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View in PDF(opens in a new window)ions pythagoricipp.
"sur les trois premières opposit
‘Auriac, O.
Archiv für Geschichte der Philosophie 44 (1931),
ennes."
28-37.
Ali RiAC,0.
Examines the principal Pythagorean pairs of opposites: e.9.,
es
infinite-finite,
odd-even,
and
unity-piurality.
\ABO
Conclud
that they are all entailments of the primordial opposition
of the One and the Many. Regards this aspect of Pythagoreanism as a bridge between the philosophy of Anaximander
| Sur les trois premières oppositions pythagoriciennes
des textes d'Aristote relatifs
aux Pythagoriciens.
29
Citons
le texte le plus caractéristique: il est de Philopon: “so pè» yäp
æegrrôr xegaros xal dgibes, só dè deriov vig ax’ dxapor vous
aistdy torso del spy dsyovoplay dexysusvov” (Ph. K. 11). Y. aussi
and that of Parmenides.
Simplicius. Phy. 105 a.
Deux des plus récents historiens du pythagorisme (Burnet:
Il,
„L’Aurore de la Philosophie grecque‘, trad. fr., p. 332—333;—
Gaston Milhaud: ,,Philosophes-géométres de la Grèce“) trouvent
Sur los trois premiéres oppositions pythagoricionnes,
cette explication traditionnelle tout 4 fait incompréhensible,
„car le nombre pair se prête à une division par deux; mais
Par
nullement à une suite illimitée de pareilles divisions” (G. M.
p. 114).
0. Aurise (Bordeaux).
Des dix oppositions pythagoriciennes, les
troi
jé
sont essentielles et se retrouvent chez tous les Prihagericiane
De plus, elles paraissent seules logiquemen
t liées. Ce sont
les suivantes; nous les citons d'après Aristote:
fini-infini: im-
Pair-pair; unité-multiplicité (M. Z 5, 986a; xégas
xal cme
represor xal doviov, Ev xal 147905),
I.
Mais ce lien logique peut être entendu de
manières
dif
Pour Zeller (Philosophie des Grecs, trad. a
et suivantes), qui est partisan d'une interprétati
arithmétique du
on purement
pythagorisme primitif,
l'opposition
fondamentale est celle du pair-impair. Car,
si les choses sont des
nombres et si les éléments des nombr
es sont les éléments des
choses, une pensée encore primitive n’aper
çoit d'abord dans
Jen nombres, comme éléments constituan
ts, que le pair et
l'impair; les notions complémentaires du limité
et de l'illimité
du fini et de l'infini ne peuvent être discernées
dans la quantité
discontinue que par une réflexion déjà exercé
d'Aristote dont personne avant lui n’avait su tirer parti. Aristote vient de déclarer que les Pythagoriciens assimilent le
pair à l'infini, parce qu'il confère le caractère de l'infinité aux
choses où il entre (roëro .... ¿verrolopfavdpevov?) xagezesy
sols odos sr drsspiav).
passe-t-on de l'opposition pair-impair à l'oppo
Il ajoute, à titre d'exemple, que c'est
ce qui arrive pour les nombres.
(oquelor d'elvas rovre só ovp-
Baïvor ¿md sav our xequriPepevay yao tay yropdver reg)
sò fy xal yaols Gre piv Go del yivecdas 10 sl00ç, Ore dé lv)”.
La premiére opération indiquée ici par Aristote consiste,
d'après tous les commentateurs anciens et modernes, à ajouter
à l'unité successivement les nombres impairs appelés aussi
gnomons, de manière à obtenir la série des carrés (V. Zeller
p. 340, note 2). Mais, et c'est alors qu'intervient l'interprétation originale de G. Milhaud, il faut représenter géométriquement cette opération, représentation d'ailleurs familière aux
Pythagoriciens et à tous les anciens, inventeurs de l’arithmetique et de l'algèbre géométriques”).
conuorarrevizoegio restio aoionec i ciono--; corso
A
e.
.
G. Milhaud suggère de s’en rapporter à un texte
store
Mais comment
sition infini-fini?
D'après Zeller (p. 340), les Pythagoriciens
„identifiaient
l’impair avec le limité et le pair avec Villimité,
met un terme à la division par deux,
parce que l’impair
ce que ne fait pas le pair“
Zeller prétend être d'accord avec les commentate
urs grecs
1) Zeller entend, je ne eais pourquoi, ,impliqué dans l'impair”.
2) Burnet cite un texte plus net encore (p. 116), d'après Stobés
I p. 22, 16, et qui cerrobore l'interprétation de G. M. n. 1.
Page 2
View in PDF(opens in a new window)Reste l'expression::
xaì
Sur les trois premières oppositiona pythagoriciennes
xuwoi
c1.
et)
par la »autrement qu'autour de l'un
G.
Milhaud
entend
ité“, c'est-à-dire une opération qui consiste à entourer
les nomb
res pairs de gnomons qui
pai
cette fois, représentent des nombreses pairs.
des rectangles®):
Zz
o
On obtient alors
de celui qui nous occupe.
31
Signalons cependant qu'ils l'ont
connu (V. Zeller, p. 340, n. 2) et qu'ils en ont tiré la mème
conclusion immédiate que G. Milhaud, à savoir la variabilité
infinie des nombres constitués avec des facteurs pairs. Il
est vrai que l'explication de G. Milhaud paraît plus rigoureuse
et se conformer au sens géométrique du texte: par là, il rend
compte littéralement des expressions: xegstiPepercor et aldog;
1.
ensuite,
il
étend
la
notion
de
gnomon
aux
nombres
pairs aussi bien qu'aux nombres impairs. Extension légitime,
Dans la première opération, les fi
I
,
même ordre, c est-à-dire que le rapp
gures
puisque le gnomon, pris dans sa généralité, est toute figure
qui, ajoutée à une autre, donne une figure semblable A la pre-
|
sont
toutes
de
ort des cétés dans chaque
carré est invariable; il est égal à l’uni
té. Dans la deuxième
opération, au contraire, on obtient un
nombre infini de rectangles tous dissemblables.
„Le rapport des deux côtés
semblable à lui-même: il devient toui
ujours
|
ne reste à
3
ED
2
n+1
varie constamment, de sorte que le rectangle
autre”
(G.
M.
page
Mais, dès lors, pour G. Milhaud, l'opp
osition fondamentale
n'est pas tant celle du pair et de l'imp
air que celle du même
et de 1 autre. Celle-ci enveloppe
les dix oppositions, les domine
et 8 exprime dans chacune d'elles;
qu implicitement.
seulement, elle n'est donnée
„Le même et l'autre, ces sortes de
catégories
er rns de la pensée plato
nicienne, sont a quelque
dpra ri la apart des
catégories pythagoriciennes
Ja avec les Caractères essentiels qu’ils
avai
“
Seer
ha
lent
chez
Platon.
L'interprétation est ingénieuse et
séduisante, et il est
pes que les comm
entateurs grecs qui avaient
sous
es yeux tous les textes d’Ari
stote n'aient pas su tirer parti
1) Burnet propose de lire:
re: rai; zeeat
yo
s (zupa
N
ou
La Li est grammaticalement arbitraire
ous avons modifié légèrement
G.
Milhaud se prononce, contrairem
ent à Zell
conception plus platonicie
nne que pythagoricienne.
l'homogénéité; celle du pair avec le pair engendre, au contraire, la diversité à l'infini. La présence du pair dans un nombre
est donc cause d'infinité.
Mais, réduite à ces termes, l'explication d’Aristote manque
de généralité. On voit bien comment le pair introduit l'infinité
dans les nombres: on ne voit pas comment il l'introduit dans
les choses. Dans la pensée d’Aristote, du reste, il ne paraît
s'agir que d'un exemple très particulier (oguetoy), d'autant
qu'il se réfère à la dernière des oppositions !), comme s’il voulait
montrer qu’en elle aussi on retrouve l'opposition fondamentale
du fini et de l'infini, — celle-là même qui figure au premier
rang de sa liste et qui constitue, jusqu'à un certain point,
l'essence des choses.
|
usb ui:ns
métique, plus platonicienne ou néo-pythagoricienne que proprement
io»
rect.
i
'
G. Ha un la rendre plus significativlae. rePEAR
AE
}
Mais cette interprétation nous paraît conférer au texte
d'Aristote une portée exagérée, et conduire à une assimilation
trop complète du pythagorisme au platonisme. L'explication
donnée par Aristote, à l'aide des gnomons, n'embrasse qu'un
côté de la question. Elle tend à établir que la combinaison
de l’impair avec l'impair comporte nécessairement la fixité,
Pour Burnet (p. 333), qui s'en rapporte à un texte de Stobée
(I, p. 22, 19) et à un autre de Plutarque (de E apud Delphos,
388a), la relation entre le pair et l'infini, d'une part, et entre
l'impair et l'infini, d'autre part, s'explique de la manière suivante:
et, or ti a)
prétation géométrique du pythagoriame. Or,
le pr
mière.
:
2) Opposition plus géométrique (carrés et hétéromèques) qu'arithpythagoricienne.
Page 3
View in PDF(opens in a new window)la division par deux du nombre pair laisse entre les deux
un champ vide, marque d’imperfection.
parties
Au contraire, si on
divise le nombre impair en deux parties égales, il subsist
e entre
elles une unité; ce nombre ayant ainsi un commencement
un
milieu et une fin est donc fini et parfait.
|
ais cette explication nous paraît viser, d'aprè
texte, que Burnet a omis volontairement de traduire, la sam
entre le mâle et l’impair et larelation entre la femelle
-
et le pair
Elle Parait aussi répondre à ce besoin de représentation géométrique du pair et de l’impair que nous rencontrons chez
les Pytagoriciens les plus récents.
G. Milhaud semble avoir
Connu ces textes et les avoir utilisés dans ce dernier
sens.
| Mais c'est s'embarrasser de complications, à la vérité
très ingénieuses, mais assez vaines, L'interprétation des plus
anciens commentateurs grecs (qui avait été
reprise sommairement par Zeller) n'est pas aussi incompréhensib
le qu'on l'a
prétendu. Il suffit de bien l'entendre et de la préciser.
Ds n'ont pas voulu dire que chaque nombre pair
8e
prête à une suite illimitée de dichotomies, ce qui serait, en
effet
absurde.
par
Ils ont dit que tout nombre pair est divisible
deux (so may dersov)
et perd
33
Sur les trois premières oppositions pythagoriciennes
O. Auriac
32
ainsi son individualité
son unité. L'impair, au contraire, arrête la division par deux,
soit qu'il l'empêche (xwits) tout de suite: c'est le cas de tout
hombre impair, — soit que la division d’un nombre pair
se
heurte, 4 un moment donné, 4 un nombre impair (50:
2 = 25)
Nne faut pas confondre le pair et l’impair conçus dans leur
ware , ol
le genre
onpair
eet le genre
genre
iimpair,
i
avec leurs
i
diverse
s
guaient pas ces deux points de vue). Elle reste entiere. L’opposition du méme et de l’autre, trop savante, ne peut avoir
été familière à des penseurs primitifs; elle n'est, du reste, mentionnée par aucun pythagoricien. Par contre, celle du pairimpair ne nous paraît pas devoir être posée comme première,
— non plus, du reste, que celle du fini-infini.
Tout est nombre. Sans lui, rien n'est pensableni connaissable
(où yao olov se oddiv ovte vogdijper oUse yrwodiper dyev rovre.
Philolaus in Ritter et Preller 64.)
Mais il y a quelque chose qui est antérieur au nombre
lui-même. C'est l'un. De l'un, sortent les nombres, donc le
pair et l'impair. L'un s'appelle d'ailleurs pair-impair, précisément parce qu'il les engendre l’un et l'autre. L'opposition
fondamentale, c'est donc celle de l'un et du multiple dont les
caractères respectifs sont le fini et l'infini, le limité et l'illimité
manifestes dans le pair et l'impair, comme il apparaît dans
la figure, synthèse des deux termes (limite et intervalle divisible à l'infini) et dans le nombre. Cette priorité de l'un est
très nettement indiquée par Aristote: „Les éléments du nombre
sont le pair et l'impair constitués eux-mêmes par le limité
et l'infini; pour l’un, il participe (peréxsi») de lun et de
l'autre, étant pair et impair (pour la raison, pensons-nous,
qu'il se retrouve dans tous les nombres, pairs ou impairs?).)
„Le nombre procède de l'unité.“ (sot di despot orosgela só .
se dossov xal cd sregirtòv, soúzov di sd piv srersoacpévor £0
di Grescor, vo 0’ Ev EE apgoréguy elvas covrey (xal yag agror
elvas xa) mepsrröv) tov d dosduov de sot bros .... Aristote.
Mét. I, 5, 986 a 17.)
Ainsi précisée, l'interprétation traditionnelle
prés
caractère suffisant de généralité. Toute chose pit
par un nombre.
Si le nombre est pair ou contient des facteurs
pairs, il participe et la chose avec lui, à l’infinité de la dyade
car, pour les Pythagoriciens, la division par deux est privilégiée, la dyade étant le symbole de l’infinite.
II
| Reste maintenant
118
la question de l'ordre logique et ontologique des oppositions (les Pythagoriciens primiti
fs ne distin-
Il faut donc partir de l'unité, opposée à la multiplicité,
comme du principe d'où naît le nombre, synthèse du fini et
de l'infini représentée géométriquement dans la figure, synthèse
aussi du pair et de l'impair qui n'est qu'une forme, une détermination de l'opposition précédente. Théon de Smyrne, qui
ge rattache à la tradition pythagoricienne, observe que la
première idée de l’impair est dans l'unité”). Avant de déclarer
1) V. Théon, p. 30, cité par Zeller (p. 383, n. 3) qui trouve l'explisubcation bizarre! V. aussi Zeller (p. 358, n. 1) dont nous rejetons les 34.
2) Ed. Dupuis, Hachette. p.
tilités.
Archiv für Geschichte der Philosophie. XXXIX, 1. u. 2
Page 4
View in PDF(opens in a new window)O. Auriao
que tout est nombre, c'est-à-dire ordre et harmonie, il fallait
bien que les Pythagoriciens aient, comme leurs prédécesseurs.
constaté la diversité infinie, la multiplicité des choses, et l'aient
opposée à l’idée et au besoin mental, à la catégorie de l'unité.
III,
La priorité de l’un permet de résoudre une difficulté
relative à l'essence des nombres et de l'unité elle-même.
Les Pythagoriciens composent les choses avec les nombres.
36
Sur les trois premières oppositions pythagoriciennes
on
tend pas qu'ils leur ont attribué une étendue, mais qu'ilsnt,
usent — indüment —, comme s'ils en avaient une. Comme
en effet, dit -Aristote, peut-on prétendre faire du corporel
ginon avec du corporel? Et s'il dit que le monde des Pytha
leurs
que
là
goriciens n'est pas Je monde réel, il entend bien par
avec
éléments des choses, les nombres, n'ont rien de commteunqu'en
objec
leur
Il
|
ts.
les corps qui sont légers ou pesan
faisant ¿E destuiv sd puxa copasa ils font in pi éyovrer
Búpos podi xoupérqra Exovra xovpodrgra xal Pagos. Mét. 1, 8,
Il s'ensuit, suivant certains, qu’ils ont conçu les nombres comme
corporels ou comme ayant une grandeur ou, plus exactement,
une étendue. C’est, par exemple, la doctrine des plus récents
990b, 21.
Pythagoriciens et, en général, de ceux qui interprètent géomé-
D'ailleurs, le verbe tzodepfavesv signifie littéralement
comprendre là-dessous", c'est-à-dire, admettre imtriquement le Pythagorisme (V. G. Milhaud, p. 108, et Burnet,
p. 333, 19).
8é01y Sxov)
Ceux-ci regardent l'unité pythagoricienne (rò E»
comme un point matériel
occupant
une
portion
d'espace. Dès lors, l'espace et ses déterminations, les figures,
se réduisent à une collection de points matériels. On aboutit
ainsi à une espèce d’atomisme spatial assez voisin de celui
du Timée.
Cette interprétation se fonde sur certains textes d’Aristote.
Les Pythagoriciens, dit-il, ont traité des nombres comme de
grandeurs étendues (rag porddaç Snokapfavovow Eye péyeSos).
Ailleurs,
Aristote mentionne les figures géométriques
comme étant la substance des corps:
42Ad unv vo cúpa ÿrroy
odola sis Imparifaz sal aùrg vis yeappijs, xa) 1) yeappr) sic
povddos sal sig orsyuijs roósos yap prosa: ro cope, xal sa pir
Gvev omporog évdéyecdas doxst elvas dduvarov.
Arist. Met. III,
1002 a 4.
Mais le témoignage d'Aristote n'est pas aussi décisif qu'il
y paraît à première inspection.
D'abord, ces philosophes
qui font des figures les éléments des corps, ce sont vraisemblablement les Platoniciens, non les Pythagoriciens!).
(Il
n'est pas toujours facile de distinguer dans le texte d’Aristote
les deux écoles.)
Quand Aristote déclare que les Pythagoriciens
traitent des nombres comme s'ils avaient une étendue, il n'en-
2) V. Zeller, p. 364—5 n. 3.
Il signale, du reste, l'embarras dont ils ont conscience:
Grreos dè FO repúro» Ev ouvécry Egon péysdos, drsopstv bolxacıy.
Met. XIII, 6, 1080b, 20).
sible
plicitement”. Enfin, Aristote affirme qu'il siestlesimpos
es
nombr
que les nombres soient les éléments des corps,
, 8: rò dè
1083b
sont purement mathématiques. (Mét. XII, 8, desdp
ov sourer
cœuara EE desdpdy sivas ovyxelpsva xai vor
sivas podquarmóv dövvasov $055»).
et
Or les nombres pythagoriciens sont mathématiques -ci
que celles
ne sont pas composés de vraies monades, parce
elvas mávses
pots
ont une grandeur. (Movadızoüs dé Tousbydesd
avorzelov xa) dex
riba, nv viv Hvdayogelwr, 600 so
pady sivas sav Üvewr dxsivon d° Eyovras péyedog xadareo |
elonras apórepor, Met. XIII, 6, 1080b, 30.)
D'ailleurs, si la raison, la justice, etc. sont des nombres,
ils ne peuvent pas être corporels.
ambiguite
Enfin, d'autres textes dépourvus de toute istor
dit:
corroborent cette interpretation. Alexandre Polyh
des
res;
nomb
les
de la monade, la dyade indefinie; d’elles, lignes, les plans
nombres, les points; des points, les lignes; despovada* be Nr,
etc. (V. Ritter et Preller, 71b): dex)» pèv
dre: dro
povddos dögıarov Övaide de dy viqy sí povadı alsio
os sovs derÿduad
ocre” Ex dè tig povadog mal sis dogiorovcoure
ur sac yeappac,
pots, ix dì zo» dostpòv tà oqueta, dx di
gE dy va éxineda oxjpota eth...
Page 5
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.
“e
La monade est le principe
(povas)
Inst. Arithm, II,
er Preller, 77i.
)
6
u
4®iPoint sera le principe
de la ligne et de lint
pr co être l'un ou l'autre:
sò oyustor dex) ply voaupîic
wei
à ns
core de ronppi) ofd? Öidarnpe,
Aphiss obte onpsion
wa cuvrsdév ndetoy
ss nowt (ibid.).
Nicomaque ajoute: la monade
|
|
Es h
:
|
Jade:
|
est ab
i
aay -Le premier intervalle
parait avec pi
edworasos
sol
ume
dea 7 povàs
crgpa sdeloxeras wad palvera:
xa
aogossdife.
nt
nobrov
sim
ple
di
dv dudo», (Ibid.)
didx a lui-même dit
que Ja grandeur procède
du fini
e
l'infini: la monade Pythag
oricienne n'a donc pas
de
grandeur: Èrs 62 elre dolm
556 avrots [2vdayogelos]
Ex sovrwy
(xégaros wal cxsigov) ev
sò péredos, size desySely
roòro 2),
Mét. I, 8, 990a 12.
La grandeur de la monade,
si
andeur il
2,
wa
ri
de commun avec l'étendue. L'étenqu
e, divisible i Tinfini,
c'est ser un? l'un et au
‘ Ainsi,
limité.
|
l'interprétation arithméti
ue,
quelque chose d’inetendu, paraît plus confer
qui
fai
‘uni
mo an ee
Elle est sans doute un peu
déconcertante pour une pensée
equ a distinguer le réel éte
ndu de simples concepts, comme
E Some
et il est certain que l’atom
isme géométrique de
rali sacinte
lligible.
pd ee
y
he
> diva; nn que,
no!
ù
2
font
Mais la distinetion
les Pythagoricie
ns
Anaxagore, et elle était
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corporel
récents ne date
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étrangère, comme
eller, aux Premiers rep
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ancienne, T. I, p. 182
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Sur les trois premiàres oppositions pythagoriciennes
des nombres et des interval
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du point
métrique (06709): énigdvaa
xa reapps xab Ortyun sai
pons sivas ovcias (Mét. VII,
2, 1028b, 15.)
ag
à cdi
SR
i
oi Aristote lui-même distin
gue l'unité
no
wu
de
r, que le nombre fait
grandeur. (V. manuel de
philo
pz
37
grecque. Ce qui a pu faire illusion, c'est leur goût de l’arithmétique géométrique et leur habitude de représenter géométriquement les nombres, c'est-à-dire par des points.
Mais
cela indique simplement comment les Pythagoriciens déduisaient les figures étendues des unités inétendues. L'unité,
en devenant le point, sert à limiter l’espace: en tant que telle,
elle est indivisible et sans étendue. Pour les Pythagoriciens;
la génération de la figure par l'unité n'est pas celle du même
par le même, du semblable par le semblable.
Si l’un est premier et, par sa pénétration du multiple,
engendre la dyade, puis successivement tous les nombres et
avec eux les choses numérables, il n'est pas étendu.
engendre la ligne, sans être la ligne (Nicomaque).
.
Le point
I n'y a rien là qui ressemble à un atomisme spatial et
ce n’est pas par là que le Pythagorisme s'apparente au Platonisme. Mais, en partant des deux notions opposées, l'un
et le mutiple ou infini, — dont le propre est, en effet, d'être
indéfiniment divisible (ce qui est aussi, en un sens que nous
avons mis en évidence, le caractère du pair), le Pythagorisme
fait la transition entre la philosophie d’Anaximandre qui,
n'étant qu'une théorie de l' ¿xewpov n'arrive pas à expliquer,
l'ordre, l'harmonie, l'unité de l'être, et l'éléatisme qui, pour
les expliquer, sacrifie à l'unité pure cet infini des Ioniens et
des Pythagoriciens jugé contradictoire et partant illusoire.
Mais, en outre, dans la théorie pythagoricienne des oppositions
ramenées à l'opposition de l'un et du multiple-infini, il y a
l'annonce et comme la préfiguration des grands systèmes
dualistes, le platonisme et l'aristotélisme, qui ont su opposer
l'esprit et la matière, le vrai principe de l'ordre et de lunification au principe de l'indéterminé.