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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)PYTITAGORISME ET SCIENCE MODERNE
minimum, 100 km.-h. Montée á 5.000 m.: 15
minutes. Plafond : 7.500 m. Autonomie : 1.300
lance-bombes. Vitesse : au niveau de la mer, 260
kın.-h. ; de croisière, 220 km.-h. ; minimum,
100 km.-h. Montée à 4.000 m. en 26 min., avec
kilomètres.
SANT Z-501 (en service). — Monoplan parasol de 62 mq., à coque centrale ; moteur « Asso»
de 850 GV, placé au-dessus de l'aile, à l'avant
d'un fuseau pourvu d'un habitacle d'observation
ct de défense. Poids : à vide, 3.400 ke. ; total,
5.500 kg. Armement: quatre mitrailleuses ct
une charge utile de 2.100 kg. Autonomie : 2.400
kilomètres. Cet appareil, étudié par l'ingénieur
Zappata, qui a réalisé chez Blériot 1'hydravion
« Santos-Dumont » el l'avion de performance’
« Joseph-Le-Brix », est un quadriplace de reconnaissance stratégique et de bombardement léger.
ri
J. — LES ASPECTS SGIENTIFIQUES
DU PYTHAGORISME,
N GtENCE, Religion, Morale et Esthétique
sont intimement. liées dans l'édifice
pythagoricien. Elles y forment un
tout insécable, cimenté par des « clés » mathématiques ; il est de ce fait impossible d'en isoler
une pure doctrine scientifique.
Le principe fondamental du pythagorisme veut que foul soit
arrangé suivant des proportions mathémaliques
simples, Ce {ouf comprend aussi bien la nature
— tant minérale.qu'organique ou organisée —
que l'œuvre d'art et les diverses autres créations
humaines ; et ces proportions universelles sont
celles qui se retrouvent dans la symbolique roligieuse, qui font la valeur des signes géométriques et rylhment les « mots de puissance ».
De là déroule tout naturellement le principe
de similitude : le méme rapport observé ici doit
se retrouver lá ; les pythagoriciens cherchaient
à appliquer en astronomie les intervalles musieaux. Ge principe de similitude est complété par
un principe de simplicilé : de tous les rapports
possibles, la nature a choisi les plus simples. Kepler partit de cette idée pour résoudre l'énigme
du mouvement des planètes : leurs trajectoires
en apparence si compliquées sont en réalilé des
figures géométriques simples ; il suffit pour le
conslaler de ne plus rapporter leur mouvement
à la terre, mais de choisir judicieusement le système de référence.
L'homme n'échappe pas à ces lois ; elles pré-
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ET SCIENCE MODERNE
sident à la morphologie ct les rapports essenlicls
de liaison des particules
se retrouvent dans son canon.
Elles président
res. Au cours de sa poursuile de cette substance
également à la formation de son âme, et le même
principe de similitude, qui veut que toute la naunique, la science a élé amenée à considérer un
nombre de plus en plus restreint de particules
de plus en plus petites. Elle décompose la matière
ture résulle de l'application des mêmes proporlions, veut également qu'une correspondance
harmonique existe entre l'âme de chaque homme
et l'âme universelle. Ainsi s'explique la puismatérielles élémentaien molécules, en atomes, puis en électrons, protons, neutrons, cle. Nous avons essayé de montrer dans des articles précédemment parus dans
sance des signes el symboles géométriques et la
celle revue, comment, au fur et à mesure qu'elles
'aleur humaine des rapports fondamentaux dont
se rapprochent de la substance unique rêvée par
un ésolérisme jaloux réservait
Jes eartésiens, les particules considérées se dématérialisent, perdent les propriétés fondamentales
la connaissance
aux seuls iniliés.
On peut donc résumer ainsi la conceplion pythagoricienne de l'univers. Le monde est arrangé harmonieusement, c'est-à-dire suivant des
proportions mathématiques simples :
« Les choses ne sont que Vapparenee du nomque nous altribuons généralement à Ja matière.
La physique moderne s’est ainsi trouvée dans
une impasse el dul, pour en sortir, renoncer au
mécanisme el le remplacer par un panmathómalisme: choisir comme réalilé enlologique non
bre ».
La philosophie — disaient les pathagoriciens
plus des particules matériclies,
--- est l'amour de la connaissance i mais la connaissance à laquelle ils visaient Gait cello des ind'électrons el de protons, ce n'est plusà des petiles boules matérielles qu'il fait allusion, mais à
variants, des choses immuahles.
Leur concepdes fonctions mathématiques . Qui plus est, les
tion de l'être vivant basée sur la mótempsyehose
est, à cel égard, caractéristique. La móémeo âme
passe d'un corps à un autre jusqu'à ce qu'elle ail
relations d'indétermination de Heisenberg nous
alleint-la perfection. Son enveloppe charnelle est
changeante ei périssable, mais, elle. est immunble. La matière qui compose Jes corps n'est de
même pas réelle par essence; celle qualité est
résorsée aux formes, aux configurations, clesl-ádire aux nombres, aux rapports constiluant un
cadre, un canevas immuable précédant la malitre qui le remplit et dui survivant.
La poursuite de celle connaissance n'est pas
qu'une philosophie ; elle est encore ane sagesse,
car elle est faite sur des bases humaines, Son bul
suprême est la découverte des relations de notre
ñme avec l'âme universelle, avec la configuration
vénérale du monde dont elle doit, en verlu du
principe de similitude, être le résumé: relations
du macrocosme, symbole de Vunisers, avee Je
mais des symholes mathémaliques, Lor sque le physieien parle
apprennent que les paramètres de ces fonctions
ne penvent être connus avec une précision illimilde,
Nous pouvons à
SOIL
posilion
la
notre choix connaître
approximalive d'une particule,
soil la probabilità qu'il y a pour que son centre
Oceupe un point exactement défini de l'espace.
Lorsque Von parle
de la position d'un électron,
if faut entendre que Von fait allusion à une probabilité qu'il y a pour que les paramètres d'une
fonction aient certaines valeurs.
Les conclusions de la relatività confirment bien
celles de la physique quantique : dans celle théorie géométrique de Punivers, la matière devient
« courbure »
el
le
champ
électromagnétique
« lorsion ».
han. pouvail s'éerier : « Donnez-moi la matiere el je vous bâtirai le monde ! » Le physicien
moderne, dui, part de symboles mathématiques
parfaitement abstraits qu'il combine au moyen
mierocosme, symbole de Fhomme.
de calculs statistiques. Et, à un certain moment,
lorsqu'électrons el protons se sont unis pour
Hl. --- Le PANMATHEMATIEME MODERNE,
Le point de départ du mécanisme est bien dif
ferent: il cherchait, lat, Vinvariant dans une
substance unique dont les particules entrent dans
des combinaisons éométriques el cinémaliques
multiples correspondant à Vinfinie variété des
corps, La mathématique et la géométrie y jouent
constituer des atomes et des molécules, ces entités purement formelles se matérialisent : les combinaisons acquièrent des caractères de spatialité,
individualità, ete. que leurs constituants isolés
ne possédaient pas.
Il. -
PrirniconisMe Er PANMATUÉMATISME.
verles un rôle important
: toutefois, leurs symholes et
configurations
y
sont
considérés
non
comme des uoumènes, mais comme les modes
On a dit que la récente évolution de la physigue marquail un «
retour à Pythagore », et
Página 3
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)c'est cette affirmation que nous nous proposans
de discuter ici,
-
Si tout est arrangé suivant des rapports simces rapports essentiels et doit contribuer de tou
les ses forces el de toute sa volonté au maintie:
de l'harmonie universelle,
ples, l'univers doit être entièrement compréhen-
Expliquer
un phénomène, e'Clail pour les py
sible à notre intelligence: le réel doil ¿tre en
thagoriciens mettre en évidence ses relations aye
lows notnls ralionnel, (est là, nous semble-t-il,
l'âme universelle, montrer comment s'appliqu
un corollaire évident du principe pythagoricien
à ce cas particulier les « nombres » fondamen
fondamental, On sait-que la physique quantique
Eaux.
-— el plus spécialement les relations d'indéter-
On peut done dire que leur science, évoluan
mination auxquelles nous avons fail allusion cidans notre ordre de grandeur, restait conslam
dessus -— a conduit savants et philosophes à
ment humaine, Elle mettait résolument de col
uno conclusion contraire. Lorsque l'on étudie le
loute nalion d'essence malérielle et faisait porte
directement ses explications sur les formes, n
comportement d'une particule élémentaire isoIce, on sc heurte à des irralionnels : les valeurs
futuros de ses paramètres ne peuvent se déduira
considérant la matière que comme une apparence
sans grand intérêt, Notre science, tout au con
sans ambiguité de leurs valeurs actuelles. Tout
traire, veut expliquer l'essence des objets el e
co que l'on peut connaître, ce sont ses diverses
n'est qu'au terme de cette explication qu'ell
possibilités de devenir et la probabilité liée à
aboulit ‘à une substitution du géométrique a
physique, qu'elle accorde une individualità nor
plus A'l’Sleetron, mais à la cellule d'extensior
(1). La théorie de la relativité est beaucoup plu
chacune d'elles. Lorsqu'un photon pénètre dans
un miliou hiréfringeant, nous ne savons quelle
sera
la direction de sa trajecloire résullante
;
nous ne pouvons que calculer les 2 directions
possibles et dire que la probabilità qu'il a à sui.
vre chacune d'elles est égale à 1/2. Aux entilés
microphysiques ne peuvent s'appliquer que des
leis statistiques; les causales ne conviennent
« pythagorisante » que la physique des quanta
uni domaine macrophysique. Or, la science el
Son univers « finî mais non limilé » ressembl
fort à un macrocosme pslhagoricien, mais ell
le déshumanise — lui donnant une dimension
spatiale de plus qu'à nous — ci le considère e:
lui-même plus que dans ses relations avec le mi
ta philosophic antiques — pour aulant tout au
crocosme.
moins qu'elles suivirent les directives pythagoriciennes — ne sortaient point de ce domaine
macrophysique où le: réel est ralionnel. Celle
poursuite vers l'infiniment petil de la substance
unie est caractéristique des anciens alomisles
cl des modernes mécanistes. Les pythagoriciens
constléraient l'univers enlier, ou Cosmos, comme un ¿tre vivant; Jes hommes, ainsi que les
animaux el mème les choses, loul en menant une
vie individuelle, parlicipaient à celle vie universelle : celle-ci suppose ordre, harmonie, rythme
parfail. Le but de la philosophie, l'expression de
col amour de la connaissance, était la mise en
(vidence des Haisons essentielles de l'univers avec
Vindividu, sa partie, Ges liaisons sont des « nombres », c'est-à-dire des rapports ; Vintelligence
humaine peut les saisir, tout au moins partiellement, dans leur pure forine mathémalique, mais
ils peuvent prendre d’aulres aspects humains :
ils sont mélodie, rythme et harmonie pour notre
sensibilité; el lorsque nous parlons de la religion
psthagoricienne, il faut garder à ce mol sa signification propre : ce qui lie. On ne peut done la
séparer de la philosophie à laquelle elle ne fail
qu'ujontee im impératif; l'homme lrouvera sa
plus grande ct sa plus pure joie dans l'étude de
IV. — De L'HOMME a LA SCIENCE,
Et c'est Ih, crovons-nous, la différence de mé
thode fondamentale entre la science de Pythagor
et la nôtre. La physique des quanta veul extirpe
de la science tout apport subjectif, Landis que le
pythagoriciens basaient toul au contraire la Jeu
sur des jugements de valeurs portés sur certain
rapports. Des qualités esthétiques de lun de
ceux-ci, ils infératent volontiers qu'il devait s
retrouver dans les lois de la nature.
La discipline scientifique ne saurait satisfaire
à elle seulé tous nos besoins intellectuels ; or
notre science, en s'éloignant du monde sensible
s'est séparée de loules nos activilós intuitivos
art, mólaplivsique, religion, ethique, par un fosse
de plus en plus profond. Entrant en conflit aver
ces autres branches de Vactivité intellectuelle hu
maine, la science a voulu se substituer à elles
Les contradictions et le peu de précision des theo
ries élhiques, mélaphysiques, morales, ete,
rend Jour critique facile et tranche avec la ri
guenr des lois de la science,
On connaîl fa vaste entreprise et Péchee di
(1) Cf. Revue Scientifique du 27 juillet 1985,
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Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)NOTES SCIENTIFIQUES
positivisine.
Avec
le
même mot
d'ordre
:
147
de
C'est dans l'étude de cette force que nous
« guerre A la métaphysique », une tentative
devons rechercher l'orientation à donner à nos
semblable est actuellement faite: c'est celle de
investigations philosophiques. Celles-ci ont wi
but — déterminé par les besoins qu'elles cherchentà satisfaire
— et c'est ce but qui doit déterminer leur champ d'action. Nous nc devons
pas nous demander ce que nous pouvons savoir,
mais bien ce que nous voulons savoir. Nous poserons peut-être ainsi des problèmes insolubles,
l'École de Vienne. Les lecteurs de cette Revue la
connaissent bien, puisqu’elle leur a été présentée
, dans ces colonnes par le général Vouillemin.
Ayant renoncé A tout jugement de valeur, à
tout impératif, la science ne peut prétendre résoudre les problèmes. essentiels de la métaphysique et de la morale ; de même, l'émotion artistique est-elle lettre morte pour: elle. L'Ecole de
Vienne nie toul simplement l'opportunité de ces
problèmes qu'elle ne peut résoudre par les méthodes de la science. Elle veut que nous nous
résignions à ne pas les poser.
C'est la évidemment une solution par trop simpliste. Lorsque nous poursuivons la recherche de
noire subsistance ou la perpétuation de notre
espère, nous pouvons invoquer les grandes lois
biologiques qui commandent la conduile de tout
ce qui vil ; mais pourquoi les primitifs troglo-
Peu importe. Il est vain de vouloir fixer dès maintenant un syslème philosophique définitif; nous
ne sommes pas l'ullime production de la nature
à laquelle incomberait le devoir de parachever
l'œuvre humaine et de la cristalliser sous une
forme définitive. D'autres. viendront après nous
qui poursuivront notre uvre. Les restrictions
qu'impose à notre pensée —— à la ‘suite du posilivisme — l'École de Vienne, sont sans valeur
;
ce sont des barrages que l'on dresse devant une
rivière pour l'empêcher de passer, on ne pourra
pas les surélever indéfiniment ct il faudra bien
dytes chasseurs de rennes qui habitaient la [autequ'ils finissent par céder sous la pression des
Dordogne il y a plus de 300 siècles ont-ils gravé
CAUX.
des dessins
sur les parois de leurs grottes ?
Pourquoi s'est-il trouvé parmi eux une élite qui
détourna de buts praliques une part de son activité au profit d'un art naissant ? L'examen d'une
ruche ou d'une fourmilière ne nous y fait jamais constater pareille fantaisie, loule action y
a un but ulilitaire ; dans ces merveilleuses organisalions, aucun effort n'est distrail de la satisfaction des besoins matériels de la collectivité.
Pourquoi n'en est-il pas de même dans les sociétés humaines ? Quelle est celle force — parliculière à notre espèce — qui nous pousse à nous
« Le doute sur les choses qu'il tious importe
de connaître est un élal trop violent pour l'esprit humain : il n'y résiste pas longtemps sil se
décide malgré lui d'une manière ou d' autre, cl
il aime micux se tromper que ne rien croire (1),
»
Notre panmalhémalisme moderne se prête incomparablement moins bien que le prthagorisme
à de telles généralisations et nulle tentative de
philosophie scientifique n'est comparable à la
vaste synthèse du sage de Crotone.
adonner aux sciences pures, à la philosophie,
aux arts 3
(0.4.3, Rorssrav : La Profession de Foi du Vivaire Savoyard.
NOTES SCIENTIFIQUES
--
—— —_——
/Taty ON, M
La notion di
Dans la recherche des proprié
si
écutérM prépondérant pour les invi
lume moléculaire, on le suit, a
Le VA
du poids moléculaire M par la d
tion respectifs, les liquides acen
qui représentent effectivement la
des éléments constiluants, L'ad
2
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i
.
La grande complication intros
influences constitutionnelles. d
Ù
eye Seren Frgk e
Pr
d'être aussi générale que ne Pa
réalité, comme un facteur impo
.
° cf SC/Cnec na, ne
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Dis 1855, Kopp avail consi
d'enchalnement de l'élément di
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