Recherches esseniennes et pythagoriciennes

Auteur
Nikiprowetzky, V.
Publié dans
Revue des Etudes Juives
Année
1966
Sujet
ESSENES
Langue
Français
Catégorie
C12 Religion
Numéro d'archive
132

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Afficher le texte intégral20 pages

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NS PROWETZA Y,V. | è NIKIPROWETZKY V., Recherches esséniennes et pythagoriciennes. A propos | d'un livre récent : REJ Ive Ser. V 1966 313-352. | Sur le livre posthume d'L Lévy (cf. ci-dessus). « RECHERCHES ESSÉNIENNES ET PYTHAGORICIENNES » A PROPOS D'UN LIVRE RECENT’ Une sobre postface, signée de J. Février et de L. Robert, relate comment fut menée à bien, avec le concours de Mme Isidore Lévy, la publication de ce recueil qui groupe sept études, dont six entiérement inédites, et qui constitue un monument de piété conjugale et de ferveur amicale élevé à la mémoire du « grand savant » et de «l'inoubliable professeur » (L. Robert, p. 19, n. 1) que fut Isidore Lévy. Tous ceux qui ont eu la chance d’approcher l’auteur de la Légende de Pythagore en Palestine et qui ont pu apprécier le contexte humain de son grand savoir, cet appareil de bonté, de simplicité et, durant les années terribles, d'héroique dignité dont il était enveloppé, s'associeront volontiers á un tel hommage et ne manqueront pas d'étre sensibles au zéle, á la rigueur que les éditeurs ont apportés à réaliser leur tâche! et qui sont les termes scientifiques par lesquels s'exprime leur ferveur de collégues et d'amis. Le premier chapitre, « Ceux de la grotte », est consacré á l'identification de sectaires juifs, les Maghárites, qu’une notice du Kiläb al-anwär wal maráqib (Le Livre des Lumières el des Tours de Garde) de l'écrivain caraite Jacob Qirqisani présentait en ces termes : «Les Maghárites auraient dû ce nom au fait que leurs livres auraient été trouvés dans des cavernes?. Parmi ces livres se trouve l’Alexandrin, dont l'ouvrage, partout connu, est le meilleur parmi les œuvres des Maghärites. Puis vient un petit opuscule intitulé * Isidore Lévy, Recherches esséniennes el pythagoriciennes, Publications du Centre de Recherches d'Histoire et de Philologie de la IVe Section de l'École Pratique des Hautes Etudes (111, Hautes Études du Monde gréco-romain (1)), Librairie Droz, Genève, et Librairie Minard, Paris, 1965, 81 pages. 1. L'on ne trouve guére à signaler que de très minimes inadvertances. 1 est toujours nécessaire, même dans une publication savante, de définir les sigles employés. Ainsi, p. 11, n. 25, et p. 12, n. 36, le déchiffrement d'abréviations telles que HULA — qui du HUCA — ou JOR est laissé à la sagacité du lecteur. P. 39, on lira «le reste doit se lire +6 Ove tmorhun de Jambl., 59 ». ! 2. Ou, selon la traduction de L. Nemoy qui, nous dit-on, serre le texte de plus près, «because their books were found in a cave». (C'est la seule traduction possible du texte arabe établi par Nemoy, K. al-anwár wal-maráqib, New York, 1939, 1, 2, 8, p. 12, lig. 1. G. V.]

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Livre de Yaddua', qui est également un bel ouvrage. Par contre, les autres ouvrages des Maghärites sont sans valeur et contiennent le plus souvent des choses qui ressemblent à des sottises. » e texte de Qirqisdni avait été étudié en 1894 dans un mémoire de l’orientaliste russe A. Harkavy, qui proposa de reconnaître dans les Maghärites «la branche égyptienne des Esséniens, les Thérapeutes » (p. 8) et dans l’Alexandrin anonyme, Philon d’Alexandrie. Les théses d’Harkavy furent examinées en 1905 par S. Poznanski dans un article de la Revue des Eludes Juives (LI, pp. 10-30). Poznanski rejetait l’identite des Maghärites et des Esséniens et situait les «gens de la Caverne » à l’époque post-talmudique, au vit ou au vint siècle. Quant à l'identité de l’Alexandrin, un fragment de Saadia, publié par Hirschfeld, permettait à Poznanski de conclure à son tour, avec l’approbation de L. Cohn, que l’anonyme de la grotte et Philon ne faisaient en effet qu’un. I. Lévy rejette partiellement les thèses d’Harkavy et complètement celle de Poznanski. Il pense qu’Harkavy avait vu juste en reconnaissant les Esséniens dans les Maghärites dont Qirqisani précisait que leur secte « serait postérieure à la secte sadducéenne et antérieure à Jésus, fils de Marie » (p. 7). Mais contre l’opinion à la fois d’Harkavy et de Poznanski, I. Lévy établit que l’Alexandrin n'était pas Philon d'Alexandrie, mais un auteur de la même école. Le fragment d’un traité anti-caraïte d’un exact contemporain de Qirqisäni, Saadia, découvert à la Geniza du Caire, livre, selon I. Lévy, le nom exact de l’Alexandrin. Il s'agirait d'un certain Juda l’Alexandrin autrement inconnu, écrivain antérieur à Philon, et dont Saadia nous a conservé quelques lignes qui documentent de façon précieuse les sept fêtes du Cinquantième Jour qu’auraient célébrées les Thérapeutes. Enfin, la découverte des manuscrits de Qumrân en incitant O. Eissfeldt à exhumer le témoignage du patriarche nestorien de Bagdad, le Catholicos Timothée, I, une lettre qu’O. Braun avait publiée dés 1901, permit de répondre «aux deux questions que posait le début du texte de Qirqisäni: où était située la grotte des écrits maghärites et à quel moment s’est produite la découverte affirmée par Qirqisäni» (p. 14)? Les circonstances de cette découverte ne sont pas sans rappeler d’extraordinaire façon celles qui entourèrent l’exhumation des textes de Qumran. Aux approches de l'an 790, un Arabe découvrit dans une grotte, aux environs de Jéricho, un grand nombre de livres dans lesquels les Juifs de Jérusalem, avisés de la trouvaille, reconnurent les livres de l'Ancien Testament et d’autres ouvrages écrits en caractères hébraïques. I. Lévy tient pour manifeste (p. 15) que Timothée et Qirqisdni parlent de la même grotte et qu'il s'agit d'une des cachettes où les Esseniens mirent à l'abri leur bibliothèque sacrée, vers la fin de la Grande Guerre Juive. Ce sont ces livres, pense aussi I. Lévy, qui constituent la source des renseignements que nous ont transmis 4 propos des e gene de la grotte » Saadia, Qirqisáni ou un historien musulman tel que Sahrastant. RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIENNES 315 re 50 et la Cle La seconde étude concerne «Le Très saint Nomb Discipline ». de ien des faveurs éternelles dans le Manuelde Essén Alexandrie d n Philo dont 1. Lévy reconnait dans la pentéconta saint », le très « tère carac le ment affir et le Manuel de discipline saintele La ôte. Pentec la a ent s’obti qui tion libéra symbole de la est mer, t-Som du nombre 50, pense I. Lévy, contre A. Dupon e étranger » (p.« EN23). alliag idée spécifiquement juive, exempte de toutses graces éternelles » qui de clé la « ession Au contraire, dans l'expr expresse lit aussi dans le Manuel de discipline, se dissimuleunune passage de nt et dont sion pythagoricienne remontant au Serme Theologoumena Arilhmelica Nicomaque de Gerasa et une notice des I. Lévy croit que de Jamblique nous ont conservé le témoignagete. du grec et reprél'expression hébraïque du Manuel est tradui | n. — sente une insertion dans l’écrit sectaire de Qumrà iens. Interdiction du CraLe chapitre 111, « Brahmanes et Essén thème conservée par Strabon chat », rapproche une notice de Mégas he, Bell. Jud., 11, 146. et concernant les Brahmanes, de Josèp « une assez frappante Isidore Lévy entrevoit entre ces deux textes ant le régime cénoanalogie » (p. 33). Ils mentionnent, en effet, touch ns tabous comme bitique, la règle spirituelle et intellectuelle, certai ophes » de les « philos l'interdiction de cracher, en vigueur cheztraits apparemment tres l'Inde et chez ceux de la Palestine, des | lide et Philon», traite L'étude IV, «Parabole d’Héraclide, Hérac des traces qui s en retroucordants. de la fameuse parabole de la panégyrie et ns anciens de la parabole vent chez Philon. L’étude des divers témoi une serie de rapprotoute opérer à Lévy I. d’Héraclide amène qui constituent chements entre les diverses classes des philosophesste de Théocrite, Scolia le la société pythagoricienne (polilikoi, selon s astreints au silence perpeXIV, 3, et Photios, cod. 249) ou novicene, XIV,l,etd Aulu-Gelle, 1; Palali gie Antholo del’ tuel, les silencieux supérieure 9 ; malhémalikoi, geometres et astronomes ; enfin la classe physikot soit nt nomme s des philosophes théorétiques, que les source ophes » décrits soit sebaslikoi) et les différentes catégories de « dphilos ide, c tel Heracl bole para la de leurs specla chez Philon. Aux t, selon ponden corres ikoi sebast ou ot physik ns oricie Pythag dire aux ikot : sebasl que sens même I. Lévy, les Thérapeutes dont le nom a le la divinité. « La dévot ion a ulier ceux qui rendent un culte partic du et s ienne goric pytha és sociét des uns est un des traits comm ne Bee 42). Les groupe des pieux philosophes d'Alexandrie » (p., moind re en dignité, classe la à dent répon , (ibid.) Lévy d’I. yeux aux chie dans , à-dire c'estdes athlètes d’Heraclide le Pontique, kot. C'est encorelaunhiérar nt empru polilt des , ienne de la société pythagoric recon” de ? Levy props a la phraséologie du pythagorisme qu I.com le « ieee es me Moise nant désig on ressi l'exp dans e naîtr jeunesse de Fu on, la de s œuvre des Juifs », qui est particulière à le Quod mue enlia, Provid De le , Mundi ilale Aelern telles que le De ch-chrisilicher Jiidis dans Probus Liber Sit, et dont Wilhelm Bousset, rische Unter suchungen Lilera Schulbetrieb in Alexandria und

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zu Philo und Clemens von Alexandria, Juslin und Irendus, avait, dès 1915, souligné l'étrangeté. I. Lévy pense que ce titre qui est étranger à l'Écriture et qui permet de ne pas nommer Moise, est une innovation due à un apologète antérieur au Philon du Quod Omnis Probus et qui aurait été la source commune de ce traité, des fragments du Pseudo-Aristobule et du Contre Apion de Josèphe. Cet écrivain aurait imité l'usage des Pythagoriciens «qui s'interdisaient de prononcer le nom du Maitre et l’appelaient Lui, l'Homme ou cet Homme » P 48). Le chapitre V met en lumiére «quelques points de contact entre le Contre Apion et l'œuvre de Philon d'Alexandrie ». Il s’agit d’une motivation identique, et pareillement étrangère à la Bible, que le traité des Lois Spéciales, ou les Hypolhelica de Philon et le Contre Apion de Josèphe donnent de quelques préceptes du Pentateuque. Ainsi, l'obligation de purifier la maison et ses habitants après des funérailles, énoncée dans Contre Apion, 11, 205, d'après ombres, XIX, 11-15, est justifiée dans ce passage et dans De Specialibus Legibus, III, 205, au nom d'un même raisonnementa fortiori implicite et à première vue bien artificiel. On purifie les êtres et les choses qui ont été en contact avec une personne morte de mort naturelle ¢ afin que l’auteur d'un meurtre soit très éloigné de paraître pur» (p. 51). I. Lévy reconnaît dans les textes de Philon et de Josèphe deux rameaux dérivant d'un tronc commun, l’apologète alexandrin pythagorisant que nous avons déjà mentionné à propos de la parabole d’Heraclide. C'est également à cette source commune que remonte l'obligation faite aux époux, par une extension de Lévitique, XV, 18, de procéder à une ablution après les rapports conjugaux (De Specialibus Legibus, III, 63, 205, et Conire Apion, II, 203, 205). Philon et Josèphe voient dans cette purification, attachée à un usage légitime du lit nuptial, une mise en garde contre la souillure de l’adultère. Josèphe y ajoute une explication dont l’idée se retrouve dans la notice sur les Esséniens de Bell. Jud., II, 145 (voir A. Dupont-Sommer, Écrits esséniens, p. 44) : la génération implante l’âme immortelle, « venue de l’&ther le plus subtil », dans la prison du corps. C'est en somme un emprunt à la doctrine que résume la fameuse alliance de mots : oöua-onu«. Platon qui l’expose à plusieurs reprises (Cratyle, 400 bc ; Gorgias, 493a ; Phèdre, 250 c) en souligne formellement, dans le passage du Craiyle, l’origine orphique. Elle a partient en fait à l’enseignement de l’orphisme (voir G. Méautis, L'âme hellénique d'après les vases grecs, pp. 176 et suiv.) et du pythagorisme (G. Méautis, Recherches sur le Pythagorisme, p. 60), circonstance qui explique sans peine qu'on la retrouve chez Josèphe et à propos des Esséniens. La dernière partie du chapitre est consacrée à l'étude d'une très curieuse prescription formulée dans Contre Apion, II, 213, et Hypothelica, 7 9, qui interdit de maltraiter les animauz suppliants. I. Lévy RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIENNES 317 cation des animaux réfugiés, avec l'interdiction pythagoricienne d’immoler le bœuf de labour et le coq blanc, étendue a tous les animaux domestiques 4 la faveur de diverses dispositions scripturaires sur lesquelles le précurseur alexandrin a trés habilement greflé le fonds pythagoricien » (pp. 52-56). Le chapitre VÍ est un trés commode « historique sur la provenance des éléments non juifs de l’Essenisme ». L'on se souvient que dans le Quod Omnis Probus Liber, 74, 75 et suiv., Philon juxtapose les notices qu'il consacre aux Mages de la Perse, aux Gymnosophistes de l'Inde et aux Esséniens. Joséphe, pour sa part (Ant. Jud., XV, 371) rapproche le genre de vie des Esséniens de celui des Pythaponent: Ces assimilations divergentes constituent, depuis Frédéric reuzer et son grand travail sur la symbolique, Symbolik und Mythologie der allen Völker, besonders der Griechen, Leipzig, 1810-12, les deux pöles de la recherche concernant les éléments non juifs de l’essénisme, dans lequels on propose de reconnaître soit l'influence du pythagorisme, soit celle de l'iranisme et d'autres religions orientales. Creuzer (Symbolik, IV, p. 407) conciliait Philon et Joséphe en imaginant que les Esséniens et les Pythagoriciens étaient en réalité les uns et les autres tributaires de l’enseignement de Zoroastre. Les Juifs l'auraient reçu à l’époque de l’exil de Babylone et Pythagore, lorsque, sous Cyrus, il serait venu se mettre à l’école des Mages et particulièrement de Zaratas (= Zoroastre). La thèse de Creuzer était insoutenable, mais elle eut le mérite d’aiguiller la recherche d’une manière féconde « en mettant en lumière le nombre et l'importance des éléments pythagoriciens de l’essenisme » (p. 58). August Gfrörer, avec Philo und die alexandrinische Theosophie, oder vom Einflusse der jüdisch-ägyplischen Schule auf die Lehre des neuen Testaments, Stuttgart, 1831, et, l’année suivante, Ferdinand Christian Baur, avec Apollonius von Tyana! und Chrislus oder das Verhäliniss der Pylhagorismus zum Christenium, firent faire au problème « un progrès que l’on peut dire décisif ». Pour Gfrörer, le point de départ de l’essénisme devrait être cherché à Alexandrie et plus précisément dans la société des Thérapeutes, décrite dans le De Vila Contemplativa de Philon, et que les Juifs constituèrent sous l'influence de la société pythagoricienne. « L’essénisme est le produit de l’implantation en Palestine de la doctrine et de l’organisation des théosophes pythagoriciens alexandrins. » Baur, tout en admettant la priorité des Thérapeutes, dont les Esséniens seraient une colonie, s’attacha principalement à l'étude des solitaires de Judée et mit en lumière toutes les similarités qui semblent lier leur secte au mysticisme théosophique et ascétique du ythagorisme. Intermédiaires entre le paganisme et le christianisme, es Esséniens nous acheminent, selon Baur, vers le christianisme de type ébionite (p. 59). propose d’y reconnaftre une contamination due au prédécesseur judéo-alexandrin dont s’inspirent également Philon et Josèphe, d'un commandement de Bouzygès relatif a la « suppli- 1. Cet ouvrage de F.C. Baur n'est pas signalé dans la XXVe section, « Essenes and Therapeutae », de la Bibliography of Philo de H.L. Goodhart el E.R. Goodenough.

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RECHERCHES C'est à partir de l'ouvrage de Baur que commença la controverse relative à l’essenisme. La thèse de Baur fut infatigablement soutenue par le gendre du savant, le grand Eduard Zeller, qui en élargit, du reste, la portée puisqu'il pensa retrouver des traces précises de l’essénisme dans l'Église primitive : le proto-martyr Etienne aurait été Essénien. Zeller eut le mérite aussi de proposer une date lus pe que Baur relativement à la constitution de la secte. ous l’influence des idées de Frankel et de H. Ewald, Zeller admit que les Esséniens doivent étre rattachés aux piétistes juifs ou Assiéens qui apparaissent à l'aube de l’époque macchabéenne, mais il supposa que le mouvement essénien se détaché lentement de la communauté majoritaire de Jérusalem. La scission n'aurait été achevée qu'au cours du premier siècle. Ainsi était suggérée, comme le souligne I. Lévy (p. 61), l’idée que la levée de l’essénisme doit être mise en rapport avec le réveil néo-pythagoricien dont les premiers représentants connus sont des philosophes romains contemporains de Cicéron : Nigidius Figulus et Vatinius. La thèse de Baur et de Zeller n'eut guère d'audience qu’auprés de quelques théologiens protestants comme Lutterbeck, Mangold, Keim. D’autres savants protestants, tels que Ritschl ou Hilgenfeld, soutinrent l'origine exclusivement juive de l’essénisme. Telle fut également la doctrine des historiens juifs d'Allemagne comme Jost, Graetz, Herzfeld, Hitzig, qui s’engagérent. dans la voie ouverte par Frankel dès 1846 et proposérent de reconnaître dans les Esséniens les héritiers directs soit des Assidéens, soit des Pharisiens. La théorie du caractère foncièrement juif de l'essénisme, indemne de toute influence extérieure au mosaïsme biblique, devint « régnante » en recevant la caution de savants tels que J. Derenbourg, Lauer, Clemens, Kuenen, E. Reuss, E. Renan. Bien que cette théorie ait paru perdre du terrain au cours des derniéres années du siécle dernier et que le «camp pythagoricien » se soit grossi du ralliement d’historiens ou de théologiens comme E. Schürer (à partir de la 3° édition de sa Geschichle), A. Dieterich, O. Pfleiderer, R. Oehle, — elle a connu un regain de faveur de la part de l'opinion savante dans le courant du premier quart du xx® siècle et jusqu'à la Légende de Pylhagore, d’J. Levy. La septième et dernière étude, «Les Dieux de Jamnia », sort à proprement parler du champ des recherches esséniennes et pythaApo J. Février et L. Robert expliquent dans leur postface p. 74) les raisons pour lesquelles ils ont décidé de la publier à la suite des six précédentes. I. Lévy s'attache à identifier l’Héraklès de deux ex-volo que les habitants de Jamnia ont adressés aux dieux de leur ville {voir Pierre Roussel, Corpus des inscriplions de Délos, 1937, n°8 2308, 2309). L'anecdote des amulettes de Jamnia racontée dans IJ Macchabées, XII, 40, permet à Isidore Lévy d’aboutir à la conclusion qu'il s’agit ici de Ba‘al Zebul (nommé à tort Ba ‘al Zebub dans II Rois, I, 2), dieu guérisseur d'Eqron, ancienne cité philistine dont, jusqu’à l’époque macchabéenne, Jamnia n'avait été qu’une dépendance. 319 RECHERCHES ESSÉNIENNES ET PYTHAGORICIENNES tre d'I. Lévy. 1 est constitué ndice suit ce dernier chapides deux racines Zbl en ougarisur le sensFévrier en tire les eye. d'A. Herd«ner Mia de ». J. mala Il ; » «prince tique : I n erver l’ancienne lecture Ba'als:Zeqe et s'il note que l’on peut consau Le de s puro *Arb Zedc it alors (ce dieu correspondramouc a a hes » d’Ougarit, si, toutefois, apps 14,2) ou au «dieu des as ae > : à ère e e avant notr il dbb que l'on rencontre au xıv®mesiècl ne fi , sou l Ba'a lire ou ne désigne un « dieu de la flam de n),l'habitation », 1.e. « nn e ù préter soit comme «le maître comme « dieu des malades > », soit soit comme « Ba‘al prince ouga plu ritiques semblent wig set es text les souligne « que s 71). NE » Lévy re Isido par la lecture Ba ‘al Zebul, adoptéeel nomi préc t emen b rqua rema num, m Un index analytique reru et efficace, rédigé par Louis Robert, termine le volume. "i compte d'un ouvrage posthume, toujours délicat de rendre mieux honorer la mémoire d = ons-nous, telle publication non comme que erconscroy Pon pqu’e idérant une n savant atif, mais comme une manifestation de caractère commémor érant la discussion. kara a requ nière contribution scientifnesique le ie el pythagoriciennes gede re Les Recherches esséniencaractér eur, A l’au ére isent la mani clarté et la finesse qui ernant des > fl one int d s léme thèses importantes conc qui, au contprob ‘i P = 4 it para nous e, rair gions toujours actuels. Ce a ph pi le sur , , c'est i dans le livre d']. Lévy tout a fait d'aujourd'hu a P i pon qu’il e ssiv exce la méthode, la confiance généralementl'on retrouve ici les postu procédés de la as Si dont | be œux = que oser supp á iste cons s ulat oe de ces post l ca | He t, emen lièr assez régu tics les plus ordinaires. été, littéraires de l'Antiquité ont chet, plutôt que par n gle ta Pécu de ou ard Bouv de es des émul Un. tel préjugé con e e pr nables un peu autonomes et raison ent l'existence de modéles ou de nani kn exagérém que à soupçonner en tés ou mal dici Rage aurait mal interpréquel que l'auteur ancià pro ques échantillons sa de Philon, rencontrons ici, | , reux de cette attitude. wre p. 10, comparant a Aral er u Fhilon, ) y Dogs ba y écrit : es sont ee Dans la De Decaloge, Philon dit de méme que les vill les benne five ieres De s Decalogo ge padu de et de méfaits contre au ee nre de péchés contre la divinité ignons] celle pensée qui (3-13) il délaie [c'est nous prolsoul sur deux pages sii RI - PRO onge se qui n prolire amplificalio justice exacte interdit, en réalité, Fa ier d'instruclif. » Une e graphes incrimines ne conse une telle appréciation. Lesixepara e s am lification », mai qui sont € en aucune façon « uneetprol hiques importants osop phil ques themes théologi

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autant d’ ents en faveur de la proposition sur la dépravation des villes et la nécessité de l’Exode. C'est par une sorte d'impatience de savant trop préoccupé de l’objet de sa recherche — la similitude des Prolégoménes et du De Decalogo — qu'I. Lévy estime qu'il n’y a rien ici d’instructif. Il eût fallu spécifier, pour être objectif : « relativement à une comparaison entre l’Alexandrin et Philon ». Voici d'autres exemples de la bétise que l’on prête trop libéralement à Philon. P. 11 : Philon, recopiani, pour composer son traité de la Vie Contemplative, une notice sur les Thérapeutes, aurait indüment rapproché l'expression 3 ¿xrá éfSouxduv concernant la célébration, réitérée tout au long de l’année, des pentécontades de la notice de Lévitique, XXIII, 15, concernant la seule Pentecôte : « Philon, conclut I. Levy, a donc élourdiment reproduit une donnée dont il n’a tiré aucun parli.» C'est parce qu'il était « soucieux de recueillir la moindre parcelle de ses modèles pythagoriciens » (p. 45) que Philon aurait, dans Quod Omnis Probus, 83, en inscrivant au programme d'études des Esséniens l’olxovopia et la modela, « inséré ici hors de propos les deux vocables juxtaposés chez Jamblique et le Scholiaste du Premier Alcibiade » (ibi i Certes, il arrive 4 Philon de commettre des inadvertances, de rédiger d’une maniére obscure ou négligée, mais ceux qui ont pratiqué Les Lois de Platon savent que les contradictions et les incohérences mineures y sont, pour d'autres raisons sans doute, assez nombreuses également. Il n'existe toutefois pas de cas, 4 notre connaissance du moins, où Philon ait manifestemeni commis des 321 RECHERCHES ESSÉNIENNES ET PYTHAGORICIENNES Legibus, s textes tels que De Vila Mosis, I, 4, ou De Specialibus e les jalonn qui listes, les Littéra 8, et toute i polémique contre à sa avait Philon que ble probla écrits de Philon. Il est infiniment ons » ne disposition, sous forme orale, toute une série de e soluti à côté e et, e bibliqu texte du ése d’exég mes problè des à tives d gin citer en d t souven son opinion personnelle, il lui arrive assez en s'en ne il lorsqu' méme ter, rappor qu’il estime intéressant de 8 ui ce œuvre en nt metta en C'est it. satisfa ement pas pour entièr i md des ement oral commun plutôt qu'en démarquant servilexception notable, écrits que semble composer Philon. La tseule re de Platon, dont en dehors de la Bible, étant naturellemen l’œuv toujours avec adapte qu'il et e direct ssance connai une Philon a Decalogo a De du beaucoup d’habileté et d'intelligence. Le début tibles pour qu on percep es icienn précisément trop de racines platon détén versio de et ge délaya de propos son à ait le droit de parler peu surPhilon et Joséphe, on est unilité Ona aux rapports entre n'évo d'une que nulle part la possib ter qu’l. Lévy pris de consta Les dgr influence directe des Hypothelica sur le Conire Apion. deux eat les entre effet en nt existe qui uables remarq s blance ction des tradu sa a e préfac ont été notées par Thackeray dans la e, op, omy Antiquilés judaiques et l'utilisation de Philon parF.Joséph n Feo Colso H. par et XXV) IV, Opera, nis par L. Cohn (Philo p. 409, IX, 114; IT, n. c, et p. 608 sur De Vila Mosis, VI, p. xvi, t& indrai contra qui ne auge n. a). Isidore Lévy ne propone | . plus que probable. réguconséquencetextes nforachung ont pour Ouelle la de t a aba . les der d’abor re maniè dans la fautes du genre de celles que lui préte I. Lévy et que, pour donner leur nom aux choses, il faudrait bien appeler des bévues imbéciles. En réalité, ce premier postulat de la Quellenforschung est étroitement lié à un second qui donne son nom même à cette méthode critique et que l’on pourrait appeler la superstition des sources. rejeter cette hypothése Cette manière de voir consiste à supposer que toutes les œuvres de l'Antiquité ont été rédigées à la manière du célèbre mémoire du R. P. Marcel Jousse sur le Style oral rythmique el mnémolechnique chez les Verbo-moleurs, c’est-à-dire qu’elles consistent, à peu de choses près, se l’Auleur, or lesquelles est fondé le rapprochement que propo vague décourageant : en une juxtaposition de fiches, dont, circonstance aggravante par rapport à l'ouvrage que nous venons de mentionner, l'intelligence exacte échapperait assez souvent, nous le répétons, au manutentionnaire qui les a mises bout à bout. C'est ainsi qu'I. Lévy parle avec une parfaite impavidité (p. 14) de «la version détériorée empruntée par Philon à la source du De Decalogo ». Ailleurs (pp. 22-29), l’Auteur nous décrit une manipulation de textes qui, nous y reviendrons un peu plus bas, n’obeit pas à une parfaite cohérence logique. Le même excès analytique caractérise les pages 38-39, 49-56. En réalité, même si l’on tient pour assurée l'existence d’un apologète alexandrin antérieur à Philon, l’on n'est guère autorisé à en déduire autre chose que le fait qu'il y avait à Alexandrie, en dehors de Philon, une tradition exégétique ou, à vrai dire, des traditions multiples et parfois opposées, ainsi que l’attestent explicitement lière une sorte de formalisme es. L'on reconL'ouvrage d’I. Lévy en offre de nombreux exempl consacré à une III re Chapit le dans doute sans nt trera le plus frappa tudes De simili Les comparaison entre « Brahmanes-et Esséniens ». en fin de compte, tout extérieures et d'un nable. Ce forma spit elles n’autorisent aucune conclusion raison ortance qui pour cause, au fond, une majoration indue de l'imp es. verbal ces mblan resse e et aux convient d’attacher au la e un emprunt à la tu Il n'est pas certain qu'il faille reconnaîtrPraem tis, 11, de Phi “cy De du ge passa le bole d’Heraclide dans nombreuses et ee Les différences entre les deux textes sont aussi le texte de Philon, effet, En étre plus essentielles que les similarités. universel des actions are rio qui est une méditation sur ce moteuraucune façon être un apologue. qu'est l'espérance, ne prétend enen scène se soucient de pra ues En outre, les philosophes ici mis sont la vie a ep we a les deux genres supérieurs de vie que faite leur identifica n impar e rendr vie pratique, ce qui achéve de à fait nécessaire de tout était S'il e. aclid d'Hér s avec les spectateur semble-t-il, pe nous faudrait, songer à un emprunt de Philon, il diatr que ce a ienne stoic ibe plutôt à un lieu commun de la e, Epitre, 1,1, 45 ettelsuiv. : imp Horac exemp auquel ressortit, par

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ger exiremos curris mercalor ad Indos, etc., et que l’on trouve explicitement dans Quod Omnis Probus, 65-68. D’une maniére plus générale, et pour le dire franchement, nous voyons dans cet excès de critique formelle dont la minutie et l’appay rigueur ne mordent en réalité bien souvent que sur le vide, e défaut principal de l'ouvrage d'I. Lévy. Certes les ressemblances verbales ont, dans la plupart des cas, indéniablement un sens. Mais il est du devoir de toute saine critique de ne pas se contenter de telles similitudes et de ne pas conclure trop hátivement du langage à la pensée. Il est tout à fait assuré que deux phraséologies identiques ou analogues peuvent être au service de pensées très différentes. Michel Spanneut, dans le Sfoïcisme des Pères de l’Église, Paris, 1957, l’a bien montré relativement au Christianisme et au Portique, en indiquant les raisons pourlesquellesles théologiens chrétienss'appropriaient si volontiers les formules du Stoïcisme. La littérature judéo-alexandrine avait eu, elle aussi, des raisons, — dont certaines n'étaient pas sans analogie avec les préoccupations 323 RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIENNES des Juifs » pour désierreur. Quant a l’expression «le Législateur voit l'équivalent de ny dans laqualle I. Lévy (PP. 46-47) gner Molte, pythagoricienne atric Eu, l’on fera remarquer ce qui suit. formule pere, L’habitude de ne pas désigner par son nom un supericur, in qui a ume du monde gréco-roma maître, souverain est une coutque juive relativement à la preda certainement influencé la prati désigner le pore a8 ‘ ciation du Tétragramme et 4 la maniére de que, dès le a c'est gner, souli de maitre. Ce qu'il importe donc dont l'aire € pa i usage un a t tissai ressor ienne goric la formule pytha vs ya sait très considérablement la seule société Gun rte Phi on, Ra ue cité, rappo qu’un souverain arrive dans quelq disant: « ] (adz0¢) cet, a». en ent énem habitants se signalent l'év nent leur maitre par A Rome, les membres d’une familia désig être d’être plus rne Philon, il convient peutÙ o GA tite conce | . é que ne l’est I. Lévy. -t-il, semble que, a helic Hypol des ents fragm les Ca ment que dans n ipsissimus. . u désigner Moïse prese Philon évite d’une maniére systématique deway sures AYELTO Ts me qui, plus tard, devaient, dans leur domaine propre, animer les Pères de l’Église — d’habiller les doctrines du judaïsme dans une robe hellénique. A ne s’en tenir qu’à la phraséologie, l’on risque constamment, et particulièrement à propos de Philon, des méprises du même ordre que celle qui consisterait à conclure de la dédicace inscrite à leur fronton, que le culte qui est rendu dans les églises catholiques s'adresse à Jupiter O.M. Nous aurons souvent à formuler des griefs de ce genre à propos des principales thèses de ce volume. Pour parler d’abord de l'influence du pythagorisme, que l’auteur postule d'une manière générale sur le judaïsme hellénistique et particulièrement, sur les Esséniens et les Thérapeutes, nous soulignerons ce que la doctrine d’I. Lévy, qui au vrai est une sorte de pan-pylhagorisme, a de trop systématique. Rien ne nous paraît nom. Ainsi dans Hypoth., VI, 2 : °Avnp ye v, 60715 ae ¿Eódou xai wopelac ... ; ibid., VI, 8 : ... tov pèv &ivdpausExetvo Sè sav yraptıw mieux illustrer un semblable abus qu’une phrase comme celle qui se lit à la p. 28 : « Les chefs spirituels des ermites de la Mer Morte, fils du terroir palestinien, gardiens vigilants de la loi mosaïque ont accueilli avec ardeur les croyances religieuses et les coutumes du pythagorisme. » Faute de précision ou de qualification restrictive, l'on ne parvient pas à comprendre comment des « gardiens vigilants de la loi mosaïque » ont pu accueillir avec tant d’enthouloudxiov vouob lit de même dans De Aelernitale, 19 : 6 üv sert pas toujours à ne hrase périp Movoñc. En d'autres rt,la _. siasme une théologie et une pratique religieuses étrangères. Le désarroi ne fait que croître lorsque l'on constate que les Esséniens n'étaient guère plus intelligents que, dans la perspective de la « Recherche des Sources», les écrivains anciens : « L'Essénien n’a cure de ces doctrines pour lui incompréhensibles...» (p. 28). 11 eût donc fallu préciser très exactement ce qu'il trouvait à emprunter dans une doctrine qu’il n’entendait en somme que médiocrement. Si, d’autre part, l’on doit interpréter la formule de « théosophes een alexandrins » par laquelle l’auteur caractérise, p. 58, a société des Therapeutes, comme decrivant des Pythagoriciens veritables plus ou moins deguises en Juifs, l’on se trouve en pleine hy 6 Tobe vépous abToLc Getz Neibid. XI, 1 : Mupto_ Eri xotvarvicy... vouoßerng HAcuyev huérepos er 65 Mange dun Bell. Jud., 11, VIII, 145, paraît nn il l'on peul att à celui des Hypothelica et, dans les deux recas, OU, SI l'on préfère, grec r-viv savoi du uence l'infl uer invoq nt bleme wuvres de ca nt dans ces autressLiber être différemme ren peutSil ou le Philon que sont le Quod Omnis Probu goricien. jeunesse de 43, 68, Moise est bien DU De Aelernitale Mundi. Dans Probus, 29, é-ns, mais le Législateur “i vouol aicv par la periphrase : 6 tév “lovd er de ces posteri è derni le que bas plus s nommé quelques ligne & Mouoñs óvópar: cuvdiro xadeiv etwbev OAOXAPTÓ LATA (i bid., on érr: du nom propre. l'empl d'évit re si at. l’on er etudie deoiprés la maniére de Philon dans ce groupe ression po de traités, l'on constatera que, au moins danse l'exp >m prés plus encor e trouv de sa pensée, le Sage alexandrin se la sphère biblique. L'uti oa À È de que ale gories de la culture gener Omnis Ae: + n qu'il fait du « matériel biblique », dansn. leCeQuod é qui est, e 2 trait entio particulier, mérite de retenir l'att plus scolaire, celui qui, par av Bin, les écrits de Philon, peut-étre le e, est mag pal fait le plus penser a la manière de DiogéneeLaérc des choses de la + = une timidité extrême dans la mise en œuvr d’Isaac et de ses deux fils pe Ainsi dans Probus, 57, l'histoire situe aux antipodes de to € cou sentée avec une discrétion qui se e pas nommés, ae leur locale. Les trois protagonistes ne. sont n’y avait aucun In du point de vue que postule 1. Lévy ild'ana lyse, que cette imprénient à le faire. On a l'impression, en fin

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cision obéit à d'autres motifs, et que lorsque Philon présente Moïse comme le Législateur des Juifs et la Tora comme leur « législation » (ns Iovdalov vopodectas, Probus, 57), lorsqu'il s'abstient de mentionner le nom d’Isaac, de Jacob et d’Esaü, c’est en vertu, peut-être, de ses propres habitudes de lettré grec et de son souci d’intelligibilité. La périphrase qui accompagne le nom de Moïse a valeur d'explication. Elle renseigne sur l'identité de Moise en même temps qu’elle donne, pour ainsi dire, une existence exprimable en catégories helléniques, — en catégories nobles —, à cette figure barbare et énigmatique. L’on en dira autant pour ce qui concerne la présentation de la Loi mosaïque. I] est remarquable aussi que la doctrine du « vol des philosophes » soit articulée ici sur le mode dubitatif (Eoıxe) et sans cette sorte d’insolence qui la caractérise ailleurs chez Philon. En réalité, c’est le plagiaire, Zénon, qui sert ici de caution à l'original qu'il est censé avoir pille. La façon dont est « amenée » la fameuse notice sur les Esséniens (Probus, 75-92) mérite des observations similaires. Ce n'est qu'après avoir cité les Sept Sages (Probus, 73) et les exemples classiques (voir Diogène Laérce, Iniroduction) des philosophes de l’Inde et de la Perse, que Philon allégue l'exemple des ¢ athlètes de vertu » de la Syrie Palestine. La comparaison est instituée, non, comme l’affirme I. Lévy (p. 57), entre les seuls Mages et Gymnosophistes d’une part, et les Esséniens, d’autre part, mais entre ces derniers et toute la galerie des sages. Elle est anne à intégrer les Esséniens au domaine de la civilisation en général. Quant au dernier texte auquel I. Lévy (p. 47) renvoie a propos du Législateur des Juifs, dans les premières lignes du De Vila Mosis : Mavoéws tot xara pév rıvas vouoBérou ray ’IouSatcv, xate Sé tivas unvéws vouwv lepüv..., la juxtaposition du nom du Prophète et de l'expression qui indique sa qualité, interdit, évidemment, d’invoquer à son propos le scrupule pythagoricien. Mais ce passage soulève un problème très différent de celui que nous venons de mentionner à propos du Quod Omnis Probus, problème concernant, cette fois, la nature méme du philonisme et la conception que le Sage d'Alexandrie se faisait de la personnalité et du rôle de Moise. C'est à savoir si la Révélation doit être entendue au sens allégorique, Moîse étant alors le Législateur exclusif des Juifs, ou au sens propre, Moise étant, en ce cas, l'interpréte des Lois divines. L'on rapprochera de Vila Mosis, 1, 1, Hypothetica, VII, 7, où le précepte de ne pas maltraiter les animaux est rapporté soit à Dieu soit aussi à un législateur (ett obv 6 Bedc efte tig xal vouoférnc). D'une manière générale, un sondage minutieux des écrits de Philon serait, sur ce point particulier, extrêmement souhaitable. Mieux que toute autre enquête, il permettrait sans doute de se rendre compte si Philon est un théologien ou un philosophe. Voir aussi De Praemiis, 55. Les pages (52-56) qu'I. Lévy consacre aux « suppliants » nous paraissent appeler les observations suivantes. Il n'apparaît guère plausible que Josèphe, dans Contre Apion, 325 RECHERCHES ESSÉNIENNES ET PYTHAGORICIENNES *indififférence au supqui oppose de l’in à i il énonce que « celuii qui enté de cane cont soit se a, onsabilité out tuneun resp ts que slanani contexte pythagorisant sans se gl le eed men méc ose di so pouvait signifier quelquelenus si la sanction mentionnéeImag u ay ble sem me , com rieur de la sphère juive. ementiner 2 Bun ee la malédiction, pagano u'elle renvoie exclusivfêtes deàon he ne "i ary u nn lement à Athènes, aux 3 cerLaine de Bouzygès, est, à peu près presque Log ee dans LA me ition. e da : ire ici, com Fe ‘affaque, ité, in réal nouso-he transpos une à llénisti ¿centes littérature judé Èe aqne e machete clic a saperne bilité qu’encourt quiconqu to”s allus 1015 s criturye fatt mainte il s'expose, l'É Ciel » que déclenchera le ¢ cri mains duo ent des le Tue « châtim s sans défense. étre de Bouzygès constituaient, aux yeux eae Di di &a Le = su DIu or:uees, es PR gréco-romain, comme les règl ». ite uman «l’h harte de ainee pi le domgens t donc pase i tti queuneneposon héros atti misme x her vieu duWi s in ie a ces principe . Ils ont exclusif du pythagor urde reproche anant lepe énal formul rale. Voililàá pourquoi1, sans doute, Juv $ generis), traditionne “santhropie» (odium humani de le « po me, metdeen=garpo du judais Juifsleetm ron Mes quité» àromlad = da f ga ain dévoyé par lyte r la tradi qe Ge pa zn, BET désertion qui lui fera abandonnede A Moïse » el bie s'attacher à la «loi mystérieuse oncis le bon chemin ou la aint ‘aux seuls circ ra pe qu'il enfreindrajo est bien vrai . Or s'ilepte ‘sal‘XIV 139-deu150) pl ¡a es zyg Bou de s x des préc à indi précisément, ar exte de la satire n a rien e par I. Lévy, p. 53, n. 17), le cont 4 > supp x mau s le cas des « ani ligrement pythagoricien. Dan d i E CR l'influence semble plus précise et pus ord, Hb, les modalıtes. scessaire d'en bien observer d eeedanspelapa qu'il convient titude ce post e avec exac ninqui ure de suppliants se présentent « en animaux ; | | i ig be trés de voir y mn ba qu'il Us faut rien «inoui qu un eee pr a hommes » (p. 55). jugeait semblait le faire Colson qui t amE oe epLA ÈLehn en supplian p. jamais réfugié 430, n. a, et , § 7-9). ea 54, dans bl Lévy signaleelap.as . qu'1 s fait des ère lumi là pih; à llo ane c aux yeux des Pgo IX, p. ito, 21, où il relève qu'marii. L’ép ne su Re mr L’ ouse est ur i te de son supplian pie pis> Cri tenà est, en quelque sorte, venue Se réfugier ho de ce ‘en oc remettre à sa discrétion. L'éc ig bn Eg ple I dans la emblablementtien tue ‘vraisMaim dra pour onorable Se i ni e, onid imo rapporte permettraient ses ressources ‘entri Er aa ne le lui 1 ae sr4 moyV,,ens10,, etcarx EHuli ses II s de a’, au-dessu nts.lui enfaent ses end u,r n, de (voir Mad eux dép Dieu

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ORICIENNES preuve lecteur est fondé à penser que l’Auteur n’a pas apporté la ait des exprim desert du thème le e puisqu d’une telle proposition, ement propr elle spiritu sphère la dans s ancien et nds courants profo En ce qui concerne les animaux, novs . . . ’ 4 ee Pe enso i mu. par expression «d'animauxi cue de l'homme, 5 pacifiques qui étaient tombées à la merci „I. Lévy fait très justement remarquer m de la legislation mosatquene de dtt n, la retraite hébraïque et que, dans le cas des sectaires de Qumra ie » que la commuau désert constituait un épisode de la « stratégrs jours. nauté appliquait pendant « l’avent » des dernie matinale dès le ; de sol,si pr Fe È e ne pas faire de mal aux animaux suppliants L’Anteor . ssi cr pinne beaucoup de mal pour expliquer — ue la vn es est constitué avant d'être empru rad nté par le juda- Fons cd d'abord qu'au témoignage que le bœut de lean tan us généra de Diogéne Laérce E plus ¡y D’ mea titre le, aux passages scripturaires qu’I . Lév Lév a I ropeee ane « les animaux seppiiante », il mer En Pf ae en pu Décalogue par lequel il est enjoin t au on chef de n exclure du bénéfice du repos sabbat ique aucun des e „ppliants», ans, serviteurs, bétail, étrang sr y fAJKaptMe,a ers qui sont sous ot e Que Danba E oe attelés ensemble. Surtout, de textes tels ron è, , 14— où est stipulée l'obligation d'épargner e ville conquise et ibid., 19 : «Si tu fais un long sie ur (empres | à une ville avec laquelle tu es en guerre “tu ne ue Lp arbres en y portant la hache, tu t’en nourriras ay le ras par ; Car l'arbre des champs est-il un homme générale, mais assezfrappa avecnte la declaro an analogie giquien pou formulée i ag par Diogène Dare (VIII voa octrine ne de ici »p. 125):« Il ne faut faire de mal ni à un arbre pi =„point, u aun = qui ne nuit pas. » Pee car go es rapports qu’ont entretenus la règl qui i opus telles que celles des Escéniens A dej‘ légitsspenteca les conventicules pythagoriciens, se pose, certes tranchées. Comme toujours, ce men ania fe lk eae e ns a Loujours, ¢ i Lt ait provient } directemen à la t source goricienne et qu'ils auraient transplantés tels quels d a co pt pythape a eal L’on est ainsi amené à sibgi ign le paad ra E ple lorsqu'il y a lieu raisonnablement de la Lace à es exercée, en régle quasi général e, d'une maniére ‘ang et par l'intermédiaire d'éléments scriptu raires. na eon th une illustration frappante de notre propos a la page 16, o uteur juxtapose des éléments relatifs aux «idéaux oe : différents en effet, les uns d’origine philosophique est, malgré sa teinte biblique, un a ia ere re De même, affirmer (p. 20) que le rite de la prière gorisme, conduit lever du soleil est un emprunt à l’ancien pytha dans la liturgie astre cet de re lumiè la à négliger le rôle que jouait gore et sur Pytha de ine doctr la à rien t devai du Temple, qui ne t dès ses stemen laquelle la liturgie synagogale se réglait manife origines. La thèse de l'identité des Maghärites et des Esséniens reste sible d'affirmer que l’on puisse hypothétique et il est même imposté. faire fond sur elle en toute sécuri De même, le rapport existant comporler la notice de Qirqisäni. 1. Signalons quelques-unes des diMeuités que paralt l'on donne pour être « partout que ndrin L'on pourra s'étonner que le livre de l'Alexa laisser de traces, tout comme sans sables les dans rentrer ment simple connu », ait pu ne semble documentte Philon de e ouvrag n le Livre de Yaddua'. La célébrité d'aucu erts dans la grotte découv livres les ée, Timoth de lettre la selon plus, De au xe siécle. hébraiques. Or, res caractè en écrits livres des été t des environs de Jéricho auraien le note I. Lévy, comme faite, été aucune traduction de Philon en hébreu ne sembleauavoir pensail que le y Harkav Age. Moyen existé avoir ni 12), sous les Césars (voir p. 8, n. ns, les Essénie des enne égypli e lot de livres découverts était un dépôt de la branch ga = (Exode, XX, 10, et Deutéronom e, V, 14). La disposion € “ie= ni Deutéronome, XXII, 10, interdit de ien our i 327 rs le parmi ces ouvrages d'un ou de plusieude Thérapeutes. D'où la présence toute natureleffet que hébraï nom le que érer consid de traités de Philon (Pozñanski proposait en Palestine de filiales des Thérapeutes ou une Philon était Yaddua'). Mais l'existence en et l'on se heurle à la difficulté migration de ces sectaires en Terre Sainte restequeà établir . De plus, on ne voit trop Philon de hébraï tion traduc une nant précédente concer e, ces sottises Ou ces exempl par n, Qumra de à quoi correspondent dans la littérature qui aurait é1é l'aul'ange à Quant ni. Qirqisá état fait dont », femme « contes de bonne de la Bible, hismes pomorp anthro les uer attrib it teur de la Création et auquel il faudraA6yog l'œuvre que er observ devra l'on , Philon de du celle à notion la si on en rattache vement relati ue analog ne doctri aucune nt contie de Philon qui nous est parvenue, nee part, que la littérature de Qumrán n'acco rde d'autr et, hismes aux anthropomorp en. philoni Aöyog du celle à aucune place à une notion comparable andrie et de l’Alexandrin doit être Si donc la thèse de l'identité de PhilonI. d'Alex raison de le penser, celle de l'idena Lévy comme assortie d'assez sérieuses réserves, nt de Ssadia est, contrairefragme du andrin l’Alex Juda de et andrin tité de l'Alex . En effet, dans le fragencore se douteu plus 12), (p. ment, celte fois, à l'avis d'I. Levy semble énoncer une doctri qu'il professe luiment dont i) s’agit, Juda l'Alexandrin qu'expose Philon, dans De neSpecia Legibus, celle même. Or, elle est très différente de des espèces dont on offre les primeulibus être paralt rs 11, 215-222. En outre, la distinction de Philon. Elle est d'allure très palestinienne tion d’un type plus récent que la concep . It est donc plus que probable que Juda l’Alexanet d'un type proche de celui de la Misna nt postérieure à celle de Philon d'Alexandrie. drin écrivail & une époque sensibleme Dupont-Sommer, Nouveaux aperçus sur Sur la question des Maghärites, voir A. A. Jaubert, La date de la Cène, Paris, pp. 105-107; les Manuscrits de la Mer Morte, the Jews, V, Philadelphie, Social and Religious History of avec 1958, p. 23 ; S.W. Baron, Àsuiv., la bibliographie citée n. 50; 379 et suiv., n. 56, 1957, pp. 188, 192; 377

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entre Philon d'Alexandrie, l’Alexandrin, et Juda l’Alexandrin demeure enveloppé de quelque incertitude. Parmi les similarités de detail, qui auraient existé entre les « gens de la grotte » et les sectaires de Qumran d’une part et, les Pythagoriciens d'autre part, I. Lévy note la condamnation du rire (voir pp. 7 et 17). Ici encore, cette règle de décence ne nous paraît pas liée exclusivement à la discipline des Pythagoriciens. Certes, Diogène Laérce (trad. frang., t. II, p. 125) rapporte que, selon Pythagore, «la pudeur et la piété consistent à ne pas rire avec excès et à ne pas être sévère à l'excés»; mais cette projection sur le maintien extérieur, sur le decorum, de la gravité paisible d'une âme véritablement philosophique, procède de cette apalhie ou de cette melriopalhie qui sont le bien commun de toute la philosophie, à l’époque hellenistique et à l'époque impériale, même si l’on estime pythagoricienne l’origine de la doctrine du juste milieu. Les sources platoniciennes surtout sont évidentes ; le sage, selon Platon, se distingue par le calme et la constance, du vulgaire que son ignorance livre pieds et poings liés aux gémissements ou aux éclats d'une douleur ou d'une gaîté également démesurées, ces truchements ordinaires des passions. Épictète (Manuel, ch. XXXIII, 4), tout comme Pythagore, recommande au sage de ne point rire à la légère : « Ne ris ni beaucoup, ni de beaucoup de choses, ni sans retenue. » La joie qui, selon l’enseignement de la Stoa, habite en permanence l’äme du sage a, comme le note Sénéque, quelque chose de sévère; la gaîté qui s'arréte au front et se manifeste par le rire, est futile et vaine, puisqu'elle est sans rapport avec la félicité intérieure : e Ceterae hilaritates non implent pectus; frontem remittunt, leves sunt; nisi forte tu judicas eum gaudere qui ridet. Animus debet esse alacer et fidens et super omnia erectus. Mihi crede, res severa est verum gaudium » (Episiulae ad Lucilium, XXIII). Aulu-Gelle rapporte (Nocies Allicae, V, 1,2) que Musonius Rufus, le maître d’Epictéte, imposait même à l’auditoire d’un philosophe le devoir d’une absolue gravité. Applaudir, manifester par le moindre geste que l’on est sensible à la nouveauté de la pensée ou aux blandices de la diction, serait le fait d’une foule assemblée, comme au théâtre, pour entendre un virtuose de la flûte, et non l'attitude de malades venus consulter un médecin des âmes. La dignité qu’implique « l’art royal » impose à Caligula, comme Yen avertit Macron, dans un contexte qui n’a rien de pythagoricien (Legatio ad Gaium, 42 et suiv.; voir Épictète, Entretiens, III, 14, 4), une discipline assez comparable. C'est donc à la philosophie grecque, entendue en un sens général, et non, spécifiquement, à la pratique des conventicules pythagoriciens, que le judaïsme emprunte, en les colorant de ses nuances propres, la règle de cet usage et la doctrine qu’elle implique. 329 NNES RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIE pathie fait penser la mét‘ trio , d'une façon large, es "est è pr fai h i s Philon (De Aires t t dehaSarahd'aetprédont l'équivalent se re cin, fail pro acmor la ran, e. C’est elle qui, Mariou :1 selon la loi rabbiniqubru marqueus, lac au ou », t yan onsidepeinree etmoiins séveveère que ne voudrathMus e a Ing oni ( oe ‘or ation à Diet Im , E ese xeg l’e ant esesduraristotéliciennes, da . eut rap Rufus ‘attitude des Thé harmoniqu c des la retrouve ave (Mada', 11, 2, 7). nide e Nahawandi », Jewish Quarterly Review, 51 (1960), pp. 89-106; J. Van Goudoever, ' ‘instruisent tous les jours, er hr etignme vopia l’olxo ème, lelé septi t remen culig canti n ieux relig t “men sense que nous l'avons signa plus mu sau et dont les Esséniens Sms ces matières toutes prolanes desert de Juda? » (p. DI: ssi lex terme disperità aux ascètes du véritablement pertinente content idenLévy, La question ne serait d'économie et de politique correspondaient à iS. Or, on ne peut tique chez les Pythagoriciens et chez les gr tes profanes » ici d'üne éconole cas de ces piste are rail g'ggit dans parler, . comme le note 1. Lévy mane ’ : politique pis de Leg cent édit, os d'une Pie , et d'une inistration et la politiq s’en rendre niga iso L'une et l'autre, I. Lévy a tort de ne pas résenter, el modttelx, loin deSenrepolia nunstedadus ables olxovouix 1. La juxtaposition des deux voca), un emprunt a Jambi © le soutient I. Lévy (voir supr ran Politique, 5 EHa o 38), Platon, Leelse De Josepho,elte n env hri reo mn fmer“VtaL A 600,Srasur- cab ay Br Sè tay 2° =e II, ique, Polit ragnirept “jrouaZou hrs abr Bupepóbueda; el Aristotle, plo, neia ç na. agri comme Alcibiade, constitue une expression consacrée depuis Pla gh os 7 fao Gore jpppt Pagueta 7% olxiac ¿oriv, outr a euo,auc38-un39 bes: Tooinpivde quiin me, -mé lui lon Phi hez vec rou ret se hé clic e eph l Jos Se nal aleFeng a er ee 5 vepuayévone p. ex. Detoro - VoirGi, : MEME l'emprunt GTEP vara npnatun© phs bii cun èva nal : oda áca opv Eyy xdv ırı ror n n I yet ue Bpa Do neo + obila «e yap mörıg korlv korarukvn xal xotvn TI re obv Boxeîv und TOU TP asti méheov pal Evous xal Xapas peyarns reno Mie Sè i a elo, ds nal mó wey olxog ueyas, mortrele ail établii inten l'av qui ouvayuévn tu mod« App eur uér acq son aremment, c'était o : quisonsign,ifle Ce mai mais, ; e sa lui . 4 ‘autorité des cités, un peuple €rcer et se former prieble ji& altravers dons politique devait s'exe S RE eun cone Pe en cis domestiques. Si, en effet, une maison est une de mL Gi grande maison, an onomie s'apparente à la politique, on peut dire qu DAS E orte). Voir encore De dev 149 ; De Speciatibus ET litique, l'économie d'une communauté36» (trad ; De Mutation, 7 T t une vaste pro 91-92 ;e,De Fuga, Sr osephto, 54 159 : De Ebrietat croyons-nous, mieLeni pratique ur ai queDe Fuga, 36, prouve, e dans la notice eur ics | dans ces notes; H.A. Wolfson, « The pre-existent Angel of the Magharians and Ala es tirées du iér mat ha 83-4) au nombre des imo , , ’ + De Praemiis, 113. ticité philonienne de la formule employé , l'authen-

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pirent sont, à un titre égal, indispensables à unc quequi oiétéon de ste jueffet, Sino, Mala csllule oesinon cellule d'un i usinonne laÀ esonertemps, Delo font l’uni 'écoà étendue prati sera la A l’univers. à la lifin de n des Bibl politi i Endl celle dee àla politique. effet, la Sibylle s'ajoutera nomie la Sa 782) etalors (SO. II] à int (111, 8) s’ et e les Sustes es proporqu'à l’époque ‚messianiqu qui etation interpr une forcée estime on si Meme ione. une verrait cette doctrine dans la formul ral telle que la rapporte Joséphe (Bel. Iud, 1 I AVI pa ue on) ion jurait que ¢ s il lui-même revêtu du pouvoir royal gesse de Salomon eb y 2 par d’aut marques sujets, Aue ni par l'éclat de ses vétements, niautres rait nv), 1 de sa puissance jamais et i r’écli ’étai liti d’une haute fonctio ins, : ) qdo, at jé del priori a exclue, C’ nullement Essenien. a carrière d'un ; ap Enmentbien, il€: uE S agit pas avec les Esseniens de iano meee Bu ar > par estination originelle et sans le moindre contact avec ela ugueuse réalité ». En fait, pour être réellement signifioi ne peut se passer de s'appliquer à une société ; la ileps Poi leur rople ni méme la sainteté ont besoin d’un espace social Pinvoauer un x e Support. Si bien, qu'il n'est sans doute pas utile a pony compen ce que Philon entend lorsquril Time Pini e «interférence » philologique i d innombrable sienansLL’essénisme, nom a Bsd'Esséniens. dans disciples E l'on desiene du nom a. t l'e avan 2000 à nte optique de ce contexte, n , ne remo n . tienne que Ao Pon accorde aux Esséniens la prétention, qu'ils av WI san oute, d’étre les véritables disciples de Moïse convertemporal organisa tion cénobitique veflétait Sur le“pl e Societe qu’avait ordonnée le Prophäle, privé, Lemporairement,isaila ette société,a la proximité du drame e schatolo | : eric Bey apne air Le Jugeiment. qui allait Sabatirerégation de Belial» imposaitt le la le venir du cmd imagination des hymnistes deneQumran réchappa que le « etil 5 homn gran châtiment universel d'où reste False 1 par la famille de Noé. L’évocation du grondepe À s grandes eaux et du feu dévorant qui, lors du nouvel et deaiious fedesto È ane” ces sciences sceurs, constitue, y écrit Philon, la propédel ; en A tn ans ban de une migration pour la vie contemplative. Les Esséniens politique leur gelo, pas e contemplatife purs. La connaissance de l’économie et de la Lad os ne nécessaire à un double titre. Qu'il n'y ait aucune contradiction seen te ne une , de ces sciences économiques el une organisation reliua sy Es P tre à Timothée, III, 5, le montre bien, où l'on lit : el dé =t5 u mpooryva oùx oldev rós éxxinoiag Oeob Empernoetar, « Car si quel ger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'Église de qu'un ne sait pas diriger 8 Dieu ? ». 331 ède lee toul e,Bélilialn'e», stobsd'a er surde ¢l'a t se dévlesersflot uge, von utr prochaeindesdélhöd s ie bim tre Qumrân ayöl. Con de » her lyriqu que la com roc « le sur bât la fois, nouvelle archela é de gnable et, munaut refuge, forteresse sûr xpu incohérenà te qu'en apparence, de e et ine vérité é selon l'imageri e, qui t,n’elast sainteté de la communauté, qui de No utreconparforme à la volonté de Dieu, telle qu’elle D'aent 27. tem VI,t 2210Hren, dai fai de Moïse, faisait d’elle un sancluaire, et des la ime par s'exprres, undansacs laerdLoi oce?. sectai qu'l. Lé(p.vy61se: le tab ret reg r ble sem t peu il oi rqu pou la Voi sement dedaigneu r unde peu soit sconredtenouttéabldeesmenadvtioersnne auteurs de ces les que ler Zel nte « Plu uctions fragiles. »),airaues lieu d'y saluer une très brillapopro constrion, l'explication que, voici plus d’un siècle, Ritschl (Th . intuit l'origine des Esséniens dans « Ueber die Essener» eol sait de, 1856, pp. 315-56). « Ritschl crut, dit Auteur, queivél'eesséauJahrb. , dès soner arr déal que de réalismeer l'i it né duut désdeirDie aël »: nisme éta de e se reçr moi une unatmêion del’oprêrdrtres etprounpospeupleà Isr nt’ sai Sinai, Moi us ,serXIezX,pou6). ‘Voode che(Ex le rappro s dan ion sat ati tém sys de ès exc un à ore enc de st C'e c le pythagorisme qu'il faut attribuer cette sorte exiraistéave laquelle I. Lévy imagine les rapports qui auraient irme mentr ave deure lesc Ess es. Eneuteffeest,fonlortsqupen'ildanafft aux rapeut« Thé ens etde lesPhiThé ent qu'auxéniyeu rap dis que les « Esséniens (p. 42)leurs » (de la xParabolelond’Hles , tans des alhléles », il incite de) cli era specla gue olo hom les voués à la vie pratique sont dsLivrde el'èrdese auxdanabor ce lian d'Al on noti (La t ber Jau A. Mue bien tre mon le le s me Com ue 1. ne, pp. 155, 230 et suiv.), Noé est une figure quasi messianiq; dans le Troisième chrétien , LXV-LXVI ; LXXXII-LXXXIV 1. Hénoch V, 17-les32;siby Jubilés, llins. nienne s de é essésecl Livre des Orac communaut me la mie oraire, toutde com à t aireil Jes isai réal les e r rch pou L'A aite. C'est ainstitri equetempl'ob est, oga mon la ligation lle, feme et e mal étéas,parffondée en ces termes : * le prin : soci st) (c'e ure la nat dana-s érennt agg entrilio Dam. Et ceux qui entrérent dans l'Archecipe(dede Noé x parn. 1).deuCetx ilste trad créarche » (voir A. Dupont-Sommer, Écrits essénien),s, p.deu144, argument contre les l'A est utilisée par Jérôme (Adversus Jovinianum, 1, 16) comme Pier ueondes noces. Dans Matth., XXIV, 37-39; I Pierre, 111, 20; Il re, 11,5, l'Arche diq sec ce. Esseniens, est la figure de l'Église salvatrint pas particulièreOns aux le sanctuaire n'éairtaie ent renc les es. 2, Les spéculations concerna eut mund’apautrès Exodesde,ThéXIXrap, 6, nomme ontre, satilonon com ganiz Phi de l'or à lae basgénée rale s sonmantièr Elle qui, , che douze ielantle,auss66)i Sobrime d'une us deste'cen». CesdantspédeculJacatiobons(Des'expr tribsain les cu 56) mo, aha Abr deaunNoépala(Deis royal, un sacerdoce, une nation qui es rendesibltext l'un 4-5, , LVI e, Isal a o éch fait qui 14, 111, n, omo que e Sal de e oss Sagessà l'origine de ce courant de pensée et auquel il n'est passeimpdésignent parfois. s être dan peuet l'ex s etde deQuml'arangneau sera dans la ville; aire par:laqu«LeelleTrôlesnesect NI,3 "WA DW sion pres voi u Die de ypse, XXI s fronts. » Voir aussi Apocal le serviront et verront sa face et son nom sera sur leur la race issue ges serviteurs

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le lecteur à penser que Philon se représentait les Esséniens comme des dpi en quelque sorte, de la vie pratique, à la manière dont les athlèles ou poliliques pythagoriciens se chargeaient de tout l'ensemble des choses temporelles (ibid.) ; d'autre part, que les Esséniens constituaient un grade inférieur ou préparatoire dans la hiérarchie du pythagorisme juif. Or, il n'en est rien. L'opposition qu'instaure Philon lui-même, en effet, entre les Esséniens, représentants de la vie active et les Thérapeutes, protagonistes de la vie théorique, est d'un ordre tout général. En rigueur, elle est arfaitement trompeuse. L'activité des Esséniens et celle des hérapeutes ne diffèrent pas en nature comme c'est le cas, semblet-il, entre les moAırıxol et les oe6uortxol du pythagorisme. La difference porte ici plutôt sur la quantité, eu égard a des motivations d’ordre moral, économique et social. La confrérie des Thérapeutes est composée d’hommes que leur age a libérés des servitudes de la vie active. Elle subsiste grace aux ressources que lui procurent les parents restés en activité à Alexandrie, La communauté essénienne, dont les documents de Qumran nous apprennent que l’on pouvait en être membre de plein droit à l’âge « sacerdotal » de vingt, vingt-cinq ou trente ans, vit du fruit de son propre travail. Ce labeur ne lui permet pas seulement de subvenir aux nécessités matérielles de la vie, il constitue également le champ d'une ascèse, tout à fait dans la ligne de la doctrine rabbinique relative à la nécessité et à la sainteté du travail manuel, qui permet de confirmer par des actes les pensées du cœur et les ropos des lèvres, délivre du besoin en procurant des ressources trréprochables. L'on aperçoit dans cette conception la marque S RECHERCHES ESSÉNIENNES ET PYTHAGORICIENNE 333 iéniens avait son term ue la secte des Essg y ae ttpro 1 bee et ne re aandoi pe Pola i N confrérie des Thérapeutes : nulle part mees = eeeeé Fon n lleurre dee qu'eérie eepon à at‘int la sec un re meacti: fsvoiret a entris tion arti ‘rep me e at er : la Ente on ! ig De ago dad comparable á celle du yth sa p pennnes: ant ioin ffisagor insupyth ste etn it inju sl sera ore,gani s icialencà l'or DIuitiva,emp72.runMai sation des e t brut À -méme ei iI. isti tique, probable en elle L'influence hellénis de I EC des catégories et des realia i eeos 'phil cule eS enti a en les conv isément, t. entre s préce er pluen parle a.in Pourg 3 ture Mer la de du lac Maréotis ou le port rene lag que al Templee qqui s'interpose. Cebre age du Temp pa l’ima re, p ienco n une fois ce a le «so le la o me com veg tion i nts blancs ou une no des véteme dl I immediate, Krug rétendent évoquer de fagon sacr ifice aux Muses, le ni iens thagoric ln devise des prétres au Temple de Jérusalem. Et c'est au sein cipe des deux cipe i es par laquelle le prina evittiqu ervants lévi e DI . et a pr iti peli “de Thérapeutes se pi tre fils quatre re des re ti on théprorop entre la vocati rn Ith etio er ue àaa ip ues tiq desités deoréla nature (En di tréal amaenr son “à l'exam Se des ontemplatation et que textes , 13, ’ a Nadab et on ngt THs puotws rpoauxyuéquerovls),inc " l Epopor rivrovp !a de soi ombe le de Dieu (Aev yol Ocov) i i le service de Dieu palestinienne, qui est absente dans le cas des Thérapeutes. Cependant, s'agissant des Esséniens eux-mêmes, les préoccupations die se « philosophiques» sont loin de faire défaut. Eusèbe, à a suite de Philon (voir F. H. Colson, Loeb Philo, 1X, p. 436, n. a), divise la nation juive en deux catégories : le commun qui se contente =" de la lettre de l'Écriture, et les « philosophes », représentés par les ) ee agot J Ca o que cat e (En‚nirielie ce enx,che re etgrâboi i m i F ' r teu dira Epic Esséniens, capables de s’élever du sens obvie du texte à sa signification essentielle (comparez avec Quod Omnis Probus Liber Sil, 82). Les Esseniens sont donc des théorétiques, même s'ils ne le sont pas à plein temps. Et aux yeux d'un auteur qui, comme I. Lévy, admet l'identité essénienne des sectaires de Qumran, la littérature de la Mer Morte, témoin d'un effort intellectuel, moral et mystique assurément non médiocre, aurait di rendre cette vérité particulièrement évidente. L'expression « d'athlétes de vertu », empruntée au vocabulaire agonistique courant chez Platon même, ne doit pas faire ici illusion ni empêcher de constater que les Thérapeutes eux aussi sont, dans leur domaine, des progressants et des athlètes (voir De Vita Conlemplaliva, 12, et 1. Levy, p. 43). Leur effort incessant pour obtenir une vue pénétrante et pour contempler 'l'étre est décrit par Philon en des termes qui, disons-le en passant, sont platoniciens plutôt que pythagoriciens. Surtout, les textes de Philon montrent à l'évidence (voir e.g. de la philosophie congue comme pa a L ute) +soph de !’Epinomis. e icien t té platon e au trai rotant ie ah nilo s l’univers de Philon, est a ‘on dan I onnu non pil Thérapeutes, n'est pas incloso qt Bel> e ienn s toic co-s e cyri icullier de la philos phie et en particul re © t&moin de Dieu, dont la fonction prop vieux d'un l, je ferais Dieu? Si j'étais rossigno nn “a ae n cygne. Je suis un iu.d'uVoilà mon ee e je 1 E e atrcelu ovnte aist cha tme j'ét : ceilaca Die : - il fau : nab qu'il sera faillirai pas, aut.ant ‘est un rôle auquel jes ànecha » vail, sens dene mol nter avec pou a supp!uentaire ns ne iqu pythagorié cie cebaotixollég L'existence des > donner une itimit philosoph e et je vous engage tou i e glde. iqu ist lén hel me aïs Sud da s e ou es les sectes des Thérapeut è i ,umaias, qu'ilunineque5 .agit pas d'une transposition le rce probab p ni mêatt me de la sou directe,

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Ce qui le montre bien, dans le cas précis des Thérapcutes, c'est le nom méme de ces contemplatifs. Malgré sa correspondance á la désignation des os6xorıxol, le nom des Thérapeutes a très nettement une résonance platonicienne et non estime notre analyse acceptable, l’on devra conclure que la secte du lac Maréotis, qui ne nous est pas attestée ailleurs que dans le traité de Philon, n’étail pas la maison-mere de filiales répandues hors d'Égypte, ou que, du moins, Philon n'aflirme pas cela. Quant au recrutement des Thérapeutes d’Egypte, il pose un probléme pas pythagoricienne. L usage de l'expression tb Gepameutixdv yévos que Philon emploie pour désigner non seulement les Thérapeutes (De Vila Conlemannexe au précédent, et dont la solution dépend de l'interprétation que l’on donne des quatre mots initiaux de De Vila Conlemplaliva, 22 : Ot Sì navraxößev &ptaror ... De toute part, ceux d’entre eux (d’entre les Israélites et non d'entre les sectaires Thérapeutes) qui sont les meilleurs « emigrent vers le lac Maréotis, comine vers leur patrie ». Mavrayódev peut bien avoir pour antécédent les régions de l’oixovuév énumérées au paragraphe précédent : en ce cas la société du lac Maréotis aurait compris des Thérapeutes d’origine non égyptienne, éventualité qui n’a rien d'invraisemblable en soi. Mais l’on peut admettre aussi, bien qu’un peu plus malaisément, que ravtay60ev ne reprend que x00' Exactov rüv Ermzadovpevwv vopuwv xai uadiota repi thy ’Arebavöpeiav. Les Thérapeutes auraient été alors plativa, 11) mais, en la personne d'Isaac, l'archétype du sacerdoc e que (De Fuga el Invenlione, 42) ou, dans une allégorie de l'Exode (De Vila Mosis, II, 189), le peuple d'Israël auquel Moïse ouvre la route de la félicité jette un jour précieux sur l'identité spirituelle des sectaires du lac Maréotis. L’appellation de Thérapeutes indique, en effet, que, au témoignage de Philon, ces mystiques se considéraient comme des Israélites accomplis, entièrement fidèles à leur vocation la plus haute, celles de prêtres en esprit, comme les prêtres de la tribu lévitique, «la meilleur e race des Hébreux», étaient des prêtres au sens technique. Le nom des Thérapeutes permet sans doute aussi de mieux comprendre certains paragraphes du De Vila Contemplativa qui, à leur tour, commandent le problème de savoir si la secte était répandue dans le monde entier et si, en Judée, il y avait eu des établissements de Thérapeutes à côté d'établissements esséniens. Dans De Vita Conlemplaliva, 21, tò y&vog nous parait, en fin de compte, être l'équivalent de +d Bepareurixdv yévos entendu au sens large de peuple d'Israél. C'est le peuple d'Israél et non la secte des Thérapeutes, sous les espéces de ses diverses filiales, qui emplit toute l’olxovpéw afin de faire connaître aux Grecs et aux Barbares le bien parfait (dyadod tedelov), c’est-à-dire non l’enseignement propre aux sectaires, mais le Dieu des Écritures. Il est impossibl e, en effet, de ne pas rapprocher la description de la dispersion des Thérapeutes, que nous trouvons ici, de tableaux de la Diaspora juive tels ceux que l’on lit dans In Flaccum, 43-48, ou dans Legatio ad Gaium, 214-216, 281-283, 330. La similarité des termes est, en général, frappante. En outre, nous avons, avec Petronius, le légat de Syrie mis en scène dans l'Ambassade, un exemple de cette initiation au bien parfait qui était dans les voies de la Providence. Petronius, nous apprend la Legalio ad Gaium, 245, avait « quelques notions de la philosophie et de la piété juives, soit qu'il les eût acquises dès longtemps et par un mouvement spontané, en raison de son amour de la culture, soit qu'il fül entré en contact avec elles à partir du moment où il avait eu la charge d’administrer les contrées où les Juifs sont établis en nombres compacts dans chaque cité, à savoir l'Asie et la Syrie. ». C'est encore les Juifs et non pas les sectaires que concerne la phrase du De Vila Contemplaliva, 21, selon laquelle le deparreurixóv yévos foisonne dans chaque nome d’Egypte et en particulier autour d'Alexandrie. On conçoit mal une telle pléthore s'agissant de contemplatifs d'une exceptionnelle élévation spirituelle, alors quelle recoupe parfaitement ce que nous savons du nombre des uifs en Egypte et surtout dans la région de la capitale. Si l'on 335 sAeiSe->.an eSALIEC"aSEtir ion les meilleurs des Israélites d'Égypte, ce qui peut paraitre plus vraisemblable encore, puisque la secte que décrit Philon semble surtout originaire d'Alexandrie. Quelle que soit la solution que l’on préfère, il est, croyons-nous, nécessaire d'entendre que les Thérapeutes sont les meilleurs des Israélites, non en ce sens qu'ils seraient supérieurs aux Esséniens mais parce que leur spiritualité les promeut au niveau de la « meilleur race des Hébreux », la tribu sacerdotale à laquelle il est ici fait référence en réalité. Tels que nous les décrit Philon, les Thérapeutes représentent réellement le judaïsme égyptien ou alexandrin à son degré le plus haut de spiritualité. Entre leur idéal et celui qui s'exprime dans toute l’œuvre de Philon, existe, on l’a souvent remarqué, un accord si foncier qu'il est légitime de mettre en doute qu'on ait ici affaire à deux courants religieux distincts. Dans les deux cas, il ne s’agit pas, il convient de le souligner sans se lasser, du pythagorisme, ni d’une branche juive du pythagorisme, mais bien du judaïsme lui-même, tel qu'il s'était épanoui au contact de l’humanisme hellenistique. Que cet humanisme ne soif pas exactement réductible au néo-pythagorisme, l’œuvre de Philon nous en administre fort clairement la preuve, et nous pensons que cette preuve vaut aussi pour les Thérapeutes. Voilà pourquoi nous ne saurions admettre les rapprochements, bien trop précis une fois encore, que l’Auteur établit (p. 43) entre la diète des Thérapeutes et le « déjeuner des Pythagoriciens ». Il est certainement insuffisant d’alléguer ici le pain et le miel des syssities décrites par Jamblique. L’abstinence de nourritures carnées n'est pas propre, en effet, au pythagorisme. Elle caractérise, chez Platon, la simplicité du régime primitif. Quant à Philon, il met la consommation de l’eau et du pain en rapport avec l’attitude philosophique qui sait, en tout domaine, se contenter strictement des biens naturels. La justification d’un régime analogue à celui en usage chez les Thérapeutes est, chez Philon, de résonance

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cynique et stoicienne. ; Sur le plan mystique, 4 aux marmii dell gypte, aux cailles du désert, l’Ecriture oppose wie oai ties 3 ion e u'Israé] consomma avec la manne, les pains de proposidu Temple et les eaux que la Sagesse adoucit à Marah. Il nous paraît donc peu indiqué de voir dans le cas des Thérapeutes « une surenchére sur l'ascétisme alimentaire des vieux pythagoriciens (p. 43). La référence exacte est au festin de la Sagesse L'Auteur perd de vue, lorsqu'il oppose à la « la règle moins austère des Essétals a .. Ñ =e a tla des Thérapeutes, des passages Contemplativa, 66 ou 69, qui situent, tré icijuste mien eteSilence si leur Nels UE oan pment éloigné eg de Sybaris, conformément à la doctrine ns du propiate a n Uk a Y . de la rudesse de ari oe ad L . 43, n. ne ee L’allusion au mythe suffit pas pour p i déceler en Dee Vita V ta |Contemplativa, 35, A une allusion ik prrbd — Il s'agit bien plutôt d’une réminiscence du Phédreà bio - ; ge qui semblent tirer toute leur subsistance de la a pation des idées, comme Moïse au Mont Sinai. La moquerie d’Anupnon, E situe La iequ = Elle paraît, au reste, et s'être appliquée à d'autres philosoph encore que les Pythagoriciens, si Pon en juge par Fu Liber, 8, — passage quisemble avoir Pina à I. Lévy en où on rapporte les sarcasmes populaires visant ces gueux de la Er i réduits à se nourrir « du seul fumet de la vertu, comme l’on Fa ques cigales se nourrissent d’air ». Le trait semble viser ici E oe du type cynique ou ces stoiciens sauvages que be, n Te Dans Les N uées, 1360, Aristophane utilise la plaime = es Cigales 4 propos d’une querelle entre Phidippide et , p re auquel le jeune homme reproche d’avoir pretendu regaler DRitor dee cigAt pean de nica, sen s'il s’était agi de ; . On voit donc que le champ arue est bien trop imprécis pour que yA pitas a fates d'applicati oa avec quelque confiance, s’agissant des Thérapeutes. Phnig é i nr gg Ex mp Lévy pense que ¢ la sainteté est... une 1dée spécifiquement juive E en MER étranger » (p. 23). Ilen assigne, d'après De Specialibue Esgi En I, 176, l’origine à l'institution biblique du Jubilé, dont la = rich par excellence est la libération des esclaves hébreux (Pro n marta Hot de re made De Vita Contempla39, où | e est qualifiée de aytaitatog xal i &piBuziv, Isidore Lévy affirme DL Gi (p. ; 23) que Philon, lon, qui, É qui sans dout doute traitait | ses propres écrits + le re discerne pa .en deux notions empruntées % premiére a De en I apportait 4 emprunter à ses modéles néo-pytha O Micene. ucts: à per È us Legibus, 11, 176 et la seconde au $ 177 [du méme traité] a il est question de | idée que les mathématiciens se font du nombre Lam, tes eux, n'a pas le moindre caractère religieux ». n té, si Isidore Lévy a raison d’insister sur l’origine bibli- 337 RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIENNES n assigne à la pentécontade ue du caractère de sainteté quensPhilo goriciennes, à elles seules, et s’il est exact que les spéculatioinsufpytha t, l’on pourrait lui reprofisan te paraissent en rendre un comp n satisfaisante, mais une intercher de proposer non une explicatio prétation incomplète et d’insuffisante synthèse, des textes de Philon relatifs 4 la pentécontade. ns sur la pentécontade est bien Le point de départ des spéculatioleque l «le monde matériel est le passage du Timée (53 c) selon cas privilégié du théo4, issu du triangle-rectangle aux côtés 3, 3, 5, dont la somme donne 4, côtés rème de Pythagore » (p. 23). Les qui par son caractère unique l'hebdomade, forment l'angle droit , mais un seul angle droit) (il y a beaucoup d'angles obtus ou aigus de mérite d'être considérée suggére la monade. Or seule la s.mona d'autres termes, le premier En comme l’origine de toutes chose dont il trique de la divinité, triangle rectangle est le symbole géomé le droit, le caractère unique et la évoque, par l’hebdomade et l'angcréat eur : voir De Opificio Mundi, sagesse, et, par le triangle, le rôle de De Specialibus Legibus, texte le 97. Quant à la pentécontade,le est le produ it de sept hebdomades qu'el gne II, 176, nous ensei « image incorporelle de Dieu ». que vient couronner la monade, cette au même titre que l’hebdomadeLe carré de l’hebdomade est saint et l’on retrouve dans la penté 65) iva, simple (De Vita Coniemplal son <ymbolisme particulier, avec 7/1, de rt rappo contade le méme S'il est donc possible de contesque dans le triangle rectangle 3, 4, 5. les mathématiciens, «le moinchez ter que la pentécontade ait eu, saurait en dire autant de la monade, ne l'on », dre caractère religieux si l’on peut admettre que l'idée de ni de l’hebdomade. Autrement dit, ngle », origine de toutes choses, voir dans le « premier triangle recta contade, carré de la dérer le symbole de Dieu et de consi commlaepenté «le plus saint et le plus somme des côtés de ce triangle, aux ie ro philosophiques naturel des nombres» ressortit re, constitue une préfè l’on si du judaïsme alexandrin, ou même, est pas moin nécessaire de n'en il n, doctrine particulière à Philo nt judaique est fondés sur des bases gneme ensei bien voir que cet insuffiaire contr au oppe. Il serait grecques qu'il prolonge et dével de conta penté la de e nienn ine philo sant de limiter en rigueur la doctr ation libér la a ives relat ement tiell aux données bibliques, essen Jubilé du Lévite. Une interlors du Jubilé et, accessoirement, au Lévy, y invite, se condamne á pan qui, telle celle d'Isidedore e compte de textes comme le bi ag lorsqu'il s’agit rendr s In Exodum, II, 93, où Pon tione De Vila Mosis, II, 80, ou Quaes le Temple du désert symbotif, porta nacle souligne que le Taber colonnes. C’est Dieu, en lisant le monde, est fondé sur cinquante jubilaire, qui consation effet, et non pas la Pentecôte ou la libér titue le « rocher des mondes ». bibliques dans la Ceci posé, il va sans dire que les éléments comm e I. Lévy y n ont, doctrine de la pentécontade chez Philo tance capitale. Ils coexistent, insiste à très juste titre, une impor dans les contextes philoniens, d'une manière fort caractéristique,

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RECHERCHES ES 338 RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIENNES une juxtaposition brutale des notions empruntées aux deux textes précédents. La pentécontade est bien le nombre de la libération Jubilaire, mais il est essentiel de noter que, chez Philon, il s’agit d'une rationalisation allégorique de l'institution biblique et que cette I est pensée en termes grecs. L’esclave hébreu libéré ors des fêtes de l’Hebdomade, telles que l'année sabbatique et sa culmination jubilaire, c'est l’homme, esclave de ses passions, auquel la pratique de la Loi de Moïse permet d'en secouer le joug et d'accéder à la vertu. C'est pourquoi dans la compréhension du concept de la pentécontade entrent, en liaison étroite, des notions telles que celles de la Sagesse qui est l’état où l'on atteint, une fois élargi d'Égypte, Hadès de dure servitude, Dieu, qui seul connaît réellement la paix et la liberté et qui seul les octroie à ceux Tu le recherchent. Cette promesse est concrétisée par le pays de naan qui, dans l’allegorie eo, symbolise, le plus souvent, le terroir de la vertu ou la Cité de Dieu, représentant ainsi l'étape ultime de la quête mystique que retrace le Pentateuque. Les premiers fruits en Canaan ou la libération du Jubilé ont une signification identique. La voie qui y conduit est celle de la sagesse «sommée » par Dieu, de l'hebdomade culminant en la monade. Dès que l'on garde à l'esprit ces idées qui sont très clairement exprimées dans nombre de contextes philoniens, l’on comprend sans peine, même si Philon ne s’en explique pas (voir I. Lévy, p. 23), ce qu'est la réalité encore supérieure au zodiaque (la plus belle figure du ciel, dont le nombre douze est le prototype) que suggère la pentécontade. urtout, l’on se rend compte qu’une grande prudence est indispensable dans les rapprochements que l’on propose entre telles particularités du rituel des Thérapeutes et telles réalités de l'Orient, archaïque. Le festin des Thérapeutes est un festin de la Sagesse dont l'idéologie regarde vers la Grèce et a peu de chances de devoir quelque chose à l’Assyrie. Mais, d'ores et déjà, les doctrines de Philon concernant la pentécontade nous permettent de nous expliquer la pue de la formulation d'un passage comme De Vila Coniemplaliva, 65, où l’on nous apprend que les Thérapeutes « révérent non seulement l'hebdomade simple, mais aussi son carré, dont ils savent qu'il est pur et à jamais virginal. Il est aussi la veille d'une très grande féte... ». La formule «il est aussi » n'implique pas, comme on l'a dit parfois, que la fête du Cinquantième Jour et la fête de la Pentecôte constituaient pour les Thérapeutes deux réalités différentes et distinctes. Il nous paraît préférable de penser qu'elle est un témoin de l'effort que fait Philon pour asseoir sur des bases « philosophiques » l’institution biblique ou, si l'on préfère, pour expliquer la Pentecôte ctrinal e. Le fonondseàdo176tecontad 177, libus Legi ia ec Sp e D le à e a qu n e r m u é m n le i u le e n Peral o igus cote a cô re à parie 3 proprit les avec des éléments d’apparence plus « mathématique ». Tel est le cas, par exemple, des deux chapitres du traité des Lois Spéciales, II, 176, 177, et de manière plus frappante encore, celui du traité de la Vie Contemplative, 65, où, nous l'avons mentionné, I. Lévy voit 339 juxtapo a n'v aurait pas, se trouvenhy i ss les auquel Philo ia éc Sp s oi L s de e le alida enhétitéquroecldaitesns qu ag le pa fétes du sodicité ler exacteme hed de la périodicitéy des Lev est, avec la me; pro e» «or ir avo ber est conte Jour chez lesbleThéer apevten, la vue selon laquelle gee jème Reste à € ntécontade à bri itiques, partisan ‘orité ande majorité des fe dis auraient célébré la Pin née, longe, d'appaarence très3 ! notoir est au tes régulièrement récurrentesiltout ¿bpol OV UT TP v pi zb s te eu ap ér Th n, co r p t L’enonce oe aentionv,ne o Erinadia de paisse rtntapouhistlarorpreiensmiedere des da a Belereme deéouésepButpiheb n doma fête mme signifiant que lap tentde est, d'une part, la premièleren>4 i tortlaion Peinntteécrponrèta La at el u q , rt pa e tr au de d' , et tes rise, ma is au auto nrendEreen comme le texte grec e mp ; sainte A es, les sept sem in . a le co * es ur ainsi dire, . e se soucie pas : . > de transporter, Pour, ffirmer la effet, d'ail Isidore Lévy Ne terrain. Il se contente, +d'alléguer, en faveur le problème sur ! ‘nquantieme Jour multiplicité des fêtes du Cinq ous critiquons pee bei gible, nous te riepet d’un tcomp iscussion de la: e a ape Ba ec Y our Mais, sont p préoc-5 ins auteurs, Qui S|enont s contraint de tec ade dan d’examine? comment certa. fêtes de “laan Pend’Alliance et du ren dans le cupés, congolven ivent l’econom À d’apres te, nolıon uvrageélisurennLa uire déd de por rap , 478 p. e, chr e Par de rde ¿bo B A er judaïsme a si tation d'Eusèbe, qui pe ilon, dans l'année liturg'q"®: i i permet y Van Goudoever, l'interpr à laquelle‘cile faitdeà e V' éliminalre» 9 “ ales des Vita Contemplattto ei remarque aussi pp dans De De cinquante anni que Philon emploie nante assago, la féte de il done tente, gne, ant Jon sera 11, 176, te ue Legibusigile specialt de ladési Pentecóts. jours s tate préliminaires l'Omer ct nop et, de.considéret les Èan a, Jaubert 5 “ine un toutBOT, Vita Chniemplaliv côte dont comme parle E ‘savoir alors, ainsi que le so nsideré comme un ense À. l'Omer. Res è al» et de ment. "Omer pourrait ; a la veille :t tustifier le fait singulier l'on pourrait] A , 2onaient consommé elle-même, C0 j , ment t com èse oth hyp e cett : on cel e r jou éme cinqua que les Thérapeutes,

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du pain levé durant la semaine des azymes. Ce probléme ne se poserait pas si l’on supposait que les Thérapeutes faisaient usage d'un calendrier analogue à celui des Jubilés ou de Qumran. C'est cette hypothèse que suggère, non sans en souligner le caractère gratuit, P. Geoltrain dans son édition du De Vila Coniemplativa (p. 25). Elle est reprise et développée dans le compte rendu que S. Szyszman a consacré récemment à l'ouvrage de N. Wieder, The Judean Scrolls and Karaism (voir Revue de l'Histoire des Religtons, tome CLXVIII, juillet-septembre 1965, p. 73). Szyszman croit pouvoir suppléer à la documentation, qui fait entièrement sr à la thèse de Geoltrain, par des preuves tirées de la liturgie AGORICIENNES RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTH 341 7 À tés facheuses. ul ic ff di s de r te or mp co de s pa nt se lais 2 : er ne nous pe ettal : à tième. t pas rm pourestle teisqu'il bi gun it pouva r POme da de e E : Geoltrain nous donne ¢ co o ai jour puisqu Sed La théor cinqU ntiéme » Toutefois, l'on ne bien un € inqua : 11 ieNi de P.l est caraite. samedi 11 Nisan. I la septieme pentécontade. he ste. E censé coincider avec la ar ue c’est là une vue bien a tira È vantième jour que par Pe er ne il eut s'empêcher de penser di La chronologie sacrée que ces deux auteurs imputent aux Thérapeutes peut se résumer par le tableau suivant : l'Omer e, 1 iqunes urge.Ildes lil e nné l'a de e dr ca le ns Da seul la pr pas n'est ed ¿ re : r e E ee, D “50 tour. leCettabl n ess proposons ci sus te diff queté nou eauicul ‘est de n'est queje eyon Mots DATE JOUR DE LA FETE | P 3 as cer s to b omadedu hebd e des bdomad "he e sa jour le e à-dir restrhe blable, est que , tandis que la fête maje ? I (Nisan) I mercredi le jour de talate préliminaire Jour de l’an tons bleau que nouslleClde la ‘manche. Or, dans le tablear samedi e prend place m Santieme jour serail un eer ed Ner serait e |I 15 mercredi Paque | nici po ule on post xtx e deMuPhleyonilJa le teis), crus grande fate1 » (mpogoprog loneylrs ornsqulae topti set t er ub théorie de si , TB SA s a O LA ile.de l'Omer ne, n vig la t ai gn si dé Alaqu!elMiler s ro op og Tp le , vu l'a , onicati conduit à on intrinsèque à la céremon’ a es ienif nes ve à unles saiThér teviegilequepd’unonte ennfêtea e relp ati e. a-1 us Geoltrentain“our la, donnée e desèèrem u important lanéglithéA gerorienti plus amedi. I Ill | 2% dimanche Omer 15 dimanche Pentecôte En voici l'explication. Le calendrier des Jubilés et de Qumran était un calendrier solaire. Les jours de fête revenaient donc au même jour de la semaine. L'année commençait le mercredi 1er Nisan ; la Pâque était célébrée le mercredi quinze du même mois : l’Omer se situait au « lendemain du Sabbat » (c’est-à-dire dimanche) de la semaine consécutive à l’hebdomade des azymes, soit le 26 Nisan, date à partir de laquelle commençait le compte des cinquante jours qui se terminait le dimanche 15 Sivan, jour de la Pentecôte. Si l’on suppose que la Pentecôte n’est en somme que la première des fêtes de la Pentécontade et qu'il s’en succédait sept dans l’année liturgique, on constate que la septième était célébrée trois cent cinquante jours après l’Omer, soit le samedi 11 Nisan, le sabbat précédant la Pâque. Cette grande fête de la Pentécontade serait supérieure à la Pentecôte du fait que tandis que le « nombre » de cette dernière, soit la pentécontade simple, ne contient que le carré de 7 (7X7+1 = 50), » ilo a varante-n0)eos À n’indiquent quelle « mystique 4 jé étrangea eutes ois pré _ 2 la fagon on mme le 49e du mois ktait considéré, chez les Assyriens, Cn pentécontade, ni même t sur deux annees, & les ts et te di nt me re op pr te yp Ég d' e Vex ie (crestre lat déNbut de la Réédempli}on et du progrgorès ‘cindre la doctrine du i È _ 9 PiveersquneladeSalegessheie.r EIl rla anolomme le ¢ commenceme rre Promise. Te la n S la de s ay y e d es i ar n st o mylos données hiéro anistoperiwvquees de deann na aque cst, issemen ' | l'doétctabrilissneemreenlattienve Caau carac de

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da sept Pentecôtes ia er pourquoi, , reçue. L'on ne anpeespy s'empécher de se demand si Jude l'Aicilextoutes pa les aurait 345 ES casion ' n n io quis présente à seulonte ade la téc , pritLette . obI. jeLévcty Sa reste,atpas n pe ces l'es pen re qu e ch si calendrier quinquagé n e t an tt i est me qu ad ce “tn Ha de en . bi se A gis s'a di il a l' qu' où si l x eu ni e ut nc do ha e lc qua ene coqure la ma ention rs fruits d le du booisis de chauesffagpree;mie cel : s ue ig le de l’herb e la terre ; celle cel preodjouiurts. ces n cin le e air ctu san au e a ne lig sou I, Lévy la date que d me toute la discoffordance qui an, tatintémsous le qu s de de t re or tu na pp dera uxousys steèmees poA re nee ela mak randes, existe entre ces spéculations donk fait ror art, que, selon toute È tout à a nt re fé o s ré se d in es dr xt an te ex s Al de l' n ie da yr i. ss a > e l u chosnoreusintquseé’amblent bien plus vraisem 5e Kültepe. = eff“Eortlespou — qu'un Jour des” e teet xtquie asurvieent cinqruaent eXVIInI,ma26,niérappeellne lep , a e— m pl la de s s ve ti le ati to rel s ue iq bl bi es ns ic io ém it pr os ux sp ea es in x au s ye e qu = R teDeu ; 2 1 , romeTnont1 sememe,lisntxeiodivinnéeiW e s ù o 39, , 37 eit ic e pl mi ex « e s e de a, rm Bi du es ic ém pr m ». e il hu l' de En e prémo t Le e nt ie cl de s er li gu ré es ac es du | erégumimoû anraientpalesn dest saicnse eà a}| ms Alecexôtona huil del’ et t s re eu ri é ex s En ce ut do à e nt ai Pe ét a le il el qu té ici cif spé la ig g pi rt d pa s à xe ne ait e des an itestan a grande fête d qui la tir pa=corammdeit ladoncn. 32) àentp nou28s évy i hen (Rec t écri l p. qu'i s, lors che a i u s es ót ec nt Pe s te ti pe x i e des semaine » n indique mb no un é pt côtes, il nous rt to à e è nonce, en dése: sal spoir de cause, a . Lévyau reTem du bois mlem» asVofsyrifraenndene la Ne « la de em E > ar de ch mb dude «coboimms un se ie or ph lo Poblatiom nfaidet, sla préxy mices. I. L e n’avoir rien ec av ais m e àe voi Néhémise,et X,celle34,des is ne cite ni Néhémie, tXIdiIIstin5Fvyi ren and ffr l’o boi en duTa‘anit, IV,5, qui Pige sont nettem peat ’oitn de §ces :mal'a’"etuteou le boisnceassaii au re enel ensau eigTenem queMa éta l e t las daresnsponl’sabannéilie,téNie en ém mm no , àiéi t la désigns ées le ise p date spécif es e re es paragraphes de la Migna ne aba] 2 u e a e a e e P s o n le i mp r d co t n l a x e l A P anete ent de ET PYTHAGORICIENN RECHERCHES ESSENIENNES conque systéme e bois avec un quel d s de an fr of s le t or pp ra en re mett shuof,frmaanisdes,à ce de e èm xi si la nt me re op pr e tu ti ns co tt ie Za or ph de celallquLaeelduxylelo1pa5 rtd’icAbip,aiquenit étlesaitprcoêtnfreiéris,fie éeàlelaset,Léfaprvimiattells,iqe uelemes ntpe,rsd'onapnerèss lace dedescscrienptdaioncnedesaceJordsèotphale,e danonsn ilvélaquGuiernoreusJumoivnte,re11,le pe17,rs6,onnelelpesaupcelerendotitaerl .paRirtenicipmianeutxàquPoeffleradéndtae du boinisdiquaue liqueue dela sefêtcoe, ntreenlatetirvedemelant —t n'totalement indépendante dansobsolanir vo ce re la de ou r ve le ré es ie or loph dans sa signification, des diverses récente, demmlae,xydu co e, in ortiigons de prémices. reste, ficile de penser que la féte du Cinquanalt bien dif pondre a toutes les offran Ceci admis,il parra es rr co se is pu es ut pe tieme Jour des hé oquées par Juda l'Alexandrin. ni-i ices év le, le caractère si précisément, si teechqu des de prémni ra os né ch gé e e qu èr el qu qusuD'rpemreunenndet maagdériscoqule'odun lecaleséndparireeresdudeste€ prrriémoiicr n'épaestaileastentindeiesn agetriqucu'oltneursle deqs Thérapeut it éd cr au te or ri go le e ie. Nous avons al e qu èd nc qu’au sens co on l' si me Mê . us rt ve s al ur om le an min'escetspades décisive, ON $€ heurte à une aunttreselon nous, de « petites me vuntquec'iôt. esLe»vyconsparlécaiutt,ivestrèsà lélagigrtianmede fêPhteildeons s'Seapmapliniqesue.immuadede inégales en dignité? Et Pe Peut-on supposer que on ti ta on éc nt blmêemmeensit l'à ondeads mefêtet,s àdelalariguPeeunlr,emplquale ivlea,rapp87el) pudeisssech, œucorsmmaue bodardns deun ladrMeamre Romystugére iq(Duee ,VisetarvirCo de prnqolueogruedeà cochnsactaunteerdequse,fêtesesloden lale Pepantraécgronaptahede, l'on ne peut maecitéôte etffraellndee sedeulse,paàinl'sexneclussuioggnèrdee sytoutmbesolleiqsueaumetrntes céqurée molaniPeesntdescoprmmémiceesty.piOrqulee decérétomoutniesallesdéfêcrteits padurCiPhnqiluaonntl'eièst,mea paJourer, mmdaennst,l'hycépolèthbrèsenet chdeaqleueur SemultptipièlimecitéSa.bba Le système des Falacha! qui A. quinquagésime r Wolf Leslau, 1. Sur les Falacha, voi Haven, 1951, et Falasha Anthology, Neéswle journal de voyage ssinie d'apr is, 1961. les Falaierchsad'ÉoùtudJuiesfsAfrd’Aby vol. 11, pp. 84- 147, Par s, y, « Noticedise sur ine ica Z. Aeëcol séniens. Es Cah les ns da », ine d’Abba ntocoly admet des contacts entre les Falacha, ents que fournit Les!au, les Falacha d'AAes gnem on lesisireèmenseiou le qua Cocélmpèbrarentezunpp.Sa117bb,al13des9 etSabsuibalv. Sel s, le tro eSanlesbatS, p. 17 et p- 146, mm co t, sen fes pro ile ; ) 42 te no , 142 et IX za XX ézú lun véneéra» tio(voirn parpp.ticulière pour le SeptièmeuneSamabbniatér(voe obsir curTée, ne laisse guère apparaquître e» la « cinquiéme n.s'il82)s'a.gitToud'tetunoise fêt, lee untexiqte,ue ouformpérneuliodpeé d'iqurmete. Depaspludes, lelesdisestptiniègumeersadubbatSeaprptièèsmela PäSabbat. est présenté d'une façon qui

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comme un «sabbat de grâce », est apparemment plus troublant. Mais ces sabbats solennels dont le compte commence à la Pâque, semblent laisser intacte la célébration de la Pentecôte, et les auteurs qui les mentionnent ne nous en décrivent pas le cérémonial. Nous ignorons donc le rapport qu’entretiendraient ces quarante-neuvièmes jours avec la fête ou les fêtes du Cinquantième Jour des Thérapeutes. Il nous paraît tout de même remarquable de constater, dans les limites de notre information, que ce «sabbat de grâce » n'est nullement donné comme la fête préliminaire d'une fête plus ande. Nous sommes donc justifié de nous demander si ce Septième abbat falacha n'est pas célébré comme un maillon un peu plus saint de la chaîne des célébrations sabbatiques, sans égard à un retour à dates fixes d’un tel sabbat et sans que soit dérangée la séquence des grandes fêtes de l’année liturgique. n définitive, aucune des explications proposées ne nous paraît résoudre d'une façon entièrement convaincante le problème que soulevait F. H. Colson es écrivait (Loeb Philo, IX, p. 522, sur De Vila Contemplativa, 65) : «...isit likely that the Therapeutae, who appear to have been orthodox Jews, discarded the religious calendar of Moses and arranged a new system of festal days which one would have thought would have been difficult in itself ? For since periods of fifty days do not fit into the year, this great feast would recur seven times in one year and eight times in another and in different months from year to year. » J. Van Goudoever (Biblical Calendars, p. 128) pense que la doctrine de Philon a été influencée par la secte d2s Therapeutes et, en particulier, relativement à l'interprétation des grandes fêtes. Nous croyons qu'il a tout à fait raison d’apercevoir un lien entre l'enseignement de Philon et celui que le Sage alexandrin attribue aux Thérapeutes. Nous pensons donc qu'il est légitime de faire appel à Philon en qualité de témoin, lorsqu'il s’agit de ces derniers. Or, nous sommes bien forcé de constater que Philon présente les Thérapeutes non comme des sectaires, mais, nous avons eu l’occa- Voir ibid., p. 36 : « The seventh pure sabbath is the Festival of the Harvest. Beginning on the Day after the Sabbath you will count (seven) weeks and on the fiftieth day you shall neither strive nor travel nor slander.» La fête de la Moisson est marquée par un repas commun pris à la synagogue. Voir Leslau, p. xxxı: « The Festival of Harvest (mar'rár) is celebrated on the twelfth day of the third moon. The festival starts on the eve of the eleventh day and the harvest is blessed on the following day. The people bring some measures of grain or baked bread to the synagogue and the priests pronounce the blessing in Quarenya. At this festival the Falashas invite one another to the meal and they all eat in the synagogue with the priests ». Particularité notable, les Falacha prolongent et commémorent par des jednes mensuels la célébration de grandes fétes annuelles. C'est ainsi qu'ils jeûnent le 10 de chaque «lune» en mémoire du Jour des Expiations célébré le 10° jour de la 7° lune; Je 12 en mémoire de la féte de la Moisson célébrée le 12e jour de la « troisième lune»; le 15 en mémoire de la Pâque célébrée le 15° jour de la « première lune »; et de la fête des Tabernacles célébrée le 15° jour de la septième. Voir Leslau, p. xxıx et suiv. RECHERCHES ESSÉNIENNES ET PYTHAGORICIE NNES 347 la est i s par excellence. Cela des Israélite l a, ho m =la plaliv65, i aesCo»,nlseemtrouve introduite pa mus |DeSemVil gie dea de mElgi r e ain t sep pe muri aie temi aphe précédent dans lequel Philon pm “peri Pau» banquets paiens les fétes « de ceuex quDaisrccaape g se la à nes son per s pre pro rs leu et int vie r \ op r eu À nature con ité n n ei qu e gl an cet s sou st C'e o. ne Moi r e he p s ‘ap nen p >r co des xie odo rth l'o nt cha tou son Col st e r s osink w° e danpar 5 vente | art. Philon ne signale nulle paret,t en : D'autre He la «constitution de Moise» a que e waLinn fet de , les cia Spé s Loi des ité tra du res ain liv no po Il Jour. e ème y dat Peano du Cinquanti les e e, emi judaïsël.meTearte app:Li n du d'I tées auriesei tes rescal i s sec Lth. tal sra die shore P Derte end r nfesveu rdre du don n t a t l'o t ens éni Ess des lo baa es et qui, l'on s’en souvient, S t n , a du les tip mul tes “ra En t c ‘aa y a, A a hl na ro pèv xp&rov de De Vila Coniemplaliv mT ’ me miére ie q Thérapeut 4 , ? n pour pre ment. “i ent es ont rég ae BoatgeuetielesmeThéSabrapbateutrep ère uli e éte e a laha f| ce: de cette fete, qKara,Arg l'hypothèse de la recurren pi traduit ces mots pas geeta il eeno€ n qu v.) sui et d.,niop.n522 oni ’hiwhs'aeegit(odep lalauréu e r se, principale. 1] pen ainsi iselemblnta eJi ewicdquei aitréflaéreplunces auvrava noieacarpet4tioà npivquinp@nourovs par une tue ia P oe l'on renones ” moarov ? F. H. Colson ainsi qui dit ue peylorng ÉOPTAS signifie «la plus er ge lon conlesstiRegia PALI A rit Phi que décigi s La fétl’aenné ui Thei ante rel euspe,icheaz penefallos, ro destions ee pos na ag Deva ent, dans Le que voi Philon, qui : eti s p s e >, r Jou s dueutsepestièse meréunissen a me emblée eerehe e65,equasse les 30 p Thé “ fore au terme de sept sernairaptten, LA gp rani te de vide ait poussé Philon a ne pe ison qui aur r nioitn férétriéee q. p mièreon réu mmree pre le li g i p lani‘ide Pâà qula eprecomiè rra pou sti que r e u pe,a n. les maaphsi La pe id duu átexuntebandequePhit.lonLessipar agr es n i lan peee lie gue de Honpetone e à la synago des réunionspeud’ét tud i p rag e le cerner comme le pi ne congénérale, 37 manière pago vehed'une te ¡e Le ner rap Bo nauté. n A ae ee leurs de et des He etiam de leurs vétements si, bien en È nn t aus tion du repas P athe s, l'onunepeudescrip . Mai sabhebat37 comme pide ragrap inenpe pendamti prendre 1 = lime jour. En ce cas. toutefois, cettess ‘mlt ent d u Seam’ pi l'imagine, diffère assez sensiblem

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Pour la Pâque, | «la nuit de garde » donnait it lieu lì à È i dont hae XL ceeee E hago pen adoucie, dedispositions ne, a grigio. par exemple, la Mie 9 mets code, A ee da tsna Pesahim, X, i pai "i weoe tique reste le rite hatif “ee , te Ronori sì la joie et l'enthousiasme ont ate,3 Pon Sue yl e Migralione Abrahami ; Qui cre ae n a eoe häte (De Specialibus Legibus, II 146) le DE ie met ge a âque conserve a priori un caractére de grasila 113), Le Pen poi (vole ar es autres banquets (De Specialibus Legibus, II ne e, au contraire, est une fête joyeuse par essen du Fais Ve 10) comme la féte des Huttes dont le son jour Surge hasgo'ébah) donnait lieu, à l'époque du see ng ou LE ex sms réjouissances (voir M. Sukkah VI ll Pot mune En supposer avec F. C. Conybeare | A oe Be ne Pr Rag connaissaient pn dea fat ga : celui de la vigile de Pentecôte et lors Mi. na la féte du Cinquantiéme Jour pour illustrer le a eh oppose les plus renommés des banquets païens à ce NS soptigme jour miemplalica, pece re à poor at va pas sans arriére-pensée, la sn un 7 ue le repas d i Le repas ‘de antes a pouvs tery ny Si sous le rapport de son caractére jo en A ahaha er "i anquet de Socrate célébré par Neneh si ar Le thème moral sous-jacent à tout le développe queten i pone bs banquet des Thérapeutes, est adornmentOh opu s évelo FR Le si fait le fond d'un texte comme De Specialibus zog bike 94. Philon y relève le paradoxe qui veut que les ceAppel ce éte un jour qui, comme le dixième de Tiéri, n ae Ai ee des réjouissances que le vulgaire associe habieen È dI, ée méme de festivité. Ici, et mieux qu’a propos de an pece pre + Poni Legibus, III, 146, Philon sion d'etre des tice joasis rque méme les fétes qui font profes5I l'on se demande pourquoi Philon se borne à décri quiie la vigile de la féte des Semaines et aale fait que le De a seul mot de la fête des Huttes, l’on pena a ri Jr e ila Conlemplativa est beaucoup moins une osa oe qu n eg philosophique. Le banquet a la veille de la are ++ er wat a eú ¡malita ca une manière décisive et complète le point de lon avait à cœur de démontrer. Une nouvelle À quelque égard, une pure surcharge si wis rquoi on peut raisonnablement imaginer que l'ex reat nu md ait allusion implicitement au deuxième ban net aq ere! ee mannAda at nécessaire de décrire N 4 D 2 x > signifie simplement ¢en premier lieu », d'esidicdito àa "ib a e 349 RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIENNES e précise à uns eur ni référenc s jugement deenvaleffe ner d'abord »,t san ois ces motou parf e t emploi tran venir. Philon pour mar autre banque àtion on une r que commode s Quod Omnis Probus Libesiti comme uneunlocu 76, Sil, r il. Ainsi, dans : obro1 Tb pèv rpütov xwpnddv olxobar, souligner déta nien où il écrit à propos des Essé aler cela d'abord, ils habitent dans des bour- : « Pour sign ite oublier complètement la locution à c’est-à-diresem blant ensu e pas un d£ correlatif. », ades... ppose mêm s'o ne elle laqu la veille de la la Mer Rouge, ique des Chœurs deque Quant à l'évocattion s l'ont dit. crit ains cert lite n'es pas aussi inso Pentecôte, elle fini par a es ain Sem des fête la inique, Dans le judaïsmeonrabb de le don laratiLoion que de la Pâque, lusi théologi devenir la conc la libé hève s'ac ration spirituelledeparPâqquoi constituant la libé age qui le s Dan ue. la nuit eutes célébraientlang symbolisée par matérielle prop me un rap Thé Philon et les t au 10 Nisan, avec le chodra leur était re, de ix çan ogue. Commen liturgique analave le er, ress prog de oit conç le désir quenelelumvoi l'agneau, soitrsuitc ave d ren qui ue Päq la de e ièr la plei faire front avec courage auxle drame se poulucide et ccap able de progressant (De Congreschir la mer des passr ions fran de puis terreurs du désert,ter e spiridom le pou du sensible ode est un ain le domaine term su, 106) et de quit e nom autr l'ex es, nité. En d'autres tuel de la divi dont le terme est la paix et la liberté que pes de la philosophie ons poté, la pentécontade symbolisant la vertu ainsi que nous l'av fruits récoltés au pays de la vertu sont le premiers ou Dieu. Les proc ès libérateur a été, avec l’aide divine, poussé le que e sign e. jusqu'à son term * + » un fait apparemue mentionne, comme La Haggadah de Pâqstoi à Bene Barak,. qui, s, Sage tre , l'hi re desàQua ment exceptionnel ie d'Égyptee sort la de enir tret s’en ue e la nuit de Paq assèrent tout ticism de le judaïsme teinté r unemyspart Au contraire, au moins danstude ie ou acre que de cons habi kabbalistique, c'esdet launenuit ude de la la Pentecôte à l'ét même la totalitéique n'est, ilquiestprévraicèd, eatte du XVI* ir part qu'à stée Loi. Cette prat ord limitée aux communautés orientales, mais siècle et s'esr,t d'ab ses collégues pasque Rabbi Siméon etecôt déjà le Zoha I, 8a, signlaale e, parant desonla Pent le de la compag ude de Loimela levigifera saient dans l’étcéle nes de les ient sorte l'épouse ste com demain sous le dais nuptial en la conduirenoclee len palais avant«invdeitée ». s de la qualité d’ n ancienne s'agit là d'une tradparitio qu'i rme affi , 98a Le Zöhar, 111, pieuses gens du ltem étude de s qui, leur articulière auxla vigile de la Pentecôtpse,jadi me une com l aient Israë a Loi durant être unie à son époux par iques y crit ns tai Cer n. divi it fiancée qui allargen ue à log ana ue tiq pra ne voient la résu ce, mulalis mutand

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RECHERCHES ESSENI ENNES ET PYTHAGORI CIENNES _ celle des Thörapeutes.« Fait"alt reremarquable, dans| la Loi la deLoilaécrite. duquel l'ensemble par la citation du débutdeet fin ded ‘cha au cours orale est évoque livre de l’Écrit sx : que p p ure et de la Misna, le Cantique de la Mer Rouge est Si l'on accepte de com n'était célébrée qu’une fols l'an pon jes Thee D i gh es N tidic iiv de De Vita Contemplativ hérapeut es, |’ i a, dm disene que le eea qui séparent la cérémonie de l’Omer de la vigi l d rasa, sans que le 49¢ jour tombe for cément un pal à Pepthe ge ogst le someone les semain es à la célébration de des Constitutions apostoli 0 i VII, (Byia te i I, pp. 310-31 1) a pro zer E. oe creien eun que par " e years 2 ‘ opddec EDOOULOG, xai baoudDec Era xa TOÚTOV dvravaxt i Grecque, Ente par toutou il I, année, col. pour la mi È 1033). faut entendre dvtavaxixAna rc, «the Goodenough «the cycle ef cycle of forty nine years, plus the previous cycles, clic en weeks, seven days, whi seven seven ch makes approximatel Jerre va ication qui est loin d’être claire et satisfaisante g ex Topi ARR a In da ee bien la signification de ces mot s, il faudrait avouer qe) dic o-Clément S est exprimé ici d'u ne manière étonnamus us et qui n'avait guère de chance d’être intellig ible est à aayuir le ET si À de penser que nous avons affaire ici me ee "da Ligaen sia Soren la féte des Semaines aire dont la qui est mesurée oo Be phot « È i Sat Decalogo, 160: ...ch y ... xaraplduovuewny Ente é68o uder ee 1 Auro) les oh og: à e Jubilé. dans Biblical Calendars, p. 1851. grandes festivités du 7e mois : Parinée L'idée que en lumière ici est précis éme l'auteur + 1. A confronter une fois de plus le texte de Philon avec les diverses explications que nous venons de rapporter, l'on se sent incité à penser qu'elles sont peut-être toules, y compris celles que nous proposons parfois nous-méme, trop compliquées. 11 serait sans doute préférable de suivre le texte de Philon d'une façon à la fois plus serrée et, pour ainsi dire, plus modeste. Ainsi, le paragraphe 65 du De Vita Contemplaliva nous apprend exactement que les Thérapeutes célèbrent et le septième jour el le quarante-neuvième, « car ils révèrent non seulement le simple nombre sept, mais aussi son carré, parce qu'ils le savent pur et à jamais vierge ». 11 est donc clair, d'après l'épithète derrápdevos qui, chez Philon, s'applique à la vertu, à la Justice, parèdre de Dieu, à la Sagesse et surtout à l'hebdomade, que le quarante-neuviéme jour est célébré eu égard au sabbal. C'est un sabbat d'une dignité suréminente, par son caractère de carré de sept et du fait qu'il se trouve aussi {une fois l'an) la vigile d'une très grande fête, la Pentecôte, qui chez les Thérapeutes est la culmination spirituelle du sabbat simple et du Septième Sabbat. 11 est bien évident que le banquet des Thérapeutes se situe dans la nuit consécutive au quarante-neuviéme jour, toul en faisant partie des festivités de ce jour même. D'autre part, si nous admettons que Philon, dans le paragraphe 89, n'a pas eu pour seul dessein de « rivaliser » avec l'épilogue du Banquet de Platon, en montrant que ses ee jours des fetes de la openin à s deci, « une Mean, me = 5 a aioe préférable exemple, le fragment de Commentaire du Psaume 111 et du Commentaire sur Matthieu, XI, 3, d’Origéne ou la phrase des Sfromaies, VI, XL, 87, de Clément d'Alexandrie, cités par J. Van Goudoever * Au nombre des fetes sab c'est-à-dire cinquanti éme unge que le mois sabbatique est entièrement férié. En d'autres termes, nous ne pensons pas que ce passage des Conslilulions reflète un enseignement différent de celui, pour l'essentiel, qu'expriment par R. t> u septiéme année et, par le retour cyclique de de ilé, pe ua Mie où Bank : eos pto, xal é68 6 iedy revrmxooröv el; Rito 4, uivoque, touchant la féte d ‚ que e De Vita Conlempla liva. ; cl 36, te le cycle des fétes liée y Po façon aussi é >ña bonos es impossible de désigner la fête des Semaines autrement que par ¿Gdouddes ima; ÉGdouac É636un eût été aussi imprécis qu'inexact, bablement raison de voir un po; Juive, et qui présen Li made est la mesure commune de ces fétes, le facteur commun qui sert à les calculer. Il est d'ailleurs frappant que le Pseudo-Clément se donne la peine d'expliquer que le Jubilé représente la combinaison cyclique de sept années sabbatiques, alors qu'il mentionne sans autre commentaire &6douddes émrá. Ajoutons qu'il était ici “VIL, 364on a Aussi ques, = etes 351 tandis l'expression du texte ne signifie pas davantage que la fête désignée dure sept semaines, que les mots piv é65ouos n'impliquent e ice RECHERCHES ESSENIENNES ET PYTHAGORICIENNES veut essentiellement nt cette particularité que l’hebdo- Thérapeutes, au sortir d'une nuil de «sobre ivresse », ont la tête moins appesantie encore que Socrale au matin du festin d'Agathon; si nous ne nous résignons pas à porter, & notre tour, bévues et inconséquences au passif de Philon, nous sommes contraint de constater que le banquet des Thérapeutes n'a pas lieu à la vigile de la Pentecôte, En effet, après le lever du soleil, nous dil Philon, chacun, une fois les prières dites, se relire dans son sanctuaire pour recommencer à praliquer et à cultiver la philosophie. Le dimanche suivant, le banquet est donc un jour ouvrable, En effet, les Thérapeules étant des contemplalifs, la pratique de leur activité intellectuelle coutumière doit être considérée comme du travail. El il ressort bien des paragraphes 30 et 36 que les Thérapeules marquent, au contraire, le sabbat en rompant avec Jeurs habitudes de vie soliLaire et avec leur labeur habituel, c'est-à-dire leur recherche philosophique. On pourrait donc reconsidérer la situation de la manière suivante. Les assembites sabbaliques ordinaires ne donnent pas lieu, à la différence du quarante-neuvième jour, à une ravvuylç. C'est cette rawuyle, au contraire, qui constitue le trait distinctif du

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Telles sont les leçons qui nous paraissent se dégager du dernier ouvrage d’Isidore Lévy. Veuvre d'un chercheur pénétrant et subtil qui a ouvert à l’investigation historique des voies nouvelles et fécondes, il est parfois trop accueillant à des vues exagérément systématiques. La voie de la vérité semble être ici médiane entre un panpythagorisme certainement abusif et la négation totale ou sans nuances de toute influence grecque ou orientale — qui ne le serait pas moins. V. NIKIPROWETZKY. Septième Sabbat et la marque de la solennité particulière qui lui est attachée. I) se peut donc que les Thérapeutes aient innové sur ce point particulier (qui reste du domaine de la coutume et ne touche pas à celui de la Loi) et qu'ils aient exalté la sainteté de chaque quarante-neuvième jour par un banquet de la Sagesse, commémoration périodique, un peu à la manière dont les jednes mensuels des Falacha commémorent leurs fêtes annuelles, de la très grande fête, unique dans l'année, qu'est la Pentecôte. Si l'institution d'un tel cycle de sept sabbats était d'une manière ou d'une autre rendue compatible avec la date fixe exigée pour le compte de l'Omer, l'on s'expliquerait que la fréquence des banquets du 49° jour ait poussé Philon à les mentionner non, à proprement parler, comme les plus importants, mais comme les plus notables, comme ceux auxquels l'on pense en premier lieu (td mpétov). Il faudrait encore renoncer à parler, en dehors de la Pentecôte, de fêtes du Cinquantième Jour chez les Thérapeutes. gions dive ses 67 NixipnowerzRY V., Recherches pythagoriciennesi ef. Reli spROwETZKY V., Recherches esséniennes el pythagoriciennes. A propos Ontà RES IVe Ser. V 1966 313-352. | Sur le livre posthume bd 7 d’1. Lévy (cf. ci-dessus). des Ebudes uives Aris Durl Ars UV