Mostrar texto completo19 páginas
Página 1
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Géometrie, Politique et Société
Página 2
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EHESS
En Grèce archaïque: Géométrie, Politique et Société
Author(s): Marcel Detienne
Reviewed work(s):
Source: Annales. Histoire, Sciences Sociales, 20e Année, No. 3 (May - Jun., 1965), pp. 425-441
Published by: EHESS
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/27576396 .
Accessed: 10/04/2012 11:23
Your use of the JSTOR archive indicates your acceptance of the Terms & Conditions of Use, available at .
http://www.jstor.org/page/info/about/policies/terms.jsp
JSTOR is a not-for-profit service that helps scholars, researchers, and students discover, use, and build upon a wide range of
content in a trusted digital archive. We use information technology and tools to increase productivity and facilitate new forms
of scholarship. For more information about JSTOR, please contact support@jstor.org.
EHESS is collaborating with JSTOR to digitize, preserve and extend access to Annales. Histoire, Sciences
Sociales.
http://www.jstor.org
Página 3
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)?TUDES
EN GR?CE ARCHA?QUE ,
G?om?trie,
et Soci?t?
Politique
son essai sur Les origines de la Pens?e grecque, J.-P. Vernant*
Dans
a oppos? l'une ? l'autre deux images du monde
: celle d'H?siode
au
au vie :une image mythique,
vne si?cle, celle d'Anaximandre
une image
un monde
est celle d'un univers
La premi?re
? niveaux,
rationnelle.
de puissances
structur? par une hi?rarchie
sacr?es. Chaque
r?gion de
:
est
de
charg?e
religieuses
l'espace
qualit?s
sp?cifiques
l'espace qu'oc
des hommes
est
; le monde
cupent les dieux n'est pas celui des hommes
s?par? du s?jour propre aux dieux infernaux. A cette image mythique
du vie si?cle : l'espace d'Anaximandre
s'oppose la nouvelle repr?sentation
c'est une ?tendue de type math?ma
n'est plus religieusement
qualifi?,
?
?. Circulaire,
et de position
de
des
d?finie
distance
par
tique,
rapports
en toutes ses parties par rapport ? ce point privil?gi?
centr?, homog?ne
le centre,
d'Anaximandre
constitu?
l'espace physique
appara?t
qu'est
par
de
des
relations
caract?re
et
sym?triques
g?om?trique,
Ce
nouveau
cadre
seulement
son
ordonnance
r?versibles.
pas
n'impose
spatial,
?
la
comme Anaximandre
aussi la
; il marque
cosmologie
philosophe
sur
Dans
beau
leur
livre
Clisth?ne
P.
VAth?nien9
pens?e politique.
L?v?que
avec beaucoup
et P. Vidal-Naquet
viennent
de montrer
de force qu'une
la r?forme politique
m?me conception
de l'espace structure
de l'Alcm?o
uvres de la premi?re g?ographie,
nide, qu'elle s'impose dans les
qu'elle
A la
informe sans doute aussi la vision de la sculpture
contemporaine.
uvres qui d?finissent
la premi?re
les
raison grecque,
limite, toutes
?.
celle de 1' ? esprit g?om?trique
inspiration,
paraissent ob?ir ? une m?me
si ?tendue soit-elle, semble prendre son point de d?part
Mais la r?volution,
d'un
dans
un
secteur
privil?gi?
: c'est,
en
effet,
selon
J.-P.
Vernant2,
dans
et P. Vidal-Naquet
ont accept?
de lire le manuscrit
1. J.-P. Vernant
de ce travail
sur plus d'un point.
en soient
observations
et je leur dois de pr?cieuses
tous
Qu'ils
remerci?s.
tr?s amicalement
deux
un peu de celle
diff?re
P. L?v?que
2. La th?se de J.-P. Vernant
que d?fendent
la note
et P. Vidal-Naquet,
Clisth?ne
3 de la
1964, p. 78. Dans
VAth?nien,
Paris,
425
Annales
(20e ann?e, mai-juin
Página 4
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)et juridiques,
les institutions
sociale de la
dans la pratique
politiques
ainsi
le cadre conceptuel
cit? du vne et du VIe si?cles, que s'?labore
de
l'av?nement
d'ailleurs
que les techniques mentales
qui permettent
la Raison
En
grecque.
sation
? de
?gaux.
D'une
ce
qui
concerne
la
sp?cialement
plus
?
g?om?tri
elle est ins?parable de
et cosmologique,
la pens?e physique
la
d'un
Cit?
nouvel
par
espace social, centr? sur YAgora,
l'organisation
se d?finir comme des
et dans le cadre duquel tous les citoyens peuvent
? assertion
1
? d'Anaximandre
qui
marque,
dans
la concep
une solidarit?
de centre
entre les notions
l'univers physique,
(6xb {i^Sev??
(uiaov), de similitude
(?jjloiotyj?), et de non-domination
a pu rapprocher de la mani?re
la plus
xpaTOouivYjv [y^'v]), J.-P. Vernant
de
le
d'Anaxi
la
Maiandrios,
contemporain
frappante
profession politique
: ? Poly crate n'avait pas mon approbation,
mandre
quand il r?gnait en
sur
ses
?taient
hommes
des
semblables
(ojjlo?ov) et nul autre
qui
despote
a accompli
ne l'a, s'il agit de m?me. Or donc, Polycrate
sa destin?e,
et moi je d?pose le pouvoir au milieu (iy?> Se e? uiaov ttjv ?px^v Tt?d?)et je
tion
de
proclame
pour
trois termes
nation
concepts
notion
sont
univoque,
vous
trois
d'Anaximandre,
purement
?a.
VIsonomie
li?s : la similitude
termes
mais
politique,
qui
trois
celle
Dans
cette
3, la centralit?
sont
termes
d?claration
c?l?bre,
et l'absence
de domi
homologues
parfaitement
ici dans
culminent
qui
d'Isonomie*.
C'est
ce
concept
aux
une
qui
ces deux
ont
auteurs
les concepts
admettent
seulement
m?me
que
page,
politiques
? un
aux philosophes
de r?f?rence,
fourni
d'un ordre ? la fois
grecs
syst?me
l'image
?.
cr?? et ? cr?er
sont group?es
et analys?es
1. Les diverses
H. Kahn,
par Charles
doxographies
New York,
Anaximander
and the Origins
1960, p. 53 sqq. et 76 sqq.
of Greek Cosmology,
est d?velopp?e
dans
114 et suivantes
les pages
La th?se de J.-P. Vernant
de son livre,
? G?om?trie
et
est reprise
1962. Elle
dans
Les origines
de la pens?e
Paris,
grecques,
dans
la premi?re
n? 109, 1963,
astronomie
?, La Pens?e,
grecque
sph?rique
cosmologie
82-92.
pp.
142.
2. H?rod.,
III,
avec la notion
de o|xe?o?, et ses rapports
3. Sur la question
Vao?, on verra R. Hir
Dik?
und Verwandtes,
et les remarques
de
ZEL, Themis,
1907, p. 234 sqq.
Leipzig,
sur le d?veloppement
en Gr?ce,
de la pens?e juridique
Recherches
et morale
L. Gernet,
la R.-E.
a ?crit un excel
1917, p. 457 sqq. Dans
Paris,
(1913), c. 2252 sqq., Schulthess
?
: ? Homoioi.
lent article
une
et le concept
4. Le mot
s?rie de probl?mes.
En
posent
d'taovoptoc
premier
:
de l'?tymologie
de vo'fxo?, et vouloir
dire ?galit?
lieu, la question
l<xovop.ia peut d?river
la loi, ce qui ne signifie
le
devant
S'il d?rive
de vljxetv, comme
pas ?galit?
politique.
? commentateurs
la plupart
des
des
?, il peut
pensent
signifier
r?partition
l'?gale
ou des droits
: r?par
par E. Laroche
(c'est le sens retenu
politiques
parts mat?rielles
il faut noter avec ?d. Will,
tition
S'il s'agit d'?galit?
Korinthiaka,
politique,
?gale).
? ?tat de la
suivons
l'excellent
Paris,
1955, p. 618 (dont nous
question
?) que ? l'?l?
?. Il y a place pour toutes
iso- n'implique
ment
les
absolue
pas forc?ment
l'?galit?
assez st?rile,
nuances
de l'?galit?. Mais
? ce type d'enqu?te,
sur l'?tymologie
atomiste,
on peut
la recherche
substituer
qui r?ve d'atteindre
diachronique,
VUr-Bedeutung,
dite
selon
la d?finition
d'une
de Vendryes
Il
statique,
?tymologie
(B.S.L.,
1953).
et synchronique.
cette
fois d'?tymologie
La m?thode
est la sui
synth?tique
s'agit
: chercher
vante
? d?finir
la place de chaque mot dans l'esprit,
en circonscrire
la signi
et l'examen
et l'emploi.
C'est par le relev?
de tous
fication
les contextes
o? ce mot
une
faire
s'en
id?e
ce
se pose
A
le
esp?rer
moment,
approximative.
figure
qu'on peut
Página 5
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?CE
ARCHA?QUE
humain du VIe si?cle son expression
? l'image du monde
la plus
? ceux
o?
?
celle
monde
la
d'un
vie
qui participent
ad?quate,
publique
?. x
le font ? titre d'?gaux
le plus important
est sans doute celui de
Parmi
les trois termes,
au
Centralit?.
vocabulaire
de
?; j/iaov appartient
L'expression
politique
? un sentiment
la fin du vie si?cle. Quand Cadmos de C?s, ? ob?issant
la tyrannie ?
une tyrannie
de justice ? (?tc? Sixaioaovyj?), abandonna
? il
bien ?tablie qu'il avait re?ue de son p?re ?,
d?posa le pouvoir au
? (?? uicrov.. KonaQuq tyjv
2.
C'est
la m?me
milieu
par
?p^v)
expression
d?finit un aspect de la double r?forme de D?monax
? Cyr?ne :
qu'H?rodote
? un ?tat de Monarchie.
d'une forme d'Isonomie
la substitution
Apr?s
des biens sacr?s
l'administration
avoir mis de c?t?, pour le roi Battos,
?
?
et des c?r?monies du culte, D?monax
d?posa au milieu
(?? j/io-ov l?yjxe)
les rois 3. La m?me
tout le reste de ce que poss?daient
expression
joue
donne
aussi
sur
un
autre
plan,
dans
un
m?me
contexte
politique.
'E?
p?cov
fait
:mettre
de la d?lib?ration
en d?lib?ra
politique
partie du vocabulaire
?
tion la conduite ? tenir se rend en grec par l'expression
d?poser l'affaire
au milieu
?
(??
V?pX?i comme
[/i<70V itpOTiOevai
le pouvoir,
ouxaxaTtO?vaiOUTiO?vaiTOTCpYJYjjia)4.
l'affaire ? d?battre,
la question
Comme
qui concerne
les
les diff?rents
dans
de la nature
contextes.
les ?tudes
de
probl?me
Apr?s
d'taovojjaa
et d'autres,
et P. Vidal-Naquet
P. L?v?que
ont d?gag?
V. Ehrenberg,
certains
: 1) elle se d?finit
de l'foovopia
de la fin du VIe si?cle
son
aspects
n?gativement
par
certains
? la tyrannie
comme
une
; 2) dans
emplois,
opposition
appara?t
r'ioovojxta
:V. Ehrenberg,
est tr?s lourde
La bibliographie
valeur
Die Rechtsidee
aristocratique.
1921 ; ? Isonomia
im fr?hen
?,R.-E.,
Griechentum,
VII,
1940, c. 293 sqq. ;
Leipzig,
Suppl.
of Democracy
1946, ch. IV : ? Origins
World,
Oxford,
of the Ancient
?, His
Aspects
?, Wiener
1950, p. 515 sqq. ; ? Das Harmodioslied
toria,
Studien,
1956, p. 57 sqq. ;
? Isonomia
Journ.
G. Vlastos,
?, Amer.
1953, pp. 337-366
; J. A. O. Larsen,
Philol.,
? Cleisthenes
of Democracy
and the Development
?,M?langes
Sabine,
Ithaca,
1948,
Histoire
de la pens?e
; T. A. Sinclair,
pp. 6-16
(que je n'ai pu consulter)
politique
39
E.
Histoire
de la racine nemen
1943, p.
sqq. ;
Laroche,
(tr. fr.), Paris,
grecque
1949, p. 186 sqq. ;?d. Will,
Korinthiaka,
Paris,
1955, p. 618 sqq. ;
grec ancien, Paris,
?
des atomistes
L'isonomie
t. XXX,
Ch. Mugler,
?, Rev. Philol.,
1956, p. 231 sqq. ;
Les origines
de la pens?e
J.-P. Vernant,
1962, pp. 52-53
;P. L?v?que
grecque, Paris,
et P. Vidal-Naquet,
Clisth?ne
VAth?nien,
Paris,
1964, pp. 24-32.
1. Selon
et tr?s prudente,
formule
de P. L?v?que
et P. Vidal
l'excellente,
Naquet,
op. cit., p. 31.
164. Cf. Lenschau,
Kadmos
2. H?rod.,
c. 1472
VII,
(n? 5), R.-E.
(1919),
sqq.
carri?re
de Cadmos.
d'aventurier
l'?trange
qui retrace
est celle de F. Chamoux,
essentielle
3. H?rod.,
sous
IV, 161. L'analyse
la
Cyr?ne
139
des Battiades,
Monarchie
l'on
1953,
Paris,
p.
que
les
sqq.,
compl?tera
par
? Aux
du r?gime
foncier
d'?d. Will,
H?siode
et
remarques
grec, Hom?re,
origines
t. LIX,
et. anc,
?, Rev.
1957, p. 11 sqq., et de L. H. Jeffery,
myc?nien
l'arri?re-plan
? The Pact
at Cyrene
Settlers
of the First
142
sans
?, Historia,
oublier
1961, p.
sqq. ;
et P. Vidal-Naquet,
P. L?v?que
op. cit., p. 67 sqq.
207
8
80.
En
4. H?rod.,
to
; I,
; III,
VII,
VII,
8, l'expression
l?
t?Ot)^
npr?^a
conseil
de soi seul. L'expression
? i8io6ouXeeiv,
est parfois
aussi
prendre
jjL?aovs'oppose
sans
129
valeur
semble avoir dans
; VIII,
VI,
(H?rod.,
politique
74). Mlaov
employ?e
:H?rod.,
de Kotv?v
ce contexte
voisines
des valeurs
58 parle de Koiv?v
VIII,
izpfiypo..
on parle de xotvw Xo'yu)
Si l'on se met d'accord,
; II, 30). To xocvov, c'est
^pTjaajxcvoi (1,166
14 ; VIII,
135 ; IX,
la cit?,
117 ; III,
l'?tat
156 ; V,
(I, 67 ; V, 85 ; VI,
109), mais
Página 6
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)int?r?ts du groupe se d?pose ?au milieu ?.Dans lem?me vocabulaire
d?lib?
encore
sorte
souvenir
de
le
d'une
ratif, certaines expressions
proc?
gardent
?
son avis ? dans une de ces
institutionnel.
dure de caract?re
Exprimer
?
assembl?es
peut se dire ? porter son avis au milieu
politiques
(<p?peiv
*ou encore ?dire au milieu?
?
iq ui<7ov)
YVcoiAYjv
(XIyeiv iq uicrov)8. Si le milieu?
est collec
dans les premi?res expressions
semble signifier que l'entretien
il semble plus pr?cis?ment
tif et public,
dans les derni?res faire allusion
: le [ascjov semble ?tre le point
? une position
de l'orateur
g?ographique
?
?
son
d'o?
A
l'on
?met
avis.
central
l'expression
(k?^ew
parler au milieu
?
?
se
du
milieu
retirer
iq (/? ov), r?pond l'expression
sym?trique
(ex. fxsaou
koct^svo?) 8. Le contexte
indique tr?s clairement
qu'une fois en dehors
un citoyen priv?. Comme
l'atteste
la for
du [??fjov, l'orateur redevient
?
au
c'est
la
de
milieu
mule d'une inscription
collec
?,
T?nos,
juridique
tivit? (|/i<j(?>ft?vTe?) ; en dehors, c'est le particulier
(^wpl? IxaaTO?) 4.
ces expressions
un espace politique
d?finissent
dont nous
Toutes
la
mesurons
dans
la
vieille
formule
que
pens?e grecque par
l'importance
le h?raut prononce au d?but d'une assembl?e quand il invite les citoyens
? donner un avis ? la cit? : ?Qui veut porter au milieu un avis sage pour
sa cit??? (t?? O?Xeix?Xst xp^t?v ti fio?Xzvp iq uisov <pep?ive^cov)5.Mais cette
? commun ? et le
image d'un point central, qui est ? la fois le point
point
tous
les autres, est-elle une image spatiale
o? chacun s'affirme l'?gal de
d'un espace circulaire et centr?
propre ? la seule cit? ? La repr?sentation
6
une
Des
textes pr?cis permettent
de
la
Polis
?
cr?ation
de
est-elle
encore
un
contexte
dans
social
celui
la
n'est
de
pas
qui
r?pondre que,
ne
sur
sont
et
de
diff?rents
cit?,
pas politiques,
plans
pens?e qui
l'expres
sion iq jjtiaov a jou? un r?le important. Quels sont ces plans de pens?e ?
solidaires ? Quelles
De quel groupe social sont-ils
sont, ? ces niveaux,
les valeurs
d'??
p.?aov ?
144 ; IX, 85) ou simplement
l'int?r?t
le tr?sor public
aussi
(VI, 58 ;VII,
g?n?ral
I et II,
Griechische
Staatskunde9,
(III, 82 ; III, 84). Sur xotvo'v, cf. Busolt-Swoboda,
1920-1926,
II, s.v. xoivdv).
passim
(Index,
1. H?rod.,
IV, 97.
des assembl?es
2. H?rod.,
III, 83. On ne manquera
pas d'en
rapprocher
l'usage
militaires
(cf. infra, p. 434).
21 ;VIII,
3. H?rod.,
73; III, 83. Sortir du [x? ov, c'est se condam
IV, 118 ;VIII,
ner ? t?io6ouXeetv
(VII, 8).
: registre
d'actes
de ventes
du
4. I. G., XII
immobili?res,
(5), 872, 27, 31, 38
est employ?e
? propos
de 7rpaxT?)pe?. Cf. R. Dareste,
iiie-ne
si?cle a. C. L'expression
Recueil
des inscriptions
Th. Reinach,
B. Haussoullier,
I, Paris,
grecques,
juridiques
1891, p. 64 sqq.
de Th?bes,
d?clare
438-439.
Au h?raut
Th?s?e
5. Eur.,
fi?rement,
apr?s
Suppl.,
?
: ?Quant
:Qui veut...
? la libert?,
elle est dans ces paroles
un ?loge c?l?bre de l'?galit?
sous
une
nous
dans
forme
connais
La formule
885,
VOreste,
que
plus br?ve,
repara?t
170 ;Aristoph.,
45 ; Assembl.
Pro
sons aussi par D?mosth.,
corona,
Acharn,
femmes,
3. Sur ce droit
cf. par exemple
Busolt
Contre Ct?siphon,
130 ;Eschine,
d'ia^yopta,
n.
4.
Griechische
I, 1920, p. 453,
Staatskunde9,
Munich,
Swoboda,
des analyses
dans une direction
la suite, nous d?veloppons
6. Dans
que J.-P. Ver
? G?om?trie
dans
et astronomie
la premi?re
?,
nant,
sph?rique
grecque
cosmologie
le premier.
n? 109, 1963, p. 88, avait
La Pens?e,
indiqu?e
c'est
Página 7
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?CE
ARCHA?QUE
D?s l'?pop?e, l'expression
dans toute une
Iq j/iaov fait son apparition
s?rie de contextes
: contexte de jeux, de
du
butin, d'assembl?es,
partage
de justice. Ce sont toujours des contextes
Avec
les jeux
institutionnels.
fun?raires,
par
exemple,
nous
sommes
sur
un
plan
fortement
structur?
1i
o? gestes
et paroles
ont des significations
d?finies 2 : plan social, o?
s'attestent
de tr?s anciennes
de tr?s anciens ?tats de pens?es,
coutumes,
mais aussi terrain de pr?droit,
?moment
de vie collective
?,
privil?gi?
o? surgissent des proc?dures
qui seront plus tard celles d'un droit cons
titu? 3. Les jeux ne s'improvisent
? des r?gles. Quand
pas, ils ob?issent
le b?cher de Patrocle
? retient l? son monde
s'est consum?, Achille
pour
si?ger en vaste assembl?e
(e&p?v aY^va). Des nefs, il apporte des prix
t?tes fi?res de b ufs,
(gx??p' aeOXa) : bassins,
tr?pieds, chevaux, mules,
?
la
belle
et
ceinture
fer
?4.
L'assembl?e
des guerriers d?fi
captives
gris
nit l'espace mat?riel
des jeux : c'est dans ses limites que se d?roulent
les
Mais
un
dessin?
l'assembl?e
n'est
principales
?preuves.
par
pas
l'espace
les prix
espace informe, c'est un espace centr? : quand Achille
apporte
il met
en concours,
il les ? d?pose au
que, par g?n?rosit?
princi?re,
? (iq jjicraov
milieu
c'est un usage bien
l'Oise)5. Ce n'est pas un hasard,
attest?. Apr?s
les fun?railles
eurent ?rig?
les Ach?ens
d'Achille,
quand
? le
en personne,
plus grand, le plus noble des tertres ?, Th?tis,
organisa
des jeux fun?raires
: les prix
?
incomparables
qu'elle avait obtenus des
dieux pour les concours des chefs ach?ens ?, elle les ?
d?posa au milieu de
?
l'assembl?e
?v
Ce
n'est pas le seul exemple:
(?rjxe (/?era)
aY?5vi)6.
quand
l'auteur du Bouclier h?siodique
d?crit la course de chars, il pr?cise que,
1. Sur les jeux fun?raires,
on verra L. Malten,
?
und Totenkult
?,
Leichenspiel
Mitt.
deut.
arch?ol.
Rom.
Bd.
Instit.,
Abt.,
1923-1924,
sqq. et sv. ;
p. 300
38/39,
?
c. 1859-1861.
?, R.-E.
Leichenagon
(1925),
2. L'aspect
a ?t? fortement
? Jeux
et
des Jeux
juridique
par L. Gernet,
soulign?
Droit
sur le XXIIIe
chant
de VIliade)
et ?tran
(Remarques
?, Rev. hist, droit fran?ais
et Soci?t?
ger, 1948, p. 177 sqq., repris dans Droit
dans
la Gr?ce ancienne,
1955,
Paris,
pp. 9-18.
son ?tude
3. Dans
pr?c?demment
cit?e, L. Gernet
p. 17) a pu
(Droit et Soci?t?,
: ?Le droit qui commence
?crire
une
dans
la sc?ne n'appara?t
d'appara?tre
pas comme
et professionnelle
: il ?mane
de la vie des jeux ; il y a conti
lui-m?me
technique
sp?ciale
entre
nuit?
la coutume
et la coutume
?.
agonistique
judiciaire
4. II., XXIII,
256 sqq. Sur la valeur
? Les
du fer, cf. en dernier
lieu, L. Deroy,
noms du fer en grec et en latin ?,
t. XXXI,
1962, pp. 98-110.
UAntiquit?
classique,
5. 11., XXIII,
:
704
telles que
d'autres
formules,
pvaTx'??
[licaov e6t)xe. On trouve
799 et 886). Sur les valeurs
cf.
e?jx'?? ?ytova
<pspwv... (IL, XXIII,
d'?^aSv dans l'?pop?e,
R. Martin,
sur VAgora
Recherches
d'histoire
et d'architecture
grecque. Etudes
urbaines,
Paris,
1951, pp. 19, 22, 48, 161, 169, 244. C'est dans
de l'assembl?e,
l'?yt?v, au milieu
la plupart
: II., XXIII,
des ?preuves
que se d?roulent
507, 685, 710, 814. Remarquons
enfin que c'est toujours
le verbe
xcOevai qui est
le vocabulaire
dans
ici, comme
employ?
dont H?rodote
est le t?moin.
Cf. [II., XXIII,
politique
263, 631, 653, 656, 700, 740,
86 et 91.
748, 750, 751, 799 ; Od., XXIV,
6. Od., XXIV,
Página 8
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)? ? l'int?rieur de l'assembl?e
(?v-co? aY&vo?), se voyait destin? au vainqueur
? x. Cyrus
un grand tr?pied en or,
uvre illustre du tr?s sage H?phaistos
il
la
sont
de
d?cr?te-t-il
les
biens
Perses
des
guerre,
que
emploie
l'enjeu
suivante
l'expression
(ev
met
(jtiaa) Y?p
aux
prises
: ? Ces
biens
xau-za
t?
rt$Y? kzIzoli
avec
un
sont
aya??)2.
une
joute
ami,
au milieu
d?pos?s
une
qui
joute
?voque
homme
est un
le prix
jeune
comme
des
prix
Si Th?ognis
dont
?
le
la fleur du bel ?ge, le prix (aGXov) se trouve ?au milieu ? (sv uiaacp)3.
?
D?mosth?ne,
enfin, parle au sens figur? de ? prix d?pos?s au milieu
dans
x?t[A?va
(?'GXa
dans
Si,
?v (/?ao)) 4.
le cadre
de l'?pop?e,
impose
l'expression
l'image
assem
d'une
bl?e de guerriers assis en cercle, quelle est la valeur de ce point central ?
cet usage institutionnel
? Pour
Quelle est l'image mentale
que v?hicule
d?finir la valeur du milieu dans ce contexte de jeu, il faut faire le d?tour
dans le m?me
par une institution
qui tient une place fondamentale
groupe social des hommes sp?cialis?s dans le m?tier des armes : le partage
du butin. Dans
la plupart des passages de l'?pop?e, chaque combattant
s'acharne
?
un butin
? individuel
les
conqu?rir
nelle
sur
des
s?de
en
propre,
biens
que
armes
?.Mais
vont
qui
chacun
de
ses
chacun
ennemis,
? c?t? de la mainmise
grossir
emporte
la part
avec
des
soi
s'efforce
imm?diate
de
richesses
que
chacun
sa
tombe
5, il y
dans
faire
et person
pos
a des
? au
: les biens pris ? l'ennemi sont d?pos?s
d'un autre usage
?. Quand Th?ognis de M?gare ?voque l'infortune des grands pro
les malheurs
de la cit?, le naufrage de l'Ordre, il d?plore de ne
pri?taires,
: ? de vive force, ils (les vilains) pillent
les
voir que d?sastre
et pillage
tout ordre a disparu...
richesses,
Qui sait si le butin fait encore l'objet
d'un partage
?gal ? ? 8. Le partage du butin, c'est Saj^b? iq xo uiaov car
traces
milieu
1. H?s.,
312. Cf. //., XXIII,
273.
Bouclier,
2. X?n.,
Anabase,
III, I, 21.
3. Th?ognis,
994.
4. D?mosth.,
I, 4-5, ?d. Dindorf8.
Philipp.,
5. Le butin
des biens
fait, en effet,
que les Grecs
appellent
partie
xxr^axa et qui
? Totenteil
aux
im griechischen
und Seelger?t
s'opposent
izazp?-r. Cf. E. F. Brueck,
Recht
zur Papyrusforschung
und
antiken
?, M?nchener
Rechtsgeschichte,
Beitr?ge
t. IX, Munich,
tr?s justement
1926, p. 39 sqq. L'auteur
remarque
qu'il n'y a pas, ?
cette
du droit de propri?t?.
de conception
abstraite,
?poque,
proprement
juridique,
? n'est
La ? propri?t?
mais
abstraction
commode
individuelle
pour
dangereuse
qu'une
: xTyjjxa, x-cTJai?, etc. Sur le butin
la diversit?
subsumer
de diff?rents
de possession
modes
dans la soci?t? hom?rique,
ou
Paris
du
la
cf. M. Delcourt,
l?gende
conqu?rant,
dipe
et les analyses
de E. Buchholz,
Die
homerische
1944, pp. 239-244
Realien,
Li?ge,
?
son
sur
de la guerre
des
Le
Dans
article
II, 1, Leipzig,
1881, p. 328 sqq.
partage
profits
dans
les trait?s
Aymard
A.
d'alliance
?, Rev.
1957, pp. 233-249,
historique,
antiques
ne prend
me
le pas
les faits archa?ques.
P. Vidal-Naquet
pas en consid?ration
signale
une
entre
la part de l'Etat
sage de Thucyd.,
83,3 o? l'on retrouve
VII,
opposition
La notion
d'accord
individuelles.
y joue
(xoivo'v) et les parts
pass? entre les bellig?rants
? Le partage
un r?le important.
les trait?s
du butin
Cf. aussi A. Dain,
d'apr?s
juri
et militaires
des ?tudes byzantines,
international
du VIe
?, Actes
Paris,
diques
congr?s
: ? Le partage
se fait par voie d'autorit?.
1948, t. I, Paris,
1950, pp. 347-354,
qui note
Les lots sont r?partis
soit entre les unit?s militaires
soit entre les individus
constitu?es
?,
? les soldats
?.
mais
des parts de choix
les plus distingu?s
obtenir
peuvent
6. Th?ognis,
678 sqq.
: Botados 8'o?xlT'l'aw;
Ytv?Tat ^
{J-?atv.
Página 9
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?CE
le butin
capture-t-il,
? au milieu
? ce
tr?s pr?cis?ment
?. Ulysse
qui est d?pos? au milieu
dans une exp?dition
le
devin
H?l?nos
Il
le m?ne
?
nocturne,
? (iq ptiaov) 1, pour deux raisons ; d'abord parce que c'est le
en
le plus
point
ARCHA?QUE
vue
de
ensuite
l'assembl?e,
parce
la
c'est
que
r?ser
place
v?e ? une ? belle prise ? qui fait partie du butin de guerre des Ach?ens.
Comme
les prix des jeux fun?raires,
le butin des guerriers
est d?pos?
iq uidov.
nous
Or
le nom
que
en
mises
choses
connaissons
les Grecs
commun?
?tablir une ?quivalence
qui
se
trouve
par
r?servaient
(?uv^wc
entre
confirm?e
la querelle
d'Achille
et
? ces biens
destin?s
au partage
y.?tji,?va)2.
et ce qui
le milieu
ce
tout
par
Par
ce d?tour,
nous
est commun,
nous
que
d'Agamemnon
savons
par
: ? les
pouvons
?quivalence
du
ailleurs
le butin est remis
jiidov 3. Apr?s chaque victoire,
apr?s chaque pillage,
entre les mains du Chef, entre les mains de celui qui repr?sente
la collec
tivit? 4. A travers le chef de guerre, c'est le groupe lui-m?me qui exerce
un droit de regard sur les richesses, droit de regard qu'il conserve
jus
qu'au
du
moment
partage.
Les
ne
modalit?s
nous
en
sont
pas
directement
connues ; par le discours v?h?ment
nous apprenons
seulement
d'Achille,
?. Cependant
la sc?ne
que ? le Roi distribue peu, mais garde beaucoup
car le partage
des jeux peut ? son tour pallier ce d?faut d'information,
du butin et l'attribution
des prix des jeux semblent
ob?ir ? un m?me
m?canisme
institutionnel6.
?met en jeu ? un
objet de prix, il le d?pose
Chaque fois qu'Achille
iq jji?crov; c'est l? que le vainqueur vient le prendre, ? proprement
parler
le ? ramasser ?. Un des gestes les plus caract?ristiques
de l'?pisode des
jeux,
c'est,
fique
de
en
effet,
cette
tion ? une autre
plusieurs
? mettre
de
ceux,
reprises
dans
? Nestor,
sur
la mainmise
acquisition
les
prix
clairement
n'appara?t
forme d'appropriation
: c'est
l'acte
la main
?
de
(?v x?Part
trop ?g? pour
et,
Ti?avai)7.
participer
le
que
la m?me
que
recevoir
6. Mais
caract?re
dans
opposi
sc?ne mentionne
de
corr?lativement,
Au
sp?ci
son
concurrent
? la course,
?
donner
malchan
bref ? ceux
qui
:Helenos
est une ? 0r?pav xaXr?v ?.
1. Soph.,
609
Philoct.,
en ?change
une autre part d'honneur,
2. A Agamemnon,
de celle
qui lui demande
:Nous
Achille
? Apollon,
n'avons
r?pond
plus de tr?sor commun
qu'il doit remettre
a ?t? partag?
ce que nous avons
tir? du sac des villes
en r?serve....
tout
(6e8aaxat)
sont Cuvrjta.
le Saajxo? les biens
clairement
Ce texte prouve
qu'avant
(IL, I, 124-125).
3. Cf. infra, p. 434.
4. IL, IX, 328 sqq. Cf. L. Gernet,
op. cit., p. 15.
5. Cf. L. Gernet,
op. cit., p. 16.
est souvent
6. L'appr?hension
par le verbe
d?sign?e
(?stp?<j6at,
?vae?petv)
?etpgtv
?
? sa valeur
concr?te
614, 778, 823, 856, 882), ou encore
par des
(//., XXIII,
qui a
ou
le
:
?XeTv
comme
C'est
oiitxea^ai
verbes
geste
(273, 511, 666)
d'Ajax
(613).
Xa[x6avetv,
?
? Il prend
fait
L. Gernet,
le b uf agreste
op. cit., p. 11, note que Dar?s
(779-781).
en l'honneur
d'Anchise
dans les Jeux
le m?me
exactement
(En?ide, V, 380 sqq.),
geste,
la signifi
de droit romain,
?tudes
p. 353
sqq., a marqu?
geste dont F. De Visscher,
cation.
7. Cf. IL, XXIII,
624, 537, 565. L. Gernet,
op. cit., p. 11, a insist? sur l'opposition
: celui du don, celui de la mainmise.
des deux
gestes
Página 10
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)? remet dans la main ?
sur les prix, Achille
n'ont aucun droit de mainmise
un objet, tr?pied ou cuirasse, qu'il tire de ses r?serves. Sans doute s'agit-il
? Achille ;mais, dans
dans l'un et l'autre cas de biens qui appartiennent
le premier cas, parce qu'ils ont ?t? d?pos?s au centre, les biens propres
ses xt^o?t?, deviennent,
comme les objets du butin, des ?choses
d'Achille,
?
communes
leur caract?re d'objet marqu?
par un
(?uv^toc) ; ils perdent
droit de propri?t?. Ce sont des res nullius \ La mainmise
du vainqueur
s'exercer
peut
sur
eux
sans
retard.
Au
contraire,
quand
Achille
remet
la coupe qu'il a lui-m?me ramass?e ? au milieu
dans les mains de Nestor
?,
tout semblable ? celui qu'il fait ? Eum?los
il lui fait un don personnel,
il fait venir de sa baraque une cuirasse et
quand, pour sa r?compense,
?2. Au don personnel
la lui ? remet dans la main
qui cr?e un lien entre
3
au contre-don
et oblige le b?n?ficiaire
deux hommes
s'oppose tr?s net
sans contrepartie.
tement
l'exercice
imm?diat
d'un droit de propri?t?
ne peut donc s'exercer que par l'interm?diaire
du piaov
La mainmise
? qui
dont les vertus annihilent
les relations de ? propri?t? personnelle
?
au centre ?, les
entre Achille
et sa part de xx^axa.
existent
D?pos?s
sorte remis en circulation
biens propres d'Achille
sont en quelque
; ils
des ? objets communs
deviennent
?, ils sont disponibles
pour une nou
velle appropriation
C'est tr?s vraisemblablement
la m?me
personnelle.
:
la
commande
du
butin
proc?dure
r?partition
qui
chaque objet, saisi
par
un
guerrier
lors
du
pillage,
est
?mis
en
commun
?, c'est-?-dire
qu'il
comme
est d?pos? ?au centre ?. C'est l? que l'homme d?sign? par le sort4 ?
?
est d?sign? par les dieux ?
le vainqueur
vient le ? ramasser
(?e?petv,
1. Cf. L. Gernet,
L'Ann?e
op. cit., p. 13. E. Cassin,
1952, p. 13, pense
sociol.,
que
? sont en r?alit? d?vou?s
au h?ros mort...
les prix
c'est de l'au-del?
par Achille
qu'ils
ou la chance
?. Mais
seront
tir?s par la valeur,
l'adresse
des concurrents...
rien ne
? croire que le centre
ait ici une valeur
donne
Sur les valeurs
et
religieuse.
religieuses
avec
leur rapport
les autres
valeurs
du centre,
cf. les remarques
de J.-P. Vernant,
? G?om?trie
et astronomie
la premi?re
dans
?, La Pen
grecque
sph?rique
cosmologie
s?e, n? 109, 1963, p. 91 sqq.
2. Cf. IL, XXIII,
565.
? La notion
S. Sur le don, cf. L. Gernet,
en Gr?ce
de la valeur
?, Jour
mythique
en Gr?ce
nal de PsychoL,
et pr?droit
ancienne
1948, p. 430 sqq. ; ?Droit
?, L'Ann?e
3e s?rie, 1948-1949,
sur le don.
Essai
Paris,
1951, p. 26 sqq. ;M. Mauss,
sociologique,
et raison de l'?change dans les soci?t?s archa?ques,
Forme
et Anthro
repris dans Sociologie
?Recherches
sur les ?changes
rituels
1950, p. 145 sqq. ;R. Maunier,
Paris,
pologie,
en Afrique
du Nord
t. II, 1924-1925,
Nouv.
?, L'Ann?e
S?rie,
Paris,
sociologique,
1927,
p. 11 sqq.
4. Sans doute
les parts d'honneur
?taient-elles
pour tel ou tel personnage
pr?lev?es
le reste qui ?tait
C'est
au tirage
au sort. Bien
soumis
important.
que cette proc?dure
ne soit pas directement
on peut
?tait d'usage.
croire qu'elle
en effet,
attest?e,
C'est,
le m?me
verbe
? la fois
de la part du butin
qui d?signe
(?vas?peiv)
l'appr?hension
au sort ? (aipe?v, dans IL, III, 316,
(614, 778, 823, 856, 882) et le ? tirage
?vatpfcfv dans
759 D,
Cf. P. Amandry,
La mantique
? Delphes.
Platon,
Lois,
etc.).
apollinienne
sur
le fonctionnement
Essai
de l'oracle, Paris,
Le tirage
au sort est
1950, pp. 25-26.
de la volont?
des dieux,
s.v. ?L?sung
cf. V. Ehrenberg,
?, R.-E.
l'expression
Página 11
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?CE
ARCHA?QUE
le ? droit
?va?ip?tv), sous les yeux de tous. Le geste de saisie d?termine
? * dont
de propri?t?
immuable
Achille.
parle
en disponibilit?,
De cette mise
le chant XIX
offre un remarquable
fait amende honorable,
il confesse
exemple. Quand Agamemnon
quand
de lui rendre ses
d'Erreur
qu'il a ?t? victime
(vAtyj), il offre ? Achille
biens, sa ? part de choix ?.Mais les biens ne sont pas remis de la main ?
: une telle proc?dure
la main
ferait n?cessairement
d'Achille
l'oblig?
avec la
On recourt ? une formalit?
propose
d'Agamemnon.
qu'Ulysse
: ? Qu'Agamemnon,
de son peuple,
d'un arbitre
protecteur
comp?tence
?
en
les
assembl?e
apporte
pr?sents
pleine
(oic?Tco iq piorsYjv?yopav)2. Pro
une
c?dure qu'Ulysse
exigence de publicit?,
justifie par
qui est en effet
ce
et
dans
fondamentale
milieu
dans ce contexte
juridique
guerrier :
? tous les Ach?ens de la sorte pourront voir de leurs yeux et tu en auras,
toi, l'?me ?panouie ? 3.Mais il y a une autre raison tout aussi imp?rieuse,
et la suite de l'?pisode la sugg?re clairement. A l'invitation
d'Agamem
et les jeunes xoupoi, du camp ach?en s'en vont dans la baraque
non, Ulysse
: ? Alors,
ils
aussit?t
fait. De la baraque,
dit, aussit?t
d'Agamemnon
bassins
les
les
emportent
sept tr?pieds promis,
vingt
resplendissants,
ils emm?nent
aussi sans tarder sept femmes habiles
les douze chevaux,
aux travaux
la jolie Bris?is. Ulysse
et, pour huiti?me,
p?se
impeccables,
un total de dix talents d'or, puis il se met en t?te des jeunes Ach?ens,
et
ceux-ci,
sur
ses
pas,
apportent
les pr?sents
qu'ils
d?posent
en
pleine
assem
bl?e ? (xai Ta jjtiv ?v {jtiaffY)
i^opf? Gecrav)4.Apr?s le grand serment d'Agamem
avec Achille,
la r?conciliation
sanctionne
solennellement
non, qui
apr?s
? au
le
cadavre
le sacrifice
du verrat,
dont Talthybios
jette
gouffre
se dissout. C'est alors seulement
immense de la mer blanche ?, l'assembl?e
?
?6 :
autour des pr?sents
les
que
Myrmidons
s'empressent
magnanimes
l? o? Ulysse
et ses sui
ils viennent
les ramasser au centre de rassembl?e,
?
?
commune
les ont d?pos?s. Sur ces objets, devenus
vants,
propri?t?
droit
exercent
de
mainmise
leur
mise
ils
le
m?me
iq
par
fjiiaov,
qu'un
sur le prix mis en jeu. La proc?dure
par Ulysse
vainqueur
pr?conis?e
d'un partage. Ainsi
permet donc de recr?er les conditions
s'accomplit
les
lui-m?me semble ?voquer au chant I, devant
l'op?ration qu'Achille
: ? Sied-t-il que les gens de nouveau
rapportent
exigences d'Agamemnon
n'a
leur bien ? la masse
? ? (rcaXiXXoYa Tau-c'eiuaYeipeiv) 6. Agamemnon
un
a
en
fait
?
circulation
les
biens
Achille
il
remis
;
pas
pr?sent
qu'il
avait
accapar?s.
1.
2.
3.
4.
Cf. IL, IX, 335.
173 sqq.
IL, XIX,
174.
IL, XIX,
242 sqq. C'est ? peu pr?s la m?me
formule
IL, XIX,
les prix des Jeux.
d?pose
quand Achille
5. IL, XIX,
277 sqq.
6. IL, I, 121. C'est
dans
s'affirme
tr?s
que
l'Odyss?e
qu'au
nettement
chant
XXIII,
704,
l'opposition
Página 12
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)Pour
mettre
tradition,
i?
commun?.
?en
mettre
c'est
(ji^ov,
c'est que si tous
je sais, ?crit quelque part H?rodote,
au milieu
(iq ptio-ov) leurs malheurs
personnels
apportaient
les
ce que
hommes
en
%a%<x) pour
avoir
bien
olx^ia
apr?s
ce qu'il
ou
une
toute
? Tout
aurait
les
de
l'?change
les malheurs
de
leurs
d'autrui,
s'agisse
en
commun
pour
expression
??
{jle ov
remettre
ceux
avec
? x. Qu'il
apport?
la m?me
c'est
faire
examin?
qui
chacun,
voisins,
avec
remporterait
nouveau
un
?
a
8,
partage
travers
A
toujours.
joie
en indivis
de laisser des biens
proc?der
revient
(x?
les
prix
institutionnelles
qui sont ? l' uvre aussi bien dans la remise des
du butin,
les valeurs du centre se d?gagent
que dans le partage
tr?s
nettement
formes
est
: le centre
public
Avec
les m?mes
mais
plans,
est
?
la fois
? ce
est
qui
valeurs,
dans
toujours
l'expression
le m?me
contexte
e?
[as<jov appara?t
social.
Dans
de la parole ob?it ? des r?gles d?finies
de VIliade une forme institutionnelle
Prendre
la
engage
milieu,
d'une
y
qu'il
parole
deux
le
prendre
part,
l'assembl?e
? La
?
s'adresser
piiaov
?. Quand
Id?e,
trouve
les Danaens,
comportements
en main,
sceptre
est
rigoureuse
r?gle
sur
d'autres
qui
le h?raut
des
servants
se
Troyens,
r?unis
d'Ares,
message
en
en
s'avan?ant
La
assembl?e5.
T?l?maque
la parole
form?s
prend
? des
? au milieu
r?gle
est
valable
? l'assembl?e,
part.
se
aux
en
la m?me
Veut-on
vers
dirige
creuses
nefs
assembl?e
le
et
aupr?s
la parole qu'une fois
Ilion, il s'acquitte de
et
Troyens
pour
au
: s'avancer
: on
rend
assembl?es
qui conf?rent
tr?s marqu?e.
gestuels
d'autre
de la poupe du navire d'Agamemnon,
il ne prend
arr?t? ? au milieu d'eux ? 4. Quand il retourne vers
son
? ce
les
militaires,
l'usage
aux d?lib?rations
?
? et
commun
?.
tout
des
Dardan?ens,
orateur
formule
:
revient
quand
: ? il
et du priv?
cit?s par
264-265,
passages
(II, 32 ; II, 44 ; III, 82 ; IV, 314 ;XX,
public
G. Starr,
The Origins
New York,
Chester
1961, p. 336).
of Greek Civilization,
1. Herod.,
sans allusion
au (xcaov dans
152. On trouve
les
la m?me
VII,
histoire,
Dissoi
18 (Diels,
2 sqq.).
Cf. Herondas,
II,
II, 90.
F.V.S.1,
II, p. 409,
Logoi,
une de ses
de grains
Au cours d'un proc?s
? un armateur
qui l'oppose
qui a violent?
? filles
un suppl?ment
d?clare
si son adversaire
demande
?, Battaros
que,
d'enqu?te
la question,
est d'origine
la victime
de
l'introduction
servile
pour
(cf.
puisque
et de L. Laloy,
J. Arbuthnot
Nairn
dans
la Coll. Univ. France,
1928, pp. 47
Paris,
? sa place,
? condition
?v tqS {xlato.
soit d?pos?
48), il s'offre
que le prix du dommage
26.
Cf. aussi
VII,
,X?n.,
?con.,
: ? la mort
recom
2. Plut.,
De amore fraterno,
d'un p?re, Plutarque
p. 483 C-E
aux fils de laisser
en commun
mande
et la jouissance
?? xou
des biens
l'usage
(XPW
L. Levy,
xTTjatv ?v |x?ato xsfalat xoivrjv xat ?vi|j.7]Tov ?7c?vT?>v). Sur ce texte, on verra Harry
? Property
Distribution
Greece
Amer.
Philol.
Proc.
?, Trans.
by lot in Present-Day
t. LXXXVII,
1956, pp. 42-50.
Assoc,
3. Lucien,
602. Mais
Cf. Arist.,
Cronosolon,
19, t. Ill, p. 312 Jacobitz.
AssembL,
a pu se perdre
assez t?t, par exemple
le sens de l'expression
1284 o?
dans Eur.,
Ion,
avec
?v [jiaui.
xoiv?v fait double
emploi
4. IL, VII,
383-384.
417. On retrouve
5. IL, VII,
la m?me
dans
d'autres
mili
assembl?es
proc?dure
taires
d'un
; cf. Xen.,
?? pisdov en
5, 46. En
VII,
II, 2, 3, il s'agit m?me
Cyrop?die,
avec
le xuxXo? xataxeipivtov
rapport
atpaxttoTtov.
Página 13
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?CE
se tint debout
sonnage
de YAgora?
?
le
manque
le cas au
C'est
c?es
au milieu
chant
Achille,
par
la
r?gle,
XIX,
quand,
Agamemnon
ARCHA?QUE
un per
(jty? 8? (ji?jy)?yopy) K Quand
po?te
aux
r?pond
le
comme
signale
de
paroles
? de sa
place,
une
exception.
r?conciliation
sans
se
pronon
au milieu
lever
de l'assembl?e ? 2.Une fois que l'orateur a gagn? le milieu de l'assembl?e,
le h?raut lui remet dans les mains
le sceptre qui lui conf?re l'autorit? dont
il a besoin pour parler 3. Entre
le sceptre et le point central, les affinit?s
? ?manation
du
; en effet,
pou
plus
qu'une
beaucoup
le
semble
cet
la
dans
souverainet?
?,
usage,
royal
sceptre
symboliser,
au
du groupe.
centre
les assembl?es
mili
dans
Or,
impersonnelle
parler
au nom
ce
c'est
du
sinon
du
moins
de
int?resse
taires,
groupe,
parler
qui
sont
essentielles
voir
le
comme
groupe
tel
: affaires
? ... Jamais
qua
nous
notre
divin
n'avons
au
Ulysse
communes,
eu
assembl?e
creux
de
ni
ses
conseil,
du
Nous
vaisseaux...
mili
affaires
sp?cialement
donne ordre ? ses crieurs de convoquer
le vieil Egypt ios, le doyen d'?ge, s'en
taires. Quand T?l?maque
les Ach?ens
d'Ithaque,
? l'Agora
:
inqui?te
s'embar
que
jour
voici
convoqu?s
;
par qui ? en quelle urgence ?De l'arm?e qui revient un de nos jeunes gens
ou l'un de nos doyens a-t-il ? nous donner quelque s?re nouvelle dont il
ait la primeur ? Est-ce un autre int?r?t du peuple
(8^[mov) dont il veut
discourir et d?battre ? ? 4.Et quand T?l?maque
prend la parole pour lui
la
donner
sc?ne
r?plique,
et d?battre
courir
montre
insolite,
en main,
que
incongru
est donc
ses
mots
premiers
soit de l'arm?e,
parler
m?me.
de
ses
Le
point
rigoureusement
sont
pour
soit d'un
affaires
personnelles
se tient
o?
central
homologue
les prix des jeux et les objets du butin
est d?j? le Koiv?v ou le Euv?v 5. Dans
ne
de
s'excuser
int?r?t du groupe.
au
centre
?
pas
dis
la
Toute
est
l'assembl?e
l'orateur,
o?
sont
sceptre
d?pos?s
: ceux-ci sont des ?uv^?a, celui-l?
les Argonautiques,
quand Jason
1. Od., II, 87 sqq.
2. IL, XIX,
76-77.
3. Cf. Od., II, 37 sqq. et les remarques
sur la valeur
faites par L. Ger
du sceptre
et pr?droit,
Droit
net,
p. 96.
4. Od., II, 28 sqq. Sur la d?claration
et le probl?me
de la convocation
d'Egyptios
sur lAgora
de rassembl?e,
cf. R. Martin,
Recherches
p. 31 sqq. qui y recon
grecque,
na?t un exemple
et son
de ce qu'A.
Severyns
le po?te
uvre*, Bruxelles,
(Hom?re,
? anachronisme
?.
1946, pp. 23-26)
composite
appelle
un
au
vne
et au VIe si?cles.
5. Suv?v est une notion
r?le
important
qui joue
politique
se lit dans Tyrt?e,
Un de ses plus anciens
l'id?e
IX, 15 sqq. qui d?veloppe
emplois
et le d?mos.
la polis
Chez Herod.,
d'un
53, le bien commun,
?uv?v ?a?Xov pour
VII,
de xoiv?v pour d?signer
37 A 3).
c'est le ?uv?v ?fa?dv. C'est un synonyme
l'?tat
(cf. S.I.G.,
:D?mocr.,
en feront grand usage
Les philosophes
F.V.S.7,
II, p. 195, 15;
ap. Diels,
F.V.S.1,
I, p. 151, 2 sqq ; 169, 4 ; 174, 1 ;
203, 13 ; 205, 10 ;Heraclite,
ap. Diels,
? Zur
une ?tude
des arch?ischen
intitul?e
Dans
176, 4, etc..
Sociologie
suggestive,
a soutenu
t. 65, 1958, pp. 48-58, B. Snell
l'id?e
Griechentums
?, Gymnasium,
que
telle qu'elle
? un statut
d'une
d'une
individuel,
appa
communaut?,
?uvcov?r?, oppos?e
de Paros
dans Archiloque
ra?t, par exemple,
(fr. 98, 7, Lasserre-Bonnard),
marquait
comme
un tournant
? Hom?re.
Je crois que des passages
celui que
d?cisif
par rapport
? tout
le moins
des
de B.
limiter
la port?e
conclusions
Snell,
peuvent
j'?tudie
? biens
Des
de continuit?.
des
? c?t? d'une
? distinguer,
conduire
rupture,
lignes
Página 14
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)veut
rappeler
concerne
tout
? ses compagnons
le monde,
il
que
s'exprime
est une
l'exp?dition
en
ces
: ?
termes
affaire
qui
est
L'entreprise
?
sont communs
(?uvol f/.u6oi) \
(?uvyj XP?W*>)e* *es conseils
mais
Rhodes
chez
de
certes,
que
L'expression
Apollonius
n'appara?t
dans
elle est postul?e par tout le contexte
d?lib?ratives
des assembl?es
commune
l'?pop?e.
du Centre joue donc, dans le m?me
groupe social, ? toute
L'image
une s?rie de niveaux
: organisation
des jeux, partage du butin, assembl?es
Certains
indices permettent
d?lib?ratives.
de croire qu'elle a pu jouer
aussi sur un plan purement
judiciaire. Dans le conflit qui oppose M?n?las
au cours des jeux, le premier invite les Ach?ens ? prononcer
? Antiloque,
leurs
sentences
? 2. On
l'autre
e?
a
jjiiffov,
le
? non
et
plus
de celle qui
synonyme
rendre
service
pour
souvent
l'on a le plus
au
? sans
milieu,
reconnu
souvent
lui fait
suite dans
?, ? sans
i?
le m?me
?
chercher
: ?
traduit
?
chercher
dans
soutenir
impartialement
soutenir
(??o-ov
l'un
une
ou
expression
vers, ^3''e% ipc?yfi 3,
ni
l'un
? ou
encore
ni
l'autre
?,
? ouverte
?.Mais il n'est pas exclu que certaines proc?dures
ment
judiciaires aient
v?hicul? une repr?sentation
de l'espace centr?. Deux
faits, au moins,
:
o? les
?
Bouclier
le
donner
croire
d'une
la
sc?ne
du
pourraient
part,
hommes
sont
rassembl?s
pour
une
affaire
du
sang,
tandis
que
les Anciens,
? sont assis sur des
les Vieillards
pierres polies dans un cercle sacr?
?
(tepo) ?vl y,6xXt?) 4.D'autre part, le local ath?nien o? les jur?s se r?unis
sans doute l'H?li?e, portait parmi d'autres
saient ? l'?poque classique,
noms celui de Mso-ov5. Ces donn?es toutefois ne font que poser le probl?me,
elles sont trop t?nues et d'interpr?tation
pour autoriser
trop contestable
une
r?ponse
affirmative.
? du
communs
au ?uvov des Homoioi
de Tyrt?e,
il n'y a
de l'?pop?e
groupe militaire
de cassure.
un type
de terre
Sous une forme
?rci?uvo?, le m?me
compos?e,
adjectif
qualifie
421
de propri?t?
collective
sqq.). Cf. les
qui est incontestablement
objet
(II., XII,
? Aux
et
H?siode
foncier
du r?gime
d'?d. Will,
remarques
grec. Hom?re,
origines
t. LIX,
?, Rev. Et. anc,
1957, p. 6 sqq.
l'arri?re-plan
myc?nien
1. Apoll.
III, 173, ?d. H. Fr?nkel.
Rh.,
Argon.,
2. II., XXIII,
574. Ce passage
est interpr?t?
de fa?on tr?s curieuse
par V. Ehren
Die Rechstidee
im fr?hen
berg,
1921, p. 79.
Griechentum,
Leipzig,
dans
la Coll. Univ.
3. Ainsi
de France.
Sur le sens des vers 579
que fait P. Mazon
?
1093-5
de J. H. Kells,
and Some
Electra,
sqq., on lira les remarques
Euripides,
Uses
of Sixa?siv
?, Class. Quart., X,
1960, p. 133 sqq.
? Au milieu
? se trouvent
sur quoi l'on verra
4. II., XVIII,
507.
Suo xaXavxa,
les
? Sur le travail
de Ch. Picard,
H. Gr?goire,
d'Hom?re
?,M?langes
remarques
po?tique
:R. Mar
d'encre
Bruxelles,
1949,1,
p. 493 sqq. Le ? cercle sacr? ? a fait couler beaucoup
sur VAgora
au
tin, Recherches
1951, p. 42 sqq., pense
que les allusions
grecque, Paris,
chez Eur.,
cercle de l'Agora,
sou
161, sont de simples
Oreste, 919 et Soph.,
dipe-Roi,
le m?me
litt?raires
venirs
auteur,
op. cit., p. 178 et n. 2 et 3, cite lui-m?me,
(p. 40). Mais
une
o? il est,
circulaire
d'une
semble-t-il,
inscription
d'Erythr?es
question
Agora
? la justice
r?serv?e
IV, 880, 60 B).
(S.G.D.I.,
s. v. ?Meson
sont rassembl?es
5. Les donn?es
?, R.-E.
par V. Ehrenberg,
(1931),
c. 1103-1104.
s. v. ?Dikast?ria?,
R.-E.
Cf. aussi Thalheim,
(1903), c 572. A ces donn?es,
Página 15
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?GE
ARCHA?QUE
la diversit? des emplois de l'expression
s? [/irov, un fait est remar
:
ces
tous
? un m?me
renvoient
institutionnels
usages
groupe
quable
dans
la fonction guer
social, le groupe form? par les hommes
sp?cialis?s
le caract?re de statut privil?gi? qui semble
ri?re. Ce fait tend ? confirmer
ce groupe depuis l'?poque myc?nienne
marquer
jusqu'? la r?forme hopli
o? dispara?t le guerrier comme type particulier
d'homme,
tique, moment
sont ?tendus ? tous les citoyens de la Polis. Par son
et o? ses privil?ges
Dans
mode
se
de
situe,
comme
recrutement,
en
un
effet,
peu
sa
par
en marge
psychologie,
la soci?t?.
de
le groupe
des
part,
il ne
D'une
guerriers
recouvre
sont
; les guerriers
pas plus le groupe familial que le groupe territorial
ils sont group?s en confr?ries,
ils sont li?s par
r?partis en classe d'?ges,
non par les liens du sang ou de la parent?.
des rapports contractuels,
D'autre
part,
le groupe
des
se
guerriers
par
particularise
des
comporte
en t?moignent
ments
et par des techniques
d'?ducation.
Comme
les
soci?t?s doriennes,
les guerriers subissent des ?preuves de caract?re
ini
leur qualification
et consacrent
professionnelle
tiatique
qui assurent
aussi leur promotion
sociale. Un des privil?ges
de l'homme de guerre,
c'est
son
droit
de
parole.
Les
sont
assembl?es
aux
r?serv?es
?
guerriers,
ceux qui portent
les armes, ? ceux qui forment
le laos. Cette solidarit?
et le droit de parole, attest?e par l'?pop?e,
entre la fonction militaire
trouve
aussi bien dans
les usages
des cit?s grecques
confirmation
est
o?
l'assembl?e
de
l'arm?e
le
substitut
du
permanent
archa?ques
*
que,
peuple
mac?donienne2.
par
dans
les
exemple,
sont
Ces
usages
usages
conservateurs
particuli?rement
de
l'assembl?e
pr?cieux,
car
ils
un aspect essentiel de la parole dans les milieux
singuli?rement
guerriers. Quand Polybe veut parler du privil?ge de parole des guerriers
il parle de leur idYj-fopia 3. Il emploie donc un mot de voca
mac?doniens,
bulaire politique
offre les plus grandes
qui, dans la bouche d'H?rodote,
?clairent
affinit?s
avec
l'iaoxpaTCoc
ou
ia-ovopua
4. Mais
c'est
aussi
le m?me
mot
que Philod?me5
quand il veut sp?cifier -les privi
emploie spontan?ment
comme
de l'?pop?e, dans les r?unions communes,
l?ges des compagnons
*
on pourrait
le vers de Solon,
fr. 9 Diehl
dans ce
(s? (x?gov), mais
ajouter
l'expression
? sera connue
sera
de tous, qu'elle
dire que la ? V?rit?
vouloir
semble
passage
plut?t
publique.
? d'Isocrate
? Sur un passage
de 1' ?Archidamos
1. Cf. Cl. Moss?,
et. anc,
?, Rev.
et cit? grecque
et ? Arm?e
de Thucydide,
?,
77, 4-5)
VII,
1953, pp. 29-35
(A propos
les textes
cit?s ? la p. 295, n. 1).
Rev. et. anc., 1963, pp. 290-297
(en particulier,
? Sur l'assembl?e
?tude d'A. Aymard,
2. Cf. la belle
Mac?donienne
et. anc.,
?, Rev.
entre
t. LU,
des rapports
lieu, sur un aspect
1950, p. 127 sqq. En dernier
significatif
?mac?doniens,
on verra
et ses ? compagnons
les remarques
d'E. J. Biker
Alexandre
?A propos
del Passato,
de Char?s de Mytil?ne
d'un passage
fase. XCI,
?, La Parola
man,
1963, pp. 241-255.
d'A. Aymard,
3. Cf. Polybe,
V, 27, 1 ; 4 ; 5 et les analyses
op. cit., p. 129.
4. Cf. Herod.,
V, 66 ; 70 ; 74 ; et sur
V, 42 ; 78 ; 92. Sur
'IarrfopYjc cf. H?rod.,
und Verwandtes,
Themis,
Dik?,
p. 248 sqq.loTQYopta, cf. R. Hirzel,
fr. 19, 14.
5. Philod?me,
Le Bon Roi
d'apr?s Hom?re,
Página 16
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)dans
collectifs.
banquets
Terme
sans
anachronique,
mais
doute,
qui
un aspect fondamental
du rapport social qui lie le
parfaitement
l'institution
guerrier au guerrier : V?galit?, cette ?galit? qui marque
typi
x
des ? banquets
les
quement militaire
?gaux ? (Sa(? iUr?) o? se r?unissent
traduit
hommes
du
2. Dans
(ojjLoioi)
comme
laos,
chacun dispose
le groupe des
elle
marque
aussi
les
assembl?es
o?
guerri?res
d'un droit de parole ?gal ? celui des autres. D?s l'?pop?e,
tend ? se d?finir comme celui des semblables
guerriers
le groupe
que
l'image
se
fait
de
lui-m?me,
une
certaine
de l'espace s'impose. Dans
le jeu des diverses
institu
repr?sentation
tions : assembl?es
d?lib?ratives,
partage du butin, jeux fun?raires, nous
un
saisissons
id?alement,
proque
et
m?me
mod?le
chacun
est
spatial
par
rapport
: un
espace
circulaire
aux
autres
dans
une
et
centr?
relation
o?,
r?ci
r?versible.
spatial s'impose avec une force singuli?re dans une fable
? travers l'image mythique
du loup, une solida
?sop?enne qui marque,
rit? ?troite entre des pratiques de partage du butin et des formes d'orga
nisation politique. Dans une riche s?rie de mythes,
de l?gendes et d'anec
le loup 3 symbolise
dotes
certains aspects du comportement
des guer
riers professionnels,
dont il explicite
certaines contradictions
fondamen
tales. En particulier,
si les loups vivent en bande, s'ils offrent dans le
monde
d'une soci?t? organis?e,
ce sont aussi les seuls
animal le mod?le
animaux
de s'entred?vorer.
Contradiction
qui aient la r?putation
qui
semble accuser que le guerrier professionnel
est ? la fois dans la soci?t?
et en marge du corps social. Or il advint,
raconte Esope4,
qu'un loup
devenu
chef des autres loups ?tablit des lois pour tous. Ce nomoth?te
d?cida que tout ce que chacun aurait pris ? la chasse, il le mettrait
??
Ce mod?le
jA?aov, au milieu,
on ne
sorte,
la
?
ce moment
belle
id?e de
et
en
verrait
qu'un
donnerait
plus
?ne
loup !Mais
les
s'avan?a
une
De
part
?gale,
jjiept?a'?Tr?v, ? chacun.
se manger
les uns
les autres.
C'est
loups
et secouant
: ? C'est
la t?te,
une
d?clara
comment
se fait-il
que
toi-m?me
tu aies
serr?
1. Les repas du laos sont des ? repas ? parts
ne pr?
?, o? nulle
?gales
pr?s?ance
le principe
contre
Cf. IL, VII,
320 ; I, 468 ; Od., XIX,
425 ;VIII,
98 ;
d'?galit?.
Sur la com
//., IX, 225, et les remarques
d'ATH?N?E,
p. 12 c, ?d. A. M. Desrousseaux.
mensalit?
cf. H. Jeanmaire,
Couroi
et Cour?tes,
hom?rique,
Lille,
1939, p. 85 sqq.,
en commun
ces repas
des syssities
doriennes.
qui rapproche
a rassembl?
2. Schulthess
?Homoioi
de faits dans son article
beaucoup
?, R.-E.
c. 2252
il ne rel?ve
se dit Vhomoios
sqq., mais
(1913),
pas, par exemple,
qu'Achille
53 sqq.). On pourrait
ainsi
trois
niveaux
d'?o
d'Agamemnon
(IL, XVI,
distinguer
: Io les guerriers
moioi
de l'?pop?e
les hippeis
; 2? les hippobotes,
professionnels
oligar
du VIe si?cle
la d?claration
; 3? les citoyens
de Maiandrios).
chiques
(d'apr?s
3. Cf. H.
Couroi
et Cour?tes,
Jeanmaire,
Lille,
1939, passim
; J. Przyluski,
?Les Confr?ries
de loups-garous
les soci?t?s
dans
?, Rev. Hist.
indo-europ?ennes
Re?.,
sa conf?rence
? l'?cole
des Hautes
1940, p. 136 sqq. Dans
Jean
(1964-1965)
?tudes,
a eu l'occasion
Pierre
Vernant
de reprendre
le dossier
du
grec
loup.
4. C'est
t. II, Paris,
la fable 229 d'?soPE,
dont une
1926, p. 371, ?d. E. Chambry,
seconde
se lit, t. II, p. 372, 1. 1-10, ?d. E.
version
Chambry
(= Babrius,
Mythiambes
n<>
O.
?d.
154, p. 142,
[Fabulae],
Crusius).
vaut
Página 17
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?CE
ARCHA?QUE
ton repaire le butin d'hier ? Allons
! Apporte-le
iq p.?aov et fais le
?.
ses
abolit
Le
confondu
lois.
La
contradiction
que nous
loup
partage
du loup nomoth?te
?clate dans le personnage
d?noncions
la cit?
fonde
qui
dans
? semblables
des
?, mais,
en m?me
la nie
temps,
par
tout
son
comporte
Sur le plan de la pr?histoire de la pens?e politique,
c'est
l'essentiel,
de la cit? des loups est li?e ? l'institution
que, d'une part, la fondation
de pratiques
r?glement?es de partage de butin et d'autre part, que l'ordre
et
le partage du butin sont ins?parables d'un mod?le
politique
spatial,
ment.
et
circulaire
centr?.
L'id?al
?crivait
J.-P. Vernant
des
1, a pu prolonger
?'Isonomie,
communautaires
de la
qui remontent
aspirations
jusqu'aux
origines
la mesure
cit?. On peut en dire davantage.
Dans
o? l'id?al ?*Isonomie
se r?v?le solidaire,
de son apparition,
d?s le moment
des
concepts
il est virtuellement
et de centralit?2,
de similitude
dans
les
pr?sent
les comportements
et dans
institutions
du
groupe
caract?ristiques
Il est en germe dans un plan de pens?e que tout nous
des guerriers.
autorise ? qualifier de pr?-politique. C'est en effet dans les d?lib?rations
de la classe guerri?re que nous trouvons
l'opposition,
capitale dans le
des assembl?es
entre les int?r?ts collectifs
vocabulaire
et les
politiques,
int?r?ts
entre
personnels,
"k?yziv
iq
j/icrov
et
t?io?ouXseiv,
pour
reprendre
8. C'est dans l'?pop?e aussi que se dessine
les termes d'H?rodote
l'?qui
valence de piiffov et de ?uvov. La pratique
institutionnelle
des jeux et du
certains aspects de la pratique
et
partage du butin ?claire directement
de la pens?e politique du vne si?cle. C'est du vne si?cle que date le po?me
l'existence d'un ? grand sanctuaire
?, qualifi?
d'Alc?e, o? nous apprenons
de ?uvov 4 ; sanctuaire f?d?ral, ? commun ? tous les Lesbiens
?, que Louis
avec le sanctuaire que nous font conna?tre
Robert6
identifie pr?cis?ment
deux inscriptions du IIe si?cle a. C, et qui porte le nom de Micrcrov, nom de
lieu antique de l'actuelle M?sa,
et fouill?e par
d?couverte
par Boutan
: nom de lieu qui traduit parfaitement
R. Koldewey
la position g?ogra
? il est situ?,
comme l'?crit Louis Robert,
phique du temple, puisque,
vers le centre de l'Ile, tout pr?s du fond du grand golfe de Kallonie
qui
p?n?tre
?
qui donne
de
l'expression
l'int?rieur
? penser
iq
de
que
f/i<rov,
Lesbos,
comme
pour
le nom de lieu n'est
laquelle
s'applique
couper
l'?le
en
lui-m?me
qu'une
parfaitement
?
?, ce
deux...
forme
ces
tir?e
r?unions
1. Cf. J.-P.
de la pens?e
Les
Paris,
Vernant,
1962, pp. 52-53.
grecque,
origines
142.
2. H?rod.,
III,
8 et III, 83.
3. Herod.,
VII,
et D. Page,
4. Cf. E. Lobel
Poetarum
Lesbiorum
1955, fr. 129,
Oxford,
fragmenta,
176-177.
pp.
?
5. L. Robert,
de Lesbos
Recherches
et.
?, Rev.
V, Inscriptions
?pigraphiques,
t. LXII,
entre
n?cessaire
l'ex
anc,
1960, p. 300 sqq. Il semble
qu'il y ait une relation
? k?
?
qui jouit d'une telle situation
politique
pression
piaov et le nom d'un sanctuaire
et qui
de telles
fonctions.
Ch. Picard,
Rev. Arch.,
Contra,
remplit
g?ographique
1962, t. II, pp. 43-69.
Página 18
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)se retrouvaient
au cours desquelles
tous les Lesbiens
et ? ces d?lib?rations
au centre de l'?le pour traiter de leurs affaires communes. D?s le vne si?cle,
la solution politique
des Lesbiens pr?figure celle que Tha?es devait pro
poser aux Ioniens, un si?cle plus tard, quand, ? l'assembl?e g?n?rale du
? il conseilla
de cr?er un bouleuterion unique qui serait ?
Panionion,
se
T?os
T?os,
au
trouvant
centre
l'Ionie
de
; les
autres
villes
conti
n'en
la m?me situation que si
nueraient
pas moins d'?tre habit?es et auraient
elles ?taient des d?mes ? \ Centre g?om?trique
du monde
ionien, T?os
? de la cit?, son centre
le
ainsi le ? foyer commun
deviendrait
politique,
lieu
des
? affaires
communes
?,
le
T?os
?uvov.
alors
occuperait
la m?me
dans
l'Ath?nes
clisth?nienne,
que la ? ville ? dans l'Ath?nes
position
? du VIe si?cle 2. De
? isonomique
ces
?
de pens?e poli
formes
l'?pop?e
il y a seulement passage d'un
tique, il n'y a pas solution de continuit?,
un
?
plan pr?-politique
plan sp?cifiquement
politique.
? dont la
C'e?t dans la classe guerri?re,
l?gende ?pique perp?tue plus
ou moins
le
et
souvenir
la
?3
tradition
se forment
que
certaines
des
con
la
de la pens?e politique
des Grecs. D?s l'?pop?e,
ceptions essentielles
de l'espace circulaire et centr? est solidaire de deux notions
repr?sentation
: la notion de publicit?,
Le
et celle de communaut?.
compl?mentaires
jji?ffov est
le point
commun
?
tous
les
hommes
rang?s
en
cercle.
Tous
les
biens d?pos?s en ce point central sont des ijovr?ta: ils s'opposent aux xt^^to?
individuelle
; les paroles qu'on y
qui sont l'objet d'une appropriation
prononce
sont
du
m?me
type
; elles
concernent
les
int?r?ts
communs.
Point commun,
le fx?aovest par l? m?me
le lieu public par excellence
sa position
il
est
de publicit?.
Si la parole
synonyme
g?ographique,
?? uiuov
concerne
les
int?r?ts
du
groupe,
elle
s'adresse
aussi
:par
dite
n?cessaire
ment
? tous les membres
de l'assembl?e. Le partage du butin, lui aussi,
:
va saisir sa part sous les yeux de tous. Selon
la
chacun
exige
publicit?
? tous les Ach?ens peuvent
la formule d'Ulysse,
le voir de leurs yeux ?.
Dans le groupe des guerriers, d'ailleurs,
la publicit? joue sur tous les plans,
elle colore toute la sc?ne des jeux : le r?sultat des ?preuves est solennel
et
lement proclam?4
l'assembl?e
devant
qui prend acte de la sentence
lui conf?re une v?ritable
5.
efficacit?
Les
elles-m?mes
juridique
?preuves
se d?roulent
sous le regard de tous : la plupart des joutes ont lieu iq uio-ov,
et quand vient lemoment
de la course des chars, Achille d?p?che le vieux
en
Ph?nix pr?s de la borne du champ de course, afin de faire respecter
1. H?rod.,
Les
de la pens?e
I, 170. Cf. J.-P.
Vernant,
Paris,
grecque,
origines
et P. Vidal-Naquet,
Clisth?ne
1962, p. 124, et P. L?v?que
Paris,
l'Ath?nien,
1964,
p. 66 sqq.
2. Cf. P. L?v?que
et P. Vidal-Naquet,
66.
op. cit., p.
3. L. Gernet,
et Soci?t?
Droit
la Gr?ce ancienne,
dans
p. 14.
4. L. Gernet,
16.
op. cit., p.
5. Quand
Achille
le second
d'accorder
? Eum?los
propose
(IL, XXIII,
prix
? approuve
?
?approuvent
?
589 sqq.) ; le public
de m?me
(?7taiveTv).BTous les pr?tendants
le discours
d'Antinoos
(Od., IV, 673).
Página 19
Ver en el PDF(se abre en una ventana nueva)EN GR?CE
ARCHA?QUE
dehors
du cercle la publicit?
de l'?preuve \ Sur tous les plans, dans les
dans
du
? l'assembl?e,
le
le centre est toujours ? la
butin,
jeux,
partage
fois ce qui est soumis au regard de tous et ce qui appartient
? tous en
commun.
en
et mise
Publicit?
commun
sont
les
aspects
compl?mentaires
de la centralit?.
ces faits, attest?s par l'?pop?e, faut-il reconna?tre
Derri?re
des
ou
des traits propres ? la civilisation
du vnie
si?cle
myc?niens
dans le monde myc?nien
formes institutionnelles
de la vie militaire
sont
mal
trop
pouvons
serait
plus
connues
cependant
vraisemblable
pour
exclure.
pr?f?rer
Dans
l'?tat
la premi?re
actuel
reconna?tre
dans
de
de
solution,
que
nos
connaissances,
l'image
spatiale
traits
? Les
nous
ne
nous
il
qu'ex
prime la formule iq |/.?<jov,une part de ces ??l?ments r?cents ? de la mati?re
de l'?quipement
et de la tactique hopli
?pique, tels que la description
exacte
?
et
a.
la
leur
date
soient
couche de civilisation
Quelles que
tique
ces
la
ils
faits
conclusion
le
groupe
que
imposent
laquelle
appartiennent,
des guerriers a jou? un r?le fondamental
de l'univers
dans la construction
les
ils confirment
Sur un point essentiel,
spirituel de la cit? grecque.
: que la premi?re cit? grecque a ?t?, selon
de H. Jeanmaire
conclusions
d'Aristote,
? 3. C'est
l'expression
cavaliers
de
? une
dans
la
de guerriers
et m?me
r?publique
classe
?
guerri?re
qu'appara?t
? l'origine
des
travers
cette conception
institutionnelles
d'un espace centr?
d?finies,
pratiques
sur
va
une s?rie de plans,
?
s'affirmer
toute
et sym?trique
peu
peu
qui
en passant par la g?ographie,
de la polit?que ? la philosophie,
l'histoire
et m?me
la
sculpture.
Marcel
D?tienne,
359-361.
1. Cf. IL, XXIII,
des guerriers
sur l'?cu,
le combat
o? ? l'?cu s'appuie
d?crit
2. Quand
Hom?re
le
? (//., XVI,
sur le guerrier
le guerrier
nous
avons
210 sqq.),
sur le casque,
casque
la phalange
de H. Michell,
de reconna?tre
hoplitique
(cf. les remarques
l'impression
ces passages,
sur les
tr. fr., Paris,
tant
et les Spartiates,
1953, p. 195). Tous
Sparte
en dernier
sont recens?s
des hoplites,
lieu
armures,
que sur la tactique
l'?quipement
tr. fr., Paris,
? Hom?re,
La Gr?ce de Myc?nes
1962, p. 217 sqq.
par T. B. L. Webster,
The Songs
Sur l'hoplite,
et par G. S. Kirk,
1962, pp. 186-188.
Cambridge,
of Homer,
and das Staatswesen,
Die Hoplitentaktik
cf. M. P. Nilsson,
1928,
Klio,
pp.
240-249;
? The hoplite
reference
to the poems
with
of Archi
H. L. Lorimer,
special
phalanx
at
t.
Brit.
School
and Tyrtaeus
lochus
?, Annual
Athens,
XLII,
1947, pp. 76-138
;
of
?Une
The greek Tyrants,
tombe
A. Andrews,
;P. Courbin,
1956, pp. 31-42
Londres,
t.
verra
On
Bull.
Corres.
322-384.
aussi
les
Hell.,
81, 1957, pp.
d'Argos?,
g?om?trique
zur Odyssee,
de R. Merkelbach,
1951, p. 224 sqq.
Munich,
Untersuchungen
remarques
? en
?
et
de
costum?s
? propos
T?l?maque,
hoplites.
d'Ulysse
texte
Jeanmaire
3. Cf. Aristote,
Polit.,
IV, 10, 10, p. 1297 B.,
par lequel H.
ses admirables
recherches.
et Cour?tes,
Lille,
1939) conclut
(Couroi
441
Annai.es
(20? ann?e, mai-juin