Etudes philoniennes

Auteur
Boyance, P.
Publié dans
REG
Année
1963
Sujet
PHILO
Langue
Français
Catégorie
C3 Mathématiques, G4 Platon et néoplatonisme
Numéro d'archive
1328

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Afficher le texte intégral24 pages

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"Boy TN È,tere que Les « Source de niza : REG LXXVI 1963 64-110 | s on, l'attbtimotogio je tions, déjà si i Log Pa Reel d'ajouter ä leurs publicades œuvres de Philon dAlesara a Te la traduction intégrale ven come les traducteurs se sont, on peul le dire, bien acquitlés de cette partie de leur fáche. La seule réserve pourrait concerner certains ce passage ne fait pas qu’annoncer, il signifie « indestructibilité ». Philon, les réminiscence s de Piat Tr 65 termes techniques, rendus un peu trop lächement. Par exemple, De somniis I, 181 äoÜxpoix n'est pas seulement «immortalite » ; appliqué à l’äme, comme dans le titre du trailé de Numénius, que ÉTUDES PHILONIENNES , n doc Aidi onie ETUDES PHILONIENNES Il y aurait plus de réserves à faire sur les notices, notice générale due à M. Roger Arnaldez, notices particulières des divers traités. Un des collaborateurs, M. Pouilloux, a déploré quelque part ( Bulletin de U’ Associalion Ernest Renan, 1961, p. 135) qu'en France on ait depuis Bréhier trop peu étudié Philon, et cela est vrai. Mais il apparaît vite que, si les présents éditeurs (ou certains d'entre eux) Revue, ont fait un effort certain pour assimiler la littérature spéciale relative Pere Daniélou (1). l'importance de à Philon, si M. Arnaldez en particulier (qui avait présenté comme 7 hg la recherche. II faut se féliciter these secondaire de doctorat à l'Université de Paris ébauche de sa présentation du De opificio mundi — ce qu'on est surpris de ne l'Université de Lyon. Il faut se télteties AA n cm pas voir rappeler) nous donne des analyses utiles et précises des principaux travaux de l’érudition, ils n’ont peut-être pas toujours de l’histoire de la pensée hellénistique et romaine (où Cicéron est n ra ce penseur dans [état ene lies Murs act u «Pat dit dans cette MM. Arnaldez, änderte Po n 7 an ae à a rapidité texte est en RE eae <a Porte sur la traduction. Le place dans Ja Sr de l'édition Cohn-Wendland. Si l'on se i ad dons ce aes des édite urs, on considérera que cet effort dur leet 4 reconnaissant d'avoir mis à |a dispositi on u lecteur français une œuvre dont l’abord nene lui étail pas aisé, Avec des qualités diverses, plus dé légance ici. plus de fidélilé la, (1) C. r. de Jean Danié) Mon, A (2) Philon d'Alexandri Pf i z { Ale: Es patronage de l’Univer sità de eg N par R. Arnaldez, . Man Les Œuvre i | | 3 ] » Publié es sous désert, Paris, J, Pouillaux Editions du Cerf RS | . : Tome 1, Intr oduction générale et De opificia mundi. Introduction, traducti 1961, 260 p, — T » traduction et notes par Roger Arna -8o 1961, 103 E Lu a si polesine: I ntroduction, etc., iu ba eh i ia etc. par A, Beckuert, 1961 = Gems el poenis; De ersecrationibus, par Claude Mondésort, e ni — Tome 2. Legum allego Par R. Arnaldez, A.-M V ‘ ith Pi Tan 10 De om ns riae, Introduction ete. ones pe virlutibus, Introduction. t & M.-R, Servel et P. Delobre, 1962, 160 ai Tome 11-12. De ebrielate, De ori = a re ee 1962, 161 p. — Tome 7-8. De Gigantibus etc., par A, Mosés, 1963, 154 p. oduction , ete., on “+ as Quo d Deus sit instant envahi par des notions de cosmologie, dont on peut bien dire que même sa théologie reste tributaire, Nos auteurs n'ont pas Pair de se douter qu’en France aussi de telles notions ont été objet de recherches, par exemple pour Cicéron. Philon pratique sans arrêt d'un bout à l'autre de son exégèse la méthode allégorique. Or cette méthode a donné lieu en France toujours à des recherches étendues i ] e. important), des problèmes qui se posent à elle aujourd'hui une connaissance intime et personnelle. Par exemple Philon est 4 chaque pa par J. Gorez, | 1962 immulabilis, Int roduction, et fructueuses pour Philon : celles de Franz Cumont, de l'abbé Buffière, de M. Jean Pépin. Aucun de ces noms n'apparait ni dans la notice générale, ni dans les notices particulières. (Pas davantage n'est mentionnée mon étude de la théologie de Varron.) Toute affirmation de l'originalité de Philon est hypothéquée, si l'on n'envisage pas d’abord avec précision el rigueur l'étendue de ses dettes au néopythagorisme et au stoïcisme. Il est bon d'arriver à sa tâche avec des définitions claires, comme celle-ci que je trouve sous la plume de M. Pouilloux : « En fait, tradition juive et pensée grecque semblent radicalement hétérogènes, l'une fondée sur la présence d'un absolu, infini, inconnaissable eb REG, LXXVI, 1963/1, n° 359-360.

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incommensurable, l’autre tout entiiéère humaine, occupée de , sui de toutes choses, » (p. sl qui en définitive l’homme reste me fection et de finitude , perqui pour qui sai tout2 ce que spécialiste. leà Dieu de Philon doit au em.eu leIincon nai i aissable de la s influencée clint ae à pi_ E = texte fameux du Timée et Dinia na e la grani ugié >> P. Fest h hése syntmien neduc dcdred une me en: de join je e (àpquoi ai ee e dieu ineffable (Revue de philologie «A. À 4 s XXIX. . u ? . mules digita è se contenterpeude forcourtes nn certes, mais trotawoaires ee Pour n'être pas un es) sen si (qu'o agli ne l'incohérence de ces métaphor D + es < Rd hei =agesi. a. en theologiques de Pictivita fait denota: imee et l'on est bien loin de les avoir jae pees très succinctes, de |a De opificio mk poni; meme pour un traité qui, comme le ident guére à . a a présenté édition, vaio Hi une sorte de Timée hébraïque. Nous allons line parta, à aussi les échos d’Aristote, en particulier È l'éd. Mondäsert , En US aux Legum allegoriae, p. 101 de (cf. p. 209) an a avre qui lui (à l'âme) était liée, le corps » age célèbre fragdu Prod'un passrecente . 59-6dei 1 a (frag ique trepl des li illo de lé 6) nigi l (tuä eFass Roe ME. E ice i on si Lier PAcióchos ps ic latin. Ajoutons e mundo, utilisés d'une manière qui in Philon s’est formé. jugeatt authentiques dans les milieux où % On peut regrette d'une œuvre de Philon aux que si peu de renvois soient donnés 3 qu’ bien les : jugeai * prouver qu'on à satiété, et que ces ré 7 ux autres, alors que cet écrivain s'est répété len idos ci tac ne ie — permettent à ‘la fois de déceler va u = les textes plus explici ni els 5 +: il tient et d'éclairer les allusions Je préfère remercier les auteurs neue Sur e critiques? et qui facilitera ite d est, je l’ai dit, l’essentiel de leur contribution ais pourquoi 67 ETUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE insi m'ont donné Meier arte "ER SATE Fan en e Je serais un pages qui suivent. ingrat de ne pas leur en montreressurtou t de la one n LON I. SUR LA MÉTHODE ALLEGORIQUE DE PHI L'intérêt s'est porté dans ces dernitres gorique : années sur la méthode alléste non seulement chez Philon, mais, j'y insimai s aussi pytha, plus généralement à la fois chez les auteurs grecs ( stoiDelatte et de notre élève M. Armand goriciens : voir les travaux de , dans chez leu rs élèves lalins (Varron par ex.) ciens, r F. Cumont, mais aussi Part funeraire hellénistiqueetelderombeaainuco(voi up d’autres}, chez les Pères commun, M. Detienne), de M. Garcopino aussi celle et Daniélou, eux de l'Église (voir par exemple MM. Cour synthèse, quoique incomplets avec bien d’autres). Deux livres de r l'abbé Bufliere : les livres reint pou sur leurs thèmes respectifs, —re,plusplusrestvast chez M. Jean Pépin, l'exégèse symbolique d'Homèt matériel et eidée permettent __ ont rassemblé utilemen Leisegang et les. P.IlsDaniélou ont d'enrichir et de nuancer ce que res sur l'allégorie philonienne s,(1).une dégagé des recherches antérieuPhil à la suite des stoîcien Leisegang distingue chez on, e e morale. Cette dernière se subdivis allégorie physique et une allégori e iqu tion des vertus, pure symboluels elle-même en deux : personnifica lles. {ei Philon se servait des man des vertus ou des forces spiritue plus ière forme de l’allégorie, sela ave d’etymologie. Pour cette dern c ae, Leisegang pen importante dans les Legum allegoridan ophil ines s les mysteres et la aura Heinemann (2) qu'elle a ses orig it on Phil que ée avait émis l'id sophie présocralique. Heinemann el es eut rap et chez les Thé eu des prédécesseurs chez les Ess«laéniens tion de l'interpréta leur aurait dû en particulesier». À laconsuitcepetioden Bréh l’abbé allégorique comme mystèr sens physique ou astronieromi(3), b) le ; que Bulliere distingue : a) le mique; c) le sens spirituel applicable sens spirituel à l'échelon cosou (4), il y a également d'abord une à l'âme. Pour le Père Daniél re el la pensée grecque. Paris, 1956. — (1) Felix Bufliere, Les mythes d' Homè ines grecques el les contestations judéo- Jean Pépin, Mythe el altégorie. Les orig e, ten dans le P.W., V A, col. 2327, 46 el suiv. H. Leisegan (2) Article Therapeu art. Philo, ibid., XX, col. 36-39. ses de Philon27.d'Alexandrie, 2e éd., hiques el religieu '3) Les idées phil58osop ; F. Buffiére, op. laud., p. 38, n. chréliennes, Paris, 1958. Paris, 1950, p. 57- 129 et suiv. (4) Op. laud., p.

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exégése cosmologique: ensuite vient «l'interprétation anthropologique» fmoralis); il institue à cet égard un rapprochement avec le Tableau de Cébès. Mais «la véritable allégorie philonienne est celle que nous trouvons dans l’Allégorie des Lois et qui concerne non plus le cosmos et l’homme qui est dans le cosmos, mais les mystères cachés du monde hypercosmique et l'itinéraire spirituel de l'âme qui s'élève au-dessus du monde visible et parvient dans le monde de Dieu » Le Père Daniélou s’écarte — sans le dire, et non sans raison —, de ce que Leisegang avec Heinemann suggérait des origines de cette allégorie ; mystères et philosophie présocratique (?). Mais il laisse supposer — et en cela je erois qu'il a tort — que cette «exégése mystique» serait spéciale à Philon el sans doute proprement hébraïque. Or il convient de rappeler 1) que, comme M. J. Pépin l'a marqué avec beaucoup de force, Philon connaissait fort bien l’allégorie des poètes — Homère, Hésiode, les orphiques — telle qu'on la praliquait chez les philosophes grecs (1); mais aussi 2) que cette allégorie grecque n'est nullement la seule allégorie physique ou morale, et qu'il y a aujourd’hui des indices précis établissant que l'e exégèse mystique », qui florira indubitablement dans le monde païen chez les néoplatoniciens, celle qui concerne l'itinéraire spirituel de l'âme en route vers la patrie céleste, était déjà constituée en Grèce au temps de Philon. Si, pour le premier point, on trouvera dans les travaux de MM. Bufliére et Pépin de quoi l’etablir suffisamment, le second par contre demandera à être particuliérement considéré. Comme Pont indiqué notamment Leisegang, l'abbé Bufliere, M. Jean Pépin, 69 ÉTUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCÉ Philon connaissait bien l’exégèse d’Hesiode et d'Homère. Nous en avons une double preuve. D'abord — et elle suffit — ce qu'il déclare expressément dans le De prouidentia, II, 80. ; leurs commentasous les récits (sentenliae sub rebus comprehensae) depui s leur époque teurs sont innombrables, dont l'admiration dure ae m même jusqu’aujourd’hui. » Sententiae sub rebus comprehens lá h par dre enten nous dit pas clairement ce que nous devons e allégories physiques? allegories morales? Mais la seconde preuv le permet el c'est celle qu'on peut Lirer des rappel que prat Philon ere. d'exégèses particulières de certains passages d Hésiode et d’Hom par et DI Les quelques faits recueillis par l'abbé Bullicre s| (3), ou par M. Pépin (2), et avant eux par Bréhier, qu'ils ont ulilis travaux, Franz Cumont (4) et moi-même (5), don ils onl ignore les iquerai pourraient être aisément multipliés (el Pen ai relevé que j'ind quelque jour), mais ils sont déjà trés significalifs. que Ils permettent à Pabbé Bufliere de remarquer HOMME.ciens, atoni Néopl ce que dit Philon « correspond à la tendance des que, qui, pour l'exégèse d'Homère, ne s'intéressent plus au sens physi de l'âme mais cherchent dans les aventures d'Ulysse l'histoire offrait leur e omer en marche vers la vraie patrie. « On voit qu’H jene dans cette allégorie dont Leisegang voulait chercher l'origine Danielou sais quels mystéres et chez les présocratiques, el que le eP. origi nale. comm ou considérait apparemment comme judaïque e thèm le que hit Rien ne devrait moins surprendre, si l'on réfléc ique — illustré — celui de l’âme s’élevant vers le monde hypercosin e est lui-même tout platonicien et grec d'origine, remonte au Phèdr pas se combiné au Timée. Le seul tort de l'abbé Bulliére est de ne iper antic demander comment il se fait que Philon pouvait ainsiaient être sur les néoplatoniciens. Puisque les stoiciens ne pouv d eux. | invoqués par lui, il eül convenu de chercher en dehors Origene Nous ne sommes pas démunis du moyen de préciser. à peu connaîtra des exégètes pythagoriciens d’Homere (6). Il est Philon explique à son contradicteur Alexandre, qui reprenait sans doute la critique de Platon, qu’Homére ne blasphémait pas les dieux. Mais — je cite ici la traduction de M. Pépin — il lui disait : « Tu ignores, 6 ami de la sagesse, toi qui parfois fais fond sur ces vers pour accuser de folie l’ensemble du genre humain, qu'il n'en va pas ainsi. Car si la gloire d’ Hésiode et d'Homère atteint jusqu'aux extrémités de la terre, la raison en est aux enseignements enfermés (1) Op. luud., p. 480. 2) Op. laud., p. 234. = p. 62 et suiv. | : E Du moins Pépin. Cf. Emile Bréhier,nop.chezland., Philon, Keone de philologie (4) F. Cumont, Un mythe pylhagoricie u 1, les Mélanges Féliz Grat, (5) Le e el Uharmonie des sphéres, dans a y | p. 6 el suiv. 1946, a Thy Hudayogeicv dor péuvrjiat SÈ Taga TIVIYHÉV (6) ‘tos Gelse, VII,lx6 :mapa op. re, Buflie FE: Cf. OV .... 7G novizi; RERC Yavrı regi vw èv brovo dont use XLIII, 1919, p. 78 et suiv. pour designer Vallégorie est celui laud., p. 530. Le terme d'érévorz tre un indice d'ancienneté, (t) Op. laud., p. TH. Platon, Rép., 378 4. Il est peut-ê

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près certain que c'est d'eux qu'il s'agit, à la condition de préciser que sont ces « pythagoriciens». Et cela aussi ne sera pas impossible. En attendant, il convient tout de suite de mettre en lumière ce que j'avais relevé à propos du livre de Franz Cumont sur la symbolique funéraire des Romains (1) et qui est à peu près passé inaperçu de tous les auteurs que j'ai nommés plus haut, mais que je crois bien avoir signalé à M. Arnaldez lors de sa soutenance en Sorbonne. L'exégése philonienne des récits bibliques se fonde sur la théorie pythagoricienne du langage. A maintes reprises il y est fait allusion par l'auteur juif, Une grande difficulté surgit, dit-il (2), quand on pense que les noms viennent de la Üéou et non de la bore. La solution est une solution intermédiaire. La Oéo:z est conforme à la nature, quand elle est l'œuvre d'un homme supérieur, d'un homo sapiens scientiaque praeslans. Ceci est le fait du sage seul, ou plulöt du premier homme id est d'Adam. Philon lui-même, cette doctrine? 71 ETUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE D'où vient, selon Des philosophes grecs qui ont déclaré sages les premiers qui ont élabli les noms pour les choses (3). Quant à l'attribution au « premier être engendré » (Adam), elle est due à Moïse, qui en cela a surpassé les philosophes. Philon nous donne des exemples de ces noms sagement institués : ainsi celui de la décade (4) (on remarquera qu'il s’agit d'une notion de l'arithmologie, spécialité des pythagoriciens), ainsi celui de xuvopute (5). Ailleurs il sera dit, un peu différemment, qu'à l’opposé du vulgaire, (1) La symbolique funéraire des Romains, dans la Revue des études anciennes, ——"XLV, 1943, p. 295 et suiv. qui applique aux choses des noms « qui en différent », Moïse établit des noms qui sont « des révélations expressives des choses » (1). Ailleurs encore il est rappelé que ceux qui ont institué les noms étaient indubitablement des sages et ces noms étaient comme des miroirs (2). Il est intéressant de remarquer que cette comparaison des noms à des miroirs sert dans le De vila contemplaliva à rendre raison de l'exégèse pratiquée par les Thérapeules (3). Dans le De opificio mundi, pour en venir enfin à lui, il est question de l’épithète de reheopópos donnée à l'hebdomade «par ceux qui savent user dans leur sens propre (xupíws) des noms » ; également au parag. 147, à propos du mot extra « de ceux qui au principe ont articulé les noms pour les choses, parce qu'ils étaient sages ». Quels sont les philosophes que Philon désigne comme les auteurs de cette theorie? Les commentateurs de sa méthode allégorique ne se sont guère souciés de le savoir. Émile Bréhier, lui, parlait de Platon et du Cralyle, où ce qui est dit du nomothète, législateur primitif du langage, rappelle quelque peu la théorie philonienne (4). A l'appui on peut faire valoir que Philon use pour ses exegeses ges étymologies du Cralyle (5). Mais il est aisé de voir que l'expression même dont use Philon n'est autre que celle que dans les Tusculanes Cicéron attribuait à Pythagore (6). Il ne devrait, selon nous, faire aucune espèce de doute que c'est à Pythagore que Philon entend faire allusion, car la formule reproduite par Philon et Cicéron était célèbre. Elle est ce qu'on appelle un akousma pythagoricien, une des maximes de cette espèce de catéchisme à l'usage des fidèles de la secte, qui, d'après les recherches de M. A. Delatte, auraient été (2) Quaest. in Gen., I, 20 : Magnam haesilationem philosophiae studentium erposuit admonendo, nomina ex posilione esse, minime vero ex natura. Namque aple singulis naluralis accedit nomenclalio, quum homo sapiens scientiaque praeslantior inlerveniat, Ei profecto propria est menle sapientis solius, immo primo terrigenae positio nominum. Quoniam oportebat principem generis regemque universorum lerrigenarum hanc quoque sorliri dignilatem. Cf. le parag. 148, (3) Legum Allegoriae, 11, 15 (commentant Gen, I, 18 suiv., où seraient des réflexions mepl tij¢ tiv dvouérow Vtorws) : Kal yap ol map’ "Edgar puo gopobvres elmov elvat aopods Tabs rpwrous ros mpdyuao: cx dvépara Odvras. Mateos dè ductvoy ón rp@rov piv of mo rüv rgóregov, DIA 70 KE TU YEwwuév xt. Cf. De Cherubim, 17. (4) De Decalogo, 5 : Ilxp' 5 por doxoder xal ol rporo a óvópara roc mpkypact Béuevor — copol yap haav — eluóros abriv rpoaxyonchant Sexdda, Ooavel BEyadx obaav ragà +d Séyeolat xaì xcywpyxtvar ti yévy mávta riv div xal Adywv ray xa” dovOudv xal évaoyiov apuoviv te xxl cuppevidy. (5) Vit. Mos,, 1, 23 : xuvopulag, bvondtav — oogol yap Foav. Av eriums txddecav of Meral müv (1) De Cherubim, 17.(56. | | u (2) Quaest. in Gen., IV, 194 : ... proul per nominum impositionem denolans fabricalionem ipsam... Nominum enim posilores haud dubie sapientes sunt, ponentes sane nomina rerum declarantia, quibus lanquam ez epectilo lam proprielales rerum quam figurae evidentiores (cf. De Cherubim, Bi Evapyzını . mpaypiroyv... tupavrınararar.) ; (3) De vita contemplaliva, 78. (4) Op. laud., 285, renvoyant à Cralyle, p. 430 ab, (5) Cf. Bréhier, loc. laud. . (6) Tusculanes, 1, 62 : Ex hacne libi terrena morlalique nalura el radura concreta ea videlur, aul qui primus, quod summae sapientiae Pythagorae visum, & omnibus rebus imposuit nomina, aut qui dissipatos homines congregavit...? Rapprochement déjà fait par Colson-Whitaker, 1, p. 479.

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recueillies dans le traité aristotélicien «Sur les pythagoriciens » | 1). Clément d'Alexandrie, dès :78 ÉTUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE 72 l'antiquité, qualifiait Philon de pythagoricien. Il songeait sans doute à la très grande place que theses Varron était l'élève direct. d’Antiochus, dont il défend lesrappeler de dans les Académiques (1). Il n'est pas hors de propostul ae — avail qu'il que Varron lui aussi pythagorisail, , à ce tiennent chez lui les considérations sur les nombres. Cette arithmo- Philon — composé un traité d’arithmologie (2) et que même logie a de nombreux échos dans les traités récemment publiés et que notamment dans le De opificio mundi: nous allons revenir sur la question de sa provenance. Pour l'instant il nous faut nous demander s'il n’y aurait pas quelque source commune, à laquelle ces deux auteurs, si proches dans le temps et si souvent apparentés. Philon et Cicéron, emprunteraient ce qu'ils disent de la formule pythagoricienne du langage. Nous avons déjà suggéré ailleurs (2) que cette source doit être cherchée dans l’Académie revenue au dogmatisme d’Antiochus d’Ascalon. Au livre I des songé à cet auteur pour le Tusculanes, on a souvent platonisme quelque peu teinté du matérialisme stoicien qu'on y découvre. Les lignes sur Je langage et Pythagore font partie d'une preuve, platonicienne d'esprit, de l’immortalité de l’âme, cette immortalité étant établie par le caractère divin des opérations de l'intelligence humaine ; Cicéron (aux parag. 38-39) développe la thèse que la croyance à l’immortalité de l’âme a été transmise de Phérécyde à Platon par l'intermédiaire des pythagoriciens. Nous verrons plus loin que cela s'intègre dans l'histoire de la philosophie telle que la professait sans aucun doute Antiochus d’Ascalon. Une confirmation trés précieuse, en ce qui concerne l'akousma pythagoricien, peut être tirée du fait qu'il figure chez un autre contemporain, lui aussi apparenté à Philon, Varron dans son De Lingua latina: ce dernier aussi invoque « ceux qui les premiers ont donné leurs noms aux choses (3) », Or on sait, el notamment par l'insistance que Cicéron a mise à le rappeler, que (1) La formule pythaguricienne est : TÍ TO copestasov | ...... delzegav St 4 tà èvéata rois rotyuaot Béuevos (Jamblique. HIV; Proclus, In Cratylum, XVI, p. 5, 27, sur la littérature pythagoricienne, Paris, V.P., 82; Elien. Var, Hist, Pasquali). Cf, A. Delatte, nous assure Pline l'Ancien, il se fit enterrer selon les riles . > . , trés cru pythagoriciens (3) Voila qui éclaire d’un jour de l'Académie dogmatique d’Antiochus. We 7 Pelat d’ se il d'esprit o Si le principe qui est à la base de Vexégise allegorique View qu'il done du platonisme pythagorisant, pouvons-nous admettre peur nous que e trouv se 1 en soit ainsi de Pexégóse elle-mème? une autre rencontre entre Cicéron et Philon qui permet de l'élalivre du blir. Je l'ai brièvement signalée dans ma recension duement . De P. Daniélou (4); il convient, d'y revenir ici plus longu ias, inic les par l'aveu même de Cicéron, unanimement, admis ón le livre V du De finibus met dans la bouche d'un peripalétici : éclectique, Calpurnius Pison, l'exposé de la doctrine morale d Anto chus d’Ascalon (5). Or, & propos de la puissance extraordinaire que peut revétir chez l'homme la tendance à la soe est invoqué ce que dans l’Odyssée Homère a dit, des Sirènes : « N eque enim uocum suauilale aut nouilate quadam el uarielale cantandi reuocare eos solilae qui praeteruehebantur, sed quia multe se scire profitebantur, ul homines ad earum sara discendi cupidilale aulaerescerent. » Suit la traduction des vers donnant le chant des Sirenes. Puis : « Vidit Homerus probari fabulam non posse, si canliunculis lantus_uir irretitus tenerelur; quam non eral mirum zupienliah cupido palriam cariorem esse. » (6) Homère est done un maitre de vérité. Les Sirènes symbolisent l'attrait de la science sur le prualosggts, lui-méme représenté par Ulysse. L'analyse de Cicéron n est sans vante Ulysse doute ici pas tout a fait complète. Il oublie qu’Homére ’ 4 L’attr } NN s. aitj ; Sirène des chant au r pour avoir eu la sagesse de résiste qu’elles symbolisent, celui de la contemplation, peut done étre Études 1916, p. 281. (2) Philon d'Alexandrie, Revue des éludes grecques, LXNII, 1959, p. 379. (3) De lingua lalina, 8, 7. W. Spoerri a très heureusement rapproché ce texte de celui de Cicéron et de Philon, Leg. alleg., 11, 15, Saisissons cette occasion de signaler aux exégètes de Philon la grande importance pour l'étude de la pensée hellénistique du livre de W. Spoerri, à la vaste érudition duquel Jes comptes rendus n'ont pas rendu tout l'hommage mérité (Spdthellenistische Berichte über Well, Kultur und Gölter, diss. Bâle, 1959 ‘= Schweizerische Beiträge zur Alterlumswissenschaft, Heft 9), p, 139). >” (1) Sec. Acad., 1, praef. 2% Intitul& De principiis numerorum libri JA. | | no, pe Hist. nat., XXXV, 160. Cf. sur l'importance de cette notice J,203Carcopi el sulv, La basilique pythagoricienne de la Porle-Majeure, Paris, 1926, p. (4) Art. cilé, p. 379. (5) De finibus, V, 13. | e (6) De finihus, V, 49. E. Bréhier, op. laud, p. 283 rapproche tout 1 cre sur la vie contemplative (48-55) de Philon, De Abrah. 65; De ebr.,

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PIERRE BOYANCÉ ETUDES PHILONIENNES excessif, Il peut nous faire oublier notre but. Mais c'est le cas de oublier patrie, maison, amis + en en tenet 74 nous souvenir qu'Antiochus n'était pas un partisan de la pure vie contemplative : comme Varron (1), comme Philon (2) — et c'est une nouvelle rencontre importante — il défendait la vie mixte, celle qui donne sa part aussi bien à l'action qu'à la contemp lation (3). Dans le De finibus on pourrait évidemment supposer que Cicéron, avec sa grande culture, sa profonde connaissance d'Homère , a tiré cet argument de son cru, — encore que la subtile bizarreri e de celui-ci ne soit guère dans son tour d'esprit —, s’il ne se trouvait que le même mythe homérique est également commenté par Philon et par Plutarque, non point tout à fait exactement de la même manière, mais aussi avec la persuasion de la sagesse d'Homér e el la liaison du mythe au théme de la contemplation. Pour Philon. comme pour Plutarque, ce que les Sirènes font entendre, c'est. une musique toute puissante, comparable à celle de l'harmonie des sphères (4). Si nous l'entendions, selon Philon, elle nous ferait (1) Ap. saint Augustin, Cité de Dieu, 19, 3 x Er tribus porro illiz vilae generibus, olinso, aclnosn el quod ex ulroque camposilum est, hoc lerlium sibi placere adseverant (id est : Academici), Haec sensisse alque docuisse Academicos veleres Varro adserit, auclore Antiocho magistro Ciceronis el suv. Il est évident que Varron et Antiochus suivent leur autorité hobituello. (2) R. Joly, Le thème philosophique classique. Bruxelles 1956, p. 173-174. des genres de vie dans troverse sur les genres de vie a son reflet dans le Cum dignilale olium du Pro Sestio. Pour la recherche de l'inspiration cicéronienne, peut-être ai-je alors insuMsamment tenu compte du De finibus V, de Varron et d’Antiochu s, mais je ne me suis pas éguré en orientant vers le Péripatos, puisqu'Antiochus voit dans ce dialogue ses thèses défendues par un péripatéticien, Culpurnius Pison, de Platon (Cum dignilale otium, Revue des études anciennes, XLIII, 1941, p. 172 et suiv. Cf. R. Joly, op. laud., p. 158 et suiv., p. 163) . (4) Philon, Quaest. in Gen., 111, 172 : ... illum vero cantum caelestem haud large eziendit usque in terram creator sicul el radios solares, praevenien s curam gerere propler genus humanum. Excital enim (talis cantu8) insaniam in auribus ef indomitam uoluplafem afferens animo, facit ut contemnatu r cibus el polus alque fame morle approperante fere moriamur ob cupidinem cantus: quod si Sirenum cantatio, ut Homerus dizit, ila violenter invilal auditores, ul oblivioni tradant patriam, domum, amicos et cibos vitae necessarios, quanfo magis perfectissima illa et summa harmonia praedita alque vere caeleslis i et a la divination. Philon a ailleurs une E j délire dea à l'Odyssée y des sphères et à cet effet qu'elle produit ; né pak, carla reprise lus voilée, mais elle est rendue certaine er si r qui définissent effet de AE Eng eu este o(1). em Plutarque opposera, de SU pee PAN ui avant les pagnons (2). Ceux-ci ne pergoivent pas la ie < | a e oreilles bouchées non par de la cire, mais par n chair | : A bar Quant à Ulysse : « Telle âme in on oan ‘a ux plus se souvient: el ce qu'elle éprouve ressemble aux ] | er furieuses amours : l e désire, elle aspire el ne peut Sarracher au as ce lernier trait que la au mat. a attacher ies sagesse d'Ulysse qui s'est fail, comme on sail, - corps.» 1) faul sans doute entendre par s : nous avons un rapper nt la con slg été de vouloir re ster dans le corp été A a dans Je Phédon cée e ' nonO | iciide te Ile qu’efle è ait pro i du suic Jamnation e Vattribue à Pythagore (5) di telle que Cicéron dans le De seneclutprés de ies a Chez Philon et chez Plutarque la un ence Lee 7 phères dans l'allégorie des Sirénes est trait¿pub autre| el unf liqueg heifinal de la Répu inet, quii rapp|elle à la foisi le mytythe vi | co me the he com ce myt kousma de la secte, apparen té à a peut M Delatte (4). Chez Cicéron il s'agit de la science, ce qui l'antiquité (3) Le texte cité n. 1 est confirmé par De finibus V, 55 et suiv., sur la nécessité de l'action impliquée par la nature humaine. J'ai montré que cette conet que ce platonicien éclectique se recommandait d'Aristote ainsi que . musica attingens instrumentum auris cogal insanire ac divinare? Le mythe des Sirènes (venu de la République, cl. infr.) est combiné à celui des cigales (Phedre, p. 259 b et sulv.). Lu phrase Excital, etc. traduit Phédre, 259 be. : O97W¢ dipa tives Tv ? 1 .. « y E NA. TUTO Dati Denil, 1, 35, : 6 Sé odpavos del erde KATA TAG in de de + cf vres abrode. , + be wy < tay tv i ri in TAUUOUGOV he: elHalae = ; Y por al dos,dppoviay Epwtes AROTEADY, dv dutbexto ss rs Bee Eylvovro olotpot ws wa iv anna ROC 476-481. fc sa pavudders s convivales, IX, xiv, 6, 4. CI F. BuMere, er pii natio mare n 2) Quaestione iniussu imperaloris à cate 73 : Vetat Pythagoras ta ioneDe senectule, aa ; vitae decedere. Cf. Phedon, p. 62 be. Ed inet E O Bing = 617 b. Jamblique, V.P., 82 : Ti ys jr x A ant .y bc, y Örep Po x arly à ápuovia, dv fi a N Leiphvec. st. 4 ’ ela y > + ” as e ia p. 259 et sulv. ; Pp. Des pei des Les « Sur les oracles de la Pythie », Revue des éludes anciennes, Xl 1 38, oes ua bea M el Vharmonie des sphères, Mélanges Feliz Gral, ’ esa Li csi sie ig fait, pour comprendre les sirènes de la /tépublique, le voyage des autv. = bastion identiflant à une traversée de la sl je ais ae > pas satriees céleste. sur ces croyances âmes Pag et les rites 10 Antiachus, chez lesCS, philosophes grecs, Paris, 1936, qu p. aa pars Le culle : i jatonisme n'ont fait que retrouver les origines Py Pa o ‘an di République, aidés en cela par les recherches d'Aristote sur les symboles pythagoriciens. du i ‘pants

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ETUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCÉ déjà ce qu'Aristote aflirmait dans la Métaphysique (1) : Platon a combiné à l'influence socratique, qui ramenait à la considéralion de la morale et de la connaissance de soi, l'influence pythagoricienne, qui conduisail au cosmos, et cela à la suite de son voyage à Tarente auprès d'Archytas. Nous ne pouvons pas ne pas nous demander si Antiochus avait raison, Les historiens modernes, qui ont voulu minimiser l'influence pythagoricienne sur Platon et ses disciples immédiats ou la ramener à celle du seul Archytas, traitent bien légèrement une histoire antique de la pensée platonicienne qui remonte en son principe 79 Académie et nous avons vu comment Antiochus se -Toprosontali la formation de Platon. Ce sera une vérification pobiiene: quand on constatera qu'un de ses éléves immédiats, Eudore d Alexandrie, nous a transmis une notice essentielle de l'arithmologie pythagoricienne, dont on découvre l'influence sur la AA philonienne de la divinité (1), quand on verra que le méme use avait commenté le Timée (2), une des œuvres de Platon où Pon a voulu toujours retrouver avant toute autre l'influence de la ei Ces vraisemblances, Lirées de la situation respective des positions philosophiques, ne deviennent-elles pas des cerlitudes, quand "i à Aristote. constate que ce que l'on sail de l'histoire d'Antiochus va “ ce sens? de pythagorisme et de stoicisme qu'on trouve chez Philon, s'impose sa vie (3) et qu'il a eu à Alexandrie un élève, cel Eudore que nous Il n'est pas sans intérêt d’autre part de remarquer combien Antiochus d’Ascalon, pour ce platonisme teinté à la fois comme inspirateur mieux que ce Posidonius, auquel on a si volontiers Nous savons qu'il a enseigné à Alexandrie à une certaine époque ps venons de nommer (4). Au total nous sommes fort loin de disposer songé autrefois (2). En ce qui concerne l'influence de l'Ancienne pour Posidonius de ce faisceau convergent d'indices el de preuves, Académie, s'il est vrai que le stoïcisme à ses origines a pu en dépendre, comme le soutenait précisément Antiochus lui-même, traitant presque Zénon de voleur de Xénocrate et de Polémon, de l’ancienne Quellenforschung. qui pèse certes de plus de poids que les combinaisons mécaniques quelle raison spéciale aurait eue un stoicien comme Posidonius d'insister là-dessus, et d’affaiblir ainsi les raisons qu'il avait de se rattacher à sa propre école? Par contre il est bien caractéristique que c'est par Varron, qui se proclamait élève d’Antiochus, que nous ont été transmis certains fragments de Xénocrate (3). L'intérêt pour le pythagorisme se noue étroitement à ce retour à l'Ancienne el sludiis illis dedisse, [laque cum Socratem unice dilexissel, eique omnia tribuere voluissel, leporem Socralicum sublilitalemgue sermonis cum obscuritate Pythagorae el cum illa plurimarum artium gravitate conteruit. La source du De republica est révélée par ce qu'on lit de semblable De finibus, V, 87 (dont on sait qu'il vient d’Antiochus). La mention de Timée de Locres montre bien que dans les Il. SUR LES REMINISCENCES DE PLATON Le De opificio mundi est évidemment influence pet le Timée. dans l’ensemble et dans le délail. Notons maintenant pour l'ensemble que le sujet est en gros le même : la genese du mien Cette Vérité n’a pas échappé, il va de soi, à M. Arnaldez (5). Mais comment peut-on se représenter la connaissance que Philon a eue du dialogue de Platon? Il n'a pas échappé non plus a M. Arnaldez qu’il y a eu des-commentaires de ce traité. Mais il croit pouvoir dire qu'ils s'étaient, avant Philon, attachés uniquement aux « passages milieux fréquentés par Cicéron le Timée passait (à juste titre !) pour d'inspiration pythagoricienne; c'est pourquoi du reste Cicèron avait mis sa traduction de ce dialogue dans la bouche de son ami, le néopythagoricien Nigidius Figulus, comme il est chez Platon dans celle de Timée, (1) Métaphysique, 1, 5, 586 b. Dicéarque, son élève, fait de même (Plutarque, Sympos. V111, 2-2; 1. Lévy, Recherches sur les sources de la legende de Pythagore, Paris, 1926, signale, p, 49, n. 4, que « ce jugement a encore influencé Nouménios el Proklos »). (2) A la suite d'A, Schmekel, Die Philosophie der millleren Stoa. Berlin, 1892, Cf. infra y, 87. (3) Il est du moins probable que Tertullien ou un saint Augustin, vient de lui ce qu'on trouve chez un ih (1) L'importance d'Eudore a été révélée par H. Dorrie, dans un mig no 5 s, l'Herme dans le accessib malheureusement & une date qui le rend peu ined : sr La re, Festugio J. A. par utilisée été a 1944, p. 25-39. Elle Trismegiste. IV Le Dieu inconnu, Paris, 1454, p. 2. Je \'ui aussi sontignte di cette Revue, LXIII, 1955, p. 321; LXXII, 1959, p. 380, (2) Plutarque, De animae procrealione in Timaco, p. 1013 b. (3) Cicéron, Acad. pr., 11, 11, | contemporain (4) Cr. G. Luck, Der Akademiker Antiochos, P.. 27.| C'estn un i d'Areios, il a vécu à Alexandrie, vers 75 av. J.-C, (Diels, Der. 3 (5) P. 48 el suiv.

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ETUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE mathématiques » (1). Il se fonde pour cela sur ce que nous fait connaître Plutarque, qui dans son De animae procrealione in Timaeo ne traite en effet que de ce point particulier et ne mentionne que des auteurs antérieurs pourquoi aurait-on Proclus, pour trailant attendu s'intéresser la à de fin ce point particulier, de l'antiquité, l'ensemble de Mais Chalcidius et l'ouvrage? Quelle vraisemblance y a-t-il à cela, quand on constate Ja vogue incroyable de ce traité, dont témoigne entre autres la traduction entreprise et laissée incomplète par Cicéron ? Il importe surtout de se souvenir que la méthode du commentaire a été orale avant d'être écrite, Dans la littérature qui concerne la façon dont Platon pouvait être connu — lecture directe, morceaux choisis, doxographie — on oublie trop que l'enseignement devait revètir, tout comme celui du grammaticus pour les poëles, la forme de Pexplication de texte. Nous en avons la preuve dans un passage trop peu connu du De oratore de Cicéron, où l’un des interlocuteurs du dialogue rappelle comment il «lisait» à Athènes le Gorgias avec Charmadas, qui était alors Je scholarque de l'Académie (2). Cicéron se souvient sans doute en fait. de la manière dont il avait suivi les leçons de celle-ci, alors qu'Antiochus en était, le scholarque. Ce témoignage très précieux est confirmé par des indices indirects, qu'on peut tirer des réminiscences de Platon, par exemple, chez Cicéron et chez Philon. Elles montrent qu'entre les textes du Maitre et leur souvenir s’interposent les commentaires et leur interprétation. Je l'ai montré naguère pour un passage du Timée et la façon dont Cicéron en use dans le De legibus (3), une autre fois pour un autre passage et sa traduction dans le Timaeus (4). (1) Jbid., n. 1. (2) De oratore, 1, 47. J'ai souligné l'importance de ce texte dans Le platonisme à Rome. Plalau el Cicéron, Association Guillaume Bude, Congrès de Tours et Poitiers... Actes du Congrés, Paris, 1953, p. 203. (3) Cicéron el les semailles d'âme du Timée, dans Romanitas, 111, 1961, p. 111 el suiv, = Comples rendus de l'Académie des Inscriplions et Belles-Leltres Aunée 1960, 1961, p. 28 et suiv. (4) Xénocrale el les orphiques, Revue des éludes anciennes, L 1948, p. 226. Cicéron rend pur Lares le Baruóvov de Timée, p. 40 d; ce que j'ai supposé alors, l'interprétation démonologique des commentateurs, est en fail allesté par Chaleidius qui adopte et par Proclus qui rejette cette interprétation. Ce petit nit montre comment Chalcidius et Proclus, à la fin de l'antiquité, conservent res éléments de commentaires bien antérieurs ! introduites pile L'astrologie, la démonologie ont ainsi sla une étude systémaliq n'avaient réellement que faire. Je pense qu multiplierait les cas de ce genre. | e L'étude des sources ne doit pas être séparée d'un na rec si 2 “a e on les conditions de l'enseignement et de la cullure jo pour é we A mon avis, on a beaucoup abusé en la matière, ir me - = au pratique hellénistique, de la notion bälarde, el nam des en qu’antique, de manuel. On a baptisé de ce piedi ii = disparates et que les anciens distinguaient. On a. songé Vs A : de recueils comme ceux de Stobée, beaucoup trop E na is, En fait. floriléges, aux compilations de morceaux choiscom me a ee "i habituelle de l'enseignement d'une doctrine are. 5 a” doit bien avant le néoplatonisme avoir été le ciment t mse men Com lui-même fait-il autre chose pour la Bible” a gos d = da giù remarquer l'analogie entre ses trailés el les our ou d'un Olympiodore? Lei et là on brode à l'infini tirés du livre commenté. u sur tes tem a dada i pa Il y a dans les commentaires platoniciens en ‘ re on l'Antiquité une pratique si constante qu'elle pen? bienon bar | i un Plat une methode. C’est celle qui consiste a eclairer aux =— ses n On n'a pour en mesurer l’elendue qu'à se référerdans la on des éditions de Proclus ou d'Olympiodore quel a Teubneriana. On voit à propos d'un texte donne est hi méthode citations Lirées des autres dialogues, Or celleluiméme, en ancienne, presque aussi ancienne que Plalon ee ; SI DI y peut établir que Xénocrate n'a guère fail sie oil in e aulr sa propre pensée (qui ne voulait du reste être continuation de celle du Maitre) que de combiner des mere de celte en “a des divers dialogues (1). Dès qu'on est conscientpas, pour nn er on ne peut manquer de relever qu’à chaque ent st fon chez un Philon les souvenirs des divers dialogues vienn traités * h les uns avec les autres. Il semble en particulier que deux t rapproc 16S, en raison de leur sujet, élé ainsi particulièremenel te di e) le Phédre (ou plus exactement le mythe du Phèdr Antioc * Il est important de remarquer que la Philosophieémie el plus d'Ascalon a voulu se rattacher à P'Ancienne Acad A) Art. cité à la note précédente, p- 230, n. 2.

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clehsréatuirensets»rairleégsredterPahiqluone.n'Laeitlepcatseuértédemils'édàitsiaondidsepsos‘itSiounrcest lnamcsdqiStlC1dcDIouppPvaT’um=9mleoaeiruyi3pruahsPtMnland(bie1cil,oPhasrt.5qtl.rras3i,dame)iédtuonncrviGslMriAemelaTOdKswo1il.pev'rtuaia9h,ni)nqsjrtir1dpOtEcdné,ioüu.eér5ldmna9pteo’rSn;jclics3reosetioideGpq4Ecntlnimmlpeeoh.arustTcèdl-duégzaavtàeilceeRtsBrinm,th’I-auodesqdrlsalenmabciptedéoSu,evknxmgêPuséisagdnohemltihPélczrsqbmeorlenvDifaırylPucmtas.todilécoere'lp,haenvodfttu.’sdemaégoép,rrwvxuâÉjonleZ,oaebàtPmTaGrnnioeudsDscophieiaUtqtvn,.snhllcrtn2iéD'ueetp’dklec0foicEss&ie1éèarAdbn;lips0eLSox,fvm(osanéa3rprtcnmlypees,ievoaudté.arssaPcdyrgeuomtiedfu,lvjnH1rlgattsp1TccmFi6dIiuanklMoaiehprmêRstiLsrl'eì.9oyé-aamuveioguadOrs),nbtmeIreafildupcpNPsdLéAtoe,sao'qeinri,.IhnB:,rséulauttenle(iEecbsDv«viBT2PhneoglNp1saenbvie)thh'mcqsLm!ou.isler.hr,subnaélaEdnendiritl,:srt:utoe&Saen(AcorbctmtEenz,tipgieBa1uynrdl,dbeaodtr9últeor7riivenpf1poulm9rytohnomuipteu0eaS4sre6ovnlPus,tiov=gDedp,treoaehm;oto;unoxuvnfFislpr1dfqshéale9o)titl!usiceo0grfoG'a6as|lûttéepqrdicéneu,mtssilAriopg;uvuéfec.etiDamprk2anodéqiv4scrtnuÈemrPusaidspbteptFIr,c=‘oieanuonsrrAR.pidmla|eesEgiréa€ntTjhu(èYe:dàiepmgurcrgsdnm#ostne8lcouq3epea,Fèi'8.,Ltnulcâa5rQ3s4é=maiUtcxsile».u|‘ (qjepsMdNmàuaéilrndepoga'îlise2uénrptc)lhqmsei.rnouaiédsmftegdpul'is,ntacrPdeoplLy's»i,g.rethlan'sèPhtréàpcnil.Ier,ah'scotlegauMrxisNénChpvtéeso'.icFmatpeyMnjbrsoidiLlPpa,ectnUloriseàdacqgpEnG'tecauripnlNsàèPéoqexncrv'lCuétèamdxoheivSgéprEsnauqteoè'léosrue.idmlntéc,priEqo'uce,mtéanodTsAph,iéuoamlsrdst'eyiroluads«fptenLguicsdlaEqyopn,'tuergélumsAcéeina'ultdiemRcnrC'téluoieêdIasqc'fXCnytlpo,éercmTsidéuaoetnlHcp'CbVmdirPnueho'étMlaifcsoPeudrtnbisaôOphle(qdotfxiLs1euéand)loi,Oes.rAnocmftd,'suicGnaépedomlnçEIpcr’avlsd4oDaAcpEir'eétàurnamPosgpléireTvPmapnqxlsSti'’bàruaeqmhltUv.onraseéDuincdbqCtRsauèroqeNd,l'niarcïd,àesvnouqltéc1idaÉevuätjrmèsC1uiectopférl.'rnauhesê'tcirvqlémeèantsorpuql,éêeiolEnatduérmelsnta,.dsàe xdesceptiqueintermèdPel'YiBTOpHaYrAAtNGCàEORmıPiIxI.sECRIlR,'EEAxcnNvoth;NiéqIEru,eiSdntt.tér.a,o-me3.dt6,e3Aul5nceoxps..u,ryTssiCmltéelèeemm,,et(o(8u21u2))nt

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s'imposententrelefragmentd'AristoteetlesdoctrinesdePhilon. E«e(agMàppLclEiDuds’nleyr'o.emìz«trUatiissMPhco(éyqzodahnn1,tarAfıuc)epcav,lorz'uanNrliagiceoseAtt.apr,hdcnvjliuitdeeraocnféti’1ellueordialnqeytd.cér»3v,uesspaa'2oi'd.zeurstnSao-rdotsxbiaenlrémrv'-Oo»,petiosêd2yAnarBtmp2flecouNldaonpeEetprea,mixvutoet6frzeqbaddvx,aynM’unMecr.aotl«adAnûee(hvgsaébi5drqcgtAyümaun)cnenrM,loptih,en)cara.évlpddDutl,.uasaeurpdMbqnAotdlcrcoTeyiuaE'qeréploérigAtunas,cüb'vero.qloantrhiUyuiressplweonia5t»'vemdys,eà2oar(ouemtv,pl2dszenrree)tsél,P.umqe'mnoas(ttodmWpuhpilu'rrIionqy.otaicdlneunrpuirodcuth1essumnevoa7ictvràne0oylittsdedn,oaéxig'slrcuvc,«eadn'piátaÉlsihuo.ehfcebqn5tesuald)ioi13ntzôlreeas8)dvotdpmn7nzsseboe,Bo,Pmludirnapnhégqssê1errld.ipcsalJéimialehu2eP8ôrts.dopjè0eylaiténnureà»dcisjp,tmaL.lerStlvuhnàcaeoioésmgCarepcltutlysäupgnoiereézychè-avlut,Liéaorecpenharsqsoiylaémeu.yaéphmédtilrsiseötu.,'nlphonvé(eLsU4tdu3atsrr),).enu-oe.,lt SAvrimenovdöslo)7.h.clyuaxptd(rdiosraxLuoGisvoFvorteis 18(2)aP1.2-419. Tis“pivviodinmoabvngTroy RNzcedlshovsEuaWG((vsrio34a,))ezlSoprtLvACepxnféXlr.taeotXyisorwsVupuev.Istpol,S,3vérs7,ayPv21,le9alr6Sepso*a3i../p,xTnst17,so22rx,t,Aonyqpc°a1nSıuh,r.tpl3eao5Eu1rl19dmT.p-q'(ieU3DAoxust0irDaeeilEa,lTssSt-,oüumtroDdPaenvoyl,sHrI.,L(1OsBtBpe)3hieNuo.2voxtvI7yIaiop,E,ltusaNpéoe8ydxó)rEws.iEnxvBSdemnucìsmégcipptrvgidvubowúxrazrexotdwxstrisvotalevo0aÄwgx3uéäxv8srutc"ainsbvdlz,Eayxfotseu,,tSv6sub,evéczraoaÉ&pustTyéve:vrrré8opaxderoga9du:-salì a»ePn(fo,pcmlrtÄTs2d'Huep’)oté,nipcyrulEmbtsvaeid'lnyéet-ouav'»rqAmeilo,déubnmeri'5opEècu,t'snérAbivpya,USd2tourlnìaes-iEpdvtT,.rxYcehGns,aqivmrUulfnaptmdseYioIl«abdrgXhu‘sloca.pibdEeAo,nàflsatrLvueciolyòásrxmdéaelnoeÉiqut.xrpdnA'vV.tocìmie.apNnsotexrmlVseon"écapItirqddoAflmytg’,spAieuJnréTl.adAeot,hxmflbi'vrséepadoxtMcliTlémuse’,aotE'êrnphqlcUesvéùi,oaguedxptr.qisémaenTóo'.sgibwvnu6rqeápiar,xmnduelc.irt'yeo3af-sdéi7ucyármSfl5Hthoeéìpm,x.rilatdswoeiytpgeanfr.o,spid-fcégCmeuiWAolrIEyta,cncmAdilpe(»sohiktrumCdAwyfsoq«lie’nP,rtyapsuenmréi1-Udtscpovr8“Tlenduiaàt,P-éAhfueilyo2ajplmvne0drsuqbecétd(oiu,l.'ô1arnLtideél)pxo4,ô.lmeaén0cdrsu,enlipqé-'tsaxrcldihUvuoplCebrèAyicn,upta.eé(isòogpefLaàrutlxvmyLdA'niépà.erQoustanImérlOi,cjpeTasKutd~réchpyaon(reuéc1qdstr,)log'iauetvrlsnoéd)Taevoir,ta. <BYr&dmOaoieynvptùra,otG-exrmiBaobvtrluwdaey,rvevdxiaomïòvyadcxrÄuzrvipaotéqBeBoyruduEve,oadicvyswsArod,..0éBEybastv.èiAÓe.vygPAl,E7corLóvı4òprA.wOogavöToix,émOyûtcTpaevSazàrori,ov@ccsElestBi,daurowOÉpodiYfervYyuoaBabprizA:xvéueaENtvTpdrtlTiwoCèòOaovevEEYvoy,sPIÖ0rSexEèlyìoa5RvlarodtTiE,vFodypA,rdtml*inpeeoypSlxrviuèeanrapvnra7ódmo0Tvrhp,;eyavsodrévxbétwadaovmepylsro.a,onds&TAÚudpreOtmrriveihUasoprtyttTuovpoi‘yr.otorxvelnóeyid(spn2ea8yér)w8vtadeonresc,vy 120.{5) mEpLTOD.

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ÉTUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE cette fois c'est à une autre formule célèbre, celle du serment pythagoricien, dans la métaphore de la « source », A. Delatte Va relevée (1). « Les quatre éléments dont l'univers que voici (+686 +d räv ; formule 91 texte fort intéressant (1), dont j'ai montré, dans mon Culle des Muses. les aflinités avec les idées des philosophes grecs sur les fetes depuis les Lois de Platon (2). On pourrail enrichir beaucoup ce renvoie à ce sujet à Nicomaque de Gérasa et aux Théologoumena que je n'avais fait alors qu'esquisser el l'on découvrirail que Platon peut être dit, en un sens, le père de la théorie du dimanche... Dans le De opificio mundi Philon consacre ú l'iebdomade les parag. 89 à 130, à quoi il convient de joindre les nombreuses autres citations recueillies dans la dissertation de Staehle. C'est une arithmelica du Pseudo-Jamblique. Il traduit «du nombre qui véritable monographie! fréquente chez Philon, et qui vient Lout droit du Timee, p. 28 e!) a été fabriqué, découlent comme d'une source de la tétrade dans les nombres. » La décade est définie vis ravredetas (2). M. Arnaldez nous récapitule tout » et commente : « C'est le nombre le plus parfait, » Mais M. Delatte avait signalé que, bieu des siècles avant Philon, Speusippe avait employé l'expression (3). Il eût convenu de relever que Philon lui-même l’attribue ailleurs (dans le De specialibus legibus) à «des savants» (4). On peut remonter plus haut que Speusippe, aux pythagoriciens dont il s'inspirait : le fragment d'Aristote ap. Alexandre d'Aphrodisias qualifie la décade de <éhetos Apr uós (5) ; mais, chez Speusippe, il est intéressant de noter que, à en juger par les Theolog. Arithm., la décade était qualifiée de « modèle le plus achevé (mapaderyua mavtehtotatoy) que se proposait Dieu, le créateur de tout», Speusippe aurait done uni l'emprunt au Timée, la mention du démiurge et du modèle (6), à l'arithmologie pythagoricienne, fondant ainsi, au sein de l'Académie, la tradition dont le traité de Philon est une manifestation très postérieure. Mais c'est surtout de l'hebdomade qu'il convient de parler. Il est naturel que Philon, dans son commentaire de la Genèse, insiste sur le septième jour, «jour de fête, non d'une seule cité ou d'une seule contrée, mais de la création entière, féle qu'il est strictement, M. Arnaldez, pour les indications du parag. 100 relatives & des interprétations théolagiques de l’hebdomade, a cilé un lexte très apparenté, qu'on a la surprise de trouver beaucoup plus lard chez Lydus. En réalité, si l'on se reporte à Staehle, on se rend compte que Lydus devrait être cité aussi pour les parag. 95 el 96 {n° 46 Staehle, p. 38), le parag. 111 (n° 50b, Staehle, p. 40), le parag. 112 (n° bla ‘ Staehle, p. 41), le parag. 124 (n° 6la Staehle, p. 45), le parag. 117 (n° 63a Staehle, p. 47), le parag. 120 (n° 66 Staehle, p. 48), le parag. 121 (n° 67a Staehle, p. 48), le parag. 122 (n° 68a Staehle, p. 48) le parag. 126 (n° 73a Staehle, p. 50). D'autres paralleles avec Lydus se trouvent également pour d'autres nombres, Staehle affirme à tort que Lydus dépend de Philon (3). Robbins s'est prononcé en sens contraire (4) : à bon droit, car nous allons voir Lydus reclifier des erreurs de Philon au parag. 100, el d'autre part pour le parag. 124 (= n° Gla Staehle) Lydus, p. 35, 11-13 ajoute un renvoi à Hippocrate, lequel est bon (5). La où Philon oppose les autres philosophes et les pythagoriciens, apportant pour ceux-ci une citation de Philolaos (6), Lydus attribue juste d'appeler seule universelle et anniversaire du monde ». Déjà relevons-le, on trouvait chez Aristobule sur le septième jour ui (1) D'après Valckenaer, De Aristolele, p. 90-92, (1) P. 180. ai (2) Staehle, i p. 54, À pour ce mot ou des mots an alogues (ravrers , el téletos) ea > er un = cite pas moins de onze références chez Philon lui-même | ehle, op. laud., A p. 4 ( (citant Theol. eal. A Arithm., p. 80, 7 De Falco). 2 1. Cf. vello n° 4) ae ” se 11, 200 : Und è copay i dv8péy (Staehle, n° 94 a, p. 55) 5) : peut-être ß Philolaos, i (5) P. 389, 1, 14 suiv. ; Wilpert : aútixa . ’ i Bex4dx. Cf. Philolaos, 44 yobv ré Actoy i f E 'omevar dowuey B 11 Diels Cr. ER A ns ( (uva cr ail Yan xal reds). (6) Timee, p. 28 a et suiv, iris a une (2) Le culte des Muses chez les philosophes grecs, p. 221 et suiv.Un ly nt docume lation, contemp la de étroite liaison entre le Lhéme des fêtes el celui Strabon. dans Courètes les sur n digressio lu est égard t ce à trés important Lydus in (3) Op. land., p. 16. Dans le même sens que Stuehle, Klotz, wel, P, W. N14}, Y, col, 2213. (4) Robbins, Classical Philology, 1921, p. 123, Cf, Cohn, LT, p, iXIV eh INN. (5) Il s'agit du Tlegi emragnv., VII, 533 et suiv, Littré. 16, Parag. 100 : of uèv Gino pÜbaoque tov dpOpiv Todruv (sil, le nombre sept) onu 77, Auhropı Nivy mai Daglivo, fiv dr +76 709 A; 2207105 dvagoruar héros Eye, où dt llndayógero:...

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à Philolaos l'idée des autres philosophes relative à Athena (1, Mais c'est que Philon dans le De opificio mundi ne paraît pas avoir bien compris sa source, alors qu'ailleurs un texte de son De Decalogo par son accord avec Lydus justifie celui-ci et permet de corriger l'erreur. D'après le De Decalogo (c'est le passage déjà cité plus haut pour l'opposition de la nature indivisée et de la nature divisée) il y a une étroite parenté entre la monade el l’hebdomade : l'hebuovados loin se reflélera dans la olxeorérn ual Apyis (ce parenté existant entre le qui plus mouvement de la sphère des fixes, qui correspond à la monade, et le mouvement des sept sphères planétaires, qui correspond à l’hebdomade). Chez Lydus, les pythagoriciens ont consacré l’hebdomade à l'iysuéw 705 mavréc, c'est-à-dire, dit-il, à l'Un. Il apporte à l'appui un vers orphique, selon lequel Apollon « aime l’hebdomade », Apollon, qui, il le rappelle, car il Va déjà dit plus haut, est le nom mystique de l'Un. D'après ces deux textes, celui du De Decalogo et celui de Lydus, il n'est pas question d'identifier l'iysuòv +Gv cuurévrov dont parlait Philolaos à l'hebdomade, comme le fait à tort le De opificio mundi (2) : il y a entre eux seulement une aflinité, tour à tour définie par les verbes avxzifevta-giycev, celle qui lie Vhebdomade à l'Un (3). En réalité, malgré sa confusion, le De opificio mundi implique lui aussi cette conception des rapports entre la monade et l’hebdomade. En effet, c'est ainsi seulement que s'éclaire ce passage où il est dit que l'hebdomade est l'image (eixmv) de celui qui est un chef et (1) De mensibus, 11, 12: 'Opbös obv duijropa tov Emma dotbudv è ®uéizo: rpooryépeuoc. Ce texte el le précédent sont jugés douteux par Maria Timpanaro Cardini, Pilagorici. Testimonianze è frammenti, f. 2, Rome 1962, p- 236 ; mais le rapprochement avec le fragment d'Aristote sur les pythagoriciens décelé par Wilpert est ignoré d'elle : il me semble décisif, (2) tov Apıduhv robrov ESopotodar... of... CULTAVTOV, Tludayopeior =O hyeuón zóv (3) Lydus, loc. laud.: Ot ye phy Ilu0æYépetot 76 Hyeudv: tod ravrès Thy Eden dvariOeveat, roûreort tH Evi, xal paptus ’Opgeds Ayo ores * é606un, fy Eplinoev divas indepyog 'ArróM.wwv. "Aréovx Sè puorx@c rdv Eva Réyeaar mpoctejxapey... Mais peut-être éouotoüer désigne-t-il non l'identité, mais le rapport défini par la notion d'image. Cf. la note suivante. En De spec. leg. II, 17 b, ¿Eouorodtar s'applique précisément au rapport désigné par clay, — On rapprochera du vers orphique cité par Lydus, Plutarque, Quaest. conv., LX, 3! p. 738 d (4 8' &ödouas tH Mononytry, rsooxexdfowrat). Cf. encore Dr post, (6 tpeodò ; un guide plus ancien qu'elle, c’est-à-dire de la monade le comparati . domade est dite 64: Quod Deus, 11 et De dec. 159. 93 ETUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCÉ 92 . . uisant i M. Arnaldez» . , en trad pos Apywv valL Topo). mon ou pos par un p ositif « vénérable » mpeobute c Apywv xa via snérable tre £ DÍÚTEe i pase vu meen’ n’a e qu'il l avec l hei vw ; que ce comparatif est destiné à marquer unet écar de ce guide, € si u qui n'est que l'image letyeav) de ce chef peut mparfaite'imp imit im er qui ne quelque chose qui pour un platonicienqu == t is ise ment la pensséee commune aux trol On restitue done assez aisé ment (1). textes. On remarquera en passant que l'on portée A tue ainsi lape resti onnue en rais exacte du fragment de Philolaos, qui 4 été méc par nous. n et mundi analysee i op icio e par lele DeVe opif ite par i n faite la confusio Mi È è e, On a cru parfois que Philolaos glorifiait l’hebdomad o il s'agit de Ap s'agit de PUn, et qu'il est même clair qul'exp I ression Evep0> Tey, - è | + 4 | ; o 1 dans dans 5 th qui est analogue & une des et r e téris carac le nnemployée pour Iv le poss sées dans 2 nom d’Apollon propo ent ythagoricien : cela est transpar nombreuses étymologies du C'est a même esprit (l’une d'elles est de Speusippe ) (2 ‘tion u er tort que Staehle s’est figuré que l'yeucy en ques Alena. x = L’hebdomade, elle, est dans notre ouvrage. E u An l'appelle ici (4) « Victoire sans Möre » ( pi ipoMèrei ‘ in. ve (Tlapévoc}; il rappelle à l'appui de «sans nt s+ que ques pe a naissance. M. Arnaldez cite (peu claireme (6). sages paralléles (5). M. Delatte en avait indiqué d'autres m begriffsA N, Eine EIKOd Hans Willms, a v4 Teil I, s. nismu geschichlliche Untersuchung zum Plalo suiv. | Munster in Westf., 1935, a omis ce passage p- 56 el t1: De op. m., 100, p. = 07 Arnaldez. ” par e donne du fragmentn (23 Il y a un accord remarquable dans le texte » “és ce capii Philon et par Lydus : "Eort yar... repo yal AJ OV es . Guotos us) Ly (gour@ AUTO autos del dv Bede Lydus) póvipos duivytog on une étymologie cigni ù ba; 3 dv DI Lydus donne pour Apoll erde Fhox v € Ivar zw row. Celle I’ : ... 32y ro änwbe fication àa l'un re identiification te. 1. une abili immut son éme el sur tité du dieu à lui-m is sur l'iden ppe, lui, Speusi . ement chang de celle à e l'autr a à l'idée de pluralité, N TOTO «T0 cos ovara Ov $ valeur d'Apollon-Un est è Peet cs ome (Sat., 1, 17, 7, 77). La mise en va i . haut. plus ée « transcen dent»,y relev i avec la doctrine de l'Un VUn relevé le parallèle entre ce que Philolaos dit d’Apollon et Aristote de intellect. (3\ Op. laud., p. 37. (4) Parag. 100. (5) P. 206, n. 1. (6) A. Delatte, op. laud., p. 158.

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En fait les dénombrements de Staehle permellent de constater la très grande fréquence de ces mentions dans les traités philoniens (1); il y joint comme de coutume les passage s analogues des autres écrivains, Mais aucun de ces auteurs n’a pu citer le texte le plus ancien et qui nous fait remonter à l'ancie n pythagorisme. Cette interpretation d’Athena figure déjà dans le fragment du traité d'Aristote, dont, nous l'avons dit, Paul Wilperl a montré la valeur et l'authenticité, Il y a entre le texte de ce fragment et les parag. 99-100 du De opificio mundi un parallé le que met en lumière leur citation en regard l'un de l'autre (2) : Frag. d’Aristote De opificio mundi § 100 mel BE obte yews siva tov Ey tH dexdds dpiluéiv è Extra obte yevvärat Úró rivoc adrüv, dà tolto xxl "Alvy Deyov auróv, 6 8& Emma obre twa yews obte Ex vos Yawäraı' Torben dì ual 7 ’“A@nva drop xal Móvos 8”... 6 Enr obte yewiy mépuxev obre yewioda. Ar Av alriav ol wv dior puécopot +èv aplludy Tobrov ¿Zoporobor TH Aunropı Nixn xat Tlaphéve, fy tx ns Tod Aros xepadñs avapavivar Aöyos Eye... del mapUévos. Un probléme est posé par le fait que Lydus attribue aussi á Philolaos l’idée que le nombre sept est äufrwp. que naturellement il n'engendre, ni n'est engendré. Lydus ne nomme pas Athéna, mais le terme même d’&unrwp paraît impliquer sa mention chez Philolaos. Quel rapport devons-nous concevoir entre les pythagoriciens d’Aristote et ce dernier? Ne faudrait-il pas purement et simplement les identifier? Il est remarquable qu'Aristote prête à ses pythagoriciens la doctrine de l’anti-terre (3), dont on sait qu'elle (1) "Auyzwe apparall dans une dizaine de textes, On notera Leg. alleg., À, 15 une référence explicite aux pythagoriciens, ce qui confirme l'inexactitude du De opificio mundi qui l'attribue «aux autres philosophes ». de « Vierge», on trouve le Pour l'idée plus souvent la forme demaglivos (Lydus donne seulement duro); mais le fragment d'Aristo 9D : ETUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE 94 te (ef. supra) a Gel maglévos ce qui atteste l'ancienneté de ln variante. On trouvera dans Stuehle les textes post-philoniens. La mention de Niké semble le fait du seul De op. m. (2) En tenant compte naturellement de l'erreur de Philon haut ot relative aux « autres philosophes » (p. 88, n. 4 et 5). relevée plus (3) P, Wilpert, p. 388, 1. 5, ef. p- 389, L 20 et suiv, Cf. p. 372, of il donne raison h Rose d'avoir mis ces lignes dans le texte de son frugment 203. ue comme une innovation ique i antiq est considérée par la doxographie de Philolaos (1). Varithmologie ien i à l'anc pr emprunts ge de Philon montrent que celle-ci me des Les remarques que nous Venons de presenler sur er pythagorisme (probablement celui = Phi wing +lue nn d'autre part les deux notices, que l'Un serail a de Dieu (eixwv), que l'hebdomade serai i g ement telle notion a une saveur maniefest ap monade. U de la ri e diat doitheêtre immér la sourcen que di platonicienne et suggère donc nb e 4 propos © cherchée du côté de l'Académie. La rencH ontr î è * fa | O | $ ae . de la monade avec Eudore d'Alexandrie paraît suggelestive commenté le Timée, comme prouve la i dore a vait savons qu'Eu | physique l aurait aussi commenté la méla fait moedi eoha. , ce dernierscen qu'il da de l'Un nesel'afCe firm ation d'une cerlaine tran dance itati lutarque pu accentue r (2). nt qu'il a + sai apiece seendance chez el je pense qu'une analyse precise de ante tran Mais le point . Philon y dénoterail des influences péripalélicie nnes n passant. say ici qu'e est de trop de conséquence pour que je n’en parl e se lie étroitement on Enfin il est notable que l’arithmologie de Phil à sa distinction du sensible et de l'intelligible. . , Leux qui déclarent (ainspi. u 11, 7, 7 (44 A 16 Diels)Thale 1950, 20) + hante«yde, 1950, s lo Plato. Levde ,1 i , Greek G e k Philosophy M da+enogel ignorent, rap fesséef celle cosmorrraphie i i OA is a ass ee u er que le Hing ge padd'Aétius » da à saa TL, 13 Soto, A dia et au tex te du De caclo, te à la notice x nl i l g u S ( dg a pr Bed mos ce qui est dit p. 388, ee È ble» que Philolaos ail pro has gp Gf, doctrii ne du feu central dans }Philolaos, ibid, +. | i i hus, e 1013ab.b. Sur Eudore pai save’ et Antioc it bien lui-me u Speusippe \ pourra ae line,tele:p. 27. Mais G vueeis a $ felici: i os) € et Eudore, car nous i (Philola iciens anciens y n ‘shale’ ) LEE les selon décude la de disait ql des oe = recite: rocrealione in Timaen, p. i riciens d sde sa ape ere se rapprochant des pythago tée au en hat. ar emprun modèle la notion de « paradigme », de traité philonien, pr: a Soul e tait comme un précurseur du p. 61 Ast), son «- peti t ‘tha livre» sur les nombrens pyih ; s 1 des list hie i ; 3 a roi Geschichte der Philosophie. sa ER Wy A phrotisias dre Alexan citant 1, 530-53 a dea 12e 6d,, Berlin, k.1926, p. Pi € , ~ h LA ‘duck In melaph., p. 59, 7 Hayduc te* des ieux texte + dualis (4) 11 semble qu'on puisse rapprocher ul y eur ade el de la dyude (VO Quaestiones in Erodum et ce qu'Eudore ni de la mon dans cette Revue, LNNTI, 1959, p. 378-480).

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MONDE INTELLIGIBLE DE ilisation et à la age Philon) (1). Mais Robbins, grâce(2),à l'ut failement a int ante ‚xte de Sextus e de Iluimonpar trer que le passage Sur vic PHILON nombres le plan de l'ouvrage distinguait la substance intelligible et la substance sensible, le nombre se manifest ant pour l’une comme pour l'autre, C'est ce que Staehle déduit avec raison (p. 10) de Quaest. in Gen., IV, 110 : Quam vero habeal naluram decas tam secundum intelligibilem naturam quam sensibilem iam dictum est in libro, in quo de numeris actum est. Cela doit remonter sans doute à la doctrine platonicienne des nombres idéaux (1) ; mais la distinction elle-même de la nature intelligible et de la nature sensible rappelle essentiellement le Timée et le Phèdre, les réminiscences de ces deux traités étant fondues les unes aux autres selon le procédé analysé plus haut. Il est vraisemblable, ou pour mieux dire certain, que Philon n'a ainsi le premier ni lié l'arithm ologie à la théorie des deux substances, ni imaginé la synthèse dogmalique étranger et a ainsi ruiné croyait pouvoir se fonder (3). On sat que dans le De opificio mundi, ce que Philon prélend exposer, ce n'est pas la genèse du monde sensible, mais celle du monde intelligible (2). Malgré l'importance des éléments stoïciens de sa physique et de son éthique, une telle structure générale de la réalité déconseille de regarder du côté du stoîcisme. Si l'on a malgré tout songé à Posidonius, ce n’est pourtant pas seulement en donnant à Lort le pas aux éléments sur la structure, ce qui edt élé . we ” . , AN à Platon, commentant le Timee, était placé mieux qu'un autre pour opérer la synthèse. Le passage où il est fait chez Sextus Empiricu s allusion à ce commentaire est enrobé dans un texte sur l’arithmologie recherche des natices d’arithmologie présentes chez un grand nombre d'auteurs (dont al, un al I édi= interm érer l'âme comme2 Je unsontsank + ntiel en est de considible meni La nces ca esse les eet è =» > | et le sens i , de _ ie intelligible entr ) Dy. i est apparente1e PyàAa ues. Cette théorie éma imatiques 1 s par pr ii nombre (5). Maipou en ame esti unéom sette raison r ce 7 st i e. C'e é iqu géométr idoni TRO = rte non sans vivtonaciiciteennla esoldeutil'anontéri¿pu sin ue éca e ab ee é olu : + “ aftaaeiblir la thèse pla dans le Timée, l'âpjo témeoritabs est | selon laquelle Y idonius entend aussi € i yar r les corps. Selon lui, N “" ns sa. “ ur 3 e a E | qu a i les rapport avec les corps et ene a nà en e mis re avant d'èt me de is n te Philon ne pose pas clairement le probléent end 1°} me du Le “anne de l’äme (au sens posidonien, qui È mgange id qui le mél logo,, P pour decalogo ique n ) f = Nous avons vu son exégése du De deca sée s'appl ture non divisée et de la nature divi gès exes e a getellne dme, mais au ciel, Cela peut sembler une exé une 892, p p. 403 el suiv., ; partant S , Berly in, 1892, n Stoa (1) Diee Philosophie der milllere | n . suiv el 91 math eats , VII,V - Adv. ri s, Adv. ¿mpiricu de Sextus Empi ] in Timaeo, p. Y 123 bet suiv. rm De animae procrealione na” ze. 2) Ch supra, p.83,N.2. 9 e e,plalqueol'idé sur te insis e si En n agiU cism èà sipT stoi e l avec le diab de ae sepsis 5) Frag. 60-64-68 Hein at no) muta draararıd YX > ~ i pa purs au plotonteme et peu pero avec er En coca l'âme est plus ancienne que apr È, i Ea (Lois, HK: p. 890 e : SVT, ba a ; n$ de la riekaBie principeei ag ern N le p. 34 c). (est le. On pu lira T , (1) L. Robin, Platon, 1938, p. 142 et suiv, ; PM, Schuhl, L'œuvre de Platon, Paris, 1954, p. 199 et suiv. La doctrine est, on le sait, surloul connue par Aristote. ttant en lumière nn (2 Classical Philology, NY, 1920 + suiv, el 2 IV, ., Math Adve. s, ricu Empi Sextus mici (2) Parag. 15 ot suiv. Cf, R. Arnaldez, op. laud., p, 118 el suiv, sur e LA mble du Timée, en l'ense sommen ee de té l'Ame du monde. Ce texte est conservé par Pluta aha De une grave erreur de méthode, c'est qu'il a semblé que ce stoicien, favorable pythagoricienne et Schmekel s’est fondé sur lui pour une sera a SR | 1 ne ehl. e qui . le suit on"i a r Toutefois Robbins et Sta * nia ta eu que cel aut de côté un texte de Posidonius qui, | a si§ fait l'exégèse âme sur qui unit le Phèdre au Timée. qui aboutissait à faire de Posidonius la source commune . le ser nalifigu un corps dans son € texte que comme rait a n d Posidonius ne el on la base sur laquelle depuis Schmek organique, Il est très important en effet de remarquer que dans son traité sur les 97 ÉTUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCÉ so . as 4 dote > x a. el sulv to Neop alonis Bin re re, p. 245m ePlat dans le Phédan, on E lolitaPhil uuism Fro Merl ipp neyr a qui estime que Posidoni us fail intervenir,| 15 a musique la et e étri étique, la géom 1453, p. 30 e M Ome, à la fois l'arithm REG, LXXVI, 1963/1, n° 359-360.

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ETUDES PRILONIENNES PIERRE BOYANCÉ ae a men ¡ m ci pas du c non er pas e -ci parle as ee ¡ ¡ rossière e e par er ard veg sau a ni ai z e l n gi E R P in cio opifi tale du Dere comme mundi. En fait om ia ue fondamend'apparaît ciel q u intelligible risque mm sinto F sible de senienne ce monplatonic itàla dethéorie inal orig s que sa sie i ex sé cen est l qu'i que sait on Mais ter. illes se int mañas la Pip de pencher dans ce sens et d'expliquer le detail t tou uer liq exp en end ent g un u o é côt l que De est Dinanzi he sage Posidonius es qui raisons mémPhilon? , pour Eles—* font éca lefigurant ee Plutarque. Il faut songer à des <a à TRUE «a : mieux la transcendance de l'âme, On se souserail menti det mi es CERA de M. Theiler, Antiochuspour ra s pa > “ théorie des Idées (1), On donc songer à wg pics le fit ee Selon Philon sont dit fort bien M.ntArnsonaldLogezos,«tesmonIdédeesinte devenues les sreieweege lre constitue ligible » (2). Il nt n'o fort justement : «Les idées a le caractère de solution er m mundi s leaDeee plus danIÓN Giada del x Comesiteut 114 “ mais ont simplement un contenu inventointalligible.s parait au remargier que, si le mot même de « monde «Tan: bypstediiate pu a Philon, il a son point d’appui dans le ln, ob heat 2 > Phèdre, dans la République (3) et dans le le démiurge Exelvo ty faure anidevdant les yeux : à rie 3aira ChiaModmavèleen que dans notre ER td OPPORKAR, des animaux visibles qui sont s et i des animaux intelligibles que le Vivant-en-so si (1) dic W. Ale Theiler,Bea Di Pope des Neuplalonismus, Berlin, ] 1930 19 AI cca ne oxégése du mythe d'Athéna naissant de la 188 Sa cae a me es idées (ideae), les modèles des choses (exempl . Dakine mue wa a conservé cette exégèse, Jupiter n'est cepend ge tro Jon cin othe erg entre le ciel el e i. théologie de Varron, Rev, él. anc., an Yen = ene cinc: pre A De Vogel. J'y ’ p. 28 et suiv. En se reviendrai. . ' . . > ©. ns opposé, notamment E. Böckel et Mme ‚op. laud., be Op. laud., p. 119. (3) Phèdre, p. 247 c. Cf. R. Arnaldez, p. 151, n. 3; Rép. VII, p. 517 b D: i 99 re cosmos» c'en not « à qu' e gèr sug me, fer ren il qu' el lui en us rec a ns le yalarepet uto Ajo e. rôl le e jou èle Mod le nt ‚do re aut ments oppose un Philebe (1), et nous avonson lesla élé ode th mé ybopos Tu dodezoc du ton ont combinés,mosel entaires plaen tiricierensla not ble igi que les commhau e intell —». nd « du ion ur po t, s plu e défini te, nous VOYONS— et c'est Ja la principale nouveauté Dans la sui si que l’architectecomment Dieu a tcoJençuplacenmodendsae intvilellleigi(2)ble. :Cetainte conception, qui goi urbaniste laconsup qui fait des ge, iur dém le sur le dé Mo du té ori éri supprime une majuscule) les idées, les concepts de Dieu, est Idées (avec t plus propre à s'accorder avec le Dieu de la Bible que naturellemen ge authentique. Philon est-il l'auteur de cette miur vient mieux? Pouvons-nous le déduire de ce celle du déqui conception ellluie luicon convient mieux? On la retrouve, on le sait, qu' fait même ye sente dans ces pré n bie ble sem e ell et e, ism ton pla n mo dans le Varron qua mis en valeur M. Theiler. passages de ion sur le rôlle.e ent att son te por n l'o si tre l-é peu me fir con se a Cel z Philon cetui tequ’opponositrotiouven dedanintsellleigiDebleopietficduiosenmunsibdi. que joue che Ce n'est pas tant cel théorie physique au sens est, d'une d’une explicationot,dequvee qui d'une doctrine morale et eschatologique. s c'est hypercéleste » du Phèdre, mai Philon J'ai déjà mentionné le « lieuenv z che isager et qui trouve antique de ce m tout le mythe qu'il (3)fau. tLe P. Daniélou nous disait que l'allégorie d'innombrablopreesmeéchntosphilonienne est celle qui concerne non plus le plus pr l'homme qui est dans le cosmos, mais les mystères le cosmos et nde hypercosmique et l'itinéraire spirituel de ame cachés du moau-dessus du monde — du sensible A l'intelligible. qui s'élève ous. 11 ne soulignait peut-ètre pas assez que, si par là ajouterons-n te des stoiciens et de leur immanence, il ne s'en exprime Philon s'écar t suiv., qui rapproche iler, p. 30 eCha The nt poi ce sur Cf. v. sui et 18 ag. Par lcidius, p. 367, 12 (2) Philopon, de aelern. m., 159, 8; tgese (1) P. 64 b. 24 (cf. 17) tinuité dons Vex con de cus u vea nou : cte ite rch l'a c ave son rai mpa (co quement et hercher systémati ent lieu de lessibrec duPlaPhètondreà nce rtu mpu (3) Il y aurait ceraustaisinem l'i Sur le, pos que te plè com de vue e ral une ner ns don d'e de,p. cf.321-39La0.religion ast eLXVdu, mon iqu ist lén hel ion vis Ja dan 2, 195 Cicéron, dans celte Revue, du parag. du Timée)).

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PIERKE BOYANCE ÉTUDES PHILONIENNES 101 a - en > a = > > u des . expressions i Wars — à grecques toutes ystéres cachés » (1). J'ai étudié dans cette Fu le thème des Revue la fortune de (2). Il me paraît intéressant, d’ai dit que Philon parait bilen Connaitre auss À ne AE {ii i le fameux Sd ire d’Aristote où il est dit, de ces n a pes tant ie one A Pu ooi i dans ce cit > la phil osophie ou de la sagesse avec les mystéres Simens ds puisées commencer par cett e idée, ie N donner un enseignement qu'à pita un g 188, il est dit de fac on qui me semble ana extane: : dans à g pass similia cil Euadov EV è Ermabov, To l'édition du De pi dè Sixty praemtis, p. 36, logue dyvoobow n 1 were qui n'en a pas vu l'origine). C'est coit o tin ba p Di radilionnelle déjà, et qui remonte au Phèdre non pas i je Da gp mystèr es alexandrins ou juif s (4), } von, en particulier dan s la menti ni arti c mysteres, caractéristique d'Él ans perspicacité coutumière Émi le n = rein de croire le ion des que l'on we “Poti ti et ts eusis, comme l'avait vu c a sa Grands Bréhier (5) na dont il revè t ses vues personne lles quand 01 | ne a que suppos e l'opposition de l'intelligib le à du a a + experience morale et eschatologique (et, du reste ta sr est si étroitement liée ave us c les olla on a peine à croire qu'elle ne l'était pas aussi chez qui empruntait ces notions. Cela devi pe È rd yin un poete latin de peu anté rieur, Virgile om 10n8 , Cela devi ent — + ;a e ; re ou rieur quand 1) P. 249 cd. 2) Sur les mystères d' pp. 460-473, une grec , peul E, R. Good Haven, 1935. R. Arnaldez, dans son intr raison réservé (p, 61 et suiv.) . (5) Op. Inud., (6) Cf, Sur le dama ne études grecques, (3) Frag. 15 Rose. Cf. J. Croissant, Aristote et les mystères, p. 137 et suiv. par e À influencé par cet auteur juif eusis, Bleusi d ans la Revue des (4) Thése: surtout sout enue cert itud on regarde le mov en plato hilon, mais purement i sérieusement considéré comme , è LX XV, 1969 a Liège, 1939 New. montre avec p. 215. discours d'A Anchis j Mélanges i us By light light, oduct En ionge générale se Bruxelles, 1960), en purtientier p, 73 e (dans le N = blique, p. 506 c, dont les sections symbolisent les divers degrés de la connaissance) a été considéré comme une réalité cosmologique, sous l'influence des vues pythagoriciennes du reste connues et à demi admises par Platon dans le Timée. Le Phédre est ainsi devenu le texte quasi sacré relatif à l'ascension de l'âme vers le ciel. C'est dans Je cadre d'une interprétation générale de ce type que le De mulatione explique l'ascension de la Stévoix par le mouvement très rapide dü à la chaleur et au feu qui l'embrasent. Il est évident que mythe du Phèdre l'étroite fusion de cett e phraséol Solo ogie avecpe la con s cept; Pm. PA eschatologique) du De mulatione nominum (1). Il faut rappeler d'abord d'une façon générale qu'à l'époque hellénistique, à la suite de Xénocrale, le mythe du Phèdre a été entendu littéralement (2), Ce qui n'étail qu'une image traduisant dans l’espace des notions ontologiques (un peu, si l'on veut, el même beaucoup, comune la ligne de Hépunous avons lá, dans cette idée d'une Suavoux chaude et ignée, trace n que Philon ne doive au i; aria ate À Pe En ce qui concerne les origines précises de ces emprunts au Phédre, il est important, je crois, de relever un indice qui doit étre tiré d'un parallele entre le premier livre des Tusculanes el un passage Georges (1) Tusculanes, 1, 40 et suiv. C'est immédiatement apres av oir rappelé que Pythagore et Platon sont les auteurs de la croyance à l'immortalità de l'âme el manifestement comme s'il exposait leur pensée (ipse cum eudem ipso (id est : Platon! non invilus erraverím, Num igilur dubilamus...j que Licéron expose ses vues sur l'organisation du cosmos et l'ascension de lame dans ce cosmos; des réminiscences du Phédon et du Phédre se mélent à des notions qu'on jugerait stoiciennes, en particulier Cicéron inclinant pour la composition de l'âme à lu croire. ignee : parag. 42 : is autem animus, qui si est horum qualluor generum, ex quibns omnia constare dicuntur, ex inflammala anima constal, ul polissimum videri video Panactio... Cicéron insiste parag. 43 sur la rapidité de cette äme qui s'éléve dans l'espace et ne se repose que cum... sui similem el levitatem el calorem adeplus est, c'est-à-dire le ciel. Le texte du De mulalione nominum est absolument parallele, avec la chaleur et le feu qui ne laissent pas l'âme en repos, son ascension vers le ciel où elle rejoint l'élément apparente (ovyrewzös|. Philon ajoute la métaphore de l'&ÿls qui est l'indice de U« en marge du Phédre », l'appliquant à la sphère des fixes et surloul marquant entre le ciel et les idées un rapport sur lequel nous allons revenir et qui est caractéristique du platonisme de cette école : exi rod yàp + Biávora Ev tH radré mpdyuara duo) xal compara orelysı pera dMéxrov qopiic, mal tri tà ym wal Oararing witina répare Wiver ouvarpoden val tiuvovoa ta aretpoucyéy, Buxotiuata * nara de mov ubrbv ypóvov tocubrov dmb yg dvarnndi, ws Br dépos els nidépa dvépyetat vol uóls regi thy kaydrıv tiv drdavov dyida loraoflaı. To ap Evbeppoy xal Suérupov hpeueiv abrhv obx dä" bs noma Lrephizzovor xai tod navròs alotrznd tosto dpuv, Bw péperar mods thy Eu tiv lev rayévrz Gue Dumezil, (De mutatione nom., 179). (2) Cf. La religion astrale de Platon à Cicéron, p. 326 et suiv,

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idées(1),tantôt—dansleDemulalionenominum,texterappr xéopov. ÉTUDESPHILONIENES !tilage cps«ldipadrscad'nmlbro'eG"1vyOauldeslACLPorèx'tuh(mpsni,ie(nraqv2u(3u1os54co(6lr7))ocma)tqe.8in)ao()qcuseg»nhéùlPrHLtuspPoiC«sPeBDuA(ainocayaveh.dAtos,6psréumroecdnPviha)tf.asràba«yudp»ilon(éa.vtcgergl,'iseimshou.puSéalzei,lrs'ds.ytt,xènnaelaotlicD1eusd)er1htpMb,.PlnsA7eleqi7a,Toéér'yrbhlvgp9sdeéescu«:umiaG.rmtraI,fso.ensp.ılb»eihqpmttr,oe,hésclzaunvCépo'xeóEBfovumsrdu7ogsavilnUÉétk.»yupe(il,rLqèlibr7éoc(mabèsEainpe,s)Cvmuctualxhgsneforu2néepisdj'c.msqea8Ipfver,u,rintrslLdcpMdüqixr.eod&aàrn,agsI7'epvyzslpe,timVe.1o(nsgur'CPtp,lCd2asnfBhip—mVeoas.4lé.v'pi«5.càiueqge3lEâbr3dshiéBvu,.1ymn0,avépeclt0ersdéibfNUeazoo1pmt,De.Wsun.,lroionsapajV.l.qan,ise-A1dvnèg»uC,tccavui.Feolfi'rpos)e,h0’mu..deioghpsp.na,«c1clsmèetroiqK.)oprs'1clmmTd2gfntn:uz&i'rcs0boi5a.od.fgE4réerpmstchuvnlsé,eisdéneeoàau:Pqsé.islroJnnxtpK,évspea.lAdrioqCamnï'Wàtvfehca»6uisrnxüò,l(.dRedmticoénc'lan,eà«tpi(orwss2luav,ge'ha)Pnmdwsc.uéilâ,tree,od'dnhjeMgsémzlnarau)pioànl.pót.qexspc«.gE1ah'uimyc,d4plVeeorssjix-ngurthb9ie,Téacpl2ns8ueiro.;bln0ace)vyNp,nêtss.ijelutokéovf,qhHms'pracàetLüe(lvoèunidaicX.3,»retvglmpda()oséirqp?n'le5A,c)bVidmuts.aa1e<id,vvcltBqr9ntèbeasdua*o'I5uniBlsbd3r.tenaamilpm,uesyIorltnvei*tsedprlmoaréfcOvn.h'uqtltpboixfae(ul4é2esirc,v8n'ar1’»oeu)féiâ-8xtonvmaàohm.tel,nsyre*a-. ànprAdC»aeqdc(tKlIirNsnuhoeaaxptctslmna6yeibérpsSxtrldqeeocEòpa|esfbelvcutqonmévimelOè,hrtdigeqsiocuàm)uéèpctead,mviunoPtpedgasilrnstorùeaétpeRydmislc»renua«biébeoéihtPdrvllsmna,poeahiéoèuscnxdpeiautvrxssauìnditcevosri5t6ts«a.ncomiqée,usjt.narcdbÉî'éoieRsie(Aagtlu.seoiqpc.Dmjtsnrnue'1btiOqasgddsre3ruil4,cqt'senuine"lqeahMtcnl(asiuu2'eBqmdeèt)innni(lf!cuO-rvadod3p's),tnbi'ce)vepâYtuoaaPr,séiirn(paTmth.Apabrzvlt6’uzgsreouséc»iN)lty,aliePtrndsoMoeé,ahdlg'tiRuciC.dnisÉMeymnraieoé,cvOaltyucoimptefroa,élciPnseehrilom'ulIdmgpbrlocenipszoEi»nèflesdsm,rod2bnntguvpuRcm-s(iauliep,agod1mdqnxbi,rtin)rtemElesuvd.teùioedà.irDaandt,loimnpoPlaes715snàradstfnoihh2,ci0,saté-kuaCelmgp.ve8nvcé7Easrinalzctuo3ernqcoboepas.dàleıunrlnC.ito'ger1emebPs'iyp,at5dtnlvD0:V.hxacsou'rt1eIvaécditnâs,Képe1IIlr'amtrxap9l,jvuoAedbp3c«laDonsnlc,.mr6seyusmReucor(,to,iola:éAsd5yhmsbr'voqcnupp)taeoyd3iLn3géulu.g(xr1spiaoe1'd4PbeTten«v.rmPfbuci)silPhartoaolirnpurbiansdèt,amòugByqaclrueo.epcntijSudarlCssnegcpo,.avfelaq,émn,qo.u.Grigutev.biauosgnauhp.qsdlrJoésmr1eto((biua'èeiq1ssrj64b350xttguo))ilné(s2or2'adneAuts»i,niorvl

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C'est, en second lieu, qu'entre l’une et l'autre de ces mentions il ya le mythe bien connu du De facie in orbe lunae de Plutarque Ce mythe montre l’äme se dégageant du corps pour atteindre la lune, l'intellect (voög) se dégageant de l'âme par une seconde mort pour atteindre le soleil. K. Reinhardt a cru pouvoir rattacher ve mythe et la tripartition du composé humain sur laquelle il repose à Posidonius (2). Mais j'ai déjà montré (3) que cette tripartiti on a été le fait d’Antiochus d’Ascalon et j'établirai dans la Miscellanea Rostagni (4) qu'elle vient du Timée (5). Or cette tripartition, fondamentale dans le mythe de Plutarque, se trouve déjà dans le texte sur l’ascension céleste de 105 ÉTUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE 104 Moïse, quoique sous une forme légèrement différente, Moïse, rappelé par Dieu, cesse d’être la dyade de l’äme et du corps pour devenir de la nature de la monade, étant. tout entier transformé en « intellect le plus apparenté au soleil » (6). L'ascension selon Plutarque remonte donc en son principe à la source de Philon, et il ne fait pour ainsi dire aucun doute que cette source doit être cherchée dans l’école d’Antiochus (7). De la même manière que ce texte sur Moïse contient en germe le mythe du De facie in orbe lunae, un autre texte dans le De fortitudine (8) contient en germe le mythe d'une autre œuvre de Plutarque, le Sur les délais de la justice divine, où les âmes apparaissent comme V. SUR LES INTENTIONS DU CRÉATEUR Nous retrouvons au parag. 55 la « lumière intelligible », dont nous avons parlé plus haut dans ses rapports avec les astres sensibles. Mais cette fois-ci elle n'apparaît plus comme une source dont ils seraient. d'une manière assez peu claire, nous l'avons dit, l'émanation, D'une manière qui concorde mieux avec la conception qu'on peut avoir des rapports entre l’intelligible et le sensible, el qui rappelle évidemment le Timer, p. 30 e el suiv, en particulier, Diew créait les astres sensibles, les yeux fixés sur cette idée de la lumière intelligible, dont il a été parlé en liaison avec le monde incorporel. Philon use à ce propos d'une comparaison et il attribue à Dieu des intentions qui l’une et les autres rappellent, ce que n'a pas indiqué M. Arnaldez, de très près le Timee, Les intentions de Dieu sont «l’une pour donner la lumière, l'autre pour servir de signes: ensuite pour indiquer le moment des différentes saisons de l'année et surtout pour distinguer les jours, les mois el les année», qui sont la mesure du temps et qui ont engendré la nature du nombre » (1). Cela vient, comme l'avait vu Wolfson (2), du Timée, p. 38 e, el il y a chez Philon de nombreux textes parallèles (3). La comparaison est celle des astres a des statues divines et de toute beauté, le ciel autant d'astres, jui-même étant comme «un sanctuaire très pur de l'essence cor- (1) P. 927-428, (2) Voir en dernier lieu l'article Poseidonios du P.W, XXII (1953) col, 782 et suiv. K. Reinhardt, dans cette dernière présentation de ses vues, n'a guére tenu compte des remarques présentées par R, M. Jones, Posidonius and solar eschalology, Classical Philology, XXVII, 1932, p. 113-125 et par moi-même, Etudes sur le Songe de Scipion, p. 81 et suiv. Nos objections n'en gardent pas moins toute leur force. (3) Sur la théologie de Varron, Revue des études anciennes, LVII, 1955, p. 81 È porelle ». Philon dira de même dans le De specialibus legibus: le monde est le sanctuaire le plus haut placé de la divinité, ayant comme temple le ciel, qui est la partie la plus sainte de l'essence des réalités, et comme ex-votos les astres (4), J'ai. à propos du Songe de Scipion, étudié cette conception du monde comme sanctuaire (5). Elle remonte au Timée, p. 88 ¢, el à l'Epinomis. 1 et suiv. (4) J'y ajoute, aux textes déjà cités dans l'étude précédente, de nouvelles références empruntées notamment à De finibus, V et à Philon. (1) Parag. 55. (5) P, 30 b. Dans le Timée la tripartition se présente sur le plan cosmique. (6) MeraxdyOels brd tod marpós, Bs abrbv Sudda Öven, coua povados dveororyeion gua Sov dr’ hw pedapuolópevos els vody (De vita Mos., 11, 288). xal buyhy, ele Hrsoctdtoraroy (7) Une source plus lointaine peut du reste être Xénocrate (ainsi W. Wili Die Geschichte des Geisles in der Antike, Eranos-Jahrbuch, (8) De virlutibus, 13, 1945, p. 76 et suiv. e : 12 : Yhme y est dite dorhp odon adrh xai aycdóy +1 Tv troupaviov drexévioua xal piunua. Émile Bréhier, Les idées philosophiq ues..., 2e ed., p. 189, a rapproché du vobs hhrocSt oraros. (2) Op. laud., 1, p. 320. {3) Cf. la note 163 de Wolfson. | RZ er {Ph nop (4) I, 66 : Tè ¡iv divertire lepdv Deo vopitew shy Gipnav avaopavev, égos, odolas bvrwv viv rig ov dyidraz Tb Épovra elvan, vedo piv | p. 115-120. Cf. A. di Festugicre, La 6) Etudes an Sean de Scipion, Le Dien cosmique, Paris, 1644, p, 233 et Giara Be sobs daripas. Révélalion d'Hermés Trismégiste, 11 cette Keone, suiv. Voir aussi, pour l'idée de l'initiation dans ce suncluaire,etdans suiv. LXXV, 1962, mon article Sur les myslères d' Eleusis, p. 40%

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(3:Op.laud.I,p.273,+;.vd isMlvEpLadc'OrDoetlWbdscimêahéulPx.eeoros‘in,dlgspmpaéconTfO(tzsinelvaMorce1r2afbtinu)o'épglsmedlhaPqw0s5rei4onThu:mdvêpsar,éatbs.1ieu"P,yronmabl.dAe1ciovseténm,XrnlEacosàedtnpviaSrlX,,è(ubmc'tndlopasD.ry,P'ieéqt3mo7uslahrzi'r=0ba75lolx4Dnescé)eiab'dptu2oêT,méh:raqidsecM,vnipnulre8.yét,dmmt’oealégcsaeiinrötu,hlo»pêvDdsèétTn.tbiov,erlegunDiatreIircdd2EàmbsloouptniFàc5evaTsroé.ldu3'niàs:aUypqètoérBxvdpig,elDêmur—aGoé4yavdlitEclusmà,1n)bıüoeé.rq«zdpStuai'slviemnqrügcèpUsol1rdaepmPtc.vP3iangbloucdms,tOeH.rseainh,v:7ImlesepufnaGrB5v-Mt7Lbdpieusl1gawc'r0,éOO«v:nyaos(ic,œmdeStNYlP3tiqsxonTivaéIeh'O2cfrairgne1aeEmpo,scyxi.dtnuéNhTemorlqscoxHvt,:ue'dne—umlso,YCEqTgaiP'estoSdplrnviSeuPétomabsaDg».bceovh',tfrisveéahduoD.lPp2pàm'qfvunetciylahpazr4b,dose'erntgmlapretiqAl,o€sapenuùËcgiarlm.Da>esnt.pmuuest,eroTviocfoIHéuCpst=3Adlticrnao«ev6qs'RugeitlnÈs,WqrE(muéde,raBtàFnf1igyeudS)HRs-rFo1pb.éanètcus7veUi»prndiM9oulepqs,e'4c.tmadxernocl,st.bféuena.DvSitaryèrm1MldseQtop$c0i(lSsux273cnieNyos»)aàtl.n,es xn.4.1a5r,dvP,.¿y(o1)day tmOéaq:silpdjToc(ayeé1cpun'tb3eidó'hxoragcs)télenèrmvupr:.oeaisdbéèc3orljstravmup.eieés'dc0tbdnolr.Rsvm,:ceàoéilextémrG,'mTaEdsgvcgeiuèoPnél—nel(EAstdxuêé.hanrlioo,prteéusvm-ue'b,lnrdtéfQpirqcde)oe1mnE'éualav,souvd.sy9cféedrlimmùneétcaiCdgotsdru,ea(tg'énthmivs5él-ueàbqodez(cta,,islmUxrienléapf-oetPdóxe1M’Edu')a(,'slap0nvéci.«terduAoÉtul’ieqmnsparfsiéou:tvla»cuOpnens.ogyvfetbyéiuIn.’qscpaoaxdebvC.sltuuaiàr,nBvedgfst)mtjous»Ocinajrqrep4.ltaé’uoYeizLxdpvjlcq0twlefmpAi)né'otabr’puàa,IuvüroNé.csmnlaistùoep(C»aeuirdonl,-sspxû'tOaEu.icusdlmerd,sCptil,gheéyoaêupsTlDafAteMr,m.ovÜPnsctébIisyaeùvqueo.Imloré,nucniacdEestdtc'gumPwélRrnhaeiePln'clgabuotsé,he+ledr'réqm,Entoc.iaédfosêugbetmèilnn2yzrcdqramute'm,9ioantéxeeul7rbmürMp.dtlsdpsxn,Pcar»ui'éce.yvAbreèsoqtavctp—.m'dfiuTrPsetlupmndavxvdwèehirosàMaea,tilétorrulsiPebêepqm«manvkgrhtoaDégelrc.m2is«npdiatyenEuru1e8,svi(ttq'lvdrjUiI2nuaeauolrs.tg)dexcntr«uiptG;sxdyqéiq2»ePavpn):é«ruucd5hnelopirsTteaI'32v7p’yaésnrialo(t,ue8w,Wusérm'tldpnigUctG.yaé.dedaoi:r2yblnpjé-dtl,iimP:eAedrflo2anspphq1rl,cetsmé9(téoaqnc«lo02ah3u,ddsri.'egv)6tbe.aiotvsu.plyeràızté..nsar,e

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ÉTUDES PHILONIENNES PIERRE BOYANCE il est évident, ce que Wolfson a mal vu, que Philon adapte tant bien que mal à son monothéisme les Dieux auxiliaires du Timee, Un emprunt aussi caractéristique, touchant un probléme aussi fondamental de la théodicée, montre que, si l’arithmologie de Philon est plus influencée par le pythagorisme, sa théologie est toute into. nicienne d’esprit. ne Conformément à ce que nous disions de la méthode combinatoire des commentaires platoniciens, il n'est pas inutile de rappeler que ces textes du Timée sur les dieux auxiliaires, sur les Nouveaux dieux comme ils y sont appelés (1), et qui sont aussi les dieux astraux out généralement été mis en rapport avec un autre texte, qui a fait l'objet d’innombrables exégèses, dont je dis un mot dans mon article à paraître dans la Miscellanea Roslagni : c'est celui où dans le Phèdre on voit se dérouler le cortège des dieux suivant le char de Zeus, Zeus, qui lui-même a été démiurge et à l’Ame du monde (2). On identifié en dans Philon, De specialibus legibus, 1, 207. VI. SUR DIVERS PASSAGES à trouve la fois l'écho au déjà i 109 étude sur le Songe de Scipion, avait indiqué le paralléle de Cicéron, De legibus, 1,59 (1). Il pourrait y avoir réminiscence et combinaison de Timée, p. 90 ¢ et de République, p. 498 cd (rà Ev8ov Ayarpıara). On songera naturellement ici encore à Antiochus, Le parag. 77 sur l’origine de la philosophie est un souvenir d'un texte fameux du Timee, p. 47 b, cher à Cicéron (2). Le yevog reproduit ici par Philon a été considéré tantót comme une périphrase : ainsi à la manière homérique, tantôt comme ayant un sens plein ophiae philos arium par Chalcidius, qui traduit : quoddam semin pandens. Dans tout. ce qui précède, les deux comparaisons, banquel et spectacle, rappellent librement le mythe du Phédre. Au parag. 82 nous retrouvons l'éyanuarogopoïvrz appliqué .à l'homme, Il reproduit ici r& Zvdov Ayaaumrz de la République Mais «les nombreuses natures semblables aux étoiles » sont « représentées par les arts, les sciences el les théorémes fameux qui gouvernent chaque vertu », ce qui implique, outre la réminiscence e du texte de la République, la connaissance d'une exégése de ce passag à peu près identique à celle qu'en donnera Proclus, quand il entendra par ces statues les vertus (3). PHILONIENS J'indiquerai d'abord que je commente divers passages du De opificto mundi dans la Miscellanea Roslagni (3) : 1) la métaphore de Dieu cocher du monde, au parag. 46 et en d’innombrables autres endroits, vient du Phédre, de Zeus en p. 246 e, le grand tye des 2) la tripartition, intellect, áme, corps, mise en valeur aux da 30, E 69, se retrouve notamment dans le livre V du De finibus cube hei certainement d’Antiochus d'Ascalon, mais vient de Mais en outre le curieux participe est ici incorporé è un rapprochement de ces «statues intérieures », présentes dans l'homme, avec ces statues du cosmos que sont les astres selon I’ Epinomis. I y avail done un commentaire qui faisait ce rapprochement. Mais ce n'est pas tout. Cette identification est elle-méme présentée comme laIl théorie de l’homme microcosme image du ciel macrocosme, le convient de rappeler que c'est lá une théorie bien connue, à laquel Philon a lui-même fait écho ailleurs (4) et dont on trouve des formules semblables chez les auteurs postérieurs (5). Elle a sa source Pour le parag. 69, je commenterai, en complément de ce qui est pit ph haut, le mot dyahparopopoïvra appliqué à l'homme partiler, qui porte en lui l'image de Dieu. Richard Harder, dans son (1) P. 424. (2) P. 246 e-247 a:È T@ 8 8 Ererar rat orparız x Üedv se nal Satudvev, Beds presi!Cr ps vevendre, ees TON Si ieee bonus ty tH tay Bwbexx Aid xarà cereey- L. Robin aen ok noe chen a et la re den À p as ler approchement fait (3) P. 234-242 (Sur l'exégése hellénistique du Phèdre). si souvent , avec le (1) Uber Ciceros Somnium Scipionis, dans les Schriflen der Königsberger Gelehrtengesellschafl, VI Jahr, 1929, p. 18. Guil, Budd, Congrès (2) Le platonisme à Rome. Platon et Cicéron, dansle Assoc, moins de huil fois, pas cite ne Cicéron de Tours el Poiliers, Paris, 1953, p. 215. Cicéron, avec un juste sens du grec, est pour lu périphruse. {3) Comment. in Alcib., 190, 10, p. 8x, Westerink. Noe, 28 ; De migr. (4) Heres., 155-233 ; Migr., 220; de prov., 1, 4"; devil,plant, Il, 197, 1. Mos., de 71: Abrah., de ; 58 Abrah., 220; De poster. Caini, (Beitrage zu der Geschichte gistns (5) Josef Kroll, Die Lehren des Hermes Trisme 248; Fribourg en Breisgau, 1412zur PGeiste der Philosophie des Mitlelallers, NID), s» g Beitra Ein um, Somni Karl Mras, Macrobius' Kommentar zu Cicero

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PIERRE BOYANCE dans le Timée, p. 47 b-d et surtout p. 90 cd, mais des origines plus lointaines chez Démocrite (1} et chez les pythagoriciens (2). Dans les Legum allegoriae III, au parag. 115, il est dit fort justement par le P. Mondésert que la comparaison de la raison au Roi et des sens aux gardes de celui-ci se trouve ailleurs dans Philon et Cicéron (3). Mais il est très certain que l’origine de cette comparaison est encore dans le Timée, p. 76 be, où le logos est placé dans la téte comme dans une acropole (ce dernier mot aussi figure chez Philon). Platon y reprend la division tripartite de l'áme dans la République. Le cœur est placé lui-même sig thy Sopugoprxny otxnow. Une autre allusion au même passage du Timée est dans le De somniis, 1, 32. Pour Cicéron, on précisera qu'il s’agit notamment du De legibus, 1, 26, dans une anthropologie qui vient selon toute vraisemblance d’Antiochus (4). Parmi les autres auteurs, citons notamment Galien, De usu pari., 8, 2 (III, 614 K). Les sens y sont dits xafarxeo tiwag Ummperas xai Sopugdpevs pevahou Bacthews. Pierre Bovance. geschichte des 5. Jahrhunderts n. Chr., dans les Silzungsberichle der Preuss. Akad. d. Wiss., 1933, 6. (1) Democrite, frag. B, 349 Diels. (2) Photius, Bibl. cod. 249 (Vil. Pyth.), p. 440 a 33 Bekker. Cf. W. Jaeger, Nemesios von Nemesa, Berlin, 1914, p. 123, Cf. aussi Aristote, Phys., p. 252 b 24 et suiv. (3) P. 236, n. 1. (4) On y joindra Tusc., I, 20 (Ni Dougan ni Pohlenz dans leurs commentaires n'ont vu l’aliusion au Timée). Eius (scil. Aenocratis) doctor Plato triplicem finzit animum, cuius principatum, id esl rationem, in capite sicut in arce posuit el duas parles ei parere voluil, iram el cupidilalem, quas locis suis iram in peclore, cupiditatem subler praecordia locavit; je montre dans mon article de la Miscellanea Rostagni que le « principat » de la ratio vient d'Antiochus. 19 19 2573. BOYANCE (P.). Etudes philoniennes. fev, kt. yr., Fr. (1963), ne 359.360, 64 110, La méthode ullégorique de Philon est fondée en partie sur la doctrine du langage attribuée à Pythagore, H est permis de penser qu'une telle méthode n'était pus inconnue de l'Académie d'Antiochus, L'usage des textes pla loniciens suppose une mélhode de commentaire eelairant Platon jar Platon, de manière à présenter un systeme dogmatique de ‘luton. L'emploi étendu de Parithmologie chez Philon semble bien remonter à la même inspiration d'une Académie pythagori Sante. La division de cette arithmologie selon » la nature intelli- Kible + et «lu nature sensible » correspond à la théorie du monde intelligible professée par Philon et selon laquelle les Idées sont les concepts de Dieu. On peut confirmer notamment pur Pline l'Ancien la thèse de M. Theiler qui attribue à Antiochus Vorigine de cette théorie, présente chez Varron. L'influence du | Timer sur le De opificio mundi est illustrée notamment par la aor des motifs imputés au créateur el par celle de ses auxiiaires.