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Pagina 1
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È,tere
que
Les « Source
de
niza : REG LXXVI
1963 64-110
| s
on, l'attbtimotogio
je
tions, déjà si i Log Pa Reel d'ajouter ä leurs publicades œuvres de Philon dAlesara
a Te la traduction intégrale
ven come
les traducteurs se sont, on peul le dire, bien acquitlés de cette
partie de leur fáche. La seule réserve pourrait concerner certains
ce passage ne fait pas qu’annoncer, il signifie « indestructibilité ».
Philon, les réminiscence
s de Piat
Tr
65
termes techniques, rendus un peu trop lächement. Par exemple,
De somniis I, 181 äoÜxpoix n'est pas seulement «immortalite » ;
appliqué à l’äme, comme dans le titre du trailé de Numénius, que
ÉTUDES PHILONIENNES
,
n
doc Aidi
onie
ETUDES PHILONIENNES
Il y aurait plus de réserves à faire sur les notices, notice générale
due à M. Roger Arnaldez, notices particulières des divers traités.
Un des collaborateurs, M. Pouilloux, a déploré quelque part
( Bulletin de U’ Associalion Ernest Renan, 1961, p. 135) qu'en France
on ait depuis Bréhier trop peu étudié Philon, et cela est vrai. Mais
il apparaît vite que, si les présents éditeurs (ou certains d'entre eux)
Revue,
ont fait un effort certain pour assimiler la littérature spéciale relative
Pere Daniélou (1). l'importance de
à Philon, si M. Arnaldez en particulier (qui avait présenté comme
7 hg la recherche. II
faut se féliciter
these secondaire de doctorat à l'Université de Paris ébauche de
sa présentation du De opificio mundi — ce qu'on est surpris de ne
l'Université de Lyon. Il faut se télteties AA n cm
pas voir rappeler) nous donne des analyses utiles et précises des
principaux travaux de l’érudition, ils n’ont peut-être pas toujours
de l’histoire de la pensée hellénistique et romaine (où Cicéron est
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ce penseur dans [état
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«Pat dit
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MM. Arnaldez, änderte Po n 7 an
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texte est en RE eae <a Porte sur la traduction. Le
place
dans Ja Sr
de l'édition
Cohn-Wendland. Si l'on se
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urs, on
considérera que cet effort
dur
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reconnaissant d'avoir mis
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u lecteur français une œuvre dont l’abord nene
lui étail pas aisé,
Avec des qualités diverses, plus dé
légance ici. plus de
fidélilé la,
(1) C. r.
de
Jean Danié)
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(2) Philon d'Alexandri
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Es patronage de l’Univer
sità de eg N
par
R.
Arnaldez,
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Œuvre
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Publié
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sous
désert, Paris,
J,
Pouillaux
Editions du Cerf
RS
|
. : Tome 1, Intr
oduction générale
et De
opificia mundi. Introduction, traducti
1961, 260
p, — T
»
traduction et notes par Roger Arna
-8o
1961, 103 E Lu a si polesine: I ntroduction, etc., iu ba eh i
ia
etc. par A, Beckuert, 1961 = Gems el poenis; De ersecrationibus,
par Claude Mondésort, e
ni — Tome 2. Legum allego
Par R. Arnaldez, A.-M V ‘ ith Pi
Tan
10
De om ns
riae, Introduction
ete.
ones pe virlutibus, Introduction. t &
M.-R, Servel et
P. Delobre,
1962, 160 ai
Tome 11-12. De ebrielate, De ori = a re ee 1962,
161 p. — Tome 7-8. De
Gigantibus
etc.,
par A, Mosés,
1963,
154 p.
oduction
, ete.,
on
“+
as
Quo
d Deus sit
instant envahi par des notions de cosmologie, dont on peut bien dire
que même sa théologie reste tributaire, Nos auteurs n'ont pas Pair
de se douter qu’en France aussi de telles notions ont été objet de
recherches, par exemple pour Cicéron. Philon pratique sans arrêt
d'un bout à l'autre de son exégèse la méthode allégorique. Or cette
méthode a donné lieu en France toujours à des recherches étendues
i
]
e.
important), des problèmes qui se posent à elle aujourd'hui une
connaissance intime et personnelle. Par exemple Philon est 4 chaque
pa
par J.
Gorez,
|
1962
immulabilis, Int
roduction,
et fructueuses pour Philon : celles de Franz Cumont, de l'abbé
Buffière, de M. Jean Pépin. Aucun de ces noms n'apparait ni dans
la notice générale, ni dans les notices particulières. (Pas davantage
n'est mentionnée mon étude de la théologie de Varron.) Toute
affirmation de l'originalité de Philon est hypothéquée, si l'on
n'envisage pas d’abord avec précision el rigueur l'étendue de ses
dettes au néopythagorisme et au stoïcisme.
Il est bon d'arriver à sa tâche avec des définitions claires, comme
celle-ci que je trouve sous la plume de M. Pouilloux : « En fait,
tradition juive et pensée grecque semblent radicalement hétérogènes,
l'une fondée sur la présence d'un absolu, infini, inconnaissable eb
REG, LXXVI, 1963/1, n° 359-360.
Pagina 2
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)incommensurable, l’autre
tout
entiiéère humaine, occupée
de
,
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de toutes choses, » (p. sl qui en définitive l’homme reste me
fection et de finitude ,
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spécialiste.
leà Dieu de Philon doit au em.eu leIincon
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ae à pi_ E = texte fameux du Timée et Dinia
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(Revue de philologie
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De opificio mk poni; meme pour un traité qui, comme le
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présenté
édition,
vaio Hi une sorte de Timée hébraïque. Nous allons
line parta, à aussi les échos d’Aristote, en particulier È
l'éd. Mondäsert , En US aux Legum allegoriae, p. 101 de
(cf. p. 209) an a avre qui lui (à l'âme) était liée, le corps »
age célèbre fragdu Prod'un passrecente
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Philon s’est formé. jugeatt authentiques dans les milieux où
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On peut regrette
d'une œuvre de Philon aux que si peu de renvois soient donnés
3
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à satiété, et que ces ré 7 ux autres, alors que cet écrivain s'est répété
len idos ci tac ne ie — permettent
à ‘la fois de déceler
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= les textes plus explici ni els
5
+:
il tient et d'éclairer les allusions
Je préfère remercier
les auteurs neue Sur e critiques?
et qui facilitera ite d est, je l’ai dit, l’essentiel de leur contribution
ais pourquoi
67
ETUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
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Je serais un
pages qui suivent.
ingrat de ne pas leur en montreressurtou
t de la one n
LON
I. SUR LA MÉTHODE ALLEGORIQUE DE PHI
L'intérêt s'est porté dans ces dernitres
gorique :
années sur la méthode alléste
non seulement chez Philon, mais, j'y insimai
s aussi pytha, plus généralement à la fois chez les auteurs grecs ( stoiDelatte et de notre élève
M. Armand
goriciens : voir les travaux de
, dans
chez leu rs élèves lalins (Varron par ex.)
ciens,
r F. Cumont, mais aussi
Part funeraire hellénistiqueetelderombeaainuco(voi
up d’autres}, chez les Pères
commun, M. Detienne),
de M. Garcopino
aussi
celle et Daniélou, eux
de l'Église (voir par exemple MM. Cour
synthèse, quoique incomplets
avec bien d’autres). Deux livres de
r l'abbé Bufliere :
les livres
reint pou
sur leurs thèmes respectifs, —re,plusplusrestvast
chez M. Jean Pépin,
l'exégèse symbolique d'Homèt matériel et eidée
permettent
__ ont rassemblé utilemen Leisegang et les. P.IlsDaniélou ont
d'enrichir et de nuancer ce que
res sur l'allégorie philonienne s,(1).une
dégagé des recherches antérieuPhil
à la suite des stoîcien
Leisegang distingue chez on,
e
e morale. Cette dernière se subdivis
allégorie physique et une allégori
e
iqu
tion des vertus, pure symboluels
elle-même en deux : personnifica
lles. {ei Philon se servait des man
des vertus ou des forces spiritue
plus
ière forme de l’allégorie, sela ave
d’etymologie. Pour cette dern
c
ae, Leisegang pen
importante dans les Legum allegoridan
ophil
ines s les mysteres et la aura
Heinemann (2) qu'elle a ses orig
it
on
Phil
que
ée
avait émis l'id
sophie présocralique. Heinemann
el
es
eut
rap
et chez les Thé
eu des prédécesseurs chez les Ess«laéniens
tion
de l'interpréta
leur aurait dû en particulesier». À laconsuitcepetioden Bréh
l’abbé
allégorique comme mystèr sens physique ou astronieromi(3),
b) le
;
que
Bulliere distingue : a) le mique; c) le sens spirituel applicable
sens spirituel à l'échelon cosou (4), il y a également d'abord une
à l'âme. Pour le Père Daniél
re el la pensée grecque. Paris, 1956. —
(1) Felix Bufliere, Les mythes d' Homè ines grecques el les contestations judéo-
Jean Pépin, Mythe el altégorie. Les orig
e,
ten dans le P.W., V A, col. 2327, 46 el suiv. H. Leisegan
(2) Article Therapeu
art. Philo, ibid., XX, col. 36-39.
ses de Philon27.d'Alexandrie, 2e éd.,
hiques el religieu
'3) Les idées phil58osop
; F. Buffiére, op. laud., p. 38, n.
chréliennes, Paris, 1958.
Paris, 1950, p. 57- 129 et suiv.
(4) Op. laud., p.
Pagina 3
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)exégése cosmologique: ensuite vient «l'interprétation anthropologique» fmoralis); il institue à cet égard un rapprochement avec
le Tableau de Cébès. Mais «la véritable allégorie philonienne est
celle que nous trouvons dans l’Allégorie des Lois et qui concerne non
plus le cosmos et l’homme qui est dans le cosmos, mais les mystères
cachés du monde hypercosmique et l'itinéraire spirituel de l'âme
qui s'élève au-dessus du monde visible et parvient dans le monde de
Dieu »
Le Père Daniélou s’écarte — sans le dire, et non sans
raison —, de ce que Leisegang avec Heinemann suggérait des
origines de cette allégorie ; mystères et philosophie présocratique (?).
Mais il laisse supposer — et en cela je erois qu'il a tort — que
cette «exégése mystique» serait spéciale à Philon el sans doute
proprement hébraïque.
Or il convient de rappeler 1) que, comme M. J. Pépin l'a marqué
avec beaucoup de force, Philon connaissait fort bien l’allégorie des
poètes — Homère, Hésiode, les orphiques — telle qu'on la praliquait
chez les philosophes grecs (1); mais aussi
2) que cette allégorie
grecque n'est nullement la seule allégorie physique ou morale,
et qu'il y a aujourd’hui des indices précis établissant que l'e exégèse
mystique », qui florira indubitablement dans le monde païen chez
les néoplatoniciens, celle qui concerne l'itinéraire spirituel de l'âme
en route vers la patrie céleste, était déjà constituée en Grèce au
temps de Philon. Si, pour le premier point, on trouvera dans les
travaux de MM. Bufliére et Pépin de quoi l’etablir suffisamment,
le second par contre demandera à être particuliérement considéré.
Comme Pont indiqué notamment Leisegang, l'abbé Bufliere,
M. Jean Pépin,
69
ÉTUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCÉ
Philon connaissait bien l’exégèse d’Hesiode et
d'Homère. Nous en avons une double preuve. D'abord — et elle
suffit — ce qu'il déclare expressément dans le De prouidentia, II, 80.
; leurs commentasous les récits (sentenliae sub rebus comprehensae) depui
s leur époque
teurs sont innombrables, dont l'admiration dure
ae m
même jusqu’aujourd’hui. » Sententiae sub rebus comprehens
lá h
par
dre
enten
nous dit pas clairement ce que nous devons
e
allégories physiques? allegories morales? Mais la seconde preuv
le permet el c'est celle qu'on peut Lirer des rappel que prat Philon
ere.
d'exégèses particulières de certains passages d Hésiode et d’Hom
par
et
DI
Les quelques faits recueillis par l'abbé Bullicre s| (3), ou par
M. Pépin (2), et avant eux par Bréhier, qu'ils ont ulilis travaux,
Franz Cumont (4) et moi-même (5), don ils onl ignore les iquerai
pourraient être aisément multipliés (el Pen ai relevé que j'ind
quelque jour), mais ils sont déjà trés significalifs.
que
Ils permettent à Pabbé Bufliere de remarquer HOMME.ciens,
atoni
Néopl
ce que dit Philon « correspond à la tendance des
que,
qui, pour l'exégèse d'Homère, ne s'intéressent plus au sens physi
de l'âme
mais cherchent dans les aventures d'Ulysse l'histoire
offrait
leur
e
omer
en marche vers la vraie patrie. « On voit qu’H
jene
dans
cette allégorie dont Leisegang voulait chercher l'origine
Danielou
sais quels mystéres et chez les présocratiques, el que le eP. origi
nale.
comm
ou
considérait apparemment comme judaïque
e
thèm
le
que
hit
Rien ne devrait moins surprendre, si l'on réfléc
ique —
illustré — celui de l’âme s’élevant vers le monde hypercosin
e
est lui-même tout platonicien et grec d'origine, remonte au Phèdr
pas se
combiné au Timée. Le seul tort de l'abbé Bulliére est de ne iper
antic
demander comment il se fait que Philon pouvait ainsiaient être
sur les néoplatoniciens. Puisque les stoiciens ne pouv d eux. |
invoqués par lui, il eül convenu de chercher en dehors Origene
Nous ne sommes pas démunis du moyen de préciser.
à peu
connaîtra des exégètes pythagoriciens d’Homere (6). Il est
Philon explique à son contradicteur Alexandre, qui reprenait sans
doute la critique de Platon, qu’Homére ne blasphémait pas les
dieux. Mais — je cite ici la traduction de M. Pépin — il lui disait :
« Tu ignores, 6 ami de la sagesse, toi qui parfois fais fond sur ces
vers pour accuser de folie l’ensemble du genre humain, qu'il n'en
va pas ainsi. Car si la gloire d’ Hésiode et d'Homère atteint jusqu'aux
extrémités de la terre, la raison en est aux enseignements enfermés
(1) Op. luud., p. 480.
2) Op. laud., p. 234.
=
p. 62 et suiv. | :
E Du moins Pépin. Cf. Emile Bréhier,nop.chezland.,
Philon, Keone de philologie
(4) F. Cumont, Un mythe pylhagoricie
u
1,
les Mélanges Féliz Grat,
(5) Le e el Uharmonie des sphéres, dans
a
y
|
p. 6 el suiv.
1946,
a
Thy Hudayogeicv dor
péuvrjiat SÈ Taga TIVIYHÉV
(6) ‘tos Gelse, VII,lx6 :mapa
op.
re,
Buflie
FE:
Cf.
OV
....
7G novizi; RERC
Yavrı regi vw èv brovo
dont use
XLIII, 1919,
p. 78 et suiv.
pour designer Vallégorie est celui
laud., p. 530. Le terme d'érévorz tre
un indice d'ancienneté,
(t) Op. laud., p. TH.
Platon, Rép., 378 4. Il est peut-ê
Pagina 4
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)près certain que c'est d'eux qu'il s'agit, à la condition de préciser
que
sont
ces
« pythagoriciens».
Et
cela
aussi
ne
sera
pas
impossible. En attendant, il convient tout de suite de mettre en
lumière ce que j'avais relevé à propos du livre de Franz Cumont
sur la symbolique funéraire des Romains (1) et qui est à peu près
passé inaperçu de tous les auteurs que j'ai nommés plus haut, mais
que je crois bien avoir signalé à M. Arnaldez lors de sa soutenance
en Sorbonne. L'exégése philonienne des récits bibliques se fonde sur
la théorie pythagoricienne du langage. A maintes reprises il y est
fait allusion par l'auteur juif, Une grande difficulté surgit, dit-il (2),
quand on pense que les noms viennent de la Üéou et non de la bore.
La solution est une solution intermédiaire. La Oéo:z est conforme
à la nature, quand elle est l'œuvre d'un homme supérieur, d'un
homo sapiens scientiaque praeslans. Ceci est le fait du sage seul,
ou plulöt du premier homme id est d'Adam.
Philon
lui-même, cette doctrine?
71
ETUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
D'où vient, selon
Des philosophes grecs qui ont
déclaré sages les premiers qui ont élabli les noms pour les choses (3).
Quant à l'attribution au « premier être engendré » (Adam), elle est
due à Moïse, qui en cela a surpassé les philosophes. Philon nous
donne des exemples de ces noms sagement institués : ainsi celui
de la décade (4) (on remarquera qu'il s’agit d'une notion de l'arithmologie, spécialité des pythagoriciens), ainsi celui de xuvopute (5).
Ailleurs il sera dit, un peu différemment, qu'à l’opposé du vulgaire,
(1) La symbolique funéraire des Romains, dans la Revue des études anciennes,
——"XLV, 1943, p. 295 et suiv.
qui applique aux choses des noms « qui en différent », Moïse établit
des noms qui sont « des révélations expressives des choses » (1).
Ailleurs encore il est rappelé que ceux qui ont institué les noms
étaient indubitablement des sages et ces noms étaient comme
des miroirs (2). Il est intéressant de remarquer que cette comparaison des noms à des miroirs sert dans le De vila contemplaliva
à rendre raison de l'exégèse pratiquée par les Thérapeules (3).
Dans le De opificio mundi, pour en venir enfin à lui, il est question
de l’épithète de reheopópos donnée à l'hebdomade «par ceux qui
savent user dans leur sens propre (xupíws) des noms » ; également
au parag. 147, à propos du mot extra « de ceux qui au principe ont
articulé les noms pour les choses, parce qu'ils étaient sages ».
Quels sont les philosophes que Philon désigne comme les auteurs
de cette theorie? Les commentateurs de sa méthode allégorique
ne se sont guère souciés de le savoir. Émile Bréhier, lui, parlait de
Platon et du Cralyle, où ce qui est dit du nomothète, législateur
primitif du langage, rappelle quelque peu la théorie philonienne (4).
A l'appui on peut faire valoir que Philon use pour ses exegeses ges
étymologies du Cralyle (5). Mais il est aisé de voir que l'expression
même dont use Philon n'est autre que celle que dans les Tusculanes
Cicéron attribuait à Pythagore (6). Il ne devrait, selon nous, faire
aucune espèce de doute que c'est à Pythagore que Philon entend faire
allusion, car la formule reproduite par Philon et Cicéron était célèbre.
Elle est ce qu'on appelle un akousma pythagoricien, une des
maximes de cette espèce de catéchisme à l'usage des fidèles de la
secte, qui, d'après les recherches de M. A. Delatte, auraient été
(2) Quaest. in Gen., I, 20 : Magnam haesilationem philosophiae studentium
erposuit admonendo, nomina ex posilione esse, minime vero ex natura. Namque
aple singulis naluralis accedit nomenclalio, quum homo sapiens scientiaque
praeslantior inlerveniat, Ei profecto propria est menle sapientis solius, immo
primo terrigenae positio nominum. Quoniam oportebat principem generis regemque
universorum lerrigenarum hanc quoque sorliri dignilatem. Cf. le parag. 148,
(3) Legum Allegoriae, 11, 15 (commentant Gen, I, 18 suiv., où seraient des
réflexions mepl tij¢ tiv dvouérow Vtorws) :
Kal yap ol map’ "Edgar puo
gopobvres elmov elvat aopods Tabs rpwrous ros mpdyuao: cx dvépara Odvras.
Mateos dè ductvoy ón rp@rov piv of mo rüv rgóregov, DIA 70 KE TU
YEwwuév xt. Cf. De Cherubim, 17.
(4) De Decalogo, 5 :
Ilxp' 5 por doxoder xal ol rporo a óvópara roc
mpkypact Béuevor — copol yap haav — eluóros abriv rpoaxyonchant Sexdda,
Ooavel BEyadx obaav ragà +d Séyeolat xaì xcywpyxtvar ti yévy mávta riv
div xal Adywv ray xa” dovOudv xal évaoyiov apuoviv te xxl cuppevidy.
(5) Vit. Mos,, 1, 23
:
xuvopulag,
bvondtav — oogol yap Foav.
Av
eriums
txddecav
of
Meral müv
(1) De Cherubim, 17.(56.
|
|
u
(2) Quaest. in Gen., IV, 194 : ... proul per nominum impositionem denolans
fabricalionem ipsam... Nominum enim posilores haud dubie sapientes sunt,
ponentes sane nomina rerum declarantia, quibus lanquam ez epectilo lam proprielales rerum quam figurae evidentiores (cf. De Cherubim, Bi Evapyzını
.
mpaypiroyv... tupavrınararar.)
;
(3) De vita contemplaliva, 78.
(4) Op. laud., 285, renvoyant à Cralyle, p. 430 ab,
(5) Cf. Bréhier, loc. laud.
.
(6) Tusculanes, 1, 62 : Ex hacne libi terrena morlalique nalura el radura concreta ea videlur, aul qui primus, quod summae sapientiae Pythagorae visum, &
omnibus rebus imposuit nomina, aut qui dissipatos homines congregavit...?
Rapprochement déjà fait par Colson-Whitaker, 1, p. 479.
Pagina 5
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)recueillies dans le traité aristotélicien «Sur les pythagoriciens » | 1).
Clément
d'Alexandrie,
dès
:78
ÉTUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
72
l'antiquité,
qualifiait
Philon
de
pythagoricien. Il songeait sans doute à la très grande place que
theses
Varron était l'élève direct. d’Antiochus, dont il défend lesrappeler
de
dans les Académiques (1). Il n'est pas hors de propostul
ae
—
avail
qu'il
que Varron lui aussi pythagorisail,
, à ce
tiennent chez lui les considérations sur les nombres. Cette arithmo-
Philon — composé un traité d’arithmologie (2) et que même
logie a de nombreux échos dans les traités récemment publiés et
que
notamment dans le De opificio mundi: nous allons revenir sur la
question de sa provenance. Pour l'instant il nous faut nous demander
s'il n’y aurait pas quelque source commune, à laquelle ces deux
auteurs, si proches dans le temps et si souvent apparentés. Philon et
Cicéron, emprunteraient ce qu'ils disent de la formule pythagoricienne du langage. Nous avons déjà suggéré ailleurs (2) que cette
source doit être cherchée dans l’Académie revenue au dogmatisme
d’Antiochus d’Ascalon. Au livre I des
songé
à
cet auteur pour le
Tusculanes, on a souvent
platonisme quelque
peu
teinté
du
matérialisme stoicien qu'on y découvre. Les lignes sur Je langage
et Pythagore font partie d'une preuve, platonicienne d'esprit, de
l’immortalité
de l’âme,
cette
immortalité
étant établie
par
le
caractère divin des opérations de l'intelligence humaine
; Cicéron
(aux parag. 38-39) développe la thèse que la croyance à l’immortalité
de l’âme a été transmise de Phérécyde à Platon par l'intermédiaire
des pythagoriciens. Nous verrons plus loin que cela s'intègre dans
l'histoire de la philosophie telle que la professait sans aucun doute
Antiochus d’Ascalon. Une confirmation trés précieuse, en ce qui
concerne l'akousma
pythagoricien,
peut
être
tirée
du
fait qu'il
figure chez un autre contemporain, lui aussi apparenté à Philon,
Varron dans son De Lingua latina: ce dernier aussi invoque « ceux
qui les premiers ont donné leurs noms aux choses (3) », Or on sait, el
notamment par l'insistance que Cicéron a mise à le rappeler, que
(1) La formule pythaguricienne est : TÍ TO copestasov | ...... delzegav St 4
tà èvéata rois rotyuaot Béuevos (Jamblique.
HIV;
Proclus, In Cratylum, XVI, p. 5, 27,
sur la littérature pythagoricienne, Paris,
V.P., 82;
Elien.
Var, Hist,
Pasquali). Cf, A. Delatte,
nous assure Pline l'Ancien, il se fit enterrer selon les riles
.
>
.
,
trés cru
pythagoriciens (3) Voila qui éclaire d’un jour
de l'Académie dogmatique d’Antiochus.
We 7
Pelat
d’ se
il
d'esprit
o
Si le principe qui est à la base de Vexégise allegorique View
qu'il
done du platonisme pythagorisant, pouvons-nous admettre peur
nous
que
e
trouv
se
1
en soit ainsi de Pexégóse elle-mème?
une autre rencontre entre Cicéron et Philon qui permet de l'élalivre du
blir. Je l'ai brièvement signalée dans ma recension duement
. De
P. Daniélou (4); il convient, d'y revenir ici plus longu
ias,
inic
les
par
l'aveu même de Cicéron, unanimement, admis
ón
le livre V du De finibus met dans la bouche d'un peripalétici :
éclectique, Calpurnius Pison, l'exposé de la doctrine morale d Anto
chus d’Ascalon (5). Or, & propos de la puissance extraordinaire
que peut revétir chez l'homme la tendance à la soe est
invoqué ce que dans l’Odyssée Homère a dit, des Sirènes : « N eque
enim uocum suauilale aut nouilate quadam el uarielale cantandi
reuocare eos solilae qui praeteruehebantur, sed quia multe se scire
profitebantur, ul homines ad earum sara discendi cupidilale aulaerescerent. » Suit la traduction des vers donnant le chant des Sirenes.
Puis : « Vidit Homerus probari fabulam non posse, si canliunculis
lantus_uir irretitus tenerelur; quam non eral mirum zupienliah cupido
palriam cariorem esse. » (6) Homère est done un maitre de vérité.
Les Sirènes symbolisent l'attrait de la science sur le prualosggts,
lui-méme représenté par Ulysse. L'analyse de Cicéron n est sans
vante Ulysse
doute ici pas tout a fait complète. Il oublie qu’Homére
’
4 L’attr
} NN s.
aitj
;
Sirène
des
chant
au
r
pour avoir eu la sagesse de résiste
qu’elles symbolisent, celui de la contemplation, peut done étre
Études
1916, p. 281.
(2) Philon d'Alexandrie, Revue des éludes grecques, LXNII, 1959, p. 379.
(3) De lingua lalina, 8, 7. W. Spoerri a très heureusement
rapproché
ce
texte de celui de Cicéron et de Philon, Leg. alleg., 11, 15, Saisissons cette
occasion de signaler aux exégètes de Philon la grande importance
pour l'étude
de la pensée hellénistique du livre de W. Spoerri, à la vaste érudition
duquel
Jes comptes rendus n'ont pas rendu tout l'hommage mérité (Spdthellenistische
Berichte über Well, Kultur und Gölter, diss. Bâle, 1959
‘= Schweizerische
Beiträge zur Alterlumswissenschaft, Heft 9), p, 139).
>”
(1) Sec. Acad., 1, praef.
2% Intitul& De principiis numerorum libri JA.
|
|
no,
pe Hist. nat., XXXV, 160. Cf. sur l'importance de cette notice J,203Carcopi
el sulv,
La basilique pythagoricienne de la Porle-Majeure, Paris, 1926, p.
(4) Art. cilé, p. 379.
(5) De finibus, V, 13.
|
e
(6) De finihus, V, 49. E. Bréhier, op. laud, p. 283 rapproche tout 1 cre
sur la vie contemplative (48-55) de Philon, De Abrah. 65; De ebr.,
Pagina 6
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)PIERRE BOYANCÉ
ETUDES PHILONIENNES
excessif, Il peut nous faire oublier notre but. Mais c'est
le cas de
oublier patrie, maison, amis + en en tenet
74
nous souvenir qu'Antiochus n'était pas un partisan de
la pure vie
contemplative : comme Varron (1), comme Philon
(2) — et c'est
une nouvelle rencontre importante — il défendait la vie mixte,
celle
qui donne sa part aussi bien à l'action qu'à la contemp
lation (3).
Dans le De finibus on pourrait évidemment supposer que
Cicéron,
avec sa grande culture, sa profonde connaissance d'Homère
, a tiré
cet argument de son cru, — encore que la subtile bizarreri
e
de
celui-ci ne soit guère dans son tour d'esprit —, s’il ne se trouvait
que le même mythe homérique est également commenté par Philon
et par Plutarque, non point tout à fait exactement de la même
manière, mais aussi avec la persuasion de la sagesse d'Homér
e el
la liaison du mythe au théme de la contemplation. Pour Philon.
comme pour Plutarque, ce que les Sirènes font entendre,
c'est. une
musique toute puissante, comparable à celle de l'harmonie
des
sphères (4). Si nous l'entendions, selon Philon, elle nous
ferait
(1) Ap. saint Augustin, Cité de Dieu, 19, 3 x Er tribus
porro illiz vilae generibus, olinso, aclnosn el quod ex ulroque camposilum est, hoc
lerlium sibi placere
adseverant (id est : Academici), Haec sensisse alque docuisse Academicos
veleres
Varro adserit, auclore Antiocho magistro Ciceronis el
suv. Il est évident que
Varron et Antiochus suivent leur autorité hobituello.
(2) R. Joly, Le thème philosophique
classique. Bruxelles 1956, p. 173-174.
des
genres
de
vie
dans
troverse sur les genres de vie a son reflet dans le Cum dignilale
olium du Pro
Sestio. Pour la recherche de l'inspiration cicéronienne, peut-être
ai-je alors
insuMsamment tenu compte du De finibus V, de Varron et d’Antiochu
s, mais
je ne me suis pas éguré en orientant vers le Péripatos,
puisqu'Antiochus voit
dans ce dialogue ses thèses défendues par un péripatéticien,
Culpurnius Pison,
de Platon
(Cum dignilale otium, Revue des études anciennes, XLIII,
1941, p. 172 et suiv.
Cf. R. Joly, op. laud., p. 158 et suiv., p. 163) .
(4) Philon, Quaest. in Gen., 111, 172 : ... illum vero cantum
caelestem haud
large eziendit usque in terram creator sicul el radios solares, praevenien
s curam
gerere propler genus humanum. Excital enim (talis cantu8)
insaniam in auribus
ef indomitam uoluplafem afferens animo, facit ut contemnatu
r cibus el polus
alque fame morle approperante fere moriamur ob cupidinem
cantus: quod si
Sirenum cantatio, ut Homerus dizit, ila violenter invilal auditores,
ul oblivioni
tradant patriam, domum, amicos et cibos vitae necessarios,
quanfo magis perfectissima illa et summa harmonia praedita alque vere caeleslis
i
et a la divination. Philon a ailleurs
une E
j
délire
dea à l'Odyssée y
des sphères et à cet effet qu'elle produit ; né pak, carla reprise
lus voilée, mais elle est rendue certaine er si r
qui définissent effet de AE
Eng eu
este o(1).
em
Plutarque opposera, de SU pee PAN
ui avant les
pagnons (2). Ceux-ci ne pergoivent pas la ie < | a e
oreilles bouchées non par de la cire, mais par n chair | : A bar
Quant à Ulysse : « Telle âme in on oan ‘a ux plus
se souvient: el ce qu'elle éprouve ressemble aux ]
|
er
furieuses amours : l e désire, elle aspire el ne peut Sarracher au
as
ce lernier trait que la
au mat. a
attacher ies
sagesse d'Ulysse qui s'est fail, comme on sail,
-
corps.» 1) faul sans doute entendre par
s : nous avons un rapper nt la con
slg
été de vouloir re ster dans le corp
été
A
a
dans Je Phédon
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' nonO
| iciide te Ile qu’efle è ait pro
i du suic
Jamnation
e Vattribue à Pythagore (5)
di telle que Cicéron dans le De seneclutprés
de ies a
Chez Philon et chez Plutarque la un ence
Lee 7
phères dans l'allégorie des Sirénes est trait¿pub
autre|
el unf
liqueg
heifinal de la Répu
inet, quii rapp|elle à la foisi le mytythe
vi
|
co me
the he com
ce myt
kousma de la secte, apparen té à
a
peut
M Delatte (4). Chez Cicéron il s'agit de la science, ce qui
l'antiquité
(3) Le texte cité n. 1 est confirmé par De finibus V, 55 et suiv.,
sur la nécessité de l'action impliquée par la nature humaine. J'ai montré
que cette conet que ce platonicien éclectique se recommandait d'Aristote ainsi que
.
musica attingens
instrumentum auris cogal insanire ac divinare? Le mythe des
Sirènes (venu
de la République, cl. infr.) est combiné à celui des cigales
(Phedre, p. 259 b
et sulv.). Lu phrase Excital, etc. traduit Phédre, 259 be.
: O97W¢ dipa tives Tv
?
1
..
«
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E NA. TUTO
Dati Denil, 1, 35, : 6 Sé odpavos del erde KATA TAG in de de
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Eylvovro olotpot ws wa iv anna ROC 476-481.
fc sa pavudders
s convivales, IX, xiv, 6, 4. CI F. BuMere, er pii natio
mare n
2) Quaestione
iniussu imperaloris à cate
73 : Vetat Pythagoras
ta ioneDe senectule,
aa
;
vitae
decedere. Cf. Phedon,
p. 62 be. Ed
inet
E O Bing = 617 b. Jamblique, V.P., 82 : Ti ys jr x A ant
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as e ia p. 259 et sulv. ; Pp. Des pei des Les
« Sur
les oracles
de la Pythie », Revue des éludes anciennes, Xl 1 38, oes ua bea
M
el Vharmonie des sphères, Mélanges Feliz Gral, ’
esa Li csi
sie ig fait, pour comprendre les sirènes de la /tépublique,
le voyage des
autv. = bastion identiflant à une traversée de la sl je ais
ae
> pas
satriees céleste.
sur ces croyances
âmes Pag
et les rites
10 Antiachus,
chez lesCS,
philosophes
grecs, Paris,
1936, qu
p. aa
pars
Le culle
: i
jatonisme n'ont fait que retrouver les origines Py
Pa
o ‘an di République, aidés en cela par les recherches
d'Aristote sur les symboles pythagoriciens.
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Pagina 7
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)’AE0TROTTHsdyptEreußipavxaldeopàtkAbasıyhabmianiafeys
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Pagina 8
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)ETUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCÉ
déjà ce qu'Aristote aflirmait dans la Métaphysique (1) :
Platon
a combiné à l'influence socratique, qui ramenait à la considéralion
de la morale et de la connaissance de soi, l'influence pythagoricienne,
qui conduisail au cosmos, et cela à la suite de son voyage à Tarente
auprès d'Archytas.
Nous ne pouvons pas ne pas nous demander si Antiochus avait
raison, Les historiens modernes, qui ont voulu minimiser l'influence
pythagoricienne sur Platon et ses disciples immédiats ou la ramener
à celle du seul Archytas, traitent bien légèrement une histoire
antique de la pensée platonicienne qui remonte en son principe
79
Académie et nous avons vu comment Antiochus se -Toprosontali
la formation de Platon. Ce sera une vérification pobiiene: quand
on constatera qu'un de ses éléves immédiats, Eudore d Alexandrie,
nous a transmis une notice essentielle de l'arithmologie pythagoricienne, dont on découvre l'influence sur la AA
philonienne de la divinité (1), quand on verra que le méme use
avait commenté le Timée (2), une des œuvres de Platon où Pon a
voulu toujours retrouver avant toute autre l'influence de la ei
Ces vraisemblances, Lirées de la situation respective des positions
philosophiques, ne deviennent-elles pas des cerlitudes, quand "i
à Aristote.
constate que ce que l'on sail de l'histoire d'Antiochus va “ ce sens?
de pythagorisme et de stoicisme qu'on trouve chez Philon, s'impose
sa vie (3) et qu'il a eu à Alexandrie un élève, cel Eudore que nous
Il n'est pas sans intérêt d’autre part de remarquer
combien Antiochus d’Ascalon, pour ce platonisme teinté à la fois
comme inspirateur mieux que ce Posidonius, auquel on a si volontiers
Nous savons qu'il a enseigné à Alexandrie à une certaine époque ps
venons de nommer (4). Au total nous sommes fort loin de disposer
songé autrefois (2). En ce qui concerne l'influence de l'Ancienne
pour Posidonius de ce faisceau convergent d'indices el de preuves,
Académie, s'il est vrai que le stoïcisme à ses origines a pu en
dépendre, comme le soutenait précisément Antiochus lui-même,
traitant presque Zénon de voleur de Xénocrate et de Polémon,
de l’ancienne Quellenforschung.
qui pèse certes de plus de poids que les combinaisons mécaniques
quelle raison spéciale aurait eue un stoicien comme Posidonius
d'insister là-dessus, et d’affaiblir ainsi les raisons qu'il avait de se
rattacher à sa propre école? Par contre il est bien caractéristique
que c'est par Varron, qui se proclamait élève d’Antiochus, que nous
ont été transmis certains fragments de Xénocrate (3). L'intérêt
pour le pythagorisme se noue étroitement à ce retour à l'Ancienne
el sludiis illis dedisse, [laque cum Socratem unice dilexissel, eique omnia tribuere
voluissel, leporem Socralicum sublilitalemgue sermonis cum obscuritate Pythagorae
el cum illa plurimarum artium gravitate conteruit. La source du De republica
est révélée par ce qu'on lit de semblable De finibus, V, 87 (dont on
sait qu'il
vient d’Antiochus). La mention de Timée de Locres montre bien que dans
les
Il. SUR LES REMINISCENCES DE PLATON
Le De opificio mundi est évidemment influence pet le Timée.
dans l’ensemble et dans le délail. Notons maintenant pour
l'ensemble que le sujet est en gros le même : la genese du mien
Cette Vérité n’a pas échappé, il va de soi, à M. Arnaldez (5). Mais
comment peut-on se représenter la connaissance que Philon a eue
du dialogue de Platon? Il n'a pas échappé non plus a M. Arnaldez
qu’il y a eu des-commentaires de ce traité. Mais il croit pouvoir dire
qu'ils s'étaient, avant Philon, attachés uniquement aux « passages
milieux fréquentés par Cicéron le Timée passait (à juste titre !) pour d'inspiration
pythagoricienne; c'est pourquoi du reste Cicèron avait mis sa traduction
de
ce dialogue dans la bouche de son ami, le néopythagoricien Nigidius Figulus,
comme il est chez Platon dans celle de Timée,
(1) Métaphysique, 1, 5, 586 b. Dicéarque, son élève, fait de même (Plutarque,
Sympos.
V111, 2-2; 1. Lévy, Recherches sur les sources de la legende de Pythagore,
Paris, 1926, signale, p, 49, n. 4, que « ce jugement a encore influencé Nouménios
el Proklos »).
(2) A la suite d'A, Schmekel, Die Philosophie der millleren Stoa. Berlin,
1892,
Cf. infra y, 87.
(3) Il est du moins probable que
Tertullien ou un saint Augustin,
vient de lui ce qu'on trouve chez un
ih
(1) L'importance d'Eudore a été révélée par H. Dorrie, dans un mig
no
5
s,
l'Herme
dans
le
accessib
malheureusement & une date qui le rend peu
ined
:
sr
La
re,
Festugio
J.
A.
par
utilisée
été
a
1944, p. 25-39. Elle
Trismegiste. IV Le Dieu inconnu, Paris, 1454, p. 2. Je \'ui aussi sontignte di
cette Revue, LXIII, 1955, p. 321; LXXII, 1959, p. 380,
(2) Plutarque, De animae procrealione in Timaco, p. 1013 b.
(3) Cicéron, Acad. pr., 11, 11,
|
contemporain
(4) Cr. G. Luck, Der Akademiker Antiochos, P.. 27.| C'estn un i
d'Areios, il a vécu à Alexandrie, vers 75 av. J.-C, (Diels, Der. 3
(5) P. 48 el suiv.
Pagina 9
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)ETUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
mathématiques » (1). Il se fonde pour cela sur ce que nous fait
connaître Plutarque, qui dans son De animae procrealione in Timaeo
ne traite en effet que de ce point particulier et ne mentionne que
des
auteurs
antérieurs
pourquoi
aurait-on
Proclus,
pour
trailant
attendu
s'intéresser
la
à
de
fin
ce
point
particulier,
de l'antiquité,
l'ensemble
de
Mais
Chalcidius et
l'ouvrage?
Quelle
vraisemblance y a-t-il à cela, quand on constate Ja vogue incroyable
de ce traité, dont témoigne entre autres la traduction entreprise
et laissée incomplète par Cicéron
?
Il importe surtout de se souvenir que la méthode du commentaire
a été orale avant d'être écrite, Dans la littérature qui concerne la
façon dont Platon pouvait être connu — lecture directe, morceaux
choisis, doxographie — on oublie trop que l'enseignement devait
revètir, tout comme celui du grammaticus pour les poëles, la forme
de Pexplication de texte. Nous en avons la preuve dans un passage
trop peu connu du De oratore de Cicéron, où l’un des interlocuteurs
du dialogue rappelle comment il «lisait» à Athènes le Gorgias
avec Charmadas, qui était alors Je scholarque de l'Académie (2).
Cicéron se souvient sans doute en fait. de la manière dont il avait
suivi les leçons de celle-ci, alors qu'Antiochus en était, le scholarque.
Ce témoignage très précieux est confirmé par des indices indirects,
qu'on peut tirer des réminiscences de Platon, par exemple, chez
Cicéron et chez Philon. Elles montrent qu'entre les textes du
Maitre et leur souvenir s’interposent les commentaires et leur
interprétation. Je l'ai montré naguère pour un passage du Timée
et la façon dont Cicéron en use dans le De legibus (3), une autre
fois pour un autre passage et sa traduction dans le Timaeus (4).
(1) Jbid., n. 1.
(2) De oratore, 1, 47. J'ai souligné l'importance de ce texte dans Le platonisme
à Rome. Plalau el Cicéron, Association Guillaume Bude, Congrès de Tours et
Poitiers... Actes du Congrés, Paris, 1953, p. 203.
(3) Cicéron el les semailles d'âme du Timée,
dans Romanitas,
111,
1961,
p. 111 el suiv, = Comples rendus de l'Académie des Inscriplions et Belles-Leltres
Aunée 1960, 1961, p. 28 et suiv.
(4) Xénocrale el les orphiques, Revue des éludes anciennes, L 1948, p. 226.
Cicéron rend pur Lares le Baruóvov de Timée, p. 40 d; ce que j'ai supposé alors,
l'interprétation démonologique des commentateurs, est en fail allesté par
Chaleidius qui adopte et par Proclus qui rejette cette interprétation. Ce petit
nit montre comment Chalcidius et Proclus, à la fin de l'antiquité, conservent
res éléments de commentaires bien antérieurs
!
introduites pile
L'astrologie, la démonologie ont ainsi sla une
étude systémaliq
n'avaient réellement que faire. Je pense qu
multiplierait les cas de ce genre.
|
e
L'étude des sources ne doit pas être séparée d'un
na
rec si 2 “a
e on
les conditions de l'enseignement et de la cullure jo
pour é we
A mon avis, on a beaucoup abusé en la matière,
ir me - =
au
pratique hellénistique, de la notion bälarde, el nam
des en
qu’antique, de manuel. On a baptisé de ce
piedi ii =
disparates et que les anciens distinguaient. On a. songé Vs A :
de recueils comme ceux de Stobée, beaucoup trop
E na
is, En fait.
floriléges, aux compilations de morceaux choiscom
me a ee "i
habituelle de l'enseignement d'une doctrine
are. 5 a”
doit bien avant le néoplatonisme avoir été le ciment
t mse
men
Com
lui-même fait-il autre chose pour la Bible” a gos d = da giù
remarquer l'analogie entre ses trailés el les our
ou d'un Olympiodore? Lei et là on brode à l'infini
tirés du livre commenté.
u
sur tes tem
a dada
i pa
Il y a dans les commentaires platoniciens en
‘ re on
l'Antiquité une pratique si constante qu'elle pen? bienon bar | i un
Plat
une methode. C’est celle qui consiste a eclairer aux =— ses n
On n'a pour en mesurer l’elendue qu'à se référerdans la on
des éditions de Proclus ou d'Olympiodore
quel a
Teubneriana. On voit à propos d'un texte donne
est hi
méthode
citations Lirées des autres dialogues, Or celleluiméme, en
ancienne, presque aussi ancienne que Plalon
ee ; SI DI y
peut établir que Xénocrate n'a guère fail sie oil
in
e
aulr
sa propre pensée (qui ne voulait du reste être
continuation de celle du Maitre) que de combiner des
mere
de celte en “a
des divers dialogues (1). Dès qu'on est conscientpas,
pour nn er
on ne peut manquer de relever qu’à chaque
ent st fon
chez un Philon les souvenirs des divers dialogues vienn traités * h
les uns avec les autres. Il semble en particulier que deux
t rapproc 16S,
en raison de leur sujet, élé ainsi particulièremenel te di
e)
le Phédre (ou plus exactement le mythe du Phèdr
Antioc *
Il est important de remarquer que la Philosophieémie el plus
d'Ascalon a voulu se rattacher à P'Ancienne Acad
A) Art. cité à la note précédente, p- 230, n. 2.
Pagina 10
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)clehsréatuirensets»rairleégsredterPahiqluone.n'Laeitlepcatseuértédemils'édàitsiaondidsepsos‘itSiounrcest
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BOYANCEPIERE86
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Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)s'imposententrelefragmentd'AristoteetlesdoctrinesdePhilon.
E«e(agMàppLclEiDuds’nleyr'o.emìz«trUatiissMPhco(éyqzodahnn1,tarAfıuc)epcav,lorz'uanNrliagiceoseAtt.apr,hdcnvjliuitdeeraocnféti’1ellueordialnqeytd.cér»3v,uesspaa'2oi'd.zeurstnSao-rdotsxbiaenlrémrv'-Oo»,petiosêd2yAnarBtmp2flecouNldaonpeEetprea,mixvutoet6frzeqbaddvx,aynM’unMecr.aotl«adAnûee(hvgsaébi5drqcgtAyümaun)cnenrM,loptih,en)cara.évlpddDutl,.uasaeurpdMbqnAotdlcrcoTeyiuaE'qeréploérigAtunas,cüb'vero.qloantrhiUyuiressplweonia5t»'vemdys,eà2oar(ouemtv,pl2dszenrree)tsél,P.umqe'mnoas(ttodmWpuhpilu'rrIionqy.otaicdlneunrpuirodcuth1essumnevoa7ictvràne0oylittsdedn,oaéxig'slrcuvc,«eadn'piátaÉlsihuo.ehfcebqn5tesuald)ioi13ntzôlreeas8)dvotdpmn7nzsseboe,Bo,Pmludirnapnhégqssê1errld.ipcsalJéimialehu2eP8ôrts.dopjè0eylaiténnureà»dcisjp,tmaL.lerStlvuhnàcaeoioésmgCarepcltutlysäupgnoiereézychè-avlut,Liéaorecpenharsqsoiylaémeu.yaéphmédtilrsiseötu.,'nlphonvé(eLsU4tdu3atsrr),).enu-oe.,lt
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120.{5) mEpLTOD.
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Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)ÉTUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
cette fois c'est à une autre formule célèbre, celle du serment pythagoricien, dans la métaphore de la « source », A. Delatte Va relevée (1).
« Les quatre éléments dont l'univers que voici (+686 +d räv ; formule
91
texte fort intéressant (1), dont j'ai montré, dans mon Culle des
Muses. les aflinités avec les idées des philosophes grecs sur les fetes
depuis les Lois de Platon (2). On pourrail enrichir beaucoup ce
renvoie à ce sujet à Nicomaque de Gérasa et aux Théologoumena
que je n'avais fait alors qu'esquisser el l'on découvrirail que Platon
peut être dit, en un sens, le père de la théorie du dimanche...
Dans le De opificio mundi Philon consacre ú l'iebdomade les
parag. 89 à 130, à quoi il convient de joindre les nombreuses autres
citations recueillies dans la dissertation de Staehle. C'est une
arithmelica du Pseudo-Jamblique. Il traduit «du nombre qui
véritable monographie!
fréquente chez Philon, et qui vient Lout droit du Timee, p. 28 e!)
a été fabriqué, découlent comme d'une source de la tétrade dans
les nombres. »
La décade est définie vis ravredetas (2).
M.
Arnaldez
nous
récapitule tout » et commente : « C'est le nombre le plus parfait, »
Mais M. Delatte avait signalé que, bieu des siècles avant Philon,
Speusippe avait employé l'expression (3). Il eût convenu de relever
que Philon lui-même l’attribue ailleurs (dans le De specialibus
legibus) à «des savants» (4). On peut remonter plus haut que
Speusippe, aux pythagoriciens dont il s'inspirait : le fragment
d'Aristote ap. Alexandre d'Aphrodisias qualifie la décade de <éhetos
Apr uós (5) ; mais, chez Speusippe, il est intéressant de noter que,
à en juger par les Theolog. Arithm., la décade était qualifiée de
« modèle le plus achevé (mapaderyua mavtehtotatoy) que se proposait
Dieu, le créateur de tout», Speusippe aurait done uni l'emprunt
au Timée, la mention du démiurge et du modèle (6), à l'arithmologie
pythagoricienne, fondant ainsi, au sein de l'Académie, la tradition
dont le traité de Philon est une manifestation très postérieure.
Mais c'est surtout de l'hebdomade qu'il convient de parler. Il
est naturel que Philon, dans son commentaire de la Genèse, insiste
sur le septième jour, «jour de fête, non d'une seule cité ou d'une
seule contrée, mais de la création entière, féle qu'il est strictement,
M. Arnaldez, pour les indications du parag. 100 relatives & des
interprétations théolagiques de l’hebdomade, a cilé un lexte très
apparenté, qu'on a la surprise de trouver beaucoup plus lard chez
Lydus. En réalité, si l'on se reporte à Staehle, on se rend compte que
Lydus devrait être cité aussi pour les parag. 95 el 96 {n° 46 Staehle,
p. 38), le parag. 111 (n° 50b, Staehle, p. 40), le parag. 112 (n° bla
‘ Staehle, p. 41), le parag. 124 (n° 6la Staehle, p. 45), le parag. 117
(n° 63a Staehle, p. 47), le parag. 120 (n° 66 Staehle, p. 48), le
parag. 121 (n° 67a Staehle, p. 48), le parag. 122 (n° 68a Staehle,
p. 48) le parag. 126 (n° 73a Staehle, p. 50). D'autres paralleles
avec Lydus se trouvent également pour d'autres nombres, Staehle
affirme à tort que Lydus dépend de Philon (3). Robbins s'est
prononcé en sens contraire (4) : à bon droit, car nous allons voir
Lydus reclifier des erreurs de Philon au parag. 100, el d'autre part
pour le parag. 124 (= n° Gla Staehle) Lydus, p. 35, 11-13 ajoute
un renvoi à Hippocrate, lequel est bon (5).
La où Philon oppose les autres philosophes et les pythagoriciens,
apportant pour ceux-ci une citation de Philolaos (6), Lydus attribue
juste d'appeler seule universelle et anniversaire du monde ». Déjà
relevons-le, on trouvait chez Aristobule sur le septième jour ui
(1) D'après Valckenaer, De Aristolele, p. 90-92,
(1) P. 180.
ai
(2) Staehle, i p. 54, À pour ce mot ou des mots an alogues (ravrers
, el téletos)
ea > er un = cite pas moins de onze références chez Philon lui-même |
ehle, op. laud., A p. 4 ( (citant Theol.
eal.
A
Arithm.,
p. 80, 7 De Falco).
2
1.
Cf.
vello n°
4) ae
” se
11, 200 : Und
è
copay
i dv8péy (Staehle, n° 94 a, p. 55)
5) : peut-être
ß
Philolaos,
i
(5) P. 389, 1, 14 suiv.
;
Wilpert : aútixa
.
’
i
Bex4dx.
Cf. Philolaos,
44
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ré Actoy
i
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E
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Cr.
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A
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cr ail
Yan xal
reds).
(6) Timee, p. 28 a et suiv,
iris
a une
(2) Le culte des Muses chez les philosophes grecs, p. 221 et suiv.Un ly
nt
docume
lation,
contemp
la
de
étroite liaison entre le Lhéme des fêtes el celui
Strabon.
dans
Courètes
les
sur
n
digressio
lu
est
égard
t
ce
à
trés important
Lydus in
(3) Op. land., p. 16. Dans le même sens que Stuehle, Klotz, wel,
P, W. N14}, Y, col, 2213.
(4) Robbins, Classical Philology, 1921, p. 123, Cf, Cohn, LT, p, iXIV eh INN.
(5) Il s'agit du Tlegi emragnv., VII, 533 et suiv, Littré.
16, Parag. 100 : of uèv Gino pÜbaoque tov dpOpiv Todruv (sil, le nombre
sept) onu 77, Auhropı Nivy mai Daglivo, fiv dr +76 709 A; 2207105
dvagoruar héros Eye, où dt llndayógero:...
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Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)à Philolaos l'idée des autres philosophes relative à Athena (1,
Mais c'est que Philon dans le De opificio mundi ne paraît pas avoir
bien compris sa source, alors qu'ailleurs un texte de son De Decalogo
par son accord avec Lydus justifie celui-ci et permet de corriger
l'erreur.
D'après le De Decalogo (c'est le passage déjà cité plus
haut pour l'opposition de la nature indivisée et de la nature divisée)
il y a une étroite parenté entre la monade el l’hebdomade : l'hebuovados
loin se reflélera
dans la
olxeorérn
ual
Apyis
(ce
parenté existant entre le
qui
plus
mouvement
de la sphère des fixes, qui correspond à la monade, et le mouvement
des
sept
sphères
planétaires,
qui
correspond
à
l’hebdomade).
Chez Lydus, les pythagoriciens ont consacré l’hebdomade à l'iysuéw
705 mavréc, c'est-à-dire, dit-il, à l'Un. Il apporte à l'appui un vers
orphique, selon lequel Apollon « aime l’hebdomade », Apollon, qui,
il le rappelle, car il Va déjà dit plus haut, est le nom mystique de
l'Un. D'après ces deux textes, celui du De Decalogo et celui de
Lydus, il n'est pas question d'identifier l'iysuòv +Gv cuurévrov
dont parlait Philolaos à l'hebdomade, comme le fait à tort le De
opificio mundi (2) : il y a entre eux seulement une aflinité, tour à
tour définie
par les
verbes
avxzifevta-giycev,
celle
qui
lie
Vhebdomade à l'Un (3).
En réalité, malgré sa confusion, le De opificio mundi implique lui
aussi cette conception des rapports entre la monade et l’hebdomade.
En effet, c'est ainsi seulement que s'éclaire ce passage où il est dit
que l'hebdomade est l'image (eixmv)
de celui qui est un chef et
(1) De mensibus, 11, 12: 'Opbös obv duijropa tov Emma dotbudv è ®uéizo:
rpooryépeuoc. Ce texte el le précédent sont jugés douteux par Maria Timpanaro Cardini, Pilagorici. Testimonianze è frammenti, f. 2, Rome 1962, p- 236
;
mais le rapprochement avec le fragment d'Aristote sur les pythagoriciens
décelé par Wilpert est ignoré d'elle : il me semble décisif,
(2) tov Apıduhv robrov ESopotodar... of...
CULTAVTOV,
Tludayopeior
=O
hyeuón zóv
(3) Lydus, loc. laud.: Ot ye phy Ilu0æYépetot 76 Hyeudv: tod ravrès
Thy
Eden dvariOeveat, roûreort tH Evi, xal paptus ’Opgeds Ayo ores * é606un,
fy Eplinoev divas indepyog 'ArróM.wwv. "Aréovx Sè puorx@c rdv Eva Réyeaar
mpoctejxapey... Mais peut-être éouotoüer désigne-t-il non l'identité, mais le
rapport défini par la notion d'image. Cf. la note suivante.
En De spec. leg.
II, 17 b, ¿Eouorodtar s'applique précisément au rapport désigné par clay,
—
On rapprochera du vers orphique cité par Lydus, Plutarque,
Quaest. conv.,
LX, 3! p. 738 d (4 8' &ödouas tH Mononytry, rsooxexdfowrat). Cf. encore Dr
post,
(6 tpeodò ;
un guide plus ancien qu'elle, c’est-à-dire de la monade le comparati
.
domade est dite
64: Quod Deus,
11
et De dec.
159.
93
ETUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCÉ
92
.
.
uisant
i M. Arnaldez» . , en trad
pos Apywv valL Topo).
mon
ou pos par un p ositif « vénérable »
mpeobute
c
Apywv
xa
via
snérable
tre
£ DÍÚTEe
i
pase
vu
meen’ n’a e
qu'il
l avec l hei vw ;
que ce comparatif est destiné à marquer unet écar
de ce guide, € si u
qui n'est que l'image letyeav) de ce chef peut
mparfaite'imp
imit
im er qui
ne
quelque chose qui
pour un platonicienqu
==
t is
ise ment la pensséee commune aux trol
On restitue done assez aisé
ment (1).
textes. On remarquera en passant que l'on
portée
A tue ainsi lape
resti
onnue en rais
exacte du fragment de Philolaos, qui 4 été méc
par nous.
n
et
mundi analysee i
op icio e
par lele DeVe opif
ite par
i n faite
la confusio
Mi È
è
e,
On a cru parfois que Philolaos glorifiait l’hebdomad
o
il s'agit de Ap
s'agit de PUn, et qu'il est même clair qul'exp
I ression Evep0> Tey,
-
è
|
+
4
|
;
o
1
dans
dans
5
th
qui est analogue & une des
et
r
e
téris
carac
le
nnemployée pour
Iv
le
poss
sées dans 2
nom d’Apollon propo
ent
ythagoricien : cela est transpar
nombreuses étymologies du
C'est a
même esprit (l’une d'elles est de Speusippe ) (2 ‘tion
u er
tort que Staehle s’est figuré que l'yeucy en ques Alena. x =
L’hebdomade, elle, est dans notre ouvrage. E u An
l'appelle ici (4) « Victoire sans Möre » ( pi ipoMèrei
‘ in. ve
(Tlapévoc}; il rappelle à l'appui de «sans nt s+ que ques pe
a naissance. M. Arnaldez cite (peu claireme
(6).
sages paralléles (5). M. Delatte en avait indiqué d'autres
m
begriffsA
N, Eine
EIKOd
Hans Willms, a
v4
Teil
I,
s.
nismu
geschichlliche Untersuchung zum Plalo
suiv. |
Munster in Westf., 1935, a omis ce passage p- 56 el
t1: De op. m., 100, p. = 07 Arnaldez.
”
par
e
donne
du fragmentn
(23 Il y a un accord remarquable dans le texte
»
“és
ce
capii
Philon et par Lydus : "Eort yar... repo yal AJ OV
es
.
Guotos
us)
Ly
(gour@
AUTO
autos
del dv Bede Lydus) póvipos duivytog on une étymologie cigni ù ba; 3
dv DI Lydus donne pour Apoll
erde Fhox v € Ivar zw row. Celle
I’ : ... 32y ro änwbe
fication àa l'un
re identiification
te. 1. une
abili
immut
son
éme el sur
tité du dieu à lui-m
is sur l'iden
ppe, lui,
Speusi
.
ement
chang
de
celle
à
e
l'autr
a à l'idée de pluralité, N
TOTO
«T0
cos
ovara
Ov
$
valeur d'Apollon-Un est è Peet cs ome
(Sat., 1, 17, 7, 77). La mise en va
i
.
haut.
plus
ée
« transcen dent»,y relev
i
avec la doctrine de l'Un
VUn
relevé le parallèle entre ce que Philolaos dit d’Apollon et Aristote de
intellect.
(3\ Op. laud., p. 37.
(4) Parag. 100.
(5) P. 206, n. 1.
(6) A. Delatte, op. laud., p. 158.
Pagina 16
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)En fait les dénombrements de Staehle permellent
de constater
la très grande fréquence de ces mentions dans les traités
philoniens (1); il y joint comme de coutume les passage
s analogues des
autres écrivains, Mais aucun de ces auteurs n’a pu
citer le texte
le plus ancien et qui nous fait remonter à l'ancie
n pythagorisme.
Cette interpretation d’Athena figure déjà dans
le fragment du
traité d'Aristote, dont, nous l'avons dit, Paul
Wilperl a montré
la valeur et l'authenticité, Il y a entre le texte
de ce fragment et
les parag. 99-100 du De opificio mundi un parallé
le que met en
lumière leur citation en regard l'un de l'autre (2)
:
Frag. d’Aristote
De opificio mundi § 100
mel BE obte yews siva tov
Ey tH dexdds dpiluéiv è Extra
obte yevvärat Úró rivoc adrüv,
dà tolto xxl "Alvy Deyov
auróv,
6 8& Emma obre twa yews
obte Ex vos Yawäraı' Torben
dì ual 7 ’“A@nva drop xal
Móvos 8”... 6 Enr obte yewiy
mépuxev obre yewioda. Ar Av
alriav ol wv dior puécopot
+èv aplludy Tobrov ¿Zoporobor
TH Aunropı Nixn xat Tlaphéve,
fy tx ns Tod Aros xepadñs
avapavivar Aöyos Eye...
del mapUévos.
Un probléme est
posé par le fait que Lydus attribue aussi á
Philolaos l’idée que le nombre sept est äufrwp.
que naturellement
il n'engendre, ni n'est engendré. Lydus ne nomme
pas Athéna,
mais le terme même d’&unrwp paraît impliquer
sa mention chez
Philolaos. Quel rapport devons-nous concevoir entre
les pythagoriciens d’Aristote et ce dernier? Ne faudrait-il pas
purement et
simplement les identifier? Il est remarquable
qu'Aristote prête à
ses pythagoriciens la doctrine de l’anti-terre
(3), dont on sait qu'elle
(1) "Auyzwe apparall dans une dizaine de textes,
On notera Leg. alleg., À,
15 une référence explicite aux pythagoriciens,
ce qui confirme l'inexactitude
du
De opificio mundi qui l'attribue «aux autres
philosophes ».
de « Vierge»,
on
trouve le
Pour l'idée
plus souvent la forme demaglivos
(Lydus donne
seulement duro); mais le fragment d'Aristo
9D
:
ETUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
94
te (ef. supra) a Gel maglévos ce
qui atteste l'ancienneté de ln variante.
On trouvera dans Stuehle les textes
post-philoniens. La mention de Niké semble
le fait du seul De op. m.
(2) En tenant compte naturellement de l'erreur
de Philon
haut ot relative aux « autres philosophes » (p.
88, n. 4 et 5).
relevée
plus
(3) P, Wilpert, p. 388, 1. 5, ef. p- 389, L
20 et suiv, Cf. p. 372, of il donne
raison h Rose d'avoir mis ces lignes dans le
texte de son frugment 203.
ue comme une innovation
ique
i antiq
est considérée par la doxographie
de Philolaos (1).
Varithmologie
ien
i
à l'anc
pr
emprunts
ge
de Philon montrent que celle-ci me des
Les remarques que nous Venons de presenler sur
er
pythagorisme (probablement celui = Phi wing +lue
nn
d'autre part les deux notices, que l'Un serail a
de Dieu (eixwv), que l'hebdomade serai i
g
ement
telle notion a une saveur maniefest
ap
monade. U
de la ri
e
diat doitheêtre
immér
la sourcen
que
di
platonicienne et suggère donc
nb
e 4 propos ©
cherchée du côté de l'Académie. La rencH ontr î è
* fa | O | $
ae
.
de la monade avec Eudore d'Alexandrie paraît suggelestive
commenté le Timée, comme prouve la
i
dore a vait
savons qu'Eu
| physique
l aurait aussi commenté la méla
fait moedi eoha.
, ce dernierscen
qu'il da de l'Un
nesel'afCe firm
ation d'une cerlaine tran dance
itati
lutarque
pu accentue
r
(2).
nt qu'il a
+
sai
apiece
seendance chez
el je pense qu'une analyse precise de ante tran Mais le point
.
Philon y dénoterail des influences péripalélicie nnes
n passant.
say
ici qu'e
est de trop de conséquence pour que je n’en parl e se
lie étroitement
on
Enfin il est notable que l’arithmologie de Phil
à sa distinction du sensible et de l'intelligible.
.
, Leux qui déclarent (ainspi. u
11, 7, 7 (44 A 16 Diels)Thale
1950, 20) + hante«yde, 1950,
s lo Plato. Levde
,1
i , Greek
G e k Philosophy
M da+enogel
ignorent,
rap
fesséef celle cosmorrraphie
i
i
OA is
a
ass
ee
u
er
que le Hing
ge padd'Aétius
»
da à
saa
TL, 13 Soto,
A
dia
et au tex te du De caclo,
te à la notice x
nl
i
l
g
u
S
(
dg
a
pr
Bed
mos ce qui est dit p. 388, ee
È
ble»
que
Philolaos
ail
pro
has
gp
Gf,
doctrii ne du feu central dans }Philolaos, ibid,
+.
|
i
i
hus,
e
1013ab.b. Sur Eudore
pai
save’ et Antioc
it bien lui-me u
Speusippe \ pourra
ae line,tele:p. 27. Mais
G vueeis
a $ felici:
i os) € et Eudore, car nous
i
(Philola
iciens anciens
y
n ‘shale’
)
LEE
les
selon
décude
la
de
disait
ql
des oe
= recite:
rocrealione in Timaen, p.
i
riciens d sde
sa ape ere se rapprochant des pythago
tée au en hat. ar
emprun
modèle
la notion de « paradigme », de
traité philonien, pr: a Soul e
tait comme un précurseur du
p. 61 Ast), son «- peti t
‘tha
livre» sur les nombrens pyih
;
s
1
des
list hie
i
;
3
a
roi
Geschichte
der
Philosophie.
sa
ER
Wy A phrotisias
dre
Alexan
citant
1,
530-53
a dea 12e 6d,, Berlin, k.1926, p.
Pi
€
,
~
h
LA
‘duck
In melaph., p. 59, 7 Hayduc
te* des
ieux texte + dualis
(4) 11 semble qu'on puisse rapprocher ul y eur ade el de la dyude (VO
Quaestiones in Erodum et ce qu'Eudore ni de la mon
dans cette Revue, LNNTI, 1959, p. 378-480).
Pagina 17
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)MONDE
INTELLIGIBLE
DE
ilisation et à la age
Philon) (1). Mais Robbins, grâce(2),à l'ut
failement a
int ante ‚xte de Sextus e de Iluimonpar
trer que le passage Sur
vic
PHILON
nombres
le
plan
de
l'ouvrage
distinguait
la
substance
intelligible et la substance sensible, le nombre se manifest
ant
pour l’une comme pour l'autre, C'est ce que Staehle déduit
avec
raison (p. 10) de Quaest. in Gen., IV, 110 : Quam vero habeal naluram
decas tam secundum
intelligibilem naturam quam sensibilem iam
dictum est in libro, in quo de numeris actum est. Cela doit remonter
sans doute à la doctrine platonicienne des nombres idéaux (1) ; mais
la distinction elle-même de la nature intelligible et de
la nature
sensible rappelle essentiellement le Timée et le Phèdre, les
réminiscences de ces deux traités étant fondues les unes aux
autres selon
le procédé analysé plus haut. Il est vraisemblable, ou pour
mieux
dire certain, que Philon n'a ainsi le premier ni lié l'arithm
ologie
à la théorie des deux substances, ni imaginé la synthèse dogmalique
étranger et a ainsi ruiné
croyait pouvoir se fonder (3).
On sat que dans le De opificio mundi, ce que Philon
prélend
exposer, ce n'est pas la genèse du monde sensible,
mais celle du
monde intelligible (2). Malgré l'importance des éléments
stoïciens
de sa physique et de son éthique, une telle structure générale de
la
réalité déconseille de regarder du côté du stoîcisme. Si l'on a malgré
tout songé à Posidonius, ce n’est pourtant pas seulement en donnant
à Lort le pas aux éléments sur la structure, ce qui edt élé
.
we
”
.
,
AN
à Platon, commentant le Timee, était placé mieux qu'un autre pour
opérer la synthèse. Le passage où il est fait chez Sextus Empiricu
s
allusion à ce commentaire est enrobé dans un texte sur l’arithmologie
recherche
des natices
d’arithmologie présentes chez un grand nombre d'auteurs
(dont
al,
un
al
I édi=
interm
érer l'âme comme2 Je unsontsank +
ntiel en est de considible
meni
La
nces
ca
esse
les
eet
è =» >
| et le sens i , de _
ie intelligible
entr
) Dy.
i est apparente1e PyàAa
ues. Cette théorie
éma
imatiques
1
s par pr ii
nombre (5). Maipou
en ame esti unéom
sette raison
r ce
7 st
i e. C'e
é iqu
géométr
idoni
TRO =
rte non sans vivtonaciiciteennla esoldeutil'anontéri¿pu
sin ue éca
e
ab ee
é olu
: + “ aftaaeiblir la thèse pla dans le Timée, l'âpjo témeoritabs
est
|
selon laquelle Y
idonius entend aussi €
i
yar
r les corps. Selon lui,
N
“" ns
sa.
“
ur
3 e
a
E
|
qu
a
i
les
rapport avec les corps et ene a nà
en
e
mis
re
avant d'èt
me de is n te
Philon ne pose pas clairement le probléent
end 1°} me du Le
“anne
de l’äme (au sens posidonien, qui
È
mgange
id qui le mél
logo,, P pour
decalogo
ique n ) f =
Nous avons vu son exégése du De deca
sée s'appl
ture non divisée et de la nature divi
gès
exes e a
getellne dme, mais au ciel, Cela peut sembler une exé
une
892, p p. 403 el suiv., ; partant
S , Berly in, 1892,
n Stoa
(1) Diee Philosophie der milllere
|
n
.
suiv
el
91
math
eats , VII,V
-
Adv.
ri s, Adv.
¿mpiricu
de Sextus Empi
]
in Timaeo, p. Y 123 bet suiv.
rm De animae procrealione
na”
ze.
2) Ch supra, p.83,N.2.
9
e e,plalqueol'idé
sur
te
insis
e
si En n
agiU
cism
èà sipT
stoi
e
l
avec
le
diab
de
ae sepsis
5) Frag. 60-64-68 Hein
at no) muta draararıd YX
>
~
i pa purs au plotonteme et peu pero avec er En coca
l'âme est plus ancienne que apr
È,
i
Ea
(Lois, HK:
p.
890
e
: SVT,
ba
a
;
n$
de la riekaBie
principeei
ag
ern N le p. 34 c). (est le. On
pu
lira
T
,
(1) L. Robin, Platon, 1938, p. 142 et suiv, ; PM, Schuhl,
L'œuvre de Platon,
Paris, 1954, p. 199 et suiv. La doctrine est, on le
sait, surloul connue par
Aristote.
ttant en lumière
nn
(2 Classical Philology, NY, 1920 +
suiv,
el
2
IV,
.,
Math
Adve.
s,
ricu
Empi
Sextus
mici
(2) Parag. 15 ot suiv. Cf, R. Arnaldez, op. laud., p, 118 el suiv,
sur
e
LA
mble du Timée, en
l'ense
sommen
ee
de té
l'Ame
du monde. Ce texte est conservé par Pluta aha
De
une grave
erreur de méthode, c'est qu'il a semblé que ce stoicien, favorable
pythagoricienne et Schmekel s’est fondé sur lui pour une
sera a SR
|
1
ne
ehl. e qui . le suit on"i
a r
Toutefois Robbins et Sta
*
nia
ta
eu
que cel aut
de côté un texte de Posidonius qui,
|
a
si§
fait l'exégèse
âme sur
qui unit le Phèdre au Timée.
qui aboutissait à faire de Posidonius la source commune
. le ser
nalifigu
un corps
dans son € texte que comme
rait
a
n
d
Posidonius ne
el on
la base sur laquelle depuis Schmek
organique,
Il est très important en effet de remarquer que dans son traité
sur les
97
ÉTUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCÉ
so
.
as
4
dote
>
x
a.
el sulv to Neop alonis Bin re
re, p. 245m ePlat
dans le Phédan,
on E lolitaPhil
uuism
Fro
Merl
ipp
neyr a qui estime que Posidoni
us fail intervenir,|
15 a
musique
la
et
e
étri
étique, la géom
1453, p. 30 e
M
Ome, à la fois l'arithm
REG, LXXVI, 1963/1, n° 359-360.
Pagina 18
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)ETUDES PRILONIENNES
PIERRE BOYANCÉ
ae
a
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¡
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ci
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non er
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-ci parle
as
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rossière
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l
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R
P
in
cio
opifi
tale du Dere comme
mundi. En fait om ia ue fondamend'apparaît
ciel
q u intelligible risque
mm sinto F
sible
de senienne
ce monplatonic
itàla dethéorie
inal
orig
s
que
sa
sie
i
ex
sé
cen
est
l
qu'i
que
sait
on
Mais
ter.
illes se
int mañas la Pip de pencher dans ce sens et d'expliquer
le detail
t
tou
uer
liq
exp
en
end
ent
g
un
u
o
é
côt
l
que
De
est Dinanzi he sage
Posidonius
es qui
raisons mémPhilon?
, pour Eles—*
font éca
lefigurant ee Plutarque. Il faut songer à des <a à
TRUE «a : mieux la transcendance de l'âme, On se souserail
menti det mi es CERA de M. Theiler, Antiochuspour
ra
s pa > “ théorie des Idées (1), On
donc songer à wg
pics le fit ee
Selon Philon
sont
dit fort bien M.ntArnsonaldLogezos,«tesmonIdédeesinte
devenues les sreieweege
lre constitue
ligible » (2). Il
nt
n'o
fort justement : «Les idées
a le caractère de solution er
m mundi
s leaDeee
plus danIÓN
Giada
del x Comesiteut 114 “ mais ont simplement un contenu inventointalligible.s parait au remargier que, si le mot même de « monde
«Tan: bypstediiate pu a Philon, il a son point d’appui dans le
ln, ob heat 2 > Phèdre, dans la République (3) et dans le
le démiurge
Exelvo ty faure
anidevdant les yeux : à rie 3aira ChiaModmavèleen que
dans notre ER td OPPORKAR, des animaux visibles qui sont
s et
i
des animaux intelligibles que le Vivant-en-so
si (1)
dic W.
Ale
Theiler,Bea Di Pope
des Neuplalonismus, Berlin,
]
1930
19
AI
cca ne oxégése du mythe d'Athéna naissant de la 188
Sa cae a me es idées (ideae), les modèles des choses (exempl .
Dakine
mue
wa a conservé cette exégèse, Jupiter n'est cepend ge
tro Jon cin othe erg entre le ciel el e
i.
théologie de Varron, Rev, él. anc., an Yen = ene cinc: pre A
De Vogel. J'y
’
p. 28 et suiv. En se
reviendrai.
.
'
.
.
>
©.
ns opposé, notamment E. Böckel et Mme
‚op.
laud.,
be Op. laud., p. 119.
(3) Phèdre, p. 247 c. Cf. R. Arnaldez, p. 151, n. 3; Rép. VII,
p. 517 b
D:
i
99
re cosmos» c'en
not
«
à
qu'
e
gèr
sug
me,
fer
ren
il
qu'
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lui
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Ajo
e.
rôl
le
e
jou
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Mod
le
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‚do
re
aut
ments
oppose un
Philebe (1), et nous avonson lesla élé
ode
th
mé
ybopos Tu dodezoc du ton
ont combinés,mosel
entaires plaen tiricierensla not
ble
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que les commhau
e intell —».
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«
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ion
ur
po
t,
s
plu
e
défini te, nous VOYONS— et c'est Ja la principale nouveauté
Dans la sui
si que l’architectecomment Dieu a tcoJençuplacenmodendsae intvilellleigi(2)ble. :Cetainte conception, qui
goi
urbaniste laconsup
qui fait des
ge,
iur
dém
le
sur
le
dé
Mo
du
té
ori
éri
supprime une majuscule) les idées, les concepts de Dieu, est
Idées (avec t plus propre à s'accorder avec le Dieu de la Bible que
naturellemen ge authentique. Philon est-il l'auteur de cette
miur vient mieux? Pouvons-nous le déduire de ce
celle du déqui
conception ellluie luicon convient mieux? On la retrouve, on le sait,
qu'
fait même ye
sente dans ces
pré
n
bie
ble
sem
e
ell
et
e,
ism
ton
pla
n
mo
dans le Varron qua mis en valeur M. Theiler.
passages de
ion sur le rôlle.e
ent
att
son
te
por
n
l'o
si
tre
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Ce n'est pas tant cel
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d'une doctrine morale et eschatologique.
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J'ai déjà mentionné le « lieuenv
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tout le mythe qu'il (3)fau. tLe P. Daniélou nous disait que l'allégorie
d'innombrablopreesmeéchntosphilonienne est celle qui concerne non plus
le plus pr l'homme qui est dans le cosmos, mais les mystères
le cosmos et nde hypercosmique et l'itinéraire spirituel de ame
cachés du moau-dessus du monde — du sensible A l'intelligible.
qui s'élève ous. 11 ne soulignait peut-ètre pas assez que, si par là
ajouterons-n te des stoiciens et de leur immanence, il ne s'en exprime
Philon s'écar
t suiv., qui rapproche
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(2)
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(1) P. 64 b.
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Pagina 19
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)PIERKE BOYANCE
ÉTUDES PHILONIENNES
101
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1) P. 249 cd.
2) Sur les mystères d'
pp. 460-473,
une
grec
,
peul
E,
R.
Good
Haven, 1935. R. Arnaldez,
dans son intr
raison réservé (p, 61 et suiv.)
.
(5)
Op. Inud.,
(6) Cf,
Sur le
dama
ne
études grecques,
(3) Frag. 15 Rose.
Cf. J. Croissant, Aristote
et les mystères,
p. 137 et suiv.
par
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influencé par cet auteur juif
eusis,
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(4) Thése: surtout sout
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sérieusement considéré comme
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LX XV, 1969
a
Liège,
1939
New.
montre avec
p. 215.
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Anchis
j
Mélanges
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us
By light light,
oduct
En
ionge
générale se
Bruxelles, 1960), en purtientier p, 73 e (dans le
N =
blique, p. 506 c, dont les sections symbolisent les divers degrés
de la connaissance) a été considéré comme une réalité cosmologique,
sous l'influence des vues pythagoriciennes du reste connues et à
demi admises par Platon dans le Timée. Le Phédre est ainsi devenu
le texte quasi sacré relatif à l'ascension de l'âme vers le ciel. C'est
dans Je cadre d'une interprétation générale de ce type que le De
mulatione explique l'ascension de la Stévoix par le mouvement très
rapide dü à la chaleur et au feu qui l'embrasent. Il est évident que
mythe du Phèdre
l'étroite fusion de cett
e phraséol
Solo
ogie avecpe
la con
s
cept;
Pm. PA eschatologique)
du De mulatione nominum (1). Il faut rappeler d'abord d'une façon
générale qu'à l'époque hellénistique, à la suite de Xénocrale,
le mythe du Phèdre a été entendu littéralement (2), Ce qui n'étail
qu'une image traduisant dans l’espace des notions ontologiques
(un peu, si l'on veut, el même beaucoup, comune la ligne de Hépunous avons lá, dans cette idée d'une Suavoux chaude et ignée, trace
n
que Philon ne doive au
i; aria
ate
À
Pe
En ce qui concerne les origines précises de ces emprunts au
Phédre, il est important, je crois, de relever un indice qui doit étre
tiré d'un parallele entre le premier livre des Tusculanes el un passage
Georges
(1) Tusculanes, 1, 40 et suiv. C'est immédiatement apres av oir rappelé que
Pythagore et Platon sont les auteurs de la croyance à l'immortalità de l'âme
el manifestement comme s'il exposait leur pensée (ipse cum eudem ipso (id est :
Platon! non invilus erraverím, Num igilur dubilamus...j que Licéron expose
ses vues sur l'organisation du cosmos et l'ascension de lame dans ce cosmos;
des réminiscences du Phédon et du Phédre se mélent à des notions qu'on jugerait
stoiciennes, en particulier Cicéron inclinant pour la composition de l'âme à lu
croire. ignee : parag. 42 : is autem animus, qui si est horum qualluor generum,
ex quibns omnia constare dicuntur, ex inflammala anima constal, ul polissimum
videri video Panactio... Cicéron insiste parag. 43 sur la rapidité de cette äme
qui s'éléve dans l'espace et ne se repose que cum... sui similem el levitatem el
calorem adeplus est, c'est-à-dire le ciel. Le texte du De mulalione nominum est
absolument parallele, avec la chaleur et le feu qui ne laissent pas l'âme en repos,
son ascension vers le ciel où elle rejoint l'élément apparente (ovyrewzös|.
Philon ajoute la métaphore de l'&ÿls qui est l'indice de U« en marge du Phédre »,
l'appliquant à la sphère des fixes et surloul marquant entre le ciel et les idées
un rapport sur lequel nous allons revenir et qui est caractéristique du platonisme
de cette école : exi rod yàp + Biávora Ev tH radré mpdyuara duo) xal compara
orelysı pera dMéxrov qopiic, mal tri tà ym wal Oararing witina répare
Wiver ouvarpoden val tiuvovoa ta aretpoucyéy, Buxotiuata * nara de mov
ubrbv ypóvov tocubrov dmb yg dvarnndi, ws Br dépos els nidépa dvépyetat
vol uóls regi thy kaydrıv tiv drdavov dyida loraoflaı. To ap Evbeppoy
xal Suérupov hpeueiv abrhv obx dä" bs noma Lrephizzovor xai tod navròs
alotrznd tosto dpuv, Bw péperar mods thy Eu tiv lev rayévrz Gue
Dumezil,
(De mutatione nom., 179).
(2) Cf. La religion astrale de Platon à Cicéron, p. 326 et suiv,
Pagina 20
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)idées(1),tantôt—dansleDemulalionenominum,texterappr
xéopov.
ÉTUDESPHILONIENES
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Pagina 21
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)C'est, en second lieu, qu'entre l’une et l'autre de ces mentions il ya
le mythe bien connu du De facie in orbe lunae de Plutarque
Ce mythe montre l’äme se dégageant du corps pour atteindre la
lune, l'intellect (voög) se dégageant de l'âme par une seconde mort
pour atteindre le soleil. K. Reinhardt a cru pouvoir rattacher ve
mythe et la tripartition du composé humain sur laquelle il repose
à Posidonius (2). Mais j'ai déjà montré (3) que cette tripartiti
on
a été le fait d’Antiochus d’Ascalon et j'établirai dans la Miscellanea
Rostagni (4)
qu'elle vient du Timée (5). Or cette tripartition,
fondamentale dans le mythe de Plutarque, se trouve déjà dans le
texte sur l’ascension céleste de
105
ÉTUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
104
Moïse, quoique sous une forme
légèrement différente, Moïse, rappelé par Dieu, cesse d’être la dyade
de l’äme et du corps pour devenir de la nature de la monade, étant.
tout entier transformé en « intellect le plus apparenté
au soleil » (6).
L'ascension selon Plutarque remonte donc en son principe à
la source
de Philon, et il ne fait pour ainsi dire aucun doute que cette
source
doit être cherchée dans l’école d’Antiochus (7).
De la même manière que ce texte sur Moïse contient en germe le
mythe du De facie in orbe lunae, un autre texte dans le De fortitudine (8) contient en germe le mythe d'une autre œuvre
de Plutarque,
le Sur les délais de la justice divine, où les âmes apparaissent comme
V. SUR LES INTENTIONS DU CRÉATEUR
Nous retrouvons au parag. 55 la « lumière intelligible », dont nous
avons parlé plus haut dans ses rapports avec les astres sensibles.
Mais cette fois-ci elle n'apparaît plus comme une source dont ils
seraient. d'une manière assez peu claire, nous l'avons dit, l'émanation, D'une manière qui concorde mieux avec la conception qu'on
peut avoir des rapports entre l’intelligible et le sensible, el qui
rappelle évidemment le Timer, p. 30 e el suiv, en particulier, Diew
créait les astres sensibles, les yeux fixés sur cette idée de la lumière
intelligible, dont il a été parlé en liaison avec le monde incorporel.
Philon use à ce propos d'une comparaison et il attribue à Dieu
des intentions qui l’une et les autres rappellent, ce que n'a pas
indiqué M. Arnaldez, de très près le Timee, Les intentions de Dieu
sont «l’une pour donner la lumière, l'autre pour servir de signes:
ensuite pour indiquer le moment des différentes saisons de l'année
et surtout pour distinguer les jours, les mois el les année», qui sont
la mesure du temps et qui ont engendré la nature du nombre » (1).
Cela vient, comme l'avait vu Wolfson (2), du Timée, p. 38 e, el
il y a chez Philon de nombreux textes parallèles (3). La comparaison
est celle des astres a des statues divines et de toute beauté, le ciel
autant d'astres,
jui-même étant comme «un sanctuaire très pur de l'essence cor-
(1) P. 927-428,
(2) Voir en dernier lieu l'article Poseidonios du
P.W, XXII (1953) col, 782
et suiv. K. Reinhardt, dans cette dernière présentation de ses
vues, n'a guére
tenu compte des remarques présentées par R, M.
Jones, Posidonius and solar
eschalology, Classical Philology, XXVII, 1932, p.
113-125 et par moi-même,
Etudes sur le Songe de Scipion, p. 81 et suiv. Nos objections
n'en gardent pas
moins toute leur force.
(3) Sur la théologie de Varron, Revue des études
anciennes, LVII, 1955, p. 81
È
porelle ». Philon dira de même dans le De specialibus legibus: le
monde est le sanctuaire le plus haut placé de la divinité, ayant
comme temple le ciel, qui est la partie la plus sainte de l'essence
des réalités, et comme ex-votos les astres (4), J'ai. à propos du
Songe de Scipion, étudié cette conception du monde comme
sanctuaire (5). Elle remonte au Timée, p. 88 ¢, el à l'Epinomis. 1
et suiv.
(4) J'y ajoute, aux textes déjà cités dans l'étude
précédente, de nouvelles
références empruntées notamment à De finibus, V et à Philon.
(1) Parag. 55.
(5) P, 30 b. Dans le Timée la tripartition se présente
sur le plan cosmique.
(6) MeraxdyOels brd tod marpós, Bs abrbv Sudda Öven,
coua
povados dveororyeion gua Sov dr’ hw pedapuolópevos els vody
(De vita Mos., 11, 288).
xal buyhy, ele
Hrsoctdtoraroy
(7) Une source plus lointaine peut du reste être
Xénocrate (ainsi W. Wili
Die Geschichte des Geisles in der Antike, Eranos-Jahrbuch,
(8) De virlutibus,
13, 1945, p. 76 et suiv. e :
12 : Yhme y est dite dorhp odon adrh xai aycdóy
+1 Tv
troupaviov drexévioua xal piunua. Émile Bréhier, Les idées philosophiq
ues...,
2e ed., p. 189, a rapproché du vobs hhrocSt
oraros.
(2) Op. laud., 1, p. 320.
{3) Cf. la note 163 de Wolfson.
|
RZ
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{Ph nop
(4) I, 66 : Tè ¡iv divertire lepdv Deo vopitew shy Gipnav
avaopavev,
égos,
odolas
bvrwv
viv
rig
ov
dyidraz
Tb
Épovra
elvan, vedo piv
|
p. 115-120. Cf. A. di Festugicre, La
6) Etudes an Sean de Scipion,
Le Dien cosmique, Paris, 1644, p, 233 et
Giara Be sobs daripas.
Révélalion d'Hermés Trismégiste, 11
cette Keone,
suiv. Voir aussi, pour l'idée de l'initiation dans ce suncluaire,etdans
suiv.
LXXV, 1962, mon article Sur les myslères d' Eleusis, p. 40%
Pagina 22
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)(3:Op.laud.I,p.273,+;.vd
isMlvEpLadc'OrDoetlWbdscimêahéulPx.eeoros‘in,dlgspmpaéconTfO(tzsinelvaMorce1r2afbtinu)o'épglsmedlhaPqw0s5rei4onThu:mdvêpsar,éatbs.1ieu"P,yronmabl.dAe1ciovseténm,XrnlEacosàedtnpviaSrlX,,è(ubmc'tndlopasD.ry,P'ieéqt3mo7uslahrzi'r=0ba75lolx4Dnescé)eiab'dptu2oêT,méh:raqidsecM,vnipnulre8.yét,dmmt’oealégcsaeiinrötu,hlo»pêvDdsèétTn.tbiov,erlegunDiatreIircdd2EàmbsloouptniFàc5evaTsroé.ldu3'niàs:aUypqètoérBxvdpig,elDêmur—aGoé4yavdlitEclusmà,1n)bıüoeé.rq«zdpStuai'slviemnqrügcèpUsol1rdaepmPtc.vP3iangbloucdms,tOeH.rseainh,v:7ImlesepufnaGrB5v-Mt7Lbdpieusl1gawc'r0,éOO«v:nyaos(ic,œmdeStNYlP3tiqsxonTivaéIeh'O2cfrairgne1aeEmpo,scyxi.dtnuéNhTemorlqscoxHvt,:ue'dne—umlso,YCEqTgaiP'estoSdplrnviSeuPétomabsaDg».bceovh',tfrisveéahduoD.lPp2pàm'qfvunetciylahpazr4b,dose'erntgmlapretiqAl,o€sapenuùËcgiarlm.Da>esnt.pmuuest,eroTviocfoIHéuCpst=3Adlticrnao«ev6qs'RugeitlnÈs,WqrE(muéde,raBtàFnf1igyeudS)HRs-rFo1pb.éanètcus7veUi»prndiM9oulepqs,e'4c.tmadxernocl,st.bféuena.DvSitaryèrm1MldseQtop$c0i(lSsux273cnieNyos»)aàtl.n,es
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Pagina 23
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)ÉTUDES PHILONIENNES
PIERRE BOYANCE
il est évident, ce que Wolfson a mal vu, que Philon adapte tant bien
que mal à son monothéisme les
Dieux auxiliaires du
Timee, Un
emprunt aussi caractéristique, touchant un probléme aussi fondamental de la théodicée, montre que, si l’arithmologie de Philon est
plus influencée par le pythagorisme, sa théologie est toute into.
nicienne d’esprit.
ne
Conformément à ce que nous disions de la méthode combinatoire
des commentaires platoniciens, il n'est pas inutile de rappeler que
ces textes du Timée sur les dieux auxiliaires, sur les Nouveaux dieux
comme ils y sont appelés (1), et qui sont aussi les dieux astraux out
généralement été mis en rapport avec un autre texte, qui a fait
l'objet d’innombrables exégèses, dont je dis un mot
dans mon
article à paraître dans la Miscellanea Roslagni : c'est celui où
dans le Phèdre on voit se dérouler le cortège des dieux suivant le
char de Zeus, Zeus, qui lui-même
a été
démiurge et à l’Ame du monde (2).
On
identifié
en
dans Philon, De specialibus legibus, 1, 207.
VI.
SUR
DIVERS
PASSAGES
à
trouve
la
fois
l'écho
au
déjà
i
109
étude sur le Songe de Scipion, avait indiqué le paralléle de Cicéron,
De legibus, 1,59 (1). Il pourrait y avoir réminiscence et combinaison
de Timée, p. 90 ¢ et de République, p. 498 cd (rà Ev8ov Ayarpıara).
On songera naturellement ici encore à Antiochus,
Le parag. 77 sur l’origine de la philosophie est un souvenir d'un
texte fameux du Timee, p. 47 b, cher à Cicéron (2). Le yevog reproduit ici par Philon a été considéré tantót comme une périphrase
: ainsi
à la manière homérique, tantôt comme ayant un sens plein ophiae
philos
arium
par Chalcidius, qui traduit : quoddam semin
pandens. Dans tout. ce qui précède, les deux comparaisons, banquel
et spectacle, rappellent librement le mythe du Phédre.
Au parag. 82 nous retrouvons l'éyanuarogopoïvrz appliqué .à
l'homme, Il reproduit ici r& Zvdov Ayaaumrz de la République
Mais «les nombreuses natures semblables aux étoiles » sont « représentées par les arts, les sciences el les théorémes fameux qui
gouvernent chaque vertu », ce qui implique, outre la réminiscence
e
du texte de la République, la connaissance d'une exégése de ce passag
à peu près identique à celle qu'en donnera Proclus, quand il entendra
par ces statues les vertus (3).
PHILONIENS
J'indiquerai d'abord que je commente divers passages du De
opificto mundi dans la Miscellanea Roslagni (3) : 1) la métaphore de
Dieu cocher du monde, au parag. 46 et en d’innombrables autres
endroits, vient du Phédre, de Zeus en p. 246 e, le grand tye des
2) la tripartition, intellect, áme, corps, mise en valeur aux da 30,
E 69, se retrouve notamment dans le livre V du De finibus cube
hei certainement d’Antiochus d'Ascalon, mais vient de
Mais en outre le curieux participe est ici incorporé è un rapprochement de ces «statues intérieures », présentes dans l'homme, avec
ces statues du cosmos que sont les astres selon I’ Epinomis. I y avail
done un commentaire qui faisait ce rapprochement. Mais ce n'est
pas tout. Cette identification est elle-méme présentée comme laIl
théorie de l’homme microcosme image du ciel macrocosme, le
convient de rappeler que c'est lá une théorie bien connue, à laquel
Philon a lui-même fait écho ailleurs (4) et dont on trouve des formules semblables chez les auteurs postérieurs (5). Elle a sa source
Pour le parag. 69, je commenterai, en complément de ce qui est
pit ph haut, le mot dyahparopopoïvra appliqué à l'homme partiler, qui porte en lui l'image de Dieu. Richard Harder, dans son
(1) P. 424.
(2)
P. 246 e-247 a:È T@
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À
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ler approchement
fait
(3) P. 234-242 (Sur l'exégése hellénistique du Phèdre).
si
souvent
,
avec
le
(1) Uber Ciceros Somnium Scipionis, dans les Schriflen der Königsberger
Gelehrtengesellschafl, VI Jahr, 1929, p. 18.
Guil, Budd, Congrès
(2) Le platonisme à Rome. Platon et Cicéron, dansle Assoc,
moins de huil fois,
pas
cite
ne
Cicéron
de Tours el Poiliers, Paris, 1953, p. 215.
Cicéron, avec un juste sens du grec, est pour lu périphruse.
{3) Comment. in Alcib., 190, 10, p. 8x, Westerink.
Noe, 28 ; De migr.
(4) Heres., 155-233 ; Migr., 220; de prov., 1, 4"; devil,plant,
Il, 197, 1.
Mos.,
de
71:
Abrah.,
de
;
58
Abrah., 220; De poster. Caini,
(Beitrage zu der Geschichte
gistns
(5) Josef Kroll, Die Lehren des Hermes Trisme
248;
Fribourg en Breisgau, 1412zur PGeiste
der Philosophie des Mitlelallers, NID),
s»
g
Beitra
Ein
um,
Somni
Karl Mras, Macrobius' Kommentar zu Cicero
Pagina 24
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)PIERRE BOYANCE
dans le Timée, p. 47 b-d et surtout p. 90 cd, mais des origines plus
lointaines chez Démocrite (1} et chez les pythagoriciens (2).
Dans les Legum allegoriae III, au parag. 115, il est dit fort justement par le P. Mondésert que la comparaison de la raison au Roi
et des sens aux gardes de celui-ci se trouve ailleurs dans Philon
et Cicéron (3). Mais il est très certain que l’origine de cette comparaison est encore dans le Timée, p. 76 be, où le logos est placé dans
la téte comme dans une acropole (ce dernier mot aussi figure chez
Philon). Platon y reprend la division tripartite de l'áme dans la
République.
Le cœur est placé
lui-même sig
thy
Sopugoprxny
otxnow. Une autre allusion au même passage du Timée est dans
le De somniis,
1, 32.
Pour Cicéron,
on
précisera qu'il s’agit
notamment du De legibus, 1, 26, dans une anthropologie qui
vient selon toute vraisemblance d’Antiochus (4). Parmi les autres
auteurs, citons notamment Galien, De usu pari., 8, 2 (III, 614 K).
Les
sens
y
sont dits xafarxeo
tiwag
Ummperas xai Sopugdpevs
pevahou Bacthews.
Pierre Bovance.
geschichte des 5. Jahrhunderts n. Chr., dans les Silzungsberichle der Preuss.
Akad. d.
Wiss., 1933, 6.
(1) Democrite, frag. B, 349 Diels.
(2) Photius, Bibl. cod. 249 (Vil. Pyth.), p. 440 a 33 Bekker. Cf. W. Jaeger,
Nemesios von Nemesa, Berlin, 1914, p. 123, Cf. aussi Aristote, Phys., p. 252 b
24 et suiv.
(3) P. 236, n. 1.
(4) On y joindra Tusc., I, 20 (Ni Dougan ni Pohlenz dans leurs commentaires
n'ont vu l’aliusion au Timée). Eius (scil. Aenocratis) doctor Plato triplicem finzit
animum, cuius principatum, id esl rationem, in capite sicut in arce posuit el duas
parles ei parere voluil, iram el cupidilalem, quas locis suis iram in peclore, cupiditatem subler praecordia locavit; je montre dans mon article de la Miscellanea
Rostagni que le « principat » de la ratio vient d'Antiochus.
19 19 2573. BOYANCE (P.). Etudes philoniennes. fev,
kt. yr., Fr. (1963), ne 359.360, 64 110,
La méthode ullégorique
de Philon est fondée en partie sur la doctrine du langage attribuée
à Pythagore, H est permis de penser qu'une telle méthode n'était
pus inconnue de l'Académie d'Antiochus, L'usage des textes pla
loniciens suppose une mélhode de commentaire eelairant Platon
jar Platon, de manière à présenter un systeme dogmatique de
‘luton. L'emploi étendu de Parithmologie chez Philon semble
bien remonter
à la même inspiration d'une Académie pythagori
Sante.
La division de cette arithmologie selon » la nature
intelli-
Kible + et «lu nature sensible » correspond à la théorie du monde
intelligible professée par Philon et selon laquelle les Idées sont
les concepts de
Dieu. On peut
confirmer notamment
pur
Pline
l'Ancien la thèse de M. Theiler qui attribue à Antiochus Vorigine de
cette
théorie,
présente chez
Varron.
L'influence du |
Timer sur le De opificio mundi est illustrée notamment par la
aor des motifs imputés au créateur el par celle de ses auxiiaires.