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Aus los LoGicar
ROIS. OPTIQUES DIFFERENTES peuvent relier les disciplines musicales à la réflexion sur
la mélancolie : la théorie de l'inspiration, le recours à faction thérapeutique de la
musique et la théorie des affects. Une monographie sur le premier point- la dramaturgie
du Probleme XXX d'Aristote relue par Ficin — pourrait se borner a une hagiographie des
principaux enfants de Saturne que la Renaissance coiffe des idées nouvelles sur le génie
artistique. Lhistoire commencerait avec Josquin, musicien solitaire, peu commode dans
les rapports avec ses collègues, auteur d'un contrepoint dans lequel Luther reconnaitra
le fruit d'une intuition supérieure 4 toutes les règles. Glarean ira jusqu'à lui reprocher
de céder à la violence de son imagination (« loscivientis ingenii impetus »)', Le chœur des
enfants de Saturne comprendra ensuite Nicolas Gombert, esprit instable, condamné
par Charles Quint à ramer dans ses galères pour stupre d'enfant de chœur, auteur d'une
polyphonie dense et obscure? il fera une place de choix à Roland de Lassus, esprit
rabelaisien enclin au rire et à la boisson, emporté sur le tard par la mélancolie hypochondriaque. On saluera ensuite l'art du concetto, supérieur à toutes les règles, diagnostiqué
par Vincenzo Galilei chez le divin Ciprien de Rore, auteur des premières expériences
expressionnistes « fin de siècle » ; la « mesta gravita » du IX livre des madrigaux à cinq
voix de Luca Marenzio ; le pathos violent et désarticulé de ceux de Carlo Gesualdo da
Venosa, prince, madrigaliste et assassin : les larmes de John Dowland, semper dolens.
1
«ll avait un penchant versatile dans toutes choses et la nature l'avait doté d'une telle énergie et d'une
telle acuité, que rien ne pouvait lui resister dans cette activité, Mais dans la majeure partie des cas
il manqua dans l'observation du mode et dans le jugernent secondé par l'érudition, si bien que, dans
certains passages de ses compositions, il ne parvint pas à réprimer suffisamment, comme ıl le devait,
l'élan impulsif de son génie voluptueux ; on pardonnera, toutefois, cette légère faiblesse compte tenu
des dons incomparables de cet homme ». [Ita in omina versatile ingenium erat, ita naturae acumine ac
vi armatum, ut nihil in hoc negocio ille non potuisset. Sea defurt in plerisque Modus et cum eruditicne
iudicium, laque lascivientis ingenii impetus, aliquot suarum cantionum locis non sane, ut debuit repressit,
sed condonetur
hoc vitium mediocre ob dotes alias viri incomparabiles] (H.L. GLARÉAN. Dodekachcrdon,
Bâle 1547, R/ Hildesheim, 1969, p. 362).
2
Si c'est à Jérôme Cardan que l'on doit l'indication concernant les demälds de Gambert avec la justice
de Charles V, c'est Silvestro Ganassi da Fontego qui parla de Gombert comme d'un « huomo divino
in tal professione »(S. Ganassı. Regola rubertina, Venise 1542, 1, 11, p.xii). Sur la trajectoire de l'idée de
génie dans la littérature théorique de la Renaissance, cf. €. Lowinsky, « Musical genius: evolution and
origins of a concept », Music in the culture of the Renaissance and other essays. Bonnie |. Bracksurn éd,
Chicago, Londres, 1989, t. | p.52.
Página 2
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Source: Acta Musicologica, Vol. 76, Fasc. 1 (2004), pp. 25-65
Published by: International Musicological Society
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Accessed: 18/09/2013 10:03
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Página 3
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m?lancolique
Brenno Boccadoro
Universit? de Gen?ve
? la r?flexion sur
peuvent relier les disciplines musicales
recours
le
?
l'action
de la
lam?lancolie
de l'inspiration,
th?rapeutique
sur
et
des
Une
la
le
th?orie
affects.
la
premier point
dramaturgie
musique
monographie
du Probl?me XXX dAristote
relue par Ficin -, pourrait se borner ? une hagiographie des
Trois
diff?rentes
optiques
: la th?orie
sur le g?nie
avec Josquin, musicien
dans
solitaire, peu commode
artistique. L'histoire commencerait
les rapports avec ses coll?gues, auteur d'un contrepoint
dans lequel Luther reconna?tra
principaux
de Saturne
enfants
le fruit d'une
que
laRenaissance
coiffe des
id?es nouvelles
intuition sup?rieure ? toutes
les r?gles. Glarean
ira jusqu'? lui reprocher
de son imagination (? lascivientis ing?nu impetus ?)\ Le ch ur des
de c?der ? laviolence
enfants
de Saturne
par Charles Quint
polyphonie
rabelaisien
dense
ensuite Nicolas Gombert,
esprit instable, condamn?
comprendra
? ramer dans ses gal?res pour stupre d'enfant de ch ur, auteur d'une
et obscure2.
Il fera une place de choix ? Roland de Lassus, esprit
enclin au rire et ? laboisson,
driaque. On
par Vincenzo
saluera ensuite
1
sur le tard par lam?lancolie
l'art du concetto,
? toutes
hypochon
les r?gles, diagnostiqu?
sup?rieur
de Rore, auteur des premi?res exp?riences
? fin de si?cle ? ; la? mesta gravita ? du IXe livre des madrigaux ? cinq
chez
Galilei
expressionnistes
voix de Luca Marenzio
Venosa,
emport?
le divin Ciprien
; le pathos violent
prince, madrigaliste
et assassin
et d?sarticul?
de ceux de Carlo Gesualdo
; les larmes de John Dowland,
da
semper dolens.
?
Ilavait un penchant
versatile
dans toutes
choses et la nature
l'avait dot? d'une telle ?nergie
et d'une
lui r?sister dans cette activit?. Mais dans
lamajeure
acuit?, que rien ne pouvait
partie des cas
et dans
ilmanqua
dans l'observation
le jugement
du mode
si bien que, dans
second?
par l'?rudition,
telle
de ses compositions,
passages
l'?lan impulsif de son g?nie voluptueux
de cet homme
des dons
incomparables
certains
il ne parvint pas ? r?primer
comme
il le devait,
suffisamment,
cette
tenu
;on pardonnera,
toutefois,
compte
l?g?re faiblesse
?. [Ita in omina versatile
ac
ingenium erat, ita naturae acumine
ut nihil in hoc negocio
in plerisque
?Ilenon potuisset.
et cum eruditione
Sed defuit
Modus
locis non sane, ut debuit repressit,
iudicium, Itaque lascivientis
ingenii impetus, aliquot suarum cantionum
sed condonetur
hoc vitium mediocre
ob dotes alias viri incomparabiles]
Dodekachordon,
(H.L Glar?an,
vi armatum,
2
B?le 1547, RI Hildesheim,
Si c'est ? J?r?me Cardan
1969, p. 362).
les d?m?l?s
avec la justice
de Gombert
que l'on doit l'indication concernant
de Charles
comme
da Fontego
d'un ? huomo
divino
V, c'est Silvestro Ganassi
qui parla de Gombert
in tal professione
de l'id?e de
1542, 1,11, p.xii). Sur la trajectoire
?(S. Ganassi,
Regola rubertina, Venise
? Musical
de la Renaissance,
cf. E. Lowinsky,
and
g?nie dans la litt?rature th?orique
genius: evolution
a
of
in
Music
culture
the
and
the
Renaissance
other
Bonnie
?,
?d.,
of
essays,
origins
concept
J. Blackburn
Chicago,
Londres,
1989,
Página 4
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)le Parnasse de l'humeur noire fera une place aux
? lamusique
instrumentale,
fantaisies de Francesco da Milano, luthiste aux doigts ensorcelants
encens? par Ponthus
Quant
de Tyard dans un ?pisode
des plaintes de Froberger.
c?l?bre
de son Solitaire second
; ou encore,
? la prose
d?li?e
ce floril?ge
dans l'?criture
n'apprendra rien sur l'expression de lam?lancolie
toute
sorte
embras?e
de
concevoir
l'artiste pouvant
de musiques
musicale,
l'imagination
aux caract?res vari?s: de la parataxe fantastique des pr?ludes non-mesur?s
aux struc
Cependant,
tures cristallines
du contrepoint
franco-flamand.
la fantaisie, que lam?lancolie
Ilexiste, dans lamusique
plus concrets.
rations de
embrase,
Une
r?flexion
conduirait
instrumentale
de
sur la syntaxe
des op?
? des r?sultats
l?g?rement
une m?lancolie
laRenaissance,
? la ratio et aux d?terminations
de la forme,
math?matiques
rythmo?de,
sup?rieure
sorte d'affectus transvolans omnia praedicamenta
qui s'insinue, telle une fum?e noire,
dans
les interstices
Elle jaillit, ore rotundo, des doigts des instrumentistes
sur le clavier, selon un conseil bien connu des th?oriciens
de
de
la syntaxe.
qui courent sans r?fl?chir
lamagie blanche pour capter la gr?ce sans faire intervenir la raison. Comme
la Plainte
de Froberger ? faite ? Londres pour passer lam?lancolie
?, elle se joue ? lentement et
avec discr?tion ? avec un royal m?pris de lamesure, con nobile sprezzatura, au-del? des
d?terminations
arithm?tiques
du syst?me
rythmique.
r?gulier, dans
instrumentales
de rythme
d?pourvues
car elle dit, sans parole et avec
Elle s'exprime
les plaintes,
dans
les fantaisies
les allemandes
et
les
le langage non verbal du corps, ladiscrezione
tombeaux,
et la fantaisie du compositeur,
laplus corporelle parmi les facult?s de l'?me, quasi-raison,
interm?diaire entre les sens et l'intellect. C'est pourquoi elle r?siste ? l'analyse. De cette
- est
c'est l'essentiel m?me du probl?me -, la th?orie aura quelque mal
m?lancolie-l?
? rendre
compte.
les all?gories de lam?lancolie
attire le regard des
forme de rapport: le recours ? lamusique, art du juste
? ?extremitas m?lancolique.
Une relation peu univoque, cepen
La pr?sence
des
iconographes
comme
sur une deuxi?me
milieu,
instruments
rem?de
dant, relie le temp?rament
dans
? lam?lodie.
Tr?s souvent
lamusique peut se borner ? n'?tre
les tensions de l'?me du malade3
;
rien de plus qu'un simple s?datif destin? ? rel?cher
plusieurs genres de musique peuvent produire lesm?mes
du patient ;et d'ailleurs ilest assez rare que lesm?decins
3
effets,
suivant
pr?cisent
le temp?rament
la nature exacte du
ch. 17, ? De mania ?) :? il s'agit [...] d'une chose
Jason Pratensis
(Van de Velde, De Cerebri morbism
et digne de notre consid?ration,
des plus admirables
l'esprit et d'en freiner les affections
capable d'adoucir
res est et
mentem
concinnitas
[? admiranda
temp?tueuses
quod sonorum
profecto
digna expensione,
Ainsi
Anatomie
de lam?lancolie,
Paris,
ipsius affectiones
?]. Cit? par R. Burton,
sistatque
procellosas
de Fulda (1499) M?sica,
Mem. 6, Subd. 3, t. Il, p. 926. Cf aussi Adam
I,M. Gerbert,
Scriptores de
dormitare
facit vigilantes
M?sica medii aevii, S Blasien 1784/R1990,
III,p. 334: ? m?sica excit?t durmientes,
?molliat,
2000,
exsanat
melancholiam
Página 5
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)mode
? prescrire. On
de
laquestion. Mais
musicale. Confront?
? la n?cessit?
aux literati victimes
? joviale ?,
musique
?
injures de Saturne, Ficin n'aurait pas cach? son embar
le paravent d'une terminologie
d?lib?r?ment
?vasive, telle que
?
?
? voluptueuse
?
douce
?,
?,
l?g?re ?,
simple ?, ? v?n?rable ?,
?, ? ?l?gante
gracieuse
du Spiritus, qui demeure
ne peuvent que d?cevoir
l'historien de lagrammaire
de pr?ciser la nature exacte du r?gime de modes
?
ficinienne
les conclusions
prescrire
ras, s'abritant derri?re
est, en 1956, l'?tude de
la seule analyse technique
fondateur, dans ce domaine,
le texte
sait que
sur ladoctrine
D. P.Walker
V
des
?, ? apollinienne
En r?alit?, Ficin est plus pr?cis, nous
: lam?lancolie
?, ? vigoureuse
?, ? vari?e
?.
ailleurs4. Reste en effet une troisi?me
l'avons montr?
comme
ingr?dient de l'?criture musicale, dans la th?orie des
possibilit?
affects que laRenaissance ?rige sur les ruines des doctrines antiques sur [ethos et le pou
voir psychique de lamusique. La m?lancolie, on le sait, rena?t au sein du N?o-platonisme
? pythagoriciennes
? :
enrichi d'harmoniques
philosophique
? une harmonie d'extr?mes
Ficin sait r?duire le dosage d'un temp?rament
m?lancolique
consonants.
Il
l'identit?
?me-harmonie
accepte
pythagoricienne
num?riques
qu'il rel?gue
dans un contexte
florentin,
aux quatre humeurs
et au Spiritus responsable
facult?s
de
dans
sup?rieures
le temp?rament,
dans
lam?lodie,
lamixtion
l'?me. ?
des sensations, tout en la rejetant pour les
du chaud et du froid, du sec et de l'humide
l'harmonie de l'aigu et du grave
r?pondait, sur le plan sonore,
le corps subtil du texte po?tique et en m?me temps
? regarder comme
le double psychique de l'?me de l'imagination de l'artiste, incarn?e dans le corps
comme
a?rien du contrepoint.
li?s ? la perception musicale entre
L'ensemble des ph?nom?nes
alors dans un circuit ferm?, que lamagie sympathique
con?oit comme une harmonie
: l'?me du chanteur, la
? grande ?chelle ?tablie entre deux extr?mes
et une moyenne
m?lodie
dans
fond alors avec
laquelle elle prend corps et l'imagination de l'auditeur. Le moule se con
au temp?rament:
la
l'empreinte, la forme r?pond ? la forme, lam?lodie
ce m?me
affect chez celui qui en est affect? et ce
celui
que par
qui en est poss?d?. Le temp?rament
en
ses propres mesures dans lam?lodie
de l'auditeur ?prouvera du plaisir
reconnaissant
mais il souffrira confront? ? des formes peu famili?res. Pure question de consonance
d'un affect suscitera
repr?sentation
dernier ne pourra ?tre communiqu?
entre
le sujet et
lemusicien pourra communiquer
la
l'objet. Sur le plan de la cr?ation,
? l'imagination de l'auditeur en faisant sien le pr?cepte horatien sur l'art de
faire pleurer en pleurant: Si vis me flere dolendum est primum ?psi tibi5. Ilpuisera dans le
m?lancolie
Canzoniere
de P?trarque,
les Psaumes, ou dans
l' uvre de son choix une composi
En vertu du principe du decorum, ilchoisira
dans
tion po?tique comportant
l'affect ? rendre.
un registre stylistique proportionn?
au caract?re
4
Cf.
notre
P. Gozza
5
Horace,
article,
? Marsilio
?d., Amsterdam,
De arte po?tica,
Ficino:
2000,
the
soul
and
the
de
lamati?re
body
of counterpoint
trait?e, ?lev?
si la langue
?, dans Number
pp. 99-134.
pp. 102-103.
to sound,
Página 6
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)est latine et si l'argument est tragique, humilis si le sujet est comique, satyrique, grivois
ou autre. Pour ? donner une ?me ? au po?me,
selon l'expression ch?re emprunt?e
?
choisira sa syntaxe dans les ? lieux propres ? de l'affect ?
un
imiter. Ilchoisira
mode conforme ? lamati?re de son chant ;? partir de la finale de
ce mode
les quintes et les
fundamentum relationis de l'?difice ? iltracera au compas
?
son
sur
il
chant moyennant
des cadences
; il imitera
segmentera
quartes
lesquelles
le compositeur
Vicentino,
ensuite
les affects
modales
dans
contenus
dans
le texte
en
introduisant
excroissances
et d?viations
la composition.
le corps de
? l'analyse musicale, son et pens?e, m?lodie et affect, font un tout, transformant
en une propri?t?
lam?lancolie
intrins?que aux objets sonores, que, dans une certaine
une physiognomonie
et non de la
des ?l?ments
combin?s dans lam?lodie
mesure,
sur
?
isoler
la
m?lodie
elle-m?me,
peut
partition6.
qui ?chappe
l'analyse
Quant
La th?orie
la nature exacte
? d?terminer
Reste
l'aube du xvie si?cle,
sile Ficin. M?decin
de
Saturne
et cantor,
le premier
des M?dias
des ingr?dients d'une composition m?lancolique.
?
auteur ? m?me de r?pondre ? cet interrogatif est Mar
? Florence,
? ses heures,
instrumentiste
de Platon, ilest le premier pr?tre de
sur le probl?me XXX d'Aristote. Musicus
la th?orie math?matique
de l'harmonie
?diteur
? se repencher
l'?poque moderne
ilmanie
lev?s au
lam?me
aisance que sa lira da braccio, dont il joue les yeux ?tincelants
Ilconna?t la th?orie musicale de l'antiquit? grecque
ciel tel une sainte C?cile en extase.
avec
mieux
de
que Franchino Gaffurio, qui acc?de ? la th?orie musicale
en annotant en marge son imposant in folio platonicien.
;mieux
que quiconque
l'antiquit? grecque
? anthropo
de d?part de la th?urgie musicale de Ficin est une conception
?
sur
d'au
?difi?e
le
d?cloisonnement
moins
du
cinq domaines
morphique
contrepoint,
Le point
de
parall?les
6
Bien
entendu
La th?orie
?l?mentaire:
une th?orie
des
tous
n'ont pas obtenu
de tous
les auteurs.
esth?tique
l'approbation
: le
sources
Damon
pour siennes
plusieurs
revendiquer
pythagorisme,
ou les dialogues
o? lamusique
Politiques d'Aristote,
agit avec
platoniciens,
doctrine
de susciter
des lois de la R?publique.
Cette
l'interdit des gardiens
les d?tails
quatre
de cette
?'ethos pouvait
le livre VIII des
sur
valeur
charg?s
de
d'Ath?nes,
violence
d'une
l'harmonie,
l'?me au point
comme
dans l'Antiquit? m?me,
Sextus
qui avaient
Empiricus,
?
de leur contenu moral.
L'humanisme
classique
parvient
harmonique
et th?orie
et sciences
raison et sensation.
des passions,
concilier math?matique
exactes,
contrepoint
est
La r?volution
du xvne si?cle ne tardera pas ? s'apercevoir
qu'en r?alit? cette synth?se
scientifique
un mariage
le nombre
de ses valeurs
de raison, qui va se solder par un divorce. T. Campanella
prive
avait
trouv?
vid?
les ?l?ments
des
d?tracteurs
de
sceptiques
la th?orie
de Ficin et place les effets de lamusique
de lamusique
le d?terminisme
; il rejette
astrologique
sous le coup de r?gles et de
sur le compte de facteurs
? rationaliser
accidentels
trop complexes
et
des passions
les m?mes
chez Descartes.
Th?orie
En 1630, on trouve
arguments
pr?ceptes
g?n?raux.
un m?me
? partager
De facto elles ne continuent
de iure, divorcent.
lit,
musicale,
pas moins
composition
indemnes
de l'?criture, qui traversent
dans l'habitude et dans les conventions
ancr?es
profond?ment
causales
antique
les querelles
du xvne
si?cle.
Página 7
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29
une th?orie
une grammaire et une physique des
harmonique,
?l?ments. Sciences s urs gravitant dans l'orbite du quadrivium, ces disciplines communi
commun, caract?ris? par une ?paisseur polys?mique
quent en vertu d'un d?nominateur
humeurs,
: le concept
d'?l?ment
impairs, des extr?mes
num?riques
consid?rable
(stoicheion, elementum). Une ?tude de vocabulaire
les lettres de l'alphabet7, les sons irr?ducti
peut montrer que ce terme peut d?signer
bles de la voix8, les parties du discours9,
les notes de lam?lodie10,
les ?l?ments,
pairs
et
des
intervalles11,
les contraires
en conflit dans
les
corps physiques12.
L'arithm?tique
extr?mes des
les ? ?l?ments ?, pairs et impairs du nombre dans les deux
temp?re
selon une juste mesure
intervalles consonants
; le pair- f?minin
?pouse
d'unit?s forme le nombre,
l'impair masculin dans la premi?re unit? ;une agglom?ration
deux extr?mes
forment un rapport (logos), plusieurs rapports se combi
num?riques
nent dans les syst?mes partiels (analogiai) pour former la trame g?n?rale du syst?me
harmonique13.
les lettres de l'alphabet
antiques comptent en combinant
aux
rapports, les syllabes et aux progressions pro
(stoicheia). Au nombre r?pond la lettre,
ses syllogismes. En vertu des consonnes,
avec
ses
le
et
les
discours,
portionnelles,
analogies
voyelles s'articulent dans les syllabes, les syllabes dans lesmots, et lesmots dans le discours,
De
les math?maticiens
plus,
comme
les intervalles se combinent
dans
lam?lodie.
Et comme
Platon dans
le Phil?be, Ficin
une
dans l'organisation logique de lam?lodie
image id?ale du processus
comme
entre
et
l'un
le
si
l'anatomie
de
la r?alit? ?tait ? ladialec
cognitif, partag?
multiple,
tique ce que ladivision de la corde dans ses parties est ? la th?orie harmonique14.
peut reconna?tre
On
lagrammaire ? lamusique en vertu de lavaleur ?quivoque du mot
de ? discours ? et de ? rapport harmonique ?. La th?orie musicale
passe ensuite
de
logos, synonyme
l'aigu et le grave dans la note, deux notes forment un intervalle,
temp?re
s'articulent dans lemode,
les modes dans lam?lodie organis?e15.
7
Platon,
8
Aristote,
9
Simplicius,
10
Platon,
d.
Crat., 424
Poet., 1456 b22.
InCat, 10, 24.
Theaet.,
206 b ;Aristote,
a sgg.
Poet.1456
11 Aristote,
Met,
12
;
T/m., 48 b, Pol. 278 b Aristote,
Platon,
La source
b.
990
pp. 161-74.
13 Aristote,
Met,
986 a 15.
14 Ficin, Marsilio Ficino: The Philebus
15
les intervalles
est encore
la d?finition,
Met.,
998
Commentary,
par Th?on
(systematon
syntaxis)
lydiens, phrygiens,
la langue de la logique
m?lodie
parle
a
28,1059
;H. Koller,
?d. M.J.B. Allen,
de Smyrne,
de
Berkeley,
lam?lodie
doriens,
articul?s
en
structures
lorsqu'elle
combine
des
nombres
? stoicheion
?, Glotta,
1975, p. 267 (=Ph).
comme
de
syntaxe
34,1955,
syst?mes
La
plus ou moins
complexes.
elle chante ? faux ?
entiers,
Página 8
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)l'acception commune du terme ? ?l?ment ? (stoicheioh) qui convertit
:
comme
en
une
contraires
m?lodie
la nature humaine temp?re
physique d'?l?ments
des humeurs chaudes et froides en proportions
variables pour donner
lieu ? toutes
les
Vient
ensuite
au caract?re
somatiques des ?tres vivants, lamusique
produit des m?lodies
sp?cifique en mariant l'aigu et le grave dans les ?l?ments de lagrammaire musicale16. La
le
boucle se ferme lorsque l'histoire des mots enseigne que dans la langue d'Hom?re
mot melos - racine de ? m?lodie ?
?tres
les
membres
des
peut d?signer
anatomiques
vivants. Ficin qui conna?t bien cette ?tymologie
pour l'avoir trouv?e dans un fragment
o? [harmon?a (12:9:8:6) est regard?e comme un corps17
peut affirmer
pythagoricien
en toute impunit? que le contrepoint
est un animal a?rien dot? d'une ?me et d'un corps.
variantes
du ? moi ?, cet animal reproduit
l'ensemble des facult?s cognitives
le texte po?tique -, ? la puissance fantastique
de l'?me humaine, de la raison
l'aer
ac
avec
les
dans
les
veines
animaux
coulent
temperatus
fractus
qu'il partage
esprits
qui
de l'auditeur18.
Double
psychique
En effet
lamati?re
d'un m?dicament:
au ciel que lamati?re
est beaucoup
plus pure et plus analogue
et qui, en un certain sens,
ici, d'un air chaud ou ti?de, qui respire encore
et de membres
d'une certaine
de certaines
articulations
fa?on vivant, compos?
m?me
du chant
il s'agit,
est dot?
de vie, ?tant
un ?tre anim?, et il n'est pas seulement
comme
porteur
appropri?s,
comme
un esprit
un affect, mais comporte
aussi une signification,
une esp?ce
d'animal a?rien et rationnel
d?fini comme
[...]19.
Ilen va alors de
et
l'intervalle
sorte
qui v?hicule
?tre
qu'il peut
l'intervalle
du canon de Polycl?te : la note mesure
statue.
de
la
La
les
l'ongle
phalangette est ? la
parties
comme
lam?lodie
comme
lam?lodie,
d'un mouvement
; de telle
la note est ? l'intervalle ; lamain est ? l'avant-bras, ce que l'intervalle est
La phalange s'articule aux phalangettes comme la syllabe longue s'articule aux
ce que
phalange
? lam?lodie.
lorsque le rapport est incommensurable,
et de ? surdum ?, sourd
c'est-?-dire,
- ?
? dissonant
?
? absurde
canere ?
? partir de ? a ? privatif
latin combin?
alogos, absurdum, terme
? la fois ? faux ? et ? absurde ? du point de vue
logique et
?.
inaudible ?, ? dissonant
de
l'articulation par conjonction
preuve,
1:2 ;cf. Allen
?d., Nuptial Arithmetic: Marsilio
16 ?
Republic,
continet
Barker,
17
18
1994, (=NF) p.
Berkeley,
harmon?as
ipsius diapason
II,9, p. 214).
GMW,
et de
la quinte,
De Mus,
1139 b, 1140 b, p. 122 Lasserre.
Pseudo-Plutarque,
? traverser
IIs'agit d'une m?taphore
d'une extr?mit?
destin?e
L?onard
en tire
l'Artusi
reconna?t
parti
des
dans
son Trattato,
chim?res
? ?l?ments
dans
s'agissant
les madrigaux
l'octave 2:3x3:4 =
in Book VIII of Plato's
sicut intra se duas illas
? de
on the Fatal Number
Ficino's Commentary
Ill, [iii] 90-91,
duodenarius,
p. 183 :? praeterea
? La source
elementa
imm?diate est Th?on
de Smyrne
(?xp.,
p. 82
;
? l'autre
l'histoire de la pens?e musicale.
aux arts visuels.
la
En 1600,
comparer
musique
? partir d'un m?lange
que Monteverdi
compose
?
comme
des ? squelettes
essentielles
des modes
de
les cordes
inconciliables.
Kepler regarde
sceleta octavarum
quibus articulantur
(? [...] dicamus
? lam vero materia
purior est admodum
ipsa concentus
de modes
19
la quarte
?, Harmonices
Linz, 1619, p. 78).
Mundi,
est
similior quam materia medicinae:
coeloque
suis quibusdam
enim aer etiam hic quidem
vivens,
calens, sive tepens,
spirans adhuc et quodammodo
verum etiam
ferens affectum
articulis artubusque
sicut animal, nec solum motus
praeferens,
compositus,
ut animal quoddam
afferens quasi mentem,
significatum
? De Vita Coelitus
?, Opera Omnia,
Comparanda
(Ficin,
Marsilio
York,
Ficino: Three Books
1989,
III,21 p. 358
on Life, Medieval
aerium
B?le,
and Renaissance
et rationale
1536,
Texts
dici possit
quodammodo
III,21, p. 563 ;C. Kaske et J.R. Clark,
New
and Studies, 57, Binghamton,
(= DV).
Página 9
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)deux br?ves dans
le dactyle
le corps de
lam?lodie
dans
comme
disjonction,
dans
3-?
:
est tout sauf m?taphorique
(? doigt ? ). Le rapprochement
le t?tracorde s'articule au t?tracorde par conjonction et par
les syst?mes
d?crits
par les th?oriciens
antiques
de
l'harmonie.
incarne quelque chose de plus qu'un simple corr?latif anthropomorphi
Cette m?taphore
du
de la concinnitas. Elle est l'expression formelle d'une th?orie
que
principe esth?tique
tant la composition
des ?l?ments
de la connaissance
dans le corps de la
gouvernant
que l'organisation interne des ?tudes harmoniques.
lam?lodie est une mixtion d'?l?ments contraires agglom?r?s
m?lodie
le temp?rament,
suivant un degr? de com
: ?tude de
analyse s?par?ment
la th?orie
croissante,
Comme
que
antique
harmonique
du son, des intervalles, des syst?mes, des tonoi, des m?taboles
et de la composition m?lodique.
modulante
de lam?lodie)
plexit?
mati?re
(transformation
et tessitures vocales
?l?ments
Si le cadre
est exact,
conceptuel
que Ficin nous invite ? suivre pour isoler
la partition est une anatomie de l'animal
lam?thode
dans
de lam?lancolie
somatiques
dans
elle
lam?taphore
de
prend corps. En effet, Ficin a pouss?
polyphonique
lequel
l'incarnation ? ses derni?res cons?quences:
dans un passage du Commentaire au Tim?e
les traits
ilpourvoit
d'une ?me et d'un corps de quatre
le contrepoint
Comme
les m?decins
dans
laquelle plusieurs
tr?s savants
musiciens
entrem?lent
certains
liquides selon une juste proportion
exp?riment?s
se r?unissent
en une seule et nouvelle
mati?res
les
diff?rentes
forme
[...],
temp?rent
des
[se. le soprano]
suraigu?s
le t?nor] comme
des mati?res
comme
notes
mati?res
s?ches,
sa vertu
plus de
avec
vocale,
Les quatre
tessitures
m?decine
:au soprano
20
humides
se cr?e
? partir
de plusieurs,
ce que les quatre ?l?ments
sont au contrepoint
r?pond le feu, ? l'alto, l'air,au t?nor, l'eau et ? la basse,
vocales
medici
in unam
formam
peritissimi
certos
plures atque
nanciscantur,
invicem
diversae
suecos
materiae
certa
quadam ratione commiscent
et ultra vim elementalem
coeant,
des
[se.
des
qui, en
sont ? la
la terre21.
per quam
virtutem
inMithridatis
confectione
et Andromachi
est
Theriaca
quod
voces quasi materias
musici gravissimas
item acutis
artificiosissimi,
fr?gidas, voces
simas quasi calidas, rursus mediocriter
et acutas ut siccas, tanta ratione
graves ut h?midas mediocriter,
ut unam quaedam
forma fiat ex pluribus,
virtutem
quae ultra vocalem
contemperant,
consequatur
?
? InTimaeum
Commentarium
?, Op. Omn.,
II,xxxi, p. 1455 = InTim).
insuper et coelestem
(Ficin,
:? C'est pourquoi
IIs'agit d'un lieu commun
bien connu dans la litt?rature th?orique
de la Renaissance
nous appelons
la partie
la plus grave Basse, que nous faisons correspondre
? l'?l?ment Terre
[...]. Ainsi,
il proc?dera
le compositeur
la Basse de sa composition,
tr?s
composera
par des mouvements
lorsque
quoque
manifestum:
21
comme
des mati?res
froides,
graves
[se. la basse]
des notes mod?r?ment
des mati?res
chaudes,
graves
et des notes moyennement
aigu?s [se. l'alto] comme
notes
tant de proportion
qu'une seule forme
obtient
aussi une vertu c?leste20.
? Quemadmodum
novamque
coelestem
?l?ments.
mirifice
similter
lents et disjoints ? [? La onde
la parte pi? grave nominano
il quale attribuiremo
alio Elemento
Basso,
d?lia Terra ?] (Zarlino,
cette m?me
Istitutioni harmoniche, Venise,
1558, III,58, pp. 238-39). C'est encore
comme
du contrepoint
harmonie
d'?l?ments
contraires
conception
qui anime, trente ans plus tard, les
des acad?miciens
contre
florentins
la polyphonie.
Dans ses lettres ? V. Galilei, Girolamo
Mei
arguments
lamixtion
de l'aigu et du grave
compare
aux oscillations
d'une colonne maintenue
points
cardinaux.
(Lettre
du 8-5-1572,
la polyphonie
? de l'eau ti?de
l'affect r?sultant
;assimilant
en ?quilibre par quatre cordes antagonistes
aux quatre
tendues
C. Palisca,
?d., Girolamo Mei: Letters on ancient and modem music
dans
Página 10
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)les esprits de la col?re23. La basse est
Le soprano est chaud22, sec et rapide, comme
lam?lancolie
froide et s?che, comme
l'ardeur.
Les voix interm?diaires sont mod?
apr?s
et s?ches, froides et humides, comme
le sang et la pituite. ? preuve la
:col?rique, ? rapide ?, ? v?h?ment ? et
des plan?tes dans le concert c?leste
? bouillant ?, laplan?te mars g?n?re des sons aigus, ?pres et martiaux24. Lent et retard?,
r?ment
chaudes
tessiture
accomplit sa r?volution en une trentaine
des ?, ? s?ches ?, ? graves ? et ? plaintives ?.
Saturne
d'ann?es,
les voix lentes, graves, rauques et
J'ajoute que nous attribuons
et mena?antes
rapides, aigu?s, per?antes
qui sont au contraire,
produisant
larmoyantes
des notes ? froi
? Saturne
;? Mars
celles
[...]25
Le son est une qualit? ? intensit? infinie. Conform?ment
? une tradition tenace remontant
de l'?re hell?nistique
Ficin regarde l'oscillation de la
(Aristide Quintilien),
aux th?oriciens
l'aigu comme
(alloiosis, alteratio), selon
entre
ligne m?lodique
cat?gorie de laqualit?
tive donn?e
le grave et
par Aristote
to Vincenzo Galilei
and Giovanni
d?lia m?sica
le Dialogo
les tessitures
antica
aux ?l?ments,
d'un mouvement
dans
la
lad?finition
de latransformation
qualita
et la Corruption1^. ?tant donn?,
au
l'affection qu'on attribue naturellement
le trait? sur laG?n?ration
dans
la r?alit? du sujet, et d'un autre c?t?
d'un c?t?,
la cons?quence
de V. Galilei, dans
Bardi, Rome,
1960, p. 97, p. 91,93. cf. aussi la paraphrase
e moderna,
des sources
de l'analogie reliant
Venise,
1581, p. 82. ? propos
le P?re Mersenne
renvoie ? Diodore
de Sicile (Mersenne,
Questions
inouyes,
p. 153) :? Diodore
1634/1985,
aux trois tons de musique,
rapporta
dit que Mercure
avoit eu esgard aux trois saisons de l'ann?e, qu'il
a vere desumens.
Acutum
ab aestate,
gravem ab hyeme, medium,
des Elemens,
la basse ayant son
la quatriesme,
qu'on en fit le Tetracorde
Paris,
n'y eut pas plutost ajout?
ou contratenor
? l'air, le dessus au feu ?.
le tenor ? l'eau, le hautecontre,
raport ? la terre,
? [...] est enim [sc.concentus]
aer etiam hic quidem
calens, sive tepens
[...].? Ficin, DV, III,21, p. 358.
Au rapport de Plutarque
? l'aube de laphysique pr?socratique.
L'id?e d'une temp?rature
du son remonte
On
22
23
et serr?e des l?vres, mais
aurait soutenu
que : l'haleine s'enfroidit
quand elle est press?e
alors elle est chaude, ? cause de la raret? ? (Plutarque,
arri?re ouverte,
quand elle sort de la bouche
les diff?rents
De prim, frig, 7, p. 947 f = Anaxim?ne,
p 49). En effet
degr?s
frg. 13 B 1, Les pr?socratiques,
de la cha?ne ?l?mentaire,
de la glace au feu, en passant par la
l'ensemble
de densit? de l'air diff?rencient
Anaxim?ne
l'eau la vapeur.
terre,
Le son est alors
que
Nat
II, 18 ;Pr?s.
quaest,
animalium.
Les animaux
restreint.
grave
Chaud
chez
en flamme
ap., Sen.,
trop faible pour se convertir
(Anaxim.,
une
trouve
dans le trait? De generatione
On
th?se
23, p. 104).
analogue
une voix aigu?
un volume
d'air
rapidement
lorsqu'ils d?placent
d?veloppent
et dense,
les aul?tes
une parenth?se
une contamination
entre
l'eau et le feu. Toutefois
de S?n?que
des Questions
fait dire ? Anaximandre
naturelles
Un passage
est un vent
n'est pas ? exclure.
sans foudre
le tonnerre
sto?cienne
12 A
produit des voix graves, froid et rare, des sons aigus. Le son est
un souffle plus chaud et produisent
des sons en pronon?ant
les
De gen. an., 788 a 15-20. cf. aussi Pseudo-ARiSTOTE,
Probl.,
(Aristote,
le souffle
qui jouent
avec
? ah ? ? ah ?
syllabes
(aiazontes)
2 vol., p.
XI, 13 ;Barker, Greek Musical Writings, Cambridge,
481 (= GMW). On trouve cette
1984-1989,
le timbre,
dans les Probl?mes d'Aristote, o? la synergie du son et de la temp?rature
discussion
explique
de la voix (Pseudo-Aristote,
Probl., XI, 3, 6,11,13,14-16,19-21,
l'acuit?, la vitesse de propagation
23, 32,
De Mus.
Il, 14,10-12,
Quint,
p. 81, GMW, p. 484.
34, 52, GMW, pp. 85-97. Aristote
24
;elle d?rive de lavaleur ?quivoque
Ficin, DV, III,21, p. 360. L ? acuit? ? du son n'est pas une m?taphore
les saveurs piquantes
du terme grec oxy, qui peut d?signer
l'acuit? des angles des figures g?om?triques,
ou encore,
sommets
les
des
dans la tradition
mol?cules
dans la nourriture
pyramidales
platonicienne,
25
?
26
acutasque
Aristote,
du feu.
voces
raucas, querulas
tardas, graves,
et ?speras
et minaces
[...] ?. Ficin, DV,
De Gen. et Corr., 319 b 10.
lam vero,
Saturno
tribuimus
;Marti
III,21, p. 360.
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vero
contrarias,
veloces
Página 11
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)un sujet donn?
ily a alt?ration quand, le substrat restant identique et perceptible,
change dans ses affections, que celles-ci soient contraires ou interm?diaires. Ainsi l'eau
sujet,
est tant?t
chaude
tant?t
tout en restant de
ti?de
l'eau, l'air sortant
de
la bouche
d'un
est tour ? tour aigu ou grave tout en demeurant
de l'air,et le grand syst?me
- est
tant?t
le substrat ? mat?riel ? (kata thesin) de toute modification modale
tant?t dorien tout en demeurant
lem?me quant ? ses intervalles constitutifs.
chanteur
parfait
phrygien
Le registre est alors ? lamusique ce que le spectre des couleurs est aux arts visuels : la
d'une formule m?lodique
entra?ne un changement
de caract?re27.
simple transposition
de
La doctrine
les sensations
explique
dans la th?orie des affects.
joue un r?le d?terminant
et
auditives. Elle s'applique aux mouvements
visuelles, tactiles
l'alt?ration
de l'?me et du corps qui circule dans le syst?me
Spiritus, le n ud pneumatique
du patient, m? par ladilatation et la contraction du c ur. L'imagination per?oit
Elle
du
nerveux
laqualit?
du son lorsque [aerinclusus pr?sent dans l'oreille interne, alt?r? par les sensations, analyse
l'intensit? des objets sensibles en oscillant dans l'intervalle continu compris entre couples
des qualit?s affectives contraires28. Lorsqu'il se dilate et se rar?fie sous l'impulsion de la
Ilcontient
ilproduit les mani?res
d'?tre les plus vari?es.
les ? puissances
temp?rature,
des quatre ?l?ments ? selon des quantit?s d?termin?es
les
par
proportions musicales29,
27
les ? affections
Parmi
de
la s?cheresse,
entre
l'affection
de
et
au sujet ?, Ficin ?num?re
Ilne supprime
pas pour
naturellement
qu'on attribue
et de la rar?faction.
la densit?
le substrat
feu. Le recours
conduire
? affirmer
qui pourrait
?l?mentaires
?tait un lieu commun
aux qualit?s
Bo?ce,
rapidit?
antique. Chez
Ficin, le contrepoint
vit, respire
?tablie entre
les cat?gories
de
et densit?,
et r?unit
que,
tr?s
les attributs
autant
de
la chaleur,
la cloison
?tanche
en
l'aigu, l'air se transforme
du son
r?pandu dans la physique
dans
et rar?faction,
expliquent
l'aigu et le grave Chez
les qualit?s ?l?mentaires
des ?tres vivants.
L'identit?
et de la densit?
la vitesse
des sons puise ses racines dans
lenteur
toutes
la hauteur, de
laModernit?
? travers
la tradition
du De Institutione M?sica
Elle rejoint
de
pr?socratique.
:? Motuum
vero alii sunt velociores,
Bo?ce
(De Institutione M?sica,
Leipzig 1867,1, 3 23-26, pp. 189-90)
alii tardiores,
motuum
alii rariores alii sunt alii spissiores.[...]
Et si tardus quidem
fuerit
eorundemque
ac rarior motus,
est sonos effici ipsa tarditate
et raritate pellendi.
graves necesse
[...]
Igitur quoniam
la physique
acutae
voces
ac raris, liquet
et velocioribus
motibus
incitantur, graves vero tardioribus
spissioribus
ex gravitate
acumen
vero motuum
laxari ex acumine
intendi, detractione
quadam motuum
acumen
aux mouvements,
Ex pluribus enim motibus
les
quam gravitas constat ?. [? Quant
gravitatem.
uns sont plus rapides,
les autres plus lents, et parmi les m?mes
mouvements
les uns sont plus rares les
additione
autres
les notes aigu?s naissent
[...] Ainsi, puisque
plus denses
les notes graves des mouvements
plus lents et plus
de mouvement,
du grave ? l'aigu par une addition
rapides, et
une tension
28
des mouvements
rares,
plus denses
il est manifeste
et au rel?chement
et plus
?
qu'on parvient
[de cette tension]
mouvement.
de ce m?me
par une soustraction
?].
? Instrumentum
sensus d?bet esse medium
inter sensibilia
sua contraria,
ita ut nec alterutrum
habeat,
a dulci [...]. Sin
sit ex utroque
Si spiritus gustui naturaliter
commixtum.
dulcis fuerit non alterabitur
amarus fuerit similiter, neque discemit
amarum et dulce confundet,
sin ex utroque
commixtus,
neque
?. (Ficin, ? Marsilii Ficini expositio
similiter commixta
in interpretatione
discernet
Prisciani Lydi super
De Mus., VI,
?, Op. Omn., p. 1820) [= Theophr]
; Ficin, TP, VII, vi, p. 276 ; cf St. Augustin,
Theophrastum
nee
29
v, 10, ?d. G. Mazzi, Milan, 1969, p. 521 ;Plotin, Enn., Ill, vi, 2, p. 437 ; Ficin, Theophr., p. 1818.
? Atque
suos proportioni
rei sensibilis per qualitates
ubi proportio
qua sensus
gradusque
ipsius spi
constat
et consonat,
ibi putant voluptatem
mirificam
ritusque
complexio
unidque
quadrat
provenire.
unum terre collocant
in ipsa auditus complexione
Platonici
Ergo ne longius ab instituto digrediamur,
gradum,
aquae
vero
unum
quoque,
sed tertiam
insuper
partem,
ignis preterea
unum
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atque
dimidium,
Página 12
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)intentiones - des qualit?s sensibles,
les images incorporelles
aux facult?s sup?rieures de l'?me. On trouve toutes
les indications
ainsi que
les sens
parcours de l'information dans
Platonicienne:
des
La puissance
des
les orbites
idoles
cieux,
internes dans un passage
l'humeur aqueuse,
la pituite,
l'esprit par
l'esprit est une vapeur du sang et que le sang renferme
et des ?l?ments.
cette
des humeurs
Donc
puissances
excite
les germes
des
trouvent
dans
imm?diatement
mani?re,
en nous
?loquent
de
laTh?ologie
en vue des pluies,
les pluies repr?sente
d'avance,
sup?rieures
qui am?nera
en mouvement
met
notre
celles-ci
humidifient
l'air, l'air humect?
pituite,
c'est-?-dire
la pituite,
qu'il communique
sur le
n?cessaires
il est
la partie
o?
quatre
humeurs,
lui-m?me
aqueux.
Puisque
ily a dans l'esprit les quatre
de l'esprit provoqu?e
par
aqueuse
puissance
vivifiante
par la partie o? la puissance
poss?de
la puissance
vivifiante
de notre ?me
?veille
les images int?ressant
la pituite qui se
?l?ments
aqueux. Cette
puissance
la fantaisie et dans la raison ? l'?tat de vacance,
de telle sorte que nous repr?sentons
les cours
la puissance
d'eaux,
les pluies,
des ?tres
les hydres,
qui cr?era
la choiera
les anguilles,
les chaleurs et
etc. De
lam?me
les poissons
les fi?vres met en mouvement
sup?rieurs
la bile et
c'est-?-dire
par des mouvements
[en grec dans le texte],
appropri?s
la
les
dorment
dans
celui-ci
celle-l?
la
fantaisie
bileux,
vivifiante,
l'esprit
puissance
images ign?es qui
et la raison, de telle sorte que nos imaginons
les incendies,
les couleurs
rouges et jaunes30.
gravitant autour de la divination, Ficin n'est pas tr?s explicite sur les cons?
reliant lamusique
musicales de cette doctrine. Cependant
l'?troite connexion
La discussion
quences
? la physique
des ?l?ments
autorise
le transfert
des principes de cette m?canique
?
en fonction d'une mixtion
sp?cifique
l'analyse de la perception musicale. Diff?renci?es
les objets sensibles ?veillent dans la fantaisie des images conformes
des quatre ?l?ments,
?
?
aux
des quatre ?l?ments contenus dans l'esprit. Or l'esprit responsable
puissances
des perceptions
auditives partage sa nature avec l'oer fractus ac temperatus qui anime le
: ilcontient en puissance
la forme math?matique
de laquarte, de
corps du contrepoint31
la quinte et de l'octave et vibre ? l'unisson avec les quatre tessitures vocales, que Ficin,
des ?l?ments
au Tim?e, a assimil? ? celles des quatre ?l?ments. Les ? puissances ?
la puissance vivifiante de notre
dans le contrepoint
excitent
pr?sentes
?me
?veille
dans
leCommentaire
;celle-ci
de vacance
des
30
les ?mages correspondantes
qui se trouvent dans la fantaisie ? l'?tat
en mouvement
le corps suivant la nature
l'esprit, l'imagination met
L'?vocation des images relatives ? lam?lancolie
la
traversent32.
id?es qui
;? travers
appartient
arbitran
a?ris denique
duos. Hinc ergo vim proportions
sexquitertie,
sexquialtere,
duple oriri maxime
?
tur?.
?, Florence,
1937, p. 54 (= ERM).
Ep?stola de rationibus musicae
(Ficin,
? Vis
illa supernorum
inductura ad pluvias praefigurat
coelorum
idolorum
rotas, hae aerem
pluvias
ex ea
aer udus pituitam movet
humorem
scilicet aqueum,
nostram,
pituita
spiritum,
spiritus cum sit vapor sanguinis et in saguine quatuor
parte qua et ipse est aqueus. Siquidem
praesertim
virtutes.
insint humores,
in spiritu sunt quatuor humorum
Igitur virtus illa spiritus aquea
elementorumque
a
ex ea parte qua aquaticorum
nostrae
animae
semina vis
irritata vivificam
instigat potentiam
pituita
sunt ad pituitam
in vacante
Vis haec suscit?t eas imagines quae
vivifica possidet.
phantasia
rationeque
humefaciunt,
31
ut subito cogitemus
ilumina,
imbres, angues,
pacto
anguillas, pisces atque similia. Eodem
pertinentes,
id est bilem,
in nobis et cho
calores et aestus proceratura
vis supernorum
choleram,
congruis mediis
in phantasia
haec ?gneas imagines
hic virtutem
lericum spiritum movet,
latentes,
vivificam,
rationeque
et flavos ?. (Ficin, TP,XIII,ii, t, 2, pp 213-14).
ut incendia
colores
rubeosque
imaginemur
Ficin, InTim, p. 1479.
Página 13
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)alors ? la puissance de la terre v?hicul?e dans l'esprit par le registre grave ou encore,
interm?diaires franchis par sa
lorsqu'elle br?le, ? celle de tous les degr?s de temp?rature
au
et
la
col?re.
Cette
instable
th?se pourra invoquer
;
registre aigu r?pond
dynamique
l'autorit? des anciens:
En examinant
la passion
d'attribuer
la voix aigu?
la voix selon
pensera
qu'il conviendra
quelqu'un
en effet, comme
au col?rique.
a
sa voix
de
Celui que
la col?re
l'habitude
tendre
l'indign?,
agite,
en revanche,
sa voix et parle
et de vocif?rer
rel?che
dans
le registre
aigu ; l'homme
langoureux,
gravement33.
Elle obtiendra
de
l'approbation
Au
la plupart des modernes,
sujet de la suite des sons, Galil?e
l'une en montant,
diff?rences,
et aux larmes.
seconde
? la tristesse
deux
y compris
des plus critiques.
de ceci, qu'il y a
avertit particuli?rement
Galilei]
[Vincenzo
se pr?te ? la joie, la
l'autre en descendant,
dont
la premi?re
en effet, en dessous
la voix grave est
La cause est naturelle:
la voix aigu? par un mouvement
;donc
rapide
lorsque
elle part vers lemouvement
;quand elle monte,
;c'est
la plupart du temps, dans le chant choral, nous terminons
dans le lieu le plus bas ;donc
pourquoi,
et tous
la joie perd ici sa force,
l? elle est vigoureuse.
En effet la pens?e
les
languit dans la tristesse,
actes
;elle vit et est active dans la gaiet?34.
lent, en dessus
par un mouvement
produite
la voix descend,
du repos
elle se rapproche
des passions qui est en germe dans cette conception
reconna?t dans le son
sonore et fera une place, plus qu'?
d'une alt?ration du mouvement
La th?orie
la cons?quence
l'?l?ment en soi, ? la notion
dans
frontation
le devenir
de relation, au mouvement
qualitatif r?sultant de leur con
mouvements
la forme
conflit
modulations,
m?lodiques,
de
entre qualit?s modales
instructif est la corr?lation ?troite ?tablie par
rivales. Un exemple
? leur dimension. La note passe d'un
la th?orie entre l'ethos des intervalles m?lodiques
niveau de tension donn? ? un degr? plus ?lev? en vertu d'un effort livr? par lemoteur
au mouvement
sonore
; elle descend
suite ? une diminution
de ce dernier. Ainsi
les
l'outrance, les affections sanguines et col?
larges imitent l'exub?rance,
et
larmes. Faute de t?moignages
ils
la
faiblesse
les
riques. Menus,
d?signent
pr?cis dans
la litt?rature th?orique antique
peu prolixe sur l'ethos des intervalles -, cette doctrine
?
la
l'autorit? de lam?decine
humorale et de la
Renaissance,
revendique pour sienne,
intervalles plus
et notamment
gr?ce ? la th?se selon laquelle les grands pas indiquent
l'efficacit?, tandis que les petits pas serr?s indiquent lamesquinerie,
:
l'avarice, les simulations des malades
imaginaires, la ruse et de la dissimulation
physiognomonie,
et
la g?n?rosit?
32
? L'information
dont
il s'agit n'est
entre
le particulier
et
l'universel,
l'?me,
min?es
livrant aux
sens
internes
:quasi-raison
d'essence
intellectuelle
pas un concept
purement
log?e
sa nature avec les perceptions
elle partage
des facult?s
inf?rieures de
?
et encore
des images d'essence
ind?ter
?, non verbales
fantastique
au texte
de sp?cifier
ult?rieurement.
qu'il appartiendra
po?tique
vocem
acutam
intendens
poner?
putabit
(oxeian)
quidem
aliquis oportere
vocem
autem et iratus distendere
et acute
consuevit
loquitur, qui autem remissus
33
du point de vue
? Secundum
passionem
34
et graviter
=
Leipzig, 1983, vol I., p. 25
SPGL).
Harmonices
Mundi, p. 80.
J. Kepler,
iracundi.
stat,
Indignatus
et remittit vocem
conceptuel,
loquitur?
(Scriptores
Physiognomonici
Graeci
et Latini, ?d.
Foerster,
Página 14
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Ceux
serr?s
et efficaces
? grands pas, sont magnanimes
; [ceux qui proc?dent]
par petits
qui marchent
sont inefficaces,
et sombres
de douleurs
simulateurs
pingres, mesquins,
d'esprit35.
une application musicale de cette doctrine
gnage ?loquent du p?re Mersenne36.
On
trouve
chez Vicentino
pas
et dans un t?moi
Proportio
Ind?termin?
affectus)
dans
assume
a?rienne
lamati?re
une premi?re
du contrepoint,
le caract?re d'un chant (ethos,
dans lanote, suite ? l'arr?t du mouvement
d?termination
?, la note
qualitatif de lavoix sur un degr? de tension fixe (tonos). ? Stase du mouvement
en
ce
un
est
est
?
est
issue
la
?
de
tension
l'unit?
que
musique
qui
l'arithm?tique,
degr?
divisible ? l'infini, que l'on peut quantifier et com
d?termin? dans une ligne g?om?trique
parer ? d'autres hauteurs du m?me genre. La note est nombre et l'intervalle une relation
entre deux extr?mes num?riques pairs et impairs. Chez Ficin, laqualit? du rapport g?n?
rateur explique celle de l'intervalle ; les deux domaines de la consonance,
arithm?tique
et sensible,
et la consonance
co?ncident
sous
les intervalles traduisent,
est une d?finition
que
purement math?matique
(ethos, affectus) bien pr?cis, dans la
si la diff?rence
rapport alb est consonant
la forme
d'un affect
sph?re des ph?nom?nes
acoustiques37. Un
=
n est un diviseur commun de a et de b, si l'extr?me majeur est inf?rieur ? 4,
a
b
si le rapport appartient ? la classe du genus superparticularis n + 1/n. Ind?pendantes
dans les corps physiques, quantit? et qualit? font un tout dans le domaine musical. La
m?lodie
exerce
des vertus
pr?sentes dans
mine
la qualit? des
sur l'esprit en vertu de ? qualit?s non ?tendues ?
l'unit?, dans le nombre et dans l'harmonie ? 38.D?ter
efficaces
le ? point, dans
un principe que lam?decine
des humeurs
ses
dans les fragments
partage avec la th?orie harmonique
depuis
origines communes,
du contrepoint
ficinien
d'AIcm?on de Crotone et que laconception anthropomorphique
ne pouvait
relations
harmoniques
de revendiquer pour sienne. Art de labonne relation, l'arithm?
les ?l?ments pairs et impairs du nombre dans les extr?mes
tique harmonique temp?re
comme
la nature m?le
les humeurs dans le corps : le caract?re
des intervalles, tout
pas manquer
d'une mixtion
est universellement
35
? Qui
36
parci, parvae mentis
Infra, note 68.
37
Dans
un texte
c?l?bre,
la beaut?
lorsqu'un dosage
sunt et efficaces
incendunt magnanimi
artifices
sunt, dolorum
Ficin distingue
et obscurae
mentis
?gal des forces
(isonomia)
; parvi autem et restricti passus
inefficaces,
?
(Anon., De physiogn, 75, SPGL, II,p. 97).
au Banquet,
dans
le Commentaire
Eryximaque
de la Beaut? spirituelle
qui rayonne depuis
les sommit?s
de
l'existence
d'un ? amour ? incarn?, que
temps
? de
aux ? musiciens
Ilappartient
des consonances
musicales.
le pair fait ? l'impair dans les extr?mes
?
tels ou tels nombres.
Ainsi entre un et
d?terminer
qui aiment plus ou moins
quels sont les nombres
le discours
tenu
par
le m?decin
que l'on calcule math?matiquement
en m?me
l'?me du monde.
Ilreconna?t
un et sept ils ne trouvent
un, trois, quatre,
cinq et six et
? Insunt tarnen puncto,
unitati,
deux,
38
longis passibus
incolore
ils en d?couvrent
infime. Par contre,
qu'un amour
le plus grand entre un et huit ?.
virtutibus
numero,
harmoniae,
qualitates
aliquae
dans le point, dans l'unit?, dans
cependant
non ?tendues
(Ficin, TP, II,43).
le nombre,
dans
l'harmonie
et dans
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un plus grand
non
?. Ily a
des qualit?s
extensae
la puissance
entre
Página 15
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)mod?re
l'opposition conflictuelle des contraires. Sit?t que l'?galit? des droits c?de le pas
la limite fl?chit et l'unit? se fragmente en un
? lamonarchie
d'une puissance en exc?s,
comme
de qualit?s antagonistes,
kal?idoscope
les quatre ?l?ments sous le r?gne de
le sphairos d'Emp?docle
fragment? dans
Ilen va de m?me pour les intervalles,
laDiscorde.
que l'oscillation de lamesure
impos?e
?ventail d'esp?ces particuli?res.
? lamixtion
du pair et de
l'impair d?cline
en un
est une
des mesures
de lam?lancolie
math?matique
comme
En
le
effet,
cons?quence
parall?lisme krasislharmon?a,
l'interpr?tation
logique.
ne
du
Ficin
?
engager l'harmonie
pouvait qu'encourager
anthropomorphique
contrepoint,
convertissant
la
notion
dans le temp?rament,
m?dicale
d'isonomia en une
num?rique
La possibilit?
harmonie
Pour
d'une d?termination
de nombres
entiers.
un bon maintien
quatre
chaud
degr?s
chaleur
du corps, s'il m'est permis de m'exprimer
ainsi, il faut huit parties de sang,
le sang est
de pituite, deux de bile jaune, une de bile noire. De sorte que, si par hasard
un peu plus chaud,
et humide en raison d'un degr?, ou peut-?tre
la bile aura trois
m?me,
l'humidit? de la pituite avec la
de chaleur et la pituite trois d'humidit?
;par ce biais en effet
de
la bile pourront
se rapporter
? la proportion
du sang
[...].39
de trois octaves 8:4:2:1. La
L'?galit? des droits se traduit ici dans la s?rie g?om?trique
de l'harmonie peut prouver que laproportio dupla propre ? cette
th?orie math?matique
les intervalles les
appartient au genus multiplex, le genre d'in?galit? produisant
plus parfaits, o? l'extr?me majeur contient lemineur un nombre entier de fois, sans exc?s
progression
ni d?faut.
Pour montrer
que
l'octave ? contient
toutes
les consonances
?, Ficin quantifie
temperiem
parall?les de la chaleur et de l'humidit?. L'expression
videtur
humide
sanguinis referre
signifie que le rapport ?tabli par l'humidit? de la pituite
avec la chaleur de la bile jaune
en raison de trois degr?s
trois fois plus chaude - se
r?f?re ? laproportion du sang. Une lecture h?tive pourrait se borner ? mettre en rapport
m?me
les cat?gories
les degr?s d'humidit? de la pituite (3) avec la chaleur de la bile (3) et la qualit?, chaude et
humide du sang (8). Mais la relation 8:3:3 n'est pas consonante. Reste alors une derni?re
une temp?rature
trois fois plus ?lev?e
possibilit? que trois parties de bile produisent
qu'une seule. Dans ces conditions, deux parties de bile g?n?rent six degr?s de chaleur
et quatre de pituite douze degr?s d'humidit?. La relation est alors harmonique
12:8:6
=
comme
la
d?claration
suivant
le
enfermerait
spiritus
(12-8/8-6
12:6),
l'indique
laquelle
les puissances des quatre ?l?ments
de l'octave (12:6) de la quinte
selon les proportions
(12:8) et de
39
la quarte
(8:6)40.
? Ad
octo partes
bona corporis
habitudinem
sunt. Pituitae qua
(ut ita dixerim),
sanguinis necessariae
forte etiam paulo
tuor, bilis duae, atrabilis una. Item ut sanguis forte uno fit gradu calidus atque humidus,
cum bilis calore temperiem
; sic enim humor pituitae
calidior, bilis tribus calida, pituita tribus h?mida
est g?o
la progression
sanguinis referre videtur ?. Ficin, InTim, II, Ixxxxvii, p. 1481. [Quantitativement:
= trois sons
? l'octave. Qualitativement
elle est harmonique
12:8:6. Soit: 8
identiques
m?trique
1:2:4:8
(parties
6 (deux
de
: 12 (quatre parties de pituite par trois degr?s de
de chaleur)
sang ? huit degr?s
chaleur)
12:8:6 = re la r? = quinte et octave].
de bile jaune par trois degr?s de chaleur).
parties
Página 16
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)L'isonomie
ici son sommet
de stabilit? et d'?quilibre. Une progression du genre
une s?rie de sons toujours diff?rents ; la progression
double, en
les m?mes
sons, trois octaves en proportio dupla : une ligne
toujours
atteint
1:3:8:27 aurait produit
revanche, produit
? droite ?, norme du temp?rament
D?s
id?al, bien ?quilibr?.
des passions comme une s?rie d'?carts ou
au d?part d'une figure de base - la progression
de l'?me constitu?e
du
comme
le neutre du syst?me, sorte de ? degr?
id?al 8:4:2:1 -, consid?r?e
lors Ficin peut consid?rer
de dissonances
lag?n?ration
temp?rament
z?ro ? de l'apathie. A chaque affect produit par le distemp?rament
des humeurs r?pon
?
?
l'harmonie musicale.
dissidente
selon
les
de
dra une excroissance
num?rique
r?gles
On trouve un exemple d'application de ces principes, frappant par son ?loquence,
dans
un passage
du De vita, o?
en un nouveau
symbole num?rique.
rendues tr?s ?troites par
conduites
sont tr?s
m?lancolie
? ramener
l'auteur n'a pas h?sit?
Le contexte
[extremitas m?lancolique
:comprim?s
dans des
est bien connu
la complexion
les esprits produits par la
terreuse,
Ils circulent dans l'organisme avec une grande rapidit? ;
subtils.
comme
l'eau de vie,
fantaisie.
Secs et chauds ? l'extr?me,
ils ont tendance
et ? multiplier
de la
les op?rations
une ardeur ?ph?m?re
;froids apr?s
le
l'?me comme
la glace en hiver, conduisant
? s'enflammer
ils produisent
de
les mouvements
l'ardeur, ils p?trifient
au
suicide.
D?ment
par la chaleur du sang et l'humidit? de la pituite, ils
sujet
temp?r?s
une ivresse mentale
la chaleur, produisant
de longue dur?e.
maintiennent
longtemps
celle d'un fer incandescent ? condition
l'humeur noire approche
de sang r?pondent deux de bile jaune et deux de bile noire :
L'activit? de
parties
Qu'elle
et trop
qu'un
qu'? huit
surtout
? la pituite,
pas compl?tement
trop froide
[se. la bile noire] ne se m?le
cependant
? la bile et au sang, au point
afin de ne pas refroidir
;mais qu'elle soit m?lang?e
abondante,
de deux fois plus de sang
seul corps naisse ? partir de trois, proportionnellement
compos?
deux
que des deux autres, de telle sorte qu'il y ait huit parties de sang, deux de bile, et ?galement
les deux autres enflamment
de bile noire. Que
peu la bile noire et que, une fois embras?e,
quelque
elle brille sans br?ler, pour ?viter qu'elle ne br?le et qu'elle ne soit agit?e avec trop de violence,
comme
le fait d'ordinaire
lorsqu'au
contraire
Une
fondamentale
anomalie
s?rie des mesures
40
?
Atque
denique
41
(Ficin,
? Non
pr?t?es
vero
constat
instituto
unum
duos.
ergo
ERM, p. 54).
tarnen misceatur
sanguinique
adeo
?viter
que,
les relations ?tablies par les trois termes de cette
distingue
au Tim?e : la
au temp?rament
id?al dans le Commentaire
sed
tertiam
insuper
vim proportion^
partem,
sexquitertie,
omnino
pituitae,
praesertim
ut corpus unum conficiatur
Ubi octo sanguinis partes, duae
misceant
compositum.
porcione
a duobus
Accendatur
aliquantulum
materia
durior, dum fervet nimium,
ad summum.
et pour
plus dure
lorsqu'elle est trop ?chauff?e,
se refroidisse
de lam?me
fa?on au maximum41.
suos proportion
qua sensus
per qualitates
ipsius spiritus
gradusque
et
ibi
mirificam
consonat,
putant voluptatem
quadrat
provenire.
Ergo
unidque
unum terre collocant
in ipsa auditus complexione
Platonici
gradum,
digrediamur,
quoque,
Hinc
elle
rei sensibilis
ubi proportio
que complexio
ne longius ab
atque
une mati?re
se refroidit,
elle
?Hisatrae
vehementius
ignis preterea
sexquialtere,
unum
duple
a?ris
atque dimidium,
arbitrantur?
oriri maxime
ne frigescat.
vel multae,
Sed bili
firgidiori,
ex tribus, dupla sanguinis ad reliqua duo pro
existant.
iterum atrae bilis portiones
bilis, duae
vel
ne quemadmodum
solet
bilis, accensaque
fulgeat non urat,
dum vero refrigescit,
similiter frigescat
urat, et concitet:
? (Ficin, DV, V, p. 304.).
Página 17
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)l'humeur pituitaire du concert des qualit?s humorales,
r?duit par ce
? trois. D'ailleurs trois humeurs sont de trop et Ficin s'arrange
biais ? un contrepoint
une coalition de la bile jaune et
termes de la s?rie moyennant
?
deux
les
r?duire
pour
volont?
d'?carter
la bile noire contre le sang. En effet, la proportion
dont il s'agit n'est pas la quadru
- comme
=
le
la
8:2+2
8:2
mais
double
prouve
8:4
l'expression dupla sanguinis ad
ple
?
reliqua duo. Interpr?tant ? la lettre le concept d'extremitas, Ficin r?duit la proportion
sans
un
comme
creuser
sans
mesure.
et
vide central,
deux extr?mes,
identit?
pour y
de
concilier les extr?mes est ce
qui en r?sulte ne pr?tende aucunement
une d?claration explicite du Commentaire au Tim?e, selon laquelle deux
la proportion
Que
que d?montre
non reli?s par deux moyennes
extr?mes
une moyenne
ils ne s'harmonisent
l'on place
Que
sans m?diation
les contraires
Mais
ici Ficin pr?f?re
Tous
les attributs,
lam?lancolie
dentale
des
contraires
:
[...] C'est
pourquoi
au milieu
s'entoure
renvoyaient
d'harmonie
lorsque
congruunt
deux
:
contraires
s'opposent
ins?re toujours
deux
Platon
[...]42.
vider de sa moelle
toutes
minime
que faiblement
aussi
entre
moyennes
interm?diaires,
le corps
de
l'harmonie.
les formes mentales,
dans son
? des mod?les
imposante
dualistes
all?goriques,
trajectoire dans
Pour quelle raison ?
ou sonores, dont
visuelles
l'histoire de la pens?e
l'antith?se exacte de
repr?sentant
de deux forces antagonistes
occi
l'id?al
: l'alternance, dans
conciliation
d'?tats
de
la? concentra
inconciliables, lafigure
clinique,
psychiques
tion ?, chez Ficin, comme oscillation de l'esprit transport? entre l'orbite de Saturne et le
antique
laph?nom?nologie
? centre ? de
et Charybde
comme
la terre
; le chemin de
; lam?lancolie
divine et humaine
comme
passage dangereux entre Scylla
ciel et terre par sa double nature
partag? entre
le Tasse, l'assimilation de
du Christ,
;et enfin, chez
la sagesse
lam?lancolie
? laChim?re
ou ? l'hydre aux mille t?tes.
des humeurs, dans ces conditions, se serait r?v?l?e incon
eurythmique
une formule math?matique,
Il
ladynamique
instable
grue.
s'agissait d'exprimer, moyennant
lemouvement
de la bile noire et notamment
ind?termin? (apeiron) de son esprit subtil,
Une distribution
alt?r? dans
trouv?e
de laqualit? entre ses affections contraires. La solution ?tait toute
la th?orie math?matique
de l'harmonie, le spiritus partageant bon nombre
lacat?gorie
dans
de ses qualit?s avec le corps a?rien de lam?lodie. Rien n'?tait plus logique que d'imaginer
sous laforme d'une confrontation
les puissances contraires en conflit dans letemp?rament
entre
num?riques pair et impairs (2:1) et de concevoir, dans l'intervalle inter
lemouvement
oscillatoire entre qualit?s affectives contraires comme une ligne
m?diaire,
et
continue
divisible ? l'infini. L'expression formelle de ladynamique
instable
g?om?trique,
42
?l?ments
? Esto
et inter contraria medium:
distant
itaque, ut poesis canit Empedoclis,
quando contraria et maxime
et absque medio, minime
Plato inter contraria
saltern inserit
semper media
congruunt
[...]. Propterea
ex verbis eius evidenter
duo :quemadmodum
apparet ? (Ficin, InTim, II,xviii, p. 1445).
Página 18
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)venait ainsi ? se confondre
de
l'humeur m?lancolique
bien connu dans lath?orie
la th?orie
arithm?tique
vers
platonicienne
l'harmonie:
laDyade
math?matiques
sans repos, un double
les sous-multiples,
suite ? ladichotomie
les quantit?s
par deux points
s?pare et s?me
aux deux
math?matique
id?aux, d'importance
capitale dans
ind?termin?e
(dyas aoristos).
pairs, laDyade enfante, divisant et redou
infini : l'un en direction des multiples,
l'autre
id?ale des nombres
Matrice
blant
de
avec un arch?type
des nombres
? l'infini d'une grandeur g?om?trique
unifie et accorde,
laDyade
L'un assimile,
extr?mit?s.
limit?e
divise,
des composantes
de l'harmonie ?
encourageant
s'enfermer dans leur sp?cificit?. Principe de division, de l'in?galit? et de lavariation, elle
et de lad?formation
contient
la cause du devenir, du mouvement
de l'id?e dans la r?alit?
transitoire
monde,
ladiscorde,
des ph?nom?nes
le Commentaire
dans
au devenir
et ? r?fractaire
en proportions
tonicienne, elle
particulier,
Le partage
le penchant
musicales
? lamixtion
au M?me
la g?n?ration
de l'?me du
harmonique
incarne la cause de la r?alit? sensible, sujette
Lors de
sensibles.
au Tim?e, elle
?, principe
de
le crat?re
dans
le d?miurge temp?re
l'univers. Dans la Th?ologie Pla
par les facult?s inf?rieures, vers le
l'Autre, que
de
indique le penchant de l'?me, s?duite
? ind?termin?
I'?alt?rit? ? et le ? mouvement
de
l'id?e dans
lemouvement
discordant
de
des facult?s
lamati?re
corporelle43.
inf?rieures de l'?me est
alors comparable
? la diffraction de la lumi?re dans un prisme, simple, universellement
sur l'infini ? sa base ; ce qui se
et ouvert
incolore au sommet, divisible, polychrome
traduit, du propre
la d?g?n?rescence
au figur?, en un mod?le
de
la consonance
g?om?trique
la dissonance
dans
en forme de lambda
? partir de
illustrant
l'unit? :
ont l'habitude de se servir aussi bien de figures que de
l'?me les Pythagoriciens
repr?senter
les math?matiques,
les ?mes tiennent
lemilieu entre
nombres
parce que, comme
math?matiques,
se
et les formes divines.
Ils constituent
donc un triangle au sommet
les formes
naturelles
duquel
de chaque c?t? trois nombres,
trouve
l'unit?, de laquelle d?rivent
pairs d'un c?t? impairs de l'autre,
Pour
d'un c?t? d'abord
suivant ce rapport:
Ils pensent
puis neuf, enfin vingt-sept.
fonctions
de l'?me44.
deux,
que
puis quatre,
ces nombres
enfin
huit
indiquent
;de
toutes
l'autre c?t?, d'abord
trois,
les parties,
puissances,
est toujours un
infinie parce que la ligne que l'on partage par dichotomie
intervalle logique limit? aux deux extr?mit?s
par deux points, partag? ensuite en une
l'infini participe de la
s?rie de segments de m?me nature (1/2, 1/4, 1/8...)45. En outre,
La dualit? est
43
? Si on
consid?re
? son propre
c'est-?-dire
? la raison, cette raison est elle
l'?me par rapport
centre,
vers
les
quand elle s'?l?ve ? l'intellect et ? l'universel est dite indivisible, mais quand elle penche
cas elle obtient,
le premier
si je puis dire, l'identit? et le
sensible et le singulier elle est dite divisible. Dans
m?me
44
repos, dans le second elle subit inversement
cette figure en forme
Au dire de Plutarque
du Tim?e
ancien parmi
les commentateurs
Cambridge,
de Smyrne
45
1976, p. 265).
Ficin a pu
la trouver
l'alt?rit? et
le mouvement
de
r?sulterait
lambda
(Plutarque,
soit dans
? (Ficin, TP., XVII,
ii, p. 154).
le plus
initiative de Crantor,
in Tim., 1027 d, H. Chemiss
?d.,
soit chez Th?on
de ce dernier,
d'une
De an. procr.
le commentaire
in Cic. Somn. Scip., I,vi, 15-18.
Comm.
(Exp. p. 157) ; cf. aussi Macrobe,
? Les pythagoriciens,
de leur c?t?, disaient que l'illimit? est le nombre
pair, parce que tout nombre
pair
- au
en deux parties
est
divisible
dire des commentateurs
?gales, et que ce qui se divise en deux
la division en moiti?s
la division dichotomique,
illimit?, puisque
?gales renvoie
parties ?gales est, selon
Página 19
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)la prog?niture
que celle-ci, matrice de tous les nombres pairs, enfante
la propri?t?
introduit
dont
nombres
des
l'in?galit?
oblongs
(heteromekeis)
prot?iforme
des grandeurs continues dans les quantit?s discr?tes de l'intervalle46.
parce
Dyade
C'est
de
des nombres
?manent
impairs ? la suite
?quilat?raux
en t?te,
sont cens?s
les premiers
pairs avec le binaire
?tant donn? que les nombres
pourquoi,
naissent des nombres
l'unit? et les oblongs
?tre
les enfants
du bien,
les autres
les enfants
du mal47.
arbitraire, figure dans une tradition tenace remontant
parfaitement
identifiable en vertu de l'affirmation de Ficin selon laquelle ? les
pr?cise,
La d?monstration,
? une source
?. Dans un pas
oblongs naissent des nombres pairs avec le binaire en t?te
identit?
la raison de cette ?trange
avait expliqu?
sage connu de la Physique, Aristote
:
dans
le
des rapports oblongs
entre le pair et l'infini48 la d?formation
gnomon pair49.
? son corr?latif
Sur un plan purement
formel, l'op?ration prouve que, contrairement
nombres
sans cesse
impair, le gnomon pair croit en modulant
? l'infini. Au
contraire,
la relation des c?t?s,
la proportion
la division
d'un nombre
impair limite le pair, interdisant
aux
aux
ce
mais
n'est
nombres,
pas
que
qu'ils appliquent
grandeurs
sur la Physique d'Aristote, 455, 20).
Commentaire
l'addition
Ilest ?vident
46
?gales.[...]
? l'infini ? (Simplicius,
Une explication
plus d?taill?e
:?
de G?rase
des
en moiti?s
la division
de Nicomaque
pythagoriciennes
figure dans le trait? de math?mathiques
en consid?rant
le nombre
et leurs successeurs
d'origine
disciples de Pythagore
ou l'identit?,
l'Un
en effet, dans laDyade
l'autre ou l'alt?rit? et dans l'Un lem?me
les anciens
s?ries voyaient,
diff?rent d'une unit?, de sorte que
les choses. Or ces principes
de toutes
laDyade
?tant les principes
et c'est pourquoi,
et non par d'autres
autre par lamonade
l'autre est originairement
nombres,
quand
? autre ?
et non
on dit d'ordinaire
de deux choses,
on s'exprime
correctement,
lorsqu'il est question
?tre form?s
les impairs se trouvent
il a ?t? montr?,
de plusieurs.
D'autre
par l'Unit? et
part, comme
on peut dire que l'impair participe,
et
les pairs par laDyade. Voil? pourquoi
lui, de la nature du m?me
se forment
et non par
le pair, de celle de l'autre. En effet, par l'addition des nombres
naturellement,
et
d?cret,
d'une
part les carr?s,
ceux-ci
par
ceux-l?
par
la sommation
des
impairs, de l'un ? l'infini, et d'autre part les
reconna?tre
? l'infini. Ainsi doit-on
la Dyade
des
la sommation
de
pairs,
: c'est que ses c?t?s sont dans
une fois encore
de la nature du m?me
participe
sur l'?galit?. Au contraire,
et
fond?
immuable
reste
bien
semblable,
l'h?t?rom?que
rapport, qui
de la nature de l'autre ? (II, 17 1-3).
h?t?rom?ques,
que le carr?
47
? Cum
participe
nascantur
autem
ex imparibus unitate
duce binario
duce aequilateri
fiant, ex paribus
illi quidem
filii boni, hi vero mali censetur?
nimirum
(Ficin, NF, XIII 14-16, p. 213).
et
le pair, puisque
c'est
lui qui, embrass?
l'illimit? c'est
selon eux [se. les pythagoriciens],
igitur
inaequilateri,
48
un m?me
?Toujours
limit? par
aux ?tres
leur illimitation.
l'impair, conf?re
:en effet si l'on ajoute
en arithm?tique
les gnomons
sans partir de
tandis que si on les ajoute
identique,
en est donn?e
par ce qui se produit
une figure
l'unit?, on obtient
toujours
autre ? (Aristote,
la figure sera toujours
La preuve
autour de
l'unit?,
III, iv, 203, a 1).
de ? cadrant
Synonyme
Phys,
49
d'? instrument
de connaissance
?,
solaire ?, ? m?ridienne
?, et par extension
en
la repr?
une
de
forme
droit
?
gamma majuscule,
pr?vue pour
gnomon d?signe
angle
figure
sur le sable moyennant
des galets
lat. calculi). Le gnomon est
sentation
(psephoi,
spatiale des nombres
Ilest impair si les unit?s qui le d?signent
de la proportion
de ses deux c?t?s.
pair ou impair en fonction
Ilest pair lorsque
l'un
? angle droit autour d'une unit? m?diane.
forment
deux c?t?s ?gaux articul?s
le mot
eux d?passe
des gnomons
Ilest alors facile de prouver
l'autre d'une unit?.
que la disposition
une s?rie de carr?s, celle des gnomons
pairs une suite de rectangles
impairs autour de l'unit? produit
carr?s
les nombres
l'addition des nombres
diff?rents,
impairs produisant
toujours
(het?romekeis),
= 6 =
2X2 :1+3+5 - 9 = 3X3-'-) et ce"e des pairs, des nombres
3x2 ;
rectangulaires
(2 ;2+4
(1+3=4=
= 12 =
3x4...).
2+4+6
d'entre
Página 20
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)le cadre de ses
syst?matiquement
les galets pythagoriciens
rempliront
franchissant
Moyen ?ge,
musicales et notamment
Plus
la dissonance51.
des
dans
toute
l'Antiquit? et le
les pages des trait?s de math?matiques
la r?flexion sur les causes math?matiques
de
le cadre de
la s?rie progresse,
limites50. Durant
se complique
le rapport
dans
d?g?n?rant
et difformes.
L'?volution du gnomon pair
? la simplicit?
inversement proportionnelle
plus
structures
progressivement
sp?cifiques
prouve que la dissonance d'un intervalle est
a et
l'extr?me majeur du mineur Les extr?mes
de l'exc?s (hyperoche52) qui diff?rencie
si la diff?rence a-b est un diviseur commun de a et
b forment un intervalle consonant
produit des consonances
est entier. Mais elle donne du vinaigre ? mesure
comme
lemiel lorsque le
la
croissante des
que
progression
son unit?. Le module est entier dans l'octave,
relations h?t?rom?ques (n+i/n) d?sint?gre
le
mineur
d'un
o? l'extr?me majeur exc?de
nombre entier (2:1 = 1+1/1) ; ilne vaut plus
=
qu'un demi dans la quinte, un tiers dans la quarte (4:3
1+1/3), un quatri?me dans la
de b. La fusion des extr?mes
module
douces
=
et uni?me dans le comma syntonique
tierce majeure
1+1/4), un quatre-vingt
(81:
(5:4
de l'harmonie peuvent alors d?cr?ter que l'octave
80 = 1 + 1/80). Les math?maticiens
est plus parfaite que laquinte, laquinte est plus parfaite que laquarte, laquarte est plus
le sommet de la perfection
dans l'octave ;
touche
parfaite que la tierce. La consonance
rend un effet agr?able dans les intervalles compris entre les premiers quatre termes de
de nombres
la s?rie arithm?tique
; se v?rifie de mani?re
imparfaite dans les mixtions
choisis au hasard comme
plus frustes (absur
(256:243), d?g?n?re dans les dissonances
consonances
au
le
des
irrationnels.
Les
dont
les
extr?mes
sein
diff?rent
rapports
dae)
et les di?ses. Ficin
l'octave, forment un meilleur accord que les demi-tons
plus, comme
le sait bien pour l'avoir lu dans un passage du R?gime Hippocratique53 mentionn?
Commentaire au Tim?e ainsi que dans son Ep?stola de rationibus Musicae54.
50
D'o?
des
un nombre
toujours
nombres
h?t?rom?ques
Si la relation
une
carr?
et in?gaux,
Ipr?face, x, 22].
des deux c?t?s d'un nombre
dont
on
les gnomons
impairs successifs,
ce sont
pairs qu'on ajoute de m?me,
? [Les pr?socratiques.
ne sera carr?, qu'on obtient
autour
si ce sont
;mais
aucun
la progression
s?rie d'unissons,
des
de
l'unit?
les gnomons
carr? produit,
convertie
en
nombres
rectangulaires
g?n?re
? lag?n?ration
des principaux
genus
longeurs de cordes ou en vitesses,
les rapports
du
h?t?rom?ques
intervalles: octave
(2:1), quinte
superparticolaris
(n+1 /n) pr?sidant
(6:5) et ainsi de suite jusqu'aux micro-intervalles
(5:4), tierce mineure
(3:2), quarte
(4:3), tierce majeure
comme
nom
le
La forme
Aucun
rapport h?t?rom?que,
l'indique, n'est ?gal ? lui-m?me.
(81:80...).
? la quinte
par rapport
sp?cifique
(2:1=1+1/1),
avec celle de
la quinte, qui n'a rien en commun
l'octave
celle
de
genre que le rapport
sesquitertius
autres termes
de la progression.
ferm?es
sp?cifiques
de tierces
52
54
de
la tierce
majeure
de ce point
et inaptes
dissidentes
La Dyade,
en elles-m?mes,
(81:80,
(5:4) commas
avec
le retour
justes
les octaves
m?me
et
et
de
au genus multiplex;
appartient
(3:2=1+1/2),
la quarte
du sesquialter,
participe
(4:3=1+1/3),
=
avant les
ult?rieurement
(5:4
1+1/4) module
de vue, divise parce qu'elle produit des formes
? s'int?grer
dans
la soci?t?
des
sons
: s?ries
? long
incompatibles,
(16:15, 256:243)
125:128)
et toujours
? lamixtion.
plus r?fractaires
In Ptoi, 5, pp. 91 ; Les pr?socratiques.,
Philolao,
ap. Porphyre.,
44 A 25 p. 463.
De Victu, VI, p. 492 L ;De Diaeta,
Hippocrate,
p. 138 J.
? Les
est la chose
la plus parfaite de toutes
et les Platoniciens
que l'unit? m?me
pensent
Pythagoriciens
ils placent
la stabilit? dans l'un, dans le troisi?me
et la plus agr?able,
ils placent
dans le degr? suivant
terme,
53
le
de Textes,
Choix
51
:? Si l'on ajoute
de Stob?e
le commentaire
obtient
dans
demi-tons
les quintes,
? l'unit?, dans
le quatri?me
enfin
la r?trogradation
facile vers
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l'unit?.
Ils estiment
Página 21
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)La g?n?ration
ladissonance,
en parties aliquotes
d'un exc?s
43
les nombres,
dans
venait ainsi ? co?ncider avec
selon une op?ration
limit? par deux points,
ladivision
tr?s proche
de
ce qu'il y a de plus imparfait et de dommageable,
la
lamultitude
contraire
que
d?r?gl?e
repr?sente
sur la
revient ? l'unit? [...]. ? Ayant
tendu deux cordes ?gales
multitude,
j'entends,
qui avec difficult?
tu diras qu'elles r?sident dans l'unit? et tu entendras
l'unisson. Si au contraire
uniforme,
lyre de mani?re
une autre corde sur une autre corde, elle s'?cartera
tu tendras
de l'unit?. Car en ajoutant
la dixi?me
=
un
ne
cette
l'unit?
?cart
tel
?
pourra resti
produira
partie,
[1+1/10
11:10]
partie par rapport
qu'elle
tuer
une addition de neuf
de celle-ci
il luimanquera
Pour la restitution
grande difficult?.
=
se
domaine
trouvera
de la
l'oreille
? mesure
dans
le
bless?e
sonore,
Ainsi,
1].
~
la neuvi?me
par rapport ? l'unit?. En ajoutant
partie plut?t que la dixi?me
[1+1/9
l'unit? qu'avec
parties
distance
[1/10+9/10
excessive
ilmanque
le retour ? l'unit? [1/9+8/9=1].
tr?s grand. En effet
8 parties pour
10:9], l'?cart sera encore
en ajoutant
la sixi?me ou la cinqui?me
La r?gle sera analogue
la huiti?me,
la septi?me,
partie, puisque
en tendant
une corde sur l'autre
de telles parties ouvrent
tr?s difficilement
acc?s au tout. En revanche
=
en raison de la quatri?me
5:4l l'ou?e ?prouvera
d?j? un certain plaisir. Car l'acc?s vers
partie [1+1/4
l'unit? para?tra alors facile. En effet afin que cette quatri?me
il suffit un ajout de
le tout
[partie] recr?e
=
trois parties
dans l'unit? et en direction
de
facilement
1]. En effet trois unit?s convergent
[1/4+3/4
ilest consid?r?
l'unit?. Le nombre
auteurs
ternaire est indivisible et aupr?s de nombreux
le plus com
plet et
le plus parfait
de tous,
et en cette
lam?lodie
sesquiquarte
produit
en t'orientant
partie, tu proc?des
de
vers
il s'accorde
mati?re
la troisi?me
note.
l'unit?, c'est
Encore
l'harmonie
au maximum
avec
l'unit?. La proportion
si en tendant
une
corde
de
la quarte
par
qui te d?lectera.
la troisi?me
En effet
la
? [...]. [?
ac. Platonici
l'ajout de deux parties
Pythagorici
vero gradu collocant
et gratissimum
etiam unum
omnium
sequenti
ipsum existimant,
perfectissimum
statum
?nuno, tertio deinde
ad unum
facilem quandam
quarto denique
ipsam in unum restitutionem,
vero
esse
omnium
Contra
dissolutam
multitudinem
molestissimumque
imperfectissimum
regressionem.
troisi?me
renouvelle
partie
secundo
arbitrantur,
redeuntem.
lactis
l'entier moyennant
vero
in multitudinem,
loco processum
his
fundamentis
edificium
iam ut
igitur
multitudinem
ita dixerim
musicum
inquam ad unum
construamus.
difficile
Si fides
esse eas dices
in uno / sonumque
omnino
inde unisonum
tenderis,
iam discedetur
ab uno. Quod
si decimam
intendatur,
super alteram
ab uno per earn fit partem
eiusmodi
discessus
supra partem addideris,
que totum
ipsum unum difficile
novem additione. Quapropter
restituere
admodum
potest.
Eget enim ad restitutionem
ipsam partium
eo in sono ob ninmiam
aures offenduntur.
ab uno distantiam
vehementer
Ac si nonam potius quam
in lyra duas equales
equaliterque
audies. Sin autem
altera fidium
decimam
Similis
addideris
ferme
ratio
rursus maxime
distat.
adhuc partibus
ad regressum.
partem,
Indiget enim octo
sextamve
vel quintam
adiunxeris
erit, si octavam
potius vel septimam
portionem,
adhuc ad toutm
eiusmodi
aditum. Verum
si per quartam
difficilem
ipsum habeant
cum partes
quippe
iam partem fidium alteram
intenderis
hie iam delectabitur.
super alteram, auris quodammodo
Siquidem
ut quarta hec reficiat totum, trium partium
in unum. Nam
facilis hie apparet
sufficit.
additio
ingressus
Tria vero uni et ad unum fade admoventur.
Ternarius
enim numerus
et
individuus et comprehensor
vero
omnium
habetur, qua in re cum unitate maxime
perfectissimus
apud multos
congruit.
Proportio
a principio
edit vocis tertie melodiam.
Rursus si pertertiam
intendendo
eiusmodi
sexquiquarta
partem
harmon?a te diatessaron
delectabit.
Facile namque
pars tertia unum
processeris,
ipsum recr??t totum,
duarum
id implet. Duo autem
et in unum facile
adiunctione
uni facile admoventur
cum dualitas
ideor
Prior tarnen pertertiam
consonantia
quippe
prima sit ab uno processio.
te deliiniet,
in unitatem
ternarii
si
manifestius
dualitas
Proinde
ratione
convertitur.
proprie
quoniam
fidium alteram ab initio dimidio plus quam alteram rite intenderis, certe proportio
eiusmodi
sexquialtera
siquidem
desinunt,
partium
consonantiam
unum.
Una
efficit
enim
delectabit
in
inde proxime
reditur
diapente,
ideoque
magis, quoniam
subitoque
unum
huic addita parte fit totum. Dimidio
vero
totum.
fit
Facile
dimidioque
siquidem
unam ex fidibus
in unum. At vero si postquam
intenderis, alteram
consipratur
certe hie haud ulterius
in ipso discessu
ab uno sicut in superioribus
tantundem,
sed unum
sistis pedem,
dissolutum
fuerat subito recreas. Hic igitur
ipsum totum quod quodammodo
harmoniam
omnium
mira
iam aures voluptate
per
proportio
dupla
diapason
perfectissimam
perfundit.
uni subditur
mox
tendas
perqu?
omnino
ambo
autem meminisse
vero quasi
unitate quidem
auditum
dualitate
[...] Omnino
oportet
ubique mulceri,
voces duas maxime
divisione quadam semper offendi. Quamobrem
discernit ut duas, offendun
quotiens
?
tur maxime.
Ubi vero discernit minus, minori
ibi offensio
provenit
(Ficin, ERM, pp. 53-54)].
Página 22
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)? l'infini de Zenon,
les quantit?s discr?tes55.
ladichotomie
dans
qui
introduisait
les propri?t?s
de se rappeler
l'ou?e se d?lecte
dans
l'unit?, mais elle est bless?e
que
? chaque
deux notes
fois qu'elle distingue
par une division. C'est pourquoi
L? o? elle les distingue moins,
elle l'est moins56.
isol?s, elle en est tr?s bless?e.
Il convient
comme
sons
continues
des grandeurs
par la dualit?
comme
deux
la structure musico-math?matique
que Ficin place au c ur du
comme
un
en
condenser
pour
magnifique
symbole num?
temp?rament
m?lancolique
et ? grande ?chelle,
rique tous les attributs de l'humeur noire: dissonance
?pisodique
Il s'agit pr?cis?ment
de
et
l'organisation des parties, mouvement
varietas. Ficin s'est prononc? clairement sur ce point, d?crivant le r?ceptacle g?om?trique
des mouvements
de l'esprit parmi les degr?s interm?diaires compris entre la chaleur et
instabilit? formelle, discontinuit?
extremitas,
le froid (8:2+2)
comme
un g?n?rateur
dans
de vari?t?,
analogue
? laDyade:
n'?choit pas aux autres humeurs. Ainsi
tr?s chaude
aptitude aux extr?mes
lorsqu'elle devient
une audace extr?me,
une grande fureur ;froidissant
et m?me
? l'extr?me
elle g?n?re
elle produit
une crainte et une l?chet? extr?mes
de fa?on variable par les degr?s
interm?diaires
[...]. Affect?e
Cette
entre
la chaleur
et
le froid,
elle
induire ? l'ivresse
fort qui peut
vari?es. [...]57.
55
au dire de Bo?ce,
autem,
quoniam
de moiti?,
l'a r?p?t?
mais
effet,
dans
tant?t
le commentaire
ilmaintient
vari?s, ? l'instar du vin, et en particulier
ceux qui en boivent
les mani?res
d'?tre
introduit
dans
sans solution
le nombre
in infintum minorem
le vin
les plus
l'unit? de
la
fantastique
:
de continuit?
la propri?t?
conti
des grandeurs
servat continuae
proprietatem
servat, sed vel dimidio
superat, vel
minuit,
vero nihil ?ntegrum
Superparticularitas
? [Diminuant
? l'infini, le genre superparticularis
maintient
l'extr?me mineur
rien d'int?gre, mais
il d?passe
continue
; il ne conserve
[le d?nominateur]
?. [2:1= 1+1/1 ;3:2=1+
1/2 ;4:3=
Ficin
du tiers, tant?t du quatri?me
1+1/3...].
[...] Multiplex....
quantitatis.
tertia, vel quarta vel quinta.
de la quantit?
la propri?t?
tant?t
chez
impr?visibles et articul?es
vari?es,
Le genus superparticularis,
nues :? Superparticularitas
affects
visuelle enseigne que comme le prisme diffracte
l'unit? de lapens?e en un arc-en-ciel
d?compose
plus est une m?taphore
lumi?re solaire, lam?lancolie
Qui
de qualit?s psychiques
des
produit
et engendrer
au Tim?e
la simplicit?,
divisant
:? Le superparticularis
: il divise, en
s'?carte de l'int?gralit?
le superpartiens
seulement.
Au contraire
par une partie
son int?gralit?, mais aussi sa simplicit?, m?lant
seulement
plusieurs
parties en un seul compos?
:
?. ? Superparticularis
autem
tout
ab
?
la
du
labitur :dividit enim
restitution
integritate quidem
inapte
vero non modo
dividit partem.
amittit
sed servat simplicitatem,
per unam enim quandam
Superpartiens
perd
56
non
in unum quiddam
restitutioni
totius
ubi plures commiscet
sed etiam simplicitatem,
partes,
integritatem,
Idcirco haec a consonantia
duae vero superiores
consonant,
dissonat,
magis autem multiplex,
inaptum.
?
maxime
dupla
(Ficin, In Tim, II,xxx, p. 1454).
? Omnino
dualitate vero quasi divi
autem meminisse
auditum unitate quidem
ubique mulceri,
oportet
voces duas maxime
ut duas, offenduntur
discemit
sione quadam
semper offendi. Quamobrem
quotiens
?
ibi offensio
Ubi vero discernit minus, minori
provenit
(Ficin, ERM, pp. 53-54).
non contingit. Summe quidem calens summam praestat
humoribus
ceteribus
quidem extremitas
vero frigens timorem
inter
extremam.
extreme
immo ferocitatem,
Mediis vero
audaciam,
ignaviamque
infecta varie, affectus
varios, non aliter quam merum,
praecipue
producit
frigus caloremque
gradibus
inferre varios solet ? [...] (Ficin, DV,
vel etiam paulo
liberius affectus
ad ebrietatem,
bibentibus
potens,
maxime.
57
? Quae
II, I,xviii, p. 498).
Página 23
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)de quelle qualit? est le corps d'une telle humeur r?sultant
peut-?tre,
Quelqu'un
pourrait se demander,
de la commixtion
de ces trois humeurs
selon la proportion
que nous avons
indiqu?e. Un tel corps
sur la couleur
est presque
? nos yeux, tirant cependant
de la couleur que l'or pr?sente
fortement
tant suite ? la chaleur naturelle
de
Et lorsqu'il s'embrase,
que sous l'effet du mouvement
pourpre.
il chauffe et reluit, comme
l'or incandescent
l'?me et du corps,
m?l? ? de la couleur
qui rougeoie,
vari?es de son c ur br?lant58.
;et qui, tel l'iris, tire des couleurs
pourpre
Quant
? la dissonance
pure, elle qualifiait
du g?nie et du malheur.
tut?laire
Contre
son
nous
pr?munit
influence
astre
[de Saturne],
errant
[ethos
pour
instable de
les hommes,
la plan?te
Saturne,
et en quelque
sorte
divinit?
dissonant,
Jupiter.59
Ethos des intervalles
De
lamati?re
de
lam?lancolie
du contrepoint
aux dimensions
impr?gnera
de sa substance
plus abstraites de la forme,
les membres
plus complexes
l'encre noire
du syst?me
harmonique.
dans un passage du Commentaire au Tim?e selon lequel
Ficin l'a affirm? express?ment
tous les intervalles inf?rieurs ? la sesquiterce
(4:3) g?n?rent ? lenteur et torpeur ? 60.
les philosophes
auraient rejet? le genre chromatique
[mi:fa:fa$:la], mol
pourquoi
et rel?ch? ? cause de la succession d'un demi-ton mineur et d'un demi-ton majeur61.
C'est
Complexit?
des ann?es
num?rique
et d?pression
successives,
en d?pit des
La doctrine
expos?e
par Zarlino
que
ses
son
essence
par
sources
dans
lem?me
litdans la th?orie musicale
partageront
libert?s acquises dans lad?finition de laconsonance.
les Istitutioni est essentiellement
lam?me
tant par
:
vaga [...]. Ils appel
plena et consonance
parfois de termes tels que consonance
lent plus pleines
le plus de puissance
les consonances
l'ou?e avec
des
moyennant
qui occupent
:toutes
sons diff?rents
dont
les
les consonances
[...]. De cela, on peut donc tirer la r?gle suivante
sans compter,
comme
sont proches
de l'Unit? sont plus pleines,
l'ai
et
l'octave
dit,
proportions
je
usent
Les musiciens
ses r?pliques.
ensuite
de plus vagues
Nous
celles qui sont d?finies
par des proportions
qualifions
sont plac?es
dans
d'autant
leur registre
Car, ?tant
complexes,
plus lorsqu'elles
naturel.[...].
et sont
dans l'aigu, elles p?n?trent
plac?es
plus vite l'ou?e, gr?ce ? la rapidit? de leur mouvement
Elles sont d'autant plus vagues qu'elles s'?loignent de la simplicit?, dont nos
per?ues plus agr?ablement.
plus
58
? Quaeret
mus,
forte
proportione
60
61
ex tribus
esse
illis humoribus
videmus,
vel animi motu
ea, qua dixi
sed aliquantum
vergit
ferme non
accenditur,
tarn naturali calore quam vel corporis,
Et quando
aurum purpureo
mixtum
calet et lucet, atque velut
iris trahit varios
ignitum rubensque
corde colores ? (Ficin, DV, p. 498).
flagrante
? Contra
nos
et quodammodo
influxum eius [saturni] hominibus
communiter
dissonum
peregrinum
arm?t
lupiter?
(Ficin, DV, III,22, p. 565).
? Ultra vero quadruplam
non solum quia ex vehementiori
vetat gratia melodiae
motu
frac
progredi
in sensum
vetat vitandi torporis
violentia
redeamus
tioneque
provenit
[...]. Sed ut citra quadruplam
ad purpuram.
aliter quam
59
illud humoris eiusmodi
quispiam
quale sit corpus
conflatum.
Tale est ferme colore,
quale aurum
?
saepe distendere
gratia infra sesquitertiam
(Ficin, In Tim., xxxii, p. 1457).
? Secundi consonantia,
minus atque hemitonium
Chromatica
maius &
quae per hemitonium
nuncupatur,
?
sed hanc utpote molliorem
discurrere
trihemitonium,
consuevit,
Philosophi
reprobant
(Ibid., p. 1458).
Página 24
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)sens ne sont gu?re friands, et s'accompagnent
d'autres
consonances,
aux choses
de son, ilen va donc de
complexes
simples. En mati?re
premi?res,
comme
composent.
et mixtes,
De m?me
de
la vue
les couleurs
percevant
primaires
et le noir sont moins plaisants
que le blanc
les consonances
de m?me
Et de m?me
que
parfaites.
les sens que ne le font
moins
les choses
puisqu'ils pr?f?rent
l'ou?e percevant
les consonances
se
dont
les couleurs
interm?diaires
que les autres couleurs moyennes
moins de plaisir que celles qui sont
procurent-elles
principales
le vert, le rouge,
charment
l'azur et les autres couleurs
semblables
la premi?re
est
les couleurs
Roanno ou Berettino, dont
appel?es
du noir et la seconde
du blanc
de m?me
l'ou?e se d?lecte-t-elle
davan
plus proche
plus proche
les plus ?loign?es
de la simplicit? des sons, parce qu'elles sont beaucoup
tage des consonances
plus
vagues que celles qui en sont le plus proche.62
davantage
De
la vaghezza
fronti?re
dans
ind?finissable
est aussi mouvante
la s?rie des
si?cle pr?teront
des
intervalles
que
le devenir
? la varietas m?lancolique,
complexes
d?formant
Sur les traces
des
h?t?rom?ques
les auteurs du xvne
de Zarlino,
rapports harmoniques.
le caract?re mollis, triste et rel?ch?, tant aux
intervalles g?n?r?s par les
en leur sein,
un demi-ton
qu'aux consonances
simples enfermant
la sixte mineure
(5:3). Une analyse saisissante
une
de
?'Harmonices
de Kepler, consacr?e
dans
Mundi
page
figure
?l?ments de la composition.
rapports
comme
la
relations
complexes
la tierce et
de ce ph?nom?ne
aux caract?res des
et la pusillanimit?[...].
lamod?ration,
laTierce molle
l'abattement
Donc puisque
poss?de
au lieu le plus bas dans le septi?me
du demi-ton,
ton, manque
dure, qui se trouve
parce
il s'ajoute pour compl?ter
laQuarte,
? bon droit elle est tenue
pour active et
pr?cis?ment
La Quinte
la tierce
que
?
elle dont
la force ? f?conde
irr?sistible
pleine d'efforts,
(akme aschetos)
(gonimos) et la puissance
sa fin, ? savoir la quarte ? qui le demi-ton
une ejaculation
avec un
est comme
recherch?e
cherchant
au plus bas lieu du Premier Ton, comme
si elle ?tait
demeurant
effort complet. Mais latierce mineure
comme
la passion,
contente
l'exc?s et pour
elle est toujours
faite par sa nature pour
d'elle-m?me,
la poule
plaqu?e
au sol, pr?te
? recevoir
le coq
(sternit
humi
insessori
promptam
gallo).63
partagent alors lath?orie des passions en deux directions,
en
une
table de contraires, conform?ment
? la cat?gorie de
que
rangent
?
) et du rel?ch? (? rilasciato ? ) du durum et
l'aigu et du grave, de l'intense (? incitato
Intervalles majeurs
et mineurs,
les auteurs
du mollis64
: intervalles menus
ou
? r?soudre
plagaux,
par expansion
dans
transpos?s
larges, majeurs
ou par un mouvement
l'aigu ou dans
explicite
sur ce point.
ou mineurs,
contraire
le grave. Vicentino
consonances
imparfaites
ou
authentiques
s'est prononc? de mani?re
;modes
et le b?carre
intense rendra
la composition
lam?lancolie,
gaie [...] si le com
engendrera
le mouvement
souhaite
rendre sa composition
[le rythme]
gaie ilveillera ? accompagner
et les intervalles
les consonances
et tr?s rapide avec les degr?s
intenses, et ? ce que parmi
Le b?mol
positeur
rapide
il ne manque
et la dixi?me majeure
il souhaite
rendre une
; si au contraire,
jamais la tierce majeure
ilfaut choisir lemouvement
ilfaut faire tout le contraire:
lent, les degr?s
composition
m?lancolique,
les consonances
mineures65.
mois, et employer
62
63
64
Istitutioni Harmoniche,
1558, III,8, p. 155 ;trad. Ya?l Torrelle.
Mundi, Linz, 1619, p. 77.
J. Kepler, Harmonices
? Le sujet sera pour moi sur les deux genres
naturels du chant, notamment
Zarlino,
voix
exciteraient
lem?le
f?minines
pour
de
l'?me,
le Dur
et
le Mol
dont
la femelle est faite surtout pour supporter,
[...]. En effet, comme
aux passions
dans l'affaire de la g?n?ration,
ainsi le genre Mol est appropri?
le Dur aux actions viriles ? (Kepler,
Ibid., p. 76).
quelques
agir, surtout
sentiments
Página 25
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)l'?criture peut combiner
l'amplitude et ladirection de l'intervalle, le caract?re
Cependant
avec [ethos intense d'un intervalle majeur.
mol d'un mouvement
descendant
m?lodique
Walker
a montr?
et
les demi-tons
que chez Vicentino
en montant
et vigoureux en descendant:
(molle, mesto)
La tierce
mineure
beaucoup
ascendante
est tr?s
plus gaie
et jou?e
les paroles
parfaitement
Et on conna?t
elle a quelque
faible,
chose
sera
lorsqu'elle
lentement,
accompagn?e
elle aura la nature
en restant
tristes
l'effet du m?me
d'un homme
dans
argument
et descend
de triste
d'un mouvement
stationnaire
[dans
sont faibles
les tierces mineures
volontiers.
Elle para?tra
et m?me
tr?s
rapide
fatigu?
cet
[...];
intervalle
rapide
traduira
;
le contrepoint]66.
la pol?mique
? l'?gard de
de Galilei
la
polyphonie:
Il est manifeste
semblable
peuvent
avec ce qui est
lam?me
les parties
?motion
plus efficacement
expriment
et les autres passions,
;et que la joie, la tristesse,
par ce qui est dissemblable
chez
l'auditeur non seulement
par l'aigu et le grave, ou par le mouvement
que
plut?t que
?tre caus?es
;ou,
lent, mais aussi par les diverses
rapide ou le mouvement
qualit?s des intervalles
ou descendante
ascendante
du m?me
intervalle
; car la quinte
ment,
par la direction
montant
et joyeuse en descendant
la quarte est joyeuse en montant
;et, au contraire,
;et
descendant
lam?me
est vraie
chose
les demi-tons
pour
et
les autres
plus exacte
est triste en
et triste
en
intervalles67.
les dissonances
par les intervalles plus menus que l'Alt?rit?
produites
laquintessence
de l'esprit m?lancolique.
Vicentino assimilera lemouvement
m?lo
dique de la tierce mineure ? ? la nature d'un homme fatigu? ?, et moins d'un si?cle plus
tard Mersenne
tiendra un discours analogue pour lesmicro-intervalles,
leur
partageant
humeur noire avec celles des vieillards et leur flegme avec les enfants :
Mais c'est dans
distille
et di?ses
Les demi-tons
les pleurs et les g?missements
? raison de leurs petits
inter
repr?sentent
:
ou descendant,
car
se
en
montant
sont
les
la
faiblesse
intervalles
font
petits
qui
qui signifient
aux enfants, aux vieillards et ? ceux qui reviennent
d'une
semblables
qui ne peuvent
longue maladie,
de temps68.
cheminer
? grands pas, et qui font peu de chemin en beaucoup
valles
65
?
e ilb (quadro)
Ilb (molle) dar? malenconia,
incitato far? allegra la compositione
[...] se ilCompositore,
ilmoto
con
d? accompagnare
et velocissimo,
far la compositions
veloce
sempre
allegra, quello
non manchi mai
et unisonanze
i gradi incitati, e che fra le consonanze
la terza maggiore
et la d?cima
vorr?
et poi quando
si vorr? far una compositione
si d? fartutto
d?lia com
melanconica,
all'opposto
ilmoto tardo, igradi molli et usare le consonanze
minori ? (N. Vicentino,
positions
allegra, si d? eleggere
Lantica m?sica
ridotta alla moderna
1555, IV,xix-xx,
pp. 81-82).
prattica, Rome,
? [La terza minore]
e ha del mesto,
e volentiera
? molto
discende.
debole,
Questa
parera alquanto
maggiore
66
sar? accompagnata
dal moto
allegra, quando
tardo, havr? d?lia natura d'un huomo quando
stando alquanto
ferma ? (Vicentino,
meste,
67
? [...]
che con maggior
grezza
suono
e
e velocissimo
veloce,
? stracco
[...]; questa
II,xii, p. 33).
; e quando
consonanza
ascender?
servira
bene
con
ilmoto
aile parole
ad esprimere
l'istesso col simile, che col diverso
;e che l'alle
essere
non solo con il
l'altre passioni,
nell'uditore
possono
cagionate
e tardo movimento
acuto e grave, e col veloce
;ma con la diversa qualit? degli intervalli :anzi
con l'istesso portato
verso
ilgrave, o verso
la quinta nell'ascendere
come
? mesta,
l'acuto, imperoch?
detto
? lieta ;e per il contrario
la quarta ? tale nel salire, e d'altra qualit? nel
havete, e nel discendere
lamestitia
efficacia
insieme
son'atte
con
discendere
;e
et moderna,
1581. Cf. D.P. Walker,
d'apr?s
l'istesso
les th?oriciens
si vede
et
al semituono,
le probl?me
de
intervalli ?. (V. Galilei,
Dialogo
des intervalles m?lodiques
expressive
ed altri
? La valeur
la quarte
?, La chanson
? la Renaissance,
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della m?sica
antica
et harmoniques
Tours,
1981, p. 95).
Página 26
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Faux-Bourdon
le timbre ? rauque et acide ? diagnostiqu? par Ficin parmi les qualit?s sono
lamusique de Saturne. Dans l'?criture polyphonique
du xvie et du xvne si?cle, la
Vient ensuite
res de
ses sympt?mes
manifestera
m?lancolie
notamment
dans
consonances, et
des voix en faux-bourdon
ladoublure,
la sonorit? fruste de certaines
dans celle produite
note contre note, de lam?lodie
par laprogression
? la quarte et ? la sixte
vue ?motionnel,
sert de v?hicule,
le faux-bourdon
du point de
le xve si?cle, ? un genre de
inf?rieures69. Neutre
durant tout
que l'on
composition
sp?cifique d?pourvue de complexit?s psychologiques
polyphonique
et
?
l'harmonisation
de
des
des
de
l'office.
r?serve,
Toutefois,
pr?f?rence,
hymnes
pi?ces
en
saveur des
contraste
?
titre
d'?l?ment
de
destin?
?
relever
la
?pisodique,
guise
employ?e
tierces et des sixtes, sa sonorit?
acide assume
lavaleur d'une figure du discours,
et charg?e d'affect. Le qualificatif employ? par Adam de Fulda vers 1490 est
exceptionnelle
? tetrum ?, c'est-?-dire, ? choix, ? horrible ?, ? difforme ?, ? lugubre ?, ? triste ?.
mais par rapport aux autres par
par elle-m?me,
(la quarte) ne forme pas de consonance
car il rend le son lugubre70.
ont commenc?
les musiciens
? appeler faux-bourdon,
[...] celle-ci
ties, artifice
Bien connu
Burmeister
tr?s vite
que
de la Renaissance,
des polyphonistes
dans les trait?s de rh?torique musicale
fait son entr?e
le faux-bourdon
du xvne si?cle:
en
connues
sous le nom de Faux-bourdon.
des parties proc?dant
propos
parall?le
et de m?me
mouvement
? trois voix de m?me
form?e
d'une composition
quantit?,
un exemple
et de quartes. On en trouve
de tierces mineures
dans le motet
majeures,
:peccavimus
sur le texte
de Lassus Omnia quae fecisti nobis Domine,
tibi7^.
?
Au
mani?re
en parle comme
suivant, Werckmeister
si?cle
significative,
avec
d'un archa?sme,
dont
[...]
de
il s'agit
tierces
de Roland
il retient,
de
lavaleur thr?nodique.
les anciens
n'ont permis
l'encha?nement
de cet intervalle que
? la progression
Quant
par quartes,
en effet son lieu dans la partie sup?rieure
du registre.
dans certaines
;elle a conserv?
progressions
dans le dessein
Ilsont appel? cela falso bord?n,
par l? un affect triste72.
d'exprimer
68
Harmonie
M. Mersenne,
Universelle,
Paris,
1636-37,
II,?Des
chants
?, Prop,
xxvi,
p. 173. Sur ce passage
cf.Walker,
69
p. 94.
? Theodor
Kroyer
la premi?re
?tude
de cette figure. Cf. Theodor
l'on doit
syst?matique
der Quart
in der Mensuralmusik
?, Bericht ?ber den Musik
Bedeutung
in
Basel,
pp.
231-42.
wissenschaftlichen
1925,
Kongress
Leipzig,
? [...] et ipsa [se. diatessaron]
consonantiam
facit non ex se, sed respectu
aliarum
;quod musici gentium
?.
sonum
tetrum
Adam
de
vocabulo
reddit
faulx bord?n vocare coeperunt,
M?sica, Gerbert
Fulda,
quia
C'est
Kroyer,
70
? Die
que
threnodische
Petit Coclico
musices,
Scriptores de M?sica medii aevii, III,352 a. Cf. Adrian
(Compendium
car les sixtes et les octaves
cela Fauxbourdon,
1552, f. lui): ? [...] et en fran?ais on appelle
les consonances
de mauvaise
?tablies par les parties sup?rieures
esp?ce
plus grave excusent
dicitur
71
titate
72
Faubordon,
gallice
per vocem
? De Simul
inferiorem
Procedentibus
Ditonorum
id est, quod malae
species,
seu octavis ? [...].
quae
sunt contra
partem
superiorem
N?rnberg,
de la partie
?. ? [...] et
excusantur,
sextis
[...] est in tribus
& diatessaron
compositio.
:peccavimus
tibi. ? J. Burmeister,
sive Faux Bourdon.
vel Semiditonorum
vocibus
sub eodem
est
Exemplum
M?sica
po?tica,
moto
inOrlandi
& pari quan
Omnia,
quae
ad textum
Rostock,
1606, p. 65.
fecisti nobis Domine,
so haben die Alten
? Damit wir nun weiter
der quartae
kommen/
die Continuation
auf die progression
nur in gewissen
doch hat sie ihren locum, n. p. superiorem
behalten:
derselben
progressionen
zugelassen/
Página 27
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Les modes
les uns aux autres dans les modes
intervalles de quinte et de quarte s'articulent
interne des cordes
pour former l'ossature du contrepoint. Avec lafinale et ladistribution
Les
d'un mode diff?re de celle d'un autre en raison de son ambi
ou
la finale - le point de fuite de
tus, authentique
plagal. Dans un mode authentique,
est au grave de l'octave ; lam?lodie
toutes
les relations math?matiques
gravite dans
ses orbites sup?rieures,
g?n?rant, avec des intervalles plus grands, des tensions plus
la propri?t?
essentielles,
plagaux, o? la finale est au centre
inf?rieures du registre, produisant, moyennant
intenses et plus riches en ?nergie. Dans
de l'octave, le chant parcourt
les r?gions
des ?motions
des tensions,
le rel?chement
les modes
L'id?e du mouvement
propres au genre mollis, plaintives et m?lan
comme mouvement
dans la cat?gorie de la
m?lodique
en fonction de sa
le caract?re du mode module
qualit? explique ?galement
pourquoi
que dans les
position relative dans le registre, plus actif dans les modes
authentiques
ce
la
th?orie musicale m?di?vale,
principe revendique pour sienne,
plagaux. Connu dans
coliques.
explicite de Claude Ptol?m?e,
un caract?re excitant dans le
assume
laquelle
configuration m?lodique
la simple transposition
supposant
registre aigu, l?thargique et rel?ch?e dans le grave73
un mouvement
la
dans la cat?gorie de
le registre d'un mode
qualit?. C'est pourquoi
? laRenaissance,
selon
l'autorit? plus probante
d'une d?claration
lam?me
produira un ethos plus
plagal, plus grave d'une quarte que celui d'un mode authentique,
commencer
;?
par le deuxi?me mode
m?lancolique
qu'un mode authentique
(la-re-la),
le plus grave de tous, qui produira les effets plus plaintifs. On peut trouver des traces de
cette doctrine chez n'importe quel th?oricien, ancien ou moderne,
de Ramis de Pareja74
aux emprunts
:
de Kepler au Dialogo de V. Galilei
d'octave
la partie
Il importe beaucoup,
encore,
quelle grande hauteur dans le syst?me
occuperait
toute
du chant. En effet, si elle parcourt
l'Octave ou la d?passe,
le chant est anim?
;mais
principale
une Quarte,
il est r?serv?
il faut que
si elle parcourt
seulement
les Tons de rang
[...]. En effet,
pair soient
notifi?s
encore
pourquoi
y a un mouvement
et
lamentations
genre
des
Dieses
haben
excursions
(Hypomnemata
Handw?rterbuch
73
calm
sie genennet
et de
les graves
la descente
fr?quente
und haben damit etwa
falso bord?n
einen
au-dessous
de
traurigen
affectum
cit?s par Hoffmann-Axthelm,
1697). Passages
Quedlinburg,
der musikalischen
1994, ad loc).
Terminologie, Wiesbaden,
M?sica,
moderate
and stable ways
and more
vigorously
la finale75.
exprimiren wollen
? Faux-bourdon
?
?,
in harmon?a, the same magnitude
is turned
in the higher tonoi
a greater
and in the lower ones towards
diegertikoteron
capacity to
is the more
among notes, too, the higher
intensifying, the lower the
inmodulations
to excite
because
(to katastaltikoteron)
it is reasonable
relaxing. Hence
and more
75
vers
? [...] so in the same way,
a greater capacity
towards
more
74
de leurs originaux
de plus mois
; ceux de rang impair, d'?quivoques
[...]. C'est
fait le plagal du Premier,
il
nonchalant,
triste, craintif; en effet
[Vincent] Galil?e
de la langueur vers les sons graves, de la vigueur vers les aigus. La langueur, les
des tons doriens, mais elles sont dans
la crainte ne sont pas la qualit? propre
le
of
life, the
and the
active,
?
lethargic
(Ptol?m?e,
modal figurant dans
Le syst?me
aux quatre finales. L'authente
et
avec une teinte m?lancolique.
Kepler, Harmonices
mundi, p. 78.
to compare
the intermediate
tonoi, those around the Dorian, with
like the mixolydian
to ones that are disturbed
higher ones, those
lower ones,
Ill, 7, 99
Harm.,
sa Practica m?sica
le plagal
partagent
those
;Barker,
like the Hypodorian,
II,p. 379).
GMW,
fait correspondre
le m?me
affect,
to ones
les caract?res
que
le registre
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that
are relaxed
des quatre
du plagal
humeurs
temp?re
Página 28
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)L'assimilation
du deuxi?me
mode
sur les
noire figure dans un opuscule
d'une composition
r?pond au
? la couleur
par Orazio
modes
o?
le climat modal
Vecchi,
compos?
fond noir d'un tableau, ? moduler, si besoin, moyennant
d'intervalles au caract?re diff?rent :
ce mode
Et bien que
? cause
comme
on l'affirme souvent,
(le 2e) repr?sente,
son registre grave,
il ne faut pas oublier
que
comme
et le quatri?me,
le troisi?me
le pr?tend,
de
peut-?tre
comme
on
tristes
un dessin m?lodique
et un choix
mis?re,
abattement,
tous
les modes
ont
beau
rien n'emp?che
les colorier
de
calamit?,
?tre
avec de
de l'aigu sont toujours
;[...] car les mouvements
plus all?gres que dans le grave.
l'all?gresse
:?crit dans le deuxi?me
en est le madrigal
mode
Vestiva i Colli de Palestrina
transpos?
aucun signe de tristesse
vers l'aigu, il ne manifeste
ceux qui le chantent
d'une octave
;au contraire,
ne
une grande
ou qui l'entendent
et un grande
consolation.
Bref, personne
?prouvent
all?gresse
La preuve
en soi, mais
et triste
nie que la couleur
noire ne soit fun?bre
elle rend la vue all?gre et jubilante [...]76.
bariol?e
et brod?e
d'un
riche travail,
les unes
du point de vue quantitatif, toutes
les octaves modales
diff?rent
en raison de leur qualit? (eidos, species, aspect, esp?ce), d?termin?e
par la
du
?
l'int?rieur
de
[ambitus.
La
demi-ton
variable
permutation
cyclique des
Identiques
des autres
position
individuelles
intervalles du syst?me diatonique distingue lesmodes en sept physionomies
sans
on
les
caract?res des
le sait, la Renaissance
discernement,
appliquera,
auxquelles,
harmoniai antiques. Les auteurs laissent courir en parall?le plusieurs traditions textuelles
aux huit orbites c?lestes, de la
conflictuelles.
Identifiant les huit modes
eccl?siastiques
lune aux ?toiles
le septi?me mode ? Saturne
fixes, Ramis de Pareja fait correspondre
de festivus. Il
et ? lam?lancolie77, mode que la tradition m?di?vale
qualifie volontiers
en va de m?me du quatri?me et du troisi?me, phrygien et hypophrygien,
propres, au
dire des auteurs
plaintifs dans
Si le troisi?me
et s'il ?tait
emplis
-
mode
incite aux pleurs.
de plaintes78.
Le quatri?me
tiennent
de
Zarlino
mode
s'accommode
la tristesse
ou de
? [...] e bench?
forse nel primo
pur mesti
perch?
notabile
77
un minimo
cos?, non
tuono
delli Tuoni della M?sica,
? On
attribue
M?sica
Practica, 1482/R.1969,1,
l'homme dans les regrets
Zarlino,
et
n'?tait
aurait
? merveille
? des
paroles ou
Celui-ci
suppliante.
par mouvements
(se. le 2e), rappresenta,
o bassezza
per depressione
come
vogliano,
Mostra
ramarichevole,
78
larmoyants
come
? des mati?res
est beaucoup
c'est-?-dire
contraires,
qui con
plaintives
plus triste que son
de l'aigu au grave
dicono, mestitia, miseria,
calamita,
ma
? da porsi cura che tutti
;
d'essof...]
ci? aviene
Tuoni
i
ilterzo
sian
e
e di consolazione.
anzi chi lo canta o chi l'ode si riempie d'allegrezza
segno di mestitia,
e mesto,
ma fregiato e ricamato
di
in se stesso non sia f?nebre
si niega ch'il color negro
e ci? bastera haver detto
lavista allegra e giubilante
intorno a questo
lavoro rende
(Orazio Vecchi,
s'ode
tient
mais
con l'allegro: [...]
ilquarto,
colorir?
si ponno
sempre
sono sempre
imovimenti
dell'acuto
l'essempio
pi? allegri che nel grave, et se sia vero, vedassi
una ottava pi? alta et pur non vi
iColli,
ilquale ? del Secondo
Tuono
cio? Vestiva
del Palestrina,
Dir?
ricco
questo
esempio
quanto essersi
-
la lamentation
lorsqu'il proc?de
principal, en particulier
lents79.
par mouvements
76
fureur et enthousiasme,
avec le neuvi?me
mode
pas m?lang?
[?olien sur la],
chose de dur, toutefois,
?tant temp?r?
par
quelque
sur la, qui est tr?s souvent
et par la cadence
utilis?e, certains
pensent
et
ils l'ont utilis? pour accompagner
des mots
Par cons?quent,
larmoyants
d?clare
son harmonie
entendu
col?re,
du Cinquecento.
seul,
mode
du neuvi?me
la quinte
qu'il
? exciter
anciens,
la polyphonie
le mixolydien
& pi? raccolto
Istitutioni Harmoniche,
Ms. Bologna, C?vico Museo
s.d., fol. 9 sqq.).
Bibliogr?fico, Bibl. G Martini,
vero attribuitur
Saturno ? (Ramis de Pareja,
? Saturne ? ? Mixolydius
:? La Mixolidienne
ce caract?re
main
tr iii).On retrouve
chez Zarlino
?. ? La Mistalidia
et plus recuieilli en lui-m?me
in se stesso ? (Zarlino,
Istitutioni, IV, 21, p. 324.)
livre 4, chap. 20, trad. p. 64.
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[sol] fa star
l'uomo
Página 29
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)analyse instructive du r?le jou? par
?ethos des modes
figure chez Kepler:
Une
ral ? cause
de
la permutation
cyclique
des
intervalles dans
en raison des Genres
en g?n?
du Chant, mais encore
pas seulement
est naturelle
du demi-ton
[...]. La succession
lorsque, dans un T?tracorde
ne diff?raient
les Tons
En effet,
51
la position
leTon majeur
leDemi-ton
lieu, leMineur
[10:9] au second,
[sol:la:si:do],
[9:8] est au premier
tous se trouvent
selon
et sup?rieur.
la nature, nous sommes
Lorsque
joyeux.
[16:15] au troisi?me
le plus bas ainsi divis? ; le Septi?me
leT?tracorde
Sont joyeux, en effet, les Tons qui poss?dent
(sol
et que
et le Huiti?me
l'ont [...]. Lorsque
l'ordre est renvers?
le demi-ton
(sol plagal)
authente)
ce qui est fait dans le Troisi?me
et leQuatri?me
est au lieu le plus bas
(mi authente)
(mi plagal)
les
il est
l'ordre de la nature ?tant renvers? -,
anciens ont nomm?
que
phrygien,
Eccl?siastiques,
parfait
de bris? et de plaintif retentisse.
Mais lorsque
le Demi-ton
chose de g?missant,
que quelque
un affect moyen
se d?gage,
entre
? mi-cheminn
le sentiment
de la tranquillit?,
lieu moyen,
naturel
est
au
et
Il faut encore
traiter des consonances
[...].
imparfaites
sont articul?s
les squelettes
des octaves.
[...] Donc
lesquelles
puisqu'il
et naturelle
du Syst?me
d'octave
la tierce,
la quarte,
dans laquelle
y a une disposition
primordiale
une consonance
avec
la corde
la plus grave, un tel Ton
la quinte et la sixte ?tablissent
parfaite
ou affects appropri?s
les passions
? leur forme,
l'?me toutes
relatifs au genre durum
excite dans
de
la bienveillance,
d?natur?es
de
l'enjouement
par
(adulterinis),
la passion.[...].
revient de droit au premier
Cette
l'action et au genre mollis pour
pour
propri?t?
sur la corde G. [Vincenzo]
Galilei
affirme que
leur nom est le m?me
et au Huiti?me
;
g?n?r?s
au
la propri?t?
de leur sexe. Ainsi on pr?te une double
c'est-?-dire,
appellation
qu'ils conservent
et
Septi?me
Au contraire,
leQuatri?me
au Huiti?me,
? cause
le Cinqui?me
tant de l'emplacement
du demi-ton
que de leur perfection.
et le Sixi?me
et
le Troisi?me
[Fa plagal],
[Fa authente]
[Mi authente]
? l'int?rieur des consonances
d?natur?es
et augment?es
; le
pr?sentent
[Mi plagal]
le second
et des affections
la vertu de la tristesse
laQuinte
qui leur procurent
et le Sixi?me,
humain. En effet dans le Cinqui?me
du temp?rament
laQuarte
comme
et
le Septi?me
du demi-ton
dans
?tant bien au sommet
?, la position
laQuarte,
premier
de l'?me qui d?vient
certes
est ?juste
;mais
le Huiti?me
produite
en mesure
80
81
de mettre
en guise d'?l?vation
l'espoir la confiance,
? la forme renvers?e
de laQuarte
leQuatri?me,
et les langueurs de
la tristesse
consonances,
qui augmente
la douleur
; et m?me
de
Troisi?me
et
s'ajoute
l'?me81.
des
79
sont au lieu le plus bas, le demi-ton
est
tons majeurs
apr?s eux, desquels
ces deux modes
sont
Par leur grandeur
abondant
d'un comma80.
[fa-sol-la-sib]
en mouvement
des affects tels que la d?votion,
l'admiration,
l'amplification,
deux
une Quarte
dans
l'esprit. Au contraire,
cette m?me
fermentation
le
?
a parole o materie
Ilquarto modo
si accomoda
che con
lamentevoli,
[mi authente]
maravigliosamente
overo
? alquanto
del suo prinicipale,
lamentatione
tristezza,
Questo
tengono
supplichevole.
pi? mesto
al grave con movimenti
tardi ?.
massimamente
contrari, cio? dall'acuto
per movimenti
quando procede
=
=
:
81/80
;
fa-sol-la-sib
1296/960
4/3.
9/8x9/8x16/15
=1296/960
? Non enim Genera
tantum cantus, sed etiam Toni in Universum
situ semitonii differebant.
Hic semitonii
seu Tonum(
;tarn Genus
p. 76). [...] Naturalis
quam Modus
igitur series est, cum
secundo
loco est Tonus major,
Semitonium.
Minor, tertio et supremo
perfecto,
primo
cum omnia secundum
natura habent,
laeti sumus :Laeti ergo Toni sunt, qui Tetrachordum
inferius
situs anim?t
afficitque
inTetracordo
Atqui
sic divisum
nunc
et Octavus
habent: habent autem Septimus
inconstantia
;quos mira
nunc, Phyrigios,
:quanquam
a veteribus
dictos
inclino, ut Lydios potius Veteribus
ego magis
putant
Mixolydius
appellatos,
et spiritibus
furore divino,
id est alacritate
credam
de suo Lydio, quod
;quia testantur
impleat ?nimos
et Octavus.
militaribus
;quales sunt nostri, Septimus
et Quarto
Cum
Ecclesisaticis,
igitur eversa est ratio, ut imo loco sit Semitonium,
quod fit inTertio
qui
verso naturae ordine,
et lamentabile
fractum
sonari consenta
Phrygii veteribus:
querulum,
quippiam
neum est. At cum Semitonium
est affectus traquillitatis,
est loco medio, m?dius
humanitatis,
jucunditatis
: quibus apti Priimus et Secundus,
se. mollis
ex colloquiis
et narrationibus
et foeminini
; quos
generis
sane sic describit Vincentius
olim dictos putant. Dorium
Dorios
Galileus,
stabilis, quietus,
quod fit Natura
:
et severitatem
sine violentia,
hisce secuundum
aptus ad gravitatem
quod de duobus
magis et minus
verum est Nam semper molliores
esse
numero
dictos
Tonos
oportet
pari
quippe pl?gales suis autentis,
ab
impari denominatis,
Primi facit languidum,
ex
causa
flebilem
quae paulo antea
motum
meticulosum,
No
enim
IV allata
fuit.
Itaque estiam
versus
gravia
languoris,
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Galilaeus
versus
acuta
Plagium
vigoris
Página 30
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)L'id?e d'une ? fermentation
? des consonances
:elle condense
repr?sente quelque chose de plus qu'une
en un magnifique
symbole Yethos lugubre des modes
et les effets du vin, que Ficin avait associ? aux vapeurs
simple m?taphore
du groupe phrygien, ladissonance,
subtiles produites par l'humeur noire.
introduites par lam?diation
de l'esp?ce s'ajouteront ensuite les diff?rences
Le caract?re du mode
des octaves et des quintes qui les composent.
appartient ? la
est
entre
durum
si
la
division
il
dans celle du
du
ab/
genre
harmonique
(2
cat?gorie
a+b) ;
?
lacat?gorie
si la division est arithm?tique
(a+b/2). La premi?re divise l'octave en une quarte
au grave et une quinte ? l'aigu et la quinte en une tierce mineure et une tierce majeure
arith
dans lem?me ordre de succession. Le deuxi?me mode
(la-re-la), o? lamoyenne
mollis
m?tique divise aussi bien l'octave que la quinte, est doublement mollis. Un mode
? tierce majeure g?n?re un affect mixte, compos? de joie et de langueur.
plagal
en
et harmonique
le mode
de l'octave partagent
plus, les sections arithm?tique
sur
un syst?me d'articulations mesur?es
math?matiquement,
lesquelles le compositeur
du
les
cadences
? la ponctuation
conform?ment
pourra placer
(clausulae)
m?lodiques
De
plus ou moins
num?riques
les cadences
que d'autres. On distingue
des irr?guli?res que l'on fait ailleurs. Il
po?tique. Un mode est une constellation
simples, et ilexiste des degr?s plus compatibles
r?guli?res, plac?es sur les cordes essentielles,
de relations
texte
va de soi que c'est aux cadences
de dire
irr?guli?res qu'il appartiendra
id?ales pour la repr?sentation
fournissant des conditions
leur dissidence
d?formante
de celle-ci.
En outre
une connaissance
-
Hactenus
de
Tonis suas assignavimus
dum tarnen omnibus
proprietates.
et adulterinis
sceleta
dicamus,
quibus articulantur
imperfectis
locatio
in Systemate.
illarum veluti essentia
erit inspicienda,
postea
quidem
consonat
in qua cum ima chorda perfecte
est systematis
Octavae
dispositio,
situ semitonii
quarta,
quinta
quidem
ex G
passiones,
; nee
de consonantiis
et sexta
tertia,
mollis
cidere
la varietas
du r?pertoire
enseigne que c'est ? la cadence du mode
inmi que l'on pratique dans tous les modes -, que la Renaissance
des affects m?lancoliques.
igitur ut etiam
Sequitur
octavarum.
Et primum
Cum
igitur et primaeva
Octavo
de
cadence
phrygien
confie l'expression
esse.[...]
lam?lancolie,
durus
:quo
surgentibus
; intellige tarnen, servata
:Tonus
talis omnia
actiones,
vel
ilia in animo
affectus
iis aptos.
ciet, quae habent
Haec
proprietas
secundum
naturam,
Primo et
competit
cum primo coin
non
affirmaverit
Octavum
injuria Galilaeus
sexum
seu generis
Ita duplici nomine
Septimum
cuique
proprietate.
E contrario,
quam etiam ob perfectionem.
(?), tarn ob situm semitonii
nomine
et Octavum
caeteris
praestant
et auctis,
et Quartus
?IleDiatessaron,
et Sextus, Tertius
infra utuntur adulterinis
consonantiis
Quintus
:quae res vim illis concili?t moestitiae
et affectuum
discedentium.
ab humana temperatione
hic Diapente
le texte],
est orthion [en grec dans
naturali situ semi
et sexto, Diatessaron
Nam
in quinto
quidem
non minus
?n S?ptimo
et Octavo
toni sunt infimo loco, post
in summo,
tonii
; at duo maiores
quam
eos
semitonium
modi
promoveat
Fiduciam,
quasi
Diatessaron
languores
ii
etiam
commate
abundans.
; ex quibus conflatur Diatessaron
Quare
magnitudinem
ut Devotionem,
Dolorem
; rursum Spem,
Admirationem,
affectus,
Amplificationem,
mentis
InTerio vero, Quarto
elevationem
supra fortem
praeter
ipsius
praesentem.
formam
?nversam, accedit
animi ? (Kepler, Harmonices
consonantiarum
etiam
haec
Mundi,
1619, pp. 74-80).
fermentatio,
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augetque
tristitiam
Página 31
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)de la conception
verticale de l'harmonie ne parviendra pas ? modifier
le
du caract?re des
r?le jou? par lam?diation
de l'octave modale dans la d?termination
cadences. La constatation
selon laquelle ? lamarche de la partie de la basse d?termine
L'av?nement
v?ritablement
le caract?re
d'une chanson
?82 conduit V. Galilei ? la conclusion
:
suivante
form? sur ladivision harmonique de l'octave est ? de nature stable
laquelle lemouvement
? languissant,
et tranquille ?, contrairement
? celui form? par la division arithm?tique,
larmoyant et craintif ?83.
Commixtio modi
Un passage du trait? De numero fatali peut montrer que Ficin regarde les quartes et les
=
quintes combin?es dans lesmodes comme les ? ?l?ments ? de l'octave (2:3x3:4
1:2)84.
En raison d'une disposition unique du demi-ton,
l'octave modale est ? lath?orie musicale
ce que
des temp?raments85
sont ? laphy
;ce que les ?l?ments
l'universalit? incolore du syst?me harmonique en un kal?idoscope
l'humeur est ? lath?orie
sique. Le mode d?cline
diff?rentiel de qualit?s chromatiques
sp?cifiques.
Et comme
ils se m?lent
les humeurs,
dans
le corps de lam?lodie
selon de justes proportions,
?tablies par les finales. La transition
en vertu d'un rapport simple ;elle
est ais?e lorsque les finales des modes communiquent
si le rapport est complexe et dissonant. La d?termination
chant n'est alors qu'un cas particulier du principe d'AIcm?on pr?sidant
est heurt?e
du caract?re
d'un
? lag?n?ration
des
: l'?galit? des droits entre les qualit?s modales d'une composition
produit l'apathie
et leur d?s?quilibre une ?motion d'autant plus intense que tributaire d'une mixtion d'?l?
ments
incompatibles. C'est pourquoi, dans un texte c?l?bre, Vicentino compare
l'emploi
affects
rh?torique
de
Le fondement
la d?viation modale
essentiel
? l'art de ? donner
sur lequel s'appuiera
l'?me ?
le compositeur
aux paroles.
sera le suivant
: ilconsid?rera
ce sur quoi ilvoudra ?difier sa composition,
ou d'autre
selon les paroles eccl?siastiques
ou
et
cet
le
de
dans
ton
fondement
?difice
consistera
le
choix
d'un
mode qui
d'un
sujet,
sera proportionn?
judicieuses.
bases,
aux paroles d'autres
inventions et sur cette base ilprendra lesmesures
les lignes des quartes et des quintes de ce m?me ton sur les bonnes
l'?difice de la composition.
lignes seront les piliers qui charpenteront
Iltirera
lesquelles
82
? Che
83
(Galilei, Dialogo, p. 76.)
? Di natura
l?nguida, flebile
84
85
la parte
grave
sia veramente
quella
che
da
l'aria (nel
cantare
in consonanza)
alia cantilena
?
?
e timorosa
(Galilei, Dialogo, p. 74).
sicut intra se duas
illas continet
Allen,
Ill,
duodenarius,
NF,
M.J.B.
p.
p. 183 : ? praeterea
[iii] 90-91,
?.
harmonias
elementa
ipsius diapason
? C'est
nous pouvons
dire avec certitude
que ces m?mes
pourquoi
proportions,
lesquelles se retrouvent
encore
se retrouvent
dans l'Harmonie,
susdites,
comme
seule cause qui, dans les qualit?s
susdites
De
dire que ces m?mes
l?, nous pouvons
proportions,
qu'un seul effet a son
n'est autre que la
l'Harmonie,
dans la cause de la
Proportion.
qui se trouvent
autre passion dans les qualit?s
ces m?mes
col?re ou de la crainte, ou de quelque
susdites,
proportions
encore
se retrouvent
et sont causes produisant
dans l'Harmonie,
m?mes
effets ? (Zarlino,
Istitutioni
harmoniche,
II,8, p. 74).
dans
les qualit?s
origine
en une
tant et si bien
dans
Página 32
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)dans sa construction
diff?rents orne
judicieusement
en
ainsi
du
de
est-il
compatibles,
musique,
lequel, gr?ce
compositeur
? son art, peut r?aliser diff?rents m?langes de quartes et de quintes appartenant ? d'autres
aux effets
modes et par diff?rents degr?s orner lacomposition de mani?re proportionn?e
?
l'instar de
l'architecte qui m?le
ments mutuellement
uvres religieuses qui
appliqu?es aux paroles. Lorsqu'il composera des
les r?ponses du ch ur ou de l'orgue, tels que messes,
psaumes, hymnes, il
en toute
l'essence du ton. Pour les pi?ces profanes, qui permettent
? respecter
des consonances
demandent
veillera
diversit?
ou canzoni,
tels sonnets, madrigaux
passions diff?rentes,
leurs passions dans l'all?gresse, et qui s'ach?vent dans la
par exprimer
de traiter moultes
qui commencent
tristesse et lamort,
sur cela
le compositeur
dans un autre, car iln'aura pas obligation
pourra quitter l'ordre du mode pour rentrer
de r?pondre au ton d'aucun ch ur, mais n'aura
d'autre obligation que de donner ?me [!] ? ces paroles et, par l'harmonie, d'exprimer
passions tant?t ?pres, tant?t douces, tant?t joyeuses, tant?t tristes selon le sujet86.
86
ces
?
ilCompositore
Ilmaggior
fundamento
che de havere
che riguarder?
sar? questo,
sopra di che vorra
la sua compositione,
secondo
le parole, ? Ecclesiastiche
d'altro suggetto,
et il fundamento
di
fabricare
un tono, o un modo,
che sar? in proposito,
detta fabrica sar? che elegger?
d?lie parole, o sia d'altra
misurer...
le linee d?lie quarte et
bene con il suo giuditio, et tirera
fantasia, et sopra quel fondamento
ilbuono
in piedi
le quali saranno
che terranno
le colonne
fondamento,
quinte d'esso tono, sopra
cos?
con
al
far
la fabrica d?lia compositione
avviene
di
che
varie
l'arte
M?sica,
puo
[...].
compositore
la compositione
di quarte et di quinte d'altri modi, et con vari gradi adornare
commistioni,
proportio
d?lie
nata
secondo
Quando
cheranno
moite
osservare
consonanze
iltono, o ilmodo.
applicati aile parole, et d? molto
saranno alcune altre compositioni
Latine che ricer
Anchora
Ecclesiastiche.[...]
ilproposito
del tono, et altre volgari
le quali havranno moite
diversit? di trattare
o Canzoni,
corne saranno
che nel principio,
intraranno
Sonetti,
passioni,
Madrigali
gli effetti
d?lie
cose
comporr?
di mantenere
et diverse
et poi il
et poi nel fine saranno piene di mestitia,
et di morte
nel dire le sue passioni,
allegrezza
del
medesimo
avverr? per il contrario
;all'hora sopra tali, ilCompositore
potr? uscire fuore dall'ordine
non havr? obbligo
et intrer? in un altro, perch?,
al tono, di nissun Choro, ma sar?
Modo
di rispondere
a dar l'anima a quelle parole et con l'Armonia dimostrare
le sue passioni,
solamente
quando
obbligato
con
? (N. Vicentino,
et quando
ridotta alla
L'antica m?sica
all?gre et quando meste
Des
indications analogues
mais plus nuanc?es
chez Finck :
III, 15, pp. 47-48).
figurent
? Ilfaut savoir
ne
d'un mode
? un chant polyphonique
appartenant
qu'on
juge pas de lam?me mani?re
En
le chant gr?gorien
les prescriptions
selon
conventionnelles.
On conna?t
que celui d'un plain-chant.
aspre, et quando
moderna
prattica,
dolci,
ces r?gles communes,
et par cons?quent
le chant polyphonique
revanche,
ignore
r?side
et d'habitude
dans son jugement.
La cause principale
de cette vari?t?
iln?cessite
plus d'acuit?
l'observation
des
dans
dans le texte, ainsi que dans lavariation des imitations et des clausules modales
relatives
affects pr?sents
texte on traite diff?rentes
il faut imaginer
? ce dernier
mati?res,
[...]. Etant donn? que dans un m?me
contenus
illustrer et exprimer
les affects
dans
diff?rentes
clausules,
qui puissent
fugues et diff?rentes
non plus que
des couleurs
[...] Il ne faut pas oublier
moyennant
appropri?es.
dans
la
stricte
l'observance
individuels
mesur?e,
emp?che,
polyphonie
temp?raments
le texte
modes.
Chaque
une mani?re
et
la diversit?
des
des
des
d'un jugement
qui lui est propre et selon son arbitre,
dispose
compositeur
des clausules et des imitations.
dans le traitement
l'autre une autre mani?re
finales
l'un adopte
L'un trans
un texte
le chant d'une quarte,
l'autre d'une quinte
;parfois on transpose
pose
joyeux dans un chant
? par b?mol ?, qui,
aux
de
certains
mieux
mati?res
l'avis
tristes, parfois on
auteurs)
s'adapterait
(selon
? ? Itaque in dignoscendo
alicuius figuralis cantus tono, non eodem modo,
fait le contraire
quo in chorali
cantus
Choralis
iuxta communes
iudicando
uti oportet.
solemus,
praeceptiones
cognoscitur.
quidem
illas communes
opus
atque usu in dijudicando
regulas non cur?t, ideoque maiori acumine
Figuralis vero
causae sunt affectuum
et iuxta hune fugarum
in textu observatio,
est. Praecipue
autem huius varietatis
ac clausularum
Et quia in uno eodemque
conveniens
tractantur,
textu, diversae materiae
variatio.[...]
variae
etiam
fugae
et clausulae
excogitandae
sunt, quae
affectus
in textu
contentos
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propr?s
quasi
Página 33
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dispose alors d'un ? syst?me osseux ? qu'il appartient ? la disposition
des notes et des intervalles de couvrir d'un ?piderme aux traits somatiques
La composition
sp?cifique
irr?ductibles. Le corps du contrepoint assume un ethos particulier qui est ? la composition
ce que le caract?re
individuel est ? la psychologie humorale. En principe, c'est ? ce stade
du syst?me
de complexit?
ou composition m?lodique,
que
harmonique, dans lam?lop?e,
? l'analyse. Les possibilit?s de combiner les notes constituent un
le langage musical ?chappe
ensemble
infini, que la th?orie
n'est en mesure
de pr?voir ? l'avance, le particulier
triom
quelques principes r?glant la juste
phant de l'universalit? incolore. Restent, cependant,
et la conduite m?lodique.
mixtion des ?l?ments, comme
la succession des consonances
Dans de nombreux
de
l'imitation de lam?lancolie
exemples,
la fausse relation : l'intervalle dissonant,
ploi expressif
de la succession
de deux
sons dans deux voix diff?rentes.
des madrigalistes
comme
une
puise ses ressources dans l'em
augment? ou diminu? r?sultant
et
Connue des polyphonistes
aux r?gles du contrepoint
elle
strict,
son trait? de contrepoint,
ils'attaque ? l'interdit de
infraction expressive
re?oit l'approbation de V. Galilei. Dans
certains tenants du contrepoint classique pesant sur l'encha?nement d'intervalles parall?les
produisant une dissonance par fausse relation. Ilconsid?re ? allegro ? et ? duro ? l'effet
produit par le parall?lisme de deux tierces majeures, m?lancolique
de deux sixtes mineures en progression diatonique87.
(mesto)
l'encha?nement
Exemples
La question
avec
que soul?vent
la pratique musicale.
m?lancolie
dans
ces partis pris th?oriques concerne bien entendu
leur rapport
de la
Une typologie exhaustive
des diff?rentes occurrences
l'?criture du xvie et du xvne si?cle
sortirait
du cadre
de cette
?tude
parce qu'elle n?cessiterait
l'analyse statistique de tout le r?pertoire vocal et instrumental
nous
nous sommes born?s ? un floril?ge ?pisodique d'exemples
de cette p?riode. Ainsi
selon l'ordre suivi ci-dessus.
significatifs, classes, du simple au complexe,
ribus depingant
cantu observari
habet
peculiare
hie per quartam,
87
non ita in figurali
et ?Hudcogitari oportet,
tonorum
metas
Quin
exprimant.[...]
suum quoddam
diversitatem.
enim symphonista
et
Quilibet
propter
ingeniorum
in effingendis
clausulis et fugis utitur ;
iuditium, ac pro aribitrio hie isto, alius alio modo
atque
posse
cantum
in bemollari
?Hevero per quintam
cantu, qui (ut quidam
saepe
transponit:
?.
laetum textum
materiis
accomadatus
tristioribus
est,
ponit, et econtra
volunt)
proprie
(Hermann
Tonos
in figurali Cantu ?, Vitebergae,
lib. IV,? De Modo
Finck, Practica M?sica,
cognoscendi
1556, s.p.).
? Et
deux sixtes mineures
dans lamani?re
ont
ci-dessus
que nous avons montr?
employ?es
puisque
ont quelque
et deux tierces majeures
chose de joyeux, je me demande
chose de m?lancolique
quelque
concourant
? la qualit? de ces effets,
raison
le triton et la quinte diminu?e
pour quelle
[ces m?mes
? Prattici ?] voudraient
de ces concepts
que je ne juge pas bon de les utiliser pour
l'expression
qui
une affinit? avec de tels
due Seste minori
usate nella mostrata
intervalles ?. [? Et perch?
auraient
terze
et dell'allegro
due maggiori
ilTritono
et la
hanno del mesto,
;non so per quale cagione
maniera,
Semidiapente
sione di quei
alla qualit? di questi effetti, mi habbino a ritenere
che ?0 non l'usi per espres
che con tali intervalli hanno conformi
Vincenzo
?]. F. Rempp, Die Kontrapunkttraktate
concorrendo
concetti
des Staatlichen
Instituts f?r Musikforschung
Bd.
Kulturbesitz,
Ver?ffentlichungen
preu?ischer
? Vincenzo
cf. l'analyse de C. V. Pausca,
Galilei's Counterpoint
IX, K?ln, 1980, p. 33. Sur ce passage
treatise ?Journal
of the American Musicological
Society, IX, (1956) p. 86.
Galileis,
Página 34
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? son degr? z?ro,
R?duite
l'ingr?dient d'une pharmacop?e musicale
de sa substance
les r?gions plus graves du registre
lam?lancolie
n'est que
? deux composantes,
empreignant
ou bien, en vertu de ses sautes d'humeur,
hypoth?se
th?orique trouve une premi?re
les deux
extr?mit?s
de ce dernier88. Cette
confirmation dans l'extr?me gravit? de cer
tains ?pisodes du r?pertoire fun?bre et thr?nodique. Un exemple relativement pr?coce
? une ?poque o? le figuralisme n'est pas encore une n?cessit?
incontournable -, figure
:Domine Jesu Christe, Rex gloriae,
dans l'Offertoire du Requiem de Johannes Ockeghem
libera animas omnium fidelium defunctorum de poenis inferni et de profundo lacu.Quatre voix
graves, un bassus, un contratenor bassus, un tenor et un superius ?voluant dans l'extr?mit?
inf?rieure de latessiture
du soprano
colorent
l'exorde d'une teinte obscure.
La polyphonie
une clart?
retrouve
illusoire, inspir?e par l'espoir du salut (Domine Jesu Christe Rex gloriae
durant douze br?ves ternaires en
) lorsque l'absence de la basse, muette
aux
trois voix aigu?s l'h?g?monie du registre. Puis,
tempus imperfectum (mes. 13-18), laisse
et
du
le
silence
du
t?nor
d?stabilise ? nouveau
soprano
l'?quilibre des par
brusquement,
libera animas
ties en sens
inverse, labasse et un contratenor bassus tr?s agit? illustrant les cauchemars
du ? lac infernal ? (mes.19-25)89.
l'?me damn?e dans les profondeurs
de
Dans
suivantes,
le recours
de
la douleur.
La d?ploration
vocabulaire
Moulu
au ? fonds noir ?
les ann?es
propre au
et inhumaine, ?crite par
Fi?re ?tropos mauldicte
de Bretagne r?unit trois basses, un tenor et une troisi?me
dans le registre du t?nor, qualifi?e de ? superius ?. Dans l'ex?cution, l'effet
devait augmenter
lorsqu'on suivait l'indication donn?e dans la partie R.142
sur lamort
voix ?voluant
sera un lieu commun
d'Anne
de pesanteur
conserv?e ? labiblioth?que de Bologne, exigeant
Spiritus, emprunt?e ? la liturgie du vendredi saintdans leCodex Medici:
l'ex?cution du tenoranxiatus est inme
? laquinte inf?rieure au lieu de laquarte
in2a parte dicaturin subdiapente90. Lam?lodie
sup?rieure pr?conis?e
qui sur le papier pouvait passer pour un t?nor se transformait de facto en une quatri?me
L'auteur de
basse. Une telle pesanteur dans lamasse sonore n'?tait pas une nouveaut?.
de Marguerite d'Autriche pleure la
en
avec
un dense tissu contrapuntique
mort du p?re de celle-ci, Maximilien
1519)
(mort
le
? sept voix, not? en notes noires en signe de deuil :quatre d'entre elles font entendre
lad?ploration
texte
Proch dolor figurant dans
Proch dolor! Amissum
les trois autres entonnent
88
Tel
est
l'avis de G. Mei,
le chansonnier
terris Germ?nica
un triple canon
au sujet des
propos
de
turba magnanimum
regem defleat,
sur le Piejhesu tir? du Dies /'rae91.
Platon
sur
l'ethos de
l'harmonie
alors que
mixolydienne
dans
la
R?publique.
89
90
91
?d. D. Plamenac,
New York, 1947, 2/1966,
II,pp. 93-94.
vol. IV, pp. 311-17 ;
of Renaissance
Music, ?d. Lowinsky, Chicago,
ainsi que les commentaires
vol. Ill, p. 202.
cette
tenace attribue
Album de Marguerite
d'Autriche, ?d. M. Picker, Peer 1986, fol. 33V-35. Une tradition
Collected Works,
Johannes Ockeghem,
The Medici Codex ofi$i8, Monuments
composition
m?lancolie
? Josquin,
la graphie
? de ce dernier.
du copiste
correspondant
? celle
qui a not?
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? Pleine
de deuil
et de
Página 35
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L'impact ?motif d'un tel artifice ne laisse pas indiff?rents lesmadrigalistes,
du xvie si?cle qui
par Ciprien de Rore, la figure de proue de la nouvelle avant-garde
sonum
l'ode
dans
humaniste
Calami
basses
r?unit,
ferentes quatre
profondes pour verser
sur le ? d?part de son prince ? 92. Le registre est tout aussi grave
alla tomba de Torquato Tasso par Giaches de Wert,
de
Giunto
dense tissu
l'incipit
lent et retard?, pour cinq voix
?vo
basse, quinta vox, tenor, alto, cantus
homophone,
luant dans les r?gions inf?rieures ? latessiture plus grave du soprano93. Finalement dans la
des
larmes am?res
dans
on pourrait citer l'incipit de Era l'anima mia ; lemot gravi, dans le
musique de Monteverdi
vers ? ma per me lasso, tornano ipi? gravi sospiri ehe dal cor profondo tragge ? dans Zefiro
torna du VIe livre des Madrigaux94
la chute brutale du registre g?n?ral sur le
;ou encore,
mot
Et in terra, dans
Quant
le Gloria ? sept voix publi? dans
e Spirituale95.
un exemple
? la figure de lacat?base,
Vergine bella mise
la Selva Morale
pr?coce figure dans la strophe de P?trarque
G.
par
Dufay. Sur miseria estrema de le humane cose, la
dans les hauteurs du premier mode eccl?siastique
(r?-la
en musique
qui s'?tait maintenue
la note la plus grave de Yambitus
les limites de ce dernier pour toucher
re), transgresse
le plus grave parmi les huit modes
du mode plagal de r? (Lo-r?-/o)
eccl?siastiques
m?lodie,
-,
comme
pour
illustrer
I'? extr?me
mis?re?
de
la condition
humaine96.
Cat?base
et registre grave s'associent dans le motet Absalon Fui mi de Josquin, pour illustrer le
deuil du roi David, souhaitant mort et damnation en lieu et place de son fils Absalon97.
- sur
les mots non vivam ultra sed descendam
Apr?s une plainte grave et d?sincarn?e,
in inferno plorans
le tissu contrapuntique
quitte l'ordre naturel du mode, pour d?vier,
en accumulant
sur le dernier
toutes
cinq b?mols,
sib chantable
dans
dans
les r?gions plus obscures de lavoix, avant de conclure
le registre grave, apr?s une cat?base d?formante
de
les voix.
Disproportion,
dissonance
Montrer
l'affinit? cong?nitale
sonance
sous toutes
entre
ses formes,
la forme math?matique
ou ? grande
?pisodique
de
lam?lancolie
et
la dis
?chelle, signifierait r?sumer
illustration particuli?rement
?loquente
figure dans Yincipit du
:Solo e pensoso ipi? deserti campi vo' misurando
de Luca Marenzio
l'histoire du madrigal. Une
c?l?bre
a passi
Solo e pensoso
tardi e lenti. Alt?r?
les domaines
l'esprit du po?te arpente
le pas ? lent et retard? ?
la signature verbale de la
plus insondables de la pens?e,
?
?
mot
le
m?lancolie.
?
la
lettre
Marenzio
passo
Interpr?tant
-gradus, degr?, marche
92
C. de Rore,
93
Giaches
94
G.F. Malipiero,
95
/b/d.XV/i
96
G. Dufay,
97
par
l'humeur noire
?d. B. Meier, Rome,
1959, VI, p. 108.
et M. Bernstein,
?d. C. Me Clintock
Works,
Rome,
1967, Vil, 9, p. 38.
le opere di Claudio Monteverdi,
Asol?
1926-1941, VI, p. 23.
Opera Omnia,
deWert,
Collected
Tutte
p. 126 sgg..
Opera
Josquin Desprez,
Omnia,
Werken,
?d. H. Besseler,
Rome,
1964, VI, p. 8 mes. 55-60.
?d. A. Smijers, Amsterdam
1921- Mottetten,
Suppl.
Página 36
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)entre
l'aigu et le grave, parcourant,
et descendante.
ascendante
lemouvement
traduit
extr?mit?
qualitatif de lam?lodie
une
? l'autre,
gamme chromatique
d'une
Faux-bourdon
sur lemot ? humane
Vergine bella de G. Dufay fait entendre un faux-bourdon
?
?
?.
vers
cose
notes - fa$ et do$
le
miseria estrema de le humane cose
Les m?mes
figurent ensuite, dans un ordre renvers?, sur ? terra ?, dans le vers ? ben ch'i sia
terra e tu del ciel regina ? o? elles traduisent
l'?l?ment terre, le corr?latif de l'humeur
La chanson
noire98. La m?me
figure colore d'une teinte
et notamment
dans [explicit de
Ockeghem
cadant in obscura
lugubre plusieurs ?pisodes
: ne absorbeat
l'Offertoire
noue
Le faux-bourdon
tenebrarum".
ensuite
du Requiem de
eas tartarus, ne
sa destin?e
? celle de
de Moulu sur lamort d'Anne de
fun?bre100. Ilappara?t dans la d?ploration
?
sur?
nous
a
en
tu
mis
dans
grant perplecit? ?. Le parall?lisme des
Bretagne
perplecit? ?,
quartes pr?figure les souffrances du Christ et de laVierge dans Ave Maria gratia plena,
lamusique
virgo serena, de Josquin, sur ? cujus conceptio ?. On le retrouve, dans
mariai, sur fructus ventris tui dans lemotet Ave Maria de Gombert101.
des Lectiones
ex propheta
dans ? non aufers
iniquitatem meam
phyrygienne de mediante102. Dans
amaritudine animae ?103 ;dans la quatri?me,
chair, sur si putrendo consumendus
tume,
sur
et
in amaritudinibus
N? au sein de
reprises
du mode
lamodulation
?, conduisant
cadence
summ
moratur
Dans
lemot
il traduit ? deux
lob de Lassus,
lem?me
contexte
la premi?re
? injustice ?,
lydien ? une
le?on, ildit l'amertume sur?
? de
l'id?e de la ? putrefaction
ladeuxi?me
il rend
;dans
la septi?me,
ild?signe
? nouveau
in
la
l'amer
5.
l'humeur noire du faux-bourdon
l'?criture polyphonique,
r?siste ? l'action
sur le contrepoint
et traverse
franco-flamand
par
lors d'une m?ta
indemne le xvne si?cle. ? preuve l'harmonisation du mot ? afflictio ?
de la finale (la)
dans l'incipit de
bole de ton dans une r?gion gravitant ? un demi-ton
Mazzocchi.
Dans
la cantate-oratorio
Vide Domine afflictionem nostram de Domenico
corrosive
la basse
exerc?e
continue
Schein (1586-1630,
l'?pilogue de la cantate Da Jakob vollendet hatte de Johann Hermann
en faux-bourdon
l'effet
Israels Br?nnlein, 1623) un quasi-ostinato
chromatique
produisant
d?formant
98
99
100
d'un miroir
102
103
les larmes de Joseph, prostr?
devant
p. 9, mes. 77.
IIpp. 94, mes. 37-40.
Johannes Ockeghem,
Le lien ?tabli avec le r?pertoire
thr?nodique
vers de la cantate de Francesco
Provenzale
le cadavre
Dufay,
per la regina
falso bordone
101
dit
parabolique
di svezia
de L Rossi)
on
en ligne droite
traverse
le xvie et le xvne si?cle. Dans un
Squarciato appena avea (parodie du Lamento
(1627-1704)
cantate
lit :? ? morto
voi grandi e piccini/
Saione/
vicini/ un
?.
N. Gombert,
Opera Omnia, ?d. Schmidt G?rg,
di Lasso, Lectiones, ?d. W.
Orlando
Boetticher,
104
Ibid., pp. 16-17.
Ibid., p. 42, mes.
105
Ibid., p. 65, mes.17-19,
Rome,
Bale,
1951-1975, VII, p. 146, mes. 45.
1989, Vol. 19, p. 12, mes. 120.
97.
Página 37
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)? Joseph tomba sur le visage de son p?re, pleurant sur lui et
Da
fiel Joseph auf seines Vaters Angesicht und weinet ?ber ihn und k?sset
(?
ihn ? )106.Dans Die sieben Worte de Sch?tz, leChrist, du haut de la croix, rend son ?me
sur les mots
de son p?re,
le baisant ?
en faux-bourdon,
sixtes parall?les
confiant
ses ? douleurs
?
am?res
? un contrepoint
(? sogar mit bittern Schmerzen, die sieben Worte
de quartes et de
die Jesus sprach ? )107.
Modalit?
l'autorit? du deuxi?me,
syst?matique des modes de lam?lancolie montrerait
du troisi?me, du quatri?me et du septi?me. La d?ploration de Moulu sur lamort d'Anne
de Bretagne est en prygien. Ilen va de m?me pour Pleine de deuil et de m?lancolie de
Une ?tude
intime de son
de Marguerite
d'Autriche,
journal
Josquin, figurant dans le chansonnier
une
autre
humeur noire. On trouve lem?me mode dans
pi?ce du m?me
Dulces
Exhuviae
sur
de Orto108,
de Marbrianus
les derniers
:
chansonnier
mots de Didon avant le
Freminot, Willaert109,
suicide. Un examen de quelques-unes
parmi les threnodies
liste
des
dans
la
inspir?es par ce ? lieu propre ?
compositions
longue
figurant
de la Renaissance
dans la litt?rature polyphonique
de lam?lancolie
que
peut montrer
Lasso
par la suite la noble reine de Carthage persistera ? chanter sa d?tresse dans ce mode
avant de se supprimer. Les modes du groupe phrygien traduisent des ?mages de pierre
et de terre dans Strane ruppi aspri montim de Ciprien
la nuit dans 0 Sonnom, lam?lancolie
hypocondriaque
de Rore
et
la torpeur
; ils disent
dans Calami Sonum ferentes,^2 et
ilaccompagne
les larmes dans Tu piangim, du m?me auteur. Quant au deuxi?me mode,
l'approche de lamort de Laura dans Solea lontana in sonno, de Rore.
La signification des cadences
irr?guli?res a fait l'objet d'une investigation capillaire par
B. Meier. Un nombre consid?rable d'entre elles gravitent dans l'orbite s?mantique de la
On y trouve des id?es comme ? sommeil ?, ? ivresse ?, ? folie ? ; les verbes
? turbare ?, ? confundere ? ; l'id?e de ? doute ?, ? incertitude ?, ? alt?rit? ?, ? transfor
mation ?, ? devenir diff?rent ?, ? exc?s ?, ? d?faut ?, ? affliction ?, ? peine ?, ? chagrin ?,
- inmi
? larmes ?, ? mis?re ?, ? piti? ? 114.
-, tr?s fr?
Quant ? la cadence phrygienne
m?lancolie.
106
107
J.H. Schein, Neue Ausgabe
1.1, p. 67, mes. 46-50.
H. Sch?tz,
Neue Ausgabe
Kassel,
Grusnick,
108
Chanson
Album
? Humanism
s?mtlicher
Werke,
s?mtlicher
Werke,
? Da
Jakob vollendet
? Die
sieben Worte
19 et 23.
1957, t.2, p. 4, mes.
?d. Picker,
dAutriche,
of Marguerite
in the Music
of
the
Renaissance
hatte
pp.
?, Music
1989, I,pp. 166-70.
Freminot, Dulces exhuviae, Ms. Bergamo,
et W. Gerstenberg,
Rome
1950, II,p. 59
?, ?d. A. Adrio,
Jesu Christi
Kassel,
am Kreuz?,
1963,
?d.
dans E. Lowinsky,
292-95.
Transcription
in the Culture of the Reniassance,
Chicago
Londres,
109
111
Cipriani de Rore,
Idem, IV,p. 66.
112
Idem, VI, p. 108.
113
Idem, II,p. 40.
B. Meier, The Modes
110
114
Opera
Omnia,
of Classical
1209, fols. 54V-55
r?unis
;exemples
?d. B. Meier, Rome,
1959,
;A. Willaert,
Opera
par Lowinski,
II,p. 29.
pp. 182-85
Vocal Polyphony,
1988, pp 254-69.
New
York,
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Omnia,
et
?d. H. Zenck
Página 38
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)incalculable de r?currences
quente, on pourrait citer un nombre
bianco e dolce cigno d'Archadelt, sur ? moro beato ? 115,et dans
de Lassus, sur in pulverem
:elle
intervient dans
//
les Lectiones de Roland
reduces me116.
Commixtio modi
une d?viation
Id?alement,
p?rament m?lancolique
xvie si?cle traduit par
modale
? tous
convient
les affects
sans distinction.
Le tem
que l'?criture du
cependant oppose des ?tats d'?me extr?mes,
:
la confrontation
violente entre qualit?s modales
conflictuelles
sans relation, t?tes
incongrue de membres
aux monstres
sous
engendr?s
mixtion
sans jambes, bras sans t?te, analogues
la discorde dans la fantaisie d'Emp?docle117.
le r?gne de
Un
exemple
?loquent figure dans le motet mirabile misterium
au dogme de la double nature divine et humaine du Christ,
l'incarnation de la divinit? dans
dramatiques
? nature se renouvelle suite ? lam?tamorphose
de
J. Gallus. Consacr?
il traite en des termes
la sph?re
des ph?nom?nes
sensibles. La
du
Dieu
incarn?, qui sauve
dramatique
du p?ch? originel en vertu de sa double nature, divine et humaine. Une
tradition
entretenait
lemythe du Christ afflig?, que l'iconographie
longue
th?ologique
On associait
la figure du ? Christ
repr?sentait dans la position du typus melancholiaem.
les dissonances
? au Capricorne
et ? la plan?te Saturne,
m?lancolique119
l'esprit lacapacit? de s'?lever du monde terrestre au monde
faisait mourir
le Christ
et ? comble
vie et lamort,
entre
? trente-cinq
ans durant
la sixi?me
la plus ?lev?e
divin. Dante,
qui accorde ?
dans leConvivio,
heure, ? comble
du jour?,
(kairos) entre la
et seuil critique
de son ?ge ? :milieu de la vie moyenne,
o? la destin?e de l'humanit? bascule en direction du salut120. L'?quivoque
et la dualit? m?lancolique
?tait une cons?quence
logi
sur
n'a pas perdu de vue. Une quadruple entr?e chromatique,
la sc?ne dans un
declaratur hodie, innovantur naturae, plonge d'embl?e
nature du Christ
la double
le compositeur
que, que
mirabile misterium
115
116
117
118
119
120
?d. A. Seay, Rome,
Collected Works,
1970, II,p. 39, mes.
20-23.
Jacobus Arcadelt,
Lassus, Lectiones, p. 29, mes. 36-40.
lam?lancolie
et ? l'hydre aux mille
Tel est l'avis du Tasse qui assimile
? la chim?re
de la passion
la pr?sence
des instruments
D'o?
dans la c?l?bre
gravure de D?rer.
Cf. M. Pr?aud, M?lancolies,
dition: symboles cosmiques
Le Christ
dans
M?lancolique,
l'art chr?tien, Paris,
Paris
1982, pp. 35-52
p. 101 sg.
; J. Richer,
t?tes.
Iconologie
et tra
1984,
le comble
l'heure de sexte, qu'on peut appeler
?
ann?e du Christ
du
la trente-cinqui?me
par ce ? presque
qu'en
uvres Compl?tes,
?tait le comble de son ?ge ? (Dante,
Paris, Pl?iade,
que M. O.
1965, p. 516). Texte
comme
Pot (? Le milieu de lavie ?, Figures de ia m?lancolie,
suit :? Mieux
1994 pp. 111-57) commente
? Aussi
ilmourut
Luc dit-il que quand
jour. On peut donc comprendre
encore,
cette
n'est
op?ratoire
correspondance
que dans
entre
il ?tait
presque
humoralisme
le cas exhaustif
de
et th?ologie,
il convient maintenant
de l'annoncer,
constat
lam?lancolie,
la tradition
th?o
qu'enregistre
de l'humeur
du Christ au diagnostic
temperamental
soumet
la personne
lorsqu'elle
logico-m?dicale
de la vie repr?sent?
noire. [...] D'autre
par la limite des trente-cinq
part, l'?ge moyen
au moment
? s'?quilibrer parfaitement
o? l'harmonie des diverses
humeurs
parvenues
l'organisme
m?lancolie
conditionne
la complexion
par
g?niale donn?e
divin est cens? neutraliser
corps
instances
idiosyncrasiques
au point
et temperamentales
correspond
? l'int?rieur de
en souvenir
les th?ologiens,
de la
de la d?finitioin
: le
attribuent
? l'incarnation
du Christ
30, 1 d'Aristote,
z?ro de sa propre mort ? inmedio
aetatis ?, les diverses
id?ale que
le Probl?me
ans
Página 39
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Sur homo factus est, une cat?base de toutes les voix transpose brus
?clairage mystique.
l'ambitus g?n?ral d'une octave vers le grave, comme pour rendre la chute de
quement
se maintient dans les cadences du groupe phrygien.
l'?me dans lamati?re. La composition
sur non commixtionem passus neque divisionem (? il n'est soumis ni
Puis, brusquement,
au m?lange ni ? la division ? ), lemot commixtio est pris ? la lettre, une commixtio modi
reliant en un seul tout deux
orbites
modales
:mi-sib-mi.
triton
Une analyse math?matique
sib est une moyenne
g?om?trique
pour illustrer la cloison ?tanche entre
par deux finales s?par?es par un
du corps de la composition
peut montrer
reli?es
la note
que
comme
divisant
les deux
l'octave en deux
parties
natures du Christ121.
?gales,
M?lop?e
Restent
les lieux propres
? l'expression
phrygien descendant
associe
de
l'?criture m?lodique,
des passions
longue tradition intertextuelle
le plus connu est le t?tracorde
qu'une
atrabilaires.
Confin?
la-sol-fa-mi.
uvres des madrigalistes
de la premi?re
L'exemple
aux parties sup?rieures
il appara?t dans
les
g?n?ration
(Layolle, Festa, Verdelot)122 associ?
aux figures de [anadiplosis et de la r?p?tition123. Dans la seconde moiti? du xvie si?cle,
sa fr?quence est telle qu'il assume
Il
lavaleur d'une v?ritable signature de lam?lancolie.
un
mot
dans
des
le
laboravi
saisissant
traduit
Psalmi Poenitentiales
passage
j'ai souffert
de Lassus, g?n?r? par latechnique du soggetto cavato :? laboravi ? : la-la, bo=sol, ra-fa,
des pierres et des falaises dans l'incipit de Strane ruppi
v/'=m/'124. Ild?crit lam?lancolie
aspri monti de Ciprien de Rore125. On le trouve chez Marenzio
Ildevient c?l?bre dans les motifs m?lodiques
de Monteverdi.
semper dolens. Puis, avec l'av?nement de
les plus
les moments
les lamenti qui vont ponctuer
Dowland,
et dans
les premiers
livres
tears
Flow
de
de John
my
lamonodie,
ilpasse ? la basse dans
intenses de
l'op?ra baroque.
latrame complexe des rapports cr??s, au sein de lam?lodie, par la synth?se
les hauteurs (harmon?a), le texte et le rythme (oratio). Ilexiste de nombreux
Vient ensuite
?tablie entre
lente et retard?e de l'humeur noire conditionne
l'ensemble
exemples o? la dynamique
des param?tres mis en relation par l'?criture contrapuntique.
Dans son c?l?bre Stabat
iuxta crucem, Josquin
par laVierge
fresque poignante de la douleur ?prouv?e
construit la polyphonie autour de lam?lodie de la chanson de Gilles Binchois ? Comme
mater,
femme
desconfort?e
?, cit?e
int?gralement
laversion originale,
au t?nor,
sans
le texte.
L'auteur multiplie
par quatre les valeurs de
l'activit? cin?tique du contrepoint,
p?trifiant, par l'extr?me lenteur des notes,
tant sur le plan rythmique que m?lodique.
Lente et
121
?d. E. Bezecny
122
Jacob Handl
mes. 43-49.
F.W.
(Gallus),
Opus Musicum,
et J.Mantuani,
The birth of opera, Oxford,
1993, p. 148.
bien connues
le r?pertoire
dans
figures
thr?nodique
? p. 54, mes.
Doloris
98 sq.
123
Deux
124
Orlando
125
Cipriani
Vienne,
mot.
UV, p. 162,
Stabar mater,
sur ?vim
1899,1.1,
Sternfeld,
; cf. Josquin,
di Lasso, Die Sieben Bu?psalmen
und La?date Dominum
de Rore, Opera Omnia, ?d. B. Meier, Rome,
1959, II,p. 29.
Página 40
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)cette
retard?e,
noire exerce
humeur
le pouvoir
dans
l'exorde du madrigal Era l'anima mia de Monteverdi,
chant?e par les trois graves sur un m?me accord,
d?clamatoire,
de sa derni?re
heure est mon
c
comme
ur, ?puis?,
curare du contrepoint
rendu par une polyphonie
d'un v?ritable
sur levers
une ?me mourante
:? Bien proche
?.
enfin, une composition
embl?matique
qui r?unit tous les traits caract?ristiques
lam?lancolie musicale:
l'ode humaniste Calami sonum Ferentes de Ciprien de Rore126.
Ilexiste,
de
dit lam?lancolie
L'affect g?n?ral
sonum
Calami
Non
pellunt
Ne
constrepente
Musa,
quae
ferentes
gemitus
siculo
pectore
triste ? cause du d?part
levem numero
ab
imo nimium
sunt ab Aufido
nemus
du po?te,
Les chalumeaux
Ne
graves
chasser
Pas plus que ne peut
revulsi
incolis Sirmionis
peuvent
produisant
Muse
amoenum,
Reddita
qua lenis Lesbia dura fuit,
Me adi recessu principis mei tristem,
Retourne
de son prince
:
une
de
l?g?re musique
[rythme sicilien
le lourd chagrin du fond de
[mon c ur
l'emporter
ses flots
dans
le charmant
qui habites
l? o? la douce Lesbia fut insensible.
Reviens
? moi,
triste que
je suis du d?part
de
mon
Musa,
deliciae
tui
Dulce
tristibus
his tuum
Catulli,
inge carmen
toi qui fais les d?lices
Muse,
sons de
mes
Les
indications
relatives
aux tessitures
donn?es
prince
de ton Catulle,
Joins ton suave chant aux tristes
avenis.
le
[mugissant Aufidus.
bosquet de Sirmione
? l'armure mentionnent,
chalumeaux.
non
sans un
certaine
ironie, le cantus, Yaltus, le tenor, et le bassus. En r?alit?, un examen de l'ambitus
est con?ue pour quatre basses. Le choix
de chaque voix d?montre
que la composition
? commencer
les indications des th?oriciens,
des intervalles confirme
par ceux mis en
en
uvre dans la progression
des
imitation
dans Yincipit. Le
quatre sujets
chromatique
vers Aie adi recessu principis mei tristem, est rendu par deux passages en faux-bourdon
du mode hypophrygien. Une analyse modale
hors des cordes essentielles
chromatique,
est un double anthropom?trique
du temp?rament,
le
que si lam?lodie
peut montrer
corps de Calami sonum ferentes est une chim?re, r?alis?e ? partir d'une mixtion de quali
t?s modales
incompatibles. La premi?re partie se maintient dans l'orbite du groupe phry
l'allusion
bien
?tabli
par une cadence de finale ? lamesure 35. Puis, brusquement,
gien,
po?tique aux bocages de la campagne de Sirmione conduit l'ordre m?lodique
aux cordes essentielles
du mode dissonant de fai ? un demi-ton de distance de lafinale.
du texte
55, le d?sarroi du po?te attrist? par le d?part de son prince couvre ? nou
l'horizon de cette idylle pastorale de nuages gris et renoue avec l'orbite du mode
lamesure
?
veau
phrygien. Au
sur ce mode, deux phrases m?lodiques,
triomphalement
autour des cordes essentielles
l'unit?
de fa et de mi, partagent
lieu de conclure
gravitant respectivement
modale
de la pi?ce, concluant
suave chant aux tristes
126
Cipriani
de Rore,
sur un conflit,
sons de mes
comme
chalumeaux
pour
illustrer le vers ?Joins
?.
VI, p. 108.
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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Calami sonum ferentes
(729*512)
Clausule phrygienne
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