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Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)L'ÉTHER CHEZ LES PYTHAGORICIENS, PLATON ET ARISTOTE
ine ST niv
CRE
Bovanct P., Note sur l'éther chez les Pythayoriciens, Platon el Aristote :
REG LXXX 1967 202-209. | La notion de l'éther dans l'abrégé pythagoricien
258
d'Alexandre Polyhistor (Diog. L. v111,26), si on la compare à celle du Timée
et à celle d’Aristote, présente des caractères originaux et nettement plus ;
archaïques ; elle ne peut être considérée comme ayant subi leur Pe
WCE. ?
3
bora
203
SE:
é avec précision de l'air : il n'y a pas entre eux différenquece
distingu
Ce
de nature, mais simplement de mouvement et de région.
nous appelons air et qui avoisine la terre esi. appelé éther, aussi bien
que ce qui est dans la région du monde la plus élevée. Le mot d'élément n’est pas prononcé.
NOTE SUR L’ETHER
Le P. Festugière affirme qu'«on y retrouve exactement » la
doctrine du Timée (3). Mais dans le Timee, c'est l'air qui est le mot
le plus général. Souvenons-nous en effet que le Timée ne connaît
que quatre éléments : le feu, l'air, l'eau et la terre, auxquels correspondent quatre des cinq solides. De l'air la partie la plus pure est
l'éther (qui n'est pas un élément) (4) ; la partie la plus trouble est
CHEZ LES PYTHAGORICIENS, PLATON
ET ARISTOTE
« brouillard et obscurité ». En outre il y a « toutes les autres sorles
qui n’ont point de nom et naissenl par l'effet de l'inégalité des
Lo gia sn ample mémoire favor
triangles » (5). Nous ne conjecturons pas que «toutes ces sortes
sont une seule et troisième sorte, l’air atmosphérique », parce qu'on
ne voit pas comment «toutes les autres sortes» pourraient être
ablement. accueilli par fa critique
ia = eu a me il y a quelq
ues années, de montrer, contre
la
mann et d'A. Delatte, que l’abrégé
we
N
ern conservé par Diogéne Laérce et remontan
gé
r % ner ne pouvait être
considéré
volun
des
s
an
en
points étudiés.
concerne l’éther.
(1).
mais
un
Man dans Diogene Laërce, VIII,
ue
de
doctrine
pythat à Alexandre
«une autre sorte ».
lì y a une autre notice bien curieuse dans l’abrexe : c'est qu'à côté
comme antérieur à Platon
ni
Je
i
ne
voudrais
examiner
point i
:
PR
de l’ether froid qui est l'air (d'où nous déduisons que, comme pour
ici
Anaxagore, l’autre éther est l’éther chaud), il y a un eélher épais »
celui qui
26 (je cite l'excellente traducoe le > Festugière
) : « L’éther qui entoure Ja
Lerre est
mobile, tous les êtres qu'il
contient sont mortels: en
rev anche
à
l'éther de la régi
est toujours
gion supreme
A3
, Que el
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E
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qu'il
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. tous caractéri
text
ce
de
stique
Ce qui est
*ziÀ
hi (1) A. J. Festugiére, Les Mémoires pythagoriciens cités parP Al grEr
2es
pen cip
yr:
-
exte est que l’éther n'est
Pppas
E um ms Etudes Grecques, 58, 1945, p. 1-65, Aan vat È à »
]
agore
Laërce, Bruxelles, 1922, p. 198-237: Max Well.
de Diogène
ythagore
seg Urkunde des IV. Jahr.
v. Chr., Hermes
sei nd de “em
Ph
mme
à
rs À Li
Mee
ke
an >
Weisheil und Wissenscha
geen
.
1962, p. 47, n.
1
p. 225-248
, Studien zu “Polares,
(bibliographie). Parmi les
C. Guthrie, A History
of Greek Philosophy,
Cambridge
a page 201, n'admet
pas sans
cari de o = = dans l’article
réserves ja thèse du
P
d le seul
Festugiére.
pylhagoreische Philosophie, Mnemwayne, ie ee
ment fidèle à l'idée d'une source ancienne
(2) Festugière, ap. taud., p. 3.
|
36 ne
Indépendamment
de a
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Facio
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l'humide »a à côté de
t «la mer etrégion
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l’abrege,laoùLerre
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,l’éther qui
supreme.
de l’éther de la
‘air. làlì
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"ci espèces
‘nici
z
d'air,
de classement (ici
: ni le principe
ns-nous ont
Résumo
t.
espèces d’éther) ni le détail de ces sia:classements‘ ne seè confonden
er
Hi.
11 me semble queà ce n'est qu’à condition de sacrifier l'originalilé du
qu'on peut parler d’« exacte rencontre» avec
texte pylhagoricÈ ien
le Timée.
Ce qu'il y a de commun entre le Timee el l'ahrégé. c'est de désigner
également par éther la partie la plus pure. Cela sera aussi le cas du
Festu-
Pythagoras du P. W. (1963) col. 232-2
ern ióny
engo
À2
qui n'est autre que « la mer et l'humide » (6). Cette notice n'a aucune
rencontre dans le Timée. Méme si on admettail dans le traité plalonicien la division en trois, proposée, selon nous, à tort (air supérieur,
air atmosphérique, air brouillard), elle ne recouvrirait nullement Ja
ee
(3) P. 23, affirmation reprise p. 28.
(4) Timée, p. 58d.
(5) Festugitre paraît suivre Je commentaire d'A. E. Taylor, A Commentary
on Plato's Timaeus, Oxford, 1928, p. 411 : «...the third and *miskiert” is mist
(duly) or darkness (axóros). »
(6) Loc. laud., 27: xadotor dt... thy 32 Odiaooav xai Tb Uypòv mayıv albépa.
Pagina 2
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L'ÉTHER CHEZ LES PYTHAGORICIENS, PLATON
de
pani
par rine
nila, doct
que
à moii,be
i mblable me p arait, quanta
Le vraise
PIERRE BOYANCÉ
l'abrégé présente un état à la lafoisdocarctrihane de Platon, el non nd
uer
auquel il conv ient de sit
e donne une étymologie d'étherai
ment. Dans le Cralyle, Socrat
c
Phedon (7). Mais on remarquera que l'abrégé souligne le mouvement
perpétuel de l’éther, alors que le Timée n’y fait aucune allusion.
Par contre on le trouve dans le Cralyle: c'est ce qui caractérise
4 son e
Platon ne prend pas xpo
l'aide d'un systeme que
e
¡ e.
178
sé.
sé ans
l'e
"ex
de
e identii que, àé celuiidel
léther qui court en flot autour de l'air et l'étymologie d'ailônp est
1
fa
me, admet = il ah
maintenant luile-mêpe:
Platon agotéthieernt
e
sa Lac
supérieur remarquab
distinguer un
3 .
, re mp
tre
iment rencon ent
vraime
ait vra
‘ot t oùoù ill yv ail
e seul poin
a
à
e,
lyl
Tine nous oblige, en particulier à cause du Cra
n
fondée sur cette propriété (8). On pourrait donc dégager un accord
st analogue, sans êtr
entre Platon et l'abrégé, 4 la condition de compléter le Timée par
le Cralyle et le Phédon et, pour ce faire, de postuler que nous avons
dans les trois dialogues comme les membra disjecla d'une même
doctrine. De prime abord cette façon de procéder parait peu légique le Timée est postérieur à l'état représenté
time. Et elle devient encore moins justifiée, si l'on remarque que
dans le Cralyle nous avons affaire non à une doctrine de Platon, mais
par Pabrégé et
inversement.
à ce que j'ai appelé quelque part la doctrine d’Euthyphron (9)
;
celle-ci repose pour une bonne part sur des notions qu’à cette époque
Platon n'est pas décidé à prendre à son compte et qui sont notamrevenir est le rapport établi
Le Lroisieme trait sur lequel il faul. leur. J’ai rappelé les rappropar l’abrégé entre l'éther, la vie et a cha Le P. Festugiere, par son
ment, je voudrais l’avoir montré. d'origine pythagoricienne.
Ajoutons qu'un troisième trait, sur lequel nous allons revenir,
reste spécial à l'abrégé et ne se retrouve pas dans ce que Platon dit
chements avec d'autres pythagoricier ns.
4 n
laaconceptio
veut voi | à Vinfluence dese
analyse des p. 30 et suiv.,
ail
s ici encore il me parail meconn la
aristolélicienne de l'è ther. Mai
de l'éther : celui-ci est chaud (10). Platon distingue le feu et l'air et
fait de l’ether une variélé de l'air.
re,
de
l'abrégé, la nalure exacte
après le caractère archaique de
araison. celle fois celle d'Aristote.
doctrine qu'il appelle en comp
nt } Jus nécessaire d'y
(7, Phedon, 109 b-c. Platon. parlant de la pureté du ciel, là où les astres sont
est d'auta
tantôt celle de Platon. Il centes
sur l'éther d'Aristote onl
insister que les études les plus ré
placés, évaque cette région appelée éther par la plupart de ceux qui ont coulume
de parler de cette question. c'est-à-dire évidemment les philosophes.
comme
(8° Cralule, p. 41Gb.
laissé de côté ce problème (11).
(Y, + La doctrine d'Euthyphron « dans le Cralyle, dans celle Revue, 54, 1941,
p. 141-175. Les réserves faites par W. Burkert, op. laud., p. 75, n. 12, ne l'empèchent pas de me dunner raison pour divers éléments de cette doctrine. Quand
ne, le P. Feslugiere
ne
cien
Pour définir en effet la doctrine priisto|téli
ocogtas | 2}, au traité Sur
fait appel, après les fragments du Flept pri
il voudrait y voir plutôt. » du platonisme », ne sous-estime-t-il pas la différence
d'attitude et de ton avec le Timée? Pour le mouvement perpétuel de l'air supérieur, Delatte, op. laud., p. 200, rapproche Aleméon (Aristote, De Anima, A. 2,
ao de helle N hd 2, I rapproche
souvent mis — et, selon nous, avec raison — en rapport avec le pythagorisme.
On remarquera que le fragment B 21 de Philolaos oppose sod uèv del Oéovros
Belov an tod St del perabdlMovros yevaroú. Le fragment est jugé non authentique par le dernier éditeur,
Mme Timpanaro-Cardini (également par W. Burkert,
op. laud., p. 227, n. 36). Mais s'il annonce l'opposition qu'on trouve chez Aristote
du supralunaire et de l'infralunaire, il rappelle Aleméon, et rien ne prouve
qu'Aristote ne soit pas, pour cette opposition, débiteur de philosophes antérieurs.
urSreyta;
Je ne connais pas F. Fuerlinger, Studien zum Aitherbegriff in der griechischen
Lileralur bis Platon, dissertation de Innsbruck, 1948 (non imprimée}, Voir aussi
L. A. Stella, Importanza di Alcmeone nella storia del pensiero greco,
1939.
Roma,
(10) Sur le Oépuov chez les présocratiques, cf. W. Wiersma, loc. laud., p. 101102, qui attribue à l'école d'Héraclite ce que l'on lit, Cratyle, 413 c, considère
veU:Mlte
3a0t)
te
i Suxirns 1-10, écrit hipposi
7
BD).
Thep d'Apol
sJitisant ¿pour celle raison ?) leDiogen
e - lonieio (N(Y I5B92 etce
N
p. 405-430, VS I, p. 133, 40}. Mais on sait qu'Alcméon, penseur de Crotone, est
wean Da ne em rien sur
cetle question
peaee,
a.
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y e},ni 1232.
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stoleiens,depi
monde de Platon auxdans
L'âme: du icle
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le P.M.
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ait dinaG n tren Pac ; Théolo: gie cosmique Arislolle's
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-.; mini dans Friedrich
Solmsen,
dans Ellore
p. ‘221 et suiv.;
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yélher dans le De coelo)‘+; ni
ni dans
E
, 1960
(p . 287-303 sur
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ni
Epi
lorence, 1936, 1,
APRA e
ene ato pesa e la formazduioneDe diCarlo,
I - | 2 ddr en fatin
sis « ni dans Paul Moraux, éd.
er
où UN 1 ep Festugière renvoie, p. 30, à Cic., De nal. deor., |, t désigner l'éclat
ne
pr du reste pas nécessairement chaleur, mais peut Ce È
si
luminenx.
Pagina 3
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)PIERRE BOYANCE
la génération des animaux (13), et paraît donc adıneltre que sur ce
point, « l’éther chaud », Aristote a professé une doctrine constante,
qui serait caractéristique de lui. Mais ce faisant il méconnait, à mon
sens, un fait caractéristique de la doctrine aristotélicienne; c'est
son évolution et le sens ainsi que les raisons de celte évolution.
Cette évolution se manifeste précisément — entre autres dislinctions qu'elle nous oblige à établir — dans cette question de la chaleur. Aristole a élé amené en fail à refuser explicitement la chaleur à
Péther, et tout se passe comme si, ayant dans sa jeunesse adopté une
doctrine pythagorisante encore proche de ses origines populaires,
il a été conduit par le progrès de sa réflexion à éliminer un élément
jugé illogique. C’est au fond un fait important pour la doctrine de la
quintessence, bien qu'il ail été, par exemple, selon moi, insuffisamment mis en relief dans les études toutes récentes el d’autre part
excellentes de MM. Paul Moraux et Jean Pépin. M. Solmsen n'a
pas vu non plus ni le problème ni la solution qu'il convient de lui
apporter.
Tant dans les Méléorologiques que dans le De Caelo, Aristote est
amené à opposer sa propre doctrine de l'éther à celle d'Anaxagore,
en spécifiant que l'éther n'est pas du feu {14:. La raison qui le delermine est que, s'il en était autrement. l'univers n'aurait pu échapper
à la destruction. Il aflirme donc des astres « qu’ils ne sont pas de feu
el qu’ils ne se meuvent pas au sein du feu » (15). Dans ces conditions,
pouvait-il continuer à professer que l'éther est chaud ? I l'aurait pu,
(13) 11,3, p. 736 b 29-737 al.
(14) Aféléorol., 1, 3, p. 339 b 21 et suiv. ; De caeio, 1, 3, 270 b 24. On retrouve
cette critique dans le De mundo, p. 392-394 et suiv., considéré comme
non authentique, W. Capelle, Die Schrift Von der Well, Neue Jahrbücher für
das klassische Allerlum, 1903, p, 512, croyait voir là un trait dirigé contre les
stoiciens. En fait il l'est contre Anaxagore el parfaitement aristotélicien. La
doctrine du De mundo est analysée par A. J. Festugière, La Révélation d'Hermès
Trismégiste, 11, Le dieu cosmique, Paris, 2e éd., 1949, p. 581, d'une manière que
je ne crois pas toujours exacte (en particulier 352 a 34 - b 13, où l'auteur péripatéticien ne distingue pas «un air igné » et un «air humide», mais bien une
essence enflammée (pAoyadrg obota) et « l'air », lequel est de sa nature obscur
(Topwdnc) el glacé (xayermônç). Cette distinction est à peu près celle des Mélénrologiques, où Aristote distingue — en dehors du « premier élément » (l'éther) —
Ja terre, l'eau, l'air et « ce que nous avons l'habitude d’appeler feu » (p. 340 b 22).
(15) De caelo, II, 7, p. 289 a, 34 : Ste pèv adv obre mipws toru obs’ dv rel
péperat, 7000" huiv elendw repl aër@v (cf. P. Moraux, loc. laud., col. 1203,
I. 62 et suiv.) ; Méléor., I, 34, p. 341 a 31 : onuetov 8° Ixavdv Bat è dive tércos ox
East Gepuds 008’ éxrenupouévos xal al Siadpopal rv dorépwv.
L'ÉTHER CHEZ LES PYTHAGORICIENS, PLATON ET ARISTUTE
207
DI
m
deux espèces de avin
si l'on veut, à la condition de distinguerPante
ra propre aux P ‘nal
l'une accompagnant le feu destructeur,
inguerniils a
mènes de la vie. Ainsi plus tard les stoiciens distmais
rl
(et trois) sortes non de chaleur, à dire vrai, s façodens ae
de a in
mémes (16). Aristote a pu connaitre déjà de telleé Sur la génér ha
guer des feux (17). Il est certain aussi que le trail
tention a élé ae
des animaur, dans une page sur laquelle l’at
le ane es
enu
parle d’une chaleur liée au pneuma cont redans
ce
ce
vivants et il dit d’autre part de la nature prop à re
ni
es» (18). SI
souffle, qu’elle correspond à «l'élément des astr
ndance, | c ae "
espo
corr
de penser qu'il y a, à la base de cette
donc elr
conçue comme liée à la vie. Leimen des astres pourrail
a
pios ancien
ce texte, isolé et peut-ébreti
"ot il est remarquabletraitqueé Sur
es e
er
la
la généralion à
être brûlant et destructeur.
(M. Nuyens altribue le
o et des ie mae
d’Aristote), soit contredit par les Lextes du De Cael
appar! ici encor
logiques (bien que le premier. selon M. Nuyens,
e relevé par Di
lui aussi à la première période. mals. à cel indic
-ci ne se con
il pourrait élre postérieur au De Generalione). Ceux
feu ; tls an ve
Lent pas en effet de refuser au ciel et aux astres leRER
du De
aussi plus ou moins complèlement lu chaleur. re comtexte
e
ee
me
sali
Generalione parle par exemple de la chaleur
ge
de
nai
gé du
de la vie, el cela rappelle ce que dit notre abréemen
t plus ane
fest
mani
e
resl
au
ce qu'il dit d'une maniere
re pré cia
primitive. Mais dans ses écrits physiques Aristotle mont
foul en n Do
uiter
ment comment le soleil exerce l'action de récha
chaud et du froi«
du
on
ositi
l’opp
que
C'est
pas chaud lui-méme (19).
ée
neral1 trop négligsi
ction,
i en gen
istinet
; sur celle distin
, me permets de renvoyer
isme, à mes Etudes sur le Songe de Scipi| on, Paris
aia pa dup. 66sloic
et suiv.
x, 1936,
e, rs
34, p. 341 a 31, il afirin
, dans les Météor.,e1,dans
ar tout stat deodxcause
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Éort Gepyds. On
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« chacune de ces choses étant
papales d'ávbpal, $ bet30)pac,
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la lum
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subtiles (Mexerós),
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58c,
Mais Platon déjà, dans le Timée,
ve)
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lium, 11, 3, p. 736x1.bn.29-37
rn De generalione animaCaelo
he
op.
,
Pépin
J.
aussi
Cf.
2.
, introd. p.
un
lumière aux yeux ».
Paul Moraux, édition du De
de
ds — &vrwy
‘ (19) Méléorol., Y, 3, p. 3418 13 et suiv. (wh TOLO0UTWwV -— scil, chau
Pagina 4
Vedi nel PDF(si apre in una nuova finestra)PIERRE BOYANCÉ
lui est apparue comme une de ces oppositions qui définissent le monde
des éléments inférieurs (20) par rapport au monde de l’éther, ce
monde inférieur où les éléments eux-mémes, ainsi que leurs qualités
se transforment les uns dans les autres (21). L’éther s'oppose à eux
tous d’une part par le mouvement circulaire qui lui appartient naturellement el qui lui est propre, d’autre part par son caractère
incorruptible. C'est par la vitesse de son mouvement qu'il enflamme
la partie supérieure de l’air. y produisant ainsi les méléores ignés et
plus généralement y engendrant la chaleur (22).
Cette évolution méme prouve qu’Aristote a poussé jusqu'à ses
conséquences logiques l’opposition de son élher à l’éther-feu d'Anaxagore ; il a exalté ses attributs de mouvement circulaire el d'incorruptibilité, en éliminant Loul ce qui rappelait le feu. C'est, semblet-il bien, la même préoccupation qui a poussé Héraclide à imaginer
sa théorie de la lumière (23).
Si maintenant on essaie de situer la doctrine de l'abrégé du Polyhistor par rapport. à cette évolution. on constate qu’elle n'est pas
celle de l’Aristote aristotélicien ; mais on sera aussi conduit logique-
&xelvav — scil. les astres — nv pow). La chaleur est engendrée par le
mouvement circulaire du « premier corps » dans la partie inférieure du cosmos
qui lui est contigué (p. 340b 10 et suiv.'. Le soleil engendre la chaleur, mais il
n'est pas chand lui-même. De même ailleurs (p. 341 a 36; il est dit du soleil
«borep nait elvar Boxet Oepuôs + : l'accent doit être mis sur Soxeî; c'est
une simple apparence.
(20) Cf. par exemple De part. anim., II, 1, p. 646, fort net en ce sens : bypov
yap xal Enpov xat Oepuóv xal puypov Urn Tüv ouvbéruv cwpatwv Eariv; ou
encore Méléor., 1, 3, p. 341 a 15 : 74005 yap te sò Oeppov cis aiabyocws tor;
Tlept aloßno. xai alodnz., 6, p. 445 : ca ra@hpara za air, olov yp@pa....
xal duypdv xal Bepuöv...
.
(21) Phys. III, 5, p. 205 a 6 : révra yap pwetabddrcty El évavrlou els dvavelov
olov &x Ospuod el; duypév. Cela s'oppose absolument à ce qui se passe dans le
ciel.
(22) Méléorol., 1, 3, p. 340b 10 et suiv. : pepouévou 82 tod rp@rov aroıyelou
um xal tiv Ev abt swpdteov, td mpoceyes del soi xdrw xdcpou xal capeTo; Th xivijoer dinxpıvöpevov exzupovtat xal moet thy Depuórnta ; De Caelo,
II, 7, p. 289 a 19 et suiv. : % Sè Oepuóres an’ adrüv (id est : les corps célestes)
xal Td pus ylvetat mapextprGopévou Toi dépos bd sis éxelvwv Popäc.
Téquxe yap $ vtvnots Exrrupodv xat Edda zul Alfoug xal alönpov.
(23) Bien plus qu'à l'influence hypothelique des cosmologies orientales, il
faut songer à l’évolution propre à la physique grecque, au sein de laquelle la
position du Pontique devient parfaitement explicable; sa lumière est ce qu’on
considérait comme une des espèces de feu. En dernier lieu, cf. Paul Moraux,
article Quinta essentia, col. 1196.
|
:
204
L'ÉTHER CHEZ LES PYTHAGORICIENS, PLATON ET ARISTOTE
ment à penser qu'elle n'a pas davantage été influencée par celle du
premier Arislote : celle-ci, destinée à être corrigée, désavouée,
représente en effet, d'après le sens même de l'évolution, un legs des
physiciens antérieurs el non quelque chose de nouveau, de vivant,
de spécifiquement aristotélicien. Le trail isolé de l'éther chaud perd
Loute valeur significative propre à démontrer une influence. Le plus
vraisemblable est qu'il est mieux en situation dans l’abrégé et. qu'il
s’y présente non seulement comme indépendant d'Arislole, mats
avec un caractère plus ancien et plus primitif.
Pierre BOYANCE.