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View in PDF(opens in a new window)In: Le Musée Belge, XXVII - 1923 - p. 5 - 81
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J. Henaux, Le pi vivgsan rated: MB 1923 5 ss. | La sesno figure bins l'apsis de ie
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sou ds Pomone molbenret ct procure une rensissanne, D'auures ve pe dentutions
se romparcent A des rites arientaax,
Musce jacket
Page 2
View in PDF(opens in a new window)MUSEE BELGE
REVUE DE PHILOLOGIE CLASSIQUE
PUBLIEE SOUS LA DIRECTION HE
J. P. WALTZING
F. COLLARD
PHOPESSEUM A ILGNIVE SILE bh Lett
PROFESSEUR A L'UNIVERSITE DE LOUVAIN
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Vingt-septième Année — Tome NXVI
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LIBRADA
IMPRIMERIE
VAILLANT-CARMANNE
PLACE SAINT-MICHEL, 4
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Edouard CHAMPION
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QUAI MALAQUAIS, 5
PARIS
Le secrétaire: 4. P. WALTZING, rue Durtols, LI,
Liege
Page 3
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te
LE PLONGEON RITUEL
Introduction
|
L'isolement dans lequel la Belgique a vécu pendant la guerre,
de
n'a pas permis à nos savants restés all pays de se rendre compteloarchéu
s
verte
l'importance exceptionnelle des nouvelles décuu
giques dont Vitalie, depuis quelque temps, s'est vue tout specialement favorisce.
È
Plus que toute autre, la deconverte d'une Basilique souterraine
près de la Porta Maggiore à Rome (1) mérite de retenir l'attention
de tous les fervents de l'antiquité classique, tint parson importance
variété
au point de vue de l’histoire de Part que par le nombre et laire
reli-
I
des problèmes qu'elle soulève dans le domaine de l'histo
~*~
gicuse.
voie du chemin de fer de Rome à Naples, précisément à la sortic
de Rome, un ingénieur fut envoyé sur les lieux pour rechercher
la cause de ce fait inquiétant.
A trois metres environ sous lu niveau des rails, les ouvriers
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Nous nous bornons à donn
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Les membres de la Direction des fouilles qui y descendirent les
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er ici une description sommaire de
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134
On y reconnut bieuture de forme carréeun, vaste
tomberent sur une ouver
destiné à éclairer tunt : hypogee..
|
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dosanite,
En avril 1917, (4) un léger atfaissement s'étant produit sous la
|
|
la
trouvaille
M.
éte du sujet dans l'article de
(1) On trouvera une bibliographieca compl
AL OF
al Porta Muaggiore dans le JOURN
G. BAGNANI, The subterraneanpp.Basili
78-85. Pour les publications plus récentes,
ROMAN STUDIES, 1X (1919),
R. LÉOPOLL, dans les MEDEDEELINGEN
voyez Particle de M. H. M. TE
ROME, I (1921), pp. 68 syu
NEDERLANDSCH INSTITUUT
VAN HET
pp. 3039 (article de M. E. GATTI,
(2) Cfr. NOTIZIE DEGLI SCAVI, 1918,
di un monumento sotterraneo presso Porta
scoperta
notizie
Breviiore
). relative alla
Magg
Page 4
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l'hypogée dont nous reproduisons le plan, dressé par M. Gatti
en stuc polychrome : on y vail, entre autres, plusieurs médaillons
(fig. 1). (!)
figures, d'une facture excellente,
rappelant
beaucoup celle des
stucs qui ornent les tombes de la Voie Latine.
7Leg
4
2=.
LA
‘
1
Cet atrium souterrain sert de pronaos à un bel et vaste hypogée,
y
.
comportant trois nefs. Celle du milieu a 3 metres de largeur ; les
autres, 2 mètres environ,
Toutes trois sont longues de 12 metres ; deux rangs de trois
robustes pilastres supportent les volles. L'édifice se termine par
une abside semi-circulaire de 1,50 m. de rayon, surmontée d'une
conque.
Ces éléments caractéristiques ont déterminé les archéologues à
considérer l'édifice souterrain comme une Basilique + on donne, ce
nom, en effet, non seulement aux constructions du type de la
Basilica lulia au forum, mais aussi aux édifices terminés par une
abside comme nous en Voyons un au Palatin, dans les ruines du
,
palais de Domitien. (1)
DES
Mais l'œil du visiteur s'attache moins à la structure générale
LC
de la hâtisse qu'aux détails de la décoration, Les murs, les voùtes,
l'abside et sa conque et jusqu'aux parvis des pilastres sont ornés
de bas-reliefs en stuc, de l'effet le plus saisissant. A la différence
de ceux du pronaos, ces stucs sont blancs, avec parfois, semble-t-il,
une mince couche de jaune, destinée à accentuer les reliefs.
A première vue, il apparaît que ces bas-reliefs ne constituaient
pas l'unique ornementation du temple souterrain : sur toute la
partie inféricure du mur de Pabside et, par places, sur les piliers,
i Saum
SSAAAE
on voit le bétonnage à nu. Sans doute a-t-on détaché, à une époque
inconnue, ce qui constituait la décoration de ces espaces vides :
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dur.
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Fig.
E
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1.
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marbres, peintures ou mosaique:. En même temps que ces orneto
a
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metri
ments, qui devaient avoir plus de valeur que les stues, on enleva
tout ce qui pouvait être transporté, si bien qu'on n'a retrouvé, dans
Plan
le temple dépouillé, ni lampe, ni candélabre, ni objet rituel d'aucune
Un long couloir en pente douce, actuellement impraticable,
espèce.
amenait le visiteur a un petit afrium souterrain à peu près carré,
de 3,50 m. environ de côté; au milieu se trouve un impluvium
correspondant au compluvium d'un metre de côté qui fournit le
jour à tout l'édifice.
Le pavé est en mosaïque blanche avec une double bordure de
petites pierres noires. Les murs et la voûte portent une décoration
(*) E. GATTI, lc, p. 22. Ct. BAGNANI, p. 79 ; LEOPOLD, fig. 4, p. 31.
ÿ
Par bonheur,
il reste les bas-reliefs, dont Pabondance et
la
variété fournissent aux archéologues un champ de recherches tel
qu'il ne s'en était plus offert depuis longtemps à leur sagacité.
(!) De Pavis unanime des archéologues, li nouvelle découverte apporte
une confirmation des plus complète à la thèse détendue par G. LEROUX dans
son Del ouvrage : Les origines del'édifice hypostyle (BIBL. DES ÉCOLLES HRANCGAL»
SES D'ATHÈNES ET DE ROME, 108, Paris, 1913).
Page 5
View in PDF(opens in a new window)PLONGEON
RITUEL
y
Au premier abord, le visiteur éprouve une surprise quelque peu
ricuses fresques de la Basilique orphique (1) découverte en 1909
irritante : comment identifier toutes ces scènes, mettre des noms
lors des fouilles effectuées par item. La, comme ici, le visiteur, avant
sur tous ces personnages si différents des types connus ? L’esprit
d'admirer, réclame impérieusement et vainement une réponse à la
premiere question qui se pose : quel rapport ont entre elles toutes
ces figures, ct comment peuvent-elles se trouver groupées dans un
meme ensemble ?
L'ornemaniste
qui
a
présidé à la décoration
des murs et des
voütes de la Basilique souterraine, semble avoir pris plaisir à y
réunir les sujets les plus disparates. Tant par leur facture que par
la signification des scènes qu'ils représentent, les bas-reliefs offrent
à l'esprit l'exemple d'une décourageante diversità. Il y a des scènes
mythologiques que Pon arrive peu à peu à reconnaître : enlevement
de
Ganymede,
supplice de
rapt d'une
Marsyas, Jason et
Leucippide
par
Meder dérobant
un
Dioscure,
da Toison d'Or,
Théste recevant le fil des mains d'Ariane : des scenes liturgiuies
et
ruelles 2
une darse de
Mendes,
Geusinienne, de nombreuses
un sacrifica,
representations
de
nine initiations
lideles
en adoration devant d'étranges divinites ; des scenes se rapportant à des
conceptions eschatologiques assez imprecise» : Hermes conduisant
une ame, les Danaides avec leurs camplhiores, (3)
Tous ces sujets présentent, ıl est Vrai, un cataetete comuni;
leur signification religieuse ; mais d'autres bas-reliels apparaissent,
du moins à première vue, comme tout-à-fait profanes d'inspiration :
ce sont des pygimecs, des érotes poursuivant des papillons ; ailleurs
un pédagogue avec ses éleves, où encore de jeunes athletes se
livrant à des exercices variés.
Enfin, nous voyons, disséminés çà et lá sur les murs et les voûtes
des Victuires, des Orantes, des masques, des objets rituels et des
motifs purement décoratifs : volutes, palmettes, etc.
La diversité des bas-relicfs n'est pas moins surprenante si l'on
considère leur style et leur facture. Les uns paraissent tre des
copies de métopes archaiques, les autres rappellent les bas-reliefs hellénistiques ; tantôt le modelage se distingue par
sa finesse d'exén'arrive pas à découvrir où réside l'unité de tous ces motifs d'inspi-
(1) Ctr. l'intéressant ouvrage de M. V. MACCIHIORO, Zagreus. Bari, Laterza,
rations si diverses. Nous aviuns, quant à nous, ressenti la même
1920.
impression d'étonnement mêlé de dépit, quelques jours à peine
(*) Outre les photographies jointes au présent article, voir les reproductions qui accompagnent les articles de MM. GATTI, BAGNANI, LLOPOLD et les
tres belles illustrations publiées par M. Fr. CUMONT dans la RASSEGNA
D'ARTE ANTICA E MODERNA, VIII, 1921 (février).
avant notre premiere descente dans la Basilique souterraine, lorsque
nous nous étions trouvés, à Pompéi, devant les belles et mysté-
Page 6
View in PDF(opens in a new window)cution, tantôt la technique de l'artiste surprend par sa hardiesse
d'une importance décisive au sujet de la destination religieuse de
toute moderne ct la négligence voulue d'un travail en pleine pâte,
l'hypogée.
10
M. Fornari proposa de voir dans ce tableau une representation
du voyage de l'âme vers les Iles Bienheureuses. La femme voilée
qui, une lyre à la main, s'apprête à descendre dans l'eau, c'est
lame de l'initié après sa mort ; la mer où nagent les Tritons est le
trait d'union entre le monde des vivants et les Hes Fortunées,
comme on le voit souvent sur les sarcophages.
Dans un article publié en 1918 dans la Revue Archéologique,
M. F. Cumont exprima à son four l'idée que, « pour se rendre
» acceptable, toute hypothèse sur le culte célébré dans la nouvelle
où restent visibles les coups de truelle d'un audacieux artisan.
Aussi ne faut-il pas chercher dans le style des bas-reliefs des
indications sur l'époque où fut édifiée la Basilique.
C'est ce que comprirent fort justement MM. Gatti, et Fornari,
Jes deux archéologues italiens qui publièrent en
11
1918, dans les
Notizie degli Scavi ('), un premier aperçu des résultats de leurs
patientes recherches.
M. Gatti, qui s'attacha surtout à l'architecture, découvrit un
pan de mur en excellent opus reticulatum tout à fait semblable aux
les ingenieuses observations de M. Fornari. Ce dernier, qui avait
» Basilique devra fournir une interprétation satisfaisante de la
» représentation qui décore la conque de l'abside... (Elle) exprime
» certainement une des doctrines capitales de la religion pratiquéc
¿té chargé de publier les bas-relicfs, attacha la plus grande impory dans ce sanctualre, » (!)
travaux exécutés dans ce genre au début du 1° siècle de notre ere.
ll y avait lá un premier indice sûr que confirmèrent pleinement
tance au fait que les scènes représentées étaient toutes d'inspiration
exclusivement
licllénique,
orientales ou égyptiennes.
sans
aucune
Ainsi, selon
influence
des
religions
toute vraisemblance,
la
„+
L'éminent historien des religions orientales reprit, developpa ct
confirma l'hypothèse de M. Fornari : il existait, dit-il, à Rome, à
l'époque oft fut construite la Basilique, une secte religicuse dont
ère, M. Fornari crut meme avoir identifié le propriétaire de l'édifice
les idées eschatologiques répondent tres exactement à celles
qu'évoque la scène de l'abside, telle que l'interprete le savant
dans la personne du proconsul Statilius Taurus, dont le dumaine
italien.
crypte avait été construite antérieurement au 11 siècle de notre
s'étendait peut-être jusqu'aux environs de Pactue le via Statilia
et dont Tacite nous apprend qu'il fut accusé par Agrippine de
magicae superstitiones. (?)
Au reste, M. Fornari ne se crut pas en mesure de proposer une
explication d'ensemble et ne présenta même aucune hypothèse
C'était la secte des néo-pythagoriciens, qui avait compte à
Rome, vers la fin de la République, un adepte et un propagateur
dans la personne du sénateur Nigidius Figulus. Or, nous Savons
que, dans les doctrines ésotériques des pythagoriciens, l'appellation
d' lles Fortunées désignait le Soleil et la Lune.
ment être considéré comme le plus important. I s'agit de la grande
Ainsi, dans le grand bas-relief de la conque, PApollon qui,
d'un geste bienveillant, semble accueillir la femme voilée, serait
un symbole du Soleil, D'autre part, de nombreux textes nous font
voir la valeur mystique et allégorique que les disciples de Pythagore
attribuaient à la lyre ; c'est ce qui expliquerait que l'âme de l'initié
scene qui décore la conque de l'abside. (*) Il apparaît clairement que
est représentée une lyre à la main.
au sujet de la nature du culte qui se pratiquait dans ce local
mystérieux.
Toutefois, il eut le mérite d'attirer l'attention sur le bas-relief
qui, par ses dimensions et par la place qu'il uccupe, doit évidemcette scène, une fuis expliquée, fournirait aux chercheurs un élément
(2) E, Garni et E. FORNARI, Brevi notizie relative alla scoperta di un monumento sullerranco presso Porta Maggiore. -- NOTIZIE DEGLI SCAVI, 1913, p. 30-52.
(5) Tacitt, Annales, XII, 59. L'upinion de M. Fornari concernant le propriétaire de l'édifice fut combattue par M. LANCIANI : // santuario sotterraneo
recentemente scoperto ad Spem Veterem, dans le BOLLETTINO COMMUNALE DI
Roma, XLVI, 1918 (publié en 1920).
(2) Voir les planches 3 et 4.
Quant à l'Eros placé derrière la figure féminine, il symbolise
l'Amour conduisant J'âme au séjour des Bicnheureux.
Cette interprétation avait, entre autres, l'avantage de s'accorder
pleinement avec toutes les observations présentées jusqu'alors
(2) E. CUMONT, La basilique souterraine de la Porta Maggiore, dans la REVUL
ARCHÉOLOGIQUE, Vill (1918), p. 65.
Page 7
View in PDF(opens in a new window)relativenient aux caractères essentiels de l'édifice souterrain. Aussi
Inde chelyn Phocho, conmmunia munera, ponani,
Et sub ea versus unus et alter erunt ;
« Grata lyram posui tibi, Phocbe, poctna Sappho:
fut-elle en général admise par les savants qui parlèrent de la nuuvelle découverte dans les diverses revues archéologiques, (1)
Mais, en 1920, dans une breve et sobre communication, publiée
13
Convenit illa ahi, convenit illa tibio,
dans l'American Journal of Archaeology, un savant américain, M.C.
Il est inutile, concluait le savant américain, de chercher une
Densmore Curtis (*) proposa, au sujet de la scene de l'abside, une
explication à la fois plus complète et plus satisfaisante que celle
qui nous est fournie par Ovide : la grande scene de l'abside repréexplication entièrement différente de celle qui avait prévalu jusqu'à ce moment.
Quelles que soient les conclusions que Pon doive en tirer, dit-il
sente Sappho se précipitant dans la mer à Leucade,
Cette opinion semble avoir rencontré tout d'abord, dans le
en substance, voici un texte ancien, qui commente à merveille la
monde des archéologues, moins
de faveur que de curiosità méfiante.
grande composition sculpturale.
Les comptes rendus ne la mentionnerent que pour la déclarer peu
vraisemblable, en soulignant, par des observations parfois judicieuses, les lacunes et les imperfections de Particle de M. Curtis. (5)
Cependant M. Cumont lui-même ne tarda pas à déclarer que
l'interprétation proposée par le savant américain lui paraissait
préférable à celle de M. Fornari. Dans une courte notice, parue
Et, sans autre préambule,
M.
Curtis cite une trentaine de vers d'Ovide, dans lesquels il est impossible de ne pas reconnaître une description parfaitement claire
de la scène reproduite par le mystérieux bas-relief.
Ce sunt les vers 161 à 184 de la XVe Hé oîde ; nous les citons
à notre tour, d’après l'édition de Palmer, (#)
dans la Rassegna d'Arte antica e moderna (2), M. Cumont fit voir
Hic ego cum lassos posuissem tlebilis artus,
comment on pouvait concilier cette explication nouvelle du grand
bas-relief avec l'hypothèse qu'il avait précédemment formulée au
sujet de la destination du sanctuaire. Hest indispensable, en effet,
Constitit ante oculos Naias una meos;
Constitit et dixit: quoniun non ignibus acquis
Ureris, Ambracia est terra petenda tibi,
Phoebus ab excelso, quantum patet, aspicit aequor
165
Pectora. Deucalion igne levatus erat,
comment les adeptes d'une secte religieuse ont-ils pu, dans leur
170
Hane fegem focus ille tenet. pete protinus alten
Leucada nee saxo desiluisse time
!
Ut monuit, cum voce abiit; ego territa surgo,
Nee lacrimas oculi continuere inci,
Ibimus, o nymplhe, monstrataque saxa petemus:
Sit procul insano victus amore timor
|
Quidquid erit, melius quam nunc erit : aura, subito
:
175
local, réserver la place d'honneur à une composition aussi profane
que l'est celle-là,
si vraiment elle représente le suicide de Sappho ?
M. Bagnani se refuse à admettre cette dernière hyputhese, ne
voyant pas comment les initiés qui fréquentaient la Basilique
auraient pu décorer leur temple au moyen de scènes inspirées par
«le moins religieux des poétes latins » (*). N'est-ce pas oublier
qu'Ovide n'est pas seulement le poète de l'Art d'aimer, mais aussi
celui des Fastes ? Nous espérons arriver à établir qu'on ne saurait
s'exagérer l'importance du témoignage d'Ovidé au sujet du bas-
Et mea non magnum corpora pondus habent.
Tu quoque, mollis Amor, pennas suppone cadenti
Ne sim Leucadiae mortua crimen aquae
!
de fournir avant tout une réponse à la question que soulève l'interprétation du grand bas-relief proposé par le savant américain :
Actiacum populi Leucadiumque vocant : —
Hine se Deucalion Pyrrita succensus amore
Misit et inlaeso corpore pressit aquas
;
Nee mora, versus amor fugit lentissima mersi
relief qui nous occupe.
180
(1) Cir, PARIBENI, Culli e religioni in Rome tmperiale secondo recente scoperte
archeologiche, dans ATENE E ROMA, 1920, pp. 172 sy., et LEOPOLD, De onderasrdsche basilica, dans MEDEDEELINGEN, ete,, 1921, p. 68.
(+) C. DENSMORE CURTIS, Sappho and the Leucadian leap,dans VY AMERICAN
JOURNAL OF ARCHAEOLOGY, XXXIV (1920), pp. 146 sqq.
(3) A. PALMER, P. Ovids Nasonis Heroides (Oxford, 1898), p. 98 sq.
La XVe Héroide, qui déjà avait donné lieu à d’abondantes controverses (4), renferme, on le verra, des éléments indispensables à
la solution du problème.
(') Cf. infra pp. 15 syy.
(2) VIII, 1921.
(2) G. BAGNANI, op. cil., p. 83.
(4) Ci. SCHANZ, Gesch. der römischen Literatur, VI, 1-3, pp. 290-292,
Page 8
View in PDF(opens in a new window)15
Cependant, il va de soi que l'artiste chargé de décorer la conque
de l'abside n'y a pas modelé l'aventure de Sappho pour la seule
raison qu'elle avait été chantée par Ovide.
I. Le prétendu suicide de Sappho
Il faut dunc s’efforcer de trouver de quelle nature était le rapport
établi par les fidèles du sanctuaire souterrain entre leurs idées religieuses et la scène que l’on appelle — à tort, pensons-nous, — le
« Suicide » de Sappho.
En établissant un rapprochement entre
la grande scène de
Pabside d'une part et Pépitre de Sappho à Phaon (1) d'autre part,
La présente monographie a pour but, uniquement, de proposer
M. Curtis avait introduit dans le débat un fait nouveau, dont l’imune solution nouvelle de ce problème et ne prétend pas aborder
portance n'apparut pas tout d'abord, mais qui devait bientôt
dans leur ensemble les multiples énigmes que soulève cette très
dominer tout le problème (3).
importante découverte, dont nous n'avons
pu donner ici qu'un
aperçu bien incomplet,
Il est vrai que,
si son explication n'a convaincu jusqu'ici qu'un
petit nombre de ses lecteurs, la faute en est au commentaire dont
Il convient d'attendre, pour en évaluer toute la valeur, l'oule savant américain a cru bon d'encombrer le texte de l'AHéroïde
vrage que préparent trois savants italiens, MM. Paribeni, Bendid'Ovide. Car s’il s'était borné à citer les vers du pocte latin sans
nelli et Munos.
chercher à les interpréter et en reproduisant, en regard, une bonne
photographie du grand bas-relief, la relation de l'image et du texte
Nous exprimons notre reconnaissance toute spéciale à M. Paribeni pour l'amabilité avec laquelle il a bien voulu mettre à notre
disposition les excellentes photographies du service photographique
officiel récemment organisé à Rome.
serait apparue à tous commie évidente.
Malheureusement, M. Curtis s'efforga avant tout de faire admettre une interprétation doublement erronée à la fois du texte
d'Ovide et de la grande scène de la Basilique.
D'après lui, l'auteur du bas-relief a eu l'intention de représenter le Suicide de Sappho, de même que le poète n'a visé qu'à donner
à ses lecteurs l'impression que la poétesse voulait en finir avec la
vie. La figure féminine qui se « précipite « du haut du rocher, est
représentée, d'après M. Curtis, comme s'élançant dans l'espace.
Il suffit de regarder l'attitude prise par la femme à la lyre pour être
persuadé du contraire ; son mouvement est plein de calme et de
tranquillité ; son pied droit s'appuie encore sur la dernière marche
du rocher, tandis qu'elle pose prudemment son pied gauche sur le
poing du Triton prêt à la recueillir.
Elle tient, il est vrai, la tête légèrement inclinée, mais ce n'est
point là une attitude de plongeur. Comine le constate fort justement M. Bagnani (#), la figure féminine ne donne pas « l'impression
M, Curtis (4).
d'un saut dans l'espace », selon l'expression de
(‘) Ovibe, Hóraide XV.
(4) DENSMURE CURTIS, Supphoand the Lencadian desp. JOURN. OF ARCHALOLOGy, XXV (1920), pp. 146-150.
(2) Ci.
BAGNANI,
The sublerranean
Basilica ab
JOURNAL OF ROMAN STUDIES, IX, (1919) p. Si.
(*) L. CURTIS, op. cil., p. 149.
Ports
Maggiore, dans le
Page 9
View in PDF(opens in a new window)désespérée pour la contraindre à se hater de plonger ; mais dans
ce cas, la position des jambes serait, on vient de le voir, peu mati
relle, Cependant, tout indique que l'Eros, de lout son petit corps
râblé, fail un effort dont l'action doit s'exercer sur la poétesse.
Et M. Bagnani ajoute > «elle semble, pour ainsi dire, flotter dans
l'air », she appears rather floating in the air, Cette dernière remarque
est des plus suggestive.
Selon
toute vraiseuiblance,
elle a été
inspirée à son auteur par l'arc volumineux que forme le voile de la
poétesse. Cette draperie toute gonflée d’air a sans doute fait erates
‘Tout s'explique, si l'on admet que l'Enfant añe s'appréte à prendre
sun vol en soutenant dans sa descente le corps de Sappho, qu'il
supporte sous les aisselles, semblant exaucer la prière que lui
à M. Curtis que le sculpteur avait voulu indiquer par là un mouvement rapide et tumultuenx, Mieux averti, M. Bagnani y a
adresse, chez Ovide, l'amante de Phaon (v. 179):
reconnu le signe distinctif des personnages non ailés que les artistes
veulent représenter comme se déplaçant par la voie des airs
|
C'est, en effet, une des conventions de la sculpture romaine (1)
dont on trouve de nombreux exemples dans les bas-reliefs de sat.
copliages ou d'autres monuments :
les divinités aptères,
Tu quoque, mollis Amor, pennas suppone cadenti,
Enfin, le Triton, qui s'apprête à accueillir le corps de la jeune
femme au moment où elle tombera à l'eau, sulfirait, à lui seul, à
écarter l'idée d'une chute rapide et soudaine, comme l'est celle d'un
l'Air
‘Eau, Iris et d’autres, douées du pouvoir de « lévitation » sont
surmontées dune sorte de parachute formé par un pli de leur
désespéré, se jetant à la mer pour se tuer: ce Triton, visiblenient,
ue s'attend pas à subir un choc violent ; il se dispose plutot a recevoile, (*) Un autre indice, cependant, tendrait à faire croire qu'il
s'agit bien ici non point d'une descente paisible et tranquille, mais
voir dans son voile, qu'il se garde bien de tendre, une forme légère,
d un mouvement précipité, resseinblant à un saut dans l'espace :
c'est l'attitude du Cupidon, qui, placé derrière la puétesse sumi
la pousser dans le dos.
|
Pour autant qu'on puisse s’en rendre compte par ce qui reste de
l'Enfant, on est tenté de croire qu'il s’are-boute du pied gauche
sur le rocher pour appuyer fortement son genou droit sur le dos de
la femme voilée. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que
le genou droit du petit Eros effleure à peine la robe de Sappho
tandis qu'il adhère parfaitement à la lyre de la poétesse.
Si done on croit qu'il exerce une poussée sur la femme qui descend, il faut admettre aussi que cette poussée agit sur la lyre. Or
cette lyre est portée légèrement et comme du bout des doigts par le
personnage principal ; l'action exercée par Eros ne peut donc pas
Ctro une pression de haut en bas, qui n'aboutirait tout au plus
qu'à faire lácher par la poétesse l'instrument qu'elle soutient d'une
main délicate, HW faut observer aussi qu'il n'existe aucune amorce
perceptible des mains de l'enfant sur le bras gauche de Sappho,
On pourrait donc croire qu'il les appuyait à plat sur le dos de la
N
c
pas cette conventi
0) La sculpture grecque n'admet
on. . Cfr.
i
Cfr. S. S. REREINACH,
à
Ua as cette
Dos
de Dioscures,
a le beatval des
leale
es el
dins Cultes, Mythes et Religions, tome Il,
à y
(7) Cfr. HELBIG-AMELUNG, Führer, |.
1?
ae-ws
flottante en quelque sorte, et l'on comprend fort bien que, devant
cette attitude du groupe, M. Fornari ait pensé qu'il s'agissait d'une
âme. M. Paribeni (*) le croit encore, meme apres la communication
de M. Curtis. De toute évidence, dit-il, le personnage féminin
représenté par le sculpteur n'a pas l'intention de se suicider : il est
done inutile d’invoquer, pour expliquer celle scene, le puente
qu'Ovide a consacré au suicide de Sapplio. C'est lá, en effet, que
réside la seconde erreur de M. Curtis : d'après lui, PH éroide d'Ovide
implique l’idée que Sappho est allée à Leucade pour y trouver dans
une mort volontaire l'oubli de son amour malheureux. Cette interdont
pretatiun du poème repose tout entière sur un malentendu,
mps
longte
M. Curtis n'est pas responsable, car il avait été créé
avant lui. 11 eût suffi, cependant, pour Je dissiper, de relire attentivement et sans idée précongue toute cette pièce si curieuse ut
qui vient d'acquérir, à la suite de la découverte de la Basilique,
une nouvelle importance, Du reste, meme en s'en tenant aux seuls
vers cités par M. Curtis, on pouvait arri.er à la conclusion que la
Sappho d'Ovide ne songe nullement à se suicider. C'est ce qu'a
, Bagnani, en rappelant les vers 161-172
fait déjà, en quelques motsM.
(1) PARIBENI, Culti è religioni in Roma imperiale secondo recente scoperte
archeologiche, duns ATENE L ROMA, 1920, p. 175.
Page 10
View in PDF(opens in a new window)JEAN
LE PLONGEON RITUEL
HUBAUX
19
en renscignements précieux mérite mieux qu'une fee tare
FBadls3Li'-Sraà—seb:gli.aeupscdfatdheo
|
Fig. 4. — Bas-relief de l'abside : Le saut de Sappho a Leucade
|
surtout maintenant qu'un heureux hasard nous a ans en presence
A
le texte, parfois obscur, du porte latin.
d'un monument figuré dont ou peut dire litteradement qu'il lustre
Ovide met en action, dans sort poente, trois personnoges princi
paux > Sapplıo, la Naïade, qui lui conseille de se rendre a Leucade,
et Phaon, que la poétesse dime sans étre payee de retour el i qui
elle est censce envoyer son épitre.
(1) BAGNANI, op. cil, p. 85 (en reponse sis observations de M. Paribeni).
Page 11
View in PDF(opens in a new window)la
tion au suicide, C'est le saut du haut du rocher de Leucade dans
ances :
Les paroles adressées par la Naïade à l'amante malheureuse sont
rapportées au discours direct ; mais elles n’en sont ni plus és
ni plus compréhensibles : chacun des mots prononcés pa la don.
mer qui délivre l'amoureux de son amour et de ses souflr
Hane legem locus ille tebet.
neuse de conseils Soulève une foule de questions pour la plu art tres
complexes, Comment comprendre le vers 165 :
i
n
>
¡a
À
ry pals
+
Phoebus
ab
excelso,
quantunt
patet, aspicit aequor.
n-o.
S'agit-il d'une statue ou d'un temple d’Apollon placé sur le
montuire de Leucade et dominant la mer (!) ? Comment ex iquer
acto l'étonnante histoire de Deucalion rapportée par la Mat : >
S'il faut l'en croire, Deucalion (2), amoureux de Penta, sat ré
cipité du haut du promontoire de Leucade dans la mer et à la suite
de ce plongeon, il a été délivré de sun amour. Car llegas meins, les paroles de la Nañade sont parfaitement claires à € ‘ae
jetant à la mer, Deucalion ne s'est fait aucun mal:
en
Mine se Deucalion Pyrrhaë succensus amore
Misit et intueso corpore pressit aquas
Et subitement, alors qu'il
(mersi)
prendre les mots ; versus amor ?) a fui son cœur devenu
insensible
l'Amour, renongant à le tourmenter (est-ce ainsi qu'il faut con
et Deucalion se trouve soulagé du feu qui le devorait. « T
la propriété de ce lieu »,
a
oes
Nec in, versus amor fugit lentissima mersi
Pectora; Deucalion igne levatus erat
Hane legen locus ille tenet,
dit-elle.
Aura subito :
Et mea non magnuni corpora pondus habent.
t de la
Elle invoque aussi, nous l'avons vu, l'Amour, le prian
ealıx
les
er
soutenir de ses ailes, de peur que sa mort ne fasse accus
Il est clair que ce n’est pas la mort qui délivra Deucal
ion de se
aussi bien se noyer dans le premier fleuve venu, plutôt que ie te,
prendre, uniquement pour se suicider, un Jar pelli» a s n
tuaire d'Apollon de Leucade, Lorsqu'elle entend la Mein inf
dire 3« Ne crains pas de sauter du rocher dans la mer », Sa ho lo
peut en aucune fagon interpréter ces paroles comme tie edite.
|
Tu quoque, mollis amor, pennas suppone cadenti,
Ne sim Leucadiac morto crimen aqua,
Ce dernier vers suffirait à dissiper toute équivoque 3 Sappho,e de
ci puéri de
toute évidence, espère bien sortir de la mer, vivanentetémo
ignage de
son mal, Après quoi, elle offrira sa lyre à Apollon
sa gratitude. À vrai dire, tout cela est exprime en termes assez
et agréaconfus, comme si le poète, d'ordinaire habile versificateur
t la
frisan
n
cisio
impré
ble styliste, se trouvait ici contraint à une
|
souffrances d'amour ; sans quoi, le conseil donné par la b ,
Naïade n'aurait plus aucune raison d'être, Sappho poca Tt
(2) Voy. PALMER, pp. 433-434,
usra
conseil de
Sappho se propose done de suivre prochainement leversé
: ego
son amie, encore qu'elle en soit légitimement boulede sone Cœur,
territa surgo. Cependant, pour chasser toute crainte qu'il doive
elle se dit à elle-même, assez prosaiquement: « Quoi me trouve à
je
m'arriver, cela vaudra encore mieux que l'état ul reste,
elle espère
Du
erit,
nunc
quam
s
meliu
erit,
présent » : Quidquid
une pareille
bien échapper au danger que comporte forcément doit
amortir
qui
Pair,
de
aventure : elle compte pour cela sur l'aide
lourd »,
bien
pas
sa chute 1 «Air, soutiens-moi ; Mon corps nest
de Leucade :
était
encore dans l’eau
|
21
gaucherie. Le vers 3
Inde chelyn Phocho, communia munera, ponam
renferme deux mots amphibologiques, munera (« office » et « offran
faut
qu'il
r
de ») et inde, La suite des idées suffit à préciser la valeu et doit se
attribuer à inde: il ne peut êtreici qu’adverbe de temps l'heureuse
traduire par « ensuite, après quoi. » C'est-à-dire : après
Phochus.
issue de mon plongeon, dont je devrai savoir gré (grata) à pas
avoir
Aucun de ces détails n'est indifférent et c'est pour ne ont laisse
analysé d'assez près le texte d’Ovide que les philologueions,
s'accumuler à son sujet les obscurités et lus contradict
Page 12
View in PDF(opens in a new window)I reste à se demander maintenant si les lecteurs de l'épitre de
Sapplio,ct en tout premier lieu sou destinataire supposé, Phaon,
la
comprenaient comme nous, ou si, au contraire, ils la lisaient en
sachant bien que le saut de Leucade devait mettre fin à la carrière
aventureuse de la célebre Lesbienne. Là-dessus M. de Wilamowitz
se montre singulierement catégorique : « Naturellement le poème
(d'Ovide) est destiné à des lecteurs qui savent que Phaon n'a pas
féchi, que Sappho a fait le voyage jusqu'à Leucade, et qu'elle a
osé affronter le saut qui, pour ces lecteurs, était le saut de la mort.»(!)
-ame
Le savant philologue produit, à l'appui de cette opinion, un argument qui nous semble prouver tout le contraire. « Nous savons,
dit-il, que Sabinus, ami d'Ovide, avait composé la réponse de Phaon
à Sappho: il y faisait donner par le jeune honune ce conseil ironique:
det votam Phoebe lyram (Ant, 11, 18, 34), c'est-à-dire qu'il avait
repris un détail de la lettre reçue : la promesse faite par Sappho d'offrir sa lyre à Phoebus au cas où elle serait sauvée et guérie »,
Or, tout ce raisonnement repose sur une transcription incomplète
des vers auxquels fait allusion M. de Wilamowitz. Nous n'avons
plus les épitres-répouses d'Aulus Sabinus, mais dans une certaine
mesure les resumes en un vers qu'en donne la lettre d’Ovide
à son
cinule peuvent nous tenir lieu de l'original, à la condition, bien en
tendu, qu'on ne les Ecuurte pas pour leur faire dire le contraire
de
ce qu'ils signifient. Le vers résumant la réponse de Phaon est le
suivant
Det votam Phocbo Lesbis amata lyram.
Dans cette breve plirase, le mot amata est évidemment de la plus
haute importance, M de Wilamowitz n'en fait même pas mention,
Le participe amata, mis ici dans la bouche de Phaon, équivaut à une
proposition tempurelle ou causale : « Que la Lesbienne offre à
Phoebus la lyre qu'elle lui a promise, maintenant qu'elle est aiınde »
ou « car elle est aimée » (*),
(') VON Wikamowirz, Sappho und Simonides (1913), p. 21.
(#) Cr. un emploi analogue du participe passé amatus dans
où Sappho parle des jeunes Lesbiennes, Héroides, XV, 201 :
le
vers célèbre
Lesbides, infamem quae ine fecistis amatae,
Le récent et très complet article d'ALy, dans PAULY-Wissowa, XV, Sappho
(col. 2357), réfute, lui aussi, l'erreur commise par Wilamowitz,
y
23
LE PLONGEON RITUEL
um
Ainsi, loin de faire adresser par l'haon i Sappho morte à Leurade,
une lettre pleine de conseils ironiques el moqueurs, Aulus Sabinus,
avec infiniment moins de mauvais goût dans la fantaisie, avail
imaginé que le jeune homme, apres avoir regu la lettre de Sappho,
était désormais épris de la poétesse el le lui faisait savoir par un
détour assez spirituel. — C’est donc que Pami cl le correspondant
d'Ovide, mieux à méme à coup sûr que M. de Wilamuwitz de saisir
toutes les intentions du poîte, n'avait pas un Instant suppose
o
que le saut de Leucade düt être mortel pour Sappho,
En résumé, nous pusséduns deux œuvres dl art antiques, un
poème et un bas-relief, qui doivent porter Pon et l'autre un lithe
comme 3 Sappho à Leucade, mais non pas s'intituler, comme on | a
cru trop souvent jusqu'ici : La mort de Sappho ou at niin y
Sappho. Par conséquent, nous savons desormals qu'il existait a
Rome, au début de l'époque impériale, une tradition à la fois
littéraire ct iconographique, d'après laquelle Sappho avait bien,
en effet, effectué le saut de Leucade, mais avec une tout autre intention que celle de se donner la mort.
|
Sur quoi donc reposait cette tradition ? Pour replica a set
question, nous sommes obligés de passer en revile, Ue fois pa piu,
les témoignages, rares, tardifs et disparates qui nous sunt parvenus
au sujet de l’énigine de Leucade.
Page 13
View in PDF(opens in a new window)Il. L’Enigme de Leucade
Encore que sa pensée ne soit pas tres clairement exprimée, il
semble bien que Strabon signale deux espèces de « sauts de Leucade » à l'un est exécuté spontanément par un amant, qui espère
ainsi « faire cesser » un amour malheureux : l'autre, dont le glo-
LT1.ET.
Le plus
connu et peut-être aussi le plus obscur de ces
témoignages (1) est celui de Strabon ; maintenant que
nous possédons
ar.
un élément nouveau, ce texte mérite un exame
n plus approfondi
vane comment Strabon parle du promontoire fameux :
Les philolugues n'ont pas attendu jusqu'aujourd'hui pour
établir certains rapprochements qui s'imposent entre le texte de
Strabon et celui d'Ovide (1). Nous disposons maintenant d'un
|
cates et par le saut dont on a cru qu'il mettait fin aux amours
Menandre dit à ce sujet : « C’est de là que, la première Sappho
,
nouveau terme de comparaison.
» poussée par sun fol amour pour l'insensible Phaon s'est
préci-
Ces oiseaux et ces ailes qu'on attachait au dos du personnage
précité rappellent invinciblement le rôle de parachute que jouent,
" pitée, dit-on, du haut du rocher qu'on voit de loin, pout s'acquit-
» ler d'un veu qu'elle avait fait, Maitre souverain. » Ainsi
dans la grande scène de l'abside et dans le pocıne uvidien, le voile
donc
de Sappho gonbé d'air et l'Amour qui soutient la plongeuse,
de mème que le petit Eros semble bien être une stylisation
Et,
mythologique et esthétique des oiseaux dont parle Strabon, de
Menandre dit que c'est Sappho qui a sauté la premièr
e à Leucade :
mais d'autres, remontant encore plus haut dans le passé disent
que c'est Céphalus, épris de Ptérélas, fils de Déioneus. Mais d'autre
part, c'élait aussi une tradition ancestrale chez les Lencnl
ione
chaque
année,
lors
du
sacrifice
qu'ils
méme le Triton qui, dans notre bas-relief, s'appréte à accucillir
(Strabon : únocézeoho. rar) la poétesse au moment où elle
faisaient à
touchera l'eau, peut être considéré conune une adaptation à la fois
Apollon, le rite suivant 1 ils précipitaient du haut du rocher Pun
ol l'autre de ceux qui se trouvaient en ce moment étre
l'objet
d'une accusation, en sacrifice propitiatoire, après lui
au corps toutes sortes d'ailes et de volatiles
sa chute,
avoir attaché
susceptibles de ralentir
rond, afin de recueillir celui
qui avait saute ; autant que possible,
on lui assurait la vie sauve
en dehors du territoire » (2).
he
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ee
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15
|
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discutés dans WELOKER,
Kleine Schrifien
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Repreatwtaz Todd nai mepımmkev
e
pagada
+
A.
symbolique et religieuse des barques qui, placées en rond autour
du point de chute, attendaient le plongeur de Leucade pour le
repécher.
A y regarder de pres, l'histoire que raconte Strabun est, on le
D'autre part, au bas du rocher, un grand nombre
de
petites harques étaient disposées en
;
piombi
ele du
els
dì
Quvapue,
vitm
tinv
"|
pixpais
4
Spm ew
tov
adızar
xuxa
Nea,
dvadupbévra
CROISET, Hist. de la Hit. gr., VI, pp. 229-230. Koch,
Com. fragm., 312
graphe semble croire qu'il est une très ancienne coutume, antéricure à celle du saut volontaire, est une sorte de châtiment ou
d'épreuve, infligé à des accusés à qui Pon fournissuit les moyens
d'échapper aux dangers de l'aventure.
«Cel endroit est remarquable par le sanctua
ire d'Apallon Leud'accomplir
25
JEAN HUBAUX
24
.
et EDMONDS,
(1) Cf. PALMER, Quidii Nasonis Hervides (Oxtord, 1898), p. 434,
ne
Lyra Gracca (Londres, Heinemann, 1922), 1. 1, p. 150 sq. Les éditeurs
en outre,
tirent aucune conclusion de leurs rapprochements. Pahner renvoie,
à un autre passage d’OVIDE (Trish, 5,2, 75), mais le contexte est tout,dillérent.
P autre part, dans les Fastes, Ovide parle d’une curieuse céremonic au cours
l'arrivée
de laquelle on jetait dans le Tibre des mannequins en jonc.(V,Avant
639, sd.) :
d’ Hercule, un pratiquait de la sorte des sacrifices humains
Donec in hace venit Tirynthius arva, quetanais
Tristia Lencadio sacra peracta modo,
Pour expliquer comment Hercule ct ses compagnens substituent dus
une obscure triad
simulacres aux victimes humaines, Ovide rapporte ensuitemots
Letteadio modo
tion, dont il met le récit dans la bouche du dicu Tibre, Lesinterpreta
tion du rite
Gau v. 30) semblent prouver que le podte connait une
pas d'idee
de Leucade analogue à celle de Strabon, Hest probable qu'illesn'aviait
details caracte
bien nette sur ce qui se passait au célèbre promontoire :
ristiques de PA/#rode XV sont empruntés, selon toute apparence, au poème
grec qu'il imite et qui semble avoir été tres richement documenté,
Page 14
View in PDF(opens in a new window)JEAN HUBAUX
voit, bien singulière,
quand
on
la complète
par le
témoign:
d'Ovide. Que croire 2 Les amoureux qui exécutaient Je wait de
Leucade enmployaient-ils, pour éviter toute éventualité tragi n
les mémes moyens que les inculpés lancés dans la mer te tite
d'Apollon ?
es
Les savants qui se sont occupés du rite décrit par le géographe
y ont vu soit un sacrifice humain fait à Apollon nuskärlenr Je
ramené à un simulacre, soit une ordalie.
(1) Mais evs inter stations
au pourraient servir à la rigueur à expliquer le texte de Sn, te
ournissent aucune réponse à la première
question
qui
se
se i
| esprit, (2) Si le saut de Leucade était un shaviment rán Ad ‘
délinquants que l'on contraignait
de sauter du haut du rocher de si
la mer, comment a pu se greffer sur cette donnée primitive la lé.
gende de Sappho se rendant spontanément ‘au promontoi é
fameux pour y être délivrée de sa souffrance d'amour ? (+)
Ml
| Nous sommes ainsi amenés à nous demander si l'express
ion
Ù
FAMA
TG
Tous
Epwras
rave
menistenpivov
a
été
appliquée
au plongeon apres qu'il eit été illustré par la grande amoureuse
m7ha au ui si nous devons croire qu'on a fait figurer la
sélebre parmi
les victimes d'Eros au nombre de
voulu chercher à Leucade un terme à leurs a en parce
ce
i
que tel avait toujours été le pouvoir de cet endroit m stérie x:
hanc legem locus ille tenet, comme le disait la Naïade shes Ovlde té |
Car Sappho était loin d'être la seule qui eût affronté ni
épreuve ; d'après Wilamowitz, les anciens s'étaient fait un i de
remonter toujours plus haut dans le passé pour y chercher iat
mitre « Célébrité » ayant effectué le plongeon (5).
nes
Sappho und Simunides, a ty Ig discussion des textes dans WILAMOWITZ,
11 | p. 230,
A. CROISET, op.‚pP. cit.,
(2) M. aie
“aisx
» AHl,
Be
Seal expose fort biien la; qu Pte
ni
e
f
oa
San
ru he PE de le rite Sauvage avait rendu l'endroit chlibre. veg
lexpréssion o de se jeter du haut du rocher de Leucide E
aussi chez Sappho... »
nacréon (fragm. 19), peut-être se trouve-t-elle
, Criechisohe Literaturgesch., 1, 187,
(3) W.
relati von Curist
ño
de Leucade et le bannissement A
le saut CAR
entreCERRI,
me oer
pour des raisons politiques.
établi
(*) Au sujet de la distinction
arbitraire établie
tinction arbitraire
a
ee
te
Sa tenté d établir
appho et d'Alcée
par Wil:
itz ¢
;
lee
ca
UN Bunt de Leucade(1920),
et la tradition
de ELE eroh,ide
voyez
s. v. Suppho, cul. 2364
a + N AULY-WISSOWA
(*) Voyez les utiles commentaires de PALMER, op. cil., p 434
ErS—oRA»Sa
LE PLONGEON RITUEL
27
mentionne
Pour Ménandre, c'était encore Sappho, mais Strabone aurai
t prélléni
Cepha
une légende d’après laquelle Céphalus de
phile
bien
rve
cédé à Leucade la poétesse. C'est lá, comme Pobse
a cause de la
lologue allemand, une légende étiolugique, inventée
e autre tentative
proximité du promontoire de Céphale. C'est d'un
se fait l'écho en
(')
ius
Serv
d'explication par la toponymie que
puerum Leucaer
rapportant que le rocher s'appelle Leucate, propl
e
tem quem cum vellet Apollo rapere, in mure se proiecit montemqu
cognomen fecit.
Deucalion le
Quant à l’auteur imité par Ovide, il attribue àtaire
par dévolon
privilège d'avoir accompli le premier le saut z, une amus
sespoir d'amour. « Voilà, déclare Wilaniowitvé la finesse : ante
c'est
trouvaille ! Ovide lui-même n'en a pas ubserge à Leucade parce
voya
le
tout à fait comme si Adam avait fait
s, il ne pouvait
que son amour pour Eve dont, pour de bonnes raison
douteux que,
se débarrasser, lui était devenu intolérabie, » Il estmowi
tz, Ovide
même après les spirifuelles explications deanterWila
ie. 11 faut cherefit jamais trouvé amusante cette plais tend
ue de Deucalion,
cher ailleurs les raisons de l'intervention einat
rappelant que
en
et peut-être M. Birt (*) g-t-il fait chos utile donn
e l'étymoord)
PEtymologicum Magnum (p. 561, 54 éd. Gaisfsgit
u zal!’ Sréplerys
logie suivante du nom Aeuaiouiy 3. etsAeuxP Azu
a. » Ainsi,
Aeuxrhimy nal Asundirov tort, 700 A
non par la
rait,
la légende de Deucalion à Leucade s'explique
remonter plus haut
surenchère d'un exégéte qui aurait cherché àmais
par l'ingédans la mythologie que lous ses congénères,aphe, quibien
aurait rentarniosité d'un grammairien ou d'un lexicogr
aurait done
On
qué une analogie entre Leucadion et Deucalion.
de Céphalos et celle
affaire à une légende toponymique comme celle
ne
de l'enfant Leucatès. Du reste, l'énigine reste entière; on devi
TZ (op. sil. P. 20).
à tort WILAMOWItemp
n, comme le croit
(1) Et non VarroServ
lum Veneris ab
enim
Varro
270):
ius (Aen., 111,
Voici le texte de nunc
r el Yurpılius
ande
Macn
is
Leucas est, dicit ; quamv
Aenea conditum, ubi
ainsi
t. Ce témoignageliusestcomic
lum vonditum dieun
ne Lesbio id lemp
comici a PhaoWila
i
Turpi
et
er
and
Men
:
sagt
o
Varr
Wenn
«
tz:
résumé eparLesbio mowi
lius
Turpi
itis
allent
kann
so
,
dicunt
tum
condi
id templum
4 Phaon
donc
lich ». Ce n'estServi
, Menander unmög
so geredet haben
aus Miszverständnis
us
c'est
lius et de Ménandre, avec
rte l'opinion de Turpiest
pas Varron qui rapposémen
de
celle
ion
adict
contr
en
e
qu'ell
parce
t
préci
e,
qui la signal
Vurron,
(2) Cité par PALMER, op. laud., p. 434.
Page 15
View in PDF(opens in a new window).
JEAN HUBAUX
28
seulement qu'elle a dû exercer au plus haut point la curiosité des
scholiastes ct des mythographes . avent de parvenir à Ovide et à
Sabinus, la légende de Leucade a dû être l'objet d'un long travail,
ici question du rocher de
Comme on le voit, il West meme pluscliez
de
Virgile,+ qui,5 dans
.:
Leucade, | ni de Sappho, pas pluson,quel'am
Q
pe
.
Li
squ)
98
ant jaloux (v.,
3 e Bucolique, fait dire à Dam
Vilt
silvae !
Omnia vel mediom fiat mare ; VIVI vinil
|
i»
in
tis
imon
de
ula
spec
acrii
Praeceps
s habeto (1.
dont il n'est guère possible aujourd'hui de déméler les tenants et les
aboutissants (1), d'autant plus que très tot la notion primitive du
plongeon de Leucade dut s'obscurcir, à la suite des diverses tentatives de rapprochement dont elle fut Pobjet de la part des scholiastes.
Il existait, en effet, comme il est naturel de le supposer, plus
d'une « pierre blanche » le lung des côtes de la Gréce et, inévitablement, les traditions qui se rapportaient à chaque
Acuxis
réror
finirent par former un faisceau de légendes toutes plus ou moins
dontinées par le souvenir de la grande amoureuse.
Parini ces pierres blanches, il en était une dont M. Cumont (*)
observe fort justement qu'elle dut prendre dans l'esprit des anciens
une valeur toute spéciale, par le fait qu'elle était citée par Homère
dans un contexte riche en idées eschatologiques. Mais ce n'est point,
pensons-nous, par ce passage de l'Odyssée, dont nous nous occuperons
ultérieurement, que nous arriverons
à résoudre l'énigme.de Leucade.
Comme il fallait s'y atterdre aussi, les poètes ne tardérent pas à
broder sur un thème aussi fécoud; Ménandre s’en était inspiré, et,
conune il arrive souvent, les fantaisies imaginées par les comiques
servirent plus tard de « sources » aux lexicogrophes et aux géographes, comme nous le voyons par Strabon. D'autre part, les
érotiques et les huculiques s'emparèrent à leur tour du thème : dans
un fragment d'Anacréon (15), nous le voyons transformé en cliché
pour chansons d’amoureux : « Aller se jeter à la mer à Leucade »
est devenu à peu près synonyme d'aller se pendre.
Théocrite (/dyl., 111, 25-27) nous montre un amant désespéré,
disant à sa belle : ()
miri
¢
y
>
bd
+
a
Pav Sattav dnedus i: anata trivio
..
pa
AED AR!
rep sing Moving oxomaterat “Oars à ypimeus,
,
22042 pr
.
.
Tobavw’
.
.
+
om
Lumpsaque, dans
e, ces Vers ee
Mame rapprochés de ceux de Phéocrit
les Na étre Pr
des obscurités pénibles ; mais les anci,ents
parce qu'ils y ' re
étre mieux que les exégetes modernes d'un
e gluse conser ven ie n
un motif connu, C'est ce qui ressurt inie
suffisam nt discerne fa VAn I
Ps.-Servius et dont on n'a pas die
tum putant quad are | peó I
Prueceps uerii... quidam hoc ideo suos
parentes invenire cupteout
soliti erant se praecipitare qui aut bant. o
le
aut amari ab his desiderabant quos ama s Virgile du Bun Di a
Ainsi, sans qu'il suit Fait mention danporaglicage, small mi
el
cade, un ancien, exégete attentif
|
re
érai dunt il SO
dans ce passage un theme littNot
era
été prise en cs
blablement l'origine. Mais sa e ma pas
tante, dont not:
lion, (2) parce qu elle mp une idée déconcer
re dui pregni 0a:
littéraire»,chel'Iiz stoi
en cliché aine
ins Ee tunt
les puetes s
joui d'une cert vogue
:
s
Join la raison d'être.
Leucade avai
zer, elle Ben mans ve
avant d'aboutir à la Sappho de Grilslpar
hain ipsa legni
inspiré mainteS ŒUVrES qui ne nou sont
Nous cina gi ae
portant est qu'il s'était conserve, comuneitio
une trad n d'après up “es
par la singulière note de Servius, ient
mer pour y tra
plongeurs de Leucade ne se jeta pas à la |
due
la mort, mais pour une tout autre fin.
Lru
ement à la gtoon i
A-t-il existé, d'autre part, parallèl
du saut de a PR
raire, une tradition iconographique
cruire cl M. >. der | ‘
Nous avons de bonnes raisons pournaglees,
qui vent nous etre des
réuni à ce sujet de nombreux témoig
plus utiles pour la suite de cette étude.
4
20 vi pay cib AC) TETURTA:.
(2) Voyez le témoignage de Charon de
Deferar : extremum hoc munus morienti
PLUTARQUE,
de mulier. virtute (édit. Didot, 315).
(3) RASSEGNA D'ARTE, 1921, p. 44 el note 13.
(3) « Je vais me dépouiller de mes vetements et me précipiter dans les flots
du haut de ce rocher d'où le pécheur Olpis amorce les thons ; meme sij’échappe
à la mort, du moins mon désespoir te réjouira ».
E
2 Yin Me
elsi us
! Ballieot, Fel
toutes chosSesesca
engloutissent d'un
(1) « Que les eaux
nti
acce
i
rpee
e roche
précipiter dans les ondes du haut
Ñ
, dit. . us
|
Suan
S,
Keb
i
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Vire
id
|
.
SERV
t
gieb
ung
Wirk
re
ande
eine
Noch
il Aent
note du 1*,.-Servi
plem WELCKLR, op Land., p 111, note Ga, sans «Het la
age d'amour d'un mourant.
|
|
Page 16
View in PDF(opens in a new window)Il y a longtemps déjà,
tions du plongeon
de Pierre se fait l'écho. Ainsi les représentaficat
ion trés rra
auraient, à un moment donné, pris une signi inexp
licable. do:
et donné lieu à une croyance en apparente e a de
r Na
confirmer cette hypothèse, M. Reinach est amen
wa
ss
Nu
ts
ndau
a pas existé un ou plusieurs eorrespu
M. Reinach a émis l'hypothèse qu'il a
du exister « une peinture célèbre et souvent reproduite, ... figurant
Sappho sur le point de se jeter dans les flots ». La découverte de la
basilique souterraine apporte une confirmation tout a fait remarvien cl
Sappho de Leucade, car le texte cité mencione vie Plangron
quable à l'hypothèse formulée, il y a près de vingt ans, par le
savant archéologue > il existait bien, comme nous le voyons aujourd’hui, une composition plastique, importante à la fois par ses
dimensions et par la valeur qu'on lui attribuait et représentant
Sappho à Leucade.
Ne connaissant pas encore ce bas-relief, M. Reinach attache beaucoup d'importance aux vers d'Ausone dépeignant « un groupe de
maurantes et de suicidées qui montrent
encore leurs blessures ou
les divers instruments de leur mort volontaire ou les objets qui ont
joué un rôle important dans le dernier épisode de leur vie amoureuse» (1), Parmi ces « héroïnes « se trouve Sappho, et Ausone prétend que son poème est la description d'une’ peinture qu'il a vue
à Trèves (2).
Voici pourquoi M. Reimach s'intéressait aux représentations
figurées du « suicide » de Sappho. Le fragment de l'Apocalypse
de Pierre, découvert en 1886, renferme un sermon de Jésus à ses
apótres, dans lequel sont décrits le séjour des élus et celui des
dannés. Toute une catégorie de réprouvés sont livrés à un supplice
d'un genre très spécial ; nous citons la traduction de M. Reinach :
« D'autres hommes et d'autres femmes se précipitaient du haut
d'un escarpement, puis étaient aussitôt chassés par leurs bourreaux,
qui les obligeaient de regagner le même sommet, d'où ils se précipitaient à nouveau sans repes ni trève a. Puis, le fragment explique
que ces hommes et ces femmes étaient des invertis.
Comment, dans l'esprit de l'écrivain chrétien, a-t-il pu s'établir
une relation de crime à châtiment entre les vices contre nature et
le fait d'être précipité du haut d'un escarpement ? C'est parce que,
selon
M.
Reinach,
il existait des peintures ou d'autres représentatiens figurées de Ja mort de Sappho, qui,à un moment donné,
furent interprétées comme des scènes de châtiment infernal. Cette
explication erronée d'une œuvre plastique donna naissance à la
singulière conception eschatolegique dont l'auteur de l' Apocalypse
CYS. Reinach, Cultes, Mythes et Relip., 44, 158,
(2) AUSONE, dylle VI, in prooemio,
31
veAsaDtS
au
hommes que des femmes pormi les invertis condamnésautre
s taxis,
deux
e
ionn
ment
Le savant archéologue
perpétuel,
allons
nous
dont
et
tion
évidemment dignes de la plus grande atten |
o
à notre tour faire l'analyse.
à
« Nous possédons, dit-il, (') une légende attique qui est kant
le mer
fait semblable a celle de Leucade, et nous avons, En autre
E
AR
ah
tude qu'elle avait été figurée par Part plastique. is elon aida s
rapportée comune il suit par Pausantas, I 30), |
nn
» métèque s'éprit de Méles, jeune Athénien, qui, n'ayant E ve
plus
le
e
sur
he
Sur
r
„ mépris pour hi, lui ordonna de monte
ran
„de PAcropole et de se précipiter en Gus, l'imagoras, roe
du
» pret à complaire au jeune homme, se précipita dudeLl
REFUS
Aer
» Mélès, quand il le vit expirant, eut tant de regret | f | pastas
» qu'à son tour il s'élanga du méme sommet et se int,
méteques athéraconté la suite de ce romanesque fait divers. « Les
ur (ire)
venge
os,
sniens élevèrent un autel au démon Anter
» de Timagoras,et instituérent un culte cu son honneur o, Fait aut
prenant, M. Reinach n'a pas appliqué à ce texte ni au texte lai
lique
pondant de Suidas que nous allons lire, la méthode exege : il
e
articl
e
il fait un usage constant dans son remarquabl
dont
admet, quant à l'origine du monument, Pexplicalin a
,
qu'en fournissent les deux auteurs : « L'autel d Anteros était, dite
la
é
motiv
avait
en
orné de bas-reliefs représentant l'épisode qui
construction », On va voir qu'il est, en effet, hors de doute que le
monument élevé à la « mémoire de Timagoras « devait représenter
d'une façon ou d'une autre un jeune homme exécutant un jul
S Pasi
LEON ; mais comment croire que l'exécution en ait AR SOLI pa
iu
Est,
eC
le bizarre épisode que Pausanias nous à rapporte
an
traire, Je monument lui-même qui aura donné naissance 4 untpeupl
de « mythe optique », imaginé pour satisfaire la curiosité du
(1) S. REINACH, op. cit, 11, pp. 201-202.
Page 17
View in PDF(opens in a new window)au moment où celuine al
ci e comp
rit
Dinpri
plus
; ce
ce que repré
iene
it
Qu'était au juste ce monument ?
le sens primitif de cet étrange monument
Mais, probablement,
Vi
sentait
l'image
7weDE4S
Au sujet de ce qu'il représentait
nous avons, dit M. Reinach,« mieux que des
probabilités
E
effet, Suidas rapporte la même histoire d'une fagon un
one iff
rente, avec des détails complémentaires qui jesralesen
t palle à
une
bonne source (s. v.
Médx, 03). Meletos était un jeune
homme
riche et de bonne famille, qui était
épris de Tintagoras,
Mele
offrit à Timagoras comme cadeau d'amour, deux ban
_ vw
combat ; Mais son présent ayant été refusé, il se jeta di
in de
l'Acropole. Timagoras, tenant les oiseaux dans ses main
s © : bei.
, I,
SA
Fas,nu,xalUGS,
thextpudvns 006 ia “er
2 si ov de
Tats Film
las tri necahiy txutev ».
_
M. 5. Reinach considere cette statu
e que décrit Suidas « comme
uni image funéraire, edo To) 2055, non
seulement
p:
ce
qu'elle a été faite pour honorer un mort, mais parce
qu'elle na
sentait le mort dans l'attitude mème pu il avait dit adien
a la vie. »
Calo il a en vue de démontrer que, « dans les cercles or fag
s
et Chrétiens d'un est sortie "Apocalypse de Pierre, un
même tie
ment parut réservé aux amours antiphysiques,
à quélque par
qu appartinssent les délinquants », il s’intéress
e surtout au fü A
que l'éphèbe représenté par le monument se suici
dait à la nes
d une passion malheurense pour un jeune garçon.
« Cet é tha as
jetan
t en bas d'un rocher, n'est-il pas l'équivalent exact ri
iÈ
de Sappho décrite par Ausone ? »
RE
Unt, Mais ce jeune homme exécu
tant un plongeon « sur la tete
avec deux cogs remarquablement grands dans
les bras est a
pas bien plus encore l'équivalent exact du plung
eur de bt
dont parle
Strabon ;
aa
dales
UB
naturellennent AUSSI,
¿Exmrapénor
Guvauivwy
He
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Chez
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sont
a ik l'éromènc Ems
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40-00
Ti
mr GEL
nave
. dand
+
y
Th
Gnpa
weEp ‘4
x
(1),
et
fait-il pas penser à la Sappho d'Ov
ide
disant à Cupidon : pennas
de
El
l'expliquer, au plus ordinaire des procédés d'excgese populaire.
Ainsi fut créé un de ces nombreux contes destinés à répondre aux
questions soulevées par un monument dont la véritable signification
échappait à ceux qui le voyaient. Le monument une fois disparu,
le conte lui survecut, comme nous le voyons par Pausanias, qui ne
donne déjà plus exactement le nom des deux éphebes et semble en
statue. Celle-ci n’existant plus, le conte se trouve du meme coup
allégé d'un incident plutôt obscur et, en tout cas inutile, Nous retrouvons. fortement remanié, mais encore partiuitement reconnalsp=à»m
NeTRE
le «conte Attique » de Mélètés et de Timagoras
sable cependant,
dans un poème tardif et bizarre conservé parmi les œuvres de Theocrite, L'/dylle XXIII.
Un jeune homme (ici, plus de nom propre) est épris d'un jente
garçon qui ne lui répond que par le dédain, Désespéré, Panant
malheureux va se pendre devant la porte de Peromene, qui passe
indifférent, devant le cadavre du suicidé el se rend aux Thermes
Là, pour micux plonger, il monte sur le socle d'une statue d'Eros
et se jette à l'eau. Mais le dien de l'amour le punit de sa eruche
indifférence : en plongeant, le jeune garçon fait ehoir Ta statue;
celle-ci tombe sur lui et le tue (v. 58 sq.) 3
“havéa; dé
.
intax’ ane apamidos ¿q Hdata: tb Popol
dato «ul tape nando rtv bgalier,
La donnée primitive du conte est, comme on le voit, altérée par
les intentions platement moralisantes du meédiccre poème. Il n'est
pas difficile, toutefois, de retrouver, méme dans cette version tare
dive, les éléments fondamentaux du récit à le dédain de Péromene
pousse Péraste à se suicider, mais le bel indifférent est puni de sa
cruauté et meurt à la suite d'un plongeon ('). L'invagination populaire n'a done pas dû être longtemps embarrassée par l'énigme du
suppone cadenti ?
des
i
coys
des
qu'il
cous
y
puis L'or
rien
ét,
porte
Porte
di
dans
ses
bras
A dr au Tai: Po
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Edad ree Bis
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t yop4 Ent
ri
cqN Mido
hi
E
ipse
5
pépuv
d
.
pis,
vz
fut perdu de vue par les Athéniens et ils eurent alors recours, pour
avoir interverti l'attribution. Mais l'épisode des deux cogs n'avait
d'autre raison d'être que la présence des deux oiseaux dans la
pita a sa suite et trouva la mort au méne endruît.
En M
de
ce double suicide, on leva (sur l'Acropole ?) une statu
e_m
tant un éphebe avec deux cogs dans les bras sur
le poi ps
jeter dans l'abime y xsi Esvixey etudes Tod x Save né
33
(1) Ce trait est l'élément difiérentiel du theme. Le rapprechement Lat par
les éditeurs avec Panecdote rapportée par AFISIOLI, Meet, EX at fine, wired
nullement topique.
Page 18
View in PDF(opens in a new window)JEAN HUBAUX
plongeur aux deux cogs, et le conte optique, une fois inventé,
a
satisfait sans doute les curiosités les plus exigeantes.
Ne se contentant plus de ce commode procédé d’exégèse, les
archéologues modernes se trouvent réduits aux hypothèses les
plus variées devant une autre scène de plongeon, encore existante
,
celle-là, et bien connue : celle de la tomba della caccia e pesca de
Corneto. La fresque, bien conservée dans son ensemble, repres bains de plaisir et des
objection à cette hypothèse : la mode athea
qu'à une
id époque [res
thermes publics ne s'est introduite en Ha
dans
omme
‚c
yi
t
a
.
pesca
€
ia
cucc
della
u
fomb
la
de
celle
à
e
rieur
yuste
spo miao
is statue d'Antéros, le personuage plonge
e
È
cn
flots ; d'un côté, il s'élève en pente raide, de l’autre il retombe en
teurs ».
qui lui couvre à peine les épaules. Sous le rocher, face au plongeur,
une petite barque, où se trouvent trois hommes tendant les bras vers
N
scene
se
se
passe
passe
à
a
Leucade ou dans
ti liv
Se nes
west done pas une ordaite
4 l'idée de suicide ou de
pu pentes ici représentée ; d'autre part, l'idé de suici
supplice
exécute un remarquable plongeon. Un autre personnage grimpe
sur la partie opposée du rocher, I ne porté qu’un petit manteau
4
sonsacré à une divinité y
sente un paysage maritime 1 un rocher se dresse au milieu des
plan vertical. Du sommet, un homme nu vient de se jeter
et il
,
n'indique
que » la divinité
Li
quelconque.
Ce
a
.
est écartée de prime abord par la présence de
plus à l'appui 7 ms
oignage de
Ainsi nous posse dons un tém
n dans les monuments liga ss
bie
si
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:
+
es
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éri
ant
s
ion
tat
sta
con
ns un plongeur nada e
s les textes littéraires, nous trouvo
que dan
qu'il ne fasse Courir aucun danki
sauvetage et exécuté de telle mòe
a
ait.
ger mortel à celui qui l'accumpliss
ajent-Hs a € { acte el comment
ach
att
s
ien
Quelle valeur les anc
de trés nombreux oiseaux, tous en liberté, il est vrai, tandis que,
dans l'eau, on distingue plusieurs poissons.
u voues
s relHOUigiS {ro
e fuis dedel'hpluists,oirnou
e can
Heutan
unn
a
ons
e des
gels
I
I est difficile de discerner à quelle famille appartiennent les
viseaux, mais les poissons, indubitablement, sont des dauphins (').
Br origin
celui qui va tomber à l'eau et se disposant visiblement à le recueillir
après sa plongée. Tout autour des personnages, volent en tous sens
La plupart des savants qui parlent de cette curieuse fresque,
pensent qu'il s'agit d'une scène de bain (2.
l'hypothèse que l'artiste a voulu
nal
(#).
D'autres ont émis
représenter un
supplice infer-
Mie Heinemann croit avoir sous les yeux une ordalie.
Wilamowitz
(
s'élève
avec
une
étonnante
vivacité
contre
toutes les tentatives qui ont été faites pour mettre le rocher de la
peinture étrusque en relation avec le promontoire de Leucade 1 il
ne peut etre question ici, d'après lui, que d'une scene de bain.
L'auteur de Sappho und Simonides signale cependant une grave
(*) On sait le role que tient cet animale ami de notre espèce
lesbien du
» dans le conte
plongeur sauvé », La version la plus connue de ce conte est Paventure W’Arion, qu'Heérodote rapporte comme une légende de Lesbos
; mais
dans le Banquet des Sept Sages de PLUCARQUE (20), Pittacos de Mytilene raconte un autre conte lesbien, où un dauphin sauve deux amoureux qui
s'étaient
jetés
à
la
mer, Cette
fois
encore
il s'agit
de
monument figuré, de méne, du reste, que pour la
DOTE, 1, 23). Cir, WELCKER, AZ Schriften, 1, p. 94.
nouveau dex liquer un
légende d’Arion (HÉro-
(*) ©. MARTUA, L'art étrusque, p. 406. Cir, MARGARET HEINEMANN, Landschaftliche Elemente in der gr. Kunst. Bonn, 1010, p. 48.
(2) WEEGE, Etruskische Malerei, p. 34.
(*) WILAMOWIIZ, op. luud., p. 20.
<
te
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moment vo Von
pn pone,obsnoncurspasquun'a myt
he vu i none A i
n an siete uel i
rituel, un rite, dont la significatiorem
par le
de l'importance prise postérieu ent
a dunne nalssance.
Page 19
View in PDF(opens in a new window)JEAN
T-HRE.
GeEx
IH. Le plongeon
, rite d'initiati
on
wn encore, nou
s avons plus et
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‘Athtines
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L
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ici
Comme
:
Aus NE Go
un
t
org
ia
taed
La
aptae tassare
Cotyton (2).
:
seholi
kusen a glo
sé
ces
deux
vers : « Baptae
ad imitationem Pani ( esertbuntur ab Eupolide, qui inducit viros
Eupolis comvediam = ue whee Buptae autem molles. Que titulo
Précis et rt n qu Alcibiade tira d'Eupolis, un détail
deyalag, nb AU Fu
qn Quis CHUN Hon dixit Birch, civ
+7:
Ae a
ade navigante in Sicili
e
cd
re?
» (3)
am detectum esse in maconne
ne episode
de la vie d'A
lcibiad
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den fort
des cérémonies
et des im g
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Alcibiade se avient du reste très mauvaise nà sinti.
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MOQUE
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que cette Ve
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ith
Q
plus
à
irique à Keramag
au de Cotys,
Ss, l'a
‘ uteur d'
gluuA
)
Sur
le
réunions en orgies abominables; en cela s'accusait davantage encore
de Cybele et de Sabazios.
leur ressemblance avec les cultes phrygiens
Au reste, le culte de Cotyto n'avait rien d'officiel à Athènes ; les
S14:g,
On sait que l'initiation par immersion était pratiquée dans diverses sectes paiennes qui florissaient précisément à Pépoque ou fut
construit Phypogée mystérieux.
Tertullien signale des cultes étrangers où le rite d'initiation
consistait en une lotion : nationes extraneue ... sacris quibusdam
D'autre part, on pense inévitablement au rite d'initiation des
communautés chrétiennes, qui commençaient à se répandre à cette
époque, Par son num meme, le baptéme semble évoquer l'idée de
plonger (Zarto), mais rien ne nous autorise à admettre que les
chrétiens de l'Église primitive aient jamais considéré cet acte
comme un plongeon réel. Les nombreux textes et monuments
figures que nous avons conserves à ce sujet font voir que la matière,
du sacrement de baptéme consistait pour les premiers chrétiens en
une simple immersion dans l'eau, repelee trois fois et accompagnée
d'une aspersion (*).
s. v. Kolys.
Bu
1%
monie consistait en un plongeon et exigeait sans doute la nudité
complète de l'initié. De là, d'une part, d'inévitables calomnies et,
d'autre part, de réels abus de fous genres, qui firent dégénérer les
(2) Ctr, Rapp, dans ROSCHER, Lexicon der gr. nd vom. Mythol., 11, 1398,
(2) TERTOLLIEN, De Baplisme, 5, dept e par Loner, op. aud, dl, p.
su
GROUSE, Mist,
de la ditt
dant très exactement à celui de la déesse Cybele, veneree, elle
aussi, à Athènes à cette époque (‘sous le mom de Grande Mere.
Il explique de la façon la plus vraisemblable pourquoi les Baptes
furent accusés d'avoir des mæurs infámes 1 leur principale céréper lavacrum initiantur (*).
| Lali, au Moye
n de ces textes
et q autres moin
s f
reconstitue co
mme il suite ¢ ra
Alcibiade s'était
phamus établit clairement que c'était un culte thrace, corresponau monument du plongeur,
perstrinxeral, necuns ke sit, ce quani ao Alcibiade, quem praecipue
par rapport à tonnes la A autre part, Cicéron nous fournit
31
mystères des Baptes Weétaient pas une religion autochtone, leur trequentation était réservée aux seuls initiés et, sal y a quelque vérité
dans Panecdote reconstituée par Lobeck, Alcibiade, en s'aftiliant
à une secte étrangère, dut scandaliser ses concitoyens. Pausanias
sait encore que c'étaient des métèques qui « rendaient un cuite »
Lu
l
Cecropiami soliti B
von
LE PLONGEUN RITUEL
rarict
. ur,
ère
VII
1019.
and
586,
duligue
atte
(2) CL L. DUCHESAL, Les orig. du cnllechrehen, P. 297 54.
Page 20
View in PDF(opens in a new window)srémonies d'initiation à leurs mysteres chevet pa are
Les cerenon' y simulacre de plongean qu cons
On pourrait done croire que fes initiés ct les mystes qui se réutitu SEO
plongeon, acte rituel primitivement indispensable pour être reçu
e at€ ql valeur il pouvait avoir dans Pespril os ee
ti
d'initiation
dans leur secte, une simple lotion ou un simple bain dont l'exécution devait être bien moins compliquée.
et des mystes.
À premiere vue, cette hypothèse, qui a pour elle Ja vraisemblance,
parait confirmée par les précautions dont s'enteure Sappho, dans
la grande scène de l'abside, pour éviter une trop brusque descente
dans les flots,
Cependant, il ne nous paraît guère possible que le saut de Leucade
ait pu devenir, si peu de temps après Ovide, le bain de Leucade :
on ne s'expliquerait guère l'évocation d'un souvenir aussi précis
dans un local où se pratiquait une simple lotion ou une aspersion
rituelle,
Du reste, s'il est Vrai que la Sappho du grand bas-relief ne se
« précipite » pas dans les flots, elle n'est pas représentée non plus
cumme se disposant à entrer dans une sorte de baignoire, comme
une dame romaine dans son caldarium. Elle se laisse choir dans les
flots, en une descente lente ct sûre, et Pinclinaison de son corps
montre bien qu'elle ne s'attend pas à entrer dans l'eau de plain
pied. Le Triton semble s'appréter à la faire basculer dans le voile
C'est done bien un plongeun réel qui est représenté au-dessus de
l'abside > ce n'est plus, il est vrai, un saut vertigineux et redoutable,
comme celui de la fresque étrusque, mais bien une chute cependant,
idéalisée et, si l'on veut, confortable, mais toute différente de
"action d'entrer dans un bain, Le seul fait de montrer le personnage principal avant son entrée dans l’eau indique bien qu'il n’est
pas question ici d'une simple lotion, ni d'une immersion ordinaire :
les représentations primitives du baptéme chrétien nous montrent
toujours le catéchumène pendant qu'il se trouve immergé dans l'eau
baptismale, parce qu'ici le rite consiste uniquement en un bain
et ne requiert pas une chute préliminaire dans le liquide rituel (4).
Il faut donc croire que les fidèles de la basilique souterraine attachaient une importance toute spéciale au rite du plongeon proprement dit.
()L. DUCHESNE, Les orig. du culle chret., y. 302,
se
à fout Ie rin it essentiel de leur étrange liturgie. Mais agli
blablement le jan cet acte a pu Être considéré comme vii M 5
nissaient dans la basilique souterraine de Rome avaient substitué au
qu'il a préparé à cet effet,
aCnITE
Page 21
View in PDF(opens in a new window)JEAN
LE PLONGEON RITUEL
HUBAUX
Les effets magiques du plongeon
Pour répond
ponre
à celle
dre
mn
à
cette
nie =
questi
question,
nous
disposons
en
me Ri bien
’ reste
ie conn
. u :oe l'hist
he oire
i de Thesp
d'un
rituel
texte
fort
ésios, rap a 6
lo que dans son De sera numinis vindicta (1) Ce
l
core
US diversgsavantsS quiquise sont
Mt
‘
occu
pes
pés
cit
| Wont pas disimportance de certains dei itils, | dont l'intaérêt va nous
;
de
ce
rare ala lecture, Nous le
résume Nis en citant
renmlarquables,
re
appales passages les plus
o, avail E to dsl partie de sa vie dans la
tiran
tata, H iid fecnurs ae out Sun bien ; pour reconstituer sa forthan, n Aaa ia
cumuli
la
ah
ay;
Thespésios,
on tore ‘gh divers et les moins serut
ae
“dico +
de temps, sino
vi
repre here reputation bien ¿tabli ri m
s
que lui tit fatta Per Da n lu rendit plusHW famenx
que onla réponse
avait, ditehe elimar la S cn Aitplilugne,
cnvoye
ENIE A,
|
Pave
il vivrait micux à Pav
enir qu n'avait
fait
a le passo L'oracle répondit que cel
a prediction
Sant Pre
E
s'acc
er
tira mieux après sa mort
Lou ero a ruehyue sorte peu de temps après
N
Dur dssuz élevé, la tête la première,
sí
“eh
seulement uneprépara
Usure, Matscomme
mourut (2) el pe, GeArter
it à l'un»
se
on
ia dejá,
terrer, il són
ef il se fit dans sa vie | y en peu de temps ses esprits el ses forces
ux, »
merveille
ae Mi plus‘dee
Plutarque, develop 7 ih dete romo
ss ems teat alo n ne
raconte que Thesexistence, fut aussi bon citoye
eat Bd wes ì
”
vara ses UN FAT sujet, N’en pouvant ihe hee
étrange Eure at vo comment s'était produite
une si
répondait : « Il
u
sait wean
se, el voici comment il leur
oment où il perdit connaissance il s'opéra en lui re
(1) Phot,
De ser
vind., 22
sera nin,n de E
Le traductio
R, la
lato
MatiPEU
(résumé
pi
nn par Mac ¿CHIORO, Zagreus, p. 200).
ets
re
) Nous traduissons ict
te nt
que Ricard
Xacteme
adulisse
ila mentplus
: narevepfdli ecro}vi rt: ne s’agi,t
que d'un dv: inou
le texte
, Voici
banalexac
tie idea
u tpaù
10 : ADV, UU Yivopévo av
vida ss 4 f0eie yapek Gpo
LG TIVOÀse?
;
+
¿EdU
v
tauvo
AS
TARY
abt s dviipe veyzparoe. s dia
ave, xal tpitatog
On TEPL TAG$ tapeTapas auta
re,»
ın
41
protve tout d'abord un pilote
changement comparable à celuide qu'é
u; qu'ensuile, yelaı pen à pen
précipite de son navire au fond l'ea
t parfaitement cl que, son Ame
relevé, il lui sembla qu'il respiraiuniq
ue, il portait ses regards sur
s'étant ouverte comme un ceilvit plus
n des objets qu'il avait
tout ce qui l’environnait. 1 ne d'unaucu
e prodigieuse grandeur. +
coutume de voir, mais des astresplus merv
euses les unes que les
et bien d'autres closes encore, n deseill
astres, l'esprit de Thesautres. A travers le lumincux ocea
âmes des morts el assiste
nésios arrive naturellement au paysnnaidest plus
s ámes el s'efforce
à leurs diverses évolutions. | reco tout à coupieur
il en remarque une
vainement de leur parler, lorsque, ses pare, nts
qu'il n'a guere
de
qui vient à lui ; c'est lime d'une que
nt est mort alors que
eu le temps de connaître, parc Mais ceici,pare
il faut de nouveau citer
Thespésios était encore enfant.e sapprocha
: Bonjour,
le texte de Plutarque : + Pám re nommer ainseti, luiil ditdit a cette ame
hespésios. Surpris de s'entend Thespésios. C'était autrefois
qu'il s'appelait Aridaios cl snonà l'avenir vous porterez celm de
votre nom, reprit-elle, mai mort. Seulement, la partie intelli
Thespésios, car vous n'êtes pas ici par une volonte particulière des
gente de votre ame est Venue
e corps Conte
dieux. Ses autres facultés sont restées unies à votr
une ancre qui le retient. +
pésios visite le monde de
Sous la conduite de sun parent, Thes
e ayant disparu, sa vision
l'au-delà. A un moment donné, ilsonarriguid
aux endroits redoutables
se transforme en cauchemar : leursvecrim
dans les tortures les
où les Ames des pecheurs expient Thespesiosesreco
nnaît son pere (0),
plus variées. Parmi cese damnds », une action seclérat
ée secrete
qui lui avoue avoir commis jadis es d'horreur de pluse rest
plus conen
sur la terre. Après d'autres scèn la vie; son áme est, el quelque
fuses, Thespésios se sent rappelé à de réel et il se réveille iu mer
sorte, aspirée de nouveatl vers le r,mon
ment précis où on allait Penterre
histoires
Si cet étrange récit était unique en son gente parnti les «ens,
NOUS
auteurs anci
miraculeuses » que nous ont cunservéesrdelesfant
aisie de Plutarque,
serions tentés d'y voir soit une absu
commie le pensaient les
soit, tout au plus, une allégorie incohérente,
de Pinexplivable ait situs parente» inventre du Pseu
suuvientp. 29).
(1) On su dess
Servius (ci-
Page 22
View in PDF(opens in a new window)JEAN
vi
premiers commentateurs du De sera muninis
an @
untints vindi
St
de
an
is
oan geh fe au pays des âmes Tet Theespés
en
ios est ici
République wet hewn (Er que raconte | laton à la fin de la
Apulée dans la Métamorphose pone HAVE nt résuméedepar magné
tisme organisée par Cléar avec le récit d'une séance
par Pruclus (4) ua an en presence d'Aristote et seppur
la relation taite par = i de commentaire à l'histoire d'Er avec
prouva Timar ge iM
ce qu'é
de ate
onioss, (*)e arque
Pantre de TrophPhone
on const
que toutes ep poli
présentent
éléments
es des elements
Ses »
communs et suivent à
nt a peu près le même
processus.
’ ne
è
yen dd'u
mo
au
une sense ;
|
us
in:
te
et
nat
te
len
7
lane un arme. Presque toujours, tin choc ou th tone
=.
>
Anesthésie du sujet ol Menue :
lv Anesthe
de bataille tO um coup et est laissé pour mort ra ni
le fon ein 9: Cléarque, pour obtenir l'état d'h n Pagni:
que Praclus : bu lui sert de « medium », le frappe br eee
+
a
D
de Trophonios, Lou ane
Rioni rim De Pantre cus
crâne, accomne da
oe ite TE per sion du
bafiôoç) et ge le bätou-qui-fait-sortir-äme (+ po vi
LLUEROR
diet, Aula we ensuite de la même manière nità PU iller le
des Siok : ca fecte de garder le silence. le plus re ligieux
naau sujet
¢ son initiation, mais
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l
qu'i
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apprend surer
à uvéeess dans la| sui
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witsons épro
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où le voyant
d'abord des taches lumineuses ln
s’he ; tpuis, s’ha
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des scenes de supplice et, ‚ peu
Fe " bai res,tinct
s, des spectaapre
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confus et indis
s
4, aang Res publ., X,
13-14
I
PROCLUS, lu Ren
Li dissertation doct we i
ioe
: Essai sur la politique ppr de
goricienne Lit, a n doti mu
niae Va
sur
Inyez
|
thèse annexée à
f
3)
li De genio Socr., 22
a
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SorUr, 22 : tr: » Ame 4
x TAnyetons,
x UT., i De genio
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Hs KEGIATS
ativ Quyriv.
G, ia
CL 242
cdaae ager
Tas1, fapa
e dec dtacber
Pont
ophontos. MUSÉE BELGE, 1921, pp. 209 22 Enr scusato à
‘eth
t dede lal: variabil
ité de ceses
Au suje
des(*)initiés
p . 20921,
4 229,
taches
,
es
tach
» Voyez MACCIHIOKO, Zagreus, p. 203, Bai ge les visiuits
vuye
y
;
sa
Proclus,
RISE,
43
long.
après un te mps plus où meins d'u
30 Enfin le sujet revient a jui,ouv
ne
le
é Pimpre ssion indubitab
et se remet à vivre, ayant épr tes
les apparences extéericures.
nt donné tou
mort réelle et en aya
s : "oracle
s mérite d'être texamieminuxé« deaprpre
Le récit de Thespélesio« péc
qu'il serail
es
r » vivrai
ayant annoncé quephétie se heu
a fait remara d'une façon tout élé
mort », cette pro s choit +réadulishau
ne certaine vationjou»terel:
quable : Thespésioier » (eis spéyuhov)t. d'u
tarque a soin d'a peut se
tombe « sur le gos en recevant seulemPlu
Cela ne
sans se blesser, mais'ils s'agit d'une chuteentenunavacountp.«la téte la precomprendre que duit Ricard. Cette chute produit, à en croire
iniére », commeefftraets bien déterminés: 1" Thespésios a L'impression
Plutarque, desnaissance : Son esprit « tombe hors de son corps »,
de perdre con
pérer en lui unensftraormnsfatiormonaticoonmmd'ue nede
dit Plutarque ; 29ciaillesen3 ilt ens'ofut
de cette tra nu fond del'esti(").
nature toute spét un pilote précipité
navire
celle que ressen endre par la? Hesdet son
celle
bien probable que par
Que faut-il ent que se proposait d'a
se ren
ider ses lecteurs a chu
comparaison, Plutarngement opéré chez The
te :
sa
par
s
sio
dre compte du cha leur esprit, le fait de tomspe
ait
dev
mer
la
ber dans
s
c'est donc que, dan
ment profond ?
répondre à l'idée d'un change
+ c'elest que MITOS
endant, est possilibsub
Une autre explicatifaçon,on cep
stitue à curun récil moral et», qu'
tarque arrange àilsatrouve dan
es
s sa « source destesnot. qu'il juge
tains détails qu'
moins compromettan cette seconde
plus simples ou, peut-être, plu
à adinettre it, non de
utant s portés
Nous sommes d'atar
nt son réc de Seraconte qu'il tie
hypothese que -mêPlume, que
e
d'un ami de Therspélaqsiouels,le don
‘Thespésios lui st probabmailems ent
nar
la ration
son pou
conde main, C'etée, comme le prolauveraiune
ive de Penent
att
e
tur
lec
sen
pré
est mal
naire engage avec l'âme de son parent. Celle-ci
tretien que Jeditvis:"ionBonjour, Thespésios », il répond : « Je ne m'apIni ayant sios, mais Aridaios +. - + Qui, lui répond Pame,
spé
pelle pas Thevan
st done que le
C'e
»
s
sio
spé
The
as
ler
pel
Cap
tu
t
éna
dor
s
mai
seulement at étéun trataitnsfd'uormnee
nte aventure,qu'non
héros de cette étosannachu
te, mais encore (el c'es
moralement par e), il 4 changé de nom.
évidente importanc
t
ine waepenhs
v tov ata atos ou petaa sud
ty.
ésy
ys
(1) imei yap ibimeae vò qpo16sobmpw
ing
tov obtws
tig jsulov anoppuyÔeis mabot
Page 23
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Nous potivon
i
ql
—
drangen, m En msi,
en les plaçant dans |
psychologues qu
|
sera possible, quand il Se corriger ; Poracle répond : « Oui =:
fait une chute pe mort, Peu de temps après eo
s'être entoure
Macchioro (2), qui Pa étudié tout spécialeme nt, apres
Bien qu'on ait
d'une documentation aussi abondante que Y arióc,
tifique de
et, à la suiteaisdelecetnunpare
1 a Plongeon dans la mer, il 4 Pq%
; en a devient pieux et Vertue
€ Thespäsios. C'est sous ce nom qu'il et
il
|
I
re morte, et qu'
on
tl eil
U
est
‘
Sil s'agit d'un accide
nt ban7
al d'une chute
suivie
SOIENT prolongé, on compre
ana que Ihla victim
e
oe
d'un évan
ouisde
att deja fait tous les appréts
|
ait
été e
Gli expliquer le cha
ngeme ut de no
iSidérée
S funérailles.
m et la métarale de Thespé
sios ?
devient à la site duya utp
bee
d'Apulée
apreset un
sonSujet
initiati
aa
de piété
; un modèle
h ite
dan
ne
t
nan
l'un et Pautre jas af ; MALA plus surpre
icures ef simples, plus
proches
véritablement et à proprement parler, une réalité. »
Faut-il croire Que nous da la conduite ta plus ondaa. u
de Plutarque est wots ee en pleine fantaisie et qu Ti nach
Non,
car ce récit
© toutes pièces pour impressionner et
re 1
;
portée neu Ea pie MIRI, Caractéristique
toujours à eu role Pato
ee it dead
$ Sans aucune
vue scientifique
de son extase, des précision Es ©Visionnaire a obtenu,
:
:
"s
ta rate
de sa bransturativtien thet Sguliérement complètes
ici avec la partie pensant ir > ri volante des dieux que tu ture
tie unt- aces, ‘inns y ( + ten ame; l'autre partie, tu Pas rss
ee
ons ia Corps "(').
pens
se
phra
Cette
toute vraisemblanee nen nous livrera la clef du mystère, Se
rem
en présence
reti 'S sommes
cas dede réincarnation,
Dreux cas
de « icipalinwénés:
ce d’
E un de
ces nomprocédé magique ayant por q
‘ palingénésie », obtenue par u
personnalité. que a bi put de produire latermes
a
saisis de€ la
sigration
e est u depeint ici en des désinté
Ge plhégumtin
en connu des savants modernes
’
tant dra
es
.
=: size:
puoif} CIDven Diu
y
dida
zaz,Bui
tellum
A
tor‘ Gancp
dep si ppuvow
potpg
Ar fapPozi
7 1È: O'adAny
UT,
ey Tip guy
l
ET
à
ur
3
Pr
at: xatahédorrac
,
scien
¿mis des réserves à ce sujet, « il n'y a aucune raisoen qu'el
le consiste
douter de la réalité de cette « palingénésie », parc
la personnalité, phéen dernière analyse en une désintégration debien
connu, Au cours
nomene psychologique ou psychopathique
à la suite de sent
leme
de ce phénomene, qui se produit habituel otions
profondes de
cousses pliysiques ou psychiques et de comm
sont désintégrées et la
l'être, les fonctions cérébrales superieures ée.
désintégration
personnalité du sujet se trouve ainsi limit àUne
l'imbecillità, mais,
de cette nature, sí elle était totale, porterait
ellement,
que
dans la plupart des cas, elle ne se manifesteicuresparti
lexes,
comp
el
suspendant l'action des facultés mentales super
mais laissant subsis ter les fonctions infér
ngentsie est,
de la personnalité de l'enfant... Hi la pali
fication pout tans
moraliser les lecteurs ?
p ait dans les
« mystères antiques » (").
ouvrage récent par M.
Voici comment il est € écrit dans un
me lui est pas site a débauche, fait demander à un ra
,
e des ethnologistes, et maintes fois déjà les philologues ont montré quelle place importante I occu
u peu, volontairement pue Plutarque a narrés en les embrotmillaut
da
apres avoir vécu dans Ms : Un homme, du nom d'A
porte désorm
45
LE PLONGEON RITUEL
HUBAUX
Fa
Le péripatéticien Cléarque, sen ble-t-il,
en savait long à ce sue
a transmis la
jet €) et la séance d'hypuotisme dont Proclusbatnous
d'établir par
description (4) n'avait peut-etre pas d'autre ies que
hiques déjà
psyc
une experience prabante la vérité des theor désintégra
tion de la
élaborées au temps d'Aristote au Sujet de la
de cette époque avait sans
personnalité, La curiosità des savants
d'hypnoses ct de Visions cx
doute été attirée par les phénomènes
des fidèles en certains
tatiques, sur lesquels reposait la confianceatio
ns du « surnaturel ».
cultes mystiques et en certaines manifest érie
avoir
L'antre de Trophonios et ses révélations myst uses parait
spécialement retenu l'attention. (*)
, croient à la palingeLes peuples sauvages, encore de nos jours
Lex rites de passage,
s dans A. VAN GUNNER,(Bari
() Voyez de nombreuxet texte
, Laterza, 1920)
ens
Zugr
O,
HIOR
dans MACC
,
(Paris, Nourry,2571909)
sy.
pp. 152 sy. et
te (meme éditeur, 1922), p. lt.
parle Pechos. Voy. plus haul,
dont
you,
Un
mepi
(3) D'avait écrit un traité
(2) V. MACCHIORO, Zagretós, 160, et Esraili
(+) Voy. ARM. DELATTE, luc. «il.
(2) Ci. G. Dossin, loc. cit.
Page 24
View in PDF(opens in a new window)point
.
le palas culminant, le but supréme des rites
est
nesie reelle :nerellepaar
ee
Au cars le ces pa a “ Mystéres »(!).
une extase
aussi,eg
prouvent, eux leur
tat de transfor ner complètement
a pour résul
qui
Au +
. nn
le
bo à laquel
ée Ndem
pur dy aenoviappel
on est initié de la façon
par
é
gue) x Le ce, sur un signe donn
a (mys
te detagoTara Dose PR dans l'état de mort: pour a
précipi
itle soGang
"lac: sent E tale Lotion agli une place quelconque, d'une ma
a
47
LE PLONGEON RITUEL
Enten re fait le simulacre de ses funérailles
quit est mort, Pieri 7 age comme un cadavre, On dit de tui
bla ve flrs
ar È DA i variata nombre d'autres aspirants à
souvents
tequelque
résul
en
l
i
el
e
gent
ce
ca
actes
culle
virte
d'Uya
sorte
une
ainsi
restés
kurs dane l'état de hort tes À Apres étre
nuentde
nt, Us revie
rensprecne
chez cux au demiliefate,u deHslaagis etRn
tus
revê
tous,
de
se
égres
de l'all
leurs hahits
Fun
s'ilsnts,revenni aient
aesrtoutpuscomleurmes pare
:leurilsétaimentBeina E
e
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|
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Cet exemqu'il
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pun ty cine d'étr mentionn
analogies
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|
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o
dontChezil ned'afaut
d
te
n
me
es
utr
e un RE VAGUE, si faut
as ES e
ensitua!croiredamelesderécitsu
pi et des ctimographes, le même
Loles Sterne nee A d'initiation, ct nous voyons que les
dune aomádo Eté ot ri cine Jes Novices entrainent pour sani.
: ils out tout oublié de leur
existence anterieure, on te durable ner
à nouveau la marche, le
ous enseigles mani, pure commencer
me à fleNescafo
tetcom
tou
e,
gag
lan
ne à ot
avec du lait du miel
|
se Wa, : ‘roire À
M. Foucart
tales
lens soma lief croire à la sincérité de ces initiés afris'ils
présentent toutes les appa nn tres bien n'être que simulée ;
aissent comune
ren
ils
qu'
et
ts
an
nf
'e
qu
nt
ta
en
s
rt
mo
nt
qu'ils so et membres de la communauté » Mm?
homines lication, M. Macchioro oppose quelques questions-s
A cettees exp
urquoi iutlesicufetsesicheurpour
po
:
re
nd
po
ré
de
ile
fic
dif
ait
ser
il
ll
ue
xq
au ogues s'entoureraient-ils de précantions min onnel ?
mystag les novices un État qui ne serait que conventi i
amenervr, aichseezmblable, d'autre part, que le caractère fictifsoidet jal'omaublis
Est-iluvé par tous les jeunes gens d'une tribu ne se admettre,
éproélé à aucune des initiations ? ‘Toutefois, on pourraitophytes afrirév ueur, que cette vraie comédie jouée par les né s objecà La srigserait faite elle-même d'une série d'actes rituels, FoLeucart ne
cain oppusees par M. Macchioro à l'hypothèse de M. us, que Si
tiuns pas décisives, Mais il nous semble, quant à no r leurs
sontnodovincces des religions barbares prétendaient indiquerilspa renüisles ées qu'ils sont « morts en tint yu’enfants el qu' virile, un
simatgrcomme hommies", ils alfecteralent une démarcheites el aux
sen
au lie u de s'abandonner aux infirm
caractères huagumierrlii,antes de la premiere enfance,
faiblesse
uvée par les sauvdeagesla
ro
ép
e
si
mé
an
te
cet
,
vu
l'a
on
s,
D'ailleur
alscınent par les theories
lors de leur ininttiaemtioponras'inexe,pliqLouuet aulas bien du reste, que les
co
psychologie» extatiques dans les religions de l'Antiquité. ntegra« absencesbien n'est-il pats nécessaire d'admettre que la desicoup star
Aussi
t el à
tion deyelan pedersonlanaselicotéuss'ose btiphentysiqauuetoqumaeticoqumpemorentait le moritinuels, deha
au moiation. I suttit, d'avoir Ghabli que telle ait, aiC'est encore
l'init des initiés dans les cultes antiques, COMME continent
croyarice un cogne pour les tribus sauvages du
de nos jours,
africain.
ti Yan arene vili extérieures de gens qui suraivi t
leur lanerguece ina
nom etd'exprim
| PAE
serait-ce pas tout Simpleme
nt ,uneleurmanière
A
Y
Frazer,
CLS.
(*)
L'AL |
GOBLET
;
25-272
plat
ee
pira
VIELLA, dans la Rev, dei
» 1902, pp. 3-10 sq.
RICH
Eine Mithrasliturgiv (Leipeig, 1903) TM Op. cda pp. 21559; DIET
Macett
e oro, ‚ ZLagrens, y.
fi(2) CL Zun
;
el
Y
,
>
(1) P. FOUCART, Les mystères d''Eleusis (Pa
, 1914), p. 110.
Page 25
View in PDF(opens in a new window)Pm
r les poètes au les conten
Il n'en va pas de même mepoudu
mu eg: Alonte»
mul
qui
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«sa
the
le
sur
ent
dèr
bro
qui
JEAN HUBAUX
‘s
cia
nes
ans, |dl y 41,: cn CHEN,
dans lesÈ romans,
et
>
Tous ces rapprochements et toutes ces interprétations nous amenent à proposer une hypothèse que nous croyons neuve au sujet du
°
bien il
à
vite
et dont certains, peut-être, ne laissent pas d'être suspects; toutefois,
de
Sappho ?
S'il s'agissait, comme le pensait Strabon, d'un rite apotropaique,
ne, cette donnée primitive
la matière de récits, tantôt édifiants, tantôt romanesques.
Pour les moralistes et pour les poètes, il y avait deux categories
de personnages pour lesquelles «le plongeon qui donne l'oubli »
devait présenter un intérêt tout Spécial : d'abord les « pécheurs »,
désireux d'en finir avec une existence dégradante et souhaitant
Wen point garder souvenance apres leur conversion ; ensuite, les
amants malheureux avides d'oublier leurs peines dans ce Léthé
accessible dès ici-bas.
Les auteurs de contes moraux, comme il était naturel, n'eurent
garde de perdre de vue la notion primitive du rite, et c'est pourquoi
l'aventure d'Aridaios-Phespésios, telle que la rapporte Plutarque,
est, au fond, moins compliquée qu'elle ne paraît à première vue.
Comme Apulée dans son Ane d'Or, Plutarque a soin de choisir,
pour en faire le héros de son histoire, un homme ayant vécu dans
le vice et le déshonneur : après sa « métamorphose », le pécheur
devient, chez l'un et l'autre moraliste, un modèle accompli de
toutes les vertus.
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È
ienfaisant.,
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plongeonLeucade
oacours sl e au i
sensationnel ; mais, s'il est vrai que le plongeon, rite d'initiation,
complet de toute la partie de son existence qui avait précédé la
cérémonie, ou cangoit sans peine que, dès une époque assez ancien-
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ment appelee
on ne voit pas comment il aurait pu donner naissance à cet épisode
avait pour effet de provoquer dans l'esprit du myste un
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Pépilogue du
1 magique,
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plus romantique, gu encore La trons '
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moins pessimiste, Et c'esqui
appitte
mystère de Leucade, Cette hypothése, il est vrai, peut sembler
assez fragile, étant donné qu'elle repose sur des textes hétéroclites,
plongeon,
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: où bien pique, Je souvenir de Petre à
de retour Fur
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safin, ilda Hit pa
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pu se greffer, sur le rite du
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Pamourenx pra, pr Sind y cn
V. Le sens mystique du grand bas-relief
satisfaisante à la question souvent poste en vain :
feto sup
>
ans les poèmes et dan
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alseanbl
Page 26
View in PDF(opens in a new window)JEAN HUBAUX
lière d'après laquelle Sappho aurait péri « sous les flèches des
Lesbiens » : lesbiacis Sappho peritura sagittis (*). L’iconographie,
elle non plus, ne nous fournit aucune indication au sujet du « suicide » de Ja grande amoureuse. ll y a bien, à Rome, une « Sappho »
en bronze, expirante, échevelée, rejetée par la mer sur un récif,
mais c'est au Musée d'Art Moderne (3),
En fait, l'épisode du saut de Leucade fut admis par tous les
anciens, au moins depuis Ménandre, mais chacun le traita selon sa
fantaisie : les comiques y trouvèrent le sujet de scènes amusantes,
les élégiaques y voyaient un thème romantique, les lyriques, un
motif sentimental,
se de l'énigme soulevée par le
a
tate mue miri à celle Onqu'ilsait,avatt
dit
ee a
d dans la Revue archéologique.
co anon tjed'abor
quelle valeur les Pythagoriciens anbauen‘
dewulopper an
de qe pl
rer > nenériguts, Or, deux vers célebres nt
Hu Mi en
des pretendants, les dépeignie
Ame
a
parian N
‘n s
sind le cours de Océan, ul, parties pe
évoquer dans l'âme des adeptes de la secte qui avait pour local la basilique récemment découverte. C'est, un s'en souvient, la question que
se posent tous les visiteurs : pour quelle raison les fidèles qui se
réunissaignt dans ce Sanctuaire avaient-ils réservé la place d'honneur de leur temple à un bas-relief figurant Sappho à Leucade ?
4
ie
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sen ie ” s'@oignerent a travers les partes du uh
la prairie d asphodele
Lars, ds ne enfin elles entrent dans
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hommntateurs (E) Ne tardèrent
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qu'une simple, « roche bla
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Demandons-nous maintenant ce que sa représentation pouvait
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ns, © CEUX que,ité|s duLan sel Et Peete | fe
Done, pour les Pyt5 hagonorilacieTeglég
elende,» preprécipcipile:
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Quers s'étal
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la me r, sen étaien
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clul M.
sait foi, On voit, nv
„texte homérique €oh fai
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ail.
rythagoricienne
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F
|
.
publication, avait déjà pensé à l'explication que devait proposer
VIctitltes
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arin) des cund
ins celebre
» signification Pex pe PI? la PS
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d'Eros) qui avaient voulu mouri
u
YD
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ya ye
M. Densmore Curtis. Mais il abandonna tout de suite cette inter-
” | °
Fornari, Je distingué archévlogue italien, qui avait découvert les
stucs et qui, malheureusement, mourut avant d'en avoir achevé la
prétation et n'en fit méme pas mention dans les Notizie
degli
Scavi, « ne voyant pas, écrit M. Cumont, comment l'histoire peu
édifiante de Sappho aurait pu ¿tre offerte à la contemplation des
lidèles d'un culte mystique » (4),
Évidemment, on n'admet pas sans répugnance qu'une scene de
suicide ait décoré l'abside d'un temple où se réunissaient les adeptes
d'une secte religieuse tout animée d'espoir dans la vie future.
' Reste cependant l'interprétation allégorique ou symbolique du
| = son grand ainonr, au-delà de POctal, vers tee
+
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2
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heureux, c'est-à-dire,
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d'une secte pythagericienue, SI ii enn
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LES
ag-reliel ne représente
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suicide
(E).
ne Tel
; vu pluss lalu ut, 1 otre bas-relief
Va
« Suicide de Sappho », à laquelle semble penser déjà M. Curtis, en
admettant que la scène représentée « pony ait avoir une signification spéciale pour les fidèles »,
M. Cumont, qui continue à voir dans notre basilique le local d'une
se) aqui
Y, 314
Rassegna d' Arte (1921), Pod: Uneple ,lyAV,pothe
e uit)
été prolaposées par Usentk (AEdes NhSchriften
déjà ie
-
sa
«
!
fue avait
(2) F. CUMONT, Lu Busilica sotterranea, dans la
p. 42.
RASSEGNA D’ARTF (1921),
n
abe
.
Lg à
a
à
nous montrent Ja pudtesse comme une psuliria. Cf. WELCKER, Al, Schriften,
II, p. 126.
ù
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(4) « Aaa
(2) AUSONE, /d., VI, v. 26.
(*) Les représentations antiques de Suppho, sur les monnaies par exemple,
|
|
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(y XXIV, 11-12.
ri
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Bait
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DIEDE
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stoicisme,
Stati | a asI A pet
suicide, HI CUMONT au sujet du pracunsiil
|
tesSII
prone fe
ait pumas RE
ane aut
il ne sapll
te); mais
‘
ela morale pythagorietel
p. 63, en no
oe ane
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etagfirzit adora que um Cas Partit.
e «ul A e officielle. CL ALLER,
nett
aje,ep. 419,
+20.
d'une muni
Geschuhte des
phie,
Page 27
View in PDF(opens in a new window)pa un suicide ¡il ne mettait pas
sous les yeux de
53
s mystes un épifee hautement réconfort:
leurs Ames ine
dans tr
suscitant e
we
les Plus timouvantes espérances ct e
bienfaisant curante M = Heu régenérés, à leur tour, par le rite
Tel était, iii a Be la grande initiée Sappho.
le in re
bas-relief, Les Lavate €
VI. Le myste
el profond du grand
que de la moitié
Nous ne nous sommes encore occupés, jusqu'ici,
terprétation secrete 1 » es contemplaient avaient conservé Pindroite de la grande scène de l'abside il nous reste a expliquer ce que
représente, dans notre hypothèse, le jeune honmme assis Sur un
dans la mer du haut ! gie (ele + C&UX quí se jetaient
l'oubli de leurs ni bei
la sio rs
se
Sas UNE mort
4
disSsanice
dice
i
'
a une
nente celebre trouvaient par là
: leurs souffrances, non pas dans la mort
mystique et extra-naturelle, suivie de
ll
N
nouvelle personnalité, nouvelle vie,
de la réincarnation
Ar
dans
ASE (UE
a
4). M. Curtis n'a pas
g.
3 et
rocher, à la gauche du spectateur (fi
la pierre et la tête
sur
hésitéà y reconnaître Phaon, qui, accoude
main, s'abandonne à une sombre mélancolie, Pourquoi
appuyéesurla
le bel indifférent éprouve-t-il, en cette Sicile réduite que constitue le
petit récif où il se trouve, un acces soudain de mélancolie ou de
t, revêtu un costume aussi primuitil(')?
a-t-il
regret? Pourquoi,surtou
;
M. Curtis ne Pexplique pas.
Il est clair que, dans notre interpretation, le personnage de ganche ne peut pas être le jeune homme aime de Sapplio. L'évoquer
dans cette scene toute religieuse et mystique, aurait été aussi malseant qu'inopportun.
En fait, quelle que soit explication qu'on propose de Penseruble,
ce personnage prétera toujours à des contestations, et la raison cu
est que, malheureusement, il est mal conservé : il ne reste rien
de la tête, si ce n'est le contour. Ainsi, nous n'avons aucune indication sur l'expression que pouvait avoir son visage el cet élément
est, en l'occurence, le seul qui pourrait nous fournir un indice
décisif.
L'attitude du corps indique bien, en effet, Je recueillement, la
méditation, Mais de quelle nature est te sentiment auquel se livre
le personnage ? Est-ce le remords, commie l'avait pensé M. Cumont ?
Est-ce une mélancolie vague, ainsi que le suggère M. Curtis ? Il
n'est pas possible de le savoir, si Pon Sen tient à l'examen du seul
personnage assis.
4
jeune homme n'est pas
(1) Le stuc est malheureusement fort degrade. Lecourt,
mais il ne reste plus
entièrement nu: il porte sur les épaules un manteau age
grimpe de long du
qui
personn
Le
amorers,
quelques
que
t
de ce vetemen
e pesca porte Un
rocher dans la fresque étrusque de lu Zomba della caccia
mantelet semblable. M. Wilamowitz assure que des manteuuar de ce genre sent
encore en usage chez les baigneurs aujourd'hui...
Page 28
View in PDF(opens in a new window)un chi
a en comparant la pose de cet
m’=o
JEAN HUBAUX
inconnu avec celle du personn Cain qui fait partie de la curicus
e scène d'initiation
Q
(fig.
fs.
,
» “ui
; LI
Q
I
Vera,
entre
ces deux
attitud
es, une analogie indéniable|
mr
5)
n°
dr
LI PLONGEON IUTUEL
55
les
connaissance des mystères antiques ('). Quoi qu'il en soit, tous
obseron
Or,
.
iation
d'init
savants la considèrent comme une scene
Syvera que le maintien du personnage de droite est en parfaite ien
maint
Ce
métrie avec celui du prétendu Phaon de Vabside. un recucillen'indique ni le remords, ni la mélancolie, mais bien
ment intense et profond, une tension mentale ayant but de concentrer toute la pensée sur un point important.
que
C'est pourquoi nous proposons de considérer l'énilegmati
myste
e
comm
jeune homme assis, de la grande scène de l'abside,
er
se préparant à accomplir le rite de l'initiation. Il est prêtte,à plong
les
dans l'onde régénératrice, il va mourir à la vie présen voir
ot
bient
re,
renait
puis,
té,
dieux face à face et s'unir à la divini
,
ation
médit
éme
supr
une
après, à une existence nouvelle. EL dans
e,
model
pleine de confiance et d'optimisme, -— car c'est un niyste
os,
et qui doit servir d'exemple aux mystes en chair et en
el
il évoque le souvenir de la Grandg initiée qui fut jadis régenérce
le
par
unie
t
s'étai
elle
l
délivrée de ses peines par le dieu, auque
méme rite salutaire.
ho
Nous l'avans déjà fait observer, le plongeon effectué par Sapp
pour
É
est idéalisé par le modeleur : l'artiste a tout mis en ŒUVT
de
meme
ni
reux
dange
de
rien
indiquer que ce rite assez bizarre n'a
le
ie,
ralent
est
ée
plong
désagréable pour celui qui Paccomplit : la
main
une
nt
choc est amorti et Ja divinité est la, sans voile, tenda
bienveillante à l'étre qui va s'unir à elle: telle est la scene qu'évoque
oREeN,
le myste.
Celui-ci pouvait-il croire que Sappho va s'unir a Apollon 2 Oui,
de,
s'il avait, au sujet des ettets merveilleux du plongeon deueLeuca
poete
le
la méme conception qu'Ovide prête à son héroïne. Lorsq
fait dire par Sappho à Phaon :
Tu mihi Leucadia potes esse salubrior unda :
Et forma et meritis tu mihi Phoebus eris,
Cette S ‘el
har
>
pte
Fig.
5.
€
PER
— Scène d'inttiativn.
.
“ est un des bas-reliefs les plus importants, un des plus
me pe — CONSErves aussi, parmi tous ceux qui décorent
la
Centrale de notre basilique :: liFinterpretation
stati
j
définiti
initive en sera
'
vrafserhlsierisheree
ae
alsemblablement difficile, mais très profit
able sans doute pourla
que
il n'est pas nécessaire de presser Outre Mesure le sens de ce disti
l'idée
,
ndrin
alexa
pour y retrouver, Sous une couche de maniérisme
dans les MEDEurdsche » basilica » te Rome,1921,
(1) M. Lforotb, De ondera
p. 92, décrit
LANDSCH INSTITUUT TE ROME,
DEELINGEN VAN HET NEDER
le role
dont
nAëbe
des
rtance
l'impo
s
propo
à
trés
e
signal
et
ief
ce bas-rel
ne les mystères orphiques, par M. MACCHIORO
a été étudié, pour ce qui concer
(Zagreus, pp. 28-42).
Page 29
View in PDF(opens in a new window)JUAN UUBAUX
m'aimais,
suivante: Si tu
étédécouvertes les Actdees
environ du fossé, oud
De fait, à un mètret pla
« le venerable
d'après M. Lanciani,
d'un siège où prenai M.ce,Léo
présidait aux
qui
s
pold, le euxene
a
€
dx greto Van La alias, ve serait toi, Phaon, qui par ta beauté
i
» Seras pour moi Phébus, — Etti si, F auà costal
ne
aire,4 tue
naines$ pas,pas, il
il fifaudra que Phébus me
hébus me tienne lieu de Phaon et me
|
shaven,
=
s, fe’ ae devait avolt appris, par des révélations pro
star
Lo
: danse lesu
extaseà Rit
son ndre
pendàantse répa
tient
endai
l'att
mi"Einaire,7 qui
4
ions
relig
commengaitiionation aà uneit: àsect
se"
débu|Èt de lapire,paliTorngénlorsque
snes e comporI tai
i ési l'initiat
tt
ici
part
une
vala
équi
e-ci
, cell
1) é3;
Du reste, l'initi
VAI
:
iy
e, ‚ la palingénésie.
le myst
poura
Di
n
c
.
è ry t symboli
I
L
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que, mais réelle de la personne Pap ~~
chat paten
lesà3 deuneal
s
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dieu.
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Piniti
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par
«
Je
sis
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yste renaissait
:surhumai;ne et devenait l'é
errati m en l'égal des immortels. Dans son oxtas E
face
contempler
et Cet
diene te Pacha, e Seuil de lacielmort
n | es
nà En
atio
icip
part
te
(1),
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ceu
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: divin
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« immortalisation » (érañavarie i .
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HUNG SENTE
sis el de Sérapis (2)
la
Dans le rit tel du culte| dea
MaMazgna Mater, il: y avait « une veillee
icuse où le Pu: . tait
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s'unir 1101 y
cense, semble-t-il. s'un
Attis,a à la yr thd » .MTC N ”r . 4 , semble-t-il, 1 "Se il
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N il faut readmeti
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étaient obtenues
ITCNUES
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de cette sorte ( : rae \ ("). Cetait, à wen pas douter TT ni
Anton ? — du plongeon initiatoire
u
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n.rarg*e
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Pi insiy PY.
7 entant Sappho à Leucade:a
5 nevgreprés
+ fOSSÉ
sce
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uera
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le
dans ou, tout ns.
ond, creude sédivinité,
profstatue
large et une
datorialia trouver
l'on baaa
dq
me
ni A el Relig. orient., p. 122
". CUMONT, op cit. D De ms
J
Pi
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n, p.ho 20,fueci s
CUNOnNT,etRelig.He orte
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les renvais de la at
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quels
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F
dine
Alar 278-279, cl l'article de
dis.
u
SS.
. 406,
Le Culle
l'Empire Romain,+: GRAIL
ÉCOLES E es dieux,d Rome
vt danshee
OTH, de DESCybèle
1912,LOT,(BISLI
re.
. DES ÉCOLES FRANC. D'ATHÉNES
ME, 107, p. 150).
prés
la Loge » (),et,d@aues
ssent pas le
jectures He fourni
(7). Mais ces condél
hiq
vrp
s
nie
cérémo
la plus ini
ce
pla
sé, qui occupait,n.en initive,la
pourquoi du fosl'éd
portante dans ifice souterrai devait avoir en lui-méme sa raison
nce, el fossé une statue, UN autel, ou toute
Selun tout appareiqu
it guère qu' la suppose, eût nécessité,
d'être, On ne s’eionxpl, Si era
érable qu'on ni surtout aussi étendues.
autre constructfondationcons sid
aussi profondes,de alleele une forme irredans le tuf, des trou creusé
s l'absi st qu'à une Epoque
Tel qu'il est, ssele voir à nu la dan
par
gulière et lai erminer, on a enloievéducetufqui. C'een constituait la garimpossible à déton a fait pour les différents carrés noirs qui appaniture, comme murs de l'édifice ct qui, primitivement, doivent
raissent dans lessuit de precieuses mosaiques, suit des bas-reliefs cu
avoir contenu donc pas absurde de supposer que ce qui manque
marbre. Il n'est fossé, c'est uniquement son revetement de marbre,
actuellement au e et qui fut enlevé, probablement a cause de sa
aisément détachabl
objets transporres
aut
les
et
pes
lam
les
,
ues
aiq
mos
les
c
ave
,
valeur
soit au moment ou la basilique fut desalfecleo,
tables et utilisablfutes,mis
e au pillage.
soit lorsqu'elle
xcavation dont nouse
s Pabside, devant l'econ
Quand on se trouve dan
oul
la que où SE dér
el qu'on leve les onyeudex verSaps pli
venons de parler,ieu
difficile de
est
IL
a,
nge
plu
du.
se
tér
mys
ne
la sce
une relation entreÀ
résister a la tentation que l'on éprouve d'établir
ète à choir laa êtrpoéetesremse,plietd'eleaufos(°).sé qui, creusé
les flots, où s'a, ppr
destiné
pic dans le tuf sembleplo
s un bassin
dan
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l'in
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ect
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»
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«
le
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de
Il va
ne pouvait étre teull labontetd,e unha
de dimensions force,cémSeentterresmintreantintes,
par une lourde chu
saut dans l'espa
Re
à
€
ni
cérémo
a donc avait lieu u cette
e
étrang
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émonie
e cér
le
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:
b
elle
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ee
:
oul
dér
se
ilelletalado una dans l'abside même de la basilique récent
aces d’un socle ou d'une base
157
TRASLCA
s—r
71.
s le .,BulD.let72.ino della Commissione arch. com, 1945, YNI, dan
(1) LANCIA
aval,1. Seni
(2) LEOPOLD, op. laud
hraelle, menty. Gl.
de Mit
e arti
cult
Au
s
rée
sac
con
s
Cue.
pte
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nes
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Dan
(3)
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T, T.Text1,esp.el55.monDanumes nts
MON
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189
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pou
op.
it
ava
mes
iti
Mar
Cybe
les apportée àl'intérieur du sanctuaire (Buin de
Page 30
View in PDF(opens in a new window)premiati,
I sulfisait que le myste
se
le bas-relie
laissat choir tout d'une pièce
danss
Sappho diver
pet: commire sasale fait
f. Encore avait-on
€
on
e par
chut
;
d'éSoin d'amortir
dans l'eau, d'une faible haute
éviter d'éventuelles fractures du chen
de façon
er aà éviter
ren ten
Parmoyens,
ni même souhait ee
aient nullement requises,
attsableDas,
m
ic
phys
.
usse
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desm ined'samen‘neer, chez
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. , l'état Kruse e
ris le sujet
er
Pile
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canes
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gi produisait Pextase, c'est ce qu'il ne AA:€ sat€ e determiner . En
plir fe rite, Pi ARE Peut-être, au moment où il allait Puits
iti di
end
tu Inte devait-il avoir été des longtemps anie
né à un
voisine dectaml'hyorphstérose,ie. 7
tensueionIni quenervmoreuse
ichezsiq
fui
i salina
nt éphy
Avouu
et la préparation,
orale, de sa met:
Mi i chez lui un « monvidéisine » très favorable
: a ot
men
op
‘lax
No
.
Cute
Galles de Cybèle
Ainsi les Galles
de
devait avoir pruà l'apparition de
chez leurs initiés une frénési Be
de exis dichtes,
x
noie
,
des Hutes et des tunbourins (*)
H n'était pas malaisé de
n
(
=
LE PLONGEON RITULL
JEAN HUBAUX
cnesie
urces par le
ve
an
anesthésiante
y acarme
au
assourdissant
Apres une précaution de ce genre
7
cai
*r clic;
ina me Bi u sylcope ou
Une « absentee », soit en lui unit
sant Iperdre€ brus
libre
vu
‘
+ ps
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à
l'eau tfrl'équi
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l'amena
en
entre
Soitnageur enant a faire un e plat-v
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évanvuis
8à pes
d'entrer
un° l'eau
cettequifaçon
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—
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e,
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dant
peut etre fatal chez un débutant
€
.
nes
VII. Le culte de Cotyto a Rome
à dí cxister a
pelle fort à proposcesqu'ipetl its
M. R. Lanciani (1) rap
sanet aires
ez considérable de nions de divers
Rome un nombre ass
es sectes
hypogées, qui servaient sans doute aux réu
religieuses.
urs
emment découverte avec plusie
HW compare la basilique récrou
ns
moi
s
que
épo
s, à des
petits temples souterreraid'ansrchretéologivése,etjadi
ves
ser
con
qui n'ont pas été sont par.e
curieuses que la nôtices, d'aprés les souven
qui nous cH
Certains de ces édif été construits sur irs
pla
un n tes sunblable a
venus, devaient avoir
vé.
rou
celui du temple qui vient d'etre ret
tronvee en 1613 pres de la Porta
iurit,
Ainsi la Basílica creper
s,
la celebr ation des rites des Lupercsale
à
t
vai
ser
quí
et
Maggiore
s
net
troi
re cl avait, elle aussi,
était également construite souues terali
bre
clut que le nomuits
voútées, L'érudit archéolog plusenon con
moins secrets, constr
de « basiliques »
ou de sanctuaires
on
à Rome par des fanutict, était plus élevé qu'
ne l'avait pense tout
que de tres rares
éraires ne fournissent sec
C'est que les textes litt
ces petites sectes, ott le ret devait Etre
d'abord.
indications au sujetlesdequelles suuvent les textes épigraphiques font
bien gardé ct pour.
si
défaut.
u ver de nombreux documents
Il ne faut done pas s'attendre à tro
de façon ce rtaine et précise A
qui nous permettraient d'établir ée la basilique receinnient requelle secte religieuse était réserv
sions auxquelles nous ontsenamtere
Néanmoins, en raison deschecons,clunou
yons pouvoir pre Inés nos précédentes rec,herqui résoudraist cro
les Eitigmes NON
à ce sujet une hypothèse velle découvenertpare tie
: c'est que ic petit
trouvée.
breuses que soulèveétailat nou
consacré à la déesse thrace Cotyto el
temple souterrain
(1)
°
È
’
-Wile
0,
Sur le monvidé
Zagreus,
p. 147,
isme dans les mystères anciens, voyez
V MACCHIOR
Cybéle, pp. 302 i Relig. orient., pp. 61, 67, 70; H. GRAILLOT, Le Culte d
(7) F. CUMONT, Relig |
de
e.
servait de local de réunion aux Baptue de Rom
co BULLLITINO DLLLA LOMMISlerrancle.
o, sol73.
santuari1918
IANI, Il ROM
(1) R. LANC
, p.
H. COM. DI
SIONE ARC
Page 31
View in PDF(opens in a new window)Trois
poemes
latins attestent
orgiastique de Cotyto, dont
l'existence à
Rome du
h
ne
ureusement
ais mmalhe
re , mals
détails plus nombreux
de détail
avec> des
culte
les cérémonies s'appelaient
Cotytia.
Malheureusement, ces trois
témoignages sont a la fois
obscurs
et suspects : ce sont trois pass
ages de satires, dans lesquels
perce
avant tout la violente anti
pathic qu'éprouvaient les
Romains à
l'égard des adeptes de cette secte
si fort
eres, |
ppelle Lucius, l'auteur lui lance un flot d'injqures grossi
s’eerie (v. 19):
Non me vocabis pulera per Colytia
décrién,
Ad feriatos Fascinos.
Horace avait, dans une de ses satir
la célebre Canidic, Un Priape
(olim truncus erum ficulnus)
raconte
Prensis videbo altari
Néanmoins, dans l'épode XVII
, v. 56 Sq., Nous Voyons
Canidie
reprocher severement au
poète d'avoir fait de grav
es révélations
:
A
as,
Flavumque propter Thybrin olentis nauticum
une scene de magie noct
urne, dont il a été le témo
in involontaire
sur PEsquilin, Les détails qu'il
décrit wont rien que de tout
à fait
banal et la documentation du
morceau semble bien être pure
ment
livresque (2).
|
Nec deinde hunbos te movere in caltıla
es (2), pris vieluniment à partic
dont elle doit tirer vengeance
61
LE PLONGEON RITUE: L
‘
Vocare...
Les commentateurs ne savent trop costine i van nc ren
wu re
ces phrases d'un style vinbarrasse, Toul ce que ss
es
wut c'est que les Colytia de Rome devaient a
álliques ‘to vraisemblablement aussi des danses ni lesaa
nefs
des bas-relicfs qui décorentss
ln ti nt. Or, plusieurssente
nt des “i era
rythine viole
ses. Un de
latérales de Phypogée repré
ces bas-reliefs, d'une beaute dot AAI, se felina pe È marne
Inultus ut tu riseris Cotytia
Vulgata, sacrum liberi Cupidinis,
e
tere dionysiaque : on y voit une danse de RARE e
«
s
paroi
(fig. 6). D'autres compositions décorant les
Et Esquilini pontifex venefici
impune ut urbem nomine imple
ris eo ?
L'expression employée par Hora
ce est obscure. Cette épode est
évidennnent la palinodie de la
satire contre la magicienne (?).
Or, dans
ce dernier
pocme,
Horace
Cotyto ni de débauches d'aucune
Lsquilini pontifex venefici est
semble-t-il,
reproche
au
La Basilique souterraine dont
mention
ni de
d'avoir
usurpè, en surveillant
fonctions du pontifex (maximus
) (A).
nous nous occupons se trouve
l'ancien campus Esquilinus. Mais
cuincidence.
fait
d'une ambiguité voulue, Canid
ie,
poëte
les sortiléges de l'Esquilin, les
n'avait
espèce, D'autre part, l'expression
dans
il n'y a là peut-être qu'une simp
le
Une pièce des Catalectes de Virgi
le, en étroite connexion de pensce et de style avec l'épode d'Hor
ace(*), mentionne, elle aussi, les
(1) Horace, Sat, |, 8.
(2) Voyez le commentaire de
1591), p. 213 sy.
PALMER,
She Satires of Horace (Londres,
(2) Voyez spécialement les vers
+7, 58, 77.
(*) Tout ce qui concernait la
religion relevait
SAXE NES.
;
de la juridiction du Punlifex
(*) VirG., Epier., XIII, v. 19 sqq.
Texte et commentaire dans E. GALLE
TIER,
P. Vergilii Maronis Epigrammat
a el Priapea (Varis, Hachette,
1920), p. 94.
.
y Cre
L e pus
id
Ca VAI 1 que,
11 west
hachi
mpi:
.
sanctuaire aux
a
dee
vi
admissible cependant que 'hypog e it servi
È mble dispose
adeptes d'un culte osphique, ainsi que M. Léo
cycle
vent, ciles aussi, être rattachées audu
à le croire (’).
(2)
Une des Bacchantes porte la tete d'Orphée.
h
cit., pp. , 89 sy.
LD,
LD, op. cu,
LEOPO
LEOPO
Page 32
View in PDF(opens in a new window)JEAN
M
is
.e
HUBAUX
an nous savons par Strabon que, dans le culte thrace de Cotys
a
e
s
.
an les initiés exécutaient des danses orgiastiques ryth
es par des
Taio,
Sy tynipans,
! ,
se
.
cs
iru
da
exacte
exactement comme dans ns les
les cérémonies
cé
i
Strabon cite même à ce sujet
suj
où sont comparés les deux rituels (4)
un passage des
5
2
“tone
j
e
. de» l'épode
’A
J
ta "fi "
me vara situando
pseudo-virgilienne font mention du
he
; sans qu il Soit possible de comprendre à quoi se rapportent
Q
hei
«
L
pda
on hésite à s'aventurer dans un examen détaillé de
"eS
.
es
|
ne
invectives
ripar trop
obscè nes, auxquelles
:
é
se livre l’aute
l'auteur
TS la fin du potme, Nous pensons avec
M, Galletier, le dernier
'
‘; ne faut
y qu'il
i
RR epee
lite
paci
des
(*),
pas chercher dans toute
‘tte
truculente satire
PT
uniquen
lent
I
des
allusionsà
es allusions
a des
de pratiques
ati
es ate vers de Juvénal, que nous avons cités plus haut, avec
a o les qui sy rapportent, coufirment ce que nous apprend
>
SC
ae
¡os
ne
i
Fi
4 pude pseudo-virgilienne au sujet des danses rituelles des Baptes
vici comment
le mot
eee
all
Buptae e
est
expliqué
i jué
par
le
s
par
i
le scholiaste
:
awe titulus libri, quo impudici describuntur ab Eupolide, qui
Ha Lar ad imitationem feminarum saltantes. Baptae autent
es alegó
(2). Cetteado
description
estt evidemment
évi di
|
$
pprocher
à rapproche
de celle
gu
li “ans. son
poéme
satirique,
Veunemi
du
débauché
en
selumbos in caltula, , y. V. 21),
21), d'aut:
d'autant plus que, quelques
(
5 vers5
àvt il appelle ironiquement son adversaire jemina + vers 17: *
wd palluisti, femina ? Cette
ette dernière
iere
inj c, elle aussi,
injure
x i
cl
est
|
rapport
étroit avec l'épithète molles, , accolée
pipi
accolée par
)liaste au
' lex scholiaste
>
Il
5d,
.
A
fs
=
r
a
.
a ae encore une fois, des accusations de débauche et de tur
p
ides, qui,i dede font temps,
IPSs furent adressées aux adorateurs dei
(') =
STRABON,
¿dí
N, , |p. P. 470,
470,
aie!
édit.
:
MEINEKE,
LE, I , 661:13:
Pouturg
To
DE
O EUKE XULì ta TAPA TOÍZ
Pegli te Koturtea war tà Bevdidera, map’ vis xai ta "Upi ti
ui
THs
pes ayydid
Rotuog tic iv totic
ou
Höwvors AlayvAug
Aisyv pépvntat
voic "Ffôwvots
a xalà tv
aide nepl
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yap u cepvà Ketug » év twig 'Höwvois a dpe Cópyav'
yo
‘ BUS$ mepi ES ov Aiovusey
Aióv: eubdng
Y
c
emipeper
u èy atv Ev gepotv BopBuxas Eywy ky
‘ x
a
Les textes
relatifs
la déess
Lalo
Malle
IDà ee
ha TA,
tee été réunis
i pur Rapp, duns ROSCHER
(2) E. GALLETIER
git
3
‚op. cit.,
SI
p. 216, en réponse aux hypothèses émises par
(2) Edit. O. JANN-LEO, p. 85.
h
(*)
Ney p. 1008, expli: que
L
Cet Aglaop
> LOBECK,
le
a
-
purbarui, id est cinsedi. Clr, VIKG., Epiu XII v pp elett
WERE
cet.
Cotyto, à Athènes et à Corinthe par Eupolis, a Rome
par les poetes
ils figurent dans un passage
Quant aux vers memes de Juvénal, le.
tls attestent que le culte
satiriques.
où le poëte ridiculise les prétresqu'deonCybe
va le voir, avec le cuite de dela
i
de Cotyta se fusionna, ainsfait
e au passé (colnermmt)
Grande Mère de I’ Ida, Le qu'il parl
prequer qu'il ne connait plusncela d'u
ces fêtes nocturnes paraît indi
n
iste
l'ex
yto. Toutefois,
sence à Rome de sectateursutdedeCotl'E
es
all
t
mpire est sullisamimen
cuite thrace à Rome au déb
irgilientée, comme on l'a vu, en particulier par l'épode pseudo-v
nu (5).
to et de ses rites eran
se Coty
Tout ce que nous savons de la dées
Colytia de Rome avaient pour
ges nous amene à supposer que les
erte en 1917.
théâtre la Basilique souterraine découv
arquables de cet édifice, c'est que
Un des caractères les plus remral
fait penser a une caverne.
par sa forme et son aspect gene ilider
e l'hypogée comme le local
Pour cette raison, M. Cumont cons
pythitles néo-platoniciens el les ucoWune secte pythagoricienne,
fam
à la euse
goriciens ayant toujours attribué une tres haute valeur
allégorie de la caverne,
Il est certain que les consiructe urs
de Ja Basilique devaient
terre, et pour lui dunner cet
avoir un motif pour la bâtir ainsi sousécla
irée, |P ar une seule baie,
aspect caractéristique d'une grotte
pratiquée au dessus de l'entrée.
signale M. Lanciani, était, elle
Ainsi la Basilica creperiaria que
servait au culte des Luperaussi, en forme de caverne, parce qu'eé lle
du Lupercal.
ques et devait rappeler Vantre sacr
Baptes devait évoquer,
De même, la Basilique souterrainelesdesantr
es où étaient célebres,
grotte,
par sa ressemblance avec une
Cotyto (6).
originairement en Thrace, les mysteres de Bendis et de
ence
qu'une reminenisc
sion aux Colé atsRome
dans cetteaitallujama
trouver
lleà
justi
{')« Birtetneneveut
Kien
.
exist
is
culte
ce
que
pas
mluit
intre
littéraireticisme, croit
soit
se
e
cult
ce
que
e
rair
cont
au
ible
poss
Il est fort les religions orientales, Più l'intermédiure des comce scep, comme Pont
suwa, Relı-a
Rome et des marifait
P. 215. seWisDorn
ETIER, op.el p-ci,370%,
ns. » E.p.GALL
Aussinal
mercants
12,
n.
n. 7,tea dans Horace, Virgile ei e Juve
315%,
Römer,
der ion
Kultlausment
undque
gionrmer
Coty
ca
spur
des
aflipurement littéraire el ne s'applique pas a Rome.
est
de
au sujet
général,Gran
py. 500, ch, eenaves
e, p. 498 daetdices
LLOT, Cybelform
,
Mere
(2) Cf. H. GRAI
de
be
Chac
se
l'identification des diverses es
pp. 495 A 503.
Page 33
View in PDF(opens in a new window)singulièrement archaïque, inspiré par une des Formes les plus
grossières de l'idolatrie : le culte des arbres. Elle n'en avail pas
moins adopté le nom de dendrophori, parce qu'elle s'était fondée,
ainsi que observe M. Waltzing, au sein d'un culte où tous les
Un autre fait surprend dès l’abord tous les visiteu
rs de l'édifice
et M. Cumont en a souligné la grande importance : dans la déc
ration Si abondante des murs et des voûtes, il n'ya pour ainsi dire
aucune trace d'intluences orientales: les mythes évoqué
s par les
bas-relicfs, les costumes des Personnages, le style et Pexdou
ticn
ornements, tout est congu et réalisé dans
05
LE PLONGEON RETUEL
JEAN HUBAUX
des
Je gout hellénique.
noms étaient grecs » (2).
Aussi bien, s'ilest vrai que, dans
son ensemble, la décoration de l'hy-
|
pogee est exclusivement grecque
de facture et d'inspiration, il y
figure cependant bon nombre de
bas-reliels où se manifeste linflucnee indéniable d'un culte oriental, celui de Cybele et d’Attis,
M.Cumont a signalé la presence,
dans la voûte de la nef centrale
de
rr
six
petits Attis parfaitement
reconnaissables ; dls portent le
costume phrygien et sont caittes
du pilum. Us tiennent un pedum
en forme de fituus. Ce sont, dit
M. Cumont, des « Altis funéraires +,
dont l'adoption très ancienne du
culte de Cybéle à Rome suffirait à
expliquer la présence » (*) et «qui
sont un eimbleme très usite d'imIl ne pouvait en etre autrement dans un Sanctu
aire consacré à
une divinite thrace et construit à Rome au début de Empi
re Avant
de pénétrer dans la ville éternelle, qu'il y soit venu par
la Grande
Grèce, ou par la Sicile, le culte de Cotyto avait dû su
ng
subir influence des formes consacrées par Part grec La
religion
de Cybele avait, elle aussi, emprunté la plus grande partie de son
Iconograpltic aux types helléniques.
Alors que leurs rites et leurs croyances avaien
t conservé talou-
Sement leur caractère sauvage et primitif, ces rellelone dor sine
thrace ou phrygienne, se présentaient sous des dehors ore
grecises
aux
yeux
des
non-initiés.
La
corporation
porteurs-d'arbres (dendrophori), à qui était confié
romaine
des
le soin d’ap e
au Palatin le pin sacré, symbole d'Attis, se conformait à wt cite
Was 8.
Amis
mortalité » (4). Mais d'autres personnages encore, parmi ceux qui
decorent les murs du temple, doivent étre rattachés au cycle
phrygien.
La scène reproduite par M. Cumont, dans la Rassegna d' Arte
(p. 40), représente deux femmes accomplissant des actes rituels :
l'une joue de la double flûte et l'autre dépose une guirlande de
fleurs sur un autel, L'instrument que tient da fibicina est, à n'en
pas douter, une flûte phrygienne, comme le prouve le pavillon
recourbé de la flûte supérieure (cornu) parfaitement conserve.
Ce personnage, en même temps qu'il jouc de son instrument
(1) IP Watlsing, Etude historique sur des ces poralrodts professtcsnelle » he,
les Romains (Louvain, 1895), |, p. 249.
(2) E. CUMONT, La Basilique souterratie, cle, REV. ARCH. pts.
(2) Zhid., p. So. Cir. H. GRAILLOT, Culte de Crbcle, po ts
Page 34
View in PDF(opens in a new window)67
LE PLONGEON RITUEN.
JEAN HUBAUX
que, d'un a in à bali
expliquer la présence, dans notre basili
hellénique, “a tot io
relevée lui donne exactement l'attitude qu'a
la tympanistria dans
le bas-relief où figurent les trois ménades. Des rites analogues à
ceux qu'évoquent ces représentations avaient lieu à Ja même
époque à Rome, dans le cuite de la Magna Mater (1).
Cette
communauté
de
rites correspondait
depuis
longtemps
sans doute à une très grande analogie de croyances entre la religion thrace et la religion phrygienne, L'identification du Sabazios
thrace,
dieu de
la végétation,
avec
l'Attis
de
l'Asie
Mineure
remontait à l'époque la plus reculee (3).
Ainsi que les dieux, les déesses avaient peu à peu confondu leurs
attributions. Lorsqu'á l'époque impériale, le culte de la Magna
Mater, officiellement protégée par les autorités romaines, se répandit en Thrace, Cotys ou Cotyto et la grande Bendis avaient été
rapprochées de la Grande Mère et bientôt lui avaient été assimilées (2).
|
Les Phrygiens étaient originaires de la Thrace et le souvenir de
leur patrie primitive semble avoir créé des liens durables entre enx
et les Thraces, spécialement dans le domaine religicux.
De toute façon, un culte thrace établi à Rome vers la fin de la
République vu au début de l'Empire, devait nécessairement avoir
subi l'influence, alors prépondérante et
bientôt
toute-puissante,
de la religion métroaque. Ainsi en avait-il été pour la secte de la
Cappadocienne Ma, qui, peu de temps après son introduction à
Rome, avait vu sa déesse asiatique, Má-Bellone, devenir une sorte
de suivante de la Grande Mère de l'lda (9.
C'est vraisemblablement par ces multiples influences réciproques de la religion phrygienne sur la religion thrace qu'il faut
(1 Ct. H. GRAILLOT, Culte de Cybele, pp. 255-260. Spécialement p. 256 :
» Les mélodies phrygiennes... soutenues par le tintement sonore des cymbales
et fe tambourinement sourd des tympanons surexcitaient les sens et finisSaient par provoquer l'extase chez les mystes ». M, Graillot ne mentionne pas
de femme joueuse de tite dans le personnel des temples de Cybéle. Seule la
fonction de joueuse de tambourin est réservée aux femmes (fympanistriae).
JUVENAL mentionne la tibicina précisément dans les vers où il parle des Baptae :
Solis ara dese maribus palet. « Ite, profanae » clamatur « nullo gemit hic tibicina
cornu » (Sut, 11, 88 sq.). Malheureusement, ces allusions sunt obscures.
+) Cf. F. CUMONT, Relig. Orient., p. 60, et H. GRAILLOT, Culte de Cybele,
pp. 14 sq. et 496.
(*) Ci. Rapp, art. Kotys dans ROSCHER, et GRAILLOT, pp. 495-496,
(*) F. CUMONT, Relig. orient., pp. 66-68.
as-relief des
W'
asitiaue,
semble exécuter une sorte de danse : sa jambe gauche légèrement
facturele supplice«
te sente
e excellen
nx,aspirad'un
sins curie
repré
de
tion.
u
inne
i
ylırygien d'inspiration.
‘teE
mu
sen
que
s
Landi
,
flûte est liécentà reun dearbre
Py ssd de rche
s
p
un
on
iti
pos
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la
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Apollon, Cyhele ve Edita
tiques nous font voir
lutte musicale du satyre contre
pour son malheureux compatriote , i à de Mare
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note : « Sur les reliefs ots figure la lutte d a on et €
.
€
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£
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Et en
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ag. Cybéledesdeest représentée à| côté ans
de laÀ basilique
bas-relie
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» culle le €- bete, p. AR;
255. CI. P- 5INS,1 moted 3, act p.rofereltces.
CO) HL. Gea Le ‘lle de Cybele, Pe 355. Cl. D. 00, e da Dolls —
de la
L iy Pi En aver Claudia. e Rien ne distingue la deesse
fig. 10.
G, Führer (Munich, 1597), P- bi,
(2) N. AMEp.LUN
63, et la bibliographie.
(*) Ibid.
Page 35
View in PDF(opens in a new window)“es yeux Apollon et Cybéle + le personnage féminin serait la
éesse
phrygienne,
s'efforgant
04
LE PLONGEON RITUEL
JEAN HUBAUX
d'obtenir la grâce du
joueur de
Nite, Cette hypothèse est confirmée par le fait que la déesse
a
€
n
s’ap
aussi des poutines de pin,
des fidèles de la Grande Mére ; on voit
, sur la paroi de la
symbole d’Attis el gage de résurrection, (1)deMais
eliefs, auxquels il
nef gauche, se trouvent disposés une série en bas-r
imporconvient de consacrer une étude spéciale, raison de leur
tance et de leur étrangete (5).
Chacun de ces bas-reliefs se
trouve à 1 ui. 50 du sol environ, au centre d'un panneau
dont il constitue l'unique ornement. Encore qu'il y alt
entre eux de notables différences, on éprouve cependant
Vimpression que les fidèles,
qui en connaissaient la signification, devaient Saisir saus
aucune peine l'unité de toutes
ces compositions symetriques
et le lien qui les unissait.
pule sur un pilier, On connaît plusieurs monuments figures où l'on
voit la déesse s'appuyant Sur un cippe ou un bétyle.
Un des
plus
remarquables est celui que signale M. Graillot et qui mer ren
a été trouve en Thrace : « Une plaquette de bronze, d'un type fort
rare, et qui fut un ex-vto, témoigne de l'existence du culte à Thessalonique : dans un édicule d'ordre ionique à colonnes cannelées
Cybele tient de la main gauche un long sceptre et appuie la kai
droite sur un pilier bétyle » (1).
i
Nous verrons que d'autres bas-reliefs de l'hypogée présentent
Eux aussi, quelque analogie avec la plaquette décrite parM Graillot.
L influence du culte phrygien, de ses mythes, de son symbalisme et
de ses rites se manifeste, pour ainsi dire, sur chaque mur de la
Basilique. Certains panneaux sont ornés de bas-reliefs roms
des oscilla. Ce sont des pedums et des fistulae évoquant le berge
Attıs (2), des vases, des cistes et des tambourins, instruments mea
( ) H. GRAILLOT, Culte de Cybéle, p. 502.
(*) Cf. HLPDING, Attis, seine Mythen u. sein Kult, Giessen, 1903.
a
toutes 4 un mente
ll est probable que ces scenes se rapportaicnt
Cotyto, la rellexion
culte. Elles illustrent, pour le culte thraceionde plir
ygienne : « Lorsformulée par Dieterich au sujet de la relig
t
loppemen du culte d'Attis,
qu'on passe en revue les phases du déve
es-fétiches et le
on peut le suivre depuis Padoration des vicilles pierr
dieu panthee
culte des arbres jusqu'à la croyance profondeesenduundéve
loppement
étap
ct fibérateur, en passant par toutes les
Nous exa(2).
+
e
qu'est susceptible de prendre un culte de ce genr
x conminerons cing de ces bas-reliefs, qui sont à la fois les mieu
serves et les plus remarquables.
enceinte cn forme
je Dans de premier (fig. 11), au milieu d'uneauqu
el s'appuie un
de fer à cheval, on voit une sorte d'obélisque
: à en
de sa hauteur
arbre. La pierre est cassée aux trois quarlestsdans
le stue, elle était
visib
juger d'après les traces qui restent
une pomme de
t
emen
labl
terminée par un objet ovoide, vraisemb
e au betyle
noué
pin. Une bande d'étoffe, écharpe vu ceinture, est
table, 1915), p. 19%.
ts and Afterlife (Londres, Cons
(1) A. STRONG, Apothcosmieu
x conservée que la droite : des bas-relicis corre».
(2) La nef gauche est
ner, ont presque
pondant, dans la nef druite, à ceux que nous allons exami
. RE Sehriften,
(2) A. DILTERICH, Der Untergang der antiken Religionen
entiérement disparu.
Page 36
View in PDF(opens in a new window)71
et peut-être, en même temps à la branche de l'arbre. Ce dernier,
en face de la partie ouverte de l'enclos, est déposé un pedum en maavec son feuillage à aiguilles parfaitement reconnaissable et sun
tronc tourmenté, est sans doute un pin maritime. L'arbre est traité
nière d'offrande.
o
Jo Les mêmes éléments se retrouvent dans un autre bas-reliel
Fig. 11. — Bétyle et pin (n 1)
Fig. 12. — Bétyle et pin (n° 2)
avec beaucoup de réalisme : la rareté de son feuillage n'est pas due
a une intention qu’aurait euc le modeleur de styliser le pin mariavec quelques détails en plus (fig. 12). De nouveau, la pierre et
l'arbre y figurent au milieu d'un enclos de la même forme que celui
du bas-relief précédent. Les amorces perceptibles au sommet du
time : l'arbre, vraisemblablement, a étéébranché en partie. A droite,
Page 37
View in PDF(opens in a new window)JEAN UHUBAUN
bétyle permettent de supposer qu'il était, lui aussi, surmonté d'une
pomme de pin, Une guirlande de fleurs ou de feuillage orne la base
du monument ; à droite est disposée une tablette où l'on distingue
parfaitement
une
figure
humaine
grossièrement
ébauchée
;
—! e we
de diviSur un socle à trois marches se tent debout une statude Arte
uus
abor
nité feminine, dans laquelle on reconnait de prime
t la tunica
portan
chasseresse, tenant un are dans be main ganche,
à
gauche, appuyé contre la balustrade, se trouvait un hermes ou un
priape, dont il ne reste plus que les extrémités supérieure et inférieure, Sur le mur de l'enclos, une coupe.
3° Une troisième composition, tout aussi singulière que les précédentes, apparaît comme plus complete. C’est toujours le méme enclos avec un betyle et un pin au milieu (fig. 13). Le bétyle n’a plus
l'aspect d'un obélisque, il affecte la forme d'un cylindre plus ou
moins évasé, I est entièrement conserve et Pou voit qu'il n'était
surmonté ni d'une pomme de pin ni d'aucun objet analogue. En
plus de l'arbre, en partie disparu, et du bétyle, Penclos renferme
une petite construction cubique au-dessus de laquelle se dresse
une statue de divinité féminine. Une guirlande de feuillage embrasse tout l'ensemble intérieur, et, à droite,
nin est occupé à enguirlander
un personnage fémila balustrade.
De Pautre côté se
trouve un priape.
49 La statue de divinite qui apparait à cole de bétyle a fini,
seinble-t-il, par se substituer enticrenteal
à doi dans la curicuse
scène reproduite fig. 14, Cette fois, plus de balustrade: sur un large
sucle se dresse une divinité féminine, dont
l'attitude et Paspect
général sont identiques à ceux de di déesse qui figure dans le basrelief précédent. Mais ici, Pidole est plus grande et mieux conservée :
elle tient dans la main droite un attribut qui suffit à la chasser parmi
les divinités de la végétation : un fléau, Derrière elle, le pin maritime étend ses branches tordues, A ses pieds, un personnage est agemouillé, tendant les bras vers la déesse dans un geste de prière. Il
semble avoir déposé sur le socle un objet difficile à reconnaître,
A
peut-être une torche, Une guirlande entoure la base du monument,
et contre l'arbre s'appuie un priape.
5° Enfin, sur la paroi qui ferme la nef gauche à côté de l'abside,
se trouve un bas-relief (fig. 15), malheureusement endommagé, mais
dont subsistent cependant les principaux détails.
On peut croire
qu'il avait une importance spéciale dans l'esprit des habitués de la
basilique, tant à cause de l'emplacement qui lui était réservé que
parce qu'il venait en dernier lieu
gues.
dans une série de scènes analo-
A droite
suecincta et chaussée de brodequins de classe (cothurni). ssus
el it
du socle, un cerf, ci, à gauche, un chien de chasse. Au-dent recondroite de la statue, on remarque des vestiges parfaiteme
naissables du pin qui devait se dresser derriere l'idole.
Page 38
View in PDF(opens in a new window)JEAN
Ce pin maritime, qui figure à
la place d'honneur d ans chacune
des compositions que nous venon
s d'e xamlimer, est sans dout
e
l'élément qui assure son unité a
Mig.
14
toute la série des bas-reliets
— Betvle et divinité au fléau (n°
4)
Dans les truis premiers, nous Vuyot
is le culte du pin uni à celui
du bétyle. Le culte de la pierr
e etui
du pin remontait à l'époque la
plus reculée de l'Antiquité, it ét
ait repandu dans tout le versa
nt
oriental de la Méditerranée.
M. raver, dans un chapitre qu'il
LE PLONGEON RITUEL
1
consacre à étudier « les Pierres et les Pieux sacrés chez les Semitese,
suppose que, dans les sanctuaires cannaëens, les deux objets ordinaires d'adoration étaient um pieu sacré, « qui parait avoir ete
un arbre dépouillé de ses branches », et une pierre sacrée, « qui
paraît avoir eu la forme d'un cone, d'un obélisque ou d'un pilier +
Le docte auteur du Golden Bough rappelle à ce sujet les resultats
des recherches récemment effectuées par des archéologues anglais
à Gezer, ancienne ville de Canaan. Sur cet emplacement, les fonilles
anglaises ont mis au jour les restes d'un sanctuaire avec des pilters
de pierre ou obélisques sacrés (imussebulh) encore en place et
Page 39
View in PDF(opens in a new window)JEAN HUBAUX
alignés ; entre deux de ces piliers, on a trouvé une pierre évidée,
admirablement taillé
où l'on
e, fichait peut-être fe tronc ou pieu sacré
(ashreah).
« Dans la terre qui s'était accuimulée sur les dalles du temple,
on
a trouve un grand nombre d’emblemes mâles, taillés grossièr
ement
dans la pierre caleaire, et des tablettes de terre cuite, qui
representent en bas-relief la déesse génératrice, ont été égalemen
t exhumés de ces lieux, Ces objets étaient, sans nul doute, des
offfrandes
Votives apportées par les adorateurs pour les divinités mâles
et
femelles, que représentaient le pien sacré et la pierre sacrée. Le très
grand nombre de ces ex-votos doute une très grande vraisemblance
à la supposition que les divinités du sanctuaire étaient un dieu
et
une déesse, regardés, par-dessus tout, conne source de fécondit
é »('),
U est à tout le moins intéressant de constater que, dans les trois
premiers bas-relicfs que nous avons décrits, nous trouvons le même
couple de divinités, avec des offrandes tout à fait similaires
: tablettes votives et priapes. C'est vraisemblablement à des emblèmes
de ce genre que fait allusion Pennemi de Luccius par les mots
feriatos fascinos (?).
Un tel culte at-il pu recruter des sectateurs à Rome
au début de
"Empire ? On serait tenté d'en douter, si l'on ne savait qu'à cette
même époque, la religion metroaque offrait à ses fidèles le
mème
couple de dieux bizarres : Cybele, dont l'image était
la fameuse
pierre noire, et son partdre Attis, le dieu-pin (3).
Ainsi s'avère une fois de plus Panalogie constante du culte
thrace avec le culte phrygien. Nous savons, en effet, que
parmi
les croyances primitives des Thraces se trouvait l'adoration
du
dien-arbre, Dionysios Sabazios, qui fut plus tard
l'Attis phrygien (4).
confondu avec
Dans le rituel métroaque, tel qu'il se pratiquait à Rome, le
culte
du pin Attis avait revêtu un caractère symbolique et
anthropo(1) J. G. FRazik, Adonis. Etudes de religions vrientales comparées. Vraduction de lady FRAZER. (Paris, Geuthner, 1921), pp. 83-54.
(2) Viro., Epigr. 13, v. 20 (ci-dessus).
(*) Cf. H. Gratton, Cybéle, spécialement, p. 121
: féte de la
(Arbor iutrat), et p. 328 sy. : description du tétiche
(*) Sur la nature de ce dieu, cf. la belle
dendrophorie
de Cybéle.
page de M. Foucart, citée par M.
Cumont, Relig. orient., p. 60, Voy. aussi "important article
publié dans cette
revue par M. F. CUMONT (Musée Belge, XIV, 1010, pp.
55 sq). Sur les influences
thraces que l'on retrouve dans la religion phrygienne,
voy. A. DIETERICH,
Al. Schriften, D. 497, et H. GRAILLOT, Cybele, spécialem
ent pp. 495 sq.
morphique. Les dendrophores caveloppaient le trance d'arbre de
bandelettes de laine ; toutefois, ils conservaient au pin une partie
de ses branches ou du moins quelques petits rameaux (2).
Au contraire, dans le culte de Cotyto, ainsi qu'un va le voir, la
conception du dieu végétal, source de fertilité et de fécondité,
était restée beaucoup plus vivace. C'est sans doute ce qui explique
que l'arbre apparaît sur chacun des bas-reliefs de la ee par
terraine, tandis que la divinité féminine qui l'accompagne est representée tout d’abord sous une forme primitive de heiyle [ans les
deux premiers), puis sous l'aspect anthropomorphique d'une déesse
de la fertilité ou de la chasse (dans les deux deruters),
Dans le troisième bas-relief, la divinité teniinine se tient debout
à côté du pilier, comme pour représenter l'esprit de la pierre. Ainsi
Pon peut suivre, étape par étape, les CONCESSIONS faites aux [a
dances anthropamorphiques. De meme, au debut de l'Empire,
on observe une tentative de conciliation toute pareille A| celle-ci
dans l'iconographie du culte phrygien : « La pierre noire du Palatin
était enchassée, au moins sous Empire, dans une statue (Sat)
en argent». (E) D'autre part, comme on l'a vu, Cybele Apparissait comme une femme à côté d'une colonne vu s'appuyant sur un
a
:
pilier.
La divinité que vénere, dans le quatriéme has-reliel, le pregati
nage agenouillé est une déesse de la végétation ©. Dr, la me
Cotyto, la sears hózos dont parlait Eschyle, etait Farine des p in
anciennes parmi les nombreuses déesses qui avaient été identilices
(1) H. GRAILLOT, Cybele, p. 122, et sur les dendrophori en general: WALTZING,
Corporations romaines, 1, pp. 240-253.
:
(3) N. GrarLLO1, Cybèle, p. 330.
3) On peut relever d'intéressantes analogies entre
.
fel
sereliel
et une une
une moel
est > Par ae
Mc a Law pastoral provenant de la villa d’Hiudrien el qui u
sa var par
.
ACTA
è
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A
“x
tre
ve
as-re
au Musée du Vatican (B. NOGARA, / mosuici antichi ma
(Mi
lifici (Milan,
voit
p. 20). On yy voit
N
Hoepli,i 1910), p. XXXV,
e
c
eenH
a
ka kstatue
z
terre
Eo
comme Pest celle du bas-relief et se uni
nr une déesse debout, vetue
symétrique : s'appyant d un bras sur si Sie
dans une attitude tout à fait
baton et laissant pendre l'autre, qui soutient un va al +: me cong ws
J aete depos
a le
socle,auxaux pieds de l'ido
le socle,
Contre+ je
à
ruilit ou couronne.
rede pira
que Pon voit dans si graper ne pe12,
bette votive comme celle
de
:
año aid
semble,e, lele personnage age
€ qu'il‘il sc
d'ottrir,
‘ottrir, à ce
i
instrument que vient
la mosaique la Fre
terre cuite représentée par
bay-refiel 0-14. L’idole dedistingue
au moins quatre arbustes. Hwy a pie e
à un petit lacus, où l'un
et Jul a DEI
trace du culte des arbres. Cing chèvres animent la compositionvertalne
mesure,
un coloris nettement bucolique, auquel correspond, dans une
le pedum qui figure dans le bas-relief n° 11.
Page 40
View in PDF(opens in a new window)JEAN
avec la Grande Mère, parce qu'elles étaient des divinités de la fécondité et de la fertilité, Cotys est une « déesse mère et nourricière «,
assimilée à Cybèle dès l'origine, tant par suite de leurs communes
attributions qu'à cause des analogies de leurs rituels (').
I nous paraît donc probable que l'idole qui tient, dans le basrelief n°15, la place qu'occupe le bétyle dans les deux premiers, de
méme que la petite statue debout à côté du pilier dans le bas-relief
no 13, sont
toutes deux des représentations de
en tant que déesse de la fécondité,
.
AED DUALE
LE PLONGIEON
IIUBALN
Cotyta-Cybéle
|
Enfin, dans le dernier bas-relief de la série, celui qui se trouve
le plus près de l'abside, la statue est sans aucun doute celle d'Artémis chasseresse, C'était encore une des incarnations de Catyto,
ainsi que nous l’apprend un bas-relief où l'on voit la déesse d’Asie
Mineure Artemis Elaphebolos avec l'inscription COTO (2).
Ainsi nous sommes amenés à croire que les modeleurs chargés
ug
1)
vers le bas du tronc et tient dans la min gauche un objet de forme
vblongue, qui paraît être une patere.
Cette forme caractéristique du culte des arbres se retrouve dans
une cérémonie qui se célébrait en Sicile et dont Plutarque (') tous
a conservé le souvenir. Au cours de cette fête, qui s'appelait Notv:
toc, on suspendait aux branches d'un arbre des fruits ou res
aliments, que Je peuple ensuite avait le droit de mettre au plage (*)
(kenovs Korusters). Ce rite confirme ce que nous savons d'autre
part au sujet du cuite de Cotyto, qui apparait Ich encore comme une
dévsse de la végétation et de la fécondité.
L'hypothèse que nous avons proposée au sujet de la valeur attri-
‘
y
ir
Wire Wy PA frequentant
Cae fidèles
‘
I
*
Y
la.
pargles
de l'abside
huée à la grande scene
de décorer la nef gauche de la Basilique y avaient représenté la
déesse adorée dans ce temple sous ses divers aspects, depuis la
pierre jusqu'à la statue anthropomorphique.
Enfin, toujours dans cette même nef gauche, figurent deux basreliefs représentant des scènes
extrémement eurieuses et qui ne
semblent pas pouvoir être expliqués autrement que par le rituel
de Cotyto (4).
Dans
le
premier,
on
voit
une
femme
arbre vers lequel elle tend les deux bras.
faisant
face
à
un
II est difficile de recon-
Naitre l'espèce à laquelle appartient l'arbre. La femme est vêtue
comme’ celles qui figurent
danses
rituelles ou des
dans le bas-relief représentant des
offrandes. Elle tient la tête légèrement
renversee. De la main droite, elle détache de l'arbre un objet de
forme imprécise et se dispose vraisemblablement à le placer dans
la patere qu'elle tient dans la main gauche. En face de cette scène,
un deuxième bas-relief en montre une autre fort semblable : un
arbre entre deux femmes ; celle de gauche porte un thyrse enrubanné, celle de droite s'incline vers l'arbre, les deux bras tendus
(') Cfr. Rape, s. v. Koiys, dans ROSCHER, qui renvoie à JUVENAL, Sat.,
2, 91, À PLATON, Rép. |, p. 328, et aux Baptes d'Eupolis (frgm. F. Meineke).
CI. H. GRAILLOT, Cybéle, pp. 495 sq., et, au sujet de Cybéle, vénérée en Asie
Mineure sous le nom de Meter Kolyane, voy. ibid., p. 375, note 1.
(*) Heuzey, Mission de Macédoine, pp. 80 sq. et planche 4,2, citée par RAPP
op. cit, col. 1399.
(2) Nous les décrivons de visu, n'en possédant pas de photographie.
(1) PLUT., Proverb., 78.
|
(7) Rape, loc, luud., renvoie à ce sujet à MANNHARDT, Autike Wald- du
Baumkulte, pp. 256 5.
Page 41
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Basilique souterraine, nous a amené à croire qu'il s’y pratiquail
un culte dont le rite initiatoire consistait en un plongeon.
Cette opinion nous a paru confirmée par l'examen d'une partie
importante des autres bas-reliefs qui décorent l'hypogée.
Toutefois, il en reste un grand nombre qui se rapportent à des
conceptions hétéroclites et dont le caractere purement mythologique s'accorde peu, à premiere vue du moins, avec l'hypothèse
que cet édifice servait de local aux réunions d'une secte mystique.
LE PLONGEON RITUEL
81
M. Salomon Reinach (!) a émis l'hypothèse que, dans cette dernière phrase épuyog és yan’ éxevov, le verbe ëéxezo, devait avoir
pour les initiés orphiques une valeur spéciale ct que peut-être, il
était pris au sens propre à « l'emploi du verbe zirzet, dit-il, Fait
difficulté. S'il s'agit d'un bain de lait au sens propre, il faut, pour
justifier le mot éretov, que Vinitié n'y soit pas entré, mais y suit
tombé comme un plongeur. Or, nous avons précisément lieu de
croire qu'il existait, dans l'antiquité, des bains d'initiation comporqu'une valeur allegorique ou peut-être même symbolique, puretant un plongeon dans l'eau. » Et le savaut archéologue rappelle
alors la secte thrace des Baptes, qui est celle dont nous venons, à
ment décorative.
grands traits, d'évoquer l'histoire (?).
I faudrait admettre que certains de ces has-reliefs n'avaient
H en est qui peuvent nous donner quelque idée de ce qu'était
la liturgie des mystères de Cotyto : ce sont des ensembles comme
celui que reproduit notre figure 17, où l'on voit des vases, des patères,
des
bandelettes
et
d'autres
objets rituels, D'autres renferment
des cistes, des tambourins, des cymbales, des corbeilles.
Peut-être les initiés absurbaient-ils certains aliments d'après des
rites analogues a ceux qu’évoque la formule usitée dans le culte
A en juger par la rareté des témoignages qui s'y rapportent ct
aussi par le fait que la Basilique ne porte aucune trace d'usure
laissée par la fréquentation des initiés, le culte de Cotyto ne fut
célébré que fort peu de temps à Rome. On a vu que Juvénal en
parle comme d'un souvenir. Tout porte à croire que la trace
Cotyto subit, dès le début du 11° siècle, le sort de la cappadocienne
Má, qui, après avoir pendant une brève période recruté des funutici
phrygien : « j'ai mange dans un tambourin, j'ai bu dans une eymdans la ville éternelle, fut bientôt réduite au role de pedisequa de
bale, j'ai porté un vase, j'ai pris quelque chose dans la ciste ; ayant
la Mère des Dieux.
J. Husaux.
goûté (d'un aliment), je l'ai placé dans la corbeille et de la corbeille dans la ciste ».
Peut-être existait-il encore une autre formule que le myste devait
se rappeler en contemplant la grande Victoire qui, sur le mur de
"abside, en dessous de la scène où figure Sappho, montre la palme
et la couronne destinées aux vertueux et aux forts(2), On peut, en
se rappellant les analogies signalées par Strabon entre le rituel de
Cotyto et celui de Dionysos, supposer que cette formule s'inspirait,
avec des variantes appropriées, de la formule orphique bien connue
que duit apprendre l’initié pour la réciter après sa mort devant les
dicux du monde souterrain : « j'ai pris mon vol hors du cercle
douloureux et pénible ; je me suis élancé d'un pied rapide vers la
couronne désirée, je suis
descendu
dans le giron de la reine souveraine. — Le dieu : Bienheureux et fortuné, tu seras dieu et non
plus mortel ! — L’üme : Chevreau je suis tombé dans du lait (').
(') Reproduite dans les Affi dei
p. 4.
Lincei, 1918, p. 49; CUMONT, Rassegna,
(1) Traduction de M. S. REINACH. A propos de la place yu’oceupait le lait
dans le culte d'Attis, cf. A. DiETERICH, Al. Schr, p Sot, et au sujet de la
croyance en la vertu « rajeunissante » des bains de lait, M. Reinach rappelle
les bains de lait d’Anesse que prenait Poppée.
(3) M.S. Reinach abandonne du reste son hypothèse et linit par proposer,
de Pénigmatique formule, une explication autre, sinon meilleure, que celle i
laquelle il avait d'abord pensé.