Mostrar texto completo8 páginas
Página 1
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)th 8-4082. CADIOU (R.). A travers le Protriptique de Jamblique. Rev. El. gr., Fr.
ttancelée 1950), 63, 58-73, -- Les sources du Protriptique sont essentiellement pythagori-
;
|
swnnes, platoniciennes; mais J.
|
reprend également
la diatribe d’Isacrate et d’Antiphon.
x
a
ote
té
5°
1.
ol
a
A TRAVERS ir PAOTAEPTIQUE |DE ¡AMBLIQUE, > “ . 59 i=
assez forte pour que Jamblique se soit fait son exégète (1).
\8 Lo
CARDIAC,
àtrLlerE‘PayÈsAeNt.EasociSeasNr
VAS o
LE PRO’ CREPTIQUE DE JAMBLIQUE
publique —
en dehors des écrits célèbres
n'échappe
pas tout
à fait aux
moyens indirects de reconstitution. Mais il est peu probable
que le regard de l'éducateur romain ait voulu s'étendre au
dela du Protreptique d’Aristote, œuvre brillante et claire plutôt que consistante (1). Jamblique avait besoin d'un domaine
plus vaste. Si puissante qu'en fút la pensée, le
néo-plato-
Sourate
nisme ne constituait pas une tradition. Or, pour enseigner
à
.
Nourri de classicisme, le vieux théoricien de la « musique LE
A TRAVERS
L'exhorlation
“
— par Aristoxéne: de Tarente, dont l'influencé fut-
Luuvrage_
est destiné à des débutants.
adressés à des princes —
À:
PS
Chalcis, et aussi à l'Occident, les doxographies aristotéliciennes ne suffisaient pas, ni même le rassemblement
ramenait aux éléments exigés pour les débutanis.
—... :.
« Il convient d'ailleurs de se servir des divisions des pythagoriciens pour la tâche d'exhorter. Car c’est d'une façon tout
à fait adroite, avec la plus grande perfection, et en faisantmontre d’originalité à l'égard des autres philosophies qu'ils
spécifiaient four doctrine]: Conformément aux théories de
Pythagore, ils renforgaient ingénieusement le discours propre:
à stimuler le zèle de la philosophie, et n’accordaient créance
qu'aux démonstrations les plus scientifiques, celles qui n’assemblent aucune incohérence. Celles-ci sonlà peu près les
suivantes. » (24, 14-21).
On peut reconnaitre dans l'avani-dernière phrase les deux
aspects traditionnels de
l'exhortalion néo-pythagoricienne,
d’abord le verbe iniliateur ou interprète, puis l'illuminateur,
Je tep6; 2.605 des classiques (2). On est moins éloigné du logos
hermétique que les apparences ne le luisseraient croire. Ft l'on
des
passera d'un conspeclus des themes philosophiques presque
tradition antique était
insensiblement à une manière de penser (3), par des procédés
{1} Le genre protreptique est étudié par P, Wendiand, Anazimenes vun Lampsakos, Hermes 39, 4904, et éd. 1905, p. 81 ss., avec une insistance sur la vieille
d'Aristoxéne — et traducteur du quì heav?). Selon l'opinion la plus récente
« dogmes de Pythagore »
(2).
Une
furent lraduiles en latin (notamment par M. Victorinus, lui aussi admirateur
(Trans. and Proc, of A. Philol. Ass., n° 14), Aristoxène de Tarente serait l'auteur
technique (cl, Quarstiones rheloricae, Gilt. 1-14). Le Demonicos seul fait transid'un certain nombre des morceaux choisis utilisés par Jamblique.
(1) Aristoxène vantait la spontanéité comme critère pour reconnaître l'intégrité .
tion, malgré les essais formels lentes pour élablir la liaison avec Gorgias et le
ve siècle, — A l'autre extrémilé, le témoignage de la Vita de G. Gall, ? : « Mar»
cus Tullius in llortensio quem ad exemplum Protreptici scripsit» está atténuer.
morale (dans les natures et les occupations supérieures) : Stobée Flor. Mein. 4,
,
Cf. P. Cuurcelle, Les lellres grecques en Occident, p. 284 ss. Cependant le
Protr. d'Aristote, certainement encadré de métaphysique, fuisait a exemple ».
11, p. 206, 417-419 « vas pv émouaious dphäs te elva: mal ele cio: dsinvefsbar, tas
Cf. H. i. Marrou, S? Augustin el la fin de la cullure antique, p. 42 ss. Le plan
supposé par Bywater n'est admis par Pistelli qu'à partir de la p. 34, 5; le préjustice, repris dans la letire de J. 4 Anatolios. Ibid. 1, p. 194, n° 39. (xavástacis).
Bt duovetove zadvdovs te wa! arshıalc yivecdar ». II insistait sur l'effet social de ia
PEA]
(2) Telle est la méthode d'enseignement dans les écoles syriennes de ce temps.
Cf. G. Bardy, Recherches sur saint Lucien d'Antioche el son école, p. 152, 154. et
W. Jaeger, Arist. p. 62, 63, qui admet l'eudémonisme initial d'A.
H. 1. Marron, Histoire de l'éducation, p. 433, 434. C'est le même souci de clarté
(2)
J. Bidez, Le philosophe Jambligue et son école, R.E.G. XXXII, (1919-1921),
rappelle la part de la rhétorique dans l'enseignement du maitre d'Apamée
(p. 34, 35). Il est novateur dans l’hellénisme, et ses écrits — jusqu'à leur destruc-
> rs
et de cohérence chez l'hérétique Lucien (Bardy, ibid., p. 488) qui distingue le
Verbe révélé, sagesse divine revêtue de chair, et le Verbe inspirateur ou révélatendu exorde aristotélicien (24, 22 ss.) est dd à la compilation de Jamblique. cf.
tion — ont le plus grand succés en Occident comme initiation supérieure. Cf.
Syrianus, In Hermog. 1, p. 9, 11 (Rabe). Le Protreptique n'est sans doute pas une
œuvre de jeunesse (t. a. 330), et doit succéder au moins à une partie des recueils
pythagoriciens. Cf. Courcelle, op. cil. p. 203, n° 18. Certaines de ces œuvres
A: 3
di
tion intérieure. On lira surtout le curieux commentaire sur l'exemple de Job, où
la ratio religionis vient confirmer les décrets de la justice morale (P. G. XVII,
da
470, fin du ur siècle). — 11 est inutile d'en chercher la source ailleurs que chez
Philon.
On devra consulter, mutatis mutandis, A. J. Vestugiere, Le logos hermétiqued'enseignement, dans R.E.G. LV, 1942, p. 82 ss.
Página 2
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)A TRAVERS LE, PKOTREPTIQUE‘DE JANBLIQUE
où la cohérence n'est pas si remarquable que le réalisme pédal'époque de Tibère est due è ‘Thrasylle, et on la reconslitue
gogique. Grice à son art de simplifier les résullats de la
recherche, Jamblique mérite encore d'être cité par Syrianus
brèves nolations l’/lippargue, l'Alcibiade II, et les Amatores
E
Bo
aux côtés de Plotin et de Porphyre parmi les grands exégèles (1). *
=~
64
aisément
à travers le texte de Jamblique, quand on décèle en
(Protr. 29, 45 à 30, 11) (1). La tyrannie devient force .despo- ...
be
tique intérieure, le bon sens dans
les vœux
se
présente
Quand il assume le rôle d'explicateur de Pythagore — et le
comme le choix intellectnel des meilleurs modèles de vie, et
Protreptique, comme l'indique l'explicit, est le dernier chacomme la dilection définitive pour le meilleur parti. Ces insispitre du Ile livre de la Philosophie de Pythagore — on ne sautances néo-platoniciennes sont trop connues pour qu'on ait :
rait supposer qu'il se laisse guider par des « informateurs de
besoin de s'y attarder. Mais elles reposent sur des scholies qui _
hasard », et qu'il se contente des « affirmations pythagoriciennes » dénoncées déjà par E. Rohde, ensuite par I. Lévy,
portent la profonde empreinte du Plolinisme. Ni la législation,
ni les genres de vie n'ont à intervenir dans l'interprétation
dans la Vita Pythagorae (2).
fournie. Greene reproduit trois de ces scholies fondamentales; _
l'une sur le manque de sens moral « par indulence ». une .
1.
— Un examen des morceaux empruntés à Platon est
l'aide la plus importante pour reconslituer aussi bien cette
autre sur le démon contraire au dieu qui est en nous (103 a),
une aulre sur les trois sorles de biens (104 b) (2). C'est pour- *
initiation que celle démonstralion. Le point de vue n'est plus
quoi chez Jamblique le Timde fait suile à ces premières expli- :
celui de la sagesse ordinaire (ar' dns 08 dpyfiz drarpovar cò
cations, dans une dissertation un peu occulle el de belle tenue
2012572) (3). Au lieu de distinguer, selon la vicille école arissur les divers mouvements de l'âme; puis vient Je mythe de la
totélicienne, les biens du corps, ceux du dehors, et ceux de
République (IX, 588 e-591 e) sur les êtres qui s'y cachent en ©
l’äme, on aborde le néo-platonisme en considérant l'indivipuissance, élant bien entendu que cela se passe dans la cilé
dualité, son domaine et ce qui en dépend. L'inspiralion qui
politique, et non dans l'au delà (ösmzs dv née: mohissiay xarardoil guider est à prendre dans le Premier Alcibiade; là se
micwuev). Ainsi s'achève l'initiation, dont
“marque l’exorde de la compilation. Les rapprochements signalique sera tirée d'ailleurs (els +2436 ‘sì pipes cio: val 1, 701205
Esodo, 34, 5).
|
lés auparavant par les éditeurs, au début de ce chapitre V,
ne reposent que sur des lieux communs, tout à l'avantage du
Protreptique pour l'authenticité de la tradilion par rapport à
la conclusion pra-
On ne peut que s'étonner de l'abondance des sources platoniciennes
relevées
par
l'éditeur
Pistelli
ou
par
les
l'Euthydème ou au Clitophon. 11 n'est pas nécessaire de s’y
diverses études dont son texte
arrêter, Par contre, l'Alcibiade I est tout indiqué pour préluder
présente un schéma plus simple et plus proche de l'histoire .
à une théorie de, la personnalité morale. Il tiendra encore ce
des collections. Il nous suffira ici d'indiquer la structure du
a élé l'occasion.
La
réalité
rôle chez Olympiodore. La tetralogie dont il fait pare depuis
(1) On consultera Alline, Histoire du texte de Platon (9 tétralogies) p. 112 8s.,
fi Com. in’x Metaph., Kroll, 26, 24-23: iinrhwxóciv MA. xal Mopp. xal' 1. (dans
..(2) E. Nohde, Die Quelien des lamblichos in seiner Biographie des Pythagoras
la Girrou).
| (Rhein. Mus. Ill, 25, p. 554 el 27, p. 23, 27, 33). 1. Lévy, Rech. sur les sources de
* da légende de P., p. 103, n. 3.
(3) Protr., 28, 19.
et surtout, au sujet de la tradition attestée par la version arménienne, plus pure
{du vn® aux1e s.), Conybeare, dans Class. Rev. 111, oct. 1889 (contre Wilamowitz),
Cf. Am. J..of Philol, XI, p. 193-210, 5894. et J. of Philol, XXI, n° 44. p. 14-72,
1893: — Je me permettrai de joindre le Critias à la Rép., comme on peut le conjecturer de Profr. 33, 18 ss. (cf. Cr. 121 ab). 1 s'agirait
ici d'une trilogie (à moins
d'admettre aussi le Clitophon, édition posidonienne).
(2) Greene, The Platonic scotia,
ad tit., p. XXV, «scolia de doctrina platonica ».
w“ise
Página 3
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)A TRAVERS LE PROTREPTIQEE DE JAMBLIQUE .
second groupe d'écrits platoniciens (1). La partie du Protreptique à laquelle il appartient apporte, rappelons-le, les preuves
intérieures de la vie supérieure et divine, avec une cohérence
qui dépasse les compilations mythiques ou vulgaires (2). La
2. — Après la leçon inaugurale du Protreptigue
sur les
e
. vie du sage détaché des passions forme une sorte de paradigme,
qui se dégage d'une tétralogie où le Criton n'est que suggéré
(77, 20-22), mais où le Phédon et l'Apologie mènent à Lapo:
—
63
enseignements de Pythagore et d’Archytas (I-IV) venait une
diatribe d’ancien modèle, constituée par des sentences tour à
‘tour dogmatiques et praliques, comme on en trouve dans l’actuelle contexturedes exhortations à Nicoclés, mais surtout dans
les conseils du Nicoclés et dans le Démonicos. La page célèbre.
et
du Clitophon que l'on a rapprochée de ce chapitre (407 a-e)
logue du Théétéce. Dès cette époque du néo-platonisme, 1’Apoest aussi un type d'exhortation de cette espèce, qui ne comporte
tour plus démonstratif. Quant à la fusion des thèses du Phédon
avec la morale du Théétète, dans une purilicalion qui, hors de
la cité politique, assimile l'âme au divin paradigme, elle est
déjà complète dans un des plus anciens traités de Plotin, le
vue, où la pensée oscille entre la maxime de haute sagesse et
logie venait en tate (61, 12), et donnait è cette synthèse un
Traité des vertus. dont la popularité. depuis Porphyre, allait
grandissante (3). Cet enseignement s'appuyail sur les éditions.
Il en est de même pour la dernière tétralogie du Protreptigue
formée par la République, le Gorgias, le Ménéxéne et les Lois.
Ii n'était pas inutile de rappeler que ces antiques groupements
ont commandé l'interprétation de Platon jusqu'à une période
toute récente (4). Pour combien de commentateurs le Phédon
a-t-il été une apologie de la Vérité, et le Gorgias une réforme
aucun progrès dialectique, mais uné succession de points de
le souci de l'ascèse (1). On ne saurait en découvrir d'exemple
plus pur que ce début du chapitre V.
2, Il faut réussir à être heureux, c’est-à-dire avoir à sa disposition les divers biens... 6) Mais possession ne vaut sans
l'usage — le bonheur consiste donc à en user comme il faut...
A) Ce succès dans l'usage et dans l'ouvrage, c'esl la science qui
le donne. B: Richesse, santé et beauté sont donc des biens dont
la science indique l'utilité — bon sens et sagesse donnent seuls
leur valeur efficace aux acquisitions humaines (2). F) L'abondance des biens augmente les
sensé... elec.
(Protr. 24,22
fautes de celui qui est in-
— 26,4).
Cette contexture
scolaire
suppose, il n'est pas besoin d'y insister, la présence d'un disde la république (5; !..
ciple à l'origine; imitation plutôt que dialectique, puisque l'on
(4) Protr, ch. NII-XIX. A quei point ces structures ont persisté, on peut s'en
rendre compte en retrouvant jusque chez Monlaigne un Alcibiade type d'humanisme sans ambition princière, et plein de prudente sagesse, v. g. LH. ch. zur
(2) Ce souci de cohérence peut venir d'ailleurs du succès de la dialectique plotinienne. On ne peut que le rapprocher du rationalisme manichéen. Faute d'une
étude plus complète de la première influence manichéenne, ef. Fr. Cumont, La
bibliothèque d'un manichéen découverle en Égypte, R. Mist. Rel. CVII, 2-3, 1933,
faisait écho à de hautes « définitions tirées de la nature et de
la vérité » (/bid. 54,10 — 53,6), elle permetiait d'organiser des
platoniciens et de son histoire, de rappeler l'interprétation d’A.-J. Festugiére,
ces a Souffles de l'âme », opérations intérieures plus puissantes que les leçons
(Les « Mémoires pylhagoriques » cilés par Alerandre Polyhistör, R. E. G. LVII,
1945, p. 48, note 1). C'est lá qu'on poserait aussi la question : cœur ou cerveau ?
|
p. 187 et P. W. Sup, VI, Manichäismus (1935).
(3) Enn. $ 2, 3; cl. Bréhier, notice, p. 50. Nous reproduisons dans notre ana-
— Saint Jérôme lisait ensemble le Phédon et le Timée (Courcelle, op. cil. p. 58
lyse la scholie (très ancienne) de E (Parisinus A 1976).
et 57, note 5). La 7° Chitiade de J. Tzetzés donne d'autres connexions seulement
.
(4) On signalerait une structure du même genre dans Enn. III, 6, 5, où la purification est décrite d'aprés le Phédon 30 e ss. comme un abandon consenti par le
à laquelle répond plus loin une théorie du réel, sur la faible vérité de la
corps,
matière, Ibid., 6, 6 (Br. p. 104), — argument tiré du Théélèle. CI. Bróbier, notice,
p- 92, et note p. 104.
.
.
(5) Ces rapports des « raisons » se créent insensiblement ot invinciblement
dans l'esprit. On ne peut s'empêcher, en présence de ce fait des groupements
curieuses (644-649).
(1) Cf. l'introdnetion de J. Souilhé, Dial. suspects, p. 178. Ce genre, issu du
mifieu des sophistes à demi-politiques tels que Thrasymnque ef Prodicos, semble
ne s'être développé qu'assez lardivament au cours du rve siècle, dans les écoles
de rhéteurs. On en marquersil l'äxpf entre 370 et 360.
(2) Dans le passage 25, 21, il fant lire +5 Arepyalopdvo, ou, mieux, écarter l'inintolligible <8 dreoya%épevov comme une glose (« Voilà qui achève [la pensée] » 7).
Página 4
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)A “TRAVERS
LE PROTAEFTEQUE. DE JAMBLIGUE
| éléments “de pensée sans nutre souci qu'une précision croissiècle de notre ère, tous adonnés à la publicité et aux vues
64: El
à O
sante (1). On voit combien aisément elle devait s'intégrer dans
le patrimoine pythagoricien du 1v° siècle, mais pourtant nullement à un tel degré qu’on ne puisse apercevoir jusque chez
Jamblique les formules lout artilicielles qui relient ces exhortations scolaires aux grandes thèses plus politiques des pythagoriciens du 1v° ‘siècle. Le succès, lisons-nous, n'est pas pos" sible « si l'on n'a pas philosophé en s'initiant à la vérité », et
stoiciennes (1).
SE
La
Se
‚vo
On n'a guère de chances de se tromper en
remontant jusqu'à l'œuvre d’Aristoxène de Tarente : soucieux
de plaire au Lycée non moins que de cultiver la musique, il
sol aussi recueillir les exhortations des écoles pratiques de .
. vraie culture, produits plus spontanés de l'étude. Les « thèmes |
initiaux » sur l'art etla nature se ressenient encore de sa pensée
hostile à toute providence de nature spiriluelle (2). Ajoutons *
autres transilions de mème slyle/ amenant les dits de Pythaque son prédécesseur Archylas avait pu préparer les voies. La
gore (2) ou la législation d'Archytas (v. g. 52, 4-5; 55, 6-7).
Sans avoir à souligner le caractère antique des citations et des
« politique » pythagoricienne s’en trouve amplifiée en directives
de prudence supérieure (3). C'est à cette composition exhorlaexemples, le classicisme un peu aristotélicien de l'expression,
tive, où les moralités se joignent aux fragments de Pythagore
on tous autres caractères de ces morceaux, il est aisé d’y reconet d’Aristote (4), que Jamblique puise pour donner Je ton aux
naître un apport de la philosophie des rhéleurs (3). Ce serait
meditations néo-platoniciennes, seconde élaboration qui admet
une erreur d'en altribuer le mérite aux conférenciers du second
à la base des écrits déjà composites (5).
4.3. Bernays (4. of Philel, 11, 55-61 el Ges. Abh. 1,23), V. Rose dans son édi-
3. — Ces quelques observations paraissent, sans présomption
lion, et E. Heitz ont interprété ce chapitre X comme une distinction fondamenextrème, de nature à apporter une certaine lumière dans la
tale de la sagesse et de Ja zodvez:5. C'était méconnaitre l'archaïsme de ces ınalequeslion restée sans réponse de l'Anonymes lamblichi el de son
riaux scolaires, el les décrire selon l'Éthique à Nicomaque. Par contre, lorsque
Bernays interprète la dépendance réciproque de l'art et de la nature comme une
vue héraclitéenne ‘a l'harmonie cachée vaut mieux que l'harmonie visible » ?
Diels 54), il archaîse inlolérablement pour l'histoire de la plastique et de la rhetorique... Hirzel dans Nermes X, 99, p. 83 ss. (De echort... hist. 1816; doit supposer que les chap. VII-XI du Protr. appartiennent à une philosophie des valeurs,
œuvre préliminaire, essai politique de jeunesse écril par A. dans le voisinage du
Clitophon (282 d) et des Mémor. 1, 4, I ainsi que du Démonicos (3). En réalilé,
selon ce contexte pour lech. IX il n'est pas nécessaire de remonter au dela de
260-255 environ (la date de 348-347, beaucoup trop tardive en effet, correspondrait
à l'ensemble de l'Éthique à Eudéme et de la Méloph. cl. Jueger, Arist., p. 99).
(2) (v. g. Protr. 51, 8--10). La réponse de Pythagore, déclarant que la fin de
l'homme est de contempier le ciel, se situe, selon une gloss reproduite dans les
Sommaires {Nauck, Vila P. p. 3), dans la ville de Phtionte. Ce Pythagore péloponnésien (et olympiqne) vient ici de Diogène Laerce, Vie de P. 46, et n'appartiendrait pas à la tradition d'Apollonios. CI. I. Lévy, op. cit., p. 89 ss. Nos textes
du Proir. sont beaucoup plus anciens, et ne connaissent pas cette tradition.
Cf. Cic. Rép. 11, 45, 28-29; Tusc. IV, 1,24; V. 3, 898. Sur la tradition tardive,
époque. La présence dans la premiere partie du Protreptigue
de plusieurs groupes de doctrines utililaires, où la technique
(1) Sur ces divers aspects, cf. H. J. Marrou, op. cif. pp. 286, 287.
(2) Slobée, Florilège, loc. cit. L'activité dogmalique de la communauté pylhagoricienne de Tarente est soulignée par F. Ollier, Pythagore de Sparte, R.E.G.
LIX-
LX, 1946-1947, p. 145-148. Aristoxène lui-même n'a aucune originalité politique.
Co n'est
à cet égard qu'un compilateur anti-platonicien (cependant F./1.G. p. 80).
li recueille les idées d'Archylas et de Xénophon... Cf. A. Rivaud, Mél. Glotz, 1932,
P. 281 as., et A. Delatte, Polit. pyth. p. 45 sa. La source peut être
directe,
(3) La Lelire à Archylas (Lettres de Platon IX; Sonilhe P. xciv
ss.) témoigne de
cette tendance. Le genre protreplique est représenté après Aristole dans
l'œuvre
de Rosidonius, puis de Clément d'Alexandrie (Gerhäusser, Der Protr. des
cf. A. Delatte, Vie de Pythagore (de Diogène Laerce). Ce Pylhagore du 1v* 5. a, C.
P. 4932,
méconnait l'apport originel du 1v siècle), Il n'est pas nécessaire
d'attribuer un
tôle à Héraclide le Pontique dans cotte littérature de style pythagorici
en. Cf. Diog.
L. VII, 80.
:
:
irait dans la direction de l’Académie, selun W. Jaeger, op. cit. p. 99. — Le mot
presque semblable d'Anaxagore (Proér. 51, 11-15) serait un doublet.
(3) Odxoúv el ysyövanıv, 67dov Ore xal gouty Evanı coo peovical sı nal pafaiv.
(4) Sur les fragments de V. Rose,
cf. W. Jaeger, op. cit. p. 62-78. Le début du
ch. X, de style périodique et ancien, ne saurait ftre adavis
parmi les fragments
du Protreptique d'Aristote, et constitue nettement une
autre zone de pensée,
Toso 8 oby oldv te wh guhocopícavrz Cdvasha: mosciv (2) undì yvucisavra chy
" ¿Mbrtav. — On rapprochera Lois 1 et II.
Philosophie de culture, reconnaissable chez Posidanius,
(5) C'était déjà l'opinion de Hirzel (art. cit. p. 55).
REG. LXII, 1950, n° 291-298,
Página 5
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)or sociale finit par dominer, rend plus facile.à définir le « disgion desanciens sophistés «en cé.qi.‘soncerne.Y Anonymus, et
cours » qui se détache du chapitre XX sous cette appellation
admise par les éditeurs (1). Hirzel avait déjà fait quelques
celles-ci conviennent mieux à d' autres morceaux de la tradition que nous avons passée en revue (1). L'étude littéraire
rapprochements à travers le traité de Jambligue. Il y manquait
pouvait être poussée davantage, ce que R. Roller s'est proposé,
le chapitre V, avec le prélendu « résumé» de l'Euthydème
(27.12 — 28,18), qui pose les fondements philosophiques de la
concorde conformémentà ce que nous savons des idées d'Antiphon (2). 11 attribuait cet ensemble à un successeur d’Arisà identifierà la base des œuvres plus
_ tote, non sans chercher
en même temps qu'il améliorait la traduction de Nestle. ‘La
anciennes de deux générations. Le nom d'Arislole suffisait à
l'origine, pour les chapitres X el XX. Hypothése étroite pour
un ensemble aussi largement conçu. Alors qu'il élait d'abord
question de la force des lois et des puissances de l'âme, la
symétrie des membres de la période, en particulier dans les
oppositions, indiquerait une œuvre d'éloquence épidictique,
« de la fin du ve siècle.» au plus tôt, et Röller l'interprète, eavec *
plus d’aisance que ses prédécesseurs d'après: Gorgias (2):*
|
Le morceau étant rapporlé— sauf une phrase —en ie
indirect, Vélude de la période sera de résultats limités. La
purelé du style isocralique s'y fail encore reconnailre, mais
assurément mêlée de gloses, inspirées par le maitre, non moins
valeur morale des mols est méconnuc par Hirzel dans le fragvigoureuses, et en plus grande quantité que dans toute autre
ment anonyme (95, 13 — 104, 14), ainsi que la beauté de Vattieisme, déjà remarquable dans le début du chapitre X. Todzo
(y. 96, 25) ne désigne pas la gloire philosophique, mais la
vertu faite de diverses uclions excellentes (3). Ni l'eoyhwssia ni
exhorlation d’apparal transmise par l'antiquité, Le gronpement
l'sbnoix, nila mcovefiz « désir de se distinguer » ne s’éclairent
d'explications réelles dans cet essai. Il reste que le genre pleinement exhortatif du passage élait en évidence, et on aurait
en somme quelque surprise qu'il soit désormais négligé.
et les assonances permelleni de diviser’ chaque membre de
phrase en cing ou six edla, disposition tout à fait semblable à
celle du Busiris, dont la pensée est également voisine de l'Anonymus. On comparerait facilement la période 7 aux rythmes
sans raideur ni dessin lixe du Busiris 9-14. Et, sur la bonne
chance que le droit ménage à la verlu prudente, l'Archidamos
semble apporter la conclusion naturelle aux principes de l’Ano-
Plus pénétrant, K. Tüpfer écarte pour le morceau éducatif
nymus (Arch. 34-36). Dans ce dépassement d'Antiphon, le nom
et social l'attribution au sophiste Antiphon (4), que Blass avait
proposée, et à laquelle Wilamowitz avail déjà objecté le caracd'Isocrate ne peut être écarté. Il figure à divers titres, depuis
l'étude de Tôpfer jusqu'à celle de W. Jaeger. Le recours, pour
tore de la langue et du style, vieil altique sans dialecte ionien.
rendre sublime une éloquence (ou une politique), aux conditions
Ni les remarques de S. Schneider, ni celles de W. Nestle n'ont
de la nature et à son élan effectif vers l'idéal, c'es la sagesse
déterminé un retour en faveur de la politique ou de la reliexpressément recommandée dans le discours Contre les Sophis-
11) El. Diels, Die Fragm. der Vorsokr. 113, ıv, 8 (1922), p. 329-394, avec les
séler. à Ved. Pistelli, et une bibliogr. jusqu'à l'année 1912.
2. Bıtterauf, Die Bruchstücke des Anonymus lamblichi, Philol. 68, p. 517, néglige
ce texte décisif. Cf. A Rivaud, Mist. phil, 1. (1949) p. 113.
3. W Nestle, Bemerkungen zu den Vorsokratikern und Sophisten, Philol,
1208. donne toute leur valeur aux expressions : foya et zpdypzra (sens eng.
J'avres Eurip. Hel. 286. Ces notes sont fondamentales (p. 575 ss.).
14K.
Töpfer, Die sog. Fragmente d. Soph. Antiphon, XXI Jahresbericht, 1901-
. 1902 (Arnau).
tes (17). Le Phédre ne saurait que suivre, restaurant ce principe
dans son vrai milieu, Je ramenant à la vérilé de Vidéal artis-
(1) Wilamowitz, Lesefrüchte, Hermes 64 (4929), p. 478 ss. L'historique de la
question jusqu'à 1909 a été présenté par K. Bitternuf, op. cif., p. 516
ss. (Pöhlmann avait accepté l'attribution à Antiphon).
(2) R. Rôlier, Untersuchungen zum Anonymus des lamblichos, Gottingen (1931),
suil Diels et Pohlenz, en insistan! sur la « praktische Staatsphilo
sophie ».
Página 6
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)- ‘tique (a). dida l'avait fait «servir » ailleurs, dans des
- temps postérieurs aux nobles déclarations du Contra Soph. ou
de Y Aéléne (13 et 67)... A l'autre extrémité de Y Anonymus
(Diels 7), sur Pedvoyia et Pávopiz, Jaeger fait observer que ces
théories reposant en partie sur les contingences économiques
appartiennent à Isocrate considéré comme empiriste, comme
sophiste. Elles traitent moins de la constitution (comme la
tirade d'Archytas) (2) que de l'état général de la législation. Si
l'on éiendait ces recherches, on rencontrerait, non plus les
texles pythagoriciens, si proches qu'ils paraissent, mais plutót,
sur l’immortalité obtenue par l’euroyiz, V Archidamos (109), et
toutes les formes d'une théorie de la juste modération où la
jonction se ferait insensiblement avec le Protreptigue d'Arislote
par l'intermédiaire du Discours « isocratique » à Démonicos (32).
Le problème restera donc plus complexe qu'obscur (3).
t3.
A TRAVERS LE PROTREPTIQUE DE JAMBLIQUE
ey
2, 7 « Quand on a fait connaissance avec l'art des discours
et quand on l'a bien su, on peut devenir à bref délai légal de
son muitre, mais la vertu qui consisle en actes nombreux, il:
MESSE
est impossible de la conduire & son achévement pour qui a
NkerD:AS
sitôt il survient à la bonne réputation elle-même, quand elle
commencé tardivement ou n'y a pas fait un long stage; il faut -
se laisser éduquer en cette aptitude et y faire des progrès à
l'écart des discours et des traits de caractère mauvais. 8 Ausest de fraiche date, un préjudice du genre que voici : ceux qui
tout d'un coup ou trop rapidement sont devenus riches, sages,
bons ou courageux ne sonl pas accueillis avec plaisir par les
hommes ». (Cf. Isoc. IT, 42). Le résumé est dans Philon,
Y. M. 111, 186.
3, 1 « Celui qui est umbilieux du mérite dans son ensemble doit
examiner quel est le discours ou l'acte où il est excellent : ce
4. — ll est utile de traduire quelques textes de cel Anonymus,
sera celui qui le rend utile au plus grand nombre. 4 L'homme.
ceux où les cadences épidictiques sont plus aisément reconnaisqui engage des dépenses dans l'intention d'être bienfaiteur de
ses proches sera dans la nécessité d'être mauvais en rassemsables :
1 Diels, 2 « Il faut tout d'abord avoir la nalure (appropride) s,
blunt de nouveau de la richesse. Puis il ne peul s’en procurer
et s'en remeltre à la fortune (en ce qui concerne ces talents},
assez abondamment pour que ne cessent d'exister le donateur
tandis que ce qui dépend de l'homme lui-mème est ceci : qu'il
et le bénéficiaire ; c'est donc un second malheur qui arrive dans
ait pour tâche de désirer les choses nobles et bonnes, qu'il
la suite, s'il devienl pauvre, de riche qu'il était, et de possessache prendre de la peine pour les comprendre Ires tôt et qu’il
seur indigent. 6 La chose sera donc possible, si l'on est défenpasse avec elles beaucoup de temps. 3 Si une seule de ces
conditions manque, il est impossible de rien accomplir pour da
seur des lois et du droit: car c'est cela qui produit la société et
maintient l'unilé pour les cités et les individus (1) ». (Cf. III,
fin au degré élevé >, et si on les possède toutes ©, cela devient
50; Ibid. 6, 7).
impossible à surpasser, quel que soit l'exercice qu’un homme
pratique » (4). (1) Cf. Phèdre 260 e ot notice; « parallèles », Robin p. CLRIV-CLXVIL,
6, 4 « Il ne faut donc pas — vers le désir de la
supériorité, ni estimer que le pouvoir fondé sur elle est un
mérite, tandis que l’obeissance aux lois serait une lâcheté.
C'est le raisonnement le plus coupable, et de là il ne naît rien
(2) Protr. X, p. 55,.8 ss.
(3) La cuppstgia se distingue alors des notions voisines (Protr. 24, 25). Dans
l’ensemble, cette littérature ne peut ¿tre omise comme préambule du Phèdre et
de la République.
(4) It n'est pas sans intérêt de comparer avec la traduction de Röller a) « Naturanlage »; h) zur dusaersten Vollendung. Nous comprenons 7d dxpov comme
un accus. adverbial. ©) Eigenschaften. Cf. W. Nestle (Die Vorsokr.3, 1929, p. 233-
-
241), — Rien n'est plus proche de Is. XV, 208.
(1) Cf. Rép. 368
c : émeoupeïv toïc vôpo:s. La pensée vient de Thuc. Jl, 45. — A
la fin Wilamowitz (Hermes, op. cit., #78) supprime elvas. La citation serail en
Style direct, cf. Rôller, op. ci£., p. 3. — L'autre développement de ces idées,
qui se manifesterait ici par des interpolations, serait attribuable avec vraiseme
blance aux premiers disciples d'Isocrate, Théodecte ou Aphareus,
Página 7
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)|
à TRAVERS LE PROTRErTIQun uo.
que de contraire aux biens, méchanceté et dommage... En
leurs émules-en prose, Critias et Gorgias (4). D'ailleurs
vertu de ces contraintes Ja loi et la notion de justice règnent
parmi les hommes, et ne peuvent aucunement changer de lieu;
teur ne comple que sur la Loi pour faire
équilibre à la ploutocralie magnifique el à sa clientèle. Il fait craindr
e aux parti- .
la manière forte un tyran qui concenirersi
t les
car elles y sont liées fortement (1) par nature ». (Cf. 111, 4, 5).
sans de
7, 44. « Quand donc ces deux choses manquent à un
peuple, la loi et la justice, désormais la direction et la garde en
pouvoirs populaires. Il espère aussi en la culture
et à la
force d'âme. C'est, malgré. l'abstraction juridique, un idéal
pleinement vivant. L'on ne peut écarter tout à fait du contexte
monarchie par privilège (4.05) en un seul homme, si l'on
n'avait pas exclu cette loi qui consiste dans les intérêts du
peuple? ». (Cf. IV, 150, 151).
i
les débuts de la restauration de l'empire marilime athénien, et
l'accession de Fimothée au pouvoir, qui marque Je rétablissement des liens fédéraux sans clôturer la démagogie (378371) (2).
Ces fragments, avec lesquels nous avons reconstitué un
ensemble, aisément reconnaissable d'après le style et le raisonnement, ont été commentés par Roller. Le bul en est
Il
riens du v* siècle. L'art oratoire el la philosophie ont ensuite
pris des voies divergentes, ce qui a obscurci ce point de
départ, nécessaire à considérer, qu'il s'agisse de Plalon ou de
bonne heure auprès d'un
Xénophon, d'Isocrate ou d'Aristote. Les thèmes n'en ont pas
mailre honnète et soigneux. Ainsi se trouve socialement
résolue l'antinomie prétendue de la loi et de Ja nature, sans
complètement disparu
« démocratie mécanique ». Par contre, les poèles assemblés
de quelques réminiscences, de Sophocle, d’Euripide, et de
(1) Roller traduit : « als starke Kraft ». — Ce lien naturel détient en puissance toute l'efficacité de la loi. Il n'est pas nécessaire de supposer une « Ueberdurchschnittspersönlichkeit ». Les lois ont une force réalisable (xparüvuv, 332,
49), en vertu d'un éeopds primilif. — Cf. Zeller Phil. d. Gr. 14, 1001 ss.
‘
{2} L'interprétation ancienne, « die Anwendung zum Wohle der Allgemeinheit »
(Töpfer, p. 2 ss.) n'est élargio réellement que par Wilamowitz art. cit, (cf. Arist.
und Athen. 1, 113), qui y joint une théorie de l'âme, à laquelle deviennent
aimables celles qui ont ième amicale habitude du réel et de l'action (Egmont)
cf. Anon, 4,2: a l'âme, c'est cela : la vie». — 1 est question d'actes tyranniques
plutôt que d'une indépendance vicieuse. Sur la « jalousie » (2, 2), qui refuse tout
. crédit, on s'éclairerait mieux par la comparaison avec la morale pratique, telle
qu'elle pouvait se présenter dans un rep! dpyfis. Cf. S. E. Koepke, De lonis
‘Chit vita et fragm. 1936, frag. 96, (XX, 172, 6). — Sur la confiance, Isoc. VIII, 16.
‚Sur l'enseinble du raisonnement, Her. 3,82; 6,29. — Il ne faut pas omettre la
(151 héine des citoyens a du dehors ».
exislé
sophistes, et dans une élroile dépendance à l'égard des histod'État, surtout lorsque ceux-ci onl reçu celte aptitude par la
dans le pessimisme d'Hésiode sont peu honorés, à l’exceplion
a
une littérature de politiques et moralisies,
quelque peu distincte de l'enseignement surtout oral des
moins de diriger l'éducation vers les intérêts généraux de la
cité, que d’amener le peuple — les « républicains » (2) — è
une collaboration sans jalousie ni méfiance avec ses hommes
et l'ont cultivée de
des rhéleurs,
la verlu personnelle visant au beau langage, à la sagesse
sont réservées à un seul; pourquoi subsisteraient-elles comme
maissance,
l'au-
PnOLe
LA
A
ESR
wae’
de
la
petite
liltérature sucratique,
qu'elle fût hostile ou favorable : le problème du Démodocos
l'alieslerail (3). Le nom de sophisle dut peut-dtre à ces serutateurs des ambilions démocratiques de rester en quelque
estime (4), landis que les transfuges lels que Critias on
Gor(1) Les textes le plus souvent cités sont Soph. Philoct.
149 (sur l'épargne
exagérée dans les choses de l'áme, 5, N; Eurip., {ph .Taur. $13
ss. (2, 3 ss.)
Suppl. 312-348 (Y èmmovpia 3, 6). Ibid. 509, 524 ss. (sur Ja rhcovwiia), L'usage
des
Puëles est analogue à la poélique de l'Archidamos. Sur Hésiode,
Trav. 259, cf. 6,1.
U faut ajouter Hippodamos de Milet (Diels, 15, p. 390) 4 la liste des sources.
considéré comme l'un des inspirateurs de l'isocratisme.
1! est
Cf. A. Rivauıl, Hist. de
la phil, 1, p.425, 126. H. Keil, Epikrit. Isok. Studien, Wermes 23,
p. 346-391,
(2) Cf. E 6. 11°, n° 43; 44, 96; YT. H. Gomperz cite (Profr. 91, 4 el surtout
106,
2-4) Hypéride Contre Alhénogéne a un parvenu » (VI, 6-7, Jens. p. Ti
3.), imitation évidenle (Archiv für Philos. IX, 126). | .
E
(3) Demod. 385 ¢ et la notice de J. Souilhé, p. 39-41. L'Euthydèm
e pent aussi
dépendre de l'Anonymus total (V-X-XX); auparavant, les recherches d'A. Diès,
(4) Pseudo-Xen., Rep. Ath. Y, 3 et 8 reconstitue bien l'atmosphère que
crée
alors l'opinion populaire autour des grands. Xén. Cynég.
XIII, 2: le nom de
sophisle est eslimé quand on n'apercoit pas d'ambition.
Página 8
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)gies devenaient le point de mire des rancunes. Isocrate est
‘assurément une des lötes sérieuses, ainsi qu'Archylas (1). Mais
s’il faut expliquer dans les fragments « vieux style » de l’Anonymus certaines expressions insolites pour
un lecteur du Panégyrique d'Athènes (2), la contamination avec l'œuvre d'Antiphon et son influence essentielle ne sont pas l'ultime cause. Ce
« genre » de l'exhortation épidictique « a affaire régulière »
avec la technique ionienne, d’Hippocrate, d'Hérodote, ou celle
des poëtes-sophistes du v* siècle. Anliphon n’apporte que l'encouragemeni. Une dernière question serait la ressemblance
avec les parties interpolées du discours a Nicoclés : leur vocabulaire serait-il emprunté à un plus ancien isocratisme ?
S'il faul, pour terminer, revenir au Protreptique de Jamblique, là aussi la complexité se trouve atténuée. La littérature
isocratique, qui ouvrait au chapitre V la partie proprement
exhortative, l’achöve aussi,
thegmes pylhagoriciens.
avant que viennent les apoph-
Composilion cyclique d'une œuvre
destinée à des débutants. Les conditions de l’enseignement au
w* siècle de
notre ère sont trop connues pour qu'on puisse
s'en étonner (3). Suivre les contours de l'Idée, avec la possi(4) L. Robin, Phedre, Notice, p. cıxıı, ne croit pas l'auteur des tétralogies
{mort en 411) distinct du sophiste Antiphon. — On aurait aussi è réunir les deux
thèmes 270 a (les dons naturels de Péricles: et 263 e (jeu ou puissance réelle du
discours). — H. 1. Marrou, op. cif., p. 483, el A. Rivaud, op. cil.. p. 113 maintiennent les objections,
— Le retour a la suphistique sérieuse serait naturel
dans cette période de tension enire Isocrale et les Socratiques, qui a suivi
l'Éloge d'Hélène (période des Lettres aux Athéniens); allaques d'Antisthène
contre une virtuosité d'eb6ouxia, dont le discours sans témoignages était le
spécimen le plus célèbre et, contre les techniques enviées pour l'enthyméme...
Cf. G. Mathieu, Les idées pol. d'Fsocrale, p. 154 ss. Notice insuffisante de Aly,
Formprobleme der Kunstprosa, Philol. suppl. XXI, H. 3 (1929).
(2) Les mots composés (e:Ao}uyiz, xaxoBatuovia) sont d'un vocabulaire plus
intense, et d'un emploi plus fréquent que dans le genre épidictique des grands
discours d'Isocrate. lt emploie ôuaw et non 81236; (Thuc. V, 75); imurporata
rappelle Lysias, Frag. 43, et Phedre 239 e. — L'infuence d'Euripide et celle de
Thucydide séparent ce style « par un abime » de la manière socratique (Töpfer,
op. cit., p. 46-47). Téyvrua 6, 1 est sophaciéen
: Philoc(. 36, 928. Pour les autres
auteurs (Democrite,
etc.), cf. Drerup. Op. omnia (11), notice du Demonicos.
On citerait Democ. fr. 187, fr. 242 (Diels).
(3) Cf. Greg. Disc. Pan. XV, 174-183; et Marron, op. cit., p. 441, et note 13,
p. 562.
ku...
A
<>
|
e, IN
- o
bilité entre temps de s'élever à une contemplation plus pa,
bante, ce but apparaît déjà dans le Discours de remerciem
C'est d'ailleurs des « petites écoles » que Jamblique a
Le néo.platoni Í Be >
inspiré dans l'élaboration de son...occultisme.
>.
, e
EA
.
hies, vraies
n'était là que le garant des vieilles* philosop
x
ema
.
.
.
ser
e
imaginaires.
|
Ä
Di
René Cadiou,
da
‚I, 2, soulignait déjà ling,
P. S. — E. Zeller, Die Philos. der Griech.
d'Antiphon à l'égard de Socrate (Diog. L. II, 46). C'est tout un Courautl aris, ie, &
et juridique: Zeller, op. cit. (961) (990) et surtout (1001. A Son expong due
positi ua,
stade a où la distinction ultérieure d'un droit naturel et d'un droit
droit Posi gl e
encore étrangère à l'esprit de l'orateur », on objecterait que led'essence
son domaine, mais reste sans fondement, éfant impérialiste tive qui, „ ng
irréformable dès avant le seuil de 404 et l'interprétation justifica
alors tentée. Tout cela était vu par Zeller en rapport étroit avec
le naturali,e, ade
fur
Protagoras. — On comprend par notre trop rapide analyse quelle «scienc
des
on
dey
nt
actes personnels à faire (Zoya) — à côté de son très habile manieme ses Cun ly
á
imposer
5
pour
Timothée
4
de l'action (=páyuzza) — faisait défaut
triotes. Cf. Antid. 131 : odtw yap ours Tv Tobs Fiv TUV dvhpuuv Geoartiy, Ua
Zewds reel thy cùv =pxrpátuv impäherzv. Les pages célèbres de l'ancienne Ent
a la tng ha
tation (résumée dans Jamblique) restaient certaincment présentesl'A"
; Ira
de
rs
audileu
censés
étaient
354
des vieux Athéniens qui en
La célèbre opposition el mpirterv el «Dar povsiv viendrait de la dialettiy S
Ale. 1, cf. C. Vinck, Plato's Eerste Alcibiades (1939) p. 65-67.
de