Le Plongeon Rituel

Auteur
Hubaux, J.
Verschenen in
Le Musee Belge
Jaar
1923
Onderwerp
BASILICA
Taal
Français
Categorie
C8 Geschiedenis en archeologie
Archiefnummer
5456

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In: Le Musée Belge, XXVII - 1923 - p. 5 - 81 WNL AX X » À Vans Hubaux D 1 Jean | hots (ug) fig Arch J. Henaux, Le pi vivgsan rated: MB 1923 5 ss. | La sesno figure bins l'apsis de ie que de la Port: Mozziore ne roprisento ni le préteindu „uiet deme ‘Sap le Leucole, mais le plongooa rituel U lapies Paty ay ui lu 5 sou ds Pomone molbenret ct procure une rensissanne, D'auures ve pe dentutions se romparcent A des rites arientaax, Musce jacket

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MUSEE BELGE REVUE DE PHILOLOGIE CLASSIQUE PUBLIEE SOUS LA DIRECTION HE J. P. WALTZING F. COLLARD PHOPESSEUM A ILGNIVE SILE bh Lett PROFESSEUR A L'UNIVERSITE DE LOUVAIN 4 |al| A rel, | lug) ra Es a e KURSE D o HuIranba,UK2 orang e ae nigat TAS Papes dista oo en la liVis 0 io indeade. meu th ca {tidodo stage, bo Mate ¿lores RELun th n; f desd YFi du le ei u Me ction 1 Uns li ean Dix Tank . > eet TA ht,sii k tia Li onen type out,¿Ununo +” 1888 N . tIa 4$ | tt ——— —— È } | di Vingt-septième Année — Tome NXVI ni LIBRADA IMPRIMERIE VAILLANT-CARMANNE PLACE SAINT-MICHEL, 4 LIÉGE Edouard CHAMPION | QUAI MALAQUAIS, 5 PARIS Le secrétaire: 4. P. WALTZING, rue Durtols, LI, Liege

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| te LE PLONGEON RITUEL Introduction | L'isolement dans lequel la Belgique a vécu pendant la guerre, de n'a pas permis à nos savants restés all pays de se rendre compteloarchéu s verte l'importance exceptionnelle des nouvelles décuu giques dont Vitalie, depuis quelque temps, s'est vue tout specialement favorisce. È Plus que toute autre, la deconverte d'une Basilique souterraine près de la Porta Maggiore à Rome (1) mérite de retenir l'attention de tous les fervents de l'antiquité classique, tint parson importance variété au point de vue de l’histoire de Part que par le nombre et laire reli- I des problèmes qu'elle soulève dans le domaine de l'histo ~*~ gicuse. voie du chemin de fer de Rome à Naples, précisément à la sortic de Rome, un ingénieur fut envoyé sur les lieux pour rechercher la cause de ce fait inquiétant. A trois metres environ sous lu niveau des rails, les ouvriers | / / |x Huba UK dol pept Ladd rn puede as 1923 aa Tal Hegaex,Ne be ÀA | r (ug) 79 dns Dix mati] de Lea ale, Fy ee Pr putes ni hi. À 1 © sl de preto suicide do Sappi ui 1 RE hs. dique Mi O Ñ de day t Doe. ae \MW fh zh it ee tr € » | Li seine a: cure ‘ tal a apa she ia ve he we i Heer CO pe ese Sap if Dares Pepe Tnéce Bebee cite Lions | y premiers compte putin de i | à se rendirent , . , inmédiatement de l'exceptionnelle Nous nous bornons à donn | ! me tôt un compluvium Les membres de la Direction des fouilles qui y descendirent les | È | | “ | | er ici une description sommaire de | Pr y 134 On y reconnut bieuture de forme carréeun, vaste tomberent sur une ouver destiné à éclairer tunt : hypogee.. | : dosanite, En avril 1917, (4) un léger atfaissement s'étant produit sous la | | la trouvaille M. éte du sujet dans l'article de (1) On trouvera une bibliographieca compl AL OF al Porta Muaggiore dans le JOURN G. BAGNANI, The subterraneanpp.Basili 78-85. Pour les publications plus récentes, ROMAN STUDIES, 1X (1919), R. LÉOPOLL, dans les MEDEDEELINGEN voyez Particle de M. H. M. TE ROME, I (1921), pp. 68 syu NEDERLANDSCH INSTITUUT VAN HET pp. 3039 (article de M. E. GATTI, (2) Cfr. NOTIZIE DEGLI SCAVI, 1918, di un monumento sotterraneo presso Porta scoperta notizie Breviiore ). relative alla Magg

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7 l'hypogée dont nous reproduisons le plan, dressé par M. Gatti en stuc polychrome : on y vail, entre autres, plusieurs médaillons (fig. 1). (!) figures, d'une facture excellente, rappelant beaucoup celle des stucs qui ornent les tombes de la Voie Latine. 7Leg 4 2=. LA ‘ 1 Cet atrium souterrain sert de pronaos à un bel et vaste hypogée, y . comportant trois nefs. Celle du milieu a 3 metres de largeur ; les autres, 2 mètres environ, Toutes trois sont longues de 12 metres ; deux rangs de trois robustes pilastres supportent les volles. L'édifice se termine par une abside semi-circulaire de 1,50 m. de rayon, surmontée d'une conque. Ces éléments caractéristiques ont déterminé les archéologues à considérer l'édifice souterrain comme une Basilique + on donne, ce nom, en effet, non seulement aux constructions du type de la Basilica lulia au forum, mais aussi aux édifices terminés par une abside comme nous en Voyons un au Palatin, dans les ruines du , palais de Domitien. (1) DES Mais l'œil du visiteur s'attache moins à la structure générale LC de la hâtisse qu'aux détails de la décoration, Les murs, les voùtes, l'abside et sa conque et jusqu'aux parvis des pilastres sont ornés de bas-reliefs en stuc, de l'effet le plus saisissant. A la différence de ceux du pronaos, ces stucs sont blancs, avec parfois, semble-t-il, une mince couche de jaune, destinée à accentuer les reliefs. A première vue, il apparaît que ces bas-reliefs ne constituaient pas l'unique ornementation du temple souterrain : sur toute la partie inféricure du mur de Pabside et, par places, sur les piliers, i Saum SSAAAE on voit le bétonnage à nu. Sans doute a-t-on détaché, à une époque inconnue, ce qui constituait la décoration de ces espaces vides : ER, dur. 4 à 0 A Fig. E | 1. - marbres, peintures ou mosaique:. En même temps que ces orneto a nny metri ments, qui devaient avoir plus de valeur que les stues, on enleva tout ce qui pouvait être transporté, si bien qu'on n'a retrouvé, dans Plan le temple dépouillé, ni lampe, ni candélabre, ni objet rituel d'aucune Un long couloir en pente douce, actuellement impraticable, espèce. amenait le visiteur a un petit afrium souterrain à peu près carré, de 3,50 m. environ de côté; au milieu se trouve un impluvium correspondant au compluvium d'un metre de côté qui fournit le jour à tout l'édifice. Le pavé est en mosaïque blanche avec une double bordure de petites pierres noires. Les murs et la voûte portent une décoration (*) E. GATTI, lc, p. 22. Ct. BAGNANI, p. 79 ; LEOPOLD, fig. 4, p. 31. ÿ Par bonheur, il reste les bas-reliefs, dont Pabondance et la variété fournissent aux archéologues un champ de recherches tel qu'il ne s'en était plus offert depuis longtemps à leur sagacité. (!) De Pavis unanime des archéologues, li nouvelle découverte apporte une confirmation des plus complète à la thèse détendue par G. LEROUX dans son Del ouvrage : Les origines del'édifice hypostyle (BIBL. DES ÉCOLLES HRANCGAL» SES D'ATHÈNES ET DE ROME, 108, Paris, 1913).

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PLONGEON RITUEL y Au premier abord, le visiteur éprouve une surprise quelque peu ricuses fresques de la Basilique orphique (1) découverte en 1909 irritante : comment identifier toutes ces scènes, mettre des noms lors des fouilles effectuées par item. La, comme ici, le visiteur, avant sur tous ces personnages si différents des types connus ? L’esprit d'admirer, réclame impérieusement et vainement une réponse à la premiere question qui se pose : quel rapport ont entre elles toutes ces figures, ct comment peuvent-elles se trouver groupées dans un meme ensemble ? L'ornemaniste qui a présidé à la décoration des murs et des voütes de la Basilique souterraine, semble avoir pris plaisir à y réunir les sujets les plus disparates. Tant par leur facture que par la signification des scènes qu'ils représentent, les bas-reliefs offrent à l'esprit l'exemple d'une décourageante diversità. Il y a des scènes mythologiques que Pon arrive peu à peu à reconnaître : enlevement de Ganymede, supplice de rapt d'une Marsyas, Jason et Leucippide par Meder dérobant un Dioscure, da Toison d'Or, Théste recevant le fil des mains d'Ariane : des scenes liturgiuies et ruelles 2 une darse de Mendes, Geusinienne, de nombreuses un sacrifica, representations de nine initiations lideles en adoration devant d'étranges divinites ; des scenes se rapportant à des conceptions eschatologiques assez imprecise» : Hermes conduisant une ame, les Danaides avec leurs camplhiores, (3) Tous ces sujets présentent, ıl est Vrai, un cataetete comuni; leur signification religieuse ; mais d'autres bas-reliels apparaissent, du moins à première vue, comme tout-à-fait profanes d'inspiration : ce sont des pygimecs, des érotes poursuivant des papillons ; ailleurs un pédagogue avec ses éleves, où encore de jeunes athletes se livrant à des exercices variés. Enfin, nous voyons, disséminés çà et lá sur les murs et les voûtes des Victuires, des Orantes, des masques, des objets rituels et des motifs purement décoratifs : volutes, palmettes, etc. La diversité des bas-relicfs n'est pas moins surprenante si l'on considère leur style et leur facture. Les uns paraissent tre des copies de métopes archaiques, les autres rappellent les bas-reliefs hellénistiques ; tantôt le modelage se distingue par sa finesse d'exén'arrive pas à découvrir où réside l'unité de tous ces motifs d'inspi- (1) Ctr. l'intéressant ouvrage de M. V. MACCIHIORO, Zagreus. Bari, Laterza, rations si diverses. Nous aviuns, quant à nous, ressenti la même 1920. impression d'étonnement mêlé de dépit, quelques jours à peine (*) Outre les photographies jointes au présent article, voir les reproductions qui accompagnent les articles de MM. GATTI, BAGNANI, LLOPOLD et les tres belles illustrations publiées par M. Fr. CUMONT dans la RASSEGNA D'ARTE ANTICA E MODERNA, VIII, 1921 (février). avant notre premiere descente dans la Basilique souterraine, lorsque nous nous étions trouvés, à Pompéi, devant les belles et mysté-

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cution, tantôt la technique de l'artiste surprend par sa hardiesse d'une importance décisive au sujet de la destination religieuse de toute moderne ct la négligence voulue d'un travail en pleine pâte, l'hypogée. 10 M. Fornari proposa de voir dans ce tableau une representation du voyage de l'âme vers les Iles Bienheureuses. La femme voilée qui, une lyre à la main, s'apprête à descendre dans l'eau, c'est lame de l'initié après sa mort ; la mer où nagent les Tritons est le trait d'union entre le monde des vivants et les Hes Fortunées, comme on le voit souvent sur les sarcophages. Dans un article publié en 1918 dans la Revue Archéologique, M. F. Cumont exprima à son four l'idée que, « pour se rendre » acceptable, toute hypothèse sur le culte célébré dans la nouvelle où restent visibles les coups de truelle d'un audacieux artisan. Aussi ne faut-il pas chercher dans le style des bas-reliefs des indications sur l'époque où fut édifiée la Basilique. C'est ce que comprirent fort justement MM. Gatti, et Fornari, Jes deux archéologues italiens qui publièrent en 11 1918, dans les Notizie degli Scavi ('), un premier aperçu des résultats de leurs patientes recherches. M. Gatti, qui s'attacha surtout à l'architecture, découvrit un pan de mur en excellent opus reticulatum tout à fait semblable aux les ingenieuses observations de M. Fornari. Ce dernier, qui avait » Basilique devra fournir une interprétation satisfaisante de la » représentation qui décore la conque de l'abside... (Elle) exprime » certainement une des doctrines capitales de la religion pratiquéc ¿té chargé de publier les bas-relicfs, attacha la plus grande impory dans ce sanctualre, » (!) travaux exécutés dans ce genre au début du 1° siècle de notre ere. ll y avait lá un premier indice sûr que confirmèrent pleinement tance au fait que les scènes représentées étaient toutes d'inspiration exclusivement licllénique, orientales ou égyptiennes. sans aucune Ainsi, selon influence des religions toute vraisemblance, la „+ L'éminent historien des religions orientales reprit, developpa ct confirma l'hypothèse de M. Fornari : il existait, dit-il, à Rome, à l'époque oft fut construite la Basilique, une secte religicuse dont ère, M. Fornari crut meme avoir identifié le propriétaire de l'édifice les idées eschatologiques répondent tres exactement à celles qu'évoque la scène de l'abside, telle que l'interprete le savant dans la personne du proconsul Statilius Taurus, dont le dumaine italien. crypte avait été construite antérieurement au 11 siècle de notre s'étendait peut-être jusqu'aux environs de Pactue le via Statilia et dont Tacite nous apprend qu'il fut accusé par Agrippine de magicae superstitiones. (?) Au reste, M. Fornari ne se crut pas en mesure de proposer une explication d'ensemble et ne présenta même aucune hypothèse C'était la secte des néo-pythagoriciens, qui avait compte à Rome, vers la fin de la République, un adepte et un propagateur dans la personne du sénateur Nigidius Figulus. Or, nous Savons que, dans les doctrines ésotériques des pythagoriciens, l'appellation d' lles Fortunées désignait le Soleil et la Lune. ment être considéré comme le plus important. I s'agit de la grande Ainsi, dans le grand bas-relief de la conque, PApollon qui, d'un geste bienveillant, semble accueillir la femme voilée, serait un symbole du Soleil, D'autre part, de nombreux textes nous font voir la valeur mystique et allégorique que les disciples de Pythagore attribuaient à la lyre ; c'est ce qui expliquerait que l'âme de l'initié scene qui décore la conque de l'abside. (*) Il apparaît clairement que est représentée une lyre à la main. au sujet de la nature du culte qui se pratiquait dans ce local mystérieux. Toutefois, il eut le mérite d'attirer l'attention sur le bas-relief qui, par ses dimensions et par la place qu'il uccupe, doit évidemcette scène, une fuis expliquée, fournirait aux chercheurs un élément (2) E, Garni et E. FORNARI, Brevi notizie relative alla scoperta di un monumento sullerranco presso Porta Maggiore. -- NOTIZIE DEGLI SCAVI, 1913, p. 30-52. (5) Tacitt, Annales, XII, 59. L'upinion de M. Fornari concernant le propriétaire de l'édifice fut combattue par M. LANCIANI : // santuario sotterraneo recentemente scoperto ad Spem Veterem, dans le BOLLETTINO COMMUNALE DI Roma, XLVI, 1918 (publié en 1920). (2) Voir les planches 3 et 4. Quant à l'Eros placé derrière la figure féminine, il symbolise l'Amour conduisant J'âme au séjour des Bicnheureux. Cette interprétation avait, entre autres, l'avantage de s'accorder pleinement avec toutes les observations présentées jusqu'alors (2) E. CUMONT, La basilique souterraine de la Porta Maggiore, dans la REVUL ARCHÉOLOGIQUE, Vill (1918), p. 65.

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relativenient aux caractères essentiels de l'édifice souterrain. Aussi Inde chelyn Phocho, conmmunia munera, ponani, Et sub ea versus unus et alter erunt ; « Grata lyram posui tibi, Phocbe, poctna Sappho: fut-elle en général admise par les savants qui parlèrent de la nuuvelle découverte dans les diverses revues archéologiques, (1) Mais, en 1920, dans une breve et sobre communication, publiée 13 Convenit illa ahi, convenit illa tibio, dans l'American Journal of Archaeology, un savant américain, M.C. Il est inutile, concluait le savant américain, de chercher une Densmore Curtis (*) proposa, au sujet de la scene de l'abside, une explication à la fois plus complète et plus satisfaisante que celle qui nous est fournie par Ovide : la grande scene de l'abside repréexplication entièrement différente de celle qui avait prévalu jusqu'à ce moment. Quelles que soient les conclusions que Pon doive en tirer, dit-il sente Sappho se précipitant dans la mer à Leucade, Cette opinion semble avoir rencontré tout d'abord, dans le en substance, voici un texte ancien, qui commente à merveille la monde des archéologues, moins de faveur que de curiosità méfiante. grande composition sculpturale. Les comptes rendus ne la mentionnerent que pour la déclarer peu vraisemblable, en soulignant, par des observations parfois judicieuses, les lacunes et les imperfections de Particle de M. Curtis. (5) Cependant M. Cumont lui-même ne tarda pas à déclarer que l'interprétation proposée par le savant américain lui paraissait préférable à celle de M. Fornari. Dans une courte notice, parue Et, sans autre préambule, M. Curtis cite une trentaine de vers d'Ovide, dans lesquels il est impossible de ne pas reconnaître une description parfaitement claire de la scène reproduite par le mystérieux bas-relief. Ce sunt les vers 161 à 184 de la XVe Hé oîde ; nous les citons à notre tour, d’après l'édition de Palmer, (#) dans la Rassegna d'Arte antica e moderna (2), M. Cumont fit voir Hic ego cum lassos posuissem tlebilis artus, comment on pouvait concilier cette explication nouvelle du grand bas-relief avec l'hypothèse qu'il avait précédemment formulée au sujet de la destination du sanctuaire. Hest indispensable, en effet, Constitit ante oculos Naias una meos; Constitit et dixit: quoniun non ignibus acquis Ureris, Ambracia est terra petenda tibi, Phoebus ab excelso, quantum patet, aspicit aequor 165 Pectora. Deucalion igne levatus erat, comment les adeptes d'une secte religieuse ont-ils pu, dans leur 170 Hane fegem focus ille tenet. pete protinus alten Leucada nee saxo desiluisse time ! Ut monuit, cum voce abiit; ego territa surgo, Nee lacrimas oculi continuere inci, Ibimus, o nymplhe, monstrataque saxa petemus: Sit procul insano victus amore timor | Quidquid erit, melius quam nunc erit : aura, subito : 175 local, réserver la place d'honneur à une composition aussi profane que l'est celle-là, si vraiment elle représente le suicide de Sappho ? M. Bagnani se refuse à admettre cette dernière hyputhese, ne voyant pas comment les initiés qui fréquentaient la Basilique auraient pu décorer leur temple au moyen de scènes inspirées par «le moins religieux des poétes latins » (*). N'est-ce pas oublier qu'Ovide n'est pas seulement le poète de l'Art d'aimer, mais aussi celui des Fastes ? Nous espérons arriver à établir qu'on ne saurait s'exagérer l'importance du témoignage d'Ovidé au sujet du bas- Et mea non magnum corpora pondus habent. Tu quoque, mollis Amor, pennas suppone cadenti Ne sim Leucadiae mortua crimen aquae ! de fournir avant tout une réponse à la question que soulève l'interprétation du grand bas-relief proposé par le savant américain : Actiacum populi Leucadiumque vocant : — Hine se Deucalion Pyrrita succensus amore Misit et inlaeso corpore pressit aquas ; Nee mora, versus amor fugit lentissima mersi relief qui nous occupe. 180 (1) Cir, PARIBENI, Culli e religioni in Rome tmperiale secondo recente scoperte archeologiche, dans ATENE E ROMA, 1920, pp. 172 sy., et LEOPOLD, De onderasrdsche basilica, dans MEDEDEELINGEN, ete,, 1921, p. 68. (+) C. DENSMORE CURTIS, Sappho and the Leucadian leap,dans VY AMERICAN JOURNAL OF ARCHAEOLOGY, XXXIV (1920), pp. 146 sqq. (3) A. PALMER, P. Ovids Nasonis Heroides (Oxford, 1898), p. 98 sq. La XVe Héroide, qui déjà avait donné lieu à d’abondantes controverses (4), renferme, on le verra, des éléments indispensables à la solution du problème. (') Cf. infra pp. 15 syy. (2) VIII, 1921. (2) G. BAGNANI, op. cil., p. 83. (4) Ci. SCHANZ, Gesch. der römischen Literatur, VI, 1-3, pp. 290-292,

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15 Cependant, il va de soi que l'artiste chargé de décorer la conque de l'abside n'y a pas modelé l'aventure de Sappho pour la seule raison qu'elle avait été chantée par Ovide. I. Le prétendu suicide de Sappho Il faut dunc s’efforcer de trouver de quelle nature était le rapport établi par les fidèles du sanctuaire souterrain entre leurs idées religieuses et la scène que l’on appelle — à tort, pensons-nous, — le « Suicide » de Sappho. En établissant un rapprochement entre la grande scène de Pabside d'une part et Pépitre de Sappho à Phaon (1) d'autre part, La présente monographie a pour but, uniquement, de proposer M. Curtis avait introduit dans le débat un fait nouveau, dont l’imune solution nouvelle de ce problème et ne prétend pas aborder portance n'apparut pas tout d'abord, mais qui devait bientôt dans leur ensemble les multiples énigmes que soulève cette très dominer tout le problème (3). importante découverte, dont nous n'avons pu donner ici qu'un aperçu bien incomplet, Il est vrai que, si son explication n'a convaincu jusqu'ici qu'un petit nombre de ses lecteurs, la faute en est au commentaire dont Il convient d'attendre, pour en évaluer toute la valeur, l'oule savant américain a cru bon d'encombrer le texte de l'AHéroïde vrage que préparent trois savants italiens, MM. Paribeni, Bendid'Ovide. Car s’il s'était borné à citer les vers du pocte latin sans nelli et Munos. chercher à les interpréter et en reproduisant, en regard, une bonne photographie du grand bas-relief, la relation de l'image et du texte Nous exprimons notre reconnaissance toute spéciale à M. Paribeni pour l'amabilité avec laquelle il a bien voulu mettre à notre disposition les excellentes photographies du service photographique officiel récemment organisé à Rome. serait apparue à tous commie évidente. Malheureusement, M. Curtis s'efforga avant tout de faire admettre une interprétation doublement erronée à la fois du texte d'Ovide et de la grande scène de la Basilique. D'après lui, l'auteur du bas-relief a eu l'intention de représenter le Suicide de Sappho, de même que le poète n'a visé qu'à donner à ses lecteurs l'impression que la poétesse voulait en finir avec la vie. La figure féminine qui se « précipite « du haut du rocher, est représentée, d'après M. Curtis, comme s'élançant dans l'espace. Il suffit de regarder l'attitude prise par la femme à la lyre pour être persuadé du contraire ; son mouvement est plein de calme et de tranquillité ; son pied droit s'appuie encore sur la dernière marche du rocher, tandis qu'elle pose prudemment son pied gauche sur le poing du Triton prêt à la recueillir. Elle tient, il est vrai, la tête légèrement inclinée, mais ce n'est point là une attitude de plongeur. Comine le constate fort justement M. Bagnani (#), la figure féminine ne donne pas « l'impression M, Curtis (4). d'un saut dans l'espace », selon l'expression de (‘) Ovibe, Hóraide XV. (4) DENSMURE CURTIS, Supphoand the Lencadian desp. JOURN. OF ARCHALOLOGy, XXV (1920), pp. 146-150. (2) Ci. BAGNANI, The sublerranean Basilica ab JOURNAL OF ROMAN STUDIES, IX, (1919) p. Si. (*) L. CURTIS, op. cil., p. 149. Ports Maggiore, dans le

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désespérée pour la contraindre à se hater de plonger ; mais dans ce cas, la position des jambes serait, on vient de le voir, peu mati relle, Cependant, tout indique que l'Eros, de lout son petit corps râblé, fail un effort dont l'action doit s'exercer sur la poétesse. Et M. Bagnani ajoute > «elle semble, pour ainsi dire, flotter dans l'air », she appears rather floating in the air, Cette dernière remarque est des plus suggestive. Selon toute vraiseuiblance, elle a été inspirée à son auteur par l'arc volumineux que forme le voile de la poétesse. Cette draperie toute gonflée d’air a sans doute fait erates ‘Tout s'explique, si l'on admet que l'Enfant añe s'appréte à prendre sun vol en soutenant dans sa descente le corps de Sappho, qu'il supporte sous les aisselles, semblant exaucer la prière que lui à M. Curtis que le sculpteur avait voulu indiquer par là un mouvement rapide et tumultuenx, Mieux averti, M. Bagnani y a adresse, chez Ovide, l'amante de Phaon (v. 179): reconnu le signe distinctif des personnages non ailés que les artistes veulent représenter comme se déplaçant par la voie des airs | C'est, en effet, une des conventions de la sculpture romaine (1) dont on trouve de nombreux exemples dans les bas-reliefs de sat. copliages ou d'autres monuments : les divinités aptères, Tu quoque, mollis Amor, pennas suppone cadenti, Enfin, le Triton, qui s'apprête à accueillir le corps de la jeune femme au moment où elle tombera à l'eau, sulfirait, à lui seul, à écarter l'idée d'une chute rapide et soudaine, comme l'est celle d'un l'Air ‘Eau, Iris et d’autres, douées du pouvoir de « lévitation » sont surmontées dune sorte de parachute formé par un pli de leur désespéré, se jetant à la mer pour se tuer: ce Triton, visiblenient, ue s'attend pas à subir un choc violent ; il se dispose plutot a recevoile, (*) Un autre indice, cependant, tendrait à faire croire qu'il s'agit bien ici non point d'une descente paisible et tranquille, mais voir dans son voile, qu'il se garde bien de tendre, une forme légère, d un mouvement précipité, resseinblant à un saut dans l'espace : c'est l'attitude du Cupidon, qui, placé derrière la puétesse sumi la pousser dans le dos. | Pour autant qu'on puisse s’en rendre compte par ce qui reste de l'Enfant, on est tenté de croire qu'il s’are-boute du pied gauche sur le rocher pour appuyer fortement son genou droit sur le dos de la femme voilée. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que le genou droit du petit Eros effleure à peine la robe de Sappho tandis qu'il adhère parfaitement à la lyre de la poétesse. Si done on croit qu'il exerce une poussée sur la femme qui descend, il faut admettre aussi que cette poussée agit sur la lyre. Or cette lyre est portée légèrement et comme du bout des doigts par le personnage principal ; l'action exercée par Eros ne peut donc pas Ctro une pression de haut en bas, qui n'aboutirait tout au plus qu'à faire lácher par la poétesse l'instrument qu'elle soutient d'une main délicate, HW faut observer aussi qu'il n'existe aucune amorce perceptible des mains de l'enfant sur le bras gauche de Sappho, On pourrait donc croire qu'il les appuyait à plat sur le dos de la N c pas cette conventi 0) La sculpture grecque n'admet on. . Cfr. i Cfr. S. S. REREINACH, à Ua as cette Dos de Dioscures, a le beatval des leale es el dins Cultes, Mythes et Religions, tome Il, à y (7) Cfr. HELBIG-AMELUNG, Führer, |. 1? ae-ws flottante en quelque sorte, et l'on comprend fort bien que, devant cette attitude du groupe, M. Fornari ait pensé qu'il s'agissait d'une âme. M. Paribeni (*) le croit encore, meme apres la communication de M. Curtis. De toute évidence, dit-il, le personnage féminin représenté par le sculpteur n'a pas l'intention de se suicider : il est done inutile d’invoquer, pour expliquer celle scene, le puente qu'Ovide a consacré au suicide de Sapplio. C'est lá, en effet, que réside la seconde erreur de M. Curtis : d'après lui, PH éroide d'Ovide implique l’idée que Sappho est allée à Leucade pour y trouver dans une mort volontaire l'oubli de son amour malheureux. Cette interdont pretatiun du poème repose tout entière sur un malentendu, mps longte M. Curtis n'est pas responsable, car il avait été créé avant lui. 11 eût suffi, cependant, pour Je dissiper, de relire attentivement et sans idée précongue toute cette pièce si curieuse ut qui vient d'acquérir, à la suite de la découverte de la Basilique, une nouvelle importance, Du reste, meme en s'en tenant aux seuls vers cités par M. Curtis, on pouvait arri.er à la conclusion que la Sappho d'Ovide ne songe nullement à se suicider. C'est ce qu'a , Bagnani, en rappelant les vers 161-172 fait déjà, en quelques motsM. (1) PARIBENI, Culti è religioni in Roma imperiale secondo recente scoperte archeologiche, duns ATENE L ROMA, 1920, p. 175.

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JEAN LE PLONGEON RITUEL HUBAUX 19 en renscignements précieux mérite mieux qu'une fee tare FBadls3Li'-Sraà—seb:gli.aeupscdfatdheo | Fig. 4. — Bas-relief de l'abside : Le saut de Sappho a Leucade | surtout maintenant qu'un heureux hasard nous a ans en presence A le texte, parfois obscur, du porte latin. d'un monument figuré dont ou peut dire litteradement qu'il lustre Ovide met en action, dans sort poente, trois personnoges princi paux > Sapplıo, la Naïade, qui lui conseille de se rendre a Leucade, et Phaon, que la poétesse dime sans étre payee de retour el i qui elle est censce envoyer son épitre. (1) BAGNANI, op. cil, p. 85 (en reponse sis observations de M. Paribeni).

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la tion au suicide, C'est le saut du haut du rocher de Leucade dans ances : Les paroles adressées par la Naïade à l'amante malheureuse sont rapportées au discours direct ; mais elles n’en sont ni plus és ni plus compréhensibles : chacun des mots prononcés pa la don. mer qui délivre l'amoureux de son amour et de ses souflr Hane legem locus ille tebet. neuse de conseils Soulève une foule de questions pour la plu art tres complexes, Comment comprendre le vers 165 : i n > ¡a À ry pals + Phoebus ab excelso, quantunt patet, aspicit aequor. n-o. S'agit-il d'une statue ou d'un temple d’Apollon placé sur le montuire de Leucade et dominant la mer (!) ? Comment ex iquer acto l'étonnante histoire de Deucalion rapportée par la Mat : > S'il faut l'en croire, Deucalion (2), amoureux de Penta, sat ré cipité du haut du promontoire de Leucade dans la mer et à la suite de ce plongeon, il a été délivré de sun amour. Car llegas meins, les paroles de la Nañade sont parfaitement claires à € ‘ae jetant à la mer, Deucalion ne s'est fait aucun mal: en Mine se Deucalion Pyrrhaë succensus amore Misit et intueso corpore pressit aquas Et subitement, alors qu'il (mersi) prendre les mots ; versus amor ?) a fui son cœur devenu insensible l'Amour, renongant à le tourmenter (est-ce ainsi qu'il faut con et Deucalion se trouve soulagé du feu qui le devorait. « T la propriété de ce lieu », a oes Nec in, versus amor fugit lentissima mersi Pectora; Deucalion igne levatus erat Hane legen locus ille tenet, dit-elle. Aura subito : Et mea non magnuni corpora pondus habent. t de la Elle invoque aussi, nous l'avons vu, l'Amour, le prian ealıx les er soutenir de ses ailes, de peur que sa mort ne fasse accus Il est clair que ce n’est pas la mort qui délivra Deucal ion de se aussi bien se noyer dans le premier fleuve venu, plutôt que ie te, prendre, uniquement pour se suicider, un Jar pelli» a s n tuaire d'Apollon de Leucade, Lorsqu'elle entend la Mein inf dire 3« Ne crains pas de sauter du rocher dans la mer », Sa ho lo peut en aucune fagon interpréter ces paroles comme tie edite. | Tu quoque, mollis amor, pennas suppone cadenti, Ne sim Leucadiac morto crimen aqua, Ce dernier vers suffirait à dissiper toute équivoque 3 Sappho,e de ci puéri de toute évidence, espère bien sortir de la mer, vivanentetémo ignage de son mal, Après quoi, elle offrira sa lyre à Apollon sa gratitude. À vrai dire, tout cela est exprime en termes assez et agréaconfus, comme si le poète, d'ordinaire habile versificateur t la frisan n cisio impré ble styliste, se trouvait ici contraint à une | souffrances d'amour ; sans quoi, le conseil donné par la b , Naïade n'aurait plus aucune raison d'être, Sappho poca Tt (2) Voy. PALMER, pp. 433-434, usra conseil de Sappho se propose done de suivre prochainement leversé : ego son amie, encore qu'elle en soit légitimement boulede sone Cœur, territa surgo. Cependant, pour chasser toute crainte qu'il doive elle se dit à elle-même, assez prosaiquement: « Quoi me trouve à je m'arriver, cela vaudra encore mieux que l'état ul reste, elle espère Du erit, nunc quam s meliu erit, présent » : Quidquid une pareille bien échapper au danger que comporte forcément doit amortir qui Pair, de aventure : elle compte pour cela sur l'aide lourd », bien pas sa chute 1 «Air, soutiens-moi ; Mon corps nest de Leucade : était encore dans l’eau | 21 gaucherie. Le vers 3 Inde chelyn Phocho, communia munera, ponam renferme deux mots amphibologiques, munera (« office » et « offran faut qu'il r de ») et inde, La suite des idées suffit à préciser la valeu et doit se attribuer à inde: il ne peut êtreici qu’adverbe de temps l'heureuse traduire par « ensuite, après quoi. » C'est-à-dire : après Phochus. issue de mon plongeon, dont je devrai savoir gré (grata) à pas avoir Aucun de ces détails n'est indifférent et c'est pour ne ont laisse analysé d'assez près le texte d’Ovide que les philologueions, s'accumuler à son sujet les obscurités et lus contradict

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I reste à se demander maintenant si les lecteurs de l'épitre de Sapplio,ct en tout premier lieu sou destinataire supposé, Phaon, la comprenaient comme nous, ou si, au contraire, ils la lisaient en sachant bien que le saut de Leucade devait mettre fin à la carrière aventureuse de la célebre Lesbienne. Là-dessus M. de Wilamowitz se montre singulierement catégorique : « Naturellement le poème (d'Ovide) est destiné à des lecteurs qui savent que Phaon n'a pas féchi, que Sappho a fait le voyage jusqu'à Leucade, et qu'elle a osé affronter le saut qui, pour ces lecteurs, était le saut de la mort.»(!) -ame Le savant philologue produit, à l'appui de cette opinion, un argument qui nous semble prouver tout le contraire. « Nous savons, dit-il, que Sabinus, ami d'Ovide, avait composé la réponse de Phaon à Sappho: il y faisait donner par le jeune honune ce conseil ironique: det votam Phoebe lyram (Ant, 11, 18, 34), c'est-à-dire qu'il avait repris un détail de la lettre reçue : la promesse faite par Sappho d'offrir sa lyre à Phoebus au cas où elle serait sauvée et guérie », Or, tout ce raisonnement repose sur une transcription incomplète des vers auxquels fait allusion M. de Wilamowitz. Nous n'avons plus les épitres-répouses d'Aulus Sabinus, mais dans une certaine mesure les resumes en un vers qu'en donne la lettre d’Ovide à son cinule peuvent nous tenir lieu de l'original, à la condition, bien en tendu, qu'on ne les Ecuurte pas pour leur faire dire le contraire de ce qu'ils signifient. Le vers résumant la réponse de Phaon est le suivant Det votam Phocbo Lesbis amata lyram. Dans cette breve plirase, le mot amata est évidemment de la plus haute importance, M de Wilamowitz n'en fait même pas mention, Le participe amata, mis ici dans la bouche de Phaon, équivaut à une proposition tempurelle ou causale : « Que la Lesbienne offre à Phoebus la lyre qu'elle lui a promise, maintenant qu'elle est aiınde » ou « car elle est aimée » (*), (') VON Wikamowirz, Sappho und Simonides (1913), p. 21. (#) Cr. un emploi analogue du participe passé amatus dans où Sappho parle des jeunes Lesbiennes, Héroides, XV, 201 : le vers célèbre Lesbides, infamem quae ine fecistis amatae, Le récent et très complet article d'ALy, dans PAULY-Wissowa, XV, Sappho (col. 2357), réfute, lui aussi, l'erreur commise par Wilamowitz, y 23 LE PLONGEON RITUEL um Ainsi, loin de faire adresser par l'haon i Sappho morte à Leurade, une lettre pleine de conseils ironiques el moqueurs, Aulus Sabinus, avec infiniment moins de mauvais goût dans la fantaisie, avail imaginé que le jeune homme, apres avoir regu la lettre de Sappho, était désormais épris de la poétesse el le lui faisait savoir par un détour assez spirituel. — C’est donc que Pami cl le correspondant d'Ovide, mieux à méme à coup sûr que M. de Wilamuwitz de saisir toutes les intentions du poîte, n'avait pas un Instant suppose o que le saut de Leucade düt être mortel pour Sappho, En résumé, nous pusséduns deux œuvres dl art antiques, un poème et un bas-relief, qui doivent porter Pon et l'autre un lithe comme 3 Sappho à Leucade, mais non pas s'intituler, comme on | a cru trop souvent jusqu'ici : La mort de Sappho ou at niin y Sappho. Par conséquent, nous savons desormals qu'il existait a Rome, au début de l'époque impériale, une tradition à la fois littéraire ct iconographique, d'après laquelle Sappho avait bien, en effet, effectué le saut de Leucade, mais avec une tout autre intention que celle de se donner la mort. | Sur quoi donc reposait cette tradition ? Pour replica a set question, nous sommes obligés de passer en revile, Ue fois pa piu, les témoignages, rares, tardifs et disparates qui nous sunt parvenus au sujet de l’énigine de Leucade.

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Il. L’Enigme de Leucade Encore que sa pensée ne soit pas tres clairement exprimée, il semble bien que Strabon signale deux espèces de « sauts de Leucade » à l'un est exécuté spontanément par un amant, qui espère ainsi « faire cesser » un amour malheureux : l'autre, dont le glo- LT1.ET. Le plus connu et peut-être aussi le plus obscur de ces témoignages (1) est celui de Strabon ; maintenant que nous possédons ar. un élément nouveau, ce texte mérite un exame n plus approfondi vane comment Strabon parle du promontoire fameux : Les philolugues n'ont pas attendu jusqu'aujourd'hui pour établir certains rapprochements qui s'imposent entre le texte de Strabon et celui d'Ovide (1). Nous disposons maintenant d'un | cates et par le saut dont on a cru qu'il mettait fin aux amours Menandre dit à ce sujet : « C’est de là que, la première Sappho , nouveau terme de comparaison. » poussée par sun fol amour pour l'insensible Phaon s'est préci- Ces oiseaux et ces ailes qu'on attachait au dos du personnage précité rappellent invinciblement le rôle de parachute que jouent, " pitée, dit-on, du haut du rocher qu'on voit de loin, pout s'acquit- » ler d'un veu qu'elle avait fait, Maitre souverain. » Ainsi dans la grande scène de l'abside et dans le pocıne uvidien, le voile donc de Sappho gonbé d'air et l'Amour qui soutient la plongeuse, de mème que le petit Eros semble bien être une stylisation Et, mythologique et esthétique des oiseaux dont parle Strabon, de Menandre dit que c'est Sappho qui a sauté la premièr e à Leucade : mais d'autres, remontant encore plus haut dans le passé disent que c'est Céphalus, épris de Ptérélas, fils de Déioneus. Mais d'autre part, c'élait aussi une tradition ancestrale chez les Lencnl ione chaque année, lors du sacrifice qu'ils méme le Triton qui, dans notre bas-relief, s'appréte à accucillir (Strabon : únocézeoho. rar) la poétesse au moment où elle faisaient à touchera l'eau, peut être considéré conune une adaptation à la fois Apollon, le rite suivant 1 ils précipitaient du haut du rocher Pun ol l'autre de ceux qui se trouvaient en ce moment étre l'objet d'une accusation, en sacrifice propitiatoire, après lui au corps toutes sortes d'ailes et de volatiles sa chute, avoir attaché susceptibles de ralentir rond, afin de recueillir celui qui avait saute ; autant que possible, on lui assurait la vie sauve en dehors du territoire » (2). he , ee us zu or vt 15 | i discutés dans WELOKER, Kleine Schrifien 1. à SUI NH: eS, ne «du: gt Suppho von einem herrschenden Pp. E Voruriheil i { ) STRABON, Geographica, X,Y, p. 452: "yet di vò tod Asunata "Andàdàwvoc lp nal si th Ghpx eh 74 a ê tous éputag mavz TETIITEN IAE « mpmty Lan po m, ing gy 6 Mévavépug, u + i DST EAT Bal n nel de BE dat pupa merpas gah aa 2 RIOV ano de tate tiv sideway A en s « Unépxopnoy Hin = Meuxadimig VOY: 00 On Aeysızı 4 4 Kar" nar’ linpivoa abyVALI Daw’ atv, ivi 6é + GÉOMUT Arnoldo ant TI 04 ns È t í tiva tiv Dy Ev È aitiats ovtwy morro n ok tra out pemretaal drotooni: pap, Eçantop éuv EL abtod 5 Fy A gie, i su mavtudanuv Rtepwv Evimutov ai iv dovdwy ti, QOuatg cod dvaxoupil en hax de E m ' on, , Umodéyiolia: . Repreatwtaz Todd nai mepımmkev e pagada + A. symbolique et religieuse des barques qui, placées en rond autour du point de chute, attendaient le plongeur de Leucade pour le repécher. A y regarder de pres, l'histoire que raconte Strabun est, on le D'autre part, au bas du rocher, un grand nombre de petites harques étaient disposées en ; piombi ele du els dì Quvapue, vitm tinv "| pixpais 4 Spm ew tov adızar xuxa Nea, dvadupbévra CROISET, Hist. de la Hit. gr., VI, pp. 229-230. Koch, Com. fragm., 312 graphe semble croire qu'il est une très ancienne coutume, antéricure à celle du saut volontaire, est une sorte de châtiment ou d'épreuve, infligé à des accusés à qui Pon fournissuit les moyens d'échapper aux dangers de l'aventure. «Cel endroit est remarquable par le sanctua ire d'Apallon Leud'accomplir 25 JEAN HUBAUX 24 . et EDMONDS, (1) Cf. PALMER, Quidii Nasonis Hervides (Oxtord, 1898), p. 434, ne Lyra Gracca (Londres, Heinemann, 1922), 1. 1, p. 150 sq. Les éditeurs en outre, tirent aucune conclusion de leurs rapprochements. Pahner renvoie, à un autre passage d’OVIDE (Trish, 5,2, 75), mais le contexte est tout,dillérent. P autre part, dans les Fastes, Ovide parle d’une curieuse céremonic au cours l'arrivée de laquelle on jetait dans le Tibre des mannequins en jonc.(V,Avant 639, sd.) : d’ Hercule, un pratiquait de la sorte des sacrifices humains Donec in hace venit Tirynthius arva, quetanais Tristia Lencadio sacra peracta modo, Pour expliquer comment Hercule ct ses compagnens substituent dus une obscure triad simulacres aux victimes humaines, Ovide rapporte ensuitemots Letteadio modo tion, dont il met le récit dans la bouche du dicu Tibre, Lesinterpreta tion du rite Gau v. 30) semblent prouver que le podte connait une pas d'idee de Leucade analogue à celle de Strabon, Hest probable qu'illesn'aviait details caracte bien nette sur ce qui se passait au célèbre promontoire : ristiques de PA/#rode XV sont empruntés, selon toute apparence, au poème grec qu'il imite et qui semble avoir été tres richement documenté,

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JEAN HUBAUX voit, bien singulière, quand on la complète par le témoign: d'Ovide. Que croire 2 Les amoureux qui exécutaient Je wait de Leucade enmployaient-ils, pour éviter toute éventualité tragi n les mémes moyens que les inculpés lancés dans la mer te tite d'Apollon ? es Les savants qui se sont occupés du rite décrit par le géographe y ont vu soit un sacrifice humain fait à Apollon nuskärlenr Je ramené à un simulacre, soit une ordalie. (1) Mais evs inter stations au pourraient servir à la rigueur à expliquer le texte de Sn, te ournissent aucune réponse à la première question qui se se i | esprit, (2) Si le saut de Leucade était un shaviment rán Ad ‘ délinquants que l'on contraignait de sauter du haut du rocher de si la mer, comment a pu se greffer sur cette donnée primitive la lé. gende de Sappho se rendant spontanément ‘au promontoi é fameux pour y être délivrée de sa souffrance d'amour ? (+) Ml | Nous sommes ainsi amenés à nous demander si l'express ion Ù FAMA TG Tous Epwras rave menistenpivov a été appliquée au plongeon apres qu'il eit été illustré par la grande amoureuse m7ha au ui si nous devons croire qu'on a fait figurer la sélebre parmi les victimes d'Eros au nombre de voulu chercher à Leucade un terme à leurs a en parce ce i que tel avait toujours été le pouvoir de cet endroit m stérie x: hanc legem locus ille tenet, comme le disait la Naïade shes Ovlde té | Car Sappho était loin d'être la seule qui eût affronté ni épreuve ; d'après Wilamowitz, les anciens s'étaient fait un i de remonter toujours plus haut dans le passé pour y chercher iat mitre « Célébrité » ayant effectué le plongeon (5). nes Sappho und Simunides, a ty Ig discussion des textes dans WILAMOWITZ, 11 | p. 230, A. CROISET, op.‚pP. cit., (2) M. aie “aisx » AHl, Be Seal expose fort biien la; qu Pte ni e f oa San ru he PE de le rite Sauvage avait rendu l'endroit chlibre. veg lexpréssion o de se jeter du haut du rocher de Leucide E aussi chez Sappho... » nacréon (fragm. 19), peut-être se trouve-t-elle , Criechisohe Literaturgesch., 1, 187, (3) W. relati von Curist ño de Leucade et le bannissement A le saut CAR entreCERRI, me oer pour des raisons politiques. établi (*) Au sujet de la distinction arbitraire établie tinction arbitraire a ee te Sa tenté d établir appho et d'Alcée par Wil: itz ¢ ; lee ca UN Bunt de Leucade(1920), et la tradition de ELE eroh,ide voyez s. v. Suppho, cul. 2364 a + N AULY-WISSOWA (*) Voyez les utiles commentaires de PALMER, op. cil., p 434 ErS—oRA»Sa LE PLONGEON RITUEL 27 mentionne Pour Ménandre, c'était encore Sappho, mais Strabone aurai t prélléni Cepha une légende d’après laquelle Céphalus de phile bien rve cédé à Leucade la poétesse. C'est lá, comme Pobse a cause de la lologue allemand, une légende étiolugique, inventée e autre tentative proximité du promontoire de Céphale. C'est d'un se fait l'écho en (') ius Serv d'explication par la toponymie que puerum Leucaer rapportant que le rocher s'appelle Leucate, propl e tem quem cum vellet Apollo rapere, in mure se proiecit montemqu cognomen fecit. Deucalion le Quant à l’auteur imité par Ovide, il attribue àtaire par dévolon privilège d'avoir accompli le premier le saut z, une amus sespoir d'amour. « Voilà, déclare Wilaniowitvé la finesse : ante c'est trouvaille ! Ovide lui-même n'en a pas ubserge à Leucade parce voya le tout à fait comme si Adam avait fait s, il ne pouvait que son amour pour Eve dont, pour de bonnes raison douteux que, se débarrasser, lui était devenu intolérabie, » Il estmowi tz, Ovide même après les spirifuelles explications deanterWila ie. 11 faut cherefit jamais trouvé amusante cette plais tend ue de Deucalion, cher ailleurs les raisons de l'intervention einat rappelant que en et peut-être M. Birt (*) g-t-il fait chos utile donn e l'étymoord) PEtymologicum Magnum (p. 561, 54 éd. Gaisfsgit u zal!’ Sréplerys logie suivante du nom Aeuaiouiy 3. etsAeuxP Azu a. » Ainsi, Aeuxrhimy nal Asundirov tort, 700 A non par la rait, la légende de Deucalion à Leucade s'explique remonter plus haut surenchère d'un exégéte qui aurait cherché àmais par l'ingédans la mythologie que lous ses congénères,aphe, quibien aurait rentarniosité d'un grammairien ou d'un lexicogr aurait done On qué une analogie entre Leucadion et Deucalion. de Céphalos et celle affaire à une légende toponymique comme celle ne de l'enfant Leucatès. Du reste, l'énigine reste entière; on devi TZ (op. sil. P. 20). à tort WILAMOWItemp n, comme le croit (1) Et non VarroServ lum Veneris ab enim Varro 270): ius (Aen., 111, Voici le texte de nunc r el Yurpılius ande Macn is Leucas est, dicit ; quamv Aenea conditum, ubi ainsi t. Ce témoignageliusestcomic lum vonditum dieun ne Lesbio id lemp comici a PhaoWila i Turpi et er and Men : sagt o Varr Wenn « tz: résumé eparLesbio mowi lius Turpi itis allent kann so , dicunt tum condi id templum 4 Phaon donc lich ». Ce n'estServi , Menander unmög so geredet haben aus Miszverständnis us c'est lius et de Ménandre, avec rte l'opinion de Turpiest pas Varron qui rapposémen de celle ion adict contr en e qu'ell parce t préci e, qui la signal Vurron, (2) Cité par PALMER, op. laud., p. 434.

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. JEAN HUBAUX 28 seulement qu'elle a dû exercer au plus haut point la curiosité des scholiastes ct des mythographes . avent de parvenir à Ovide et à Sabinus, la légende de Leucade a dû être l'objet d'un long travail, ici question du rocher de Comme on le voit, il West meme pluscliez de Virgile,+ qui,5 dans .: Leucade, | ni de Sappho, pas pluson,quel'am Q pe . Li squ) 98 ant jaloux (v., 3 e Bucolique, fait dire à Dam Vilt silvae ! Omnia vel mediom fiat mare ; VIVI vinil | i» in tis imon de ula spec acrii Praeceps s habeto (1. dont il n'est guère possible aujourd'hui de déméler les tenants et les aboutissants (1), d'autant plus que très tot la notion primitive du plongeon de Leucade dut s'obscurcir, à la suite des diverses tentatives de rapprochement dont elle fut Pobjet de la part des scholiastes. Il existait, en effet, comme il est naturel de le supposer, plus d'une « pierre blanche » le lung des côtes de la Gréce et, inévitablement, les traditions qui se rapportaient à chaque Acuxis réror finirent par former un faisceau de légendes toutes plus ou moins dontinées par le souvenir de la grande amoureuse. Parini ces pierres blanches, il en était une dont M. Cumont (*) observe fort justement qu'elle dut prendre dans l'esprit des anciens une valeur toute spéciale, par le fait qu'elle était citée par Homère dans un contexte riche en idées eschatologiques. Mais ce n'est point, pensons-nous, par ce passage de l'Odyssée, dont nous nous occuperons ultérieurement, que nous arriverons à résoudre l'énigme.de Leucade. Comme il fallait s'y atterdre aussi, les poètes ne tardérent pas à broder sur un thème aussi fécoud; Ménandre s’en était inspiré, et, conune il arrive souvent, les fantaisies imaginées par les comiques servirent plus tard de « sources » aux lexicogrophes et aux géographes, comme nous le voyons par Strabon. D'autre part, les érotiques et les huculiques s'emparèrent à leur tour du thème : dans un fragment d'Anacréon (15), nous le voyons transformé en cliché pour chansons d’amoureux : « Aller se jeter à la mer à Leucade » est devenu à peu près synonyme d'aller se pendre. Théocrite (/dyl., 111, 25-27) nous montre un amant désespéré, disant à sa belle : () miri ¢ y > bd + a Pav Sattav dnedus i: anata trivio .. pa AED AR! rep sing Moving oxomaterat “Oars à ypimeus, , 22042 pr . . Tobavw’ . . + om Lumpsaque, dans e, ces Vers ee Mame rapprochés de ceux de Phéocrit les Na étre Pr des obscurités pénibles ; mais les anci,ents parce qu'ils y ' re étre mieux que les exégetes modernes d'un e gluse conser ven ie n un motif connu, C'est ce qui ressurt inie suffisam nt discerne fa VAn I Ps.-Servius et dont on n'a pas die tum putant quad are | peó I Prueceps uerii... quidam hoc ideo suos parentes invenire cupteout soliti erant se praecipitare qui aut bant. o le aut amari ab his desiderabant quos ama s Virgile du Bun Di a Ainsi, sans qu'il suit Fait mention danporaglicage, small mi el cade, un ancien, exégete attentif | re érai dunt il SO dans ce passage un theme littNot era été prise en cs blablement l'origine. Mais sa e ma pas tante, dont not: lion, (2) parce qu elle mp une idée déconcer re dui pregni 0a: littéraire»,chel'Iiz stoi en cliché aine ins Ee tunt les puetes s joui d'une cert vogue : s Join la raison d'être. Leucade avai zer, elle Ben mans ve avant d'aboutir à la Sappho de Grilslpar hain ipsa legni inspiré mainteS ŒUVrES qui ne nou sont Nous cina gi ae portant est qu'il s'était conserve, comuneitio une trad n d'après up “es par la singulière note de Servius, ient mer pour y tra plongeurs de Leucade ne se jeta pas à la | due la mort, mais pour une tout autre fin. Lru ement à la gtoon i A-t-il existé, d'autre part, parallèl du saut de a PR raire, une tradition iconographique cruire cl M. >. der | ‘ Nous avons de bonnes raisons pournaglees, qui vent nous etre des réuni à ce sujet de nombreux témoig plus utiles pour la suite de cette étude. 4 20 vi pay cib AC) TETURTA:. (2) Voyez le témoignage de Charon de Deferar : extremum hoc munus morienti PLUTARQUE, de mulier. virtute (édit. Didot, 315). (3) RASSEGNA D'ARTE, 1921, p. 44 el note 13. (3) « Je vais me dépouiller de mes vetements et me précipiter dans les flots du haut de ce rocher d'où le pécheur Olpis amorce les thons ; meme sij’échappe à la mort, du moins mon désespoir te réjouira ». E 2 Yin Me elsi us ! Ballieot, Fel toutes chosSesesca engloutissent d'un (1) « Que les eaux nti acce i rpee e roche précipiter dans les ondes du haut Ñ , dit. . us | Suan S, Keb i . Vire id | . SERV t gieb ung Wirk re ande eine Noch il Aent note du 1*,.-Servi plem WELCKLR, op Land., p 111, note Ga, sans «Het la age d'amour d'un mourant. | |

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Il y a longtemps déjà, tions du plongeon de Pierre se fait l'écho. Ainsi les représentaficat ion trés rra auraient, à un moment donné, pris une signi inexp licable. do: et donné lieu à une croyance en apparente e a de r Na confirmer cette hypothèse, M. Reinach est amen wa ss Nu ts ndau a pas existé un ou plusieurs eorrespu M. Reinach a émis l'hypothèse qu'il a du exister « une peinture célèbre et souvent reproduite, ... figurant Sappho sur le point de se jeter dans les flots ». La découverte de la basilique souterraine apporte une confirmation tout a fait remarvien cl Sappho de Leucade, car le texte cité mencione vie Plangron quable à l'hypothèse formulée, il y a près de vingt ans, par le savant archéologue > il existait bien, comme nous le voyons aujourd’hui, une composition plastique, importante à la fois par ses dimensions et par la valeur qu'on lui attribuait et représentant Sappho à Leucade. Ne connaissant pas encore ce bas-relief, M. Reinach attache beaucoup d'importance aux vers d'Ausone dépeignant « un groupe de maurantes et de suicidées qui montrent encore leurs blessures ou les divers instruments de leur mort volontaire ou les objets qui ont joué un rôle important dans le dernier épisode de leur vie amoureuse» (1), Parmi ces « héroïnes « se trouve Sappho, et Ausone prétend que son poème est la description d'une’ peinture qu'il a vue à Trèves (2). Voici pourquoi M. Reimach s'intéressait aux représentations figurées du « suicide » de Sappho. Le fragment de l'Apocalypse de Pierre, découvert en 1886, renferme un sermon de Jésus à ses apótres, dans lequel sont décrits le séjour des élus et celui des dannés. Toute une catégorie de réprouvés sont livrés à un supplice d'un genre très spécial ; nous citons la traduction de M. Reinach : « D'autres hommes et d'autres femmes se précipitaient du haut d'un escarpement, puis étaient aussitôt chassés par leurs bourreaux, qui les obligeaient de regagner le même sommet, d'où ils se précipitaient à nouveau sans repes ni trève a. Puis, le fragment explique que ces hommes et ces femmes étaient des invertis. Comment, dans l'esprit de l'écrivain chrétien, a-t-il pu s'établir une relation de crime à châtiment entre les vices contre nature et le fait d'être précipité du haut d'un escarpement ? C'est parce que, selon M. Reinach, il existait des peintures ou d'autres représentatiens figurées de Ja mort de Sappho, qui,à un moment donné, furent interprétées comme des scènes de châtiment infernal. Cette explication erronée d'une œuvre plastique donna naissance à la singulière conception eschatolegique dont l'auteur de l' Apocalypse CYS. Reinach, Cultes, Mythes et Relip., 44, 158, (2) AUSONE, dylle VI, in prooemio, 31 veAsaDtS au hommes que des femmes pormi les invertis condamnésautre s taxis, deux e ionn ment Le savant archéologue perpétuel, allons nous dont et tion évidemment dignes de la plus grande atten | o à notre tour faire l'analyse. à « Nous possédons, dit-il, (') une légende attique qui est kant le mer fait semblable a celle de Leucade, et nous avons, En autre E AR ah tude qu'elle avait été figurée par Part plastique. is elon aida s rapportée comune il suit par Pausantas, I 30), | nn » métèque s'éprit de Méles, jeune Athénien, qui, n'ayant E ve plus le e sur he Sur r „ mépris pour hi, lui ordonna de monte ran „de PAcropole et de se précipiter en Gus, l'imagoras, roe du » pret à complaire au jeune homme, se précipita dudeLl REFUS Aer » Mélès, quand il le vit expirant, eut tant de regret | f | pastas » qu'à son tour il s'élanga du méme sommet et se int, méteques athéraconté la suite de ce romanesque fait divers. « Les ur (ire) venge os, sniens élevèrent un autel au démon Anter » de Timagoras,et instituérent un culte cu son honneur o, Fait aut prenant, M. Reinach n'a pas appliqué à ce texte ni au texte lai lique pondant de Suidas que nous allons lire, la méthode exege : il e articl e il fait un usage constant dans son remarquabl dont admet, quant à l'origine du monument, Pexplicalin a , qu'en fournissent les deux auteurs : « L'autel d Anteros était, dite la é motiv avait en orné de bas-reliefs représentant l'épisode qui construction », On va voir qu'il est, en effet, hors de doute que le monument élevé à la « mémoire de Timagoras « devait représenter d'une façon ou d'une autre un jeune homme exécutant un jul S Pasi LEON ; mais comment croire que l'exécution en ait AR SOLI pa iu Est, eC le bizarre épisode que Pausanias nous à rapporte an traire, Je monument lui-même qui aura donné naissance 4 untpeupl de « mythe optique », imaginé pour satisfaire la curiosité du (1) S. REINACH, op. cit, 11, pp. 201-202.

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au moment où celuine al ci e comp rit Dinpri plus ; ce ce que repré iene it Qu'était au juste ce monument ? le sens primitif de cet étrange monument Mais, probablement, Vi sentait l'image 7weDE4S Au sujet de ce qu'il représentait nous avons, dit M. Reinach,« mieux que des probabilités E effet, Suidas rapporte la même histoire d'une fagon un one iff rente, avec des détails complémentaires qui jesralesen t palle à une bonne source (s. v. Médx, 03). Meletos était un jeune homme riche et de bonne famille, qui était épris de Tintagoras, Mele offrit à Timagoras comme cadeau d'amour, deux ban _ vw combat ; Mais son présent ayant été refusé, il se jeta di in de l'Acropole. Timagoras, tenant les oiseaux dans ses main s © : bei. , I, SA Fas,nu,xalUGS, thextpudvns 006 ia “er 2 si ov de Tats Film las tri necahiy txutev ». _ M. 5. Reinach considere cette statu e que décrit Suidas « comme uni image funéraire, edo To) 2055, non seulement p: ce qu'elle a été faite pour honorer un mort, mais parce qu'elle na sentait le mort dans l'attitude mème pu il avait dit adien a la vie. » Calo il a en vue de démontrer que, « dans les cercles or fag s et Chrétiens d'un est sortie "Apocalypse de Pierre, un même tie ment parut réservé aux amours antiphysiques, à quélque par qu appartinssent les délinquants », il s’intéress e surtout au fü A que l'éphèbe représenté par le monument se suici dait à la nes d une passion malheurense pour un jeune garçon. « Cet é tha as jetan t en bas d'un rocher, n'est-il pas l'équivalent exact ri iÈ de Sappho décrite par Ausone ? » RE Unt, Mais ce jeune homme exécu tant un plongeon « sur la tete avec deux cogs remarquablement grands dans les bras est a pas bien plus encore l'équivalent exact du plung eur de bt dont parle Strabon ; aa dales UB naturellennent AUSSI, ¿Exmrapénor Guvauivwy He (1)VG Chez cesSont slo xSUIDAS, S, „ee ce sont a ik l'éromènc Ems pt 0% ro aa tga TA 40-00 Ti mr GEL nave . dand + y Th Gnpa weEp ‘4 x (1), et fait-il pas penser à la Sappho d'Ov ide disant à Cupidon : pennas de El l'expliquer, au plus ordinaire des procédés d'excgese populaire. Ainsi fut créé un de ces nombreux contes destinés à répondre aux questions soulevées par un monument dont la véritable signification échappait à ceux qui le voyaient. Le monument une fois disparu, le conte lui survecut, comme nous le voyons par Pausanias, qui ne donne déjà plus exactement le nom des deux éphebes et semble en statue. Celle-ci n’existant plus, le conte se trouve du meme coup allégé d'un incident plutôt obscur et, en tout cas inutile, Nous retrouvons. fortement remanié, mais encore partiuitement reconnalsp=à»m NeTRE le «conte Attique » de Mélètés et de Timagoras sable cependant, dans un poème tardif et bizarre conservé parmi les œuvres de Theocrite, L'/dylle XXIII. Un jeune homme (ici, plus de nom propre) est épris d'un jente garçon qui ne lui répond que par le dédain, Désespéré, Panant malheureux va se pendre devant la porte de Peromene, qui passe indifférent, devant le cadavre du suicidé el se rend aux Thermes Là, pour micux plonger, il monte sur le socle d'une statue d'Eros et se jette à l'eau. Mais le dien de l'amour le punit de sa eruche indifférence : en plongeant, le jeune garçon fait ehoir Ta statue; celle-ci tombe sur lui et le tue (v. 58 sq.) 3 “havéa; dé . intax’ ane apamidos ¿q Hdata: tb Popol dato «ul tape nando rtv bgalier, La donnée primitive du conte est, comme on le voit, altérée par les intentions platement moralisantes du meédiccre poème. Il n'est pas difficile, toutefois, de retrouver, méme dans cette version tare dive, les éléments fondamentaux du récit à le dédain de Péromene pousse Péraste à se suicider, mais le bel indifférent est puni de sa cruauté et meurt à la suite d'un plongeon ('). L'invagination populaire n'a done pas dû être longtemps embarrassée par l'énigme du suppone cadenti ? des i coys des qu'il cous y puis L'or rien ét, porte Porte di dans ses bras A dr au Tai: Po do smi uv» qui ai tack Edad ree Bis Sy Gustugs20 t yop4 Ent ri cqN Mido hi E ipse 5 pépuv d . pis, vz fut perdu de vue par les Athéniens et ils eurent alors recours, pour avoir interverti l'attribution. Mais l'épisode des deux cogs n'avait d'autre raison d'être que la présence des deux oiseaux dans la pita a sa suite et trouva la mort au méne endruît. En M de ce double suicide, on leva (sur l'Acropole ?) une statu e_m tant un éphebe avec deux cogs dans les bras sur le poi ps jeter dans l'abime y xsi Esvixey etudes Tod x Save né 33 (1) Ce trait est l'élément difiérentiel du theme. Le rapprechement Lat par les éditeurs avec Panecdote rapportée par AFISIOLI, Meet, EX at fine, wired nullement topique.

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JEAN HUBAUX plongeur aux deux cogs, et le conte optique, une fois inventé, a satisfait sans doute les curiosités les plus exigeantes. Ne se contentant plus de ce commode procédé d’exégèse, les archéologues modernes se trouvent réduits aux hypothèses les plus variées devant une autre scène de plongeon, encore existante , celle-là, et bien connue : celle de la tomba della caccia e pesca de Corneto. La fresque, bien conservée dans son ensemble, repres bains de plaisir et des objection à cette hypothèse : la mode athea qu'à une id époque [res thermes publics ne s'est introduite en Ha dans omme ‚c yi t a . pesca € ia cucc della u fomb la de celle à e rieur yuste spo miao is statue d'Antéros, le personuage plonge e È cn flots ; d'un côté, il s'élève en pente raide, de l’autre il retombe en teurs ». qui lui couvre à peine les épaules. Sous le rocher, face au plongeur, une petite barque, où se trouvent trois hommes tendant les bras vers N scene se se passe passe à a Leucade ou dans ti liv Se nes west done pas une ordaite 4 l'idée de suicide ou de pu pentes ici représentée ; d'autre part, l'idé de suici supplice exécute un remarquable plongeon. Un autre personnage grimpe sur la partie opposée du rocher, I ne porté qu’un petit manteau 4 sonsacré à une divinité y sente un paysage maritime 1 un rocher se dresse au milieu des plan vertical. Du sommet, un homme nu vient de se jeter et il , n'indique que » la divinité Li quelconque. Ce a . est écartée de prime abord par la présence de plus à l'appui 7 ms oignage de Ainsi nous posse dons un tém n dans les monuments liga ss bie si aus : + es eur éri ant s ion tat sta con ns un plongeur nada e s les textes littéraires, nous trouvo que dan qu'il ne fasse Courir aucun danki sauvetage et exécuté de telle mòe a ait. ger mortel à celui qui l'accumpliss ajent-Hs a € { acte el comment ach att s ien Quelle valeur les anc de trés nombreux oiseaux, tous en liberté, il est vrai, tandis que, dans l'eau, on distingue plusieurs poissons. u voues s relHOUigiS {ro e fuis dedel'hpluists,oirnou e can Heutan unn a ons e des gels I I est difficile de discerner à quelle famille appartiennent les viseaux, mais les poissons, indubitablement, sont des dauphins ('). Br origin celui qui va tomber à l'eau et se disposant visiblement à le recueillir après sa plongée. Tout autour des personnages, volent en tous sens La plupart des savants qui parlent de cette curieuse fresque, pensent qu'il s'agit d'une scène de bain (2. l'hypothèse que l'artiste a voulu nal (#). D'autres ont émis représenter un supplice infer- Mie Heinemann croit avoir sous les yeux une ordalie. Wilamowitz ( s'élève avec une étonnante vivacité contre toutes les tentatives qui ont été faites pour mettre le rocher de la peinture étrusque en relation avec le promontoire de Leucade 1 il ne peut etre question ici, d'après lui, que d'une scene de bain. L'auteur de Sappho und Simonides signale cependant une grave (*) On sait le role que tient cet animale ami de notre espèce lesbien du » dans le conte plongeur sauvé », La version la plus connue de ce conte est Paventure W’Arion, qu'Heérodote rapporte comme une légende de Lesbos ; mais dans le Banquet des Sept Sages de PLUCARQUE (20), Pittacos de Mytilene raconte un autre conte lesbien, où un dauphin sauve deux amoureux qui s'étaient jetés à la mer, Cette fois encore il s'agit de monument figuré, de méne, du reste, que pour la DOTE, 1, 23). Cir, WELCKER, AZ Schriften, 1, p. 94. nouveau dex liquer un légende d’Arion (HÉro- (*) ©. MARTUA, L'art étrusque, p. 406. Cir, MARGARET HEINEMANN, Landschaftliche Elemente in der gr. Kunst. Bonn, 1010, p. 48. (2) WEEGE, Etruskische Malerei, p. 34. (*) WILAMOWIIZ, op. luud., p. 20. < te admet a c moment vo Von pn pone,obsnoncurspasquun'a myt he vu i none A i n an siete uel i rituel, un rite, dont la significatiorem par le de l'importance prise postérieu ent a dunne nalssance.

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JEAN T-HRE. GeEx IH. Le plongeon , rite d'initiati on wn encore, nou s avons plus et savta ons e ‘Athtines mie ux que de ‘fe ww e i Mel était ze simples conjec tures: connu ef pratiqué s t à Da ng er s a Ro te cre , par un e sec te rel igi eus e ele eftudiós par tuelle sagaci acità te. L Le k texte O L A |e | plus Plu s Lobeck (') ave c son h abira imp TiRIEtS e Juvenal, ort ant est cel ui de Palin secreta col ue > ici Comme : Aus NE Go un t org ia taed La aptae tassare Cotyton (2). : seholi kusen a glo sé ces deux vers : « Baptae ad imitationem Pani ( esertbuntur ab Eupolide, qui inducit viros Eupolis comvediam = ue whee Buptae autem molles. Que titulo Précis et rt n qu Alcibiade tira d'Eupolis, un détail deyalag, nb AU Fu qn Quis CHUN Hon dixit Birch, civ +7: Ae a ade navigante in Sicili e cd re? » (3) am detectum esse in maconne ne episode de la vie d'A lcibiad fait initier den fort des cérémonies et des im g r È PR) . ay Alcibiade se avient du reste très mauvaise nà sinti. bi | hit Le ei oat Re e Wobliger le Sat iba ae =... at? s'était x le Quant aux m N "RK Li an Agl aaphamus, PP. LICERON, ad Au : e : le mal plongeon ee HL È Us 1007 poss Ts Li” I, e: a, ré | i n n da se donde ne. farce Y yst ; ere s dea Co ci tyto ‘doe O, Jaun-L io, 3 4 MOQUE ita croire que cette Ve ngeance ava it pls de frayeur que de ith Q plus à irique à Keramag au de Cotys, Ss, l'a ‘ uteur d' gluuA ) Sur le réunions en orgies abominables; en cela s'accusait davantage encore de Cybele et de Sabazios. leur ressemblance avec les cultes phrygiens Au reste, le culte de Cotyto n'avait rien d'officiel à Athènes ; les S14:g, On sait que l'initiation par immersion était pratiquée dans diverses sectes paiennes qui florissaient précisément à Pépoque ou fut construit Phypogée mystérieux. Tertullien signale des cultes étrangers où le rite d'initiation consistait en une lotion : nationes extraneue ... sacris quibusdam D'autre part, on pense inévitablement au rite d'initiation des communautés chrétiennes, qui commençaient à se répandre à cette époque, Par son num meme, le baptéme semble évoquer l'idée de plonger (Zarto), mais rien ne nous autorise à admettre que les chrétiens de l'Église primitive aient jamais considéré cet acte comme un plongeon réel. Les nombreux textes et monuments figures que nous avons conserves à ce sujet font voir que la matière, du sacrement de baptéme consistait pour les premiers chrétiens en une simple immersion dans l'eau, repelee trois fois et accompagnée d'une aspersion (*). s. v. Kolys. Bu 1% monie consistait en un plongeon et exigeait sans doute la nudité complète de l'initié. De là, d'une part, d'inévitables calomnies et, d'autre part, de réels abus de fous genres, qui firent dégénérer les (2) Ctr, Rapp, dans ROSCHER, Lexicon der gr. nd vom. Mythol., 11, 1398, (2) TERTOLLIEN, De Baplisme, 5, dept e par Loner, op. aud, dl, p. su GROUSE, Mist, de la ditt dant très exactement à celui de la déesse Cybele, veneree, elle aussi, à Athènes à cette époque (‘sous le mom de Grande Mere. Il explique de la façon la plus vraisemblable pourquoi les Baptes furent accusés d'avoir des mæurs infámes 1 leur principale céréper lavacrum initiantur (*). | Lali, au Moye n de ces textes et q autres moin s f reconstitue co mme il suite ¢ ra Alcibiade s'était phamus établit clairement que c'était un culte thrace, corresponau monument du plongeur, perstrinxeral, necuns ke sit, ce quani ao Alcibiade, quem praecipue par rapport à tonnes la A autre part, Cicéron nous fournit 31 mystères des Baptes Weétaient pas une religion autochtone, leur trequentation était réservée aux seuls initiés et, sal y a quelque vérité dans Panecdote reconstituée par Lobeck, Alcibiade, en s'aftiliant à une secte étrangère, dut scandaliser ses concitoyens. Pausanias sait encore que c'étaient des métèques qui « rendaient un cuite » Lu l Cecropiami soliti B von LE PLONGEUN RITUEL rarict . ur, ère VII 1019. and 586, duligue atte (2) CL L. DUCHESAL, Les orig. du cnllechrehen, P. 297 54.

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srémonies d'initiation à leurs mysteres chevet pa are Les cerenon' y simulacre de plongean qu cons On pourrait done croire que fes initiés ct les mystes qui se réutitu SEO plongeon, acte rituel primitivement indispensable pour être reçu e at€ ql valeur il pouvait avoir dans Pespril os ee ti d'initiation dans leur secte, une simple lotion ou un simple bain dont l'exécution devait être bien moins compliquée. et des mystes. À premiere vue, cette hypothèse, qui a pour elle Ja vraisemblance, parait confirmée par les précautions dont s'enteure Sappho, dans la grande scène de l'abside, pour éviter une trop brusque descente dans les flots, Cependant, il ne nous paraît guère possible que le saut de Leucade ait pu devenir, si peu de temps après Ovide, le bain de Leucade : on ne s'expliquerait guère l'évocation d'un souvenir aussi précis dans un local où se pratiquait une simple lotion ou une aspersion rituelle, Du reste, s'il est Vrai que la Sappho du grand bas-relief ne se « précipite » pas dans les flots, elle n'est pas représentée non plus cumme se disposant à entrer dans une sorte de baignoire, comme une dame romaine dans son caldarium. Elle se laisse choir dans les flots, en une descente lente ct sûre, et Pinclinaison de son corps montre bien qu'elle ne s'attend pas à entrer dans l'eau de plain pied. Le Triton semble s'appréter à la faire basculer dans le voile C'est done bien un plongeun réel qui est représenté au-dessus de l'abside > ce n'est plus, il est vrai, un saut vertigineux et redoutable, comme celui de la fresque étrusque, mais bien une chute cependant, idéalisée et, si l'on veut, confortable, mais toute différente de "action d'entrer dans un bain, Le seul fait de montrer le personnage principal avant son entrée dans l’eau indique bien qu'il n’est pas question ici d'une simple lotion, ni d'une immersion ordinaire : les représentations primitives du baptéme chrétien nous montrent toujours le catéchumène pendant qu'il se trouve immergé dans l'eau baptismale, parce qu'ici le rite consiste uniquement en un bain et ne requiert pas une chute préliminaire dans le liquide rituel (4). Il faut donc croire que les fidèles de la basilique souterraine attachaient une importance toute spéciale au rite du plongeon proprement dit. ()L. DUCHESNE, Les orig. du culle chret., y. 302, se à fout Ie rin it essentiel de leur étrange liturgie. Mais agli blablement le jan cet acte a pu Être considéré comme vii M 5 nissaient dans la basilique souterraine de Rome avaient substitué au qu'il a préparé à cet effet, aCnITE

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JEAN LE PLONGEON RITUEL HUBAUX Les effets magiques du plongeon Pour répond ponre à celle dre mn à cette nie = questi question, nous disposons en me Ri bien ’ reste ie conn . u :oe l'hist he oire i de Thesp d'un rituel texte fort ésios, rap a 6 lo que dans son De sera numinis vindicta (1) Ce l core US diversgsavantsS quiquise sont Mt ‘ occu pes pés cit | Wont pas disimportance de certains dei itils, | dont l'intaérêt va nous ; de ce rare ala lecture, Nous le résume Nis en citant renmlarquables, re appales passages les plus o, avail E to dsl partie de sa vie dans la tiran tata, H iid fecnurs ae out Sun bien ; pour reconstituer sa forthan, n Aaa ia cumuli la ah ay; Thespésios, on tore ‘gh divers et les moins serut ae “dico + de temps, sino vi repre here reputation bien ¿tabli ri m s que lui tit fatta Per Da n lu rendit plusHW famenx que onla réponse avait, ditehe elimar la S cn Aitplilugne, cnvoye ENIE A, | Pave il vivrait micux à Pav enir qu n'avait fait a le passo L'oracle répondit que cel a prediction Sant Pre E s'acc er tira mieux après sa mort Lou ero a ruehyue sorte peu de temps après N Dur dssuz élevé, la tête la première, sí “eh seulement uneprépara Usure, Matscomme mourut (2) el pe, GeArter it à l'un» se on ia dejá, terrer, il són ef il se fit dans sa vie | y en peu de temps ses esprits el ses forces ux, » merveille ae Mi plus‘dee Plutarque, develop 7 ih dete romo ss ems teat alo n ne raconte que Thesexistence, fut aussi bon citoye eat Bd wes ì ” vara ses UN FAT sujet, N’en pouvant ihe hee étrange Eure at vo comment s'était produite une si répondait : « Il u sait wean se, el voici comment il leur oment où il perdit connaissance il s'opéra en lui re (1) Phot, De ser vind., 22 sera nin,n de E Le traductio R, la lato MatiPEU (résumé pi nn par Mac ¿CHIORO, Zagreus, p. 200). ets re ) Nous traduissons ict te nt que Ricard Xacteme adulisse ila mentplus : narevepfdli ecro}vi rt: ne s’agi,t que d'un dv: inou le texte , Voici banalexac tie idea u tpaù 10 : ADV, UU Yivopévo av vida ss 4 f0eie yapek Gpo LG TIVOÀse? ; + ¿EdU v tauvo AS TARY abt s dviipe veyzparoe. s dia ave, xal tpitatog On TEPL TAG$ tapeTapas auta re,» ın 41 protve tout d'abord un pilote changement comparable à celuide qu'é u; qu'ensuile, yelaı pen à pen précipite de son navire au fond l'ea t parfaitement cl que, son Ame relevé, il lui sembla qu'il respiraiuniq ue, il portait ses regards sur s'étant ouverte comme un ceilvit plus n des objets qu'il avait tout ce qui l’environnait. 1 ne d'unaucu e prodigieuse grandeur. + coutume de voir, mais des astresplus merv euses les unes que les et bien d'autres closes encore, n deseill astres, l'esprit de Thesautres. A travers le lumincux ocea âmes des morts el assiste nésios arrive naturellement au paysnnaidest plus s ámes el s'efforce à leurs diverses évolutions. | reco tout à coupieur il en remarque une vainement de leur parler, lorsque, ses pare, nts qu'il n'a guere de qui vient à lui ; c'est lime d'une que nt est mort alors que eu le temps de connaître, parc Mais ceici,pare il faut de nouveau citer Thespésios était encore enfant.e sapprocha : Bonjour, le texte de Plutarque : + Pám re nommer ainseti, luiil ditdit a cette ame hespésios. Surpris de s'entend Thespésios. C'était autrefois qu'il s'appelait Aridaios cl snonà l'avenir vous porterez celm de votre nom, reprit-elle, mai mort. Seulement, la partie intelli Thespésios, car vous n'êtes pas ici par une volonte particulière des gente de votre ame est Venue e corps Conte dieux. Ses autres facultés sont restées unies à votr une ancre qui le retient. + pésios visite le monde de Sous la conduite de sun parent, Thes e ayant disparu, sa vision l'au-delà. A un moment donné, ilsonarriguid aux endroits redoutables se transforme en cauchemar : leursvecrim dans les tortures les où les Ames des pecheurs expient Thespesiosesreco nnaît son pere (0), plus variées. Parmi cese damnds », une action seclérat ée secrete qui lui avoue avoir commis jadis es d'horreur de pluse rest plus conen sur la terre. Après d'autres scèn la vie; son áme est, el quelque fuses, Thespésios se sent rappelé à de réel et il se réveille iu mer sorte, aspirée de nouveatl vers le r,mon ment précis où on allait Penterre histoires Si cet étrange récit était unique en son gente parnti les «ens, NOUS auteurs anci miraculeuses » que nous ont cunservéesrdelesfant aisie de Plutarque, serions tentés d'y voir soit une absu commie le pensaient les soit, tout au plus, une allégorie incohérente, de Pinexplivable ait situs parente» inventre du Pseu suuvientp. 29). (1) On su dess Servius (ci-

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JEAN vi premiers commentateurs du De sera muninis an @ untints vindi St de an is oan geh fe au pays des âmes Tet Theespés en ios est ici République wet hewn (Er que raconte | laton à la fin de la Apulée dans la Métamorphose pone HAVE nt résuméedepar magné tisme organisée par Cléar avec le récit d'une séance par Pruclus (4) ua an en presence d'Aristote et seppur la relation taite par = i de commentaire à l'histoire d'Er avec prouva Timar ge iM ce qu'é de ate onioss, (*)e arque Pantre de TrophPhone on const que toutes ep poli présentent éléments es des elements Ses » communs et suivent à nt a peu près le même processus. ’ ne è yen dd'u mo au une sense ; | us in: te et nat te len 7 lane un arme. Presque toujours, tin choc ou th tone =. > Anesthésie du sujet ol Menue : lv Anesthe de bataille tO um coup et est laissé pour mort ra ni le fon ein 9: Cléarque, pour obtenir l'état d'h n Pagni: que Praclus : bu lui sert de « medium », le frappe br eee + a D de Trophonios, Lou ane Rioni rim De Pantre cus crâne, accomne da oe ite TE per sion du bafiôoç) et ge le bätou-qui-fait-sortir-äme (+ po vi LLUEROR diet, Aula we ensuite de la même manière nità PU iller le des Siok : ca fecte de garder le silence. le plus re ligieux naau sujet ¢ son initiation, mais v l qu'i ce als les sen apprend surer à uvéeess dans la| sui j nousentièreme witsons épro sati sen nt ivé .rien suitens deconcorde s laveno er nous rist les nt avec parler je La d ires dont * a e it ry “ae en edemerveill phaà setravdeersceun« cont eon is posé l'ex imavinaire ar mon e pyag SP IIS où le voyant d'abord des taches lumineuses ln s’he ; tpuis, s’ha ) 5 ( rees colo l e le s si el lequ | s dan u peu:au monde nouvea nt,peu; ià en tuare aa pe x» est toujours après ‚I voit des scenes de supplice et, ‚ peu Fe " bai res,tinct s, des spectaapre u e p s. confus et indis s 4, aang Res publ., X, 13-14 I PROCLUS, lu Ren Li dissertation doct we i ioe : Essai sur la politique ppr de goricienne Lit, a n doti mu niae Va sur Inyez | thèse annexée à f 3) li De genio Socr., 22 a f SorUr, 22 : tr: » Ame 4 x TAnyetons, x UT., i De genio Pogi grigi Hs KEGIATS ativ Quyriv. G, ia CL 242 cdaae ager Tas1, fapa e dec dtacber Pont ophontos. MUSÉE BELGE, 1921, pp. 209 22 Enr scusato à ‘eth t dede lal: variabil ité de ceses Au suje des(*)initiés p . 20921, 4 229, taches , es tach » Voyez MACCIHIOKO, Zagreus, p. 203, Bai ge les visiuits vuye y ; sa Proclus, RISE, 43 long. après un te mps plus où meins d'u 30 Enfin le sujet revient a jui,ouv ne le é Pimpre ssion indubitab et se remet à vivre, ayant épr tes les apparences extéericures. nt donné tou mort réelle et en aya s : "oracle s mérite d'être texamieminuxé« deaprpre Le récit de Thespélesio« péc qu'il serail es r » vivrai ayant annoncé quephétie se heu a fait remara d'une façon tout élé mort », cette pro s choit +réadulishau ne certaine vationjou»terel: quable : Thespésioier » (eis spéyuhov)t. d'u tarque a soin d'a peut se tombe « sur le gos en recevant seulemPlu Cela ne sans se blesser, mais'ils s'agit d'une chuteentenunavacountp.«la téte la precomprendre que duit Ricard. Cette chute produit, à en croire iniére », commeefftraets bien déterminés: 1" Thespésios a L'impression Plutarque, desnaissance : Son esprit « tombe hors de son corps », de perdre con pérer en lui unensftraormnsfatiormonaticoonmmd'ue nede dit Plutarque ; 29ciaillesen3 ilt ens'ofut de cette tra nu fond del'esti("). nature toute spét un pilote précipité navire celle que ressen endre par la? Hesdet son celle bien probable que par Que faut-il ent que se proposait d'a se ren ider ses lecteurs a chu comparaison, Plutarngement opéré chez The te : sa par s sio dre compte du cha leur esprit, le fait de tomspe ait dev mer la ber dans s c'est donc que, dan ment profond ? répondre à l'idée d'un change + c'elest que MITOS endant, est possilibsub Une autre explicatifaçon,on cep stitue à curun récil moral et», qu' tarque arrange àilsatrouve dan es s sa « source destesnot. qu'il juge tains détails qu' moins compromettan cette seconde plus simples ou, peut-être, plu à adinettre it, non de utant s portés Nous sommes d'atar nt son réc de Seraconte qu'il tie hypothese que -mêPlume, que e d'un ami de Therspélaqsiouels,le don ‘Thespésios lui st probabmailems ent nar la ration son pou conde main, C'etée, comme le prolauveraiune ive de Penent att e tur lec sen pré est mal naire engage avec l'âme de son parent. Celle-ci tretien que Jeditvis:"ionBonjour, Thespésios », il répond : « Je ne m'apIni ayant sios, mais Aridaios +. - + Qui, lui répond Pame, spé pelle pas Thevan st done que le C'e » s sio spé The as ler pel Cap tu t éna dor s mai seulement at étéun trataitnsfd'uormnee nte aventure,qu'non héros de cette étosannachu te, mais encore (el c'es moralement par e), il 4 changé de nom. évidente importanc t ine waepenhs v tov ata atos ou petaa sud ty. ésy ys (1) imei yap ibimeae vò qpo16sobmpw ing tov obtws tig jsulov anoppuyÔeis mabot

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JEAN Nous potivon i ql — drangen, m En msi, en les plaçant dans | psychologues qu | sera possible, quand il Se corriger ; Poracle répond : « Oui =: fait une chute pe mort, Peu de temps après eo s'être entoure Macchioro (2), qui Pa étudié tout spécialeme nt, apres Bien qu'on ait d'une documentation aussi abondante que Y arióc, tifique de et, à la suiteaisdelecetnunpare 1 a Plongeon dans la mer, il 4 Pq% ; en a devient pieux et Vertue € Thespäsios. C'est sous ce nom qu'il et il | I re morte, et qu' on tl eil U est ‘ Sil s'agit d'un accide nt ban7 al d'une chute suivie SOIENT prolongé, on compre ana que Ihla victim e oe d'un évan ouisde att deja fait tous les appréts | ait été e Gli expliquer le cha ngeme ut de no iSidérée S funérailles. m et la métarale de Thespé sios ? devient à la site duya utp bee d'Apulée apreset un sonSujet initiati aa de piété ; un modèle h ite dan ne t nan l'un et Pautre jas af ; MALA plus surpre icures ef simples, plus proches véritablement et à proprement parler, une réalité. » Faut-il croire Que nous da la conduite ta plus ondaa. u de Plutarque est wots ee en pleine fantaisie et qu Ti nach Non, car ce récit © toutes pièces pour impressionner et re 1 ; portée neu Ea pie MIRI, Caractéristique toujours à eu role Pato ee it dead $ Sans aucune vue scientifique de son extase, des précision Es ©Visionnaire a obtenu, : : "s ta rate de sa bransturativtien thet Sguliérement complètes ici avec la partie pensant ir > ri volante des dieux que tu ture tie unt- aces, ‘inns y ( + ten ame; l'autre partie, tu Pas rss ee ons ia Corps "('). pens se phra Cette toute vraisemblanee nen nous livrera la clef du mystère, Se rem en présence reti 'S sommes cas dede réincarnation, Dreux cas de « icipalinwénés: ce d’ E un de ces nomprocédé magique ayant por q ‘ palingénésie », obtenue par u personnalité. que a bi put de produire latermes a saisis de€ la sigration e est u depeint ici en des désinté Ge plhégumtin en connu des savants modernes ’ tant dra es . =: size: puoif} CIDven Diu y dida zaz,Bui tellum A tor‘ Gancp dep si ppuvow potpg Ar fapPozi 7 1È: O'adAny UT, ey Tip guy l ET à ur 3 Pr at: xatahédorrac , scien ¿mis des réserves à ce sujet, « il n'y a aucune raisoen qu'el le consiste douter de la réalité de cette « palingénésie », parc la personnalité, phéen dernière analyse en une désintégration debien connu, Au cours nomene psychologique ou psychopathique à la suite de sent leme de ce phénomene, qui se produit habituel otions profondes de cousses pliysiques ou psychiques et de comm sont désintégrées et la l'être, les fonctions cérébrales superieures ée. désintégration personnalité du sujet se trouve ainsi limit àUne l'imbecillità, mais, de cette nature, sí elle était totale, porterait ellement, que dans la plupart des cas, elle ne se manifesteicuresparti lexes, comp el suspendant l'action des facultés mentales super mais laissant subsis ter les fonctions infér ngentsie est, de la personnalité de l'enfant... Hi la pali fication pout tans moraliser les lecteurs ? p ait dans les « mystères antiques » ("). ouvrage récent par M. Voici comment il est € écrit dans un me lui est pas site a débauche, fait demander à un ra , e des ethnologistes, et maintes fois déjà les philologues ont montré quelle place importante I occu u peu, volontairement pue Plutarque a narrés en les embrotmillaut da apres avoir vécu dans Ms : Un homme, du nom d'A porte désorm 45 LE PLONGEON RITUEL HUBAUX Fa Le péripatéticien Cléarque, sen ble-t-il, en savait long à ce sue a transmis la jet €) et la séance d'hypuotisme dont Proclusbatnous d'établir par description (4) n'avait peut-etre pas d'autre ies que hiques déjà psyc une experience prabante la vérité des theor désintégra tion de la élaborées au temps d'Aristote au Sujet de la de cette époque avait sans personnalité, La curiosità des savants d'hypnoses ct de Visions cx doute été attirée par les phénomènes des fidèles en certains tatiques, sur lesquels reposait la confianceatio ns du « surnaturel ». cultes mystiques et en certaines manifest érie avoir L'antre de Trophonios et ses révélations myst uses parait spécialement retenu l'attention. (*) , croient à la palingeLes peuples sauvages, encore de nos jours Lex rites de passage, s dans A. VAN GUNNER,(Bari () Voyez de nombreuxet texte , Laterza, 1920) ens Zugr O, HIOR dans MACC , (Paris, Nourry,2571909) sy. pp. 152 sy. et te (meme éditeur, 1922), p. lt. parle Pechos. Voy. plus haul, dont you, Un mepi (3) D'avait écrit un traité (2) V. MACCHIORO, Zagretós, 160, et Esraili (+) Voy. ARM. DELATTE, luc. «il. (2) Ci. G. Dossin, loc. cit.

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point . le palas culminant, le but supréme des rites est nesie reelle :nerellepaar ee Au cars le ces pa a “ Mystéres »(!). une extase aussi,eg prouvent, eux leur tat de transfor ner complètement a pour résul qui Au + . nn le bo à laquel ée Ndem pur dy aenoviappel on est initié de la façon par é gue) x Le ce, sur un signe donn a (mys te detagoTara Dose PR dans l'état de mort: pour a précipi itle soGang "lac: sent E tale Lotion agli une place quelconque, d'une ma a 47 LE PLONGEON RITUEL Enten re fait le simulacre de ses funérailles quit est mort, Pieri 7 age comme un cadavre, On dit de tui bla ve flrs ar È DA i variata nombre d'autres aspirants à souvents tequelque résul en l i el e gent ce ca actes culle virte d'Uya sorte une ainsi restés kurs dane l'état de hort tes À Apres étre nuentde nt, Us revie rensprecne chez cux au demiliefate,u deHslaagis etRn tus revê tous, de se égres de l'all leurs hahits Fun s'ilsnts,revenni aient aesrtoutpuscomleurmes pare :leurilsétaimentBeina E e mond autre des un auc objets qui | mangerse Ch a n mr ple nous is Cet exemqu'il é en raison des pun ty cine d'étr mentionn analogies os, portéeanalogie”s pési la Thes ni de due ri | ten ae l'é er reste du gér exa o dontChezil ned'afaut d te n me es utr e un RE VAGUE, si faut as ES e ensitua!croiredamelesderécitsu pi et des ctimographes, le même Loles Sterne nee A d'initiation, ct nous voyons que les dune aomádo Eté ot ri cine Jes Novices entrainent pour sani. : ils out tout oublié de leur existence anterieure, on te durable ner à nouveau la marche, le ous enseigles mani, pure commencer me à fleNescafo tetcom tou e, gag lan ne à ot avec du lait du miel | se Wa, : ‘roire À M. Foucart tales lens soma lief croire à la sincérité de ces initiés afris'ils présentent toutes les appa nn tres bien n'être que simulée ; aissent comune ren ils qu' et ts an nf 'e qu nt ta en s rt mo nt qu'ils so et membres de la communauté » Mm? homines lication, M. Macchioro oppose quelques questions-s A cettees exp urquoi iutlesicufetsesicheurpour po : re nd po ré de ile fic dif ait ser il ll ue xq au ogues s'entoureraient-ils de précantions min onnel ? mystag les novices un État qui ne serait que conventi i amenervr, aichseezmblable, d'autre part, que le caractère fictifsoidet jal'omaublis Est-iluvé par tous les jeunes gens d'une tribu ne se admettre, éproélé à aucune des initiations ? ‘Toutefois, on pourraitophytes afrirév ueur, que cette vraie comédie jouée par les né s objecà La srigserait faite elle-même d'une série d'actes rituels, FoLeucart ne cain oppusees par M. Macchioro à l'hypothèse de M. us, que Si tiuns pas décisives, Mais il nous semble, quant à no r leurs sontnodovincces des religions barbares prétendaient indiquerilspa renüisles ées qu'ils sont « morts en tint yu’enfants el qu' virile, un simatgrcomme hommies", ils alfecteralent une démarcheites el aux sen au lie u de s'abandonner aux infirm caractères huagumierrlii,antes de la premiere enfance, faiblesse uvée par les sauvdeagesla ro ép e si mé an te cet , vu l'a on s, D'ailleur alscınent par les theories lors de leur ininttiaemtioponras'inexe,pliqLouuet aulas bien du reste, que les co psychologie» extatiques dans les religions de l'Antiquité. ntegra« absencesbien n'est-il pats nécessaire d'admettre que la desicoup star Aussi t el à tion deyelan pedersonlanaselicotéuss'ose btiphentysiqauuetoqumaeticoqumpemorentait le moritinuels, deha au moiation. I suttit, d'avoir Ghabli que telle ait, aiC'est encore l'init des initiés dans les cultes antiques, COMME continent croyarice un cogne pour les tribus sauvages du de nos jours, africain. ti Yan arene vili extérieures de gens qui suraivi t leur lanerguece ina nom etd'exprim | PAE serait-ce pas tout Simpleme nt ,uneleurmanière A Y Frazer, CLS. (*) L'AL | GOBLET ; 25-272 plat ee pira VIELLA, dans la Rev, dei » 1902, pp. 3-10 sq. RICH Eine Mithrasliturgiv (Leipeig, 1903) TM Op. cda pp. 21559; DIET Macett e oro, ‚ ZLagrens, y. fi(2) CL Zun ; el Y , > (1) P. FOUCART, Les mystères d''Eleusis (Pa , 1914), p. 110.

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Pm r les poètes au les conten Il n'en va pas de même mepoudu mu eg: Alonte» mul qui ut «sa the le sur ent dèr bro qui JEAN HUBAUX ‘s cia nes ans, |dl y 41,: cn CHEN, dans lesÈ romans, et > Tous ces rapprochements et toutes ces interprétations nous amenent à proposer une hypothèse que nous croyons neuve au sujet du ° bien il à vite et dont certains, peut-être, ne laissent pas d'être suspects; toutefois, de Sappho ? S'il s'agissait, comme le pensait Strabon, d'un rite apotropaique, ne, cette donnée primitive la matière de récits, tantôt édifiants, tantôt romanesques. Pour les moralistes et pour les poètes, il y avait deux categories de personnages pour lesquelles «le plongeon qui donne l'oubli » devait présenter un intérêt tout Spécial : d'abord les « pécheurs », désireux d'en finir avec une existence dégradante et souhaitant Wen point garder souvenance apres leur conversion ; ensuite, les amants malheureux avides d'oublier leurs peines dans ce Léthé accessible dès ici-bas. Les auteurs de contes moraux, comme il était naturel, n'eurent garde de perdre de vue la notion primitive du rite, et c'est pourquoi l'aventure d'Aridaios-Phespésios, telle que la rapporte Plutarque, est, au fond, moins compliquée qu'elle ne paraît à première vue. Comme Apulée dans son Ane d'Or, Plutarque a soin de choisir, pour en faire le héros de son histoire, un homme ayant vécu dans le vice et le déshonneur : après sa « métamorphose », le pécheur devient, chez l'un et l'autre moraliste, un modèle accompli de toutes les vertus. ons È ienfaisant., a _ pe 2 ; arta faveur d'Apollon, rapporte Ovideit « fa (s Te ta par et a t quel sau a accomplinme l apres du « elle c ulcux est allée, Je rite traditionnel, in ci er Elle est allée oubli ait fourni à des imaginations ingénieuses er Lil est Upris. hienfa pour y oublier Phaon par > plongeonLeucade oacours sl e au i sensationnel ; mais, s'il est vrai que le plongeon, rite d'initiation, complet de toute la partie de son existence qui avait précédé la cérémonie, ou cangoit sans peine que, dès une époque assez ancien- D Oe Tes sulle i ment appelee on ne voit pas comment il aurait pu donner naissance à cet épisode avait pour effet de provoquer dans l'esprit du myste un snai class à lain digutatéc:urelle était tout e atiftf , Sap e citific 10.e sign | r € pho manmmnaeaeperSap le Co sonpnag nde práchenesse,, cox qui avalent en fois grande amoureuser ciungra \ a ippelee à deveni e célébrité 9, uParle ce oc Pea ant comment à roman tro c cti € traadi les con ites, es, les rit on ne fui contestera peut-être pas le mérite d'apporter une réponse Pépilogue du 1 magique, avi a soit plus romantique, gu encore La trons ' men ne t ce qu por ld ent dann, dans moins pessimiste, Et c'esqui appitte mystère de Leucade, Cette hypothése, il est vrai, peut sembler assez fragile, étant donné qu'elle repose sur des textes hétéroclites, plongeon, i : où bien pique, Je souvenir de Petre à de retour Fur regio paye safin, ilda Hit pa ee yar ame aperaliar ws 5 cul au, ; ré dési li l'oub men la on Bt vuve dans ait miunten de celui ou de eas un les, on a vainere l'indifférence Et qu'à la premiere de ces Lets MIA i pu se greffer, sur le rite du :a ut passion 1101 echaufaudee st Me ser de son ans cibles à une intrigue Pamourenx pra, pr Sind y cn V. Le sens mystique du grand bas-relief satisfaisante à la question souvent poste en vain : feto sup > ans les poèmes et dan . x 4 at 1 . ks dle ; I rr 1 » conteurs crotiques PRET À. ét, AV ‘it imaginé Sabinus (el ceci est uni ee td rocher de % ar «1 mn € eS - | in 4 i 1 ; u de sus 7 read pour chercher dans la mort l'oubli \ alexandrin) y € - elle s'est precipitee y du raconte. Grillparzer au AR? SRE aule dans “A . n > LA L (i, 6 ba j ‘ - > Sess 1 side vucade haut ‘ x la traditions relative “LL @ umiftiites Pr AU ONU A ‘ » Lesbienne, ori Le : à la biographie de la grande | mais ne la : fait mourir avrai,Lulu pelle ait survéeu au + SAU ui > alt quel e ne dit pas ‘poet i . alien er as non plus qwelleten Suit morte. 2. iv " m ans ‘ son an!rai Autdestin hesonEmr épitap une sé compo (2) pe der mention 'Lasaire i 5 de monde du s n i o m > : repuseri | mons le cui h EN Getiye de la son de ate wee poelesse, sl. | suicideel e non pas À un cénotaphe, Mas à une un uf peer Pa réalité le corps de Sappho. Il ue croyait ns | qu ap cu mera par a la mer. ala Sappho Et dans les le pocte tin se vers © N full l'écho d gene a la sinn une ’ muse . N pe A 95 Esa ae = L Acids AZe fet palat., VU, 4 ere . Auth. al, "1. Schriften, Ml, D. Nemo sé Sapphe ie gramme, Sapp “ate cnterree cu aurait été enterrée D'après vette ent Éolit : Ú e.> Cal aiblement alN LesbosN men Attf At wae vrai alseanbl

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JEAN HUBAUX lière d'après laquelle Sappho aurait péri « sous les flèches des Lesbiens » : lesbiacis Sappho peritura sagittis (*). L’iconographie, elle non plus, ne nous fournit aucune indication au sujet du « suicide » de Ja grande amoureuse. ll y a bien, à Rome, une « Sappho » en bronze, expirante, échevelée, rejetée par la mer sur un récif, mais c'est au Musée d'Art Moderne (3), En fait, l'épisode du saut de Leucade fut admis par tous les anciens, au moins depuis Ménandre, mais chacun le traita selon sa fantaisie : les comiques y trouvèrent le sujet de scènes amusantes, les élégiaques y voyaient un thème romantique, les lyriques, un motif sentimental, se de l'énigme soulevée par le a tate mue miri à celle Onqu'ilsait,avatt dit ee a d dans la Revue archéologique. co anon tjed'abor quelle valeur les Pythagoriciens anbauen‘ dewulopper an de qe pl rer > nenériguts, Or, deux vers célebres nt Hu Mi en des pretendants, les dépeignie Ame a parian N ‘n s sind le cours de Océan, ul, parties pe évoquer dans l'âme des adeptes de la secte qui avait pour local la basilique récemment découverte. C'est, un s'en souvient, la question que se posent tous les visiteurs : pour quelle raison les fidèles qui se réunissaignt dans ce Sanctuaire avaient-ils réservé la place d'honneur de leur temple à un bas-relief figurant Sappho à Leucade ? 4 ie ci ' sen ie ” s'@oignerent a travers les partes du uh la prairie d asphodele Lars, ds ne enfin elles entrent dans es qui ne sont plus da hommntateurs (E) Ne tardèrent descomme ges ima e c a p = a se les e, attendr oy su itent qu'hab qui n'était peut-étre sy Comme: il fallait d'Homere, ne mer, |: A, ur la e.i Lencad rocher eh Aeuxzs er & ie Le identifi à pas llredeFin ure e ebr cel le e c ave a, 3 e nch a bla nc he qu'une simple, « roche bla e ge pia wre ‘ Demandons-nous maintenant ce que sa représentation pouvait " ns, © CEUX que,ité|s duLan sel Et Peete | fe Done, pour les Pyt5 hagonorilacieTeglég elende,» preprécipcipile: taient, sel Quers s'étal cou s les partesCudumoatSol,eilquellei t alles vercon la me r, sen étaien T re dans „toi D clul M. sait foi, On voit, nv „texte homérique €oh fai po al attribuen au su | ail. rythagoricienne Ni ; nn F | . publication, avait déjà pensé à l'explication que devait proposer VIctitltes pavai arin) des cund ins celebre » signification Pex pe PI? la PS uile été t en , esse paét la : ho » ide de Sapp en des row i ‘ neu, ce dans r d'Eros) qui avaient voulu mouri u YD US ya ye M. Densmore Curtis. Mais il abandonna tout de suite cette inter- ” | ° Fornari, Je distingué archévlogue italien, qui avait découvert les stucs et qui, malheureusement, mourut avant d'en avoir achevé la prétation et n'en fit méme pas mention dans les Notizie degli Scavi, « ne voyant pas, écrit M. Cumont, comment l'histoire peu édifiante de Sappho aurait pu ¿tre offerte à la contemplation des lidèles d'un culte mystique » (4), Évidemment, on n'admet pas sans répugnance qu'une scene de suicide ait décoré l'abside d'un temple où se réunissaient les adeptes d'une secte religieuse tout animée d'espoir dans la vie future. ' Reste cependant l'interprétation allégorique ou symbolique du | = son grand ainonr, au-delà de POctal, vers tee + ys o x 2 » (L . . ‘ ; F > de 4 | won heureux, c'est-à-dire, le = È pet pul sans doute a“ io inpénicuse el SAVEUELE songe Sette exégese d'une secte pythagericienue, SI ii enn CTEmigente a vraiment da scene ane. SÌ Lena L'abside de leur s,localvainavait represcule le pil naler R d'ordre {ee enedoge quesSanScru cre quel eloi Me a eût fallu, tout iu O RI CO s e de d'admettr ral avant prose ti et mogoric O rivaient le su iennes ay y 3 a théories pytha matique € | A u surplus, on RANE ù i | x LES ag-reliel ne représente BE suicide (E). ne Tel ; vu pluss lalu ut, 1 otre bas-relief Va « Suicide de Sappho », à laquelle semble penser déjà M. Curtis, en admettant que la scène représentée « pony ait avoir une signification spéciale pour les fidèles », M. Cumont, qui continue à voir dans notre basilique le local d'une se) aqui Y, 314 Rassegna d' Arte (1921), Pod: Uneple ,lyAV,pothe e uit) été prolaposées par Usentk (AEdes NhSchriften déjà ie - sa « ! fue avait (2) F. CUMONT, Lu Busilica sotterranea, dans la p. 42. RASSEGNA D’ARTF (1921), n abe . Lg à a à nous montrent Ja pudtesse comme une psuliria. Cf. WELCKER, Al, Schriften, II, p. 126. ù , se nu ve re me me el t e p a l pi = mi g Lon r d ota 0) F. ne (4) « Aaa (2) AUSONE, /d., VI, v. 26. (*) Les représentations antiques de Suppho, sur les monnaies par exemple, | | e (y XXIV, 11-12. ri qui è Bait Gi DIEDE amnilst le “ VE impe aint pour legitime aux yeux dv ng hence nel stoicisme, Stati | a asI A pet suicide, HI CUMONT au sujet du pracunsiil | tesSII prone fe ait pumas RE ane aut il ne sapll te); mais ‘ ela morale pythagorietel p. 63, en no oe ane oe ah etagfirzit adora que um Cas Partit. e «ul A e officielle. CL ALLER, nett aje,ep. 419, +20. d'une muni Geschuhte des phie,

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pa un suicide ¡il ne mettait pas sous les yeux de 53 s mystes un épifee hautement réconfort: leurs Ames ine dans tr suscitant e we les Plus timouvantes espérances ct e bienfaisant curante M = Heu régenérés, à leur tour, par le rite Tel était, iii a Be la grande initiée Sappho. le in re bas-relief, Les Lavate € VI. Le myste el profond du grand que de la moitié Nous ne nous sommes encore occupés, jusqu'ici, terprétation secrete 1 » es contemplaient avaient conservé Pindroite de la grande scène de l'abside il nous reste a expliquer ce que représente, dans notre hypothèse, le jeune honmme assis Sur un dans la mer du haut ! gie (ele + C&UX quí se jetaient l'oubli de leurs ni bei la sio rs se Sas UNE mort 4 disSsanice dice i ' a une nente celebre trouvaient par là : leurs souffrances, non pas dans la mort mystique et extra-naturelle, suivie de ll N nouvelle personnalité, nouvelle vie, de la réincarnation Ar dans ASE (UE a 4). M. Curtis n'a pas g. 3 et rocher, à la gauche du spectateur (fi la pierre et la tête sur hésitéà y reconnaître Phaon, qui, accoude main, s'abandonne à une sombre mélancolie, Pourquoi appuyéesurla le bel indifférent éprouve-t-il, en cette Sicile réduite que constitue le petit récif où il se trouve, un acces soudain de mélancolie ou de t, revêtu un costume aussi primuitil(')? a-t-il regret? Pourquoi,surtou ; M. Curtis ne Pexplique pas. Il est clair que, dans notre interpretation, le personnage de ganche ne peut pas être le jeune homme aime de Sapplio. L'évoquer dans cette scene toute religieuse et mystique, aurait été aussi malseant qu'inopportun. En fait, quelle que soit explication qu'on propose de Penseruble, ce personnage prétera toujours à des contestations, et la raison cu est que, malheureusement, il est mal conservé : il ne reste rien de la tête, si ce n'est le contour. Ainsi, nous n'avons aucune indication sur l'expression que pouvait avoir son visage el cet élément est, en l'occurence, le seul qui pourrait nous fournir un indice décisif. L'attitude du corps indique bien, en effet, Je recueillement, la méditation, Mais de quelle nature est te sentiment auquel se livre le personnage ? Est-ce le remords, commie l'avait pensé M. Cumont ? Est-ce une mélancolie vague, ainsi que le suggère M. Curtis ? Il n'est pas possible de le savoir, si Pon Sen tient à l'examen du seul personnage assis. 4 jeune homme n'est pas (1) Le stuc est malheureusement fort degrade. Lecourt, mais il ne reste plus entièrement nu: il porte sur les épaules un manteau age grimpe de long du qui personn Le amorers, quelques que t de ce vetemen e pesca porte Un rocher dans la fresque étrusque de lu Zomba della caccia mantelet semblable. M. Wilamowitz assure que des manteuuar de ce genre sent encore en usage chez les baigneurs aujourd'hui...

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un chi a en comparant la pose de cet m’=o JEAN HUBAUX inconnu avec celle du personn Cain qui fait partie de la curicus e scène d'initiation Q (fig. fs. , » “ui ; LI Q I Vera, entre ces deux attitud es, une analogie indéniable| mr 5) n° dr LI PLONGEON IUTUEL 55 les connaissance des mystères antiques ('). Quoi qu'il en soit, tous obseron Or, . iation d'init savants la considèrent comme une scene Syvera que le maintien du personnage de droite est en parfaite ien maint Ce métrie avec celui du prétendu Phaon de Vabside. un recucillen'indique ni le remords, ni la mélancolie, mais bien ment intense et profond, une tension mentale ayant but de concentrer toute la pensée sur un point important. que C'est pourquoi nous proposons de considérer l'énilegmati myste e comm jeune homme assis, de la grande scène de l'abside, er se préparant à accomplir le rite de l'initiation. Il est prêtte,à plong les dans l'onde régénératrice, il va mourir à la vie présen voir ot bient re, renait puis, té, dieux face à face et s'unir à la divini , ation médit éme supr une après, à une existence nouvelle. EL dans e, model pleine de confiance et d'optimisme, -— car c'est un niyste os, et qui doit servir d'exemple aux mystes en chair et en el il évoque le souvenir de la Grandg initiée qui fut jadis régenérce le par unie t s'étai elle l délivrée de ses peines par le dieu, auque méme rite salutaire. ho Nous l'avans déjà fait observer, le plongeon effectué par Sapp pour É est idéalisé par le modeleur : l'artiste a tout mis en ŒUVT de meme ni reux dange de rien indiquer que ce rite assez bizarre n'a le ie, ralent est ée plong désagréable pour celui qui Paccomplit : la main une nt choc est amorti et Ja divinité est la, sans voile, tenda bienveillante à l'étre qui va s'unir à elle: telle est la scene qu'évoque oREeN, le myste. Celui-ci pouvait-il croire que Sappho va s'unir a Apollon 2 Oui, de, s'il avait, au sujet des ettets merveilleux du plongeon deueLeuca poete le la méme conception qu'Ovide prête à son héroïne. Lorsq fait dire par Sappho à Phaon : Tu mihi Leucadia potes esse salubrior unda : Et forma et meritis tu mihi Phoebus eris, Cette S ‘el har > pte Fig. 5. € PER — Scène d'inttiativn. . “ est un des bas-reliefs les plus importants, un des plus me pe — CONSErves aussi, parmi tous ceux qui décorent la Centrale de notre basilique :: liFinterpretation stati j définiti initive en sera ' vrafserhlsierisheree ae alsemblablement difficile, mais très profit able sans doute pourla que il n'est pas nécessaire de presser Outre Mesure le sens de ce disti l'idée , ndrin alexa pour y retrouver, Sous une couche de maniérisme dans les MEDEurdsche » basilica » te Rome,1921, (1) M. Lforotb, De ondera p. 92, décrit LANDSCH INSTITUUT TE ROME, DEELINGEN VAN HET NEDER le role dont nAëbe des rtance l'impo s propo à trés e signal et ief ce bas-rel ne les mystères orphiques, par M. MACCHIORO a été étudié, pour ce qui concer (Zagreus, pp. 28-42).

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JUAN UUBAUX m'aimais, suivante: Si tu étédécouvertes les Actdees environ du fossé, oud De fait, à un mètret pla « le venerable d'après M. Lanciani, d'un siège où prenai M.ce,Léo présidait aux qui s pold, le euxene a € dx greto Van La alias, ve serait toi, Phaon, qui par ta beauté i » Seras pour moi Phébus, — Etti si, F auà costal ne aire,4 tue naines$ pas,pas, il il fifaudra que Phébus me hébus me tienne lieu de Phaon et me | shaven, = s, fe’ ae devait avolt appris, par des révélations pro star Lo : danse lesu extaseà Rit son ndre pendàantse répa tient endai l'att mi"Einaire,7 qui 4 ions relig commengaitiionation aà uneit: àsect se" débu|Èt de lapire,paliTorngénlorsque snes e comporI tai i ési l'initiat tt ici part une vala équi e-ci , cell 1) é3; Du reste, l'initi VAI : iy e, ‚ la palingénésie. le myst poura Di n c . è ry t symboli I L re que, mais réelle de la personne Pap ~~ chat paten lesà3 deuneal s Dan dieu. du e mêm re natu la à et avie a ait ador ssait l'on renai atio te Piniti mvs par « Je sis n, yste renaissait :surhumai;ne et devenait l'é errati m en l'égal des immortels. Dans son oxtas E face contempler et Cet diene te Pacha, e Seuil de lacielmort n | es nà En atio icip part te (1), » du x ceu et fer ml réelle à ; étai Unesal e ee : divin : deat « immortalisation » (érañavarie i . ee quí ld e surer la Survie de l'initié dans le roya snack pos), HUNG SENTE sis el de Sérapis (2) la Dans le rit tel du culte| dea MaMazgna Mater, il: y avait « une veillee icuse où le Pu: . tait mystér Lo, ‘ s'unir 1101 y cense, semble-t-il. s'un Attis,a à la yr thd » .MTC N ”r . 4 , semble-t-il, 1 "Se il nee dans notre basiliqueds ul s accomplissait ia: ‘ ; ons lusi Conc Hos , eqs pes “ia nr antérieures sont fondées, N il faut readmeti e a « ANT s i i D ran we a divinisation, lu palingénésie étaient obtenues ITCNUES acré cons — rite en stärieus anci e res quell par cre consa tetitas > de cette sorte ( : rae \ ("). Cetait, à wen pas douter TT ni Anton ? — du plongeon initiatoire u RE è‘ n.rarg*e ” Pi insiy PY. 7 entant Sappho à Leucade:a 5 nevgreprés + fOSSÉ sce a le it uera pliq e o a tuf le dans ou, tout ns. ond, creude sédivinité, profstatue large et une datorialia trouver l'on baaa dq me ni A el Relig. orient., p. 122 ". CUMONT, op cit. D De ms J Pi le a . . Peer e weCRUE pel s HE i n, p.ho 20,fueci s CUNOnNT,etRelig.He orte 09) Eti ent les renvais de la at EME quels , mère de y PL 20, auxrenvale Tinker F dine Alar 278-279, cl l'article de dis. u SS. . 406, Le Culle l'Empire Romain,+: GRAIL ÉCOLES E es dieux,d Rome vt danshee OTH, de DESCybèle 1912,LOT,(BISLI re. . DES ÉCOLES FRANC. D'ATHÉNES ME, 107, p. 150). prés la Loge » (),et,d@aues ssent pas le jectures He fourni (7). Mais ces condél hiq vrp s nie cérémo la plus ini ce pla sé, qui occupait,n.en initive,la pourquoi du fosl'éd portante dans ifice souterrai devait avoir en lui-méme sa raison nce, el fossé une statue, UN autel, ou toute Selun tout appareiqu it guère qu' la suppose, eût nécessité, d'être, On ne s’eionxpl, Si era érable qu'on ni surtout aussi étendues. autre constructfondationcons sid aussi profondes,de alleele une forme irredans le tuf, des trou creusé s l'absi st qu'à une Epoque Tel qu'il est, ssele voir à nu la dan par gulière et lai erminer, on a enloievéducetufqui. C'een constituait la garimpossible à déton a fait pour les différents carrés noirs qui appaniture, comme murs de l'édifice ct qui, primitivement, doivent raissent dans lessuit de precieuses mosaiques, suit des bas-reliefs cu avoir contenu donc pas absurde de supposer que ce qui manque marbre. Il n'est fossé, c'est uniquement son revetement de marbre, actuellement au e et qui fut enlevé, probablement a cause de sa aisément détachabl objets transporres aut les et pes lam les , ues aiq mos les c ave , valeur soit au moment ou la basilique fut desalfecleo, tables et utilisablfutes,mis e au pillage. soit lorsqu'elle xcavation dont nouse s Pabside, devant l'econ Quand on se trouve dan oul la que où SE dér el qu'on leve les onyeudex verSaps pli venons de parler,ieu difficile de est IL a, nge plu du. se tér mys ne la sce une relation entreÀ résister a la tentation que l'on éprouve d'établir ète à choir laa êtrpoéetesremse,plietd'eleaufos(°).sé qui, creusé les flots, où s'a, ppr destiné pic dans le tuf sembleplo s un bassin dan itié l'in par ué ect eff » on nge « le que soi de Il va ne pouvait étre teull labontetd,e unha de dimensions force,cémSeentterresmintreantintes, par une lourde chu saut dans l'espa Re à € ni cérémo a donc avait lieu u cette e étrang ?? Nous pens émonie e cér le ; : b elle aqu'e ee : oul dér se ilelletalado una dans l'abside même de la basilique récent aces d’un socle ou d'une base 157 TRASLCA s—r 71. s le .,BulD.let72.ino della Commissione arch. com, 1945, YNI, dan (1) LANCIA aval,1. Seni (2) LEOPOLD, op. laud hraelle, menty. Gl. de Mit e arti cult Au s rée sac con s Cue. pte ery nes tai cer s lici Dan (3) née ame t étai u oùfigul'ea in, bass llo une un (Br soit , hru rce Mıt sou de une eres mvst atexe, vn dee de ten appelées tefs resn peba T, T.Text1,esp.el55.monDanumes nts MON iqu Cye de roo Mut toth,de un sle),riteGRs aveATLcLOTde, Pes 9), bat 189 com ir mpl cco d'a on cti fon r pou op. it ava mes iti Mar Cybe les apportée àl'intérieur du sanctuaire (Buin de

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premiati, I sulfisait que le myste se le bas-relie laissat choir tout d'une pièce danss Sappho diver pet: commire sasale fait f. Encore avait-on € on e par chut ; d'éSoin d'amortir dans l'eau, d'une faible haute éviter d'éventuelles fractures du chen de façon er aà éviter ren ten Parmoyens, ni même souhait ee aient nullement requises, attsableDas, m ic phys . usse seco e cett re mesu le quel ae an desm ined'samen‘neer, chez étaituc e . , l'état Kruse e ris le sujet er Pile € ace canes fest passi gi produisait Pextase, c'est ce qu'il ne AA:€ sat€ e determiner . En plir fe rite, Pi ARE Peut-être, au moment où il allait Puits iti di end tu Inte devait-il avoir été des longtemps anie né à un voisine dectaml'hyorphstérose,ie. 7 tensueionIni quenervmoreuse ichezsiq fui i salina nt éphy Avouu et la préparation, orale, de sa met: Mi i chez lui un « monvidéisine » très favorable : a ot men op ‘lax No . Cute Galles de Cybèle Ainsi les Galles de devait avoir pruà l'apparition de chez leurs initiés une frénési Be de exis dichtes, x noie , des Hutes et des tunbourins (*) H n'était pas malaisé de n ( = LE PLONGEON RITULL JEAN HUBAUX cnesie urces par le ve an anesthésiante y acarme au assourdissant Apres une précaution de ce genre 7 cai *r clic; ina me Bi u sylcope ou Une « absentee », soit en lui unit sant Iperdre€ brus libre vu ‘ + ps fai à l'eau tfrl'équi nt dans uemen » brusq l'amena en entre Soitnageur enant a faire un e plat-v ‘ae se re2 évanvuis 8à pes d'entrer un° l'eau cettequifaçon cpné souventdans un rpl — aniéne sultatPelto dyspnée e, at re dedys dant peut etre fatal chez un débutant € . nes VII. Le culte de Cotyto a Rome à dí cxister a pelle fort à proposcesqu'ipetl its M. R. Lanciani (1) rap sanet aires ez considérable de nions de divers Rome un nombre ass es sectes hypogées, qui servaient sans doute aux réu religieuses. urs emment découverte avec plusie HW compare la basilique récrou ns moi s que épo s, à des petits temples souterreraid'ansrchretéologivése,etjadi ves ser con qui n'ont pas été sont par.e curieuses que la nôtices, d'aprés les souven qui nous cH Certains de ces édif été construits sur irs pla un n tes sunblable a venus, devaient avoir vé. rou celui du temple qui vient d'etre ret tronvee en 1613 pres de la Porta iurit, Ainsi la Basílica creper s, la celebr ation des rites des Lupercsale à t vai ser quí et Maggiore s net troi re cl avait, elle aussi, était également construite souues terali bre clut que le nomuits voútées, L'érudit archéolog plusenon con moins secrets, constr de « basiliques » ou de sanctuaires on à Rome par des fanutict, était plus élevé qu' ne l'avait pense tout que de tres rares éraires ne fournissent sec C'est que les textes litt ces petites sectes, ott le ret devait Etre d'abord. indications au sujetlesdequelles suuvent les textes épigraphiques font bien gardé ct pour. si défaut. u ver de nombreux documents Il ne faut done pas s'attendre à tro de façon ce rtaine et précise A qui nous permettraient d'établir ée la basilique receinnient requelle secte religieuse était réserv sions auxquelles nous ontsenamtere Néanmoins, en raison deschecons,clunou yons pouvoir pre Inés nos précédentes rec,herqui résoudraist cro les Eitigmes NON à ce sujet une hypothèse velle découvenertpare tie : c'est que ic petit trouvée. breuses que soulèveétailat nou consacré à la déesse thrace Cotyto el temple souterrain (1) ° È ’ -Wile 0, Sur le monvidé Zagreus, p. 147, isme dans les mystères anciens, voyez V MACCHIOR Cybéle, pp. 302 i Relig. orient., pp. 61, 67, 70; H. GRAILLOT, Le Culte d (7) F. CUMONT, Relig | de e. servait de local de réunion aux Baptue de Rom co BULLLITINO DLLLA LOMMISlerrancle. o, sol73. santuari1918 IANI, Il ROM (1) R. LANC , p. H. COM. DI SIONE ARC

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Trois poemes latins attestent orgiastique de Cotyto, dont l'existence à Rome du h ne ureusement ais mmalhe re , mals détails plus nombreux de détail avec> des culte les cérémonies s'appelaient Cotytia. Malheureusement, ces trois témoignages sont a la fois obscurs et suspects : ce sont trois pass ages de satires, dans lesquels perce avant tout la violente anti pathic qu'éprouvaient les Romains à l'égard des adeptes de cette secte si fort eres, | ppelle Lucius, l'auteur lui lance un flot d'injqures grossi s’eerie (v. 19): Non me vocabis pulera per Colytia décrién, Ad feriatos Fascinos. Horace avait, dans une de ses satir la célebre Canidic, Un Priape (olim truncus erum ficulnus) raconte Prensis videbo altari Néanmoins, dans l'épode XVII , v. 56 Sq., Nous Voyons Canidie reprocher severement au poète d'avoir fait de grav es révélations : A as, Flavumque propter Thybrin olentis nauticum une scene de magie noct urne, dont il a été le témo in involontaire sur PEsquilin, Les détails qu'il décrit wont rien que de tout à fait banal et la documentation du morceau semble bien être pure ment livresque (2). | Nec deinde hunbos te movere in caltıla es (2), pris vieluniment à partic dont elle doit tirer vengeance 61 LE PLONGEON RITUE: L ‘ Vocare... Les commentateurs ne savent trop costine i van nc ren wu re ces phrases d'un style vinbarrasse, Toul ce que ss es wut c'est que les Colytia de Rome devaient a álliques ‘to vraisemblablement aussi des danses ni lesaa nefs des bas-relicfs qui décorentss ln ti nt. Or, plusieurssente nt des “i era rythine viole ses. Un de latérales de Phypogée repré ces bas-reliefs, d'une beaute dot AAI, se felina pe È marne Inultus ut tu riseris Cotytia Vulgata, sacrum liberi Cupidinis, e tere dionysiaque : on y voit une danse de RARE e « s paroi (fig. 6). D'autres compositions décorant les Et Esquilini pontifex venefici impune ut urbem nomine imple ris eo ? L'expression employée par Hora ce est obscure. Cette épode est évidennnent la palinodie de la satire contre la magicienne (?). Or, dans ce dernier pocme, Horace Cotyto ni de débauches d'aucune Lsquilini pontifex venefici est semble-t-il, reproche au La Basilique souterraine dont mention ni de d'avoir usurpè, en surveillant fonctions du pontifex (maximus ) (A). nous nous occupons se trouve l'ancien campus Esquilinus. Mais cuincidence. fait d'une ambiguité voulue, Canid ie, poëte les sortiléges de l'Esquilin, les n'avait espèce, D'autre part, l'expression dans il n'y a là peut-être qu'une simp le Une pièce des Catalectes de Virgi le, en étroite connexion de pensce et de style avec l'épode d'Hor ace(*), mentionne, elle aussi, les (1) Horace, Sat, |, 8. (2) Voyez le commentaire de 1591), p. 213 sy. PALMER, She Satires of Horace (Londres, (2) Voyez spécialement les vers +7, 58, 77. (*) Tout ce qui concernait la religion relevait SAXE NES. ; de la juridiction du Punlifex (*) VirG., Epier., XIII, v. 19 sqq. Texte et commentaire dans E. GALLE TIER, P. Vergilii Maronis Epigrammat a el Priapea (Varis, Hachette, 1920), p. 94. . y Cre L e pus id Ca VAI 1 que, 11 west hachi mpi: . sanctuaire aux a dee vi admissible cependant que 'hypog e it servi È mble dispose adeptes d'un culte osphique, ainsi que M. Léo cycle vent, ciles aussi, être rattachées audu à le croire (’). (2) Une des Bacchantes porte la tete d'Orphée. h cit., pp. , 89 sy. LD, LD, op. cu, LEOPO LEOPO

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JEAN M is .e HUBAUX an nous savons par Strabon que, dans le culte thrace de Cotys a e s . an les initiés exécutaient des danses orgiastiques ryth es par des Taio, Sy tynipans, ! , se . cs iru da exacte exactement comme dans ns les les cérémonies cé i Strabon cite même à ce sujet suj où sont comparés les deux rituels (4) un passage des 5 2 “tone j e . de» l'épode ’A J ta "fi " me vara situando pseudo-virgilienne font mention du he ; sans qu il Soit possible de comprendre à quoi se rapportent Q hei « L pda on hésite à s'aventurer dans un examen détaillé de "eS . es | ne invectives ripar trop obscè nes, auxquelles : é se livre l’aute l'auteur TS la fin du potme, Nous pensons avec M, Galletier, le dernier ' ‘; ne faut y qu'il i RR epee lite paci des (*), pas chercher dans toute ‘tte truculente satire PT uniquen lent I des allusionsà es allusions a des de pratiques ati es ate vers de Juvénal, que nous avons cités plus haut, avec a o les qui sy rapportent, coufirment ce que nous apprend > SC ae ¡os ne i Fi 4 pude pseudo-virgilienne au sujet des danses rituelles des Baptes vici comment le mot eee all Buptae e est expliqué i jué par le s par i le scholiaste : awe titulus libri, quo impudici describuntur ab Eupolide, qui Ha Lar ad imitationem feminarum saltantes. Baptae autent es alegó (2). Cetteado description estt evidemment évi di | $ pprocher à rapproche de celle gu li “ans. son poéme satirique, Veunemi du débauché en selumbos in caltula, , y. V. 21), 21), d'aut: d'autant plus que, quelques ( 5 vers5 àvt il appelle ironiquement son adversaire jemina + vers 17: * wd palluisti, femina ? Cette ette dernière iere inj c, elle aussi, injure x i cl est | rapport étroit avec l'épithète molles, , accolée pipi accolée par )liaste au ' lex scholiaste > Il 5d, . A fs = r a . a ae encore une fois, des accusations de débauche et de tur p ides, qui,i dede font temps, IPSs furent adressées aux adorateurs dei (') = STRABON, ¿dí N, , |p. P. 470, 470, aie! édit. : MEINEKE, LE, I , 661:13: Pouturg To DE O EUKE XULì ta TAPA TOÍZ Pegli te Koturtea war tà Bevdidera, map’ vis xai ta "Upi ti ui THs pes ayydid Rotuog tic iv totic ou Höwvors AlayvAug Aisyv pépvntat voic "Ffôwvots a xalà tv aide nepl seri adriv ath Lp rn È yap u cepvà Ketug » év twig 'Höwvois a dpe Cópyav' yo ‘ BUS$ mepi ES ov Aiovusey Aióv: eubdng Y c emipeper u èy atv Ev gepotv BopBuxas Eywy ky ‘ x a Les textes relatifs la déess Lalo Malle IDà ee ha TA, tee été réunis i pur Rapp, duns ROSCHER (2) E. GALLETIER git 3 ‚op. cit., SI p. 216, en réponse aux hypothèses émises par (2) Edit. O. JANN-LEO, p. 85. h (*) Ney p. 1008, expli: que L Cet Aglaop > LOBECK, le a - purbarui, id est cinsedi. Clr, VIKG., Epiu XII v pp elett WERE cet. Cotyto, à Athènes et à Corinthe par Eupolis, a Rome par les poetes ils figurent dans un passage Quant aux vers memes de Juvénal, le. tls attestent que le culte satiriques. où le poëte ridiculise les prétresqu'deonCybe va le voir, avec le cuite de dela i de Cotyta se fusionna, ainsfait e au passé (colnermmt) Grande Mère de I’ Ida, Le qu'il parl prequer qu'il ne connait plusncela d'u ces fêtes nocturnes paraît indi n iste l'ex yto. Toutefois, sence à Rome de sectateursutdedeCotl'E es all t mpire est sullisamimen cuite thrace à Rome au déb irgilientée, comme on l'a vu, en particulier par l'épode pseudo-v nu (5). to et de ses rites eran se Coty Tout ce que nous savons de la dées Colytia de Rome avaient pour ges nous amene à supposer que les erte en 1917. théâtre la Basilique souterraine découv arquables de cet édifice, c'est que Un des caractères les plus remral fait penser a une caverne. par sa forme et son aspect gene ilider e l'hypogée comme le local Pour cette raison, M. Cumont cons pythitles néo-platoniciens el les ucoWune secte pythagoricienne, fam à la euse goriciens ayant toujours attribué une tres haute valeur allégorie de la caverne, Il est certain que les consiructe urs de Ja Basilique devaient terre, et pour lui dunner cet avoir un motif pour la bâtir ainsi sousécla irée, |P ar une seule baie, aspect caractéristique d'une grotte pratiquée au dessus de l'entrée. signale M. Lanciani, était, elle Ainsi la Basilica creperiaria que servait au culte des Luperaussi, en forme de caverne, parce qu'eé lle du Lupercal. ques et devait rappeler Vantre sacr Baptes devait évoquer, De même, la Basilique souterrainelesdesantr es où étaient célebres, grotte, par sa ressemblance avec une Cotyto (6). originairement en Thrace, les mysteres de Bendis et de ence qu'une reminenisc sion aux Colé atsRome dans cetteaitallujama trouver lleà justi {')« Birtetneneveut Kien . exist is culte ce que pas mluit intre littéraireticisme, croit soit se e cult ce que e rair cont au ible poss Il est fort les religions orientales, Più l'intermédiure des comce scep, comme Pont suwa, Relı-a Rome et des marifait P. 215. seWisDorn ETIER, op.el p-ci,370%, ns. » E.p.GALL Aussinal mercants 12, n. n. 7,tea dans Horace, Virgile ei e Juve 315%, Römer, der ion Kultlausment undque gionrmer Coty ca spur des aflipurement littéraire el ne s'applique pas a Rome. est de au sujet général,Gran py. 500, ch, eenaves e, p. 498 daetdices LLOT, Cybelform , Mere (2) Cf. H. GRAI de be Chac se l'identification des diverses es pp. 495 A 503.

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singulièrement archaïque, inspiré par une des Formes les plus grossières de l'idolatrie : le culte des arbres. Elle n'en avail pas moins adopté le nom de dendrophori, parce qu'elle s'était fondée, ainsi que observe M. Waltzing, au sein d'un culte où tous les Un autre fait surprend dès l’abord tous les visiteu rs de l'édifice et M. Cumont en a souligné la grande importance : dans la déc ration Si abondante des murs et des voûtes, il n'ya pour ainsi dire aucune trace d'intluences orientales: les mythes évoqué s par les bas-relicfs, les costumes des Personnages, le style et Pexdou ticn ornements, tout est congu et réalisé dans 05 LE PLONGEON RETUEL JEAN HUBAUX des Je gout hellénique. noms étaient grecs » (2). Aussi bien, s'ilest vrai que, dans son ensemble, la décoration de l'hy- | pogee est exclusivement grecque de facture et d'inspiration, il y figure cependant bon nombre de bas-reliels où se manifeste linflucnee indéniable d'un culte oriental, celui de Cybele et d’Attis, M.Cumont a signalé la presence, dans la voûte de la nef centrale de rr six petits Attis parfaitement reconnaissables ; dls portent le costume phrygien et sont caittes du pilum. Us tiennent un pedum en forme de fituus. Ce sont, dit M. Cumont, des « Altis funéraires +, dont l'adoption très ancienne du culte de Cybéle à Rome suffirait à expliquer la présence » (*) et «qui sont un eimbleme très usite d'imIl ne pouvait en etre autrement dans un Sanctu aire consacré à une divinite thrace et construit à Rome au début de Empi re Avant de pénétrer dans la ville éternelle, qu'il y soit venu par la Grande Grèce, ou par la Sicile, le culte de Cotyto avait dû su ng subir influence des formes consacrées par Part grec La religion de Cybele avait, elle aussi, emprunté la plus grande partie de son Iconograpltic aux types helléniques. Alors que leurs rites et leurs croyances avaien t conservé talou- Sement leur caractère sauvage et primitif, ces rellelone dor sine thrace ou phrygienne, se présentaient sous des dehors ore grecises aux yeux des non-initiés. La corporation porteurs-d'arbres (dendrophori), à qui était confié romaine des le soin d’ap e au Palatin le pin sacré, symbole d'Attis, se conformait à wt cite Was 8. Amis mortalité » (4). Mais d'autres personnages encore, parmi ceux qui decorent les murs du temple, doivent étre rattachés au cycle phrygien. La scène reproduite par M. Cumont, dans la Rassegna d' Arte (p. 40), représente deux femmes accomplissant des actes rituels : l'une joue de la double flûte et l'autre dépose une guirlande de fleurs sur un autel, L'instrument que tient da fibicina est, à n'en pas douter, une flûte phrygienne, comme le prouve le pavillon recourbé de la flûte supérieure (cornu) parfaitement conserve. Ce personnage, en même temps qu'il jouc de son instrument (1) IP Watlsing, Etude historique sur des ces poralrodts professtcsnelle » he, les Romains (Louvain, 1895), |, p. 249. (2) E. CUMONT, La Basilique souterratie, cle, REV. ARCH. pts. (2) Zhid., p. So. Cir. H. GRAILLOT, Culte de Crbcle, po ts

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67 LE PLONGEON RITUEN. JEAN HUBAUX que, d'un a in à bali expliquer la présence, dans notre basili hellénique, “a tot io relevée lui donne exactement l'attitude qu'a la tympanistria dans le bas-relief où figurent les trois ménades. Des rites analogues à ceux qu'évoquent ces représentations avaient lieu à Ja même époque à Rome, dans le cuite de la Magna Mater (1). Cette communauté de rites correspondait depuis longtemps sans doute à une très grande analogie de croyances entre la religion thrace et la religion phrygienne, L'identification du Sabazios thrace, dieu de la végétation, avec l'Attis de l'Asie Mineure remontait à l'époque la plus reculee (3). Ainsi que les dieux, les déesses avaient peu à peu confondu leurs attributions. Lorsqu'á l'époque impériale, le culte de la Magna Mater, officiellement protégée par les autorités romaines, se répandit en Thrace, Cotys ou Cotyto et la grande Bendis avaient été rapprochées de la Grande Mère et bientôt lui avaient été assimilées (2). | Les Phrygiens étaient originaires de la Thrace et le souvenir de leur patrie primitive semble avoir créé des liens durables entre enx et les Thraces, spécialement dans le domaine religicux. De toute façon, un culte thrace établi à Rome vers la fin de la République vu au début de l'Empire, devait nécessairement avoir subi l'influence, alors prépondérante et bientôt toute-puissante, de la religion métroaque. Ainsi en avait-il été pour la secte de la Cappadocienne Ma, qui, peu de temps après son introduction à Rome, avait vu sa déesse asiatique, Má-Bellone, devenir une sorte de suivante de la Grande Mère de l'lda (9. C'est vraisemblablement par ces multiples influences réciproques de la religion phrygienne sur la religion thrace qu'il faut (1 Ct. H. GRAILLOT, Culte de Cybele, pp. 255-260. Spécialement p. 256 : » Les mélodies phrygiennes... soutenues par le tintement sonore des cymbales et fe tambourinement sourd des tympanons surexcitaient les sens et finisSaient par provoquer l'extase chez les mystes ». M, Graillot ne mentionne pas de femme joueuse de tite dans le personnel des temples de Cybéle. Seule la fonction de joueuse de tambourin est réservée aux femmes (fympanistriae). JUVENAL mentionne la tibicina précisément dans les vers où il parle des Baptae : Solis ara dese maribus palet. « Ite, profanae » clamatur « nullo gemit hic tibicina cornu » (Sut, 11, 88 sq.). Malheureusement, ces allusions sunt obscures. +) Cf. F. CUMONT, Relig. Orient., p. 60, et H. GRAILLOT, Culte de Cybele, pp. 14 sq. et 496. (*) Ci. Rapp, art. Kotys dans ROSCHER, et GRAILLOT, pp. 495-496, (*) F. CUMONT, Relig. orient., pp. 66-68. as-relief des W' asitiaue, semble exécuter une sorte de danse : sa jambe gauche légèrement facturele supplice« te sente e excellen nx,aspirad'un sins curie repré de tion. u inne i ylırygien d'inspiration. ‘teE mu sen que s Landi , flûte est liécentà reun dearbre Py ssd de rche s p un on iti pos com la Péco r. Au de de supplication implore : ea m nat à dans une attitu vaenoillé Ss » > » ia a di 4 à mace M un persentage | est lant A à è ce supplant est ul nee, è satyre. De toute» éviden ce, Benz ‘ - ice de Marsyas: rito le & in peut donc s'agir d’ Olympos. Mais d'autres ge si 5 : plasdu Hutiste + Le mythe è danssce role. ce rôle, ir Cyhéle diana où dari JB ce,« Sa out RR: celui de la nie icon est en rapport étroit avec Apollon, Cyhele ve Edita tiques nous font voir lutte musicale du satyre contre pour son malheureux compatriote , i à de Mare ment parti note : « Sur les reliefs ots figure la lutte d a on et € . € . 24 £ > Et en n »f (1). du lePhrygien ag. Cybéledesdeest représentée à| côté ans de laÀ basilique bas-relie so SET Wire, nile. Das-rell le dans fl est done bien probable que, le n'est autre que Cybele. an tai le personnage féminin agenouil ibuts ordinaires : couromne eh + Le la ms n'a: pasve ses attr ais d'autres bas-relicls, a ages| du ¿ à > anon ou lionceau. M 5 ca se has-reliefs, | | | en par tculie e MR l'autel capitolin, justement célebre, nous montrent Grande Mère sans attributs ni courenne wae interprétation er ring hai ans de ttent de propos Ces remarques nous pernic figure €daus Uhypoger, dan scene quii figu autre d'une ati ‘etee d'une original scene n de av MT. voisinage immeédiat de celle que nousla nu Rassegna d Are, Ptuite dans . re est repro sent est x scene Cette il | mel nié négligenmment 4 NEUE le bras droit relevé et rephe ke mon wernt = . en En face, un personnage feminin, appuyé + ee ae st assis ia[EUR . 9), . Apollon est assis, le bras ur . ry > sor [8 iui N po comune pour droite,d’Apullun la main de colonnette, tend. vers lui est exacte able d'/ . : 4 h t prière. x calo A » as as-relief ornant un prete un bas que luii prête Q mate . de si remarquable Li » e i disque > i (fig. 10) ae a au "ae de Dresde. Nous reproduisons ri . vi durch die selle ublié par M. Amelung, dans son Führer d’hi or sù u h die : en el cell bdo du disquepeut nt que [Apollon Rire (3). IL est évide il e qui nal, origi copies d'un meme Basilique sont deux Pécole de Pergame, i yartie d'une vaste composition de s ce cas, NOUS aurions de nouVves id DI untere { | -@ : ¿sal le supplice de Marsyas (4), Dan es a 523. » culle le €- bete, p. AR; 255. CI. P- 5INS,1 moted 3, act p.rofereltces. CO) HL. Gea Le ‘lle de Cybele, Pe 355. Cl. D. 00, e da Dolls — de la L iy Pi En aver Claudia. e Rien ne distingue la deesse fig. 10. G, Führer (Munich, 1597), P- bi, (2) N. AMEp.LUN 63, et la bibliographie. (*) Ibid.

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“es yeux Apollon et Cybéle + le personnage féminin serait la éesse phrygienne, s'efforgant 04 LE PLONGEON RITUEL JEAN HUBAUX d'obtenir la grâce du joueur de Nite, Cette hypothèse est confirmée par le fait que la déesse a € n s’ap aussi des poutines de pin, des fidèles de la Grande Mére ; on voit , sur la paroi de la symbole d’Attis el gage de résurrection, (1)deMais eliefs, auxquels il nef gauche, se trouvent disposés une série en bas-r imporconvient de consacrer une étude spéciale, raison de leur tance et de leur étrangete (5). Chacun de ces bas-reliefs se trouve à 1 ui. 50 du sol environ, au centre d'un panneau dont il constitue l'unique ornement. Encore qu'il y alt entre eux de notables différences, on éprouve cependant Vimpression que les fidèles, qui en connaissaient la signification, devaient Saisir saus aucune peine l'unité de toutes ces compositions symetriques et le lien qui les unissait. pule sur un pilier, On connaît plusieurs monuments figures où l'on voit la déesse s'appuyant Sur un cippe ou un bétyle. Un des plus remarquables est celui que signale M. Graillot et qui mer ren a été trouve en Thrace : « Une plaquette de bronze, d'un type fort rare, et qui fut un ex-vto, témoigne de l'existence du culte à Thessalonique : dans un édicule d'ordre ionique à colonnes cannelées Cybele tient de la main gauche un long sceptre et appuie la kai droite sur un pilier bétyle » (1). i Nous verrons que d'autres bas-reliefs de l'hypogée présentent Eux aussi, quelque analogie avec la plaquette décrite parM Graillot. L influence du culte phrygien, de ses mythes, de son symbalisme et de ses rites se manifeste, pour ainsi dire, sur chaque mur de la Basilique. Certains panneaux sont ornés de bas-reliefs roms des oscilla. Ce sont des pedums et des fistulae évoquant le berge Attıs (2), des vases, des cistes et des tambourins, instruments mea ( ) H. GRAILLOT, Culte de Cybéle, p. 502. (*) Cf. HLPDING, Attis, seine Mythen u. sein Kult, Giessen, 1903. a toutes 4 un mente ll est probable que ces scenes se rapportaicnt Cotyto, la rellexion culte. Elles illustrent, pour le culte thraceionde plir ygienne : « Lorsformulée par Dieterich au sujet de la relig t loppemen du culte d'Attis, qu'on passe en revue les phases du déve es-fétiches et le on peut le suivre depuis Padoration des vicilles pierr dieu panthee culte des arbres jusqu'à la croyance profondeesenduundéve loppement étap ct fibérateur, en passant par toutes les Nous exa(2). + e qu'est susceptible de prendre un culte de ce genr x conminerons cing de ces bas-reliefs, qui sont à la fois les mieu serves et les plus remarquables. enceinte cn forme je Dans de premier (fig. 11), au milieu d'uneauqu el s'appuie un de fer à cheval, on voit une sorte d'obélisque : à en de sa hauteur arbre. La pierre est cassée aux trois quarlestsdans le stue, elle était visib juger d'après les traces qui restent une pomme de t emen labl terminée par un objet ovoide, vraisemb e au betyle noué pin. Une bande d'étoffe, écharpe vu ceinture, est table, 1915), p. 19%. ts and Afterlife (Londres, Cons (1) A. STRONG, Apothcosmieu x conservée que la droite : des bas-relicis corre». (2) La nef gauche est ner, ont presque pondant, dans la nef druite, à ceux que nous allons exami . RE Sehriften, (2) A. DILTERICH, Der Untergang der antiken Religionen entiérement disparu.

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71 et peut-être, en même temps à la branche de l'arbre. Ce dernier, en face de la partie ouverte de l'enclos, est déposé un pedum en maavec son feuillage à aiguilles parfaitement reconnaissable et sun tronc tourmenté, est sans doute un pin maritime. L'arbre est traité nière d'offrande. o Jo Les mêmes éléments se retrouvent dans un autre bas-reliel Fig. 11. — Bétyle et pin (n 1) Fig. 12. — Bétyle et pin (n° 2) avec beaucoup de réalisme : la rareté de son feuillage n'est pas due a une intention qu’aurait euc le modeleur de styliser le pin mariavec quelques détails en plus (fig. 12). De nouveau, la pierre et l'arbre y figurent au milieu d'un enclos de la même forme que celui du bas-relief précédent. Les amorces perceptibles au sommet du time : l'arbre, vraisemblablement, a étéébranché en partie. A droite,

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JEAN UHUBAUN bétyle permettent de supposer qu'il était, lui aussi, surmonté d'une pomme de pin, Une guirlande de fleurs ou de feuillage orne la base du monument ; à droite est disposée une tablette où l'on distingue parfaitement une figure humaine grossièrement ébauchée ; —! e we de diviSur un socle à trois marches se tent debout une statude Arte uus abor nité feminine, dans laquelle on reconnait de prime t la tunica portan chasseresse, tenant un are dans be main ganche, à gauche, appuyé contre la balustrade, se trouvait un hermes ou un priape, dont il ne reste plus que les extrémités supérieure et inférieure, Sur le mur de l'enclos, une coupe. 3° Une troisième composition, tout aussi singulière que les précédentes, apparaît comme plus complete. C’est toujours le méme enclos avec un betyle et un pin au milieu (fig. 13). Le bétyle n’a plus l'aspect d'un obélisque, il affecte la forme d'un cylindre plus ou moins évasé, I est entièrement conserve et Pou voit qu'il n'était surmonté ni d'une pomme de pin ni d'aucun objet analogue. En plus de l'arbre, en partie disparu, et du bétyle, Penclos renferme une petite construction cubique au-dessus de laquelle se dresse une statue de divinité féminine. Une guirlande de feuillage embrasse tout l'ensemble intérieur, et, à droite, nin est occupé à enguirlander un personnage fémila balustrade. De Pautre côté se trouve un priape. 49 La statue de divinite qui apparait à cole de bétyle a fini, seinble-t-il, par se substituer enticrenteal à doi dans la curicuse scène reproduite fig. 14, Cette fois, plus de balustrade: sur un large sucle se dresse une divinité féminine, dont l'attitude et Paspect général sont identiques à ceux de di déesse qui figure dans le basrelief précédent. Mais ici, Pidole est plus grande et mieux conservée : elle tient dans la main droite un attribut qui suffit à la chasser parmi les divinités de la végétation : un fléau, Derrière elle, le pin maritime étend ses branches tordues, A ses pieds, un personnage est agemouillé, tendant les bras vers la déesse dans un geste de prière. Il semble avoir déposé sur le socle un objet difficile à reconnaître, A peut-être une torche, Une guirlande entoure la base du monument, et contre l'arbre s'appuie un priape. 5° Enfin, sur la paroi qui ferme la nef gauche à côté de l'abside, se trouve un bas-relief (fig. 15), malheureusement endommagé, mais dont subsistent cependant les principaux détails. On peut croire qu'il avait une importance spéciale dans l'esprit des habitués de la basilique, tant à cause de l'emplacement qui lui était réservé que parce qu'il venait en dernier lieu gues. dans une série de scènes analo- A droite suecincta et chaussée de brodequins de classe (cothurni). ssus el it du socle, un cerf, ci, à gauche, un chien de chasse. Au-dent recondroite de la statue, on remarque des vestiges parfaiteme naissables du pin qui devait se dresser derriere l'idole.

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JEAN Ce pin maritime, qui figure à la place d'honneur d ans chacune des compositions que nous venon s d'e xamlimer, est sans dout e l'élément qui assure son unité a Mig. 14 toute la série des bas-reliets — Betvle et divinité au fléau (n° 4) Dans les truis premiers, nous Vuyot is le culte du pin uni à celui du bétyle. Le culte de la pierr e etui du pin remontait à l'époque la plus reculée de l'Antiquité, it ét ait repandu dans tout le versa nt oriental de la Méditerranée. M. raver, dans un chapitre qu'il LE PLONGEON RITUEL 1 consacre à étudier « les Pierres et les Pieux sacrés chez les Semitese, suppose que, dans les sanctuaires cannaëens, les deux objets ordinaires d'adoration étaient um pieu sacré, « qui parait avoir ete un arbre dépouillé de ses branches », et une pierre sacrée, « qui paraît avoir eu la forme d'un cone, d'un obélisque ou d'un pilier + Le docte auteur du Golden Bough rappelle à ce sujet les resultats des recherches récemment effectuées par des archéologues anglais à Gezer, ancienne ville de Canaan. Sur cet emplacement, les fonilles anglaises ont mis au jour les restes d'un sanctuaire avec des pilters de pierre ou obélisques sacrés (imussebulh) encore en place et

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JEAN HUBAUX alignés ; entre deux de ces piliers, on a trouvé une pierre évidée, admirablement taillé où l'on e, fichait peut-être fe tronc ou pieu sacré (ashreah). « Dans la terre qui s'était accuimulée sur les dalles du temple, on a trouve un grand nombre d’emblemes mâles, taillés grossièr ement dans la pierre caleaire, et des tablettes de terre cuite, qui representent en bas-relief la déesse génératrice, ont été égalemen t exhumés de ces lieux, Ces objets étaient, sans nul doute, des offfrandes Votives apportées par les adorateurs pour les divinités mâles et femelles, que représentaient le pien sacré et la pierre sacrée. Le très grand nombre de ces ex-votos doute une très grande vraisemblance à la supposition que les divinités du sanctuaire étaient un dieu et une déesse, regardés, par-dessus tout, conne source de fécondit é »('), U est à tout le moins intéressant de constater que, dans les trois premiers bas-relicfs que nous avons décrits, nous trouvons le même couple de divinités, avec des offrandes tout à fait similaires : tablettes votives et priapes. C'est vraisemblablement à des emblèmes de ce genre que fait allusion Pennemi de Luccius par les mots feriatos fascinos (?). Un tel culte at-il pu recruter des sectateurs à Rome au début de "Empire ? On serait tenté d'en douter, si l'on ne savait qu'à cette même époque, la religion metroaque offrait à ses fidèles le mème couple de dieux bizarres : Cybele, dont l'image était la fameuse pierre noire, et son partdre Attis, le dieu-pin (3). Ainsi s'avère une fois de plus Panalogie constante du culte thrace avec le culte phrygien. Nous savons, en effet, que parmi les croyances primitives des Thraces se trouvait l'adoration du dien-arbre, Dionysios Sabazios, qui fut plus tard l'Attis phrygien (4). confondu avec Dans le rituel métroaque, tel qu'il se pratiquait à Rome, le culte du pin Attis avait revêtu un caractère symbolique et anthropo(1) J. G. FRazik, Adonis. Etudes de religions vrientales comparées. Vraduction de lady FRAZER. (Paris, Geuthner, 1921), pp. 83-54. (2) Viro., Epigr. 13, v. 20 (ci-dessus). (*) Cf. H. Gratton, Cybéle, spécialement, p. 121 : féte de la (Arbor iutrat), et p. 328 sy. : description du tétiche (*) Sur la nature de ce dieu, cf. la belle dendrophorie de Cybéle. page de M. Foucart, citée par M. Cumont, Relig. orient., p. 60, Voy. aussi "important article publié dans cette revue par M. F. CUMONT (Musée Belge, XIV, 1010, pp. 55 sq). Sur les influences thraces que l'on retrouve dans la religion phrygienne, voy. A. DIETERICH, Al. Schriften, D. 497, et H. GRAILLOT, Cybele, spécialem ent pp. 495 sq. morphique. Les dendrophores caveloppaient le trance d'arbre de bandelettes de laine ; toutefois, ils conservaient au pin une partie de ses branches ou du moins quelques petits rameaux (2). Au contraire, dans le culte de Cotyto, ainsi qu'un va le voir, la conception du dieu végétal, source de fertilité et de fécondité, était restée beaucoup plus vivace. C'est sans doute ce qui explique que l'arbre apparaît sur chacun des bas-reliefs de la ee par terraine, tandis que la divinité féminine qui l'accompagne est representée tout d’abord sous une forme primitive de heiyle [ans les deux premiers), puis sous l'aspect anthropomorphique d'une déesse de la fertilité ou de la chasse (dans les deux deruters), Dans le troisième bas-relief, la divinité teniinine se tient debout à côté du pilier, comme pour représenter l'esprit de la pierre. Ainsi Pon peut suivre, étape par étape, les CONCESSIONS faites aux [a dances anthropamorphiques. De meme, au debut de l'Empire, on observe une tentative de conciliation toute pareille A| celle-ci dans l'iconographie du culte phrygien : « La pierre noire du Palatin était enchassée, au moins sous Empire, dans une statue (Sat) en argent». (E) D'autre part, comme on l'a vu, Cybele Apparissait comme une femme à côté d'une colonne vu s'appuyant sur un a : pilier. La divinité que vénere, dans le quatriéme has-reliel, le pregati nage agenouillé est une déesse de la végétation ©. Dr, la me Cotyto, la sears hózos dont parlait Eschyle, etait Farine des p in anciennes parmi les nombreuses déesses qui avaient été identilices (1) H. GRAILLOT, Cybele, p. 122, et sur les dendrophori en general: WALTZING, Corporations romaines, 1, pp. 240-253. : (3) N. GrarLLO1, Cybèle, p. 330. 3) On peut relever d'intéressantes analogies entre . fel sereliel et une une une moel est > Par ae Mc a Law pastoral provenant de la villa d’Hiudrien el qui u sa var par . ACTA è . . A “x tre ve as-re au Musée du Vatican (B. NOGARA, / mosuici antichi ma (Mi lifici (Milan, voit p. 20). On yy voit N Hoepli,i 1910), p. XXXV, e c eenH a ka kstatue z terre Eo comme Pest celle du bas-relief et se uni nr une déesse debout, vetue symétrique : s'appyant d un bras sur si Sie dans une attitude tout à fait baton et laissant pendre l'autre, qui soutient un va al +: me cong ws J aete depos a le socle,auxaux pieds de l'ido le socle, Contre+ je à ruilit ou couronne. rede pira que Pon voit dans si graper ne pe12, bette votive comme celle de : año aid semble,e, lele personnage age € qu'il‘il sc d'ottrir, ‘ottrir, à ce i instrument que vient la mosaique la Fre terre cuite représentée par bay-refiel 0-14. L’idole dedistingue au moins quatre arbustes. Hwy a pie e à un petit lacus, où l'un et Jul a DEI trace du culte des arbres. Cing chèvres animent la compositionvertalne mesure, un coloris nettement bucolique, auquel correspond, dans une le pedum qui figure dans le bas-relief n° 11.

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JEAN avec la Grande Mère, parce qu'elles étaient des divinités de la fécondité et de la fertilité, Cotys est une « déesse mère et nourricière «, assimilée à Cybèle dès l'origine, tant par suite de leurs communes attributions qu'à cause des analogies de leurs rituels ('). I nous paraît donc probable que l'idole qui tient, dans le basrelief n°15, la place qu'occupe le bétyle dans les deux premiers, de méme que la petite statue debout à côté du pilier dans le bas-relief no 13, sont toutes deux des représentations de en tant que déesse de la fécondité, . AED DUALE LE PLONGIEON IIUBALN Cotyta-Cybéle | Enfin, dans le dernier bas-relief de la série, celui qui se trouve le plus près de l'abside, la statue est sans aucun doute celle d'Artémis chasseresse, C'était encore une des incarnations de Catyto, ainsi que nous l’apprend un bas-relief où l'on voit la déesse d’Asie Mineure Artemis Elaphebolos avec l'inscription COTO (2). Ainsi nous sommes amenés à croire que les modeleurs chargés ug 1) vers le bas du tronc et tient dans la min gauche un objet de forme vblongue, qui paraît être une patere. Cette forme caractéristique du culte des arbres se retrouve dans une cérémonie qui se célébrait en Sicile et dont Plutarque (') tous a conservé le souvenir. Au cours de cette fête, qui s'appelait Notv: toc, on suspendait aux branches d'un arbre des fruits ou res aliments, que Je peuple ensuite avait le droit de mettre au plage (*) (kenovs Korusters). Ce rite confirme ce que nous savons d'autre part au sujet du cuite de Cotyto, qui apparait Ich encore comme une dévsse de la végétation et de la fécondité. L'hypothèse que nous avons proposée au sujet de la valeur attri- ‘ y ir Wire Wy PA frequentant Cae fidèles ‘ I * Y la. pargles de l'abside huée à la grande scene de décorer la nef gauche de la Basilique y avaient représenté la déesse adorée dans ce temple sous ses divers aspects, depuis la pierre jusqu'à la statue anthropomorphique. Enfin, toujours dans cette même nef gauche, figurent deux basreliefs représentant des scènes extrémement eurieuses et qui ne semblent pas pouvoir être expliqués autrement que par le rituel de Cotyto (4). Dans le premier, on voit une femme arbre vers lequel elle tend les deux bras. faisant face à un II est difficile de recon- Naitre l'espèce à laquelle appartient l'arbre. La femme est vêtue comme’ celles qui figurent danses rituelles ou des dans le bas-relief représentant des offrandes. Elle tient la tête légèrement renversee. De la main droite, elle détache de l'arbre un objet de forme imprécise et se dispose vraisemblablement à le placer dans la patere qu'elle tient dans la main gauche. En face de cette scène, un deuxième bas-relief en montre une autre fort semblable : un arbre entre deux femmes ; celle de gauche porte un thyrse enrubanné, celle de droite s'incline vers l'arbre, les deux bras tendus (') Cfr. Rape, s. v. Koiys, dans ROSCHER, qui renvoie à JUVENAL, Sat., 2, 91, À PLATON, Rép. |, p. 328, et aux Baptes d'Eupolis (frgm. F. Meineke). CI. H. GRAILLOT, Cybéle, pp. 495 sq., et, au sujet de Cybéle, vénérée en Asie Mineure sous le nom de Meter Kolyane, voy. ibid., p. 375, note 1. (*) Heuzey, Mission de Macédoine, pp. 80 sq. et planche 4,2, citée par RAPP op. cit, col. 1399. (2) Nous les décrivons de visu, n'en possédant pas de photographie. (1) PLUT., Proverb., 78. | (7) Rape, loc, luud., renvoie à ce sujet à MANNHARDT, Autike Wald- du Baumkulte, pp. 256 5.

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JEAN Basilique souterraine, nous a amené à croire qu'il s’y pratiquail un culte dont le rite initiatoire consistait en un plongeon. Cette opinion nous a paru confirmée par l'examen d'une partie importante des autres bas-reliefs qui décorent l'hypogée. Toutefois, il en reste un grand nombre qui se rapportent à des conceptions hétéroclites et dont le caractere purement mythologique s'accorde peu, à premiere vue du moins, avec l'hypothèse que cet édifice servait de local aux réunions d'une secte mystique. LE PLONGEON RITUEL 81 M. Salomon Reinach (!) a émis l'hypothèse que, dans cette dernière phrase épuyog és yan’ éxevov, le verbe ëéxezo, devait avoir pour les initiés orphiques une valeur spéciale ct que peut-être, il était pris au sens propre à « l'emploi du verbe zirzet, dit-il, Fait difficulté. S'il s'agit d'un bain de lait au sens propre, il faut, pour justifier le mot éretov, que Vinitié n'y soit pas entré, mais y suit tombé comme un plongeur. Or, nous avons précisément lieu de croire qu'il existait, dans l'antiquité, des bains d'initiation comporqu'une valeur allegorique ou peut-être même symbolique, puretant un plongeon dans l'eau. » Et le savaut archéologue rappelle alors la secte thrace des Baptes, qui est celle dont nous venons, à ment décorative. grands traits, d'évoquer l'histoire (?). I faudrait admettre que certains de ces has-reliefs n'avaient H en est qui peuvent nous donner quelque idée de ce qu'était la liturgie des mystères de Cotyto : ce sont des ensembles comme celui que reproduit notre figure 17, où l'on voit des vases, des patères, des bandelettes et d'autres objets rituels, D'autres renferment des cistes, des tambourins, des cymbales, des corbeilles. Peut-être les initiés absurbaient-ils certains aliments d'après des rites analogues a ceux qu’évoque la formule usitée dans le culte A en juger par la rareté des témoignages qui s'y rapportent ct aussi par le fait que la Basilique ne porte aucune trace d'usure laissée par la fréquentation des initiés, le culte de Cotyto ne fut célébré que fort peu de temps à Rome. On a vu que Juvénal en parle comme d'un souvenir. Tout porte à croire que la trace Cotyto subit, dès le début du 11° siècle, le sort de la cappadocienne Má, qui, après avoir pendant une brève période recruté des funutici phrygien : « j'ai mange dans un tambourin, j'ai bu dans une eymdans la ville éternelle, fut bientôt réduite au role de pedisequa de bale, j'ai porté un vase, j'ai pris quelque chose dans la ciste ; ayant la Mère des Dieux. J. Husaux. goûté (d'un aliment), je l'ai placé dans la corbeille et de la corbeille dans la ciste ». Peut-être existait-il encore une autre formule que le myste devait se rappeler en contemplant la grande Victoire qui, sur le mur de "abside, en dessous de la scène où figure Sappho, montre la palme et la couronne destinées aux vertueux et aux forts(2), On peut, en se rappellant les analogies signalées par Strabon entre le rituel de Cotyto et celui de Dionysos, supposer que cette formule s'inspirait, avec des variantes appropriées, de la formule orphique bien connue que duit apprendre l’initié pour la réciter après sa mort devant les dicux du monde souterrain : « j'ai pris mon vol hors du cercle douloureux et pénible ; je me suis élancé d'un pied rapide vers la couronne désirée, je suis descendu dans le giron de la reine souveraine. — Le dieu : Bienheureux et fortuné, tu seras dieu et non plus mortel ! — L’üme : Chevreau je suis tombé dans du lait ('). (') Reproduite dans les Affi dei p. 4. Lincei, 1918, p. 49; CUMONT, Rassegna, (1) Traduction de M. S. REINACH. A propos de la place yu’oceupait le lait dans le culte d'Attis, cf. A. DiETERICH, Al. Schr, p Sot, et au sujet de la croyance en la vertu « rajeunissante » des bains de lait, M. Reinach rappelle les bains de lait d’Anesse que prenait Poppée. (3) M.S. Reinach abandonne du reste son hypothèse et linit par proposer, de Pénigmatique formule, une explication autre, sinon meilleure, que celle i laquelle il avait d'abord pensé.