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Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)De cart , À.
GREC ET MATHÉMATIQUES
. PAR
Auruur DUPONT, S. J. (1).
du grec au nom
nement secondaire,
A un moment aussi critique pour notre enseig
forte d'en haut et d'en
quand la poussée contre le grec est tellement
conséquences de ce qu'on
bas, il est bon de considérer toutes les
autorité, ici même et
prépare. Plusieurs professeurs l'ont fait avec
de M. le professeur
ailleurs. Un des derniers articles — celui
doit rester à la base
Remy (2) — s'est attaché à montrer que le grec
cst à la base de notre
de notre enseignement moyen, parce qu'il
de x qui permet
culture, parce qu'il est, si l'on peut dire, la valeur
moderne.
de résoudre l'équation de notre civilisation
dre la question à
Les quelques mots qui suivent voudraient repren
l'argument en ce
un point de vue quelque peu spécial et développer
s pures en partiqui regarde les mathématiques. les mathématique
Nous n'avons pas la prétention d'imposer l'étude
culier.
nos sciences modernes
d'une certaine parenté qui peut exister entre
I.
e : nous n’ende calcul et de mesure et celles de l'antiquité grecqu
avec une barque de
tendons nullement remorquer un transatlantique
nos mathémapéche. Ce sera quelque chose déja de montrer que
ise » et déveloptiques ne sont que la mathématique grecque « transm
esprit. Que si
pée, suivant la loi d’évolution qui est la loi de notre
sions sur
cela est, il y aura lieu peut-être de tirer quelques conclu
Ce sera la double
lesquelles nous croyons devoir attirer l'attention.
j
division de ces pages.
demanNous ne voulons toucher que quelques points : dire tout
el : tien
derait des volumes; nous ne dirons méme pas tout l'essenti
homme de grande science et de grand sens,
articles de
© (1) L'idée de ce travail nous a été suggéré» par la lecture de plusieurs
ie, t. IIL, 1003,
M. le Professeur Mansion (par exemple Revue de philosoph
la belle attitude qu'a
p. 832 ss. Aristote et les mathématiques), et tout autant par
à part.
(2) Bulletin du Musée Belge, actobre-novembre 1906, pp. 320-337, ei
prise dés longtemps dans ce débat cet
Seite 2
Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)GREC ET MATHÉMATIQUES.
que l’enumeration demanderait plusieurs articles et serait de nature
à rebuter plusieurs de ceux à qui nous voulons nous adresser. Nous
prenons un peu au hasard, juste assez pour convaincre, Par ailleurs,
nous laissons le plus souvent la parole à d'autres (1). Nous devions
et nous voulions en agir de la sorte : l'autorité nous manque et, aussi
bien, les témoins que nous invoquerons ne pourront passer pour
avoir écrit et éludié en vue d'une thèse à élablir, ce qui gène toujours
la sérénité et l’objectivité des recherches. La plupart de ceux que
vous citerons sont des mathématiciens de métier, que ne troublait
guère la question qui nous occupe en ce moment.
On n'a pas porté sur les mathématiques des deux peuples classiques un jugement plus exact que celui de Cicéron (2) : « In summo
apud illos (Graecos) honore geometria fuit; itaque nihil mathematicis illustrius; at nos metiendi ratiocinandique utilitate hujus
artis terminavimus modum » Les Romains ont eu leurs agrimenseurs
et sous César, qui a écrit un « De astris », on put croire un instant
qu'une littérature mathématique allait se frayer le chemin de la gloire;
ce ne fut qu'un éclair, le coup d'aile de l'oiseau impuissant : on
retomba dans l’utile !
Ici donc, c'est des Grecs seuls que nous sommes tributaires; on
peut dire en toute vérité que c'est sur eux que nous avons bâti.
En fait de mathématiques, nous devons aux Grecs deux choses
qu'il est nécessaire de bien distinguer : ils nous ont donné pour
toutes les branches des sciences pures les définitions et les démonstrations fondamentales; nous leur devons, surtout, l'esprit et la
méthode mathématique. N'y eùtil que ce dernier point, ce serait
déjà énorme et il nous faudrait conserver une porte ouverte sur
l'ancien monde grec.
Les fondements de la
mathématique, disions-nous; nous ne
nions pas évidemment toutes les découvertes postérieures: tout
n'étail pas dit le jour où l'esprit grec, sollicité par d’autres considérations d'intérêt plus urgent, je veux dire la conquête romaine, a
commencé à se désintéresser de la science pure. Mais la voie était
(1) Nous renvoyons en particulier aux ouvrages suivants (nous ne citons que des
ouvrages généraux) : Zeutuen, Histoire des mathématiques dans l'antiquité et le
moyen âge. Trad. frans. Paris, Gauthier-Villars, 1902, — M, Cantor, Vorlesungen
über Geschichte der Mathematik. vr Band. Leipzig, Teubner, 1880; 28 Auflage,
1804. — P. Tannery, Za genmetrie grecque. Première (et unique) partie, Paris,
Gauthier-Villars, 1887. — Siamuno Günter, Abriss der Geschichte der Mathematik
und der Naturwissenschaflen im Altertum, 219 Auflage, 1894, dans Handbuch der
klassischen Altertumswissenschijt von I, von MÜLLER,
(2) Cre. Tuse., 1, 2, 5.
85
ouverte; on se trouvait, par le seul fait des travaux accomplis, sur le
chemin. Il n'y a pas, que nous sachions, une seule des sciences de
mesure qui se soit fourvoyée et ait dû revenir sur ses pas. Le filon
était ouvert, parfois même exploité sur une longueur étonnante,
comme pour la géométrie.
On reconnaît assez volontiers la perfection de la géométrie grecque.
mais on objects sans cesse leur arithmétique, ou plutôt leur logistique (science du calcul). TI semble bien de fait que les Grecs avaient
poussé moins loin leurs études sur ce terrain. On le comprend : uu
Grec n'aurait jamais pensé aux annuités..., il vivait si haut par
dessus les banalités de la vie, par dessus les calculs d'intérêt! Tl y a
dans l'esprit grec quelque chos= de si désintéressé, de si humain,
par conséquent! Au demeurant, n'exagérons rien. Il ya danger pour
nous, modernes, habitués à un système de numération absolument
different (et qui n'est pas d'ailleurs le plus parfait), il y a danger
pour nous de déprécier la numération grecque. Elle ignorait les
valeurs de position et n'avait pas de signe o, mais c'est la un
point accessoire dans l'espèce pourvu qu'il soit établi que les opérations fondamentales étaient connues. Or, elles l'étaient. Le Grec
additionnait! soustrayait, multipliait, divisait, élevait aux puissances,
extravait des racines avec une incroyable facilité. P. Tannery, un
de ceux qui ont le mieux connu les mathématiques grecques. s'est
un jour mis à apprendre la logistique : il y a acquis une très grande
dextcril3 et a témoigni absolument en sa faveur. Voici, par
exemple, la méthode de multiplication. Soit à multiplier 30 par 809
(MZ u’). Le Gree procédait absolument comme nous. Lt prenait les
tonds (rubrivec), c'est-a-dirs des unités correspondantes aux dizaines,
centaines etc., multipliait entre aux ces mudneves et modifiait le résultat
selon Ja simplification faite. Il disait done v x n=
db", puis multinliait par 1000 (+ oj, ce qui donnait «dò, La méthode pratique de
division est assez peu connue. Il semble bien que la preuve par 9
existait déji. Quant à l'extraction des racines, qu'on se rappelle tout
ce qu Tuclide a fait pour approloudir les questions de rationalité et
d'irrationalité: Archimède evaluait la valeur de 173 ct Ptolémée,
abstraction faite de ses unités qui étaient sexagésimales, a calculé des
racines carrées absolument comme nous le faisons maintenant.
Ou'importe, d'ailleurs. que leurs démonstrations fussent geometriques ? Cela ne change rien aux résultats et on ne voit pas que ces
démonstrations le cédent aux autres en rigueur. Voyez, par exemple,
les livres V et VI des Éléments d'Euclide : tout y est au grand
complet et nous avons là un des traités les plus beaux et les plus
féconds qui soient : traité parfaitement scientifique, avec toute la
Seite 3
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science pure. re. C es
1x livres sont, comme dit M. Zeuthen (1).
de dénominateur à une fraction de numérateur z : si bien que
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principe de la future
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us la tenons directement; mais qu'ont-ils fait autre chose que de
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i , les enseignements de Diophante:?
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t
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servant la terminologie ancienne, par exemple rectangle
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Diophente.
produit.IT. Les
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une raison spéciale. il n'en peut être ainsi
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diorisme).
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pour représenter les |puissances
:
.
° issantes de notre x depuis x-*
jusque
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Nous
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N
on, dans des cas très
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«de compliqués
iqué et témoigne
moi
a les .calculs
LE
dans
rétrog' Aces d'une extreme dextérité. Il résout les équations indéterminées
dans
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de
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Ci
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+b
x
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bx + ©
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telles
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3
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|
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les ressources que pouvait
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lui offrir
{[rir 1 le calcul. Ce
analyse moderne démontre par des équations du 3" ou du x
q
(1) ZeutHEN, Joe, cit p.
Ne A essentiellement NJ
ques sur les &éments WE
d'Archimèd: ct les roriques Apollonius
Bu
Oo
of
et Apollonius au moyen de
GREC ET MATUÉMATIQUES.
degré se résolvait jadis par Archiméde
'où l' on était arrivé dans
des Traités modernes
tiré sa méthode de
le. Et
la trisection de l'angle, par exemp
ales,
ci
chez lui
xdx, par exemple.
on n’auront qu'à
s de raisnnnement. Paris, Gauthier~
(2) Zeutnen, oc, cit., p. af 8.
es, Vromant, p. 43.
73) Tumron, S. IL, L'histoire de l'arithmétique. Bruxell
science
41) Dunauer., Des méthodes dans les
Villars, 1805, 2! vol, p. 312 8.
et Newt
Le principe de U analyse est 1a; Leibnitz
dès Vantiquit é, n’etit été la
le développer et on l'aurait fait sans doute
correspondent absolument à nos intégr
indéfi
des volumes ou la quaminations infinitésimales pour l'évaluation
ses traités sur les spirales
drature des segments paraboliques. D ans
établit des théorèmes qui
et sur les conoïdes et sphéroïdes, Archi mède
(4
ni, iufinimeut petit. Bien plus, on trouve déjà
réédités
vu dans des intuitions de
Jin géométrie, les Grecs ont tout entre
ci les concepts de fini, infini,
génie et un Archimede avait déjà éclair
des détermoins de 460 fois (3).
pourt
le cas dit irréductible.
résolution des équations du 3” degré dans
? De l'avis des connaisseurs,
Pourquoi continuer cette énumération
la géométrie et qui ont
les traités dans lesquels nous apprenons
emps, ne valent pas toujours
remplacé Euclide il n'y a pas si longt
fort peu d'années que les
celui qu'ils ont supplanté. Il n'y a que
dans les traductions d’Euclide:
Anglais n'apprennent plusla géométrie
géométre n'ont pas été
depuis cinq siècles les otnixeia du grand
ant, c'est de cette proposition que Viète a
Archimède ou ailleurs,
ition non acceptable) : le plus
l'on définit la ligne droite (d'une défin
(1) — Un savant mathématicien
court chemin d'un point à un autre. »
dans Archiméde et Apollonius
d'aujourd'hui pourrait encore trouver
qu'il ignore : la remarque
des théorémes ct des démonstrations
spéciaux, serait-il ex agéré de
est de M. Zeuthen (2). Sauf les points
e le bien des Grecs ?
dire que notre géométrie est tout entiér
qui n'ont Yair de rien dans
Il y a telle de ces petites propositions
d'Euclide, sont différents dans la plupart
vingt
ion | galité de deux triangles
@Euclide! Pour établir par superposit
il y a une série de proposiayant les côtés égaux chacun à chacun,
aquables dans la géométrie
tions à établir et « ces intermédiaires, inatt
où
et des solides il y a
la connaissance des propriétés des surfaces
itions élémentaires
-deux siècles. Quelle rigueur dans les défin
On reste étonné quand on considère jusqu
méthodes géométriques.
Seite 4
Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)GREC ET MATHÉMATIQUES.
fameu
i se difficntté philosophique des éléments dans
a Aristot
bi e, Euclide, Archiméde, Apoll
onius, selon
le contin
nous,
ont dit tout
ce quil Yade plus cssentiel sur
Vinfini, l'iud: sfini, les
ss
infiniment
petits, les indivisibles, le: incommen
zur ables,
|
les tangeutes, les longueurs, les aires et (esi volumes (1 ). »
Que l'on se rappelle, par exemple,
les belles emonstrations par exhaustion
pour la de termination exacte
à
des valeurs limites, procédé qu'inventa
Eud „xe et qui résout comme
nous, en somme. les questions de
valeur s infiniment petites dans le
calcul (Liv. XII d'Euclide)
Comment étudie les fonctions
sans remonter aux « Datas VE
clide, qui ne sont pas autre chose
que les fonct| ions ggiométriqu
tria, es ? u
il est ä peine> néces
Le
néc saire d e parler des « coniques ». Apoll
onius de
erga a approfondi et traité au
long et au large les propristes de ces
courbes, de leurs
i asymplotes, de leurs
È
tangentes, elc., propriétés si
utiles pour la déleimination des problémes
et des lieux solides, antant
de questi
que
ons dépendant d'équations du 3:
degré. Nous ne
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savon: ì qui
dit e
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d'Apollonius
i qu'il ya déj a chez lui les princ
,
ipes de la “péomét
géomé rie
A yuque et l'usage des systèmes
d'axes. Nous Men sommes pas
comme lanalytique d'aujourd'hui,
on y tient parfaitement
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trigue des opéra~tions à
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trie analytique (Analytische
‚irre. de Richard Balt
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err N porte dans Pavant-propos :
« Les théories que fexpose sant les
attiere petites nièces de celles que
l'anti
wequité
e nous a
nées avec la marque de fabrique d'Apo
llonius. »
4. Loria, le fameux historien de la
I
oe ometrie analytique, professeur
a l'Université de Gênes souti
ent que
" analytique de Descartes est
Ètontei pénétrée par la per séc des mathé
maticienssgrec
grecs
s. « La céléb
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solution
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élémentaire » (2).
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La belle période alexandrine n'asmil
peut-être pas de igonomeétrie
Proprement dte. Héron savait cepe
ncant évaluer l'aire d'un triangle
en fonction des trois cotes, S 1
ou ne pouvait eucore déterminer des
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autrement,
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‘de Meid-lberg. Ter bner
1005), GH FL, Bastacs, St
dans Matbosis, XXVI, 14565 Pp. 269 as
sg
les différences permettant de calculer les minutes d'arc. Îl connaissait
la somme et la différence des cordes (sinus) de deux arcs.
Ceux que cela interesse peuvent voir exposé dans Cantor le principe de la trigonométrie sphérique, selon Ptolémée (1).
Je ne puis pas omettre de dire un motencore del'astronomie grecque,
astronomie purement mathématique (les questions de position et de
mouvement absolus relevant dans la science helléne de la physique
ou cosmologie). Un homme qui la bien étudiée dit à son propos :
« On feint trop souvent d'ignorer que c'est aux anciens (aux Grecs, à
Apollonius de Perga) que Copernic a emprunté la théorie géométrique des épicycles qu'il eût dû inventer..., d’ailleurs le principe même
de cette hypothèse (héliocentrique) appartient aux astronomes grecs...,
on oublie que ce sont les géomêtres d’Alexandrie qui ont enseigné a
Képler les propriétés des sections coniques et l'ont mis à même de
reconnaître ces courbes dans les orbites planétaires... Si j'osais dire
qu'ils (les efforts tentés par les astronomes de l'antiquité) méritent
l'admiration aux mêmes titres que les travaux modernes... les géométres.., m'y encourageraient, et les historiens sérieux de l’astronomie u'y contrediraient pas » (2).
Nous ne voulons pas prolonger davantage cette revue, que nous
croyons suffisante pour donner une idée de ce que pourrait être une
énumération complète. « Nous n'avons fait, a écrit quelqu'un, depuis
les Grecs que trois grandes découvertes en Mathématiques pures.
Descartes a inventé la Géométrie analytique, Leibnitz et Newton
ont, en même temps, trouvé le Calcul infinitésimal, Cauchy et Chasles
out pu donner une complète généralité à l'analyse et à la géométrie» (3). On ne pourrait mieux rendre a chacun ce qui lui revient
et indiquer ce que nous devons aux Grecs; encore est-il juste de
remarquer ce que nous avons dit plus haut, à la suite d'hommes
compétents, de Panalytique et du calcul supérieur.
Ce serait beaucoup déjà d'être redevables à l'antiquité grecque de
toutes les vérités mathématiques que nous avons touchées, mais ce
nest rien à côté de cette seconde dette que nous avons contractée
envers eux, nous voulons dire l'esprit mathématique. ll y a deux
manières de calculer et de mesurer : l'une se contente d'à peu près,
d'approximations, elle ne vise que le cas particulier, laisse quelque
chose de flottant et d'imprécis dans l'expression ; l'autre géuéralise,
(11 Gaston, loc. cit, p. 353; 2° édition, p. 328 sq.
(2) Timo, B.J, L'évolution de l'astronomie cher les Grecs, Bruxelles, Lagaert,
(3) M, Renière, Mathématiques et mothémuaticiens, Paris, Nony, 1589, pp. uf s.
Seite 5
Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)cette derniér
manière, qui est la seule vraiment scientifique, fut toujours ‘ideal
preise et limite parfaitement sa terminologie. Or,
=
re
air
des Grecs savants. A force de vouloir élargir leurs démonstrations
ils ont donné à leurs mathématiques la rigueur de la déducti |
C'est grace à eux que les mathématiques sont devenues la « Science
exacte » par excellence et que les mots « certitude mathématique »
sout devenus synonymes d’absolue certitude. « Les Grecs
ict ‘
de Win le fondement nécessaire au sublime édifice d'Archimade
e d'Apollonius et c'est à ce fondement mêr
à son point d'appui, la mathématique moderne, quent dt eee
ie genes reprendre 4 nouveau la même puissance scientiIL
e fait &
eta: a.
din a étant élabli, il reste col
à
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les
conclusions.
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je simaginant
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cause pien allaiblie pour recourir à des arguments de nature si
ver >; € pals. ne va-t-on pas tirer pour nous des conclusions
que i nous ne
i voudrions
OuS pas
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et qui
qui compromettront toute le w
if
démonstrative de notre thése.
Fe velen
Passons donc brièvement
ie
en revue les difficultés qu'on ne ma
que
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quera
p NAde nouss faire.
Al ssi bien,
faire. Aussi
c'est
bi
la meilleure
‘
meill
manièree de
dede
gager des conséquences bien nettes et très directes de ce qu
avons dit plus haut.
RE
qui nous reprocherait
A qui
:
ai de conclure trop d'un argument si spécial
nous répondrions
r |
ons que,
que, dedans le fait,
i directeme
i ctement, c'est
! : aux fut ms
i
spécialistes
ent
en mathémati
athématiques que
que notre
tre ar,argument s'impose,
i
Mais
ais
peut-être quindirectement la preuve
invoquée
a
plus
de
ports
N
aun il past
auraitil
ps
là un argument
ij
a parii ou même a | fortiori? Ecoutez
7
si rob.
jee
DI lais a quoi le grec peutil me servir, à moi mathémati
“ee | ans | esprit de celui qui la fait, la question se dédouble
e affirmation et
eee
È d'une question
j comprendrais
me astion : je
i pour
P
1 un philo5 j
ee ‚un littérateur, un artiste; mais pour moi mathématicien ? Si
e 5 us répondons pour le mathématicien, nous aurons répondu
f mêmee etet a fortiori,
ar le le fait
par
ortiori, pour
p
les autres spécialité
écialités. Mais
a s i nous1
e oulons pas insister : nous croyons qu'on pourrait faire pour les
sciences ce
8 nres rene
c quee nous avons
x
essayé de faire pour les mathéma
ques. La théologie, la
phi
i
,
gie,
Ÿ
2
l
a
philosophie,
i
ue,
l'esthétique,
l'histoire,
;
l'histoir
la
mé à
nique poussent
leurs
e
urs raci
racines danss la terre classi
ssique; nous5 pensons
pe
q won pourrait
por
établiraussiausi une filiation
“lati
7
PETIT
établir
pour les sciences
naturelles
(1) Zeutnen, Inc, cit., p. 51.
GREC ET MATIÉMATIQUES.
conomie chaldéenne ellepas au delà de l'hexagone inscrit. L’ast
OL
thèse, même au point de
Permettez, interrompt quelqu'un, votre
donc elle ne prouve rien.
vue spéci al où vous la tenez, prouve trop,
beau chemin et sil est nécesDe quel droit vous arrétez-vous en si
ter à ses sources, pourquoi
saire au mathématicien de pouvoir remon
n à sa spécialité, l'étude du
ne pas exiger de lui, comme préparatio
pouvoir remonter aux sources
chaldéen et des hiéroglyphes ? Il faut
de nos sources !
sur un fait inexact, et le fait
L'objection repose malheureusement
Le fait d'abord, C'est une idée
serait vrai qu'il ne s'en suivrait rien.
que la mathématique, comme
acquise aujourd'hui avec certitude,
htone sur la terre grecque.
science, comme vraie science, est autoc
de son nom, éclot chez
« La science, en tant que l'on n'a buse point
tout cas intégralement (1). » Le
les Grecs, presque brusquement, en
par Eisenlohr, 1877), en éerifameux manuscrit de Rhind (expliqué
la nature des problèmes traités
ture cunéiforme, a été une révélation :
la rigueur des règles s'arrête
par les Egyptiens est purement pratique,
re irrégulier, rien enfin ne sy
à l'évaluation de Faire d'un quadrilate
n rudimentaire en matière
révèle qui dénote plus qu'une préoccupatio
figurés de la Chaldée ne vont
de mesure ou de calcul. Les m onuments
même
ce théorique.
ne suppose aucune géométrie, aucuns scien
nt emprunté leur science
A supposer, d'ailleurs, que les Grecs eusse
évidemment que la conpure, qu'en faudrait il conclure? Non pas
mais que le génie grec,
naissance des langues orientales soit inutile,
matique, ayant codifié en
ayant été essentiellement logique et mathé
seraient allé chercher en
perfection l'enseignement que ses savants
eurs il faut prendre
Égypte, peut et doit rester notre source. D'aill
auteurs grecs qu'il faudra
son bien où on le trouve : c'est donc aux
ens et chaldéens, à
encore recourir puisque les monuments égypti
doit leur dénier, sont
supposer toujours qu'ils aient la valeur qu'on
fragmentaires ct absolument insuffisants.
le canon des auteurs
Mais voulez-vous. par hasard, introduire dans
et le traité de la Sphere
grecs de nos classes les Éléments d'Euclide
garde, nous savons très
et du Cylindre d'Archimède? Dieu nous en
profession est restreint
bien que le nombre des mathématiciens de
matiques dans certains
et si nous croyons qu'il y a trop de mathé
de les réintroduire par la
programmes. ce n'est pas pour le plaisir
parce que, même à nos
porte du cours de grec. Conservons notre grec
futurs docteurs en mathématiques, il sera utile.
nt de Cantor, de Gaston
(1) P. Tannery, foc. cil. p. à. C'est l'avis égaleme
Grève. Paris, Alcan, 1
Milhaud (daus les Phitosophes-séomètres de la
Seite 6
Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)GREG ET MATHÉMATIQUES.
Mais & quoi bon six ans Vhumanités,
cing ans de grec quand on
pert tout trouver dans les traductions
? Rien de moins scientifique
que l'usage des traductions : mel recours
nous reste contre leurs
erreurs? Trudullars, traditore! Nous ne
faisons déjà que trop de sacrihees nécessaires à l'esprit antiscientifiqu
e | Quiconque wast pas a
meme de critiquer ses sources manque
de quelque chose: dans cer.
tains cas, il manquecs de quelque chose
d'essentiel Passe encore
pour
Nous avons montré que, même au point de vue utilitariste, le grec
pour le spécialiste en mathématiques lui-même.rend peut-être autant
de services que les langues modernes, Du reste, l'objection ne porterait
coup qu'à une condition, A savoir, si l'homme était capable à tout
âge d'apprendre et de travailler, si les facultés intellectuelles, le
les langues dont il ne reste que
peu de textes intéressant le
‘pévialiste : il vw a vraiment [A impos
sibilité morale et an peut
saider antrement. Les langues dont
uous n'avons conservé qu'un
nombre relativement restreint de docu
ments écrits ont des dictionnaires complets. Tout autre est la situation
pour le srec. Peu de
philologues, mime des grands, pourraient
aider le mathématicien
en peine d'expliquer un passage d'Apo
llonius ou d'Uéron : ule
vocabulaire estì sp: inlıs6 er les mots les plus simpl
es à première
THe . sont parfois intraduisibles pour Ju
n'e
pas uu peu mathématie en. Et ve nous parlez pas de
dictionnaire : neus nen conHAISSONS AUCUN, non pas même Je gran
d thesaurus d'Etienne qui
renlerıne les sens techniques. Toul est à
compléter, disons mieux
tout est àa faire
faire sur ) ce point
i . Le> spéci
spéciali
aliste, au
1 contr
itraire,
aire, ıgrace au
M
grec
appris dans ses classes ct aidé de za scienc
e, n'aura pas de peine
à trouver le sens particulier d'un mot
technique. Lui seul pourra
traduire des expressions du type de celle-ci : cisor
grec appris dans
rem AB Grace an
ses classes, il n'aura pas de peine a
texte : le grec de Nénophou ou de Démos
thène ui
traduire un
Ora.
Kai sonnons un instant, nous dit-on encore. J'acc
orde
la parenté
du . us aver défendue et je sms le Plemi
cr a recounaitre l'eminence
eta Science grecque, mais, vraiment,
vant-il la peine de sacrifier
Six ans str cinquante an soixante à cet
avant
. Nestes pas l'acheter bien cher ° Vovez tout le bien
qu'il y aurait à ce que nos jeunes
ger
au sortie de leur rhéterique, connussent
déja l'histoire, la
geegraphie, les sciences naturelles,
la physique. la chimie les
mathématiques élimentalres (et €
SE ì un pe
les autres)
les lancn
es
moderne, : l'Université serait un jeu,
on n'y serait pas sans coseGC
arrété par les déficits que l'on constate
si souvent dans
connaissances fondamentales, les étudiants seraie
nt prets pour la vrai travail
scientifique, le travail de cribque ou de
recherche persannelle. Vous
autres
, les tenants des
luunauités tradiliannelles,
aucune concession à l'esprit moderne,
du xxes
faites
vous Liavaillez sur les esprits
comme sur ceux du xvie, sans tenir
en avant des idées, sans paraitre soupc
ce « minimum de connaissances ‘que
vous ne
compte de la marche
onner tout ce quil ya dane
tout homme cultivé doit avoir 1,
Vous êtes rétrogades à force de conservati
smel
|
93
sérieux de l'esprit, la méthode, l'intelligence n'étaient susceptibles de
perfectionnement. Nous croyons que l'enfant à treize ans n'est pas
mür pour une spécialité, car qu'est-ce autre chose que l'on veut sinon
la spécialisation dès le college? On voudrait introduire ce que Brunetière appelait plaisamment à Mons (1) « un enseignement supérieur
élémentaire » | Physiologiquement, il est bien vrai que les jeunes
années se prêtent mieux à l'apprentissage de mémoire. Mais, sı on
admet, comme nous, qu'il faut développer harmoniquement l'enfance
allons-nous pousser la faculté qui est précisément la plus développée,
la mémoire? Il faut appliquer le remède à la partie malade et non
à la partie saine | Faisons d'abord la lumière dans l'esprit des enfants,
apprenons-leur à penser, à lier leurs idées, à y tenir de l’ordre. Ce
sera le meilleur moyen de leur apprendre à retenir, puisque les objets
de connaissance étant liés dans l'esprit s'appellent alors par association. Nous savons fort bien que le rhétoricien sortant des « modernes »
et dressé ad hoc tésoudra plus facilemeut un probléme d’analytique que
son camarade qui a trimé des années sur Xénophon et Démostliène.
Mais attendons quelques mois et ne concluons pas qu'une médecine
est souveraine parce qu’elle a fait reparaitre momentanément le
rouge de Ja santé sur un visage anémié. C'est au moment où il
s'agira de faire de sa spécialité la synthèse scientifique que vous
constaterez les différences.
De plus, tout savant doit connaître l’histoire de sa science, de ses
méthodes, de ses développements, de son évolution, faute de quoi
nous croyons qu'il n'est pas tout-à-fait savant : nous croyons qu'il
ne saura pas rendre un compte exact et scientifique de l'état de sa
spécialité. Connaitre et savoir de science complete, c'est connaitre et
savoir par les « causes », et parmi les causes de nos mathématiques,
puisque nous avons surtout parlé d'elles, n'est-il pas juste de reconnaître une place d'honneur aux mathématiques grecques ?
Est-il vrai, d'ailleurs, qu'au point de vue technique les « humanistes » le cèdent aux autres? Nous ne savons ; on nous a souvent dit
le contraire, Disons que la chose est discutable, Ne semble-t-il pas
que ce fait seul de la divergence des avis et, par conséquent, l'indéci(1) P. 10 du rapport de Brunerikre au Congrès de Mons. Comptes rendus nfficiels, Bruxelles, Hayez, 1905,
Seite 7
Im PDF ansehen(öffnet in einem neuen Fenster)DUPONT
sionnon
ce
ou reste
reste
ce point
soient
point
soi
déjà
ijd fort éloquents. S'il est permis de
croire
re que
que le grec
rend
les
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les
mêmes
i
services
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luturs
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aux
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:
éciali stes
pourquoi l'abandonner ?
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bone son la chose cesse d'être douteuse, c'est quand il s'agit de
e
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trave
i
if
BP
Nae e ausx travaux
scientifique
s : une courte éclipse, et les anciens
des aumaniles anclennes sortent de l'ombre éclipsant à leur t
teurs condisciples.
En
|
an
Lo de l'enquête sur l'enseignement secondaire en France, un
homme
‘ e €de grande
rande :autorité,
rité M. Pruvost, a exprimé
né sonson opinionn dans
u. ange
g
dont laÈ pondération
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et la discrétion
i
garantissent l'impar
en
Ù
jalité.
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de la la Commission
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M, Ri
Ribot. qui
an i se plaini5gnait de lal décadence
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|
ent scientifique,i M. Pruvast
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Da
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secondaire,e, Procès-v
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des ‚deposilions
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pré-
Cette conuaissa
iss: nce luii est plus utile que toute
uteautre
autre comm
comme
s utile au mathématicien, s'il entend être sérieux
g
mals
partir de la seconde, cela me paraît beaucoup trop tôt. Je
|
que pour être bon mathématicien, il faut avoir fait ses études
de 5 ques ane opinion personnelle. T'estime qu'il serait sage
res nee Siurcation qua partir de la rhétorique. » M. Pruvost
concède qu'il n'est pas
«
indis
pensable
de
,
s'être
s
|
i
s
à
nastique
nast
de Venseigneinent classique
clas:
» mak
ais qu
que "cesti
c'est très
utile et
so ule
et
à prpropospos de la valeur
‘
" relative
relativ des élèves,
slaves, il ajoute : «Quand l'élève
ie
st
trés Ssst. la différence n'existe pas; mais quand l'élève est
serious
sérieux, intelligent,
In sent sans
sans avoir une distinctio
istincti n particulièr
uliere, celui qui
:
3
les étudess classiques
classi
est
5
le
plus
souvent
supérieur
|
à
celui
qui
sort de l'enseignement moderne. » (1)
me
aon | none pas à cette longue citation une autre valeur que celle
;
qu'on
eut etddoit accorder
c
émoignag
au témoi
e d'un homune du; métier
g
néti
così pétent, intègre.
cormpete
N Qu'on
‘optremarque pourtant qu'il s'agit de l'étudiant,
|
non Ppas € neore
x
du savant,
X
du chercheur personnel,
©
)
Que
sera-ceI
; ae es jeunes gens dont parle M. Pruvost devront appro
ondir eux-mê
sani
ue
memes
5
ls
i
questions,
remonter
h
les
chemins
|
d'un
problème?
o
n entrant dans les études
È
supérieure
ri
s on ne trouve
:
8
pe
tages qu'on
i s'étaiti promis
pr
en optant
pour les; cla
sone
t
pos
an
classes
moder
donc les trouvera-t-on
?
Hines, quand
nette
de Voila
ne
ettement
indiquée,
den indiquée,
j je crois,
juce, Je
crois, l'aptitude
l'apti
du grec comme langue
Las
a
evant une spécialité prise comme exemple. N'est-on
oit de conclure :
la
]pas on
connaissa
en drol
nce
r
e
:
l
e
i
du
grec,
|
Fac
abstractio
;
n faite
es arguments
Me
rare de
qui visent
vs
plutôt l'homme
plutôt
Vhom
quele le futur
fi
savant. est à
me n
g È
availleur.
ur.
° (1) Enguête sur Le
GREC ET MATHÉMATIQUES.
sorte donc que notre
la pensée du passé. De telle
que nécessaire s'il veut avoir
préparation d'esprit; elle lui est pres
ions qu'il étudiera.
une idée compréhensive des quest
s pas que cette utilité du grec
N'exagérons rien : nous ne dison
prépondérant de conserver cette
pour un spécialiste seit un motif
u
ation générale. Nous avons voul
langue comme moyen de form
on
relient notre temps à la civilisati
montrer une des attaches qui
r que cette lan gue connue rendra
grecque, nous avons voulu montre
e
r qui étudie un probléme, parc
de précieux services au tr availleu
par un ou plusieurs côtés ce proqu'on peut être sûr d'avance que
que
nce grecque. Bref. nous croyons
blème relève de l'antique scie
les
vera dans cette langue et dans
le futur homme de science trou
ment,
choses qui l'intéresseront vive
trésors qu'elle nous a laissés des
d'y retrouver les points de
plus tard surtout, et qu'il sera heureux
lémes qui out pendant tant de
départ de ces grands et beaux prob
Il trouvera là souvent des rensiécles piqué la curiosité de l'homme.
plaisir plus désintéressé de revivre
seignements précieux, toujours le
argument, sans
s de notre civilisation
et couper une des maîtresses racine
te. Paris, Juren, 19
Dele
TL
ion, corrobore dans une mesure
prétendre à lui seul trancher la quest
j
1 n apporte.
e de nier toutes les raisons qu'o
J
qwil serait injust
ce Barrès, a eu raison
Le grand intellectuel à la mode , M. Mauri
Grecs pour nos maîtres. » Nous
d'écrire (1) : « Je reconnais les
nous croyons que de nous conduire
pensons qu'ils doivent le rester et
pas, c'est faire violence aux choses
comme si cette maîtrise n'existait
latine.
(1) Un voyage à Sp
ANA Museu