Une Epode d'Ovide Nouvelles recherches au sujet de la Basilique souterraine de la Porta Maggiore a Rome

Autor
Hubaux, J.
Publicado en
Serta Leodiensia
Año
1930
Tema
BASILICA
Idioma
Français
Categoría
C8 Historia y arqueología
Número de archivo
5671

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Mostrar texto completo32 páginas

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“tne Spode d'Ovide “Nouvelles recherches au sujet de la Pasilique souterraine de la Porta Naseiore a Rome Ÿ In: Serta Teodiensia, 167-245 XLIV - 1930% vd. eet Se: ALDA, LABO (daar, J: elles recherches ett 3 vertel de In bast N A dace AT wean n ava fel, Mélange ae de3 yah 17 \ rh senelerteahtle an on Heit PRED NIE ven (NR nd Verd oM pe TA RENNER aan poke39) Serta Landau pg 97-295 aubeei| D/ Hp WAGE Suey del ea gede Ayla fe Sau Kidasnt AM echo viLee dran ita XLV 1420 17 | Ph

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BIBLIOTHEQUE DE LA FACULTÉ DE PHILOSOPHIE ET LETTRES DE L'UNIVERSITÉ DE LINGLE FASCICULE XLIV E0o— SERTA LEODIENSIA AD CELEBRANDAM PATRLE JAM CENTESIMVM ANNVM LIBERTATEM RECVPERNTAM COMPOSVERVNT PITLOLOGI LEODIENSES MELANGES DE PHILOLOGIE CLASSIQUE PLBLIÓS nali snAi A L'OCCASION DU CENTENAIRE DE L'INDEPENDANCE DE LA BELGIQUE 4Le |Ècha ne Sace inated de la Ph « echo hes Ae S & Lala Leo dren ia XLIV 520 f 197 UY CN pr— imp. H. VAILLANT-CARMANNE, S.A. bmp. de L'Acndbémnie 4. PLACE ST-MICHEL, 4 LIEGE | ÉDOUARD CHAMPION Labore Falter 5, Qual MALAQUAIS, 5 PARIS

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HALKIN 110] Coste place s'appelle en anglois la grande chambre, groote camer, ot la Chinuibre des pierres, parce qu'elle est pavee de grand et large quarreau de pierre grisátre et noirátre comme marbre bastard, Eten tous ces cabiNets, passages et chambres, les Cheminées sont de marbre blanc et noir, vent pour ke plupart d'Italie, commie sont deux très belles et grandes tables de Diane gris Couten bas cinta Premiere galerie, Aucuns arbres sont du pays Une Epode d'Ovide el se trouvent dans l'issle, particulièrement Palbastre (). "Hostel d'Arundel est aussi sur la Tamise au dessous de celuy de Buckingam et plus vers de pont (E), Ha force antiques, dont il y au livre inprime intitulé Aarmora Arundelliana, que Seldenus ha publica Londres en l'an 1628 (3), comenté el NOUVELLES RECHERCHES AU SUJET DE LA A la lecture de ces extraits, on se sera vite aperçu que les relations de Dubuisson-Aubenay ne sont pas, à proprement parler, des œuvres BASILIQUE PORTA litteraires; Pauteur s'est contenté de jeter hátivement sur le papier des notes prises au jour le jour et sans le moindre souci de la forme : H les à ensuite revues et complétées pur des remarques, inserces dans les marges, et qu'il a tirées d'ouvrages similaires antérieurs, tel sur les inscriptions et les antiquités qui ont retenu son attention MAGGIORE, A ROME PAR Jean HUBAUX l'Itineraire d'Ortelius pour la Belgique. Mais, par ailleurs, l'auteur fait prenve de qualités très appréciables d ‘exactitude et de précision, suit observer et n'est pas dépourvu d'esprit critique ; c'est là surtout ce qui fait la valeur des renseignements qu'il lui arrive de nous fournir SOUTERRAINE DE LA y l. Encore Vherbe aux cent tétes Le but du présent article est d'étudier la piece XITI du Catalepion une interpretation indispensabile de parait nouvelle, Mais avant de Vaborder, i nous pseudo-virgilien (dacere me) et m cours de ses voyages, d'en proposer dire en peu de mots comment nous avons été amene à nous interesser à ce poéme au point de lui consacrer une monographie OS détaillée. 19 On srl que George Villiers, 1% due de Buckingham, ministre el taveri sles rois Jacques Pet Chartes 1%, périt assassiné Je 23 août 1028. Sa Veuve, Gathering Manners, fille du duc de Rutland, épeusicen 1635 Randal Mac Donnell, FT margnis d'Antrin, Sa file Mary épousa en secondes noces Jantes Stuart, 4" due de Lennox, Ayres la mert du due de Buckingluun, l'importante collection d'antiquités et de tablezon qu'il avait installée dans son Hotel fut bientôt dispersce ; vertaines senvres d'art furent achetees par le roi, d'autres comfisguee s par le Parlement, d'autres enti transportées a Anvers, Cf. H, WALPOLE, The Works, 1. | (Londres, Um, pP. 2de, Sur les destinées ulterieures de Buckingham House, W. Tuorseuev-E, WaLtorb, Old and New London, t IV, p. 107, Vovuz (7) Thomas Howard, second due d’ Arundel (1585-1646), avait réussi a former Li plus riche collection d'antiquités grecques et romaines de toute l'Angleterre stette epoque son salt que sen fils Henri donna à l'Université d'Oxford, en 1007, fous les monuments épigraphiques qui en faisaient partie et notamment la L'Épode XIII du Catalepton est un des rares témoignages qui permettent de supposer qu'il y ait jamais eu, à Rome, des sectateurs de la déesse Cotytto, c'est-à-dire des Baptes. Or, les recherches que nous avons entreprises des 1923 au sujet de la Basilique souterraine de déduction en deducde la Porta Maggiore à Rome nous ont amené, tion, à conjecturer que cet édifice souterrain avait pu servir de local à une secte de Baptes ('). M. J. Carcopino, auteur de l'ouvrage le plus complet et le plus savant qui ait été publié jusqu'ici y la Bustlique (?), ayant rejeté notre hypothèse pour soutenir que | hypogee a été le sanctuaire d'une secte pythagoricienne ou neo-pythagorivelebry Chronique de Paros, CL CHANDLER, Marmora Oxoniensia, Oxford, 1703. 2) Note marginale de Dubuusson- Aubenity : « Au livre intitulé Marmora Arinidelliana commente par Seldenus et imprimé à Londres 1628, il y a antiques wriptions co hébreu qui furent trouvées, dit-il, dans les murailles d'ouvrage Antique; dentá ante decenninm ad refectimem portá Londini Borcalt Hiderssalle diet. + Mewes sur ves textes, publiés par SLLDEN it ha page SS de son livre, Li notice dennee par de CT. Lt VII, p. 7 () Voy, notre mémoire intitulé Le plangeon ruuelet le has-relic} de a basilique souterrains de la Porta Maggiore d Rome, Liege, 1028; Le Musce XXVII, 1923, pp. qu Belpe, boa St. (20, GARCORINO, La basilique prthagoriciónns de be porte mised, Vari VA: san du dive, 1927.

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UNI ERODE D'OVIDI. JEAN HUBAUX 12] cienne, nous sommes obligé, avant de nous occuper de l'Epode la discussion que nous avons l'honneur de soutenir, depuis plusieurs années déjà, avec l'éminent archéolog ue, M. Carcopino reconnaît lui-même que sa théorie — qu'il défend d'ailleurs avec une ingéniosité et une érudition auxquelles nous nous toujours plu à rendre hommage — est fondée essentiellement sur le passage suivant de Pline, qu'on voudra bien nous excuser de citer une fois de plus, pour la commodité de notre exposé (Pline, N. H., XXIT, 20, édit, L. Jan et C. Mayhoff, Teubner 1892, t. III, p. 46): Ipsa (erynge) dura, fruticosa, spinosis foliis, caule geniculato cubitali ct malore aliquanto, alia albicans, alia nigra, radice adorata ef sativa quidem est, : sed et sponte nascitur in asperis ct saxosis; et in littoribus maris, durior, nigrior, folio apii. Ex bis candidam elleetus, caule et | nostri centum capita vocant, Omnes ciusdem radice in cibo Graecorum receptis utroque modo sive coquere libeat, sive cruda vesci. Portentosum est quod de ea traditur, aran et ralieemm eins alterutrins sexus similitudinem relerre ; invento: sed si viris contigerit mas, amabiles fieri. Ob hoc Phaonem Lesbium dilectum a Sappho, multa circa hoc non Mägorum solum vanitate, sed etiam Pythayoricorum, Sed in medico US, practer supra dicta, auxiliatur à l'affaire de Leucade, la seule qui soit évoquée par le bas-relief de l'abside (1). XIII, de revenir d'abord à sommes 180 inflationibus ete. M. Carcopino a répondu qu'en réalité, Lencade n'était pas absente du texte de Pline, car l'herbe aux cent têtes (centi capila) y porte le nom de leucas. Pour l'établir, M. Carcopino a : 1% cite, en Pisolant de son contexte, le bout de phrase : ex his candidam nostri centum capita vocant, d'où il résulte, d'après lui, que les Romains appelaien! candida Vherbe aux cent têtes, candida étant un nom, transcription en latin de Xeuxag; 2° identifié, en renvoyant à Dioscoride, TIT, 113 et à Nikandros, Theriaca, 849, la plante appelte leucas avec l'érynge ou herbe aux cent têtes, qui est la fleur dont parlait Pline (*). Nous avons fait observer á notre tour : 14 que jamais ancun traducteur ni aucun interprète de Pline n'avait imaginé qu'on dut traduire (comme ne le fait, d'ailleurs, pas, mais comme le suppose admis M. Carcopino), les mots ex his candidam nostri centum capita wocant par : « parmi ces plantes, celle qui a cent têtes est appelce par les Romains « candida » et que, pour notre part, nous nous refusons à comprendre autrement que Littré : « l'érynge blanc est appelé par les Latins centum capita »; 29 que, ni chez Dioscoride, ni chez Nikandros, la leucas n'était identifiée avec l'éryuue, mais que ces deux int teurs, au contraire, distinguaient clairement ces deux plantes. Cette fois, c'est M. P. Boyancé, ancien élève de M. Carcopino, qui revient à la charge. Dans un article intitulé. Lencis » (4), M. Boyance résume par cette demi-ligne d'une note les observations que nous M. Carcopino a écrit d'abord un article (‘), puis tout un livre (3), avons présentées : « cf. Musée Belge 1928, L'herbe aux cent têtes, où pour dévelonper l'argument fondamental qu'il déclare trouver dans ces quelques lignes. Pline, dit-il, nous apprend que les Pythagoriciens l'auteur s'est efforcé de distinguer érynge et leucas ». Ensuite, reveattribuaient beaucoup d'importance aux aventures de Sappho et de Phaon. Or, le bas-relief principal de la Basilique représente le dénouement de ces aventures : le saut régénérateur de Sappho à Leucade. Done, la Basilique souterraine de la Porte Majeure est un nant à la méthode qui consiste à citer des bribes de phrase isolées de leur contexte, M. Boyancé, sans tenir compte des objections formulées dans notre article, répète, avec une conviction qu'il espere communicative, la thèse de M. Carcopino : « Quelle était, en effet, la plante dont parlait Pline ? En latin « candida », c'est-à-dire, en grec, Lenlocal pythagoricien. cade. Aucun doute n'était plus permis » (sic). Nous avons objecté : 10 que le texte de Pline n'était pas clair et qu'il nous paraissait difficile d'admettre qu'en écrivant multe circa Léon Parmentier, un des trois maîtres commémorés par le présent recueil, aimait à nous répéter que c'est surtout lorsqu'un auteur hoc... vanitate, Pline avait en vue tout le récit légendaire des amours de Sappho et de Phaon plutôt que l'épisode initial de ce roman : la recourt au procédé de l'affirmation énergique qu'il faut se donner la recette magique grâce à laquelle Phaon s'était rendu 2" qu'en tout cas, Pline ne faisait aucune allusion, dans ce passage, 0) Revie weltologique, XVII, CD La basique puthagoricienne, 1923, pp, 1927, 1-24. peine de vérifier et d'examiner de près ses assertions. irrésistible : (1) Musée Belge, XXX, 1920, pp. 197 Sud. (2) Revue des Etudes latines, Y, 1927, pp. 140-149. XXX, 1929, pp. 212-210, (2) Revue archéologique,

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JEAN 14} 15] 11 UNE LODE D'OVIDI jusqu'ici. Nous le regrettons, Nous souhaitons sincèrement pouvoir ces auteurs n'identifient en aucune Façon Verynge avec la lencas. Non seulement M. Boyancé ne nous a pas répondu sur ce point, mits encore son article nous apporte, sans qu'il le veuille, de nouvelles raisons de constater que les deux plantes ne doivent pas Etre const sortir de l'attitude dubitative que nous avons cru devoir adopter A dérées comme n'en formant qu'une. On nous permettra done de maintenir toutes nos réserves et de constater que les doutes que nous avons émis au sujet de l'interprétation du texte plinien par M. Carcopino, wont pas été dissipés l'égard de théories exposées avec un si vaste appareil d'erudition et uvec tant d'élégance dans la forme, Pourquoi faut-il que notre méfiance soit, en quelque sorte, maintenue en éveil, non pas sculement par le peu de valeur réelle de certains des arguments invoqués, mais encore, il faut bien le dire, parce que l'argumentation elle-inéme procède parfois d'une méthode qui ne nous donne pus tous nos apaisements ? Une application nouvelle de cette méthode se rencontre dans l’article de M. Boyancé. Après avoir assuré qu’ « aucun doute n'était plus permis », il reconnaît toutefois que « malgré tout, il faut avouer que quelques obscurites demeurent. » Mais voici comment l’auteur formule ces difficultés : « Entre les deux « leucades », la plante et le promontoire, quels rapports éraient-ils établis ? Les vertus de la ante ersient-elles seulement celles d'une herbe érotique ? » La question est, Certes, intéressante, mais, en bonne méthode, avant de la poser, waurait-il pas fallu établir que, dans le texte de Pline, il Yagit bien de la leucas » ? En fait, rien ne peut nous le faire supposer, Sauf si nous admettions que, dans la proposition ex his candidam nostri centum capita vocant, il faut considérer centum capita comme le complement direct et candidam comme le complément attributif. Or, ni M. Carcopino, ni M. Boyancé ne nous ont apporté aucune raison de faire ainsi violence aux données élémentaires de la stylistique. Dans notre article L'herbe aux cents têtes, nous avons dit, et on voudra bien nous excuser de le répéter ici, que Pline distingue trois sortes d’erynges, d'aprés la coloration plus ou moins foncée de leur eur, et que candidam adjectif, reprend tout simplement albicans. C'est en vain qu'on chercherait, dans les indices de Pline et dans le Thesaurus latin, le mot candida désignant une fleur. Ce terme de botanique n'existe que dans les articles de MM. Carcopino et Boyancé. En effet, M. Boyanee cite un long texte de Pinterpolatenr de Dios coride (édit. Wellmann, t. 11, p. 27), où il est question de Pérynge et où nous ne lisons pas moins devingt-quatre dénominations diffe rentes de cette plante. Aucun de ces noms, présentés par l'interpolateur comme autant de synonymes désignant tous la meme plante : l'érynge, ne ressemble au mot leucas. Ainsi, il apparaît plus clairement encore que la leucas et l'erynge n'étaient pas deux noms d'une même plante. Mais dans le texte cité par M. Boyancé, « nous retrouvons. » écrit celui-ci, «le nom de cegtum capita qui est chez Pline, ce qui nous confirme dans la direction adoptée. » Quelle direction ? celle qui doit aboutir à l'identification de la leucas avec l'érynge ? C'est, nous paraît-il, exacrement le contraire qui est vrai. Quelle est, en effet, la plante dont parle l'interpolateur ? Ce n'est pas In leucas, mais l'érynge i Goes dè kpbyrıov.. "Popatsı xanmtrouroue xazpdouc... oi ni di zigàoni AGO... Iravnı nevioun AUT“... Ce texte nous apprend que V’erynge est appelée par les Romains « chardon à petites têtes », par d'autres « chardon blanc » et pur les Espagnols « herbe aux cent têtes ». C'est bien à pen pres ce que dit Pline, en effet, mais à condition qu'on reconnaisse que, lorsqu'il éyit ex his candidam nostri centum capita vocant, il vent indiquer que l’eryngion blanc est aussi appelé herbe aux cent têtes. Qu'il s'inspire directement de Pline, ou que les deux compilateurs dépendent d'une source commune, le texte de Vinterpolateur invoqué par M. Boyancé exclut toute possibilité d'interpréter le texte plinien comme le fait M. Carcopino en y voyant une allusion à la leucas. Seulement, en écrivant « ce qui nous confirme dans la direction adoptée », M. Boyancé risque fort de faire croire au lecteur que la distinguer de l'érynge. Cette distinction est faite, en effet, chez tous dénomination centum capita a été attribuée par l'interpolateur non à l'érynge, mais à la leucas, ce qui serait tout different... en Xevzag la variante Zenzos Enfin, en corrigeant ingénieusement les auteurs qui parlent de ces herbes, et il nous a suffi de citer, en les d'un des manuscrits de Marcianus Capella (de Nuptiis Mercurit replagani dans leur contexte, les passages de Nikandros et de Dioset Philologiae, p. 1,2 et suiv.), M. Boyancé obtient une nouvelle mention de la leucas, mention que personne n'avait jamais décelée jus: Quant à la leucas, nous n'avons pas eu à nous « efforcer » de la coride qu'avait invoqués M. Carcopino lui-même, pour faire voir que

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qu'ici, pas plus qu'on n'avait reconnu la leucas sous l'innocent adjectif candidam de Pline. Méme en admettant la conjecture de M. Boyancé, on pourrait se demander pourquoi Marciunus Capella, écrivant en lutin, se croit obligé de traduire le nom de la plante en grec, puisque, d'après MM. Carcopino et Boyancé, Xevx3g avait pour transcription en latin candida. Encore resterait-il que la leucus problématique de Murcianus Capella ne serait nullement identifiée, elle non plus, avec l'érynge ou herbe aux cent têtes. Ainsi, loin de nous avoir fait changer d'opinion, l'article de M. Boyancé nous a apporté des raisons nouvelles de nous méfier de l'interprétation proposée pur M. Carcopino de ce texte de Pline, si important pour l'ensemble de sa thèse. Nous n'avons jamais contesté qu'on ptt trouver, dans lu Basilique souterraine de la Porte Majeure, des traces de l'influence qu'a certainement exercéc le pythagorisme sur les sectes à mystères importées à Rome à l’époque impériale, Nous avouons même qu'il nous a été impossible de ne pus admirer l'ingéniosité, la finesse, la pénétration de certaines exépèses proposées par M. Carcopino au sujet de certains détails de construction ou d'ornementation de l'édifice mystérieux. Toutefois, les objections érudites et pertinentes formulées par M. Chapouthier (1) contre plusieurs des interprétations alléporiques développées dans le livre de M. Carcopino nous ont fait voir que, pas plus pour les bas-reliefs secondaires que pour la grande scène de l'abside, M. Carcopino n'a réussi à établir que le pythagorisme, el le pythagorisme seul peut rèsoudre ces nombreux problemes. mA UNE ÉPODÉ D'OVEDE [7] formulée au sujet de ce à réexaminer l'hypothèse que nous avonsacem o ent (*) bas-relief et de sa signification à cet empl Hous, que la coe Ske M. Carcopino est convainca, CommeValeu ‘| r à la Fos par cette viste composition avait une e tere 0 mystique et qu'elle évoquait, de meme que ha L s tt seed ‘ we d'Ovide, non le suicide de Sapplio i Lencidementmin accompli aves une vation spirituelle que Sappho a religieuse ngcnesiq de la ded puli sercine confiance dans Jes puissances dans l'est ‘ues par i vo n est nité » (2). Ce rite est celui de l'immersion n sens, du yo et, selo de cet acte que Sappho, dans le poéme d'Ovide me devant trouver com tée ésen repr le bas-relief de l'abside (*), est eureuse, Cquidans les eaux de Leucade l'oubli de sa passion malh o nouv une vie elle. valant à la régénération, à la naissanceàá cher ver a quet cher dans Nous avons été amené, de la sorte, à Rom e aux evils i ique prat un gite de ce genre avait pu etre nous A PT premier siècle après J.-C. et nos recherches les i sigle as ° non pas chez les Pythagoriciens, mals chez Buptes, de di y! 3 eres piste », écrit M. Carcopino,« de je ne sais quels myst rarisutib E june | En note, l'éminent archéologue fait conmaltre les ctions weh sur 1105 dedu ment sévère qu'il croit devoir porternous paraissent des plus Hi voit ons convenons sans peine que ces rais d ee a sans présenter cependant en elles-mêmes un caractere e ae : Si \ | discuter. Voici la not que nous devions renoncer à lesce, de Juvenal el du Fe ives d'Hora pino : « Les invJ.ectCarc opino, Revue de Philologie, 1922, ; | >a Catalepton (CF. ct su surplus, elles e ele ne suffisent pas à fixer ce culte it Rome,celui de la Parte le aux raient dans un tout autre quartier que 23) » bords du Tibre, sous l'Aventin (Cutalepton, Lipigr. XIII, Peut-être arrivera-t-on un jour à démontrer que la « basilique » était un local pythagoricien, En attendant, ayant constaté une fois de plus que le principal argument invoqué en faveur de cette thèse par M. Carcopino, à savoir le texte de Pline consacré à Vérynge, aux mages et aux pythagoriciens n'établissair nullement le caractère pythagoricien de la grande scène de l’abside, nous sommes amené (1) Voy. Le plongeon rituel, Pp. a sda. à. 109 ba Pyllag Peed goriciens tendent à retourner l'argument et constituent de graves objections contre l'attribution de edifice a une secte pythagoricienne. cr non seulement dans le bas-relief mais mente sentation du « suicide » de Sappho, On aura une idée du party is de Ps Peet M. pe Bendinelli procède à cette analyse ped re yo pl guur vel érudit sa a ee meme d'Ovide, semble que, 3 qui ne cite mème pas un mot du y ı) Sur da libation pythavoricfenne, dans la Revue des Etudes Anciennes, XXX, 1928, pp. 201-204. M. Chapouthier donne d’ailleurs son adhésion pleine et entière à la these de M, Carcopine (p. 201), Cependant il faut bien reconnaitre que toutes ses observations sur les has-reliefs interprétés par M. Carcopino comme pythaode 2) J, CARCOPINO, La basiligue I») M BENDINELLI, dans son étude intitulée // mont nto po Haver ana ee 1927, i | “= dile une repreMuggiore in Roma (Monumenti antichi, XXX, dans la quinziene € ve er beat tica ds Govités i celle des arène que PALA tex for logues, qui est estimable et digne de crédit, et celle des mérité: méme pas d'être exposée objectivement, <q nous Parsi e he cette distinction entre archeolagi e non archeologi seit de A Y pain ae. CU AU een a ell n “ ong: gresser ‘ my lesONrecherche riche s en rapprochent nis prow La Aral ° i pero heme tables avec Vautte à Dane) el te LINO le répertoire fe plus complet des Peaux sluts qu ae Phy pogér.

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Nous avons nous-meme et tout le premier déploré que les seuls textes qui nous parlent du culte de Cotytto à Rome soicut des textes littéraires el, par conséquent, peu stirs au point de vue historique (1). Est-ce a dire qu'on doive, avec M. Carcopino, leur contester toute valeur documentaire ? C'est ce que nous allons examiner dans la suite de cet article, en étudiant le plus complet de ces témoignages : l'Épigramme XITI du Catalepton pseudo-virgilien. § II. 4% 100 Q Ù IA D'OVID UNI: EPODE [9] 19 seu furta dicantur tua et helluato sera patrimonio in fratre parsimonia vel seta piero cum viris Convivia udacque per semmun nales er et inscio repente clamatum msup e Thalassio ! Tholassio te Quid palluisti, femmina ? an foci dolent ? An facta cognoscis tua? , Non ine veeabis pulera per Colytia l.’Epigramme XIE et le Catalepton. E ad fentes fascists, Par one fatalité que nous n'avons nullement cherché à rencontrer et qui, nous l'avouons, ne nous réjouit en aucune manière, il se Fait que ce peéme nous entraine de nouveau sur le terrain de la controverse avec le dialecticien aussi habile qu'érudit qu'est M. Carcopino, Parmi les savants qui ont soutenu que l'Épigramme XIII du Catalepton était dépourvue de valeur historique, M. Carcopino est, en effet celut qui a fourni en faveur de cette these les arguments les plus nombreux comme aussi les plus amplement développés. Nous nec deinde lunibos te movere in caltula | prensis videbo altaribus flavumque propter Thybrim olentis nasticttan vocare, ubi adpulsac rates caeno retentae sordido stant in vadis tw [8,1 macraque luetantes aqua neque in culinam ef uncta compat ali dapesque duces sordidas, u quibus. repletus ut salivesis aqui: obesam ad uxorem redis devons à la vérité de reconnaitre qu'il avait pris position dans ce el aestuantes docte salvis pantices, probleme d'ordre littéraire avant qu'il fit question du paéme pseudo- Nune fede, mune Jacesse, si quicqnant Vale ! virgilien dans les discussions relatives à la Basilique de la Porte Majeure, C'est, en effet, des 1922, c'est-à-dire à une époque où il n'avait encore rien publié sur l'hypogee, que M. Carcopino fit paraitre dans la Revue de Philologie, pp. 157 à 184, l’article intitulé : À propos du Catalepton, dans lequet il parlait abondamment du poéme qu'on va hos usque bush avis. Et nomen adseribe tuuni. finmeque genuini crepant. Videbo habentem praeter iguavos mini fratres ct iratum lovem Nous citons ce texte d'après l'excellente édition savante du Cata- ‘ pedes inedia turgidos. texte d une On voudra bien nous excuser de ne pas faire suivre ce ir faire traduction litterale, comme nous souhaiterions pouvodébatle. Mata puisqu'il s'agit d'un poéme qui va faire l'objet d'un a le plus d'abord cette triste production est une de celles où leierlatin sited interment recours dans la suite de cet exposé : lacere me, quod alta non possim, putas, ut ante vectari freta justif impudemment brave l'honnêteté, ensuite, pour aîné dans des discussions prétation de certains vers, nous serions entr nec ferre durum frigus aut aestum pati neque arma Victoris sequi, Valent, valent mihi ira et antiquus furor 5 et lingua qua adsim tibi, At prostitutae turpe contubernium sororis (o quid me incitas, quid, impudice et improbande Caesari ?) | prématurées. ève le Catalepton, Parmi tant de questions épineuses queun soul ctere pes Cara l'énigme de cette pièce 13 se présente avec di e ' " ment complexe. Depuis dix ans que le Catalepton est À sh jour, il semble bien que ce soit ce bizarre poéme qui ait plus vives COntroverses. () Voy. Le plongeon rituel, y. 00, (9) (2° Poergili Maronis) Episrammata et Priapea, Paris, n scissumque ventrem ct hirmeosi abras lire et qui fait l'objet des présentes recherches. lepton qu'a publiée M. Galletier (?) et à laquelle nous aurons fréquem- ». Cinacde Lucci, fan tibi diqueraal ape Hachette, 1920, | as tec etary suseite lus L'ouvrage de Galletier, qui a renouvelé si heureusement toute la

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JEAN HUHAUX matière, contient une excellente mise au point des théories soutenues par les precedents interpretes, au sujet (1) Busincnt remonter la composition de ce poéme à Catulle ou a son école, Vollmer, que sa polémique contre Skutseh avait mené a Soutenir Pauthentiené virgilienne de toute "Appendix Vergiliana, attribuait a Virgile les invectives contre Luccius aussi bien que les autres poëmes, [ne paraît guère s'être soucié de concilier les données de l'Epigramme XII avec tout ce que nous conniissons par ailleurs de la biographie de Virgile, Mais Birt, qui reprit et s'etforca de confirmer pur toutes sortes d'arguments la 17 Birt. I se refuse 4 admettre qu'un pareil pote, absolument contraire en tous points d tout ce que nous savons de Virgile, tant sh de ce poéme déroutant, Alors que Ilevne, Nacke, Bachrens, Ribbeck, Sabbadini et Curcio UNE ERODE DOVIDL 113) thèse de Vollmer (2), se point de vue biographique qu'au point de vue biterane ait po étre écrit par de futur auteur de l'Encide, N faudrait, pour que nous admettions cette idée, des preuves autrement convaincante, que celles quéa appenteus Parto?) Cette refutation est valable également pour la curieuse Cheoric soutenue par M. N. de Witt au sujet du poéme qui nous occupe, Persuade, lui aussi, que toutes les pieces que composent le Catuleplon sont des œuvres de jeunesse de Virgile, M, de Witt pretend retrouver dans le Luccius attaqué ici par « Virgile », le personnage désiene dans au v. 45 était un sous-officier de l'armée de César. Virgile ayant servi les poëmes VI et XI sous le nom de Noctuinus, el qui ne serait autre que Marc-Antoine le triumvir, A qui Virgile aurait voué une atroce sous ses ordres et ayant eu à se plaindre de ses brimades lui aurait inimitié. chargea d'imaginer une explication. D'après lui, le Luccius nommé gardé rancune et s'en serait vengé par cette violente satire, composée, d'aprés Birt, peu de temps après l'année 48. Virgile aurait donc été soldat à l'époque des guerres civiles ? I suffit, pour que nous l'admettions, déclare Birt, qu'il nous le révèle lui-même dans les premiers vers de ce poéme, et nous devons croire que ce poëme est de lui, car tout le Cutalepton est en quelque sorte autheutiqué par le nom de Varius, exécuteur testamentaire de Virgile, qui a composé la derniére pièce du recueil posthume, celle qui, après avoir attirme que les pocmes qui precedent sont des œuvres de début de Virgile, se termine par le vers suivant, sur lequel nous aurons à revenir : et radis in vario carmine Calliope, M. Galletier se donne la peine de réfuter en détail cette étonnante « construction » qui, d'ailleurs, paraît n'avoir convaincu personne. Ayant passé en revue les opinions de ses devanciers pour n'en retcnir que ce qu'elles apportent de plausible ou, tout au moins, de vraisemblable, voici à quelle conclusion aboutissait M. Galletier i» C'est aux Vingt dernières années du premier sitele (avant J. E.) que nous attribuons l'Épode contre. Luccius. IL n'est pas impossible qu'elle ait été connue d'Ovide el que le pocte exile int songé i elle quant écrivit son /bis. Quelques détails en effet permettent de rapprocher les deux pièces. Au debut de sa longue et monotone diatribe, Ovide consent à taire Je nom de son ennemi, plus discret en cela que notre auteur, er il renouvelle par trois fois (vers 9, 51, 61) cette declaration, Birt n'hésite pus à reconnaitre dans l'adjectif vario, à l'ablatif, témoignage d'un homme qui wa jamais su hair et prend grand soin de se distinguer des satiriques impénitents. Mais la patience lui clip. une sorte de signature déguisée de Varius, C'est somme toute, l'argupe et il menace son adversaire de révéler son nom et de lancer contre ment principal découvert par Birt en faveur de l'authenticité virgilui un plus long poéme, écrit cette fois dans le rythme iambique qui lienne de tout le Catalepton (8). On le voit, l'interprétation de l'Épigramme XIIT= et ce n'est pus pour simplitier les choses - - est intimement lige aux autres problemes du Catulepton. 1) Voy, E, Garner (2, Mergili Maronis) Epigramnala et Priapiea, Pods. CI Slyunesberschte der piuttosophi. plutot. und der histor, Klasse der WW Ala dente der Wisseuschafien zu Min hen, 1817, Voy, ES GALLETILR, édit. p, 45 et 200, e) pa Hi bi, Sugendverse und Heimalpaesie Vergity, Erklärung des Catalepton. Teubner, On dirait qu'Ovide veut faire allusion à la piece de notre recuvil, aux vers qu'un de ses prédécesseurs, un de ses amis peut-être, plus fougueux et moins charitable que lui, n'hésita pas à composer contre M. Galletier a répondu par le menu à tous les raisonnements de Leipzig, convient à la satire et à la guerre. 1910, po 142, son ennemi et dont la publication dut faire quelque scandale. Ne croirait-on pas qu'il veut épouvanter son détracteur par la menace d'un châtiment analogue, l'envoi d'une pièce aussi Injurieuse, (1) Toutefois, Birt ne croit pas que Virgile soit l'auteur du panteyrique de Messida (Catalepton 9); sur cette contradiction voy, E, GALLI TE, SAL, Po 1%

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HOUBAUN [12] qu'au fond de lui-méme le bon Ovide se sent incapable d'écrire ? » Cd Voici maintenant l'essentiel des notes se rapportant à cette longue Citation, que nous avons tenu à reproduire entièrement, vu l'imporlance que vont prendre dans la suite de notre étude les ingénicuses ci fecondes remarques de M. Galletier, point de départ de nos recherches, Ovide, au v 615 del’ Ibis, menace, en effet, son ennemi de l'appele r par son Vrai nom dans un autre poéme : Postiiado plura legos ef indique, dans les v. 53-54, de quelle nature sera le pocine tenu Postado si perges, in te mihi liber iambus meta Lycambeo sanguine tela dabit. acria bella geri. Eulin, M, Galletier se demande s'il y a e ressemblance fortuite on remiiscence entre les expressions : Epode, v. | lacere me ct Ibis, v. 29 me... faventem; Ep. 18 an facta cognoscis et Ib. St, nee dicam facta; Ep. 23 flarnmgne Thybrimet Ib. 140 dum Tiberis fluvas Tuscus habebit aguas; Ep. 35 tibi liquerunt opes et 1b. 425 sic... tua fortuna liquescat 2 u Avant de discuter certaines des explications proposées pur M. Galletier lui-même au sujet des rapprochements qu'il a eu le mérite de faire le premier entre l'/bis d'Ovide et l'Épode anonyme, nous sones oblige de résumer d'abord le curieux débat qui s'engage dans la Revue de Philologie au sujet de certaines opinions émises par M. Galletier a propos du Catalepton cu général et de notre poéme en particulier, et c'est ici que nous allons retrouver M. Carcopino. Celui-ci, dans un long et savant article de la revue susdite, à exposé son opinion au sujet de la date à laquelle fut composé le recueil appele Catalepton, et a soutenu à ce propos une théorie nouvelle, Nous en retenons les trois points suivants, les seuls qui importent ala presente discussion : 0) E, GALELHIER, édition, p. 212 el 213. . A ( Jo M. Carcopino approuve M. Galletier d'avoir, dans son édition, rejeté la théorie de Vollmer, Birt, ete, qui attribuent à Virgile la totalité ou la quasi-totalité des pièces du Culaleplon. 20 Mais il estime que M. Galletier aurait dû descendre beaucoup et même au-delà du régne de Néron, pour Ironver Pepe nye plus bas, où ces pièces furent écrites et ce recucil constitue. ln realite, selon M. Carcopino, le Catalepton est l'œuvre Wun faussaire qui « entre 86 et 96 après J.-C. savoura la jubilation seercte de lancer, Bui li épigramme dès longtemps connue, la deuxieme, dont Quintilicn affirme qu'elle était de Virgile, une série disparate de pieces plus ou moins influencées par son propre milieu, nourries bien ou mal de ha substance des grands poètes disparus dont il s’ctait imprégné, définitivement soustraites, par Péclectisme de ses procedes comune par l'absence de références certaines, à tout essai d'identification » | (p. 182). et précise encore un v. 646 pede que debent Tasti UNE EPODE D'OVIDE où prirent place, acóte d une nom de Virgile, un recacil composite nomen habentia veran, cn reserve pour une nouvelle riposte : ch [13] 3e L'Epode contre Luccius (Catalepten XITI, le poéme qui nous occupe) est précisément une des pieces qui permettent de ramener de Catalepton à l'époque de Martial et de Juvenal. M. Carcopino se fonde, pour proposer cette date, sur deux urgiiments qui doivent retenir notte attention : . A. Argument tirédu vocabulaire, I y a, dans la piece XII, deux mots qui appartiennent à la terminologie des poctes du ens dus Flaviens et non à celle des poctes de l'âge dor. Crest d'abord La forme Thybris au v. 23. M. Carcopino a établi dans son celebre OUT Virgile et les orivines d'Ostie (p. 578 sq), que le nom Frhr don de Tiberis, n'a été introduit dans la poésie latine que par l'Enétde de Virgile, pour de profondes raisons religicuses el historiques. ar conséquent, écrit M. Carcopino (p. 164) «les vers de lE pigra me X1 ll où le Tibre s'appelle Thybris n'ont pu étre écrits an plus tal que vers le temps où Ovide osa vulgariser cette forme Savanle, a Las coordonnée par Virgile aux exigences spéciale de son épopée ci, poul la première fois à notre connaissance, la fit alterner avec la forme habituelle, dans la simple intention d'ajouter aux aises de sa ver- ; et, plus probablement, ils le furent beaucoup plus sification facile tard, dans la seconde moitié du premier siécle après J “Cy alors que chez Stace, Silius Italicus et Martial lui-même, une devotion inconsidérée au culte de Virgile entraîna la prédominance quelquefois exclusive d'un mot dontlasignification ésotérique s'était deja perdue n. Un autre mot doit, d'après M. Carcopino, nous faire ranger la piece

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JEAN HUHAUX [11] 41 SU . ® E UNE rob D'OVID 115] ATTI parmi les wuvres contemporaines des productions lieeneieuses parce qu'il frequente des marins au bord du Fibre el quit se rend as de Martial. C'est l'exchunation Thalassio, répètée deux fois au v. 16, Cotytta, M, Carcopino montre quien dehors de la piece XII du Catalepton, ob ce mot repurait a nouveau (v. 9), les poctes latins ne se risquent a l'introduire dans leurs œuvres qu'à deux époques : celle de Catulle (INT, 134) et celle de Martial (111,93, 25; X11, 42,4 er X11, 95, 6). Si l'on croit notre poeme contemporain de Catulle, il faudrait admettre qu'Horace s'en est inspiré dans ses Æpodes. H est bien plus probable, au contraire, comme Pavait déjà montré M. Galletier, que c'est Pauteur, quel qu'il soit, de Pépode X 111, qui s'est inspiré des Épodes d'Horace. Des lors, conclut M, Carcopino, « puisque celui-ci (le peeme NET du Calalepton), rédigé en la forme de l'Épode horaHenne, ne saurait remonter à Catulle, nous devons en abaisser la date do temps ou Martial venait de Muses » (n. naturaliser Thalussio au pays des ll confronte les vers 23-24, où Luccius est décrite appelant, sor des, rives du Tibre jaune, les gens qui sentent la marée», avec l'Epi gramme X, 85, où Martial évoque le vieux haute ladon, habitue, | lui aussi, à fréquenter ces lieux mal fames, Quant aux Cotylía du Catalepton, voici comment M. Cico pino s'exprimait à leur sujet en 1922: Les rives du Fibre virent aies alors, autour d'un des sunetuaires qu'y possédait Bona Dea, Vale minable parodie de ses rites qu'y auraient donnée des hommes ax mœurs monstrueuses ? On pourrait le supposer en confrontant notre cpode : Non me vocabis pulchra per Cotytia ad deriates fascias (v, 19-20). 167). B. Argument tire des données historiques fournies par le poéme. avec la 2 satire de Juvenal More sispstro M. Carcopino retient cinq faits : exavituta procul non intrat lemina Innen. Solis ara dese maribus palet, « He, prolinae » Il" Les ve 27 et DK neue in culmian et clamtatur, « nullo genmit hie tibictna con Talia secreta coluerunt ergia tacda Cecropiam soliti Baptae lassare Cotylon, meta compitaliz dapesque dices sordidas se rapportent à da fete des Lares compitales, comme VPavait établi deja M. Galletier (p. 216). Or cos fetes, supprimees par Jules Cesar, ne furent restaurdes par Auguste qu'en Pin 7 avant] -CPout porte à croire que les invectives contre Luecios furent écrites après cette date « sans doute même assez longtemps apres elle, cn un temps où une longue accoutumance avait (Sat. 111, 0205. Les deux poctes parlent Ja mente Jangue. Mais il est pis besoin d'inférer de cette analogie une influence de Von Dantre. Juvenal n'a pas*plus développé les idées du Cataleplon que L'auteur de RES pramme XIE n'a copié Juvénal. Hs se sont simplement indignes des a nouvean détendu les ressorts de la discipline par laquelle Auguste memes spectacles. avait espere Pennoblir; des « poncifs « que les cèdent, indépendamment Pune de l'autre, du - ce qui nous rejette dans le plein courant Per sicele «, 2 L'auteur des fambes dénonce son ennemi Luccius à l'improbatio de Cesar et lui reproche des crimes précis, tombant sous le coup de lois déterminées : la lex Julia de adulteriis, la lex Scantinia sur le stuprum cunt rire, Or nous voyons que Domitien a appliqué ces lois avec ure vigueur terrible, et qu'en 85, étant censor perpetuus, il entreprend une severe campagne contre les mauvaises mœurs. Done, dit M. Carcopino, le César invoqué dans notre poéme n'est pas Auguste, comme l'avait cru M. Galletier, mais Domitien. 34 Ensuite, M. Carcopino en vient aux vers dans lesquels l’infame Luccius est attaqué parce qu'il a pratiqué des rites obscénes, Leurs ressemblances, au lien de venir d'imitittions directes, pro scandales, les travers et les vices de leur siècle avaient alors titre: duits dans la littérature » (p. 171). | En note, M. Carcopino écrit : « Le Thesaurus línguae Latinae ne signale l'emploi de Cotyto et de l'adjectif Colylius que dans ces deux passages et dans une Epode d'Horace (XVII, 46) a. 4» M. Carcopino croit retrouver dans les quatre premier vers de l'Épigramme XIII le souvenir des guerres victoricuses qui mat querent le début du repne de Domitien, 50 M.Carcopino étudie à son tour l'épigranune finale du Cutalepton (pièce XV), celle où Birt, à cause du soi-disant calembour part

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JEAN carmine avait IIUBAUN [16] prétendu voir la signature de Varios authentiquant UN. ÉFODI D'OVEDI [17] 2 A propos du Catalepton et, dans cette múme Revue de l'Inlologie these de M, Galletier qui voyait dans ce quatrain un rappel d'une qui avait publié l'article de M. Carcopino, iba fait paraitre une apologie de la theorie qu'il avait si brillamment soutenue dans son édiepituphe de Virgile attribuée à un certain Asclepiadius, erammairien tion. du HH 00 du IV" siècle, Pour la commodité de notre expose, nous I répond d'abord à l'argument tiré par M. Carcopino de la piece XV, l'épigramme « Epilogue» du recueil, I prend acte du fait que son contradieteur n'apporte pas, lui non plus, de faits positifs permetti tout le recuell, Avec raison, selon nous, M. Carcopino rejette Phyporeproduisons ivi ces deux poémes : . Fpigramme XV du Catalepton d'établir si ce rappel suceinet des grandes auvres de Virpile es! antérieur ou postérieur aux Cpitaphions tardifs de PAnmhelenie latine e Et nous voilà au rouet! », écrit plaisamment M. Galletier. Vate Syracosio qui dulcior, Hesiodoque mador, Honieren non minor ore Tit, ius hace quoque sunt divini elementa poetas et rudis in vario carmine Calliope. Ensuite, M. Galletier passe en revue les particularités de l'Épi- Epitaphe de Virgile par Asclepiadius : Sicanius vates silvis, Aseraeus in agris Mavonius bellis ipse poeta fui. I est certain que l'un de ces deux poëmes imite Pantre mais, comme le dit M, Carcopino : A mon avis, M. Galletier s'est persuadé trop vite que Pepitaphion... visiblement rédigé à ta fin de l'Empire, van Serv! de modéle à l'Epigramme XV. J'éprouve à les comparer impression contraire; et même si l'on ne me concède point que Cost Pauteur de Pepitaphion qui a demarque l'Epigramime,...il faudra, de toute façon avouer que mon explication vaut Pautre ». M. Carcopine est convaincu que cette pièce épilogue est, comme les autres peemes du recueil l'œuvre du « virtuose de la Rome Havienne » qu'il appelle autre part «le faussaire du Catalepton ». I rappelle que Pepizramme |, qui ouvre le recueil, commence par une invocation directe à Tueca (v. 1). A cette précision aurait corresponda, dans Pesprit du faussaire, e la caution sous-entendue de Varias, qui terunnerzit le Cataleplon +. « Larrangement prémédité, j'allais dire le truquage, est evident. Le certificat d'origine, qui nantit les Epigrammata des memes autorités que l'Endide, est trop beau pour n'avoir pas été maquillé, » Nous avons résumé aussi fidèlement que nous l'avons pu l'article de M. Carcopino, ef nous en avons reproduit textuellement les passages en litige, afin que M. Carcopino ne nous reproche pas d'avoir eramme XIII, dont M. Carcopino avait cru pouvoir déduire que ce poëme datait du règne de Domitien. Les arguments tirés du vocabulaire n'ont pas convaincu M. Galletier. D'abord la forme Thybris. Constatant que M. Carcopino a lui-même établi que les deux noms du fleuve ne sont pas, chez Ovide, distingués lun de l'autre, M. Galletier conclut : e Rien n'empéchait un poëte quelconque, later de notre pièce, qui ignorait peut-être la distinction entre Thybris et Tiberis, d'user de la première forme, d'autant plus qu'elle sente pouvait satisfaire aux exigences qu'il s'impose dans la construction du sixain iambique ». Et dans une note que nous croyons opportun Notre , Galletier rappelle quelles sont ces exteenven de reproduireM. dans Horace par admises auteur n'use pas en effet des substitutions aus Niambe les sixains et n'emploic que le spondée à di place de pieds impairs ; on ne trouve pas de dactyles ». Quant au mot Thalassio, puisqu'il apparait aussi bien ches Catulle que chez Martial, «je demande simplement », écrit M. Galletier, «de quel droit on refuserait à notre piece d'étre un intermediate entre Gatulle et Martial », Il passe ensuite à la critique des considérations historiques tirées par M. Carcopino de l'épode contre Luccius, D'abord, il n'y a nulle raison de croire que le César mentionné au v.9 est Domitien plutôt qu Auguste : 4 la lex Scantinia est appli quée à la fin de la République et quant à la lex Julia de adulterits elle est l'œuvre d'Auguste « et il ne parait pas qu'Auguste lui meme travesti sa pensée, ainsi qu'il Pa fait lorsqu'il a riposté à la réponse ait eu la main si légère quand il dut intervenir dans sa propre de M. Galletier. Famille » (p. 161). Celui-ci en efter, n'a pus laissé sans réplique les longues et inpéMEUSES contre-propusitions de son contradicteur, Il a repris le titre Voici enfin comment M. Galletier répond aux rapprochements proposés par M. Carcopino entre les vers où notre Épode évoque les

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JUAN HUISADN rites et les déhauches auxquels s'adonnait Luccius et les pussagus (* où Martial er Juvenal décrivent des mœurs similaire s. Rappelons que UNE ÉPODE D'OVIDE RIO) un Dans ces conditions, continue M. Galletier, «il n'y a pas lieu d'abaisser jusqu'à la fin du IST siècle ou au debut du 1" sicele apres M. Galletier nia nullement pris position dans le probléme de la Basilique. Son témoignage au sujet des Cotyltia romains nous parait J.-C. une satire dont la forme est empruntée aux Épodes d'Horace d'autant plus digne d'être ici reproduit : «La depravationde la société qui se trouve peinte dans P'Épode XITI mêmes Epodes. sembly a M. Carcopino caractéristique du temps où Juvénal écrivait autres? Aucune des allusions historiques que M. Carcapiia cont sur. ses satires et stigmatisait les hypocrites. Ce sectateur de li déesse Cotyto que notre auteur représente près du Tibre, dans la société des matelots, est, à ses yeux, le contemporain du vieux naute Ladon cite par Martial et de tous ces étrangers qui ont définiti vement quitté por le Fibre les bords de l'Oronte ; il prend part sans nul doute aux orgies nocturnes des Baptes que Juvénal nous fait entrevoir : Talia secreta coluerunt orgia taeda Cecropiant soliti Baptae lassare Cotyton, D'oî cette conclusion que, si Juvenal et l'auteur de l'Épode XIII partenti meme langue, c'est qu'ils vivent à la méme époque et qu'ils SU sont indignes des menies spectucles, Hest Richeun pour la solidité de cette argumentation que Ces spectacles- n'aient pas cre l'apanage du seul régne de Domitien, Le de Cotyto est déja installé a Rome culte au temps de la bataille d'Actiom er il apparait pas Qu'il y ait joui déjà d'une excellente reputatio n. Dans P'Epode XVI qu'Horace conmucnee par une ionique palinodie, la sorcière Canidie est qualifiée d'umante chérie des matelots et des marclumds | na Hs meta et institoribus : dans lu seconde partie, qui constitue la réponse de la mégère, Canidie reproche au pocte d'avoir eu la langue trop longue et d'avoir révélé les mystères de Cotyto Inultus ut tu riseris Cotytia volgata, sacrum liberi Cupidinis ? Nous avons donc la certitude qu'en 31 avant J.-C., des gens de repulation suspecte, matelots, commerçants étrangers, femmes de mau‘aise vie, pratiquaient le culte de Cotyto et qu'ils ne tenaient pas, pour des raisons faciles à deviner, A ce qu'on divulguát leurs secrets ». En note, M. Galletier écrit :« M. Carcopino me paraît avoir méconnu coe CN RIA de ce texte, qu'il rejette à la note 6 de la et qui condamne un culte étranger deja raille par Horace dis ces Pourquoi Pune ne serait-elle pas à pen près contemporaine des prendre dans ce poéme XITT ne nous cloigne nécessairement de ce Jer sitele avant J. €, pas plus que la mention des ich eompitatia (v. 27). Que celle-ci nous oblige à descendre à l'année 7, date du reli blissement de la fete des Lares compitales, Py souseris volontiers, puisque jai attribué ces vers aux ving! dernieres antico» vint Vere chrétienne : rien dans notre texte ne nous permet de dire que ce détail historique « nous rejette dans le plein courant du I" sicele ». En note, M. Galletier fait observer enfin que Pinterpretation proposée par M. Carcopino pour les premiers vers du poéme est, elle aussi, très incertaine, I n'y a aucune raison pour qu'on y trouve l'écho des guerres de Domitien plutôt que des allusions aux guerres de Pan 48 (Birt), de Pan 42 (Nemethy) ou de Pan sl (Galleries). Et pour conclure sa critique des hypotheses de son contradicicur, M. Galletier disait : « Ainsi s'écroule un edifice d'une solidité plus spécicuse que reelle » (p. 163). M. Carcopino non plus n'a pas laissé sans réplique la riposte de M. Galletier. I a publié, dans la Revue de Philologie (1927, pp 849) sous le titre : Encore le Catalepton, un bref article, sur deux colonnes, et composé en bonne partie de citations textuelles, Cet article tend à établir que M. Galletier <a, Certinement sans de vouloir, trahi l'opinion qu'il combattait, ou modilié, pout-ctre sand s'en apercevoir, son opinion personnelle » (p. 81). Plusicurs points de ce nouvel article requicrent notre attention, D'abord, M. Carcopino, prenant acte du fait que M. Galletier LT pas changé de documents, convient qu'il n'a, Ini non plus, «ni textes ni faits nouveaux à verser dans un débat qui, des lors, menace de s' « éterniser sans profit pour personne ». Les controntations de M. Carcopino portent sur six faits dillerents : 19 Faut-il, dans le Catalepton, considérer les Priapea comme independants des fipigrammata ? Nous n'avons pas à cxuminer ici cette question. 20 L'interprétation de l'Épigramme XV (Vale Syracosto) dans laquelle, on s'en souvient, M. Galletier voyait l'œuvre d'un gram.

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JEAN {20} muirien tardif et dans laquelle M. Carcopino trouvait la preuve que le recueil était Pœuvre d'un faussaire, ayant introduit au dernier vers le calembour vario pour authentiquer ses productions pseudovirgiliennes, M, Carcopino maintient son opinion, sans plus. 3 Lu présence, dans l'Épigramme XIII, de la forme Thybris. «ile ne commence d'intervenir « derit M. Carcopino, (p. 86), a Gisifa curremment avec Tiberis, que chez Ovide, Elle ne devient predomi- : nante, quasi exclusive, qu'à l'époque flavienne. Voilà le fait, brutal, Statistique, et MICHI il n'y a point deux fagous de Vinterpróter correcte ». Rien de plus clair, mais nous actons dès maintenant que l'interpretation correcte de ce fait n'exclut nullement la possibilité d'attribuer le puëme a Ovide, qui se trouve être précisément le premier à avoir Vulgarisé la forme Thybris. 10 Au sujet des uncta compitalia de V'Épigramme XITI, M. Carcopino enregistre l'aveu Rut par M. Galletier, que cette allusion suppose la reorganisation de Vannee 7 avant J.-C Nous Padmettons également et lorsque M, Carcopino écrit que « cette année 7 av. J.-C. ne peut marquer, en l'occurrence, qu'un ferminus a que », nous constatons que cette date initiale de la chronologie qu'il suggère ne saurait en aucune facon exclure la possibilità de dater le poéme de quelques années avant ou aprés J.-C. Su Meme remarque a propos des lois invoquées par l'auteur de "Epigramme XID: la lex Scantinia et la lex Julia de adulteriis sont en vigueur aussi bien sous Auguste que sous Domitien. Le fait qu'elles ont connu sous le règne de ce dernier empereur « une double reviviscence a n'exclut pas la possibilité de dater le poéme contre Luccius de l'époque angusteenne ou d'une époque postérieure de peu au règne d'Auguste, 121) UNE Great: D'OVIDE 207 historique permettent de sortir de l'impasse où fut engagée cette coutroverse après tant d'autres. Je m'étais efforee nagnere de rompre le: cercle set je persiste à croire qu'il est brisé, puisque l'Epigramme XITT, qui n'est pour moi ni une enigine, ni une pierre d'achoppement el dont il est facile de retrouver, sinon les personnages (lesquels ponrralent bien, commie ceux qu'attaquent des epipramines de Martial, n'avoir vécu que d'une existence fictive ct sous un nom d'emprunt) du moins tous les traits caractéristiques dans l'ambiance flavicrne, n été rédigée à une époque trop voisine de la publication du recnett, pour n'en pas frapper la composition méme d'une suspicion de fraude dont il aura, je le crains, grand peine à se relever », II faut nous arrêter maintenant à la parenthèse que Contient ce dernier texte : les traits caractéristiques de l'ambiance thivienne, M. Carcopino les a cités dans son article précédent : ce sont les scenes de débauche et les rites infámes dont sont témoins les rives du libre. S'il a été amené à croire que les vers de l'Épigramme XII décrivant ces tableaux sont contemporains du règne de Domitien, «est qu'on retrouve les mêmes évocations chez Juvénal et que les denx poetes se sont indignés des mémes spectacles » (Kerne de Philolovie, 1922, p. 171). Done, même s'il était établi mais ce n'est pas le eus que les personnages de PÉpigramme XPT n'ont vécu «que d'une existence fictive et sous un nom d'emprunt », il serait difficile a M. Carcopino de soutenir que les mœurs et les habitudes religieuses attribuces a ces personnages fictifs par l'auteur de Pepigramme wont pas corresponda elles, à tout le moins sous le règne de Domitien, à des réalites historiguement attestées. Dès lors, nous avouons ne plus comprendre comment M. Carcopino a pu étrire dans son livre sur la Basilique (p.377,0.2) e Les IVectivos d'Horace, de Juvénal et du fuussaire du Catalepton ne suttisent pas a fixer ce culte (celui de Cotytto) a Rome », contredits «le moyen de se débarrasser, en note, de son contradic- On voit l'utilité de l'étude à laquelle nous nous livrons : uss bien dans le domaine de l'histoire littéraire que dans celui de l'histoire des religions, la treizième pièce du Catalepton pseudo-virgilien presente désormais un intérêt primordial, Sans doute les « fausses pistes » abondent en de pareils terrains et il serait bien présomptucux de prétendre ne pas s'égarer, après tant d'autres, parmi tant de possibilités teur » ef M. Carcopino ajoute : « Le lecteur, comme on dit, appréd'erreur. 6 Continuant, de meme d'ailleurs que M. Galletier, à voir dans les vers de début de l'Épigramme XII des allusions à la carrière militaire et navale de son auteur, M. Carcopino reproche à M. Galletier d'avoir change d'opinion au sujet des événements qui seraient évoques dans ces vers et de demander aux auteurs qu'il avait d'abord Clera ». Voici maintenant la conclusion de la réplique de M. Carcopino (P. 89). « Seules, à mon avis, l'étude du vocabulaire et la méthode Néanmoins, fentanda via est : l'énigme vaut bien qu'on ajoute une hypothèse nouvelle à toutes celles qui ont deja ere hasardécs pour la résoudre.

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JUAN HURAUX [24] UNI LPODE D'ovini A Port opportunement, du reste, des avant le moment où M. Carco- M. Carcopino est surtout frappé de voir le nom de Varius au dernier pino écrivait que l'étude du vocabulaire était, avec celle des faits vers du Catalepton et celui de Tueca au premier. Mais en réalité, dans historiques, la seule qui permit de sortir de l'impasse, deux philolopues les manuscrits, l'Épigramme I du Catatepten, celle qui commence américains, MM. Radford er Fairclough, avaient entrepris et publié par une apostrophe à Tucca, ne se présente nullement comme un debut, des recherches sur le vocabulaire de Appendix Vergiliana en général, Elle succède ci de notre piece NITT en particulier (4). premiere pièce d'un recucil nouveau, aux deux Priapees. C'est meme immédiatement et sans rien qui la signale comune la Ces recherches, confessons-le tout de suite, n'ont pas encore abouti la un des arguments invoques par M. Carcopino contre li theorie ii des résultats définitifs (3) et tout fait prévoir qu'elles vont devenir de M. Galletier qui voudrait dissocier l'histoire des Priapees de celle elles-mêmes et à leur tour l'objet d'une nouvelle polémique, Elles des Epigrammes. Mais il ya mieux : dans le manuscrit le meilleur et le plus ancien, Ont, en Tous Cas, l'avantage d'avoir été entreprises par des savants qui sont restés enticrement étrangers au débat portant sur le contenu le Bruxellensis (XV historique des pocmes étudiés et qui, lorsqu'ils ont publié leurs conclules Priapées elles-mêmes sont précédées sans transition par les dersions, ne paraissaient pas connaître l'existence de lu controverse niers vers de la Ciris, autre poëme pseudo-virgilien. À peine un V Galletier-Carcopino. majuscule, d'un autre aspect que les autres lettres indique-t-il som- Mais avant d'utiliser, en vue de notre analyse de F'Épigramme XIII, les protitables indications fournies par MM. Radford et Fairclough, nous voudrions examiner une fois de plus ’Epigramme XV du recueil s.), que nous avons collationne personnellement, mairement le début d'une œuvre distincte. On en infere légitimement que, dans une édition manuscrite précédente, la Cirts venait immediatement avant le Catalepton.Or voici le premier vers de la Ctrts : (Vute Syracosto) dont on a vu que l'interprétation commandait dans Quod si me vario confechum cura labore... une certaine mesure celle de l'Épode contre Luccius, En ellet, si l'on admet avec Birt, Elis et Carcopino que le dernier vers contient le De nouveau l'adjectif varius, ici encore à l'ablatif, Va-t-on dire nom de Varius, placé à cet endroit soit par Varius lui-même soit par qu'il s'agit également dans ce vers initial de la Cris, d'un calembour un ingénicux faussaire, on sera obligé de convenir que ce quatrain sur le nom de Vand de Virgile, conune dans le vers «final + du Cade confere une certalne unite au recueil qu'il termine et que, par consélepton ? quent La piece NET, peut ¿tre dutée indirectement par cette épigram- Ajoutons que c'est seulement dans les editions modernes que ce me cpilogue. Fest vrai que M. Galletier et M. Carcopino en étaient vers est présenté comme un vers final. Dans le manuscrit de Bruxelles, restes «au M. Galletier PEpigramme XV du Catalepton est immédiatement suivie. sans ren lui-meme et qu'ils convenaient, chacun de son côté, de leur impuisqui indique le début d'une œuvre nouvelle, par une Priapee (Quid sance à discerner par la critique interne, si cet épilogue du Catalepton hoc novi est ?) et par les deux élégies sur la mort de Mecéne. Done, Chait rouet« comune l'écrit si pittoresquement antericur ou postérieur aux quatrains des graminairiens du it n'y a, à proprement parler ni un e premier » vers contenant le ne Il er du IVe siècle, Nous voudrions verser au débat deux petits de Pucca ni un « dernier » vers contenant celui de Varios. Ainsi, faits qui, i notre connaissance, Wout pas encore figuré parmi les pièces les « coincidences » dans lesquelles M, Carcopino dénonçait subtilement du proces, Le premier a trait au calembour que Birt a cru trouver dans l'adjectif vario du vers final, ce dont M. Carcopino le loue très fort, tout les arriere-pensees d'un faussaire n'ont aucune existence véritable. Pour notre part, nous espérons avoir apporté une légère confirmation à l'opinion, si vraisemblable en elle-même, de M. Galletier qui en se réservant d'en tirer des conclusions tout opposées. se refuse à voir dans les mots vario curmine de l'Épigramme XV (i ROS. Raptor, She fuzetile Works of Ocid and the Spoudate Period of hits Metrical Art, dans Transa tions and Proccedinus of the American Philolowi at roo sation, LE, 1920, pp. 146-171: H. Rusniton FAIRCLOUGH, the Appendix Meridiana, meme revue, LIT, 1922, pp. 5-34. (E) Vey. plus bus, p. he. She Poems of autre chose qu'une ressemblance toute fortuite avec le nom de Varius. Le deuxième fait que nous citerons au sujet de cette Epigramine XV du Calalepton est un rapprochement avec une autre Cpigrammme.

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JEAN HUBAUN [24] Un rapprochement, déjà proposé par Birt, avec une épigramme de l'Anthologie latine avait amené M. Galletier à ranger le quatrain Vate Syracosio parmi les productions des grammairiens tardifs. C'était descendre trop bas pour M. Carcopino, qui s'efforce de ramener la piece à l'époque des Flaviens en interprétant comme on la vu le Sok-disant calembour vario, dans lequel il voit l'estampille même du fanssaite. anglogies dignes de retenir notre attention C'est l'épigramme IX S72, de Lucillius : M7 vis Leds, Dei » zul« "AvSpx por Evvere et l'esprit de la poésie du temps des Flaviens (1) ». Mais ici encore, nous sommes: «¿au Touch » car que pourrait-on répondre à l'un ou à l'autre des nombreux latinistes partisans de la théorie de Vollmer-Birt, s'ils disaient que Stace et Martial cmplorent pour parler de Virgile, les mêmes expressions que FE pain XV du répondre à M. Galletier lorsqu'il expliquerait ces rencontres comune Au contraire, dans le rapprochement que nous proposons avec Modax » za DE Bel part ti apuoiztav. “AAA Ti Yee pos dentegnv Erdıdavar BG to apyOpevos ; « Mutat OAuprendes, coipat Ade, oon dv tadlyv, ei ut por Krinap ¿adv ¿dore Népev ». Proceedings, 1923, p. 177). Certe epigramme est intéressante à plus d'un titre. I ne nous paraît Pas douteux qu'elle soit en rapport avec l'Épigramme XV du Catalepfon. En effet, on ne trouve pas seulement la mention d'Hésiode et celle de Calliope, présentée chez Lucillius comme la Muse inspiratrice d'Homere et chez l'inconnu du Catalepton comme figurant, par une curieuse synecdoque, l'œuvre elle-même de Virgile, inspirée par une | Muse encore mexperte (rudis) (*) : les deux poémes présentent la même lorme caractéristique : ‘Ounpele aröuarı et Homereo ore. Dans son édition, M. Galletier rapprochait le mot rudis de l'ÉpiXV du vers souvent cité de Martial sur le Culex (VITI, 19) : ‘ le passage de la Thebaide où Stace qualifie 1 Enéide de divine (Theb., d'ailleurs, s’efforce de garderons d'ailleurs d'en tirer argument contre le savant archéologue français, puisque nous allons nous-meme el tout le premier neu. ussez cloignée de la sienne. de meme Pépithete divini appliquée à Virgile rappelait à M. Gulletier XII, 816). M. Carcopino, légitimement pL'étude de la prosodie, de la métrique ci du vocabulaire de VA de l'ensemble tout attribuer ä érudit cet amené a pendix Vergiliana ces poëmes, comme aussi une bonne partie de ceux du Corpus Tibullianum, à Ovide, et il a développé cette curieuse théorie dans plusieurs articles des Transactions and Proceedings. Cette enquete, conlirmee en grande partie par celle quia menée parallèlement à M. Radford son collègue et compatriote M. Rt. Fairclough (E) dans la meme revue, n'a donc pas abouti aux conclusions que semblait presumer M, Carcopino lorsqu'il datait le Catalepton de l'époque flavienne. Nous ous servir des faits recueillis par M. Radford pour proposer une solution qui modo vix Culicemfleverat ore rudi; tirer 5 Vey. E GaLtittr e, édit, p. 223; Raprorp, The Language of the Pseudoà HAS Catalepton sith especial Reference to its Ovidian Characteristics, TA,» pois authentiquement virgilien ? Rien de plus que ce qu'on pourrait l’epipramme de Lucillius, il nous semble pouvoir deceler la possibitite d'obtenir, pour le poëme Vate Syracosio, un terminus ante quem, C'est ici qu'interviennent les recherches sur le vocabulaire, conisiderces par M. Carcopino comme un critère valuable. Le vocabulaire du pote XV a été étudié avec un soin particulier par M. RS. Radford dans un article intitulé The language of the Catulepton (Transactions and elzev “Opycetm Kaddıöan orépart AV, tas profit de ces analogies que présente l'Épigramme XV «avec la langue grammairien tardif auquel il croit devoir attribuer le quatrain. deidev » Sysare soty rives, 6 Ayo, ‘Iotuôcc. SG, 211 des réminiscences de Stace et de Martial, fort naturelles chez le « Monaco ‘Ejizwndôuv proue) sramme UNE EPODE D'OVIDE Catalepton précisément parce qu'ils les ont trouvees dans un rece Une epigramme ue l'Antholugie Palatine présente avec celle-ci des « [25] os M. Radford voit dans l'Épigramme XV un quatrain d'Ovide. «Le vocabulaire, dit-il est remarquablement ovidien (strikingly Ovidian) comme on peut le voir en particulier par les expressions non minor, elementum, rudis, Calliope ete., (TT. A. P., 1923, p. 178). (1) Revue de Philologie, 1922, Y. 1600, p. 178. (4) Article cité des 7. 4. P., LUE, 1022, pp. 5-44,

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Ces expressions figurent en effet dans les œuvres d'Ovide et M. Radford n'a pas de peine à Pétablir. Il n'en va pas de même pour les mots Homereo ore. La forme grecque Homereo est un semel dictum. Ovide, il est vrai, affectionnait les adjectifs en EUS tirés de noms propres grecs ('). loujours est-il qu'on ne rencontre nulle part ailleurs que dans ce poëme l'adjectif Homereus. D'autre part, l'épithete épéperus est attestée, elle, par d'autres textes que l'épigramme de Lucillius mais ce dernier poéme est le seul où on le rencontre accompagnant le substantif ota aa. I n'est guère vraisemblable que Lucillius, epigrammatiste prec, ait traduit du latin en grec l'expression Momerco ore; Callimaque dans , une épigramme precisement, avait écrit épfpetov ypdppa (Ep. VI, edit. Cohen, p. 106, v. 3). Des lors, il devient probable que c'est l’auteur, quel qu'il soit, vient la dernière et qu'elle oppose aux grandes œuvres du poëte les vers de mètres varies Où s'essaya une Muse encore inexperimentee ». N faut avouer que, si elle ne venait pas li dernière, PE pigramie XV ne « semblerait » guère être l'épilogue d'un recueil, mais bien plutôt l'épigraphe préface d'une collection de poémes, fort semblables aux quatrains qui ont servi de motto aux éditions de Theoerite (1. 7, IX, 205 et IX, 434). L'expression fifus MARC quoque sunt element conuviendrat miens, nous semble-t-il, pour une épigranme-proëmeque pour une cpigrimme épilogue. Le quatrain ne ressemble en aucune façon aux finales de recucil, ni à celles des « Couronnes » de Méléagre et de Philippe dans l'Authologie Palatine, ni à celles des livres de Martial. En résumé, bien qu'ayant manifestement été composée pour dente de Catalepton AV qui emprunte cette tournure à Lucillius. Dans l'état actuel de nos connaissances, rien ne nous permet de croire que les deux ¿pigrammatistes aient pensé à une source commune. I reste une dernière explication qui ne doit pas être écartée sans examen : C'est que les deux épigrammes, qui présentent plusieurs inulôgies curicuses et une expression identique et constituant, chez Fun comme chez l'autre, un óáxaz, pourraient bien être du même auteur, Voici une autre coïncidence, toujours dans le même ordre d'idées : l'expression vario carmine du v.4 de l'Épigramme XV n'a 41.4 UNE EPODE D'OVIDE [27] de corà un recucil de poémes une sorte de garantie d'origine et, en l'occutrence, d'origine virgilienne, l'épigramme Vale Syracosio ne parait pas pouvoir s'interpréter comme un epilogue. Il devient dès lors difficile de discerner si tel poëme qui la precede, comme par exemple le poéme XIII (Vinvective contre Luccius) ou tel autre qui la suit, comme l’Elegia in Maecenaten, dans le Bruxellensis, est Ou n'est pas compris parmi les elementa illius divini poetae dont parle le poëme. Quoi qu'il en soit, proëme ou epilogue, visant le Catalepton seul ou respondant chez les poëtes latins que dans l'Aetna au v. 580, variis bien toute l'Appendix Vergiliana, Vépigramuie Vate Syracosto nous carmintbus, Or VAetna est probablement l'œuvre de Lucilius, confemporauin de Neron comme le Lucillius épigrammatiste (2).11 ne faut paraît apparentée de trop pres à l'Épigramme de Lucillius pour que certes pas s'exagérer l'importance de pareilles rencontres, qui peuvent à cette dernière, En effet, les Epigrammes grecques de Lucillius etre purement fortuites, mais lorsque, dans un poéme de quatre vers, n'ont guère dû exercer d'influence sur la poésie latine au-delá du nous puissions la considérer comme étant postericure de beaucoup on trouve deux expressions qui n'apparaissent nulle part ailleurs que bref engouement pour les vers grees qui caractérise le régue de Neron, dans les œuvres d'un poëte néronien qui s'appelle Lucilius ou Aouxta- C'est sous Néron, a n'en pas douter, qu'est composce Pepigramine Atos, oa de droit de se demander si ces de Lucillius, C'est sous Néron aussi, pensons-ous, qui pi apparaitre ressemblances ne s'expliquent pas le plus simplement par l'hypothèse d'un auteur unique. I faut encore noter que l'épigramme grecque est destinée à servir de proéme au deuxième livre publié par Lucillius, Et l'Épigramme le plus naturellement un quatrain sur Virgile tel que l'épigramine Vate Syracosio. Vate Syracosio ? » Voici », écrit M. Galletier dans son commentaire, Les commentateurs ont tous ¿té intéressés, depuis Sonntag, par le rapprochement entre les mots ore rudi de Martial et la rudis Culp.221, la pièce qui semble être Vépilogue de notre recueil, puisqu'elle liope de notre poéme. D'autre part, on a attribué de l'importance au fait que Stace a 1) Ver. R. Rabtokh, 7. 4. 47, 1923, p. 178. ) Vos. SCHANZ, Rom. Literatur gesch., 1, 31, y, 92. qualifié de « divine » l'Endide et M. Carcopino n'a pas manque de rappeler cette analogie avec le vers de notre Epigramme où Virgile

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[29] UNI EPODL D'ovibi AE est appele divinus poeta. Birt étudie longuement (!) l'évolution de Que l'on considère l’Epigramme XV comme un épilogue ou comme l'idée que les poctes latins se sont faite de Virgile. Fait singulier, il un prologue, que l'on estime qu'elle concerne les quaterze pieces de amet les témoignages contemporains de Néron, dont on va voir qu'ils Catalepton seulement ou bien l'Appendix Vergiliana, il était nécesconcordent assez exactement avec celui de l'Épigramime Vate Syrasaire, croyons-nous, que nous nous eclforcions de la dater avant daa costo, C'est d'abord Calpurnius Siculus, qui écrit, dans un poëme où lyser le poéme XIII, objet principal de nos recherches, car, comme évoque, Int aussi, (v. 64 sq.) le triple aspect du génie poétique de on l'a vu plus haut, tous les interpretes de Cataleplon, a l'exception Virpile : de M. Galletier, considèrent UEpipramme Vate Svracoste comme un Metibecus: point de repère important pour La chronologie des différentes pieces ille uit vates saver et qui posset avena du recucil pseudo-virgilien. pravsonuisse chelyn, blandae cui saepe canenti Or,nos investigations dans le domaine de la poesie latine nous ont adlusere ferae, cui substitit advena quercus. Corvdon : Est, fateor, Meliboce, deus, amené à situer vers l'an 60 après J.-C. l'époque où fut compose le Ces vers sont les seuls, à notre connaissance, avec ceux de notre quatrain. Si l'on admet que l'Épode XIII faisait partie du recueil Épigramme XV, où Virgile lui-même, et non seulement son œuvre auquel ce quatrain servait a'¿pigraphe ou de conclusion, on devra poetique, soit explicitement qualifié de poeta divinus. reconnaitre qu'elle est Contemporaine du regne de Neron on ante- D'autre part, Birt montre bien que l'auteur de notre quatrain développe une pensée différente de celle des vers fameux de Properce (nescio quid maius... Hiade, 11, 32, 66), puisqu'ils proclament ex ricure à cette époque. Revenons maintenant à ces iambes contre Luccius. Nous nous sommes efforcé de réunir les notes, les commentaires ct les analyses littéraires et historiques qui ont été publiées sur ve poéme, depuis aequo Virgile et Homère : Homereo non minor ore fuit. En des termes étroitement apparentés, eux aussi, à ceux de Cafa- Scaliger jusqu'aux derniers articles des latinistes américains : il nous kpton XV, l'auteur inconnu des Bucoliques d’Einsiedeln, qui est a été moins malaisé que nous ne l'aurions cru de dégager de toutes Cpalciment un contemporain de Néron, décrit ainsi Virgile, dont la ces controverses une hypothèse qui n'a d'ailleurs pas le mérite gloire, à son avis, s'éclipse, en même temps que celle d'Homére, — si c'en est un en de pareilles matières -- d’être enticrement noudevant la renommée nouvelle de Neron poète (C. Giarratano, Corpus velle, mais qui, tout de même, n'est pas sans nous inquiéter quelque peu, par ce qu'elle a d'inattendu et aussi à cause des graves conse- Seriptorum Paravianum, 44, p. 51). Carmina Einsidlensia, 1, 48: Ind procul stabat et quences qu'elle entrainerait si elle était admise : d'aprés nous, le Catalepton XIII est l'œuvre d'Ovide; c'est le poëme dont il a, à plusieurs reprises, menacé son adversaire; il contient le nom du fffuco quondam non segnior ure ipsa suas delebat Ces vers, où l'épithète Mantua chartas. Sliaco et l'adjectif segnior ont tout l'air d'être des substitutions maladroites pour Homereo et minor, S'expliquent fort bien s'ils sont considérés conune faisant écho à ceux de Catalepton XV. On le voit, ce dernier poéme offre bien plus de points de contact avec la poesie neronienne qu'avec les œuvres des poétes antérieurs ou postéricurs à Néron. Ainsi se trouve confirmée la thèse principale de M. Galletier relativement à la chronologie du Catalepton : M. Galletier a soutenu et maintenu que ce recueil composite avait vu le jour à l'époque de Neéron, personnage qui a fait exiler Ovide et mainte indication nouvelle quant aux causes de cet exil. On a lu plus haut que M. Galletier, apres avoir établi plusienrs points de contact entre ce poeme ct les œuvres dex d'Ovide, en concluait qu'Ovide avait dû connaître Vépode contre Luccius, et qu'il y faisait parfois allusion. M. Carcopino, dans son article de 1922, estime que M. Galletier « se trompe en supposant qu'Ovide a imite dans l'/bis (9 après J.C.?) VEpigramime XI En taisant, dans lbs, le nom de son ennemi, Ovide fait exactement le contraire de l'épigrammatiste; et les similitudes énumérées p. 213, n. 4 portent sur des expressions trop banales pour retenir notre attention, Aussi bien, la date que j'assigne à l'Épigranime XIII (cf. infra, p. 162 et suiv.), () Jugendverse n. Heimatpoesie Vergils, y. ne permet-elle d’en rendre compte que par un emprunt inverse de

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JUAN celui qu’imagine HUHAUX M. Galletier. » (Rev. de Philol. 1922, p. [40] [41] 157, duire dans un recucil dont il garantissait l'origine virgilienne une UNI LPO, DON, SL nore 1). piece qui, dès les premiers vers, eût fait dresser l'orcille à tous les Nous pensons qu'il n'y a pas emprunt, L'épigrammatiste, il est vrai, fait exactement le contraire de ce qu'avait fait Ovide, non pas admirateurs de Virgile ? seulement dans 1'/bis mais aussi dans d'autres poëmes adresses à son ennemi et dont nous reparlerons plus bas. Mais précisément, Ovide lui-même fait savoir formellement à son adversaire qu'il va publier un poéme où il se départira de sa discrétion, Il revient À plusieurs reprises sur cette idée. Nous demandons simplement qu'on hous Montre, dans toute la poesie latine, des poëmes qui annoncent plus explicitement que ne le font tes poëmes écrits par Ovide dans son exil VEpipramme XI du Cataleptan, et d'autre part, nous demandons qu'on nous cite un poéme qui, mieux que ce dernier, puisse être considéré comme la mise à exécution des menaces du malheureux atttent des Tristes et des Pontiques. Quant aux similitudes qu'on peut relever entre les poémes d’Ovide et l'Épode contre Luceius, on jugera st elles portent uniquement sur des expressions banales. Mais avant d'énumerer les rapprochements que nous avons recucillis chez les interprètes du Catalepton et ceux que nous nous sommes efforcè d'établir à notre tour, il faut que nous examinions, en ce qui I n'y a pas d'exemple d'une parcille bevne pasticheurs pince-sans-rire comme Mérimée pas meme chez des où Pierre Louys (), pas méme chez des parodistes comme Keboux er Muller i une des conventions les plus généralement admises de ce genre rarement cultivé que constitue Vimposture littéraire, c'est précisément que le faussaire s'applique à étre le moins différent possible, pour le fond et pour la forme, des œuvres qu'il prétend contrefaire, Or, d n'y a rien qui ressemble moins à du Virgile que l'Épode XIII du Catalepton. I n'est done pas possible d'admettre que + nous sommes en présence d'un lettré qui s'amuse, dans le silence de son cabinet à camentler ses propres vers et réussit à faire endosser à Virgile la paternité de ses poémes », Non : pour du Virgile, PEpode NE est decidement trop mal camoutlée, et M. Carcopino, qui connait à merveille les œuvres de Virgile, n'est pas de ceux à qui on ait réussi à faire endosser à Virgile la paternité d'une production aussi peu virpilienne. Quant à M. Radford, il soutient une theorie plus complexe que concerne l'Epode XIII, la théorie de M. Carcopino. celle de M. Carcopino, mais non pas entièrement différente. Si nous avons bien compris l'éminent archéologue, tout le Catalepton est l'œuvre d'un faussaire qui veut faire passer pour du Virgile ses lui, on Pa vu, Ovide serait l'auteur de tous ces poémes anonymes, propres productions, Nous empruntons à M. Carcopino lui-même l'argument que nous considérons comme le plus efficace de ceux qui peuvent ètre opposés à cette hypothèse. Plusieurs philologues, dit-il, n'ont pas hésité à revendiquer cette pièce pour Virgile « encore que nous ne sachions rien, par personne, de la presence du puëte dans les légions de Pharsale, et que cet aspect houvean de son Caractère et de su vie demente tout ce que nous en croyions SUVOIE o, Nous verrons S'il faut réellement déduire des premiers vers du peéme que Pépigrammatiste rappelle su présence dans les légions de Pharsale, Cette opinion, d’ailleurs n'appartient pas à M. Carcopino, mais a Birt, qu'il réfute fort justement par les lignes qu'on vient de lire. Mais puisque les données historiqueset psychologiques de l'Épode D'apres dans lesquels il Faudrait voir des « impersonations », C'est-à-dire des espèces de suasoriae en vers, en tête desquelles il Faudrait sous-entendre des sous-titres comme : Catullus ou Vergilius on Tibullus loquitur. Malheureusement, M. Radford n'a pas encore publié, à notre connaissance du moins l'article dans lequel il se propose d'établir que l'Épode contre Luccius est un poëme d'Ovide, mais un poéme dans lequel Ovide, encore débutant, se fait la main en singeant» un auteur de satires comme celle-ci, sans doute Catulle ou Horace. En attendant, nous qui croyons, comme lui, que PE pode XITT est d'Ovide, nous allons nous efforcer en analysant vers par vers ce poëme, d'exposer les motifs qui nous ont amené à formuler cette hypothèse en partie nouvelle. (1) La comparaison suggérée par M. Carcopino (Rev. de P’hulel. 1922, Pp. IST) sont en contradiction totale avec ce que nous connaissons par Donat avec Mac Pherson et Mérimée est amusante mais non entièrement valable, résument Suctone truire était, à l'époque des Flaviens, le poète le plus iniversejlement comme, et le prétendu faussaire imaginé par M. Carcopino eût été un contemporain de Suét — comment une croire qu'un fabricant d'à la manière de... ait pu être assez maladroit pour intro- En effet, Ossian et Clara Gazul étaient des poètes innaziontites> Viriihe, au on

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SIDE. 142) Luccius et Ibis. im UNE LPODE D'OVIDI. 133] porte au lieu du combat, et je n'ai pas encore pris mes cornes. Je désire d’ailleurs que rien ne vienne m'y obliger. Le cirque est encore Nous voudrions d'abord prévenir une objection générale. L'Epode fermé, la poussière pourtant vole déjà sous les pieds impatients du contre Luccius est, nous l'avons dit, fort différente de la manière de taureau furieux, Mais déjà je viens d'en dire plus que je ne voulais ; Virgile. Mais n'est-elle pus aussi très éloignée du ton, du style et de sonne la retraite, 6 Muse, tant qu'il est encore possible à notre hommo la composition de cacher son vrai nom : des poémes d'Ovide ? Qu'on la compare à l'/bis, comme l'a fait M. Galletier, on trouvera d'un côté l'invective directe, rageuse, précise, riche en accusations concrètes et détaillées, de l'autre, Dumm Feet nie none dissimile sun. de confuses imprécations tout enrobées de mythologie et de décla- I nous semble que, par des menaces comme celles-ci, Ovide int mations vaines. C'est dans 1'/bis, dira-t-on, qu'on trouve la marque d'Ovide. nonce un poéme semblable en tous points à Pépode du Catalepton, ef que Pon aurait tort de le juger trop bavard, trop e delayenr + om I est curieux qu'Ovide, dans (/bis méme, ait soutenu que les trop épris de mythologie pour d'avoir pu composer l'Épode contre accusations indirectes et les allusions obscures dont il les enveloppe dans ce poéme étaient tout à fait contraires à son tempérament. Luccius après avoir versific l'élégic que nous venons de résumer. « Je vais done ture, dit-il, comme le tils de Battos (Callimaque) qui Le commentaire détaillé qu'on va lire nous parut conlirmer, sant quelques points de détail, l'attribution à Ovide de lémimatique maudit son ennemi Ibis; de la même maniére, je vous maudis à present, toi et les tiens, Comme il Pa fait, j'envelopperai mes vers Epigramme XIII, de Fables obscures, bien qu'il ne soit pas dans mes habitudes d'adopter Heyne e ne plus pouvoir porter les armes +, et de Burmann te n'avoir plus de courage ». Il croit trouver dans cette expression un emprunt ce mode d'expression. Utque ille, historiis involvam carmina caecis non soleam quamvis hoe genus ipse sequi. Dans une certaine mesure, Ovide a le droit d'écrire cela. I ya I. facere me. M. Galletier rejette avec raison les interprétations de plaisant au langage funéraire où l'on trouve couramment hic tacet on iaceo. « On comprend dès lors la vigueur du v. 5 : valent, valent mihi ira etc. » Compares avec les vers 29 et 30 de 1’Jbis, ces premiers vers de l'Épode prennent tout leur sens : un autre poëme que l'/bis, dans lequel il menace son ennemi de le fustiger dans ses vers et de révéler son nom. C'est une sobre et brève élégie, de trente-deux vers (l'épode contre Luccius en a 40), et d'où les développements mythologiques que l'on estime généralement être At tibi, calcasti qui me, violente, iacentem, quamlibet et misero debitus hostis ero. Et la même image reparalt encore dans Trist., V, 8,1 sq.” l'uccessoire obligé des puémes ovidiens sont presque aussi complétement absents que de Cutulepton XIII (Trist., IV, 9) : Ovide veut Non adeo cecidi, quamvis deiectus, ut bien, dit-il, taire encore le nom et le crime de son ennemi, mais il te quoque sim, inferius quo nil esse potest. Quae tibi res animos in me facit, improbe ? curve attend de lui des preuves éclatantes de repentir, Sinon, « si ton cœur est entlammé de haine contre moi, ma douleur, avec regret er malgré elle, revétira ses armes contre toi ». Elle saura atteindre l'adversaire infra casibus insujtas, ques potes ipse pali ? Nee mala te reddunt mite, pPlachdumve dacenta nostra... d'Ovide : César, ey effet, a laisse à l'exilé tous ses droits (v. 11) : Omnia, si nescis, Caesar mihi iura reliquit. sauf celui de résider en Italie, et encore le poète espère-t-il bien y revenir un jour. En tout cas, il saura se venger : sa voix s'élévera si haut contre son ennemi qu’elle sera entendue dans tout l'univers. Oui, la postérité elle-même sera informée de son crime. « Déjà je me Quod alta non possim, putas, ut ante, vectari fretu. Ici, notre interprétation va s'écarter considérablement de celles qui ont cte successivement suggérées par les éditeurs. Elles sont, du reste, aussi variées qu’abondantes, et peut-être pourrait-on voir dans ce fait la preuve que les exégétes du Catalepton ont fait Fausse route parce qu'ils étaient avant tout préoccupés de chercher si les faits

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JEAN (.34] [55] Ultima me perdent; imoque sub aequore mergit historiques mentionnés dans ces vers pouvaient ou non s'accorder " incolumis toties una procella ratem, Nec mihi pars nocuit de gurgite parva, sed omites avec la biographie du seul Virgile. Dans les mots alta rectari freta, Birt a vu un rappel de la traversée de Cesar a Dyrrachium; Nemethy, une allusion au voyage effectue par la flotte de Brutus entre Philippes et Thasos. » Ges vers,» écrit M. Galletier dans son commentaire (p. 213), pressere hoc fluctus, Occanusque caput. Dans l'élégie VI du quatrième livre des Tristes, Use plant de n'avoir plus la force de résistance qu'il possédait lorsqu'il était plus jenne, et voici l'image qu'il développe (v. 35 sy.) : «contiennent des expressions trop vagues et générales pour qu'on Fert bene praccipites navis modo facta procellas; puisse y trouver de telles précisions ». On pourrait songer à les quamiibet exiguo solvitur imbre vets; interpréter, ainsi que nous le Hos quoque, quee ferita, tapis patients ante, sugpére et Mala sunt longo mmultiplicata die, M. Delatte, comme une allusion directe qu'Ovide aurait Faite à sa situation d'exilé : «IE ne m'est plus permis de traverser la mer », I la reprend dans le poeme suivant (v. 17 sq.) : mais les mots nf ante, qui sont du reste genants de toute manière, ne nous paraissent pas autoriser cette rel UNE UPODI Govind: explication, dans In cava ducuntur quassae navalla puppes laquelle d'ailleurs tout n'est pas à rejeter, comme on va le voir. Pour notre part, nous y voyons une métaphore maritime comme il sen rencontre si abondamment dans les poémes d'exil d'Ovide. La tournure rectari freta est rapprochée par Birt (p.153) d'une construene temere in mediis destituantur quis, Dans les Tristes encore (V, 12, v. 40),il recourt, pour dépeindre son malheur et l'impuissance à laquelle it se voit réduit, à une faune qui rappelle de Façon significative les images du Catalepion : tion similaire d'Ovide (Trist., V,7, 36), que nous replacons dans son contexte. Je suis, dit Ovide, pareil à ce vaisseau grec qui vient d'être déchiré par les flots Eubéens et qui ose parcourir ensuite les caux de Capharée : Quaeque modo Euboicis lacerata ut fluctibus audet Graia Capharcam currere puppis aguam. [semble bien qu'il fasse une différence entre le verbe simple vehere et l'intensif rectare, comme on le voit par le passage suivant (Fast. Lil, Sed fugeren merito nantragus omne Fretum, Voilà, pensons-nous, le sens qu'il convient d'attribuer a certe expression considérée à bon droit comme imprécise, par laquelle débute l’épode contre Luccius : le poëte est un naufragus. Ses lectenrs reconnaissent sa marque rien qu'à l'emploi de cette image maritime, mais, plus que tout autre, son ennemi doit comprendre la raison, qui nous échappe encore, pour laquelle Ovide a tant insisté sur cette comparalson, car il doit encore se rappeler les vers de l'/bis, 17 sq. : Cumque ego quassa Meade complectar Membra caritac Naufragii tabulas pugnat habere Mel. 868) : ille vehit per freta longa duos. L'auteur de l'Épode dit à son ennemi : « Je suis à bas, crois-tu, parce que je ne puis plus être emmené, comme jadis, sur la haute mer», Faut-il en conclure qu'il a été marin ou qu'il a pris part à des expéditions maritimes ? Non, De nombreuses métaphores expriment chez Ovide la même idée : j'ai fait naufrage ; ma barque est désormais incapable d'affronter la haute mer; tout au plus peut-elle encore longer les côtes, etc. Ainsi, dans la longue élégie, Trist., II, 99, immédiatement avant le passage tant de fois cité, Cur aliquid vidi ? cur noxia lumina feci ?, Ovide écrit ces vers singuliers : vs Nec ferre durum frigus aut aestum pati, La premiere partie de ce vers s'adapte fort bien à notre these; la seconde, au contraire, fait difficulté, On sait en effet qu'Ovide, à ‘Tomes, ne cesse de se plaindre du froid. A Pen croire, dans le pays où il est relégué, il règne un froid perpétuel. La terre du Pont ne connait ni été, ni automne (Pont., 111, 1, 14): cuncta sed immodicum tempora frigus habet,

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JUAN IHUBAUN [46] elle est dévorée par un froid constant, ustus ab adsiduo frigore Pontus (Trist., II, 2, v. 8). I! ne se plaint nulle part de la chaleur excessive, Le mot aestum ne peut guere avoir le sens de « flots bouillonnants », comme dans Héroïdes, XXI, v. 42, uestus et unda. Opposé à frigus, il ne peut signifier que « chaleur », comme dans Pont,, 11,4, 77 : Nec Babylon aestum, nec frigora Pontus On observera la différence établie entre ferre et pati, et que l'adjectif durum ne peut être rapporté qu'à frigus. D'après nous, ce vers ne signifie rien d'autre que ceci : «tu me crois désormais trop affaibli pour pouvoir me défendre «. Du reste, aucun interprète, à ce qu'il hous semble, n'a fourni de ce vers une explication satisfaisante. VA. neque armi victoris sequi, Segui dépend toujours de non Encore un vers qui a vainement exercé la sagacité des interprètes. Seul, M. Curcio, cite par M. Galletier, p. 214, avait pensé un instant à voir dans les mots arma victorís sequi autre chose qu'une allusion à des campugnes militaires qu'aurait faites Vépigrammatiste. + 1 suggère que victor pourrait avoir un sens érotique et désigner le débauché qui triomphe de son adversaire ». Mais bientôt, le philologue italien rejette cette exégese bizarre et se demande si le vainqueur ne pourrait pas être Messala. Cette hésitation entre deux explications aussi différentes trahit la perplexité des commentateurs devant les termes dont s'est servi le poéte, Nous croyons qu'il n'y a rien dans ce vers, pas plus que dans le précèdent, qui doive nous faire admettre qu'il ait jamais été soldat — ou marin, Arma victoris sequi ne signifie pas nécessairement suivre dans ses Campagnes un général vainqueur. Un des regrets les plus amers d'Ovide, à l'en croire du moins, c'est de ne pas pouvoir, chit exilé, être présent aux triamphes d'Auguste ou de ses fils. Aursije bientôt, dit-il (Trist., 111,12, v. 49), des nouvelles des triomphes de Cesar ? Hace mihi qui referet, quae ille mene dommi protinus non vidisse dolebo, hospes crit. ER À t ts lia Dans l'élégie qu'il consacre à célébrer les triomphes récen guste et les triomphes futurs de Germanicus (Pont., II,r,1),v.il =ae a ol à deux.reprises le mot victor dans le sens de triumphato en a ICS, et le terme arma pour désigner les armes an re î BER = ar qu'on portait dans le cortege triomphal, Lorsqu'il per se victoris sequi, Ovide rappelle, assez à propos, pal DI loyalisme, au moment où il s'appréte à dénoncer à Nes Red bole : Ovide déplore de ne pouvoir suivre de loin les incapable, d'après ce que pense son adversaire, de souffrir la chaleur. facere me quod, 13 sol tea IVI ci forfaits de son ennemi. Segui serait, dans ce Gis, ule corte ges [rout habebit, L'auteur de Catalepton XIII ne dit pas, d’ailleurs, lui non plus, qu'il souffre de la chaleur excessive, mais seulement qu'il serait possim, qui est Subordonné à putas ' | . | . vainqueurs Césars aux des dee ler sudar Vans les interprètes signalent l'énergie de F mr bien ur e phore. Le sens nous paraît être : Il se peut que je sois bien zu est porte en effet, mais il y u en tout cas quelque chose qui se | . Bir parts qu ah eÙ thète antiquus embarderasse eii L'épi une œuvre de jeutiesse Virgile, I traduit ix ac :, ETC. dans notre poéme que “en colère d'antan » (die frühere Wut) et, pour montrerPoll a , vidi , vide iu entre ul res, peul avoir ce sens, il renvole,équiv an ch cu Pari S, aut À PREI antiqui vulneris, où antiqui s la 7 a Virgile » avait dí, une autre fois déja, attaquer dn que le ‘inte ¿tal adversaire. Celui-ci aurait ensuite laisse entendre POT devenu trop mou (v. 15) pour poursuivre sit Varennas eustri Einst au n i répondre a cette assertion que l'auteur de nos iambes on ‘i nunc laede, nunc Incesse. Ces suggestions ne soul genrecon nais si on les applique à fa jeunesse de Virgile, car nous ny ée pe | a rien qui puisse se rapporter à la controverse reconstitu nous aves Au contraire, nous lisons, dans le poème des Tristes que spondre les corre déja résumé, les vers suivants, auxquels paraissent bravades de l'Epode (Trist., IV, 9, 10): Sim licet extremum, sicut sum, Missus 11 orbem : nostra suas istuc porriget ira Manus. Ainsi Ovide, ni, avait déjà menace son ennemi de sa colère (ira), urs. avant de rappeler que son antiquus furor Vanimait toujo Gale V. 6. Et lingua qua adsim tibi. Avec Burmann et Birt,Lir e i le publie ce vers tel qu'il figure duns les manuscrits, avecier hiatus : qua adsim, Birt a trouvé deux raisons pour justif p. IrÙ=. x Na d’un pareil hiatus dans l’Épode.D'abord, dit-il (édit., on rencontre pile » ne destinait pas ce poéme à la publication. Ensuite,

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JEAN MUBAUN 140] ENG roba D'Ovini . des hiatus pareils dans les poémes d'Horace quiont la forme de l'épode. dans les œuvres d'Ovide, savoir : adscribo, improbo, incito, prostitute, Birt cite trois cas : Od., 1, 28, 20 et capiti inhumato; Epod., 13, 3, stola (!) et turgidus ». Threicio Aquilone, et Epod., 5, 100, Esquilinae alites. De ces trois M. Radford a accueilli avec joie, le mémoire de son savant compatriote, dont les conclusions générales lui permettent de soutenir que, dans son ensemble, le vocabulaire du Catalepton est plus proctic d'Ovide que de Virgile. I annonçait en 1923 (FP. A. P., LIV, p. 169) exemples, Galletier ne retient (édit., p. 123) que les deux derniers, lesquels d'ailleurs ne peuvent être ramenés au type qua adsim parce qu'ils renferment des noms propres ou des adjectifs tirés de noms propres. [n'est done qu'un seul précédent valable, et il n'est pas dans les Epodes. Cependant, il ne faut pas corriger le texte, pensonsnous : il y a bien réellement un hiatus très choquant dans ce vers. Ce n'est d'ailleurs pas la seule difficulté métrique que présente l'Épode "contre Luccius. Il est curieux d'observer que, dans 1/bís, Ovide confesse implicitement qu'il n'est guère pressé de se servir de l'iambe et qu'il s'en tiendra, tant qu'il le pourra, au mètre élégiaque « bien que ce ne soit pas l'habitude d'écrire sur ce rythme-la des poëmes belligueuses » (v. 15) pleins d'attaques ° Pires quidem cocpto commitian procla versa At prostitutae turpe contubernium sororis. C'est duns ce sens qu'intervient pour la première fois, le critère du vocabulaire. En effet, contubernium n'appartient pas au vocabulaire d'Ovide. Disons tout de suite qu'il en va de même pour seize autres mots de notre épode, abstraction faite des noms propres. liste d'après XVI, l'étude trés complete de M. En voici la Fairclough (T. A. P., 1922, p. 30) impudicus (v. 9) helluor (v. 11) patrimonium (v. 11) parsimonia (v. 12) natis (v. 13), ferior (v. 20) fascinus (v. 20) caltula (v. 21) culina (v. 27), compitalia (v. 27), salivosus (v. 29), pantex (v. 31) cinaedus (v. 35) genuinus (v. 36) herniosus (v. 39) des raisons de métrique, sont exclus des poemes d'Ovide ; tels sont, par exemple, les mots qui contiennent un crétique comme... apt dicus (XII, 9) ete... Et, au reste, M. Itadford cert ze La distinction ici établie n'a pas été faite par Fairclough et il en résulte que, sous ce rapport particulier, son étude du vocabulaire du Catalepton laisse 4 désirer ». M. Radford n'a pu donner suite jusquier, a notte connaissance du moins, à son projet d'étudier en détail les pieces écrites en vers iambiques, parmi lesquelles notre Epode est de bean lin revanche, M. E, W. Shipley a, dans la méme revue, public une sévere critique des enquêtes menées par MM. Radford et Pair clough (3). M. Shipley reproche à ses collögues américains de n'avoir pas tenu compte du contexte, dans l'établissement de leurs listes de mots non-virgiliens ou non-ovidiens et il faut bien avouer qu'en général ses critiques sont singulièrement pertinentes. Etudiant spécialement le vocabulaire du Culex, M. Shipley montre avec finesse qu'il ne suffit pas que tel ou tel terme contenu dans ce poéme soil absent des œuvres authentiques de Virgile pour qu'on en tire urgument en faveur de la non-authenticité du Culex, UU faut se demander si, dans ses poëmes authentiques, Virgile aurait eu l'occasion (oporde cette distinction tunity) d'employer ce terme. Si l'on tient compte inedia (v. 40). M. Fairclough a entrepris ses recherches nécessairement different en partie el contient certains mets qui, pout coup la plus importante. non soleant quamvis hoc pede bella peri, V.7. qu'ils présentent à peu près autant de termes et de tournures ovidiennes que les poemes écrits en mètre élégiique, leur vocabulaire est sur le vocabulaire de "Appendix Vergiliana avec l'espoir de déterminer par des pourcentages précis, si tels poémes étaient ou n'étaient pas virgiliens ou ovidiens quant à leur vocabulaire. Lu conclusion de son étude en ce qui concerne l'Épode XIII, — et M. Shipley n'a pas de peine a établir qu'il faut en tenir compte le pourcentage des termes non-virgiliens du Culex, une fois exclus ceux que Virgile n'a plus eu l'occasion d'utiliser dans ses autres œuvres, serait beaucoup moins important que ne l'aurait Fait croire la statistique égaliraire de M. Fairclough, doit retenir notre attention : La proportion des vocables non-virgiliens y est, dit-il, de 60 par cent vers, et ce sont des vers courts. « Et l'on ne peut guère dire que le vocabulaire est plus ovidien que virgilien car il n'y aque six termes non-virgiliens qui se retrouvent (') M. Fairclough lit au v. 21 ¿a stola. Le Bruxellensen it ralalam. Nous dop fons la correction de Ribbeck, admise par Galletier : cellule. ED (002260), pp 00d, by, Orden Men ablar dans DA 1°. LV (4) FW. Sieh

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(41) UNE ÉPODE D'OVIDE 237 En procédant à une révision de cet ordre pour l'Épode XIII, nous Le crimen suggéré par ce vers paraît bien être l'inceste, alors que, sommes amene à écarter du tableau des termes non-ovidiens, les deux groupes de mots que voici : 1% Ceux qui contiennent un crétique (remarque déjà faite par M. Radford), c'est-à-dire : Impudieus, dans le passage de l'Épode où il est question de la sœur de Luccius, parsimonia, compitalia, pantices (ne s'emploie qu'au pluriel) et les interprètes Birt et Galletier en particulier reconnaissent Paccusation de lenocinium : Luccius aurait prostitué sa sœur, comme le Pediatius dont parle herniosus ; il faut y ajouter inedia,qui ne saurait entrer dans un vers établi Nemethy. dactylique. 2° Ceux qu'Ovide n'a jamais eu l'occasion d'introduire ni dans ses Metamorphoses ni dans ses pièces élégiaques, parce que le ton de Ces puémes répugnait à de telles grossièretés : nales, Jascinus, pour Je mot prostifutae, Birt rappelle que cinacdus. par G. Horace (Sat, I, 8, v. 39); rapprochement Cette explication convient mais terme non contuberniam pour est le le pleinement contuberniunn. contraire de conmbimm. Accompagne de P'épithicte furpe, il nous parait renfermer l'accusation d'inceste, qui viendrait, dans ce cas, s'ajouter à celle de lenociónan. il reste donc huit mots non-ovidiens dans l'Épode contre Luccius. Quoi qu'il en soit, « Luccius » et « Ibis » ont tous deux une Sœur et Etant arrivé par la méthode que nous venons de dire, à réduire paraissent n'en avoir qu'une, et tous deux sont accusés d'en avoir dans une proportion sensiblement égale, le pourcentage des expresabuse d'une façon scandaleuse, siuns non-virgiliennes dans le vocabulaire du Culex, M. Shipley n'a pas hésité à en revenir à la théorie de l'authenticité virgilienne de ce poéme, sans avoir renoncé en aucune manière À se servir du critère que constitue l'étude du vocabulaire dans un pareil problème d'attribution. Seulement, pour Paupplication de ce critère, M. Shipley propose une méthode tellement différente de celle qu'avaient adoptée MM. Fairclough et Radford qu'il aboutit 4 des conclusions absolument opposées aux leurs... Aussi, dans les Proceedings de l'année suivante, MM. Fairclough et Radford répliquerent-ils chacun de son côté à Particle de M. Shipley (*). Ce dernier se voit accusé par l’un comme par l'autre de ses collegues de n'avoir pas compris (« Shipley misunderstands » écrivent-ils tous deux à la première ligne de leur note) la méthode v. 8 quid, impudice et improbande Caesari ? Le poëte dénonce Luccius à l'improbatio de Cesar. Improbo, qui n'est pas chez Virpile, apparaît chez Ovide (Pont, 11, 9, 42) : quis imunifici Mores improbat Alcinoi ? Nous avons vu combien l'opinion de M. Galletier était éloignée de celle de M. Carcopino en ce qui concerne le Caesar ici invoqué, C'est également à César, c'est-à-dire à Auguste, que pense Ovide lorsque, dans le poéme que nous avons déjà cité (Trist., IV 9), it menace son ennemi de dévoiler ses turpitudes, objet de sa colére (v. 19) : adoptée par M. Fairclough. Au total, on ne peut s'empêcher de garder Omnia, si nescis, Caesar mihi bona reliquit. quelque doute relativement à la valeur du critère que préconise M. Carcopino : l'étude du vocabulaire. En ces matières aussi, nous vivons sous le signe de la relativité. Rejetons-nous donc, faute de mieux, sur l'analyse des faits et Et dans la huitième pièce du cinquième livre des Tristes, il précise ses espoirs de vengeance (v. 36 sq.) : restitui quondam me quoque posse puta: revenons au contenu du poème. Posse puta fieri, fenito principe, vultus, Nous voyons qu'aux vers 7 sq. le poéte accuse Luccius d'avoir ut prostitué sa sœur, Done Luccius avait une sœur. Le personnage invideas media tristis in urbe eos, utque ego te videam causa praviore tigation, vectivé dans I'/bis en avait une aussi et Ovide lui souhaitait de ne la connaître que par un crime (v. 360). nec, nisi per crimen, sit tibi nota soror. Les vers suivants de l'Epode font allusion aux vols commis par Luccius et aux malversations dont il s'est rendu coupable à l'égard des biens de son frère, dont il administre la fortune apres avoir gaspillé son propre patrimoine. Luccius avait plusieurs frères, comme CO MR. FarcLouGit : The Culex and Ord. T. A. P., LVII, 1927, p. XVI; R.S. Rabtorp, Oridian Influence on the Language of the Culex, ibid., p. XVH. l'indique le pluriel fratres au v. 38 de l'Épode. semble bien

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qu’ «Ibis » en ait eu plusieurs aussi, pour autant qu'on puisse faire état d'allusions confuses comme celles des vers suivants (/bis, SSI sq.) : [43] UNE EPODE D'OVIDE “Dans l’/bis, Ovide soubaite à son ennemi d'etre comme Attys, c'est-à-dire de n'étre ni homme ni femme, et de devenir un galle cHéminé (v. 455 syy.) : Propter opes magnáas ut perdidit hospes aluminum Altonilusque secs, ut perdat ob exiguas te tuus hospes opes. Phrygios vilia membra modes. Deque viro Has nec femina nec vir, ut Attys, mtercal tecn sic genus omne tig, CE que ce personnage était, comme Luccius, un homme besogneux. ques Cybelera mater incitat ad Utque ferunt fratres sex cum Damosichtone caesos Une fois de plus, les reproches adressésà Luccius rendent le même son que les souhaits funestes formudés à l'égard du personnage appelé Ibis. On notera l'expression exiguas opes, qui parait bien indiquer 20 qualit tells Ep Cate ana, On dirait qu'Ovide reprend, dans son Épode, sous une forme bra tale et précise, les accusations qu'il n'avait But qu'ensinuer sear. fon me d'ambages dans l'/bis, en les recouvrant du voile de allusion, comme il l'écrit lui-même: (Ibis, v. 62) : Tout le développement qui suit est, dans l'Epode, consacré aux précoces debauches de Luccius. Birt et Galletier reprennent l'explication de Heyne: Impurus homo muliebria passus tamquam pro nupta habitus, cui solenne illud (l halassio) acclamaretur, Hine idem mox appellatus femina, ls comparent « ces noces étranges et scandaleuses » (Galletier) avec celles que décrit Juvénal, II, 117 sq. Dans les orgies auxquelles il prenait part lorsqu'il était enfant, c'était Luccius qui jouait le rôle de nova nupta, En dépit de certaines pré- Utque mei versus aliquantum noctis habebunt sic Vitae series tota sit atra tuac. Aussi espere-t-il que ses révélations vont faire pälir et souffrir son adversuire : an foci dolent ? Pareille question s'explique fort bien si le pocte l'adresse im personnage qu'il a menacé d'accabler des traits de sa poésie iunbique tincta Lycambeo sanguine tela (Ibis, y. 54) et à qui il a pris soin de faire remettre en mains propres, les avertissements contenus dans cisions pénibles, le passage est obscur. On peut en dire autant, du son Ibis (v. 64 sq.). Un détail aussi personnel suffit à prouver que le reste, de la satire de Juvénal où sont dépeints les manquements a destinataire de 1'/bis n'est pas pour Ovide un nescio quis comme la lex Scantinia, a vainement tenté de l'établir A. Rostagni (1). Ovide est fort bien Il semble bien que ces supra cum riro avaient lieu au cours de documenté sur l'existence de celui qu'il appelle Ibis, de même que córémonics relipicuses et faisaient partie de rituels bizarres, ou tout l'auteur de l'Épode « connaît parfaitement la vie de Luccios » (Galleau moins de certaines parodies sacrileges de rituels consacrés. C'est tier, édit. p. 215). ce qu'iudique, chez Juvénal, tout le développement qui precede les vers 117 sq : le satirique s'en prend aux cultes étrangers dont il En fait, après l'apostrophe, il nous paralt probable que les vers ou déplore le caractère immoral, Dans notre Épode, le cri répété Thail rappelle les debauches qui souillèrent l'enfance de son ennemi se lassio évoque tout un cérémonial de conubium, ou sa parodie. rapportent déjà aux révélations que prétend faire l'auteur au sujet On pourrait se demander si cette vitupération contre les mœurs infâmes d'un contemporain était admissible de la part de l'auteur de Ars amatoria, I ne faut pas oublier qu'Ovide - exception unique et quelque peu paradoxale parmi les poétes latins — n'a consacré Immédiatement, Pinveetive contre Luccius en vient aux Colyltia. de la secte secrète de Luccius. De tout temps, les sectateurs de Coffytia avaient êté l'objet d’nccusations de ce genre (?) et c'est avec raison que Birt, suivi par Galle tier, interprete pulchra per Cotyttia par Cotyttia pulchrorum. aucun de ses nombreux poémes aux passions qu'interdisait la lex V. 20. Ad feriatos fascinos. « Comme dans les mystéres de Priape, Scantinia. Il est dans son rôle, lui qu'on a exilé sous prétexte qu'il on devait, dans ceux de Cotys, adorer le phallus » écrit E. Galletier. a publié l'Art d'aimer, en dénonçant les facta graviora d'un ennemi. v.17 Quid palluistt, femina ? Le poète s'interrompt brusquement et interpelle son adversaire par une injure cinglante : femina. Plus bas, il Pappellera cinaedus, v. 35. (') A. ROSTAGNI, /bis, storia di un poemetto greco, Florence, Le Monnier, 1922, pp. 24 sy. (3) Voy. LOUECK, Agluophumus; HUBAUX, Plongeon rituel, p. 0.

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Dans la Basilique souterraine de la Porte Majeure figurent plusieurs [45] UNE ÉFODE D'OVIDE 24] mais une petite table qui a, elle aussi d’après M. Eitrem, un caractere bas-reliefs dans lesquels apparaît un priape ithyphallique (1). liturgique. Les personnages de droite et de gauche ressemblent, il Les vers suivants nous ramenent, eux aussi, à la Basilique : est vrai, A des clowns, écrit le savant norvégien, à cause du bonnet «Ce n'est pas moi que tu appelleras à tes belles Cotyties, et je conique dont ils sont coiffés. Mais on n'irai pas te voir secouer ta croupe, dans une longue robe, en tenant connait des coiffures de ce genre dans des cultes orientaux, notamment dans le culte syrien. les uutels embrassés. » Allusion, écrit Galletier, « 27 quelque danse M. Eitrem attire l'attention sur le personnage qui porte une amphore, lascive, executec par les initiés revêtus d'une longue robe de femme. et quí paraît tourner autour de l'autel, ce qui est également un rite In caltula ferait revivre ce détail précis et typique ». Et Birt, de son bien connu, Le personnage qui exécute l'oklusis danse sur un rythme cote, MONTE que ces vers sont en quelque sorte illustrés par un fragfrenetique; la cadence est donnée par les figurants qui frappent dans ment des Baptes d'Eupolis, qu'il cite p. 151 (fragm. 77 K.) : leurs mains. Le danseur tient les mats jointes autour de la table et, xanetout en pivotant autour de cette table, il se livre à une série d’acvivere THUG ZOYOvats nai nelleıg Ava axEAn. Au reste, Birt avoue (p. 155) qu'il ne comprend pas comment le Bapte quí est décrit dans l'Epode pouvait se livrer à ces danses tout en tenant les autels embrasses. Or, il existe un type de danse rituelle qui correspond tres exactement, says semble-t-il, à la description qu'en fut notre Epode,et dont l'érudition de M.S. Eitrem a découvert une representation dans la Basilique. LIO 162 “ton a i ANT croupissements rapides. M. Eitrem publie une autre représentation, voy. figure 2, de l'oklasis, d'après une terre-cuite probablement C'est un des bas-reliefs qui décorent la voûte médiane. M. Cumont, Mine Strong et M. Carcopino (*) Pinterpretent comme une scene figroriginaire de Tanagra et conservée au Musée de Berlin. Le personnage est coiffé d'un bonnet phrygien rappelant les chapeaux coniques du rant des acrobates (figure 1). M. Eltrem y la représentation de bas-relief. Sa robe est longue ct ondule en larges plis autour de son Voklasts (*), gesticulation rituelle connue notamment par des terrescorps et de ses jambes, comme celle du danseur d'oklasis dans de cuites cl qui consistait en voit une série d'accroupissements exécutés bas-relief. M. Eitrem considère les figures de ce Das-reliel comme des autour d'un autel, Dans le bas-relief de la Basilique, il n'ya pas d'autel personnages féminins, I nous parait plus probable que ce sont des 1) Var, Plongeon riel, (*) Vay. I. CARCOPINO, 8) S, hommes et que ceux d'entre eux qui dansent autour de l'autel sont vêtus de cette caltula dont parle le poéme du Catalepton. La danse décrite par ce poéme est, selon toute apparence, l'oklasis i tous les pi 73. La basique souterraine, P. 115, LITREM, Den nyfundne basilika ved Porta Maggiore i Rom. Kristiania, 1923, D, 43. Nous devons à une aimable compatriote de M, Eitrem la traduction de cette excellente monographie, qui ne paraît Sivants qui se sont occupés de la basilique. avoir été lue par aucun des détails, si précis, que fournit l'Epode, correspondent d'une part avec le fragment des Baptes rappelé par Birt et d'autre part, avec les représentations figurées citées par M. Eitrem à propos du bas-relief

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de la Basilique, Peut-être n'y a-t-il là qu'une coincidence. Cependant, [47] iz > we ee UNE EPODE D'OVIDI lorsqu'on lit les extravagances qu'il en tire et que M. Gailetier appelle comment auteur, quel qu'il soit, de notre poéme est-il si bien docuavec une sévérité justifiée : « les rêveries d'une imagination dévermente au sujet de ce rite relativement peu commun ? Dira-t-on gondée ». qu'il n'en a qu'une connaissance littéraire et qu'il parle des Baptes Si l'on se souvient que les sectateurs de Cotyrto étaient des Baptes, et de leurs danses d’après la comédie d’Eupolis ? Mais, en dehors on comprendra sans peine pourquoi le poète insiste si longuement d'Horace, qui done lisait Eupolis à Rome et quel est le poste latin sur la description d'un certain endroit au bord du Tibre, qu'il parait qui S'en soit jamais inspiré ? bien connaître et qui est certainement familier à Luccius. C'est que Si ces invectives précises et détaillées ne correspondent pas, dans une certaine mesure du moins, à des réalités, nous avouons ne pas dans cette cau jaune et bourbeuse, à la place of les barques, poussecs In rive, restent inimobiles dans la bone, Inttant contre des contre comprendre comment PEpude A Luccius a jamais pu être composée mulgres eaux du fleuve, Luccius et ses corchgionnaires anpellent tes er publice. IH n'y a aucune raison de croire que Luccius soit un perolentes nauticum, expression qui parait sonnage nous semble-t-il, à des « plongeurs » qu'a des hateliers, Imapinaire; les commentateurs du Catalepton admettent tout aussi bien convenir, tous qu'il a bien reellement existé, S'il n'a pas ıgellement été sectateur Que le Tibre ait été, des le début de P Empire, témoin de scenes de de Cotytto et s'iln'a pas fréquenté ces Coty@ia mal fameées, on se ce genre, c'est ce qu'atteste formellement Juvénal (VI, 522 sy.) lorsdemande à quoi aurait bien pu tendre son adversaire en l'en accusant, qu'il décrit Car en quoi ce personnage pouvait-il être touché par le reproche baigner dans le fleuve (!) ». Wappartenin a une secte qui n'avait existe qu'à Athènes et au quit Iricine siecle avant C'est sans bonne raison croyons-nous, que M. Wissowa qui, comme tous les historiens de lu religion romaine, Bat etat des satires de J.-C. ? Les Cotvitia dont parle Horace (Epod., 17, v. 56) en des termes également pejoratifs mais moins détaillés que ceux de notre puéme, Wont, cux non plus, d'autre théâtre quela ville même de Rome et si ses diatribes contre Canidie ne se rapportent pas à des Faits réels, il faut les considérer comme de vaines divagations. Les vers 21 à 26 de l'Épode pseudo-virgilienne ont fait l'objet des commentaires «les dévotes d'Isis... brisant la glace du Fibre pour se les plus inattendus, Curcio ne comprend pas ce que vient faire le Tibre dans ce contexte. « II n'est assurément pour rien » écrit Galletier « dans les cérémonies orgiastiques; mais il est naturel que ce soit sur ses bords, au pied de l'Aventin sans doute, que Luccius aille trouver les sectateurs de ce culte étranger, L'expression olentis nauticum désigne les mariniers qui olent nauticum, detail quí devrait donner la nausée à Luecios, s'il n'était un débauché du plus bas étage, » Juvénal pour se documenter sur des cultes étrangers de Rome, rejeté les données de l'Épode XIII du Caulalepton sous prétexte qu'il n'y avait la que des éléments purement littéraires et sans aucune Valeur historique. En quoi les Satires de Juvénal sont-elles moins « litteraires® que l’Epode contre Luccius ? Preller, lui, admet l'existence a Rome du culte thrace de Cotytto, et sur la foi des vers que nous venons d'analyser, il le localise dans le quartier du Transtévére, « la terre promise des cultes exotiques » (?). Quant à la forme Thybris, à laquelle, on s’en souvient, M. Carcopino attribue tant d'importance, on la trouve entre autres, chez Ovide, accompagnée d'une épithète qui rappelle singulièrement la description de PEpode : Thybridis arenost unda (Past. 1, 212). Les vers suivants de l'Epode n'ont pas leur correspondant chez Ovide ni chez aucun pocte latin, à notre connaissance du moins, Les allusions aux compitalia sont extrêmement rares dans la littérature Quant à Birt, il n'admet pas qu'un poète romain ait pu décrire latine. les rives du Tibre en employant les termes de coenum sordidum et Quant à l'obesa uxor de Luccius (v. 30), if semble qu'au moment de muera aqua, car selon lui, le Tibre n'était jamais A sec. Persuadé où Ovide écrivait l'/bis, elle ne faisait pas encore partie de la famille avec roison selon nous — que tout est injuricux dans l'Epode de son ennemi. et ne Voyant pas ce que cette description péjorative du fleuve pouvait avoir de hlessant pour Luccius, Birt a imaginé de prendre tous ces termes : coentan, aqua, vada etc. dans un sens figure. On croit réver @) E. CUMONT, Les religions orfentales dans le pasanisime remain py 112 eb 275. (7) L. PRELLER, Römische Mythologie, Berlin, 1883, t. H, p. 415,

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JEAN IUBAUX Il parle a trois reprises différentes de l'épouse d' « Ibis » Au v. 351, pour souhaiter qu'elle ne soit pas chaste; au v. 355, pour souhaiter qu'elle soit infidéle a son mari, et jusqu'ici,ces vœux concordent assez exacrement avec les répugnantes précisions de l'Epode. Mais lorsqu'au v. 531, Ovide écrit : nous sommes amené à en déduire qu'à ce moment « [bis » n'est pus encore marié. [reste qu'il a pu se marier entre le moment où Ovide a compose l'{bis ct celui où il à publié son Epode. v. 33. Nunc laede, nunc lacesse, C'est seulement maintenant que le lecteur Comprend le sens de l'expression quid me fncitas, du v. 9. essayé de lui faire du mal, ct il Pa harcele de toutes manières. Le poète vient de s'en venger, en étalant au grand jour toutes ses hontes. Que Pon compare ces données avec celles des poemes d'exil d'Ovide (Trist., III, 11, v. 19 sy.) % Et Camen est aliquis quí vulnera cruda retractet solvat et in mores ora diserta meos, Cette plainte est renouvelée à deux reprises dans I’ Ibis et toujours avec des expressions qui rappellent les deux idées du v. 33 de l'Épode : lavde et lacesse (Ibis, v. 14 sq.) : Ile relegatum gelidus Aquilonis ad ortus tactat et inmitis requiem quaerentía vexat nomen adscribo tuum. On dirait des le début du poéme à publier de adversaire; ne s'est résigné le plus l'écrire en v. 643 Postinodo plura leges et nomen habentia vermi. teque brevi qui sis dissimulare sinam. Ibidis interea tu quoque nomen habe. exilé ait songé à elle quand il écrivit son Ibis. + Nous aveuots sans ambages que ce sont ces lignes de M. Galletier qui nous ont mis sur te la piste que nous avons, ville que vaille, suivie jur A propos du dernier vers que nous venons de citer (Ibis, 613) M. Galletier dit encore qu’Ovide «menace son adversaire de. lancer contre Ini un plus long puéme, éertt cette fois dans de ry Hane taubraque qui convient à la satire et à la guerre ». Les mots « un plus long poëme » traduisent le neutre parte plura Cette interprétation nous parait peu probable. Lu ellet, Ovide Lu même, dans un autre passage de l'/bis, sur lequel nous reviendrons, annonce que, Sil est poussé à bout, il écrira un poëme dont les libres iambes seront « teints dans le sang de Lycambes » (v. 54). [évoque par lá le souvenir des poémes d'Archiloque ou, plus vraisemblablement, le souvenir de l'allusion à ces poémes que tous ses lecteurs avaient lus, comme lui-même, dans V’Epode VI d'Horace att une périphrase du même genre rappelle la vengestce du satirique pre Ce qui prouve qu’Ovide pense bien à ce passage d'Horace lorsqu'il décidé ble à Et quoniam qui sis nondum quaerentibus edo parata tollo cornua, quoique son Et v. 61 qualis Lycambae spretus infido gener. latrat et in toto verba canina foro, 34, Et neque nomen in hoc nec dicam facta libello Cave, cave! námque in malos asperrittos in toto nomina nostra foro, et enin, v. 232 : v. v. SI 245 (v. 11 sq.) : non sinit exilio delituisse Mito. Vulneraque UNE EPODE D'avibi: On s'explique que M. Galletier ait écrit de VWEpode XI ; e di n'est pas impossible qu'elle ait ¿té connue d'Ovide et que le puete Sit tibi coniugii nox prima novissima vitae, L'ennemi du poete a [49] que toutes lettres. « L’audace est que l'auteur, le nom tard possigrande, écrit plus discret, ne nommera pas ses ennemis et nous ignorons encore le Il est, en effet, tout naturel de se rappeler le destinataire provisoirement anonyme de Vibis lorsqu'on a lu l'Épode XITI, Ovide ne revient pas moins de trois fois dans l'/bis sur la possibilité qu'il se réserve de nommer Son ennemi si celui-ci ne le laisse pas tranquille. en plusieurs vers (Trist., phore tollo cornua qu'il étire, à son ordinaire, IV, 9, v. 29 sq.) : M, Galletier (édit, p.217), mais elle rappelle la liberté de Catulle. Horace, personnage attaqué par Ovide dans l'/bis. » se représente les iambes qu'il pourrait écrire, c'est qu'il emprunte À Horace, dans le poéme que nous avons déjà cité, l'étrange metirlam feror in pugnas et nondum cormuia sunmpsi, nec mihi sumendi causa sit ulla velim, Circus adhuc cessat, spargit Laien acer arena taurus et infesto iam pede pulsat hum. Par conséquent, il semble bien qu'Ovide ait ainsi affirmé l'intention d'écrire contre « Ibis » un poéme analogue aux Epodes d’Horace. Si ce poéme avait dù dépasser 1'/bis en longueur, il aurait di compor-

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151} UNE ÉPODE D'OVIDI: AT) ter plus de 644 vers iambiques. Ces dimensions excèdent de très Ovide se décide à nommer son ennemi. Jl le fait rageusement, en acloin celles de la plus longue des Epodes latines, l'Épode V d'Horace, colaut á ce nom exécré l'infâmante appellation de einaedus. Lobeck qui compte 102 vers. Lorsqu'il écrit, au v. 643 de l'Ibis, plura leges, (Aglaoph., p. 1008) interprétait cette insulte comme une nouvelle il veut faire entendre à son ennemi qu'il en lira « bien davantage allusion aux débauches rituelles pratiquées par les Baptes, et renencore », de même que, lorsqu'il s’cerie, deux vers plus haut voyait à la note du scoliaste de Juvenal que nous avons citée plus haut : Baplue autem molles. Molles, équivalant au grec p2.0œxut Pauca quidem fateor, sed di dent plura multiplicentque suo vota favore rogatis mea, il ne demande pas aux dicux d'augmenter le nombre des malheurs serait, selon Lobeck, synonyme de cónacdi (1). Un cri de fureur triomphante succède immédiatement à l'injure lancée : déjà, Luccius est ruiné et ses mâchoires chaquent de fain; qu'il soubatte à son ennemi, puisqu'il suttirait d'une seule des quelque cent et lam tibi liguerunt apes trente morts violentes imaginées par lui pour qu’ « Ibis » fameque genuini crepant, fit soustrait à su colére et à celle des dieux, Si fe vers lami « Déja », les vœux d'Ovide commencent i s'accomph. I postittodo plora leges et nomen habentía verum avait écrit, dans l’/bis, v. 425 : signitie, comme nous fe pensons : « Plus tard tu en firas davantage sic tua nescio quo semper fortuna liquescal, sur ton compte, et cette fois, ton vrai nom y sera», on conviendra qu' « Ibis » fut servi à souhait lorsqu'il put lire l'Épode XIII. Et, comme on Na déjà vu, ce n'est pas Liquerunt est le parfait de liquesco. On chercherait vainement seulement dans 1 bis chez un autre poète qu'Ovide ce verbe employé avec un sujet comme qu'Ovide avait formulé la menace que paraît si clairement rappeler opes ou fortuna. Comme dans 1 /bis, le poète passe tout de suite de lasers de l'Épode : l'idée de « fortune liquéfice » à celle de « faim atroce ». ct nomen adscribo tuum, Voici les vers de l'/bis (423 sq.) : Voici les textes, rappelés, à propos de l'/bis, par R. Ellis (1) ( Trist., Sic tua nescio quo semper fortuna liquescat, lapsaque per medias effluat usque manus, IV, 9, v. 1): Utque pater solitae varias mutare figuras, Si licet et dun licet pateris, nomen facinusque tacebo plenus inextineta conficiare fame, huic nomen dissimulare suum, vers où on observera que le possessif est, comme dans l'Épode, mis en relief a la fin du vers et détaché du substantif nomen, Pont, IV. 4, w. | su: Ces deux derniers vers font allusion à l'obscure légende d'Erysichton et de sa fille Mestra. La faim dont souffrait Luccius ctait d'une autre nature sans doute que celle était Conquer im slleam ? point sine crímine nomen am note quis sis ommmibus esse velim ? Nomine non vfar, ne commendere querela qpacraturque tibi carmine tama nico, Enfin, apres tant d'hésitations dont la raison nous échappe, comme condamné qu'il sût son ennemi ruiné et aflame, comme il en avait formulé le vœu. Aussi Ovide esptre-t-il être un jour témota de la deconfiture totale de son ennemi, I lui a souhaité d'en ètre réduit a toutes les formes possibles de la détresse (/bis, 113) : Exul, inops erres, alienaque limtina lustres, exiguuinqgue pelas ore tremente cibum, elle échappe d'ailleurs à tous les interprètes des poémes de l'exil, = (1) Voy, Plongeon rit, Pp. 62. () R. ELLIS, 2°, Oridis Nasonis Ibis, Oxford, 1881, p, XXL d'Érysichton par Cybele à une incurable boulimie (2) ; mais, pour Ovide, l'essentiel (4) Voy, CALLIMAQUE, Hymne à Cérès, 07-115,

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N lui a souhaité de n'obtenir aucun secours et de ne susciter la [53] à-vis UNE ÉPODE D'OVIDE d'un ennemi dans la même situation 230 que l'auteur de l'Épode XIII vis-à-vis de Luccius. Dès lors, il nous paraît que l'Épode pitié de personne (/b., 117) : date bien de la fin du règne d'Auguste, comme l'a suggéré M.Galletier, Sisque miser semper nee sis miserabilis alli, gaudeat adversis femina virque tuis, et qu'elle est, effectivement, d’Ovide, comme le pense M. Radford, Il est certain qu'elle n’ajoute rien à la gloire littéraire d'Ovide, Maintenant, les malheurs ont commencé pour Luccius : « Je te mais M. Plessis a déjà pu en dire autant de 1'/bis, « Résignons-nous, verrai «s'éerie alors le poète, comme en écho à ses précédentes malédit-il (La poésie latine, p. 461) à ignorer qui fut l'homme dont Ovide dictions, « n'avant plus rien : eut tant à Se plaindre ; et encore, parmi ses griefs, il en oublie un : Videbo habentem praeter ignavos nihil... c'est que l'ami perfide fut aussi fa cause que le pauvre potte écrivit une œuvre médiocre et peu digne de lui». Consolons nous de Vabsenee plus rien que tes faincants de frères, le ciel irrité contre toi, ton corps déformé par le vice, et ton oncle le hernisire,à qui la faim fait avoir de pros pieds », C'est-à-dire rien que des charges et des tares physiques destinées à porter au plus haut degré sa déchéance. Scaliger déjà avait montré que le dernier vers du poëme s’expliquait par un rapprochement avec un passage d'Ovide (Métum., VITI, 807) : Auxerat articulos macies genumque tumebat orbis ct iminodico prodibant tubere tali, de toute valeur poctique dans notre Épode en pensant que peut-être elle nous fournit le nom de l'ennemi d'Ovide. Ou suit d'uilleurs que ni les contemporains de poète ni ler historica: du règne d'Auguste ne cette histoire est parlent nulle part de son exil et que toute encore enveloppee de cette Nous n'avons donc pas la moindre idée du nom que pouvait porter son ennemi. Birt a d’ailleurs établi sans peine que Luccius n'était nullement un nom imaginaire, mais un véritable xt »* “i irritante obseurité dans laquelle il semble qu'Ovide lui-même ait eu interet à la Bussen. gentilice, attesté pur de nombreux témoignages épigraphiques et historiques. On peut se demander si, tout en imitant Horace, (vey. plus haut L'étrange Épode nous a-t-elle livré son secret ? Nous n'avons rien fait qu'ajouter une hypothèseà toutes celles qu'a déjà fait naître ce poéme plein de décevantes énigmes. Pour mieux dire, ayant pris connaissance des dernières recherches dont il à fait l'objet, recherches effectuées par des philologues qu'on ne saurait soupçonner d'avoir une opinion préconçue relativement au contenu historique et rituel p. 49) Ovide n'a pas voulu faire une allusion détournée au nom de de l'Épode XIII, nous avons été amené à en tirer une conclusion qui ne diffère pas essentiellement de celle des deux érudits qui ont étendu le plus loin leurs investigations au cours de ces dix dernières de paronomases, de griphes et de calembours dans ce genre, et on Luccius lorsqu'il menaga son ennemi de lui décocher dans ses iambes des flèches teintes dans le sang de Lycambes. Lucambes et Luccius peuvent, à la rigueur, être rapprochés. Il ne faut pas se récrier devant Vinvraisemblance de pareilles puérilités : les poémes qu’Ovide écrit dans son exil sont tout truffés ne doit pas reprocher à l'attentif R. Ellis d'en avoir signalé un exemple, singulier s'il en fut,dans les vers suivants (Pont. 1V,3, v. 51 sq.) : années : M. Galletier et M. Radford. Le premier, après sa controverse avec M. Carcopino, à propose de «Litos ad dator l'Epode de l'extrême tin du Ir siècle avant notre ère. “| ct Euxinum, siquis mihi diceret + ibis, mnetues arcu ne feriare Getie » bibe» dixissem « purgantes pectora Sticos.., » la décelé dans ce poëme plusieurs précisions qui lui ont paru se rapporter à l'/bis ou à d’autres pièces de l'exil d'Ovide. D'autre Le premier de ces vers semble bien n'avoir d'autre but que d'anpart, M. Radford avait cru reconnaître la marque du style d'Ovide noncer le jeu de mot (bis, comme pour évoquer le titre du poéme. dans chacune des pieces du Catalepton, et sans doute s'est-il proposé de démontrer que la treizième épigramme de ce recueil était une Nous voudrions maintenant revenir à l'objet de nos recherches qui a pour nous le plus d'intérêt, C'est à cause de ses allusions aux Baptes e inpersonation ». Pour notre part, nous ne voyons pas, en dehors que PÉpode XIII nous a entraîné dans toutes ces investigations. d'Ovide lui-même, un seul poète latin qui se soit jamais trouvé vis- En effet, la révélation la plus significative qui est faite sur le compte

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155) USE CODE DOVERI dl de Luccius, c'est qu'il appartient a la secte des adorateurs de Cotyrto, mancie par exemple, et les allusions celebres autant qu'inprécises et que, comme tel, il se livre aux rites obscenes et bizurres que la des vers (Tristes, LE, 1, 103 sgu.) : xénophobie des Romains attribuait complaisamment à ce culte étranger, Or, dans 1'/bis, que nous avons considéré comme dirigé Cur aliquid vidi ? cur noxia lumina leci ? contre ce méme Luccius, il mest nullement question de Cotytto. Inseivs che imprudenti cognita culpa nnd ? conjecturale sles obscurités voulues dont est parsemé L'/bis peuventelles Être dissipées par les chercheurs modernes ? A beaucoup d'égards, il est regrettable qu'une énigme relativement récente comme celle Actacon praeda fuit lei, tous allons nous hasarder sur le terrain mouvant de l'exégèse Confessons qu'ici vidit sine canibus non veste Dianani; minus ille suis, nous adinirons sims reserve ke rare ci fevonde ingéniosità avec laquelle M. Carcopino réussit à susciter de nouveaux problemes. Mise au service de sit vaste érudition, son intuition de fa Basilique de fa Porta Maggiore vienne ainsi se prefler sur la divinatrice Pa plus d'une fois oriente vers d'heurentses découvertes, tres ancienne énigme de l'exil d’Ovide. Mais, comme nous l'avons Aurait-il vu juste cette fois encore et devons-nous le suivre quand il déja signalé, c'est M, Carcopino qui a mis la question sur le tapis, nous invite à chercher dans le domaine embroussaille du pythagorisme dans son article intitulé Archéologie et philologie (Rev. des FL. Latines, roman les causes de Pexil d'Ovide 2 Nous ne pouvons en tout vir pr 1927, p. 149) en rappelant que, selon l'hypothèse la plus plausible, nous résoudre à le Faire avant d'avoir examined certaines rencontres celle de M.S. Reinach (1), Ovide fut exilé pour avoir pris part à quelqui, peut-étre,ne peuvent pas, elles non plus, tres mises sur le compie que malefice religieux ou magique. du hasard, L'/bis est M. Carcopino a précisément écrit cet article afin de montrer « par un exemple précis, comment la découverte à Rome d'un monument, même anépigraphe, peut aider à résoudre des questions depuis longtemps pendantes d'histoire littéraire. » Fidèle à sa théorie, M. Carcopino résoudrait volontiers la question de Pexil d'Ovide par l'hypothèse pythagoricienne. Il rappelle avec beaucoup d'à propos les rapports qui existent entre Ovide et le pythaporisme : su conception des métamorphoses, exposée non seulement dans tout le cours du puéme qui porte ce titre, mais encore développee expressément par Pythagore lui-même; ses allusions à une survivance aérienne de lame, dans les Tristes, les analogies que présentent, dans les Fastes ses conceptions astrologiques avec celles de Nigidius Figulus. On ne peut, écrit M. Carcopino, mettre tout cela « sur le compte du hasard, Qu'il ait ou non appartenu à l'une de ses sectes, Ovide a frayé avec le néopythagorisme contemporain, il en a cu Ja curiosità et le goût : et dès lors, on est tenté d'éclaircir par cette relation danpercuse le mystère de su disgrace. » S'avançant plus loin dans ki voie de la conjecture, M. Carcopino se demande enfin S'il n'y aurait pas quelque rapport entre tel cite du pythagorisme nigidien, l'hydro- (') Cultes, Mythes et Religions, IV, y. 69 squ. une interminable série de souhaits affreux adresses par Ovide à celui qu'il considère comme responsable de son malheur. Pour la plupart, ce sont des souhaits de supplices, de malheurs corporels ou de morts violentes, R. Ellis, Vérudit moderne à qui nous devons le commentaire le plus complet de l'/bis, a dressé un catalogue methodique de ces imprécations et voici en quels termes il conclut ce chapitre de ses « Prolegomena os « Quand je parcours certe liste de supplices, je ne puis m'empêcher de me rappeler les épreuves que subissaicnt ceux qui se faisaient initier aux mysteres de Mithra », Et l'érudit anglais cite la notice de Suidas, s. v. Milpa, complétée par celle de Nonnus dans ses Commentaires à Grégoire de Nazianze où nous lisons une longue et tres singuliere énumération d'eprenves de toute espèce. Au surplus, M. Cumont considére ces témoignages, eo dépit des curieuses particularités qu'ils dépourvus de toute valeur historique (4). Un renferment, vorne en est pas mois rena quable qu'un savant comme R. Ellis ait ¿te sumené par l'étude de "Ibis à supposer que l'exil d'Ovide avait quelque rapport avec les mysteres d'une secte religieuse, et que le potte y a fait, dans F'Abis meno, Wabondantes allusions, Mais parmi les supplices énumérés dans bis et qui ne sont pas, en effet, sans analogie avec certaines épreuves initiatoires, il y ena 0) Textes el monuments figures relatifs axomystéros de Dira, boyy

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JEAN INURATN une catégorie qui nous paraît particulièrement digne d'intérér, C'est celle qui renferme les différentes manières dont un homme peut mourir soit au cours d'une immersion (1), soit en tombant dans Venu, soit en étant précipité ou en se precipitant lui-même de haut en bay. Rien de plus etrange que l'insistance avec laquelle Ovide revient sur ce deit-motir. Sans doute, tous les genres de mort possibles et imaginables défilent dans F'Abis, sous les yeux bientôt fatigues du lecteur, mais aacun n'est aussi abondamment, aussi complaisamment évoqué que celui qui peut se rapporter, d'une façon générale, à ce qu'on pourrait appeler Lu mort a da surte d'un plongeon. Au v. 285 il souhaite à « Ibis » d'être précipité du haut d'un rocher, comme Thessalus le fut du haut de POssa; au v. 293, il le e, fut massacre voue ä une mort semblable à celle dufils d'Echécratqui ef pete dans la vaste mer. UNE PPO DON 157] "|; Suivent, en cascade, cing imprecations mythologiques se rapportant toutes à l'idée du vers 495, qui les introduit : vel de praecipiti ventas in Tarfara saxo, « Puisses-tu tomber dans le Tartare après terre précipité du tina Win rocher, conne celui qui avait la un cuviape socratigue can ba mort (Cleombrote), comme celui qui vit la voile menteuse de la barque de Thésée (Egéc), comme l'enfant jeté de haut des remparts Hien (Astyannx), comune celle que fat a ba fois fante et nourrec du jeune Bacchus (Ino), comme celui qui mourut pour avoir inventé la sete (Perdix), comme cette vierge lydienne qui se preeipita du hant des rochers parce qu'elle vint inedito de deu tovimeible (are oles. cure). Puis, aux vers 513 sq, Ovide souhaite que son ennemi se noie dans ull fleuve rapide, conune Evenus ou Tiberius, et qu'il donne son men Au v. 325, il formule le vœu de le voir, comme un tyran dont le nom et les attributs sont incertains (Milon de Pise ?) jeté vivant à ce cours d'eau, dans des eaux cachées. Enfin au v. 589 commence une nouvelle série ie S' l'arrivée un jour de fendre l'eau d'un bras puis de l'autre alternativement (c'esta-dire de nager), puisse toute onde te devenir aussi funeste que celle vivus in occultas praceipiteris aquas, Ellis hésite, pour l'interprétation des mots occullas aquas, entre l'Alphée, fleuve en grande partie souterrain, et quelque puits ou Citerne. Au v. 341, il lui souhaite le destin d'Ajax fils d'Oïlée, qui fut au même moment foudroye et noyé. Au v. 389, celui des malheureux que le général carthaginois (Hannibal) « plongea dans les eaux d'un puits dont il rendit ensuite l'eau toute blanche en y jetant de la poussière ». Au v.443, par une allusion plutôt obscure à la légende de Curtius ilécrit o. Puisses-tu, à cheval, étre englouti dans un gouffre fangeux, pourvu toutefois que ton renom ne hénélicie en rien de cette mort la Le v. 464 exprime le vœu de voir « Ibis » précipité dans lu mer après avoir été enferme dans un coffre, tandis qu'au v. 485, Ovide espère Au v. 555, qu'il saute dans la mer, comme un nouvenu Glaucus. d'Abydos (sous entendu : poëte comique périt le fut pour Léandre). De même que le tandis qu'il nageait dans les flots limpides, puisse le flot stygien te saisir à la gorge et t'étouffer; ou si quelque jour, aprés un naufrage, tu surnages sur des flots OFULEUX, PUISSES- CH, comme Palinure, périr des que tu auras touché la terre ferme +. Si Pon admet avec M. Eitrem, Mme Strong et M. Carcopino que le principal rite symbolisé par le grand bas-relief de la Basilique était une sorte d'épreuve par lean et par Pair, épreuve tigurée par un saut suivi d'immersion, si Von se rappelle d'autre part que, selon M.Bendinelli, In Basilique date de la fin du régné d'Anguste, c'est it dire de l'époque où fut composé 1 Ibis, ne sera-t-on pas tenté de suivre M. Carcopino qui nous invite à rapprocher, pour les éclairer en quelque sorte l’une par l'autre, les deux énigmes : celle des causes de l'exil qu'un jour son ennemi se cassera le cou en tombant du haut des d'Ovide et celle dela destination du local souterrain 2 Et qu'on nous escaliers, comme Elpénor. permette un dernier arrêt devant une des umbages de l'Ibis. Quel est le poète comique dont il est question dans le v. 501, que nous venons () Que l'initiation par favacrión ait été connue de certaines sectes paiennes nous de savons par plusieurs textes tormels du De baplismo de Tertullien, voy, L. DUCHESNE, Les oreginmes die cule chrétiens p. 207 Sq. de traduire : Comicus ut liquidis periit dim nabat in undis ?

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[5%] UNE BPODE D'ovini; I Les anciennes scholies del’ Ibis parlent de Ménandre ou de Terence. Si, comme nous avons tenté de l'établir, l'ennemi d'Ovide était Mais comme l'écrit Ellis (p. 161) : tam multa Scholiastae Ibidis aut bien, lui aussi, un Bapte, on s'explique que l'auteur de l'/bis ait tenu Jficta aut certe falsa habent ut nolim his contra Ciceronem credere. a glisser parmi son abondant répertoire des diverses morts par im- Or voici le texte de Cicéron qui, selon toute vraisemblance, permet Mersion une allusion plus precise : ke tia qu'il souhaite à Tbis-Luccius d'interpréter le mot comicas comme Ovide souhaitait qu'il le für : est celle-là même que la légende prêtait à un poëte célebre, victime Ad AU, VI, 1, IS : Nos publicam prope opinionem secuti sunits de la vengeance des Buptes. ut multa apud Graecos. Quis enim non dixit 570 tov TAG &pyuiac Nous ne sommes pas au bout de nos recherches, Dans in memoire ab Alcibiade navigante in Siciliam deicetuim esse in mare ? Redarguit ultérieur, nous espérons pouvoir montrer que, dans tout le cours de Eratosthenes, affert son œuvre, ci notamment dans le discours qu'il prete a Pytlagpene Num ideirco enti quas ille post id tempus fabulas decuerit, Duris Samins, homo in historia diligens, quod cum multis (Metant., XV, 239 59), Ovide parait avenir ete obsede pin idee que Pour notre part, nous avons suivi d'opinion génél'eau avait le pouvoir de transformer les tres qui y sont inimerges rale, comme le font le plus souvent les Grecs. Quel est en effet l'auteur on plonges, Peut-être cette etude nous ouverira-t-clle des perspectives erravit, trridetur 2 qui n'a pas écrit qu'Eupolis, poéte de lu comédie ancienne, fut jeté nouvelles sur certattis aspects jusqu'ici mul èclintes du pythagonsime dans la mer par Alcibiade alors que celui-ci voguait vers ki Sicile ? ovidien. Peut-être aussi n'y aura-t-il, lá non plus, qu'un ensemble Cette assertion a été réfutée par Eratosthène, lequel cite les pièces de coincidences, ct nous reconnaissons bien volontiers qu'ainsi sont qu'Eupolis a composées posterieurement à l'expédition fréquemment amorcées les « fausses pistes »... de Sicile. Vu-t-on maintenant se gausser de Duris de Samos, cet historien De toutes les coincidences qui parsement ce roman archéologique généralement si exact, parce qu'avec beaucoup d'autres, il s'est et dont il faut tout de même bien, en définitive, s'efforcer de tirer trompé sur ce point ? » Par ce texte de Cicéron, nous apprenons que parti pour parvenir à une relative vérité, la plus singulière, la plus les Romains connaissaient fort bien l'épisode curieux de la vie invraisemblable est encore la premiere en date, celle qui fit découvrir, d’Eupolis dont les lexicographes et les scholiastes rardifs nous ont, sous la pelle d'un terrassier, juste au-dessous des voies des grands eux aussi, conserve le souvenir, L'érudit qu'était Cicéron ne s'était express, la Basilique souterraine de la certes pus mépris sur le caractère indubitablement fantaisiste de enigines deux fois millénaires, l'anecdote (!), mais ce caractère légendaire même etait de nature à la faire adopter de préférence à une autre dans une œuvre comme [*/b(s. Voici maintenant comment l'histoire nous est racontée par le schoHaste de Juvénal, à propos des vers 11,92 où il est question des Baptes et de Cotytto : Quo titulo (Baptae) Eupolis comoediam scrtpsit, ob quam ab Alcibiade, quem praecipue perstrinxerat, necatus est: et les scholies d'Aristide p.444 Dindorl (Bergk, Poet. byr. p. 593) apportent des précisions dont il est malheureusement impossible de connaître Li source : Ezoundons évopanrl tobe EvScoc péyetc Mord megtethe di tndin "Arzıßızöng ozparnyôc rai das: Stop. Nunudi bei; yap naps Mundridog Eppıyev adrôv Ev tH Uxdarteg Ev Niza}.iz guatpztevemevey, elrav Bintets u’ Ev OuuéAgaty, éym dé ce xbpact TOUT Santlloy GREG Vial TLIXPOTÁTULE (1) Voy, Kalter, Sv. Kupolis dans Real Enevelop. VI, col. 12 jr et Porta Maggiore, avec ses