot. UV, p. 162, Stabar mater, sur ?vim 1899,1.1, Sternfeld, ; cf. Josquin, di Lasso, Die Sieben Bu?psalmen und La?date Dominum de Rore, Opera Omnia, ?d. B. Meier, Rome, 1959, II,p. 29.

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cette retard?e, noire exerce humeur le pouvoir dans l'exorde du madrigal Era l'anima mia de Monteverdi, chant?e par les trois graves sur un m?me accord, d?clamatoire, de sa derni?re heure est mon c comme ur, ?puis?, curare du contrepoint rendu par une polyphonie d'un v?ritable sur levers une ?me mourante :? Bien proche ?. enfin, une composition embl?matique qui r?unit tous les traits caract?ristiques lam?lancolie musicale: l'ode humaniste Calami sonum Ferentes de Ciprien de Rore126. Ilexiste, de dit lam?lancolie L'affect g?n?ral sonum Calami Non pellunt Ne constrepente Musa, quae ferentes gemitus siculo pectore triste ? cause du d?part levem numero ab imo nimium sunt ab Aufido nemus du po?te, Les chalumeaux Ne graves chasser Pas plus que ne peut revulsi incolis Sirmionis peuvent produisant Muse amoenum, Reddita qua lenis Lesbia dura fuit, Me adi recessu principis mei tristem, Retourne de son prince : une de l?g?re musique [rythme sicilien le lourd chagrin du fond de [mon c ur l'emporter ses flots dans le charmant qui habites l? o? la douce Lesbia fut insensible. Reviens ? moi, triste que je suis du d?part de mon Musa, deliciae tui Dulce tristibus his tuum Catulli, inge carmen toi qui fais les d?lices Muse, sons de mes Les indications relatives aux tessitures donn?es prince de ton Catulle, Joins ton suave chant aux tristes avenis. le [mugissant Aufidus. bosquet de Sirmione ? l'armure mentionnent, chalumeaux. non sans un certaine ironie, le cantus, Yaltus, le tenor, et le bassus. En r?alit?, un examen de l'ambitus est con?ue pour quatre basses. Le choix de chaque voix d?montre que la composition ? commencer les indications des th?oriciens, des intervalles confirme par ceux mis en en uvre dans la progression des imitation dans Yincipit. Le quatre sujets chromatique vers Aie adi recessu principis mei tristem, est rendu par deux passages en faux-bourdon du mode hypophrygien. Une analyse modale hors des cordes essentielles chromatique, est un double anthropom?trique du temp?rament, le que si lam?lodie peut montrer corps de Calami sonum ferentes est une chim?re, r?alis?e ? partir d'une mixtion de quali t?s modales incompatibles. La premi?re partie se maintient dans l'orbite du groupe phry l'allusion bien ?tabli par une cadence de finale ? lamesure 35. Puis, brusquement, gien, po?tique aux bocages de la campagne de Sirmione conduit l'ordre m?lodique aux cordes essentielles du mode dissonant de fai ? un demi-ton de distance de lafinale. du texte 55, le d?sarroi du po?te attrist? par le d?part de son prince couvre ? nou l'horizon de cette idylle pastorale de nuages gris et renoue avec l'orbite du mode lamesure ? veau phrygien. Au sur ce mode, deux phrases m?lodiques, triomphalement autour des cordes essentielles l'unit? de fa et de mi, partagent lieu de conclure gravitant respectivement modale de la pi?ce, concluant suave chant aux tristes 126 Cipriani de Rore, sur un conflit, sons de mes comme chalumeaux pour illustrer le vers ?Joins ?. VI, p. 108.

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Calami sonum ferentes (729*512) Clausule phrygienne

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